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 Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)

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Perosia

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 11 Sep 2018 - 10:15

Un beau chapitre tout en émotion, qui se termine par une note d'espoir pour tous: la fin de la guerre et la guérison d'Actarus.

Je trouve Mizar bien dépeint avec ses questions. Et Riguel sacrément sérieux pour le coup.

Bravo Hikaru cheers cheers
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 11 Sep 2018 - 17:23

Gurendaizä a écrit:
J'ai vraiment beaucoup aimé lorsque la série a été enfin disponible en VOSTFR, j'ai eu l'impression de la redécouvrir ! I love you I love you I love you I love you I love you I love you

Oui, moi aussi et cela nous a aussi permis de nous rendre compte que la VF était parfois très différente de l'originale. Wink
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 11 Sep 2018 - 17:25

Perosia a écrit:
Un beau chapitre tout en émotion, qui se termine par une note d'espoir pour tous: la fin de la guerre et la guérison d'Actarus.

Je trouve Mizar bien dépeint avec ses questions. Et Riguel sacrément sérieux pour le coup.

Bravo Hikaru cheers cheers

"Une note d'espoir" c'est exactement ce dont j'avais envie pour mes personnages. Very Happy

Merci beaucoup Perosia.
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 30 Sep 2018 - 14:49

Bon dimanche à tous et bonne lecture.



Chapitre 73 :


D’un commun accord, Alcor, Actarus et moi avions décidé de réserver une petite surprise à Phénicia. Nous voulions lui montrer combien nous étions conscients des efforts qu’elle avait fournis depuis son arrivée au Centre et marquer de façon officielle son entrée dans la patrouille des Aigles.

Alors qu’il n’était pas rare que l’on prenne notre repas du midi séparément, selon les emplois du temps de chacun, ce jour-là, nous décidâmes de le partager tous ensemble et de prendre notre temps. Après tout, nous l’avions bien tous mérités.

Comme souvent, dès qu’elle passa la porte, Phénicia se mit à taquiner Alcor, cette fois il s’agissait de leurs dernières performances dans le simulateur. Elle avait, semble-t-il, été plus rapide que lui, plus précise que lui et ne se privait pas de le lui faire remarquer. Décontenancé par l’aplomb de son élève, Alcor resta interdit et ne sut quoi répondre d’autre qu’il n’avait pas dit son dernier mot et qu’elle allait bientôt regretter ces mots. En fait, ces deux là passaient le plus clair de leur temps à se défier, à se taquiner, c’était leur façon de fonctionner, mais au fond nous savions parfaitement qu’ils s’appréciaient beaucoup. Grande amitié ou peut-être un peu plus, seul l’avenir nous le dirait, mais cette bonne entente entre sa sœur et son frère de cœur ravissait Actarus.

À la fin du repas, qui se déroula dans la bonne humeur, sans la moindre allusion à nos préoccupations habituelles, Actarus s’éclipsa quelques secondes et revint avec un magnifique gâteau aux fruits arborant un magnifique aigle en sucre glace sur le dessus.

     - Oh ! Qu’il est beau ce gâteau ! s’exclama aussitôt Phénicia qui le regardait avec gourmandise.
     - C’est vrai qu’il a l’air vraiment appétissant, merci infiniment Vénusia, souligna Actarus en me souriant.
     - J’ai choisi de faire celui-ci, parce que je sais que ton frère et Alcor l’apprécient beaucoup. J’espère que tu l’aimeras aussi, interpellai-je Phénicia.
     - Aucun doute là dessus ! Mais, au fait, il est en quel honneur ce gâteau ? s’étonna-t-elle en regardant tout le monde autour de la table.
     - C’est en ton honneur, nous voulions te souhaiter la bienvenue dans la patrouille ! se réjouit Alcor.
     - Et que tu saches combien nous étions heureux de ta présence parmi nous, ajouta son frère.
     - C’est vraiment gentil, ça ! exprima-t-elle avec une voix mal assurée à la fois surprise et émue par cette attention. Merci … merci à vous tous, moi aussi j’en suis vraiment heureuse.

C’était aussi ça, faire partie de la patrouille des Aigles. Plus que combattre un ennemi commun, c’était vivre ensemble, partager des bons moments, prendre soin les uns des autres pendant, mais aussi surtout en dehors des combats. Et nous voulions vraiment que Phénicia le comprenne, qu’elle se sente avec nous comme si nous étions sa famille, car ce lien qui nous unissait tous était, à n’en pas douter, notre plus grande force.

***

Néanmoins, comme souvent, la joie et l’insouciance laissèrent vite leur place à l‘incertitude et au danger, puisqu’un énorme astre mort apparu soudain à proximité de la Terre.

La menace était vraiment sérieuse, alors, de suite, le Professeur Procyon nous alerta de la situation et nous demanda de le rejoindre dans la salle de contrôle, mettant de fait un point final à nos réjouissances.

     - Comme vous pouvez le constater sur cet écran, si cet astéroïde continue sur la même trajectoire, la collision avec notre planète est inévitable, nous annonça de suite le Professeur.
     - Que se passera-t-il s’il nous fonce dessus ?* s’inquiéta Alcor.
     - Dès qu’il entrera en contact avec notre oxygène, il explosera. Alors des tempêtes des centaines ou des milliers de fois plus puissantes que des typhons frapperont la Terre entière*, expliqua le Professeur dont le regard soucieux n’était pas fait pour rassurer l’ensemble des personnes présentes.
     - Comment peut-on empêcher cela ?* réagit promptement Alcor.
     - Il faut le détruire avant qu’il n’atteigne notre atmosphère*, c’est la seule solution ! répondit pensivement le Professeur en le regardant progresser vers nous sur le grand écran… D’après les premières analyses, il contient une grande quantité de résidus radioactifs, il suffit donc d’envoyer un missile nucléaire pour le détruire. Le problème est de savoir si on pourra atteindre notre cible malgré la présence des forces de Véga.*
    - Ne te fait pas de soucis pour ça, je protégerai le missile avec Goldorak*, intercéda Actarus.
    - Je n’en attendais pas moins de toi, mon fils, lui répondit-il tout en se retournant vers lui et en lui adressant un regard remplis à la fois de reconnaissance et d’inquiétude… J’ai déjà contacté le haut commandement de la défense nationale et nous avons le feu vert pour envoyer le missile. Le sort de la Terre dépend de cette opération !*

***

En théorie, cette manœuvre était simple, puisqu’il suffisait de lancer un missile nucléaire depuis le pas de tir du Centre pour que celui-ci fasse exploser cet astre mort avant qu’il ne rentre dans notre atmosphère. Mais c’était sans compter sur les sbires de Véga qui allaient certainement tenter de tout faire échouer, d’autant qu’ils étaient surement responsable de sa présence.

De fait, à peine Goldorak avait-il décollé, qu’il fut attaqué par un golgoth. Celui-ci ne semblait pas suffisamment fort pour le détruire, mais il l’était assez pour le retenir à basse altitude et l’empêcher de protéger le missile que le Professeur devait lancer.

     - Ce golgoth empêche Goldorak d’agir ! Allez vite l’aider !* nous ordonna le Professeur.

Instantanément, nous rejoignîmes nos appareils respectifs.

***

Pour la première fois, nous étions trois à pouvoir venir en aide à Actarus puisque Phénicia avait officiellement rejoint la patrouille des Aigles.

Au préalable, Actarus lui avait conseillé de ne pas se précipiter et surtout de bien écouter les directives qui lui seraient données pour ces premières sorties en situation de combat.

     - Phénicia, je reconnais que tu es vraiment douée pour le pilotage, mais il n’empêche que tu n’as que peu d’expérience en vol réel. Et en situation de combat, il faudra que tu réussisses malgré le stress qui risque de te faire faire des erreurs. Alors, pour tes premiers combats, je te demande de ne pas prendre d’initiative personnelle et de suivre les ordres que je te donnerais ou qu’Alcor ou Vénusia d’indiqueront si je ne suis pas là… Nous sommes une équipe, ne l’oublie jamais ! Ce n’est pas en agissant chacun de notre côté que l’on est arrivé à vaincre jusque là. Et, comme une certaine personne ici présente me l’a fait comprendre autrefois, retient bien que c’est uniquement ensemble que nous sommes forts !

À ces mots, Alcor n’avait pu retenir un petit sourire, heureux de voir que son ami n’avait pas oublié la leçon qu’il lui avait faite.

     - D’accord grand-frère !

***

Malgré cela, sans doute un peu trop nerveuse et peut-être aussi un peu désireuse de montrer ce dont elle était capable, elle oublia aussi vite les conseils de son frère. Et elle décolla avec Fossoirak sans attendre les directives d’Alcor qui ne se priva pas de la rappeler à l’ordre.

     - Attends, c’est moi qui commande quand Actarus n’est pas là !*

Mais, c’était peine perdue, Phénicia n’en avait que faire de ses ordres et elle partit seule pour porter secours à son frère, ignorant complètement ce pauvre Alcor qui ne sembla pas apprécier.

     - Nous ferions mieux de la rejoindre, tu n’penses pas ? intervins-je pour désamorcer la situation.

Après tout l’essentiel était d’aller aider Actarus. Nous aurions tout le temps de faire une mise au point après.

***

Malgré cela, une fois sur place, l’impétueuse Phénicia continua de se comporter de la même façon, voulant tout faire seule, pensant mieux savoir que nous ce qu’il fallait faire, n’écoutant aucune des suggestions d’Alcor.
 
     - Phénicia, n’en fais pas qu’à ta tête ! Reviens en formation !*… On va l’attaquer à trois !*
     - C’est bon, laisse-moi faire !* répliqua-t-elle sans attendre pour entrer en action.

Et, il arriva ce qu’il devait arriver, Fossoirak fut touché par une riposte de l’ennemi. Ce qui surprit Phénicia qui perdit le contrôle de son appareil et qui alla s’écraser loin de la zone de combat.

Fort heureusement, Phénicia ne semblait pas avoir été blessée, seul son amour propre en avait prit un coup.

***

     - Actarus, dépêche-toi ! L’astre noir est déjà tout proche ! Il va être trop tard ! nous rappela soudain le Professeur.
     - Phénicia ! Est-ce que tout va bien ? s’enquit Actarus.
     - Oui grand-frère, ça peut aller !
     - Alcor, Vénusia ! Attaque simultanée !

Comme nous savions si bien le faire, nous attaquâmes à tour de rôle, suivant une mécanique bien huilée, ne laissant ainsi aucun répit au golgoth qui finit par mordre la poussière avant d’exploser sous le coup final que lui porta Goldorak.
Ensemble nous avions réussi à nous en débarrasser, mais la mission était encore loin d’être remplie.

***

     - Père ! Quand lances-tu le missile ?* demanda Actarus immédiatement après.
     - Le missile sera trop lent. Il n’y parviendra pas à temps. Il est trop tard !*
     - Non Père ! Lance-le ! Je m’en charge. Goldorak le transportera !
     - Actarus, non ! Je m’y refuse ! L’énergie dégagée par l’explosion te fera courir des risques insensés !* s’y opposa-t-il énergiquement.
     - Père ! Je me débrouillerai. On n’a pas le temps de réfléchir ! Le sort de la Terre dépend de nous !* réfuta-t-il avec conviction.

Comme chaque fois, faisant abstraction des risques qu’il allait prendre, Actarus était prêt à tout pour protéger notre planète, pour nous protéger. Nous étions tous conscients que c’était l’unique moyen, que seul Goldorak pouvait atteindre une vitesse suffisante pour réaliser cet exploit, pour autant, aucun de nous ne voulait qu’il arrive le pire à son pilote sachant qu’il y avait de forte probabilité pour qu’il ne survive pas à la force du souffle provoqué par une telle explosion.

     - Père, lance le missile, tu m’entends ! insista-t-il une seconde fois d’une voix ferme et résolue.

Malgré ses réticences et la peur qui se lisait sur son visage, le Professeur savait qu’Actarus avait raison, qu’il devait le faire, qu’il n’avait pas le choix, que le sort de la Terre en dépendait.  Alors, nous le vîmes fermer les yeux une seconde avant d’ordonner le lancement du missile.

     - Paré à lancer le missile ! s’écria-t-il.
     - Paré Professeur ! … Le missile est lancé, confirma Antares.
     - As-toi de jouer Actarus ! Tu vas devoir pousser Goldorak jusqu’à la limite de désintégration et lorsque tu seras suffisamment prés de l’objectif, je t’en conjure, lâche le missile et fait demi-tour avant qu’il soit trop tard ! lança-t-il tel un cri du cœur.

***

Sachant exactement ce qu’il avait à faire, Actarus aligna Goldorak au dessus du missile avant que celui-ci s’en empare, le serrant de toutes ses forces contre lui, puis il accéléra.

     - Goldorak ! Mégamac !

Telle une étoile filante, Goldorak passa devant nous et se dirigea à une vitesse vertigineuse en direction de son objectif.

Le cœur battant, écoutant le décompte des secondes que faisait Antares, nous restèrent tous là à le regarder faire en espérant qu’il réussisse.

     - 30 secondes avant contact avec l’astre noir !*
     - Actarus, tu dois réussir !* l’encouragea son père.
     - Bonne chance Actarus !* ajouta Alcor.

« Je t’en conjure reviens-nous ! » pensais-je au plus profond de mon cœur sans avoir la force de le dire à haute voix, tant ma gorge était serrée.

***

     - 2 secondes avant l’impact ! renouvela Antares.
     - Actarus ! Maintenant ! Lâche le missile ! supplia le Professeur.

Mais, n’en faisant qu’à sa tête, Actarus attendit encore un peu avant de le laisser. Il voulait certainement s’assurer qu’il aille droit sur la cible et qu’il la fasse exploser à coup sûr. Une seconde plus tard, nous distinguâmes une énorme explosion, puis une vague de cris de joie se répandit à travers notre système de communication. Il avait réussi. Une fois de plus, Actarus avait sauvé la Terre.

Tandis que tout le monde se réjouissait, je restais silencieuse, le regard fixé en direction de l’impact. Même si la destruction de cet astre mort me soulageait d’un énorme poids, j’étais incapable d’exprimer ma joie tant j’avais peur qu’Actarus ne s’en sorte pas vivant. Surtout, lorsqu’il ne répondit pas à l’appel du Professeur.

     - Bravo mon fils, tu as réussis ! Actarus ! Actarus, réponds ! Je t’en prie, réponds-moi ! s’écria le Professeur.

***

Soudain, soufflé par l’explosion, Goldorak apparut sur nos écrans. Projeté avec les débris, il s’était désolidarisé de sa soucoupe porteuse et tomber inexorablement vers le sol.

     - Alcor, Goldorak est touché !* Je n’ai aucun contact avec Actarus. Il ne répond pas, il a probablement perdu connaissance.

Aussitôt, pendant que le Professeur continuait de l’appeler, nous nous dirigeâmes dans sa direction et nous le suivîmes dans sa chute.

     - Actarus ! Réveilles-toi ! s’écria sa sœur.
     - Ne t’approche pas trop prés Phénicia, sinon tu risques d’être entraînée dans sa chute ! s’exclama Alcor.
     - Alcor, il faut faire quelque chose pour mon frère, le pria-t-elle apeurée.
     - J’aimerai, je t’assure, mais malheureusement, nous ne pouvons rien faire d’autre qu’espérer qu’il se réveille et qu’il reprenne les commandes de Goldorak.

Suite à cet aveu d’impuissance, le silence se fit, entrecoupé par les appels du Professeur qui restaient toujours sans réponses. C’est alors, que dans mon haut parleur, je distinguai des sanglots, probablement ceux de Phénicia qui firent bientôt écho aux miens.

***

     - Vénusia ! m’interpella soudain Alcor.
     - Oui !
     - Avec un peu de chance, il va tomber dans la mer… Dès qu’il aura touché l’eau, va le récupérer et remonte-le !

En effet, quelques secondes plus tard, Goldorak avait disparu sous la mer provoquant une gigantesque gerbe d’eau à la surface. Sans attendre, je partis à sa recherche. Vénusiak étant le seul à pouvoir s’immerger, c’était donc à moi et à moi seule d’aller l’aider.

     -  Actarus ! Actarus ! Actarus ! Réponds-moi !*

Reposant sur le fond qui n’était guère profond à cet endroit là, Goldorak ne bougeait pas.

     - Actarus ! Allez ! Réveille-toi !*Je t’en prie… !!! insistai-je alors que je me dirigeais vers lui et qu’aucune réponse ne m’était encore parvenue.

M’approchant du poste de pilotage, je vis qu’il était effondré sur son tableau de bord, il semblait inconscient, mais à ce moment-là, une peur horrible me poignarda le cœur. « Pourvu qu’il ne soit pas mort ! » pensai-je malgré moi, alors que des larmes commençaient à me brouiller la vue. Mais aussi vite, je relevai mon casque pour m’essuyer mes yeux et chasser cette épouvantable idée de mon esprit. Je devais absolument tout faire pour lui venir en aide et ne surtout pas céder à mes propres peurs. Alors, pendant que je manœuvrais autour de Goldorak pour l’arrimer à Vénusiak, j’ouvris de nouveau le canal de communication avec Actarus et je me mis à lui parler doucement, espérant que le son de ma voix le sortirait de son inconscience et que le fait de lui parler calmerait mes angoisses.

     - Actarus, je t’en prie, reviens parmi nous, commençai-je tout calmement. Pense à ta sœur et à Alcor qui doivent être morts d’inquiétude dans leurs appareils en nous attendant… Pense à ton père qui n’a pas arrêté de t’appeler et qui doit certainement se sentir responsable de t’avoir envoyé détruire cet astre mort… tu ne peux pas lui faire ça… Pense à moi, à nous, à tout ce que nous avons encore à vivre… ajoutai-je la voix de plus en plus tremblante d’émotion. J’ai besoin de toi, nous avons tous besoin de toi… Alors réveille-toi, reviens, tu m’entends !

Pour mon plus grand bonheur, un chuchotement qui se mua en une voix affaiblie se fit enfin entendre.

     - Vé…nusia !
     - Actarus ! Oui, c’est moi ! Comment te sens-tu ?
     - Disons que … j’ai connu mieux, mais … ça peu aller, dit-il avec difficulté.

Sans perdre un instant, augurant qu’il avait besoin de soins, je lui expliquais que j’étais sur le point d’arrimer Goldorak à Vénusiak pour le remonter. Ce qu’il accepta volontiers, visiblement trop secoué pour le ramener lui-même.

     - Accroche-toi, je te ramène à la maison, lui dis-je au moment où nos deux appareils faisaient route vers la surface.
     - Je compte sur toi*… merci Vénusia.  

***

Après quelques secondes, nous fîmes enfin surface.

     - Ça va grand-frère ?* demanda aussitôt Phénicia.
     - Oui, je vais bien ?* essaya-t-il de la rassurer malgré la faiblesse de sa voix. Quel merveilleux ciel bleu !*
     - C’est grâce à toi !* s’exclama Alcor tout aussi heureux de retrouver son frère de l’espace.
     - Non, nous avons défendus la Terre tous ensemble… Phénicia ! … N’oublie jamais le combat d’aujourd’hui… C’est la victoire du travail d’équipe.*

À ces mots, nous prîmes tous le chemin du retour. Moi devant, fière de ramener Goldorak à bon port, suivie d’Alcorak, de Fossoirak et de la soucoupe porteuse.

***

    - Actarus, nous sommes bientôt arrivés… Actarus !
    - Vénusia, il semble avoir de nouveau perdu connaissance, m’indiqua le Professeur. Pose Goldorak dans la grande prairie à côté du Centre, nous allons venir le chercher. Je t’en prie, ne perd pas de temps, mais vas-y en douceur pour le poser.
    - Oui, Professeur ! approuvai-je de nouveau anxieuse.

Quelques minutes plus tard, Actarus était à bord du véhicule du Centre et il faisait route vers l’infirmerie.

De retour au Centre, après avoir déposé nos appareils dans leur hangar respectif, nous nous rendîmes tous devant la porte de l’infirmerie, attendant avec impatience que le Professeur vienne enfin nous donner des nouvelles d’Actarus.

Alcor était resté debout, face à la fenêtre et il n’avait pas décroché un seul mot depuis notre atterrissage. Sur son visage, je pouvais lire l’angoisse qu’il ressentait, la même que nous ressentions tous les trois. Quant à Phénicia, elle était assise à côté de moi. Ensemble, nous guettions le moindre mouvement, le moindre bruit qui auraient pu nous informer sur la situation, mais rien de ce qui se passait à l’intérieur de l’infirmerie ne filtrait jusqu’à nos oreilles.

Après un long, un trop long moment d’attente, Phénicia finit par s’effondrer, elle prit sa tête entre ses mains et se mit à pleurer. Malgré la peine que je ressentais, je posai ma main sur la sienne dans un geste de réconfort. Je voulais qu’elle sache qu’elle n’était pas seule et que dans ces situations là, nous étions aussi une équipe.

***

Soudain, la porte s’ouvrit pour laisser passer le Professeur dont le visage soucieux n’était pas fait pour nous rassurer.

     - Comment va mon frère ? se précipita Phénicia.
     - Pour l’instant, je ne peux rien vous dire, il est de nouveau inconscient. Il n’a pas de grosse blessure apparente, mais nous avons préféré le mettre sous monitoring pour surveiller ces constantes et le docteur est en train de lui faire passer des échographies pour s’assurer qu’il n’a aucune hémorragie interne.

Voyant que ces mots bouleversaient Phénicia, la Professeur s’approcha d’elle et posa ses mains sur ces épaules.

     - Ne soit pas inquiète Phénicia, Actarus est d’une constitution solide, je suis certain qu’il sera très vite debout… et s’adressant à nous tous, il ajouta, il est inutile de rester là, vous devriez aller prendre l’air ou vous reposer, dès que j’aurai des nouvelles, je vous préviendrai.
     - Merci Professeur, mais nous préférons raiment rester ici, affirma Alcor comprenant de suite que ni Phénicia, ni moi, ne voulions partir.
     - Comme vous voudrez ? dit-il sans insister avant de retourner à l’intérieur de l’infirmerie.  

***

Quelques heures plus tard, alors que la fatigue et l’inactivité commençaient à avoir raison de nous, il sortit de nouveau avec un regard épuisé mais souriant, qui nous laissa présager que les nouvelles étaient bonnes.

     - Le pire est passé. Maintenant, ça va aller, nous annonça-t-il pour nous rassurer.

Ce qui nous soulagea tous et nous redonna immédiatement espoir.

     - Son organisme a subit de fortes pressions à cause du souffle de l’explosion, mais par miracle, il n’a rien de grave. Il a reprit connaissance il y a quelques minutes, mais aussitôt il s’est plaint de douleurs dans tout le corps, ce qui n’a vraiment rien d’étonnant ! Alors, nous lui avons donné de quoi les apaiser et il s’est immédiatement rendormi. Maintenant, il a surtout besoin de récupérer…
     - Est-ce nous pouvons aller le voir ? le pria Phénicia.
     - Bien sûr, mais pas trop longtemps, il faut vraiment qu’il se repose.
     - Merci beaucoup Professeur ! répondit-elle avant de se précipiter à l’intérieur de la chambre, suivie de peu par Alcor.

Alors que je m’apprêtais à en faire autant, il posa sa main sur mon avant-bras pour me retenir.

     - Vénusia, le docteur est reparti pour se reposer chez lui et je serais plus tranquille si quelqu’un veillait sur lui durant les prochaines heures, pour me prévenir en cas de problème.
     - Bien sûr Professeur, acquiesçais-je à la fois heureuse et touchée qu’il me le demande personnellement.
     - Merci, au moindre problème, au moindre signe suspect, je t’en supplie appelle-moi !
     - Vous pouvez compter sur moi, Professeur !

***

Lorsque que je pénétrai à mon tour dans la chambre de l’infirmerie, je vis Phénicia assise à côté du lit qui tenait la main de son frère et Alcor, juste derrière elle, qui la soutenait par sa présence.
 
     - Tu n’aurais pas du ! lui reprocha-t-elle. Je n’veux pas te perdre alors que je viens juste de te retrouver ! protesta-t-elle avec une grande émotion.
     - Phénicia, il n’avait pas le choix, tu sais, sans lui…
     - Je sais Alcor, mais tu dois comprendre qu’avant d’être le Prince d’Euphor, pour moi, il est mon grand-frère…
     - Je comprends Phénicia… Que dirais-tu de le laisser se reposer maintenant et d’aller essayer d’en faire autant ?
Phénicia agréa d’un simple geste de la tête. Elle se leva pour embrasser son frère sur le front, puis elle s’en alla avec Alcor en me demandant de la prévenir lorsqu’il se réveillerait.

***

Les heures qui suivirent furent très calmes, si calme qu’à mon tour je finis par m’endormir assise dans le fauteuil tout près du lit où reposait Actarus. À mon réveil, je vis deux prunelles bleues qui me regardaient avec affection. Surprise, soulagée, je me redressais.

     - Actarus ! Tu nous as fait tellement peur, soufflai-je avec des larmes au bord des yeux.
     - Je suis désolé Vénusia, ce n’était pas mon intention.
     - Je sais…, soupirai-je avant de prendre sa main dans la mienne et de la cajoler contre ma joue dans un geste emprunt de tendresse et de tout l’amour que je ressentais pour lui.

Puis, d’un seul coup, les paroles de Phénicia me revirent en mémoire.

     - Excuse-moi, il faut que j’aille prévenir ton père et ta sœur pour leur dire que tu es réveillé !
     - Vénusia, attends ! Il n’est que 4 h du matin, ils doivent probablement dormir, ce serait vraiment dommage de les réveiller, rien ne presse.
     - Mais ! essayai-je de protester.
     - S’il te plait, reste là, m’enjoint-il avec un regard suppliant auquel je ne pus résister bien longtemps. Ils ont besoin de repos eux aussi, reste avec moi.

Après tout, Actarus semblait aller bien et quelques heures de repos en plus ne feraient sans doute pas de mal au Professeur et à Phénicia, surtout après la journée que nous avions eu la veille. Il avait probablement raison, il était sans doute plus sage de les laisser dormir. Alors, je revins m’assoir à ses côtés.

De suite, Actarus se rapprocha du bord du lit et je me calai tout contre lui tout en mettant ma main dans la sienne. La douce chaleur de son corps vint réchauffer mon corps pendant que ses douces caresses rassérénaient mon cœur. Après cette mission qui avait mis nos nerfs à rude épreuve, c’était si bon de se perdre dans le bleu de ses yeux, même si cette nuit-là, leur éclat semblait moins intense que d’habitude.

Sans échanger de mots, nous restâmes ainsi, l’un contre l’autre, à se sourire et à apprécier le simple fait d’être en vie, d’aimer et d’être aimé. Cela eu rapidement un effet apaisant sur nous deux et nous fûmes à nouveau gagner par le sommeil.

***

Au petit matin, lorsque j’ouvris les yeux, je vis d’abord qu’Actarus dormait encore. Il souriait dans son sommeil et semblait vraiment paisible. J’étais simplement heureuse et à cette instant, je me fis la remarque de combien il était bon de se réveiller auprès de celui qu’on aime et je ne pus m’empêcher de l’embrasser.

     - Bonjour Vénusia, chuchota une voix que je reconnus immédiatement.

Surprise, je sursautai et me retournai en direction de la source de cette voix. À côté du monitoring, se trouvait le Professeur Procyon qui regardait les différentes données qu’il avait enregistrées durant toute la nuit. Je fus tellement embarrassée que mes joues s’empourprèrent aussitôt. Qu’allait-il penser de moi ?

     - Vénusia, je te remercie d’avoir veillé sur mon fils toute la nuit, peux-tu nous laisser seul maintenant, je voudrais l’examiner.
     - Euh … Bien sur Professeur !  

Alors, sans oser dire quoi que ce soit, je sortis de la chambre en baissant la tête, un peu honteuse malgré le regard bienveillant qu’il posait sur nous deux.

***

À mon retour, après une bonne douche et un copieux petit déjeuner, je retrouvai Phénicia et Alcor qui discutaient avec Actarus.

     - Tu n’es qu’une tête de mule ! haussa-t-elle la voix brusquement.
     - Un trait de caractère dont semble-t-il, tu as aussi hérité ma chère petite sœur ! lui rétorqua-t-il sur un ton moqueur… Lorsque j’irai mieux, je voudrais que nous ayons une petite conversation sur ce qui c’est passé hier…
     - C‘est à dire que… ce trouva-t-elle déstabilisée.
     - Phénicia, je suis réellement soulagé qu’il ne te soit rien arrivé de grave pour ce premier combat et c’est une chance que Fossoirak n’ai subit que des dégâts mineurs, mais pour ta propre sécurité et le bien de toute l’équipe, je te demande de repenser à ta façon d’agir.
     - Laisse Actarus, pense uniquement à te reposer, tu en as bien besoin. Je vais m’occuper de réparer Fossoirak et réexpliquer certaines choses à Phénicia, affirma Alcor voyant que les mots que venait de prononcer son frère l’avaient affectée.
     - Merci beaucoup Alcor.
     - Si mademoiselle veut bien me suivre, nous avons du travail pour réparer ses bêtises ! railla Alcor.
     - Maaais, ce n’est pas d’ma faute si …, maugréa-t-elle en se dirigeant vers la porte.
     - Si j’étais toi, je ferai plutôt profil bas, ma chère petite sœur, ajouta Actarus dont la bonne humeur me rassura.

Sur ce, Alcor entraina Phénicia avec lui et ils quittèrent la chambre, nous laissant une fois de plus seuls tous les deux.

***

Dès que j’arrivai près de lui, Actarus me tendit la main pour m’indiquer qu’il voulait que je vienne m’assoir sur le lit, à côté de lui.

     - Comment vas-tu depuis tout à l’heure ?
     - Je vais bien Vénusia. Mon père veut que j’attende la visite du docteur, mais selon lui, je n’ai aucune raison de rester plus longtemps ici, à condition…
     - Que tu te reposes ! finis-je sa phrase tout naturellement, ce qui nous fit rire tous les deux… Actarus, à propos de Phénicia, je voulais te dire, ne soit pas trop dur. Après tout, moi aussi j’ai fait des erreurs lors de mon premier combat, plaidai-je en la faveur de Phénicia, tu sais elle a vraiment eu très peur pour toi.
     - C’est gentil de la défendre ainsi, mais elle doit comprendre qu’elle ne peut pas faire n’importe quoi lorsque nous combattons, il en va de sa propre sécurité et de la notre… Nous sommes une équipe et elle doit apprendre à agir en équipe. Son comportement aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.
     - Mais, elles ne l’ont pas été !
     - Vénusia, ce n’est pas tant ce qu’elle a fait ou n’a pas fait, mais elle aurait pu être gravement blessée ou même pire, me signifia-t-il avec émotion... Tu comprends, lorsqu’elle a été touchée, lorsque je l’ai vu piquer en direction du sol … j’ai vraiment eu très peur, me confia-t-il avec un regard attristé… Vénusia, même si en tant que Princesse d’Euphor, il est aussi de son devoir de combattre ces monstres de Véga, elle est avant tout ma petite sœur et je ne veux pas qui lui arrive quelque chose.

Comprenant qu’il se souciait avant tout de la sécurité de sa sœur, comme Phénicia se souciait de la sienne, je le regardai avec tendresse, avant de l’embrasser tendrement en prenant son visage entre mes mains.

     - Que me vaut ce baiser ?
     - Rien de particulier ! répondis-je pour le taquiner. Juste pour que tu saches combien que je t’aime !

À suivre…


Dernière édition par hikaru le Mar 2 Oct 2018 - 6:59, édité 1 fois
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anterak 08

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 30 Sep 2018 - 15:47

merci hikaru Very Happy
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 30 Sep 2018 - 16:06

Je t'en prie, Anterak. Very Happy
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 30 Sep 2018 - 23:34

merci pour ce beau chapitre hikaru !!! cheers cheers cheers

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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Lun 1 Oct 2018 - 5:45

Gurendaizä a écrit:
merci pour ce beau chapitre hikaru !!! cheers cheers cheers

De rien, Gurendaizä. Very Happy
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Perosia

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 2 Oct 2018 - 0:32

J'aime toujours ces moments entre les combats qui rendent le récit plus profond.I love you I love you
Actarus/Vénusia dans la douceur, Alcor/Phénicia chaud bouillant et le Professeur Procyon au milieu de tous ces jeunex. cheers
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 2 Oct 2018 - 6:43

Perosia a écrit:
J'aime toujours ces moments entre les combats qui rendent le récit plus profond.I love you I love you
Actarus/Vénusia dans la douceur, Alcor/Phénicia chaud bouillant et le Professeur Procyon au milieu de tous ces jeunex. cheers


Je dois avouer que moi aussi j'aime bien imaginer ces intermèdes que l'on ne voit pas dans le DA, même si parfois on les devine.

Merci beaucoup Perosia.

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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 21 Oct 2018 - 13:56

Bonne lecture et bon dimanche à tous.


Chapitre 74 :


    - Oh, Vénusia ! Je suis tellement heureux de te revoir saine et sauve ! s’écria mon père en se précipitant dans mes bras.

Complètement désorientée, ne comprenant pas vraiment ce que mon père et Mizar faisaient là pour m’accueillir à ma descente d’Alcorak, je les laissais exprimer leur joie de me revoir en un seul morceau, me repaissant de leur affection et de leurs sourires. Après la mésaventure que je venais de vivre, j’en avais vraiment besoin.

Quelques minutes plus tard, alors qu’Alcor venait juste de nous rejoindre, Fossoirak se posa à son tour dans son hangar ramenant avec lui les deux autres Aigles.

    - C’est bon de tous vous retrouver ! s’exclama le Professeur qui entra sur cette entrefaite. Comment vas-tu Vénusia ?
    - Ça va Professeur, plus de peur que de mal ! essayai-je de la rassurer.
    - J’en suis heureux. Mais, je serai plus rassuré si tu passais à l’infirmerie, une fois que tout sera terminé. Et toi, mon fils ?
    - Quelques égratignures, mais rien de grave. Dis-moi plutôt où en sont les réparations de Goldorak ?
    - Les techniciens font leur maximum, mais il va falloir plusieurs heures avant qu’il ne soit à nouveau opérationnel, en attendant…
    - Professeur, venez vite. Le monstre fonce droit sur nous !* s’époumona Argoli en entrant précipitamment.
    - Quoi !?

***

Sans perdre de temps, nous rejoignîmes tous la salle des commandes. En y pénétrant, nous vîmes sur le grand écran la bête qui se dirigeait dans notre direction d’un pas décidé.

    - Comment est-ce possible ? héla Alcor.
    - Je ne sais pas si mon intuition est bonne, mais d’après ses réactions, ce monstre ressemble plus à une bête sauvage qu’à un golgoth, supposa Actarus.
    - J’en suis arrivé à la même conclusion que toi. Ce monstre est différent des autres. C’est une sorte de gorille cybernétisé. La seule explication, c’est qu’il a mémorisé l’odeur de Goldorak*, renchérit le Professeur.
    - Si c’est ça, Goldorak n’est pas en sécurité dans sa base !* exprimai-je avec l’angoisse de devoir à nouveau faire face à ce monstre.
    - Il nous faut encore quatre heures pour terminer les réparations* de Goldorak ! fulmina pensivement le Professeur.
    - Il doit bien y avoir un moyen de le retarder !* s’exclama Alcor.
    - Je pense avoir une idée ! intervint mon père à la surprise de tous.

Alors que nous le regardions tous avec incrédulité, il ajouta, tout fier de lui :

    - Le feu pardi ! Attirons-le dans un cercle de feu !*
    - Effectivement ! Les bêtes sauvages craignent le feu*, agréa le Professeur.
    - Alors, ne perdons pas de temps !* s’écria aussitôt Actarus avant de se précipiter à l’extérieur, entraînant avec lui le reste de l’équipe.
    - Espérons que ça marchera !* conclut le Professeur en nous regardant tous partir.

***

Sur le champ, nous allâmes tous chercher du foin au ranch. Et nous le disposèrent en cercle sur le trajet que devait inévitablement prendre le monstrogoth pour rallier le Centre.

Après plus d’une heure de travail, la bête était en vue. Comme prévu, elle avait suivi Alcor exactement là où nous voulions qu’elle aille. Aussitôt, je détachai le cheval qui nous avait servi à tirer le chariot et lui ordonnai de s’éloigner. De son côté, Actarus arrosa le foin et le chariot avec un produit inflammable. Puis ensemble, nous allâmes rejoindre les autres qui étaient déjà cachés un peu plus loin, derrière de gros rochers.

Apeurées devant cette bête immense à la force colossale qui s’avançait dans notre direction, nous restâmes tous interdits, n’osant exprimer la moindre parole de peur qu’elle nous repère, priant mentalement pour que l’idée de mon père fonctionne.

Dès que le monstre fut à l’intérieur du cercle, Actarus lança une torche qui embrasa d’abord le chariot avant de se propager à tout l’ensemble. Tel un animal sauvage, la bête s’immobilisa face à ce mur de feu, puis instinctivement elle voulut reculer pour essayer de fuir. Mais bientôt, le feu l’encercla complètement. Elle était prise au piège. Effrayée, enragée, elle commença à s’agiter, à effectuer des gestes brutaux et désordonnés, révélateurs de la peur atavique qu’elle ressentait.

Incapable d’avancer ou même de reculer, elle resta ainsi bloquée durant de longues minutes à hurler sa rage avant de commencer à se calmer.

Voyant que son idée semblait marcher, mon père sortit de notre cachette en exultant.

    - Te voilà coincé, l’affreux !*
    - Papa, reste caché !* soupira Mizar.

C’est alors que sans comprendre le pourquoi du comment, le mostrogoth s’empara d’un énorme rocher qu’il lança sur les flammes avant de les enjamber comme si de rien était. Il ne les craignait plus et reprit sa chasse en direction du Centre.

***

Immédiatement, nous récupérâmes le cheval pour que mon père et Mizar puissent partir se mettre en sécurité au ranch. Et, nous prîmes nos motos pour foncer dans sa direction afin d’essayer de faire diversion, allant même jusqu’à passer entre ses pattes pour l’énerver et le retarder un maximum. Il fallait absolument gagner du temps.

Cela fonctionna quelques temps, mais malheureusement pour nous, d’un seul coup il s’arrêta et se désintéressa de cette distraction pour reprendre son chemin.

    - La bête file tout droit vers le Centre !* déplora Alcor.
    - Essayons d’y arriver avant elle !* enjoint Actarus.

***

Nous arrivâmes peu de temps avant elle, juste suffisamment pour que le Professeur puisse refermer le dôme de protection sur lequel le monstre ne tarda pas à se déchainer.

    - Au train où vont les choses, tous nos appareils vont être détruits*, affirma Actarus avec exaspération.

Sentiment que nous partagions tous, tant nous avions l’impression d’être impuissants devant cette horrible créature et devant le scénario catastrophe qui se profilait à l’horizon. Si nous ne faisions rien, c’est tout le Centre qui allait finir par être détruit.

***

Telle une réponse à nos prières, ce fut le moment que choisirent les techniciens en charge des réparations sur Goldorak pour nous avertir qu’il était à nouveau opérationnel.

    - Actarus !* s’écria le Professeur.
    - J’y vais !*
    - Tu vas te faire massacrer. Tu ne peux rien contre ce monstre*, m’écriai-je en essayant de le retenir tant je ressentais une peur viscérale m’envahir.
    - Je ne me laisserai pas faire !* s’énerva Actarus avant de s’éloigner alors que des bouts de plafond s’écrouler non loin de nous.
    - On va l’accompagner !* ajouta Alcor.

***

Pour échapper au monstre, Actarus emprunta la route 7, ce qui lui permit de s’éloigner du Centre avant d’y revenir pour détourner son attention. Dès que la bête fut suffisamment loin, le Professeur fit relever le dôme de protection afin que nous puissions sortir nos appareils pour aller lui prêter mains fortes.

Mais, comme je le craignais, le combat tourna vite en notre défaveur.

Cette bête avait une telle force qu’il était impossible de s’en approcher, au risque de subir le même sort que le bras de Goldorak qui fut arraché lors du premier face à face un peu plus tôt dans la journée. Alors Actarus arrima Goldorak à Alcorak dans l’espoir d’être plus efficace, plus mobile. Seulement, s’ils réussirent à le maintenir à distance durant un certain temps, aucune des armes utilisées n’avaient de prise sur lui. Si bien, que le monstre s’avança et finit par les coincer contre une grande paroi rocheuse avant de les frapper de toutes ces forces, avec un acharnement sans précédent.

Terrifiées devant cet horrible spectacle, Phénicia et moi, nous restâmes complètement démunies. La verrière du cockpit qui protégeait encore Actarus risquait de céder sous chacun de ses coups. Quand à Alcorak, bloqué dans le dos de Goldorak, il allait tout simplement finir par être broyé.

Et, comme si cela n’était pas assez, une escadrille de navettes, accompagnée d’une étrange soucoupe, nous attaqua avant de prendre la fuite. Nous obligeant, Phénicia et moi, à nous éloigner un peu de la zone de combat.

C’est alors que nous tombâmes sur une curieuse soucoupe qui semblait se cacher. Aussitôt Fossoirak disparu sous terre et ne refit surface qu’en la traversant de part en part, provoquant ainsi sa destruction, qui précéda une autre explosion, un peu plus loin, là où les garçons étaient en train de se battre contre ce monstrogoth.

    - Vénusia ! s’écria Phénicia avec la voix tremblante de peur.

Ressentant la même angoisse sourde me vriller l’estomac, nous nous dirigeâmes hâtivement et sans un mot vers la zone de combat. Où, à notre grand soulagement, nous découvrîmes que Goldorak et Alcorak avait vaincu la bête.

    - Comment avez-vous réussi cet exploit ? demanda joyeusement Phénicia.
    - En fait, d’un seul coup, j’ai senti un changement dans son attitude, comme si elle n’était plus téléguidée et que quelque chose avait grillé dans ses circuits. Alors, nous en avons profité pour nous dégager et la prendre en tenaille, expliqua tout simplement Actarus.
    - Je dois bien reconnaitre que j’ai eu très peur sur ce coup là ! avoua Alcor.
    - Oui, on peut dire qu’elle a été coriace, j’espère sincèrement que nous n’aurons jamais à en affronter d’autres comme celle-là.
    - Et si on rentrer à la maison ! proposa Phénicia.
    - Avec grand plaisir ! se réjouit Actarus.

***

Après une courte visite à l’infirmerie pour vérifier notre état de santé et soigner quelques petits bobos, Actarus me proposa gentiment d’aller au ranch afin de rassurer mon père et Mizar en personne.

Bien qu’un peu fatiguée, j’acceptais volontiers. Après une telle journée, je devais bien reconnaitre que j’avais réellement envie de retourner dans la maison où j’avais grandi, là où je me sentais en sécurité.

***

À peine avais-je franchi la porte que mon père et Mizar se jetèrent tous les deux dans mes bras, exprimant de façon exubérante leur joie de me revoir en un seul morceau. Mais loin de m’en offusquer comme tant d’autres fois, cela me fit réellement du bien tant j’avais eu peur au cours de cette journée, surtout lorsque ce monstre m’avait arrachée de mon appareil, puis enlevée au cours de notre combat à Tokyo.

Puis, reprenant un peu son sérieux, mon père s’avança vers Actarus qui était resté en retrait près de la porte et il se courba très en avant, juste devant lui. Le genre de salut que l’on fait lorsqu’on a fait une grosse bêtise et qu’on veut se faire pardonner ou lorsqu’on se trouve face à une personne très importante.

    - Riguel !!! Je t’en prie !
    - Non ! Actarus, j’y tiens ! Tu n’as pas hésité une seule seconde à aller porter secours à ma fille, même sans Goldorak. Seul en homme de grand courage est capable de cela et je t’en serai à jamais reconnaissant !
    - Riguel, lorsque Vénusia a rejoint la patrouille, je t’ai fait la promesse de toujours veiller sur elle et ce quelque soient les circonstances. Je compte bien tenir parole.
    - Cela me rassure de t’entendre parler ainsi, merci, le gratifia-t-il à nouveau en lui serrant la main avec déférence.

Je restais abasourdie devant cet échange surréaliste et emprunt d’un grand respect entre l’homme que j’aimais plus que tout et mon père. Lui qui autrefois, l’avait si souvent traité de bon à rien et qui maintenant, connaissant sa véritable identité, lui montrait toute sa gratitude et le remerciait de veiller sur moi. Alors, je ne pus retenir un petit sourire ému.

    - Qu’est-ce qu’y a Vénusia, tu pleures ? me souffla discrètement mon petit frère en me regardant avec curiosité.
    - Non, j’ai juste une poussière dans l’œil, dis-je ironiquement tout en m’essuyant les yeux avec le revers de la main.
    - Oui, c’est ça, je suis peut-être qu’un enfant, mais je suis assez grand pour comprendre certaines choses, tu sais, me murmura-t-il en riant.
    - Dit ! Que faisiez-vous au Centre ce matin ? demandai-je alors que mon père et Actarus nous rejoignaient, espérant ainsi détourner la conversation.
    - Eh bien, on était inquiet … parce qu’on vous a vu en direct à la télé … quand ce monstre t’a fait prisonnière et … quand Actarus t’a secourue.
    - En direct à la télévision !? s’étonna Actarus.
    - Oui, d’ailleurs, depuis ce matin ils n’arrêtent pas d’en parler et de rediffuser cette séquence. Que tu le veuilles ou pas, tu es devenu un héros pour les terriens ! se réjouit-il en regardant Actarus avec de grands yeux étincelants de fierté et de joie.
    - Et un sujet de grand intérêt pour les médias ! affirma mon père.
    - Que veux-tu dire ? demandai-je.
    - Eh bien, il semble que la petite sortie du Prince d’Euphor pour aller te porter assistance suscite beaucoup de curiosité de la part des journalistes et des pseudos spécialistes de la télévision ! ironisa mon père.
    - Oui, ils n’arrêtent pas de parler de toi, confirma Mizar en regardant Actarus, et si en générale ils disent des choses bien, parfois, certains disent aussi vraiment n’importe quoi ? … Même si tu n’es pas né sur Terre, moi je sais que t’es un humain comme nous et que jamais tu nous feras de mal ! Ils se croient intelligents, mais ils ignorent de quoi ils parlent ! dit-il visiblement agacé que certaines personnes osent dénigrer celui qu’il avait depuis toujours, placé sur un piédestal.

Voyant que cela contrariait beaucoup Mizar, Actarus s’agenouilla face à lui avant de poser sa main sur son épaule.

    - Ne t’en fait pas pour ça, Mizar. Parfois, certaines personnes ont peur de ce qu’elles ne connaissent pas. Elles imaginent que je peux leur faire du mal parce que les hommes de Véga cherchent à envahir la Terre par tous les moyens et que pour elles nous sommes tous des extraterrestres… Mais pour toi les choses sont différentes parce que tu me connais. Tu sais que je ne cherche qu’à vous protéger et que mon seul désir est d’apporter la paix sur Terre.
    - Oui, je le sais. J’ai confiance en toi, Actarus.
    - Merci Mizar. Cela me touche beaucoup, tu sais. J’attache beaucoup plus d’importance à ce que tu penses toi qu’à ce que pensent ces personnes que je ne connais pas.

Cette réponse rendit Mizar tout fier, après tout, tout le monde n’avait pas la chance d’avoir le pilote de Goldorak comme ami et comme grand-frère. Tout joyeux, il commença à s’éloigner.

    - Ah oui ! J’allais oublier ! ajouta-t-il en souriant d’avance tout en regardant son père. Dans une émission, il y a une personne qui à dit que…
    - Mizar, tu veux te taire, s’il te plait ! commença à bougonner mon père.
    - Qu’est-ce qu’elle a dit Mizar ? demandai-je avec curiosité.
    - Je ne sais plus pourquoi, mais elle affirmait que votre façon d’agir laissait supposer qu’il existait un lien très fort entre vous deux, se réjouit-il.
    - Nooon ! Mais je t’avais dit de te taire ! grommela mon père voyant qu’Actarus et moi restions pantois devant cette affirmation.

Même si cette personne avait raison, l’imaginer en train de dire cela à la télévision, devant un grand nombre de spectateurs dont certains qui me connaissent, avait été suffisant pour me décontenancer et faire apparaître une couleur écarlate vive sur mes joues. Surtout, lorsque relevant les yeux dans la direction d’Actarus, je vis dans son regard que lui aussi était vraiment mal à l’aise, voir même embarrassé.

Les sentiments que nous éprouvions l’un pour l’autre étaient-ils si évidents ?

    - Aaah ! Tu es content de toi, mauvais garnement ! persifla mon père tout en faisant mine de vouloir l’attraper.

Heureusement, la réaction de mon père et la scène burlesque qui en suivie entre mon frère et lui, nous laissa le temps de nous reprendre et aida à détendre l’atmosphère. Ainsi, nous pûmes diner tous ensemble dans la bonne humeur sans qu’à aucun moment le sujet ne soit à nouveau abordé.

***

Alors que nous étions en voiture sur le chemin qui nous ramenait au Centre, je me mis à repenser à ce que Mizar avait dit tout en regardant discrètement mon chauffeur. Plus j’y repensais et plus je me disais que le comportement de mon père était étrange. Autrefois, il aurait cuisiné Actarus pour savoir la vérité tout en le menaçant de le pendre haut et court à un arbre s’il avait eu audace de salir mon honneur. Mais là, étonnamment, il s’en était pris à Mizar.

Était-il possible qu’il sache quelque chose nous concernant et qu’il commence à accepter que nous puissions être un peu plus que deux simples amis ?

    - Est-ce que je peux savoir ce qui te fait sourire ainsi ?

Le chuchotement de cette voix que j’aimais tant me ramena à la réalité.

    - Euh ! Je repensais à mon père lorsque Mizar a dit que … enfin tu vois ! Tu n’trouves pas que sa réaction a été … disons … très bizarre ?
    - Oui, c’est vrai ! Mais en même temps, je dois avouer que cela m’a bien arrangé … je ne me voyais pas lui dire que cette personne avait raison et lui annoncer que nous sommes ensemble depuis déjà quelque temps, comme ça, de but en blanc, sans avoir un minimum réfléchi à comment lui en faire part sans blesser sa fierté ! Disons que je n’avais pas prévu de finir cette journée au bout d’une corde ! ajouta-t-il avec une pointe d’ironie.

Ce qui ne manqua pas de me faire rire.

    - Non, sérieusement, j’ai de plus en plus l’impression que mon père a compris ce que nous éprouvons l’un pour l’autre et qu’il commence à en accepter l’éventualité.
    - Je l’espère sincèrement, acquiesça-t-il en m’offrant le plus tendre des sourires et en me tendant sa main libre.

Main que je m’empressais de prendre entre les miennes pour la cajoler en attendant éventuellement un peu plus, jusqu’à ce que nous arrivions à un embranchement de routes.

    - Sommes-nous obliger de rentrer au Centre ? osai-je suggérer.

Surpris par ma question et ce qu’elle pouvait éventuellement sous-entendre, Actarus laissa la voiture décélérer doucement et me regarda avec attention durant quelques secondes, comme s’il n’était pas certain d’avoir bien compris. Devant la question muette que ses yeux me posaient, mes joues se colorèrent légèrement. Alors, il se mit à me sourire et rapprocha son visage du mien pour s’emparer de mes lèvres.

Puis, sans me donner davantage de réponse, il reprit la route. Ce n’est que lorsqu’il bifurqua sur la route de droite que je sus qu’il approuvait mon idée de ne pas rentrer au Centre et d’aller passer la soirée, ainsi que la nuit dans cette autre maison qui de temps en temps nous servait de refuge.

***

Quelques instants plus tard, nous nous retrouvâmes confortablement installés sur la terrasse de la maison du Professeur avec un thé à la main. Enveloppés par la nuit qui prenait progressivement le pas sur le jour, nous apprécions simplement la chance que nous avions de pouvoir admirer le coucher du soleil et de partager ce moment avec la personne aimée.

    - Actarus, je n’ai pas encore eu l’occasion de te le dire, mais … merci d’être venu à mon secours ce matin, lui murmurai-je en le regardant avec beaucoup de reconnaissance tout en me rapprochant de lui.
    - Tu n’as pas à me remercier, je n’allais pas te laisser aux mains de ce monstre, répondit-il en me fixant dans les yeux. Vénusia …
    - Hum !
    - À propos de ce que Mizar a dit … sur cette personne qui a remarqué que notre façon d’agir laissait supposer qu’il existait un lien très fort entre nous deux.
    - Oui !
    - Eh bien, j’ignore comment elle en a déduit ça, mais je dois reconnaitre qu’elle a raison. En voyant ce monstre s’en prendre à toi, j’ai perdu mon sang froid et j’ai agit précipitamment en lançant Goldorak sur lui. C’est de ma faute s’il a réussit à lui arracher un bras. J’aurais du garder mes distances.
    - L’essentiel est que tout ce soit bien fini, tu n’crois pas, lui soufflai-je voyant qu’il s’en voulait d’avoir agit ainsi.
    - Oui, certainement ! Mais j’ai eu très peur pour toi et je ne me le serai jamais pardonné s’il t’était arrivé quelque chose.

Chavirée par le timbre de sa voix, remuée par la douce émotion que je lisais dans ses yeux, je ressentis une folle envie de l’embrasser, de partager avec lui la force de mes propres sentiments. Souriant tendrement, le regardant fixement dans les yeux, j’espérai qu’il finisse par réduire à zéro les quelques centimètres qui nous séparaient encore. Mais, il n’en fit rien. Il se contenta d’attendre, laissant un charmant petit sourire poindre sur ces lèvres, se faisant désirer, souhaitant probablement que je prenne l’initiative.

N’y tenant plus, sentant que les battements de mon cœur se précipitaient, que ma poitrine se soulevait de plus en plus, je l’enlaçais en passant mes bras autour de son cou, rapprochant ainsi son visage du mien afin de m’emparer de cette enivrante gourmandise qui se dévoilait devant moi.


***

Vous pensiez peut-être que j’allais vous raconter la suite de cette soirée comme il m’est arrivé de la faire auparavant. Eh bien, je suis sincèrement désolée, mais cela ne concerne que moi et celui pour lequel mon cœur bat très fort.

Toutefois, je suis tout à fait certaine que votre imagination sera parfaitement capable de l’imaginer.  Wink

À suivre…  


Dernière édition par hikaru le Mar 23 Oct 2018 - 16:03, édité 2 fois
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Perosia

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 21 Oct 2018 - 19:58

Merci Hikaru, cheers cheers

Le fameux épisode avec le gorille, c'est chouette comment tu le complètes.

J'aime beaucoup la réaction de Rigel, empreinte d'un grand respect: sunny
Hikaru a écrit:
mon père s’avança vers Actarus qui était resté en retrait près de la porte et il se courba très en avant, juste devant lui
Spoiler:
 

Actarus, toujours en mode 'explication' avec Mizar I love you

Quant à la fin...

  Notre imagination n'aura pas de limites
  Euh, restons raisonnables...
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 21 Oct 2018 - 22:19

Perosia a écrit:
Merci Hikaru,  cheers  cheers

Merci à toi Perosia.  Very Happy


Perosia a écrit:
Le fameux épisode avec le gorille, c'est chouette comment tu le complètes.

Embarassed Merci beaucoup.

Au départ, je voulais reprendre le passage où la bête enlève Vénusia et puis les choses ne se sont pas dérouler ainsi.  Embarassed


Perosia a écrit:
J'aime beaucoup la réaction de Rigel, empreinte d'un grand respect: sunny
Hikaru a écrit:
mon père s’avança vers Actarus qui était resté en retrait près de la porte et il se courba très en avant, juste devant lui

Oui, j'ai pensé que cette réaction lui ressemblait bien.
Quant au mot courbette, je suis d'accord avec toi, mais apparemment c'est aussi de cette façon que se désigne le salut japonais. Je l'ai retrouver sur plusieurs sites internet qui parlaient de ce sujet.

Après, si tu as une autre idée, je suis preneuse.  scratch    
Remarque, je peux tout simplement le changer pour "salut", qu'est-ce tu en penses ?

Perosia a écrit:
Actarus, toujours en mode 'explication' avec Mizar  I love you

Eh oui, il joue son rôle de grand-frère à la perfection.  Wink  Very Happy

Perosia a écrit:
Quant à la fin...

  Notre imagination n'aura pas de limites
  Euh, restons raisonnables...

lol! lol! lol!


Dernière édition par hikaru le Dim 21 Oct 2018 - 22:38, édité 1 fois
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 21 Oct 2018 - 22:27

merci Hikaru ! cheers

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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 21 Oct 2018 - 22:52

Je t'en prie Gurendaizä. Very Happy
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Perosia

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Dim 21 Oct 2018 - 23:35

Hikaru a écrit:
Perosia a écrit:
J'aime beaucoup la réaction de Rigel, empreinte d'un grand respect: sunny
Hikaru a écrit:
mon père s’avança vers Actarus qui était resté en retrait près de la porte et il se courba très en avant, juste devant lui

Oui, j'ai pensé que cette réaction lui ressemblait bien.
Quant au mot courbette, je suis d'accord avec toi, mais apparemment c'est aussi de cette façon que se désigne le salut japonais. Je l'ai retrouver sur plusieurs sites internet qui parlaient de ce sujet.

Après, si tu as une autre idée, je suis preneuse.  scratch    
Remarque, je peux tout simplement le changer pour "salut", qu'est-ce tu en penses ?

Je suis allée vérifier avec cnrtl.fr. En fait il y a deux définitions:
1. Salut, fréquemment réitéré, exprimant la soumission, la déférence − réelle ou feinte − et consistant en une révérence ou une inclination profonde.
2. Marque servile et obséquieuse de déférence.

Donc, ton utilisation est correcte par rapport à la première. Moi je me référais à la seconde, plutôt négative. Si c'est ainsi qu'on désigne le salut japonais, alors j'apprends quelque chose. Néanmoins tu as une répétition avec 'courber' puis 'courbette'.
Le mot salut ou révérence sont possibles, si tu veux éviter la répétition ou tu dois réécrire ta phrase.
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Lun 22 Oct 2018 - 20:08

Citation :
Le mot salut ou révérence sont possibles, si tu veux éviter la répétition ou tu dois réécrire ta phrase.

Oui, tu as raison, pour éviter les répétitions, il faut mieux que je modifie ça. Merci beaucoup pour ton aide Perosia. Very Happy

Voilà, c'est fait.

J'en ai aussi profité pour modifier la scène du baiser dans le dernier paragraphe, histoire d'aider un peu l'imagination des lecteurs. Wink Very Happy


Dernière édition par hikaru le Lun 22 Oct 2018 - 22:48, édité 1 fois
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Biniou

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Lun 22 Oct 2018 - 22:38

Merci Hikaru, c'est comme toujours très fin et très agréable à lire. J'aime bien aussi le passage sur les réactions des médias, tantôt sympa tantôt stupides ou pires, ça rappelle tant de choses concernant la série elle-même !

Perosia a écrit:
Quant à la fin...
  Notre imagination n'aura pas de limites
  Euh, restons raisonnables...

prends-moi pour un nigaud Actarus, c'est toi qui a emmené Vénusia dans la maison de ton père alors ne me fais pas croire que c'est pour compter fleurette et rester "raisonnable"…
Alcor, il faut que tu te détendes parce que là, tu pars au quart de tour et c'est mauvais ! Je crois que je sais comment te détendre, viens !
Oui les jeunes, filez et laissez-nous tranquilles !
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Lun 22 Oct 2018 - 23:18

Biniou a écrit:
Merci Hikaru, c'est comme toujours très fin et très agréable à lire.

Merci beaucoup Biniou.


Biniou a écrit:
J'aime bien aussi le passage sur les réactions des médias, tantôt sympa tantôt stupides ou pires, ça rappelle tant de choses concernant la série elle-même

Oui et pas que concernant la série. Là je sors un peu du sujet, mais il faut bien avouer que quel que soit le sujet, ceux qui font les médias sont capables du meilleur comme du pire. Evidemment, il y a de bons journalistes, mais beaucoup ne sont là que pour répéter ce qu'on leur demande de dire afin d'imposer une vision des choses aux téléspectateurs.

Heureusement qu'étant enfant, nous n'avons pas fait attention à ceux qui affirmaient entre autre que Goldorak était un DA beaucoup trop violent. Wink  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  


Biniou a écrit:
Quant à la fin...
  Notre imagination n'aura pas de limites
  Euh, restons raisonnables...


prends-moi pour un nigaud Actarus, c'est toi qui a emmené Vénusia dans la maison de ton père alors ne me fais pas croire que c'est pour compter fleurette et rester "raisonnable"…
Alcor, il faut que tu te détendes parce que là, tu pars au quart de tour et c'est mauvais ! Je crois que je sais comment te détendre, viens !
Oui les jeunes, filez et laissez-nous tranquilles !
 
lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 23 Oct 2018 - 0:08

hikaru a écrit:


J'en ai aussi profité pour modifier la scène du baiser dans le dernier paragraphe, histoire d'aider un peu l'imagination des lecteurs. Wink Very Happy  
J'ai vu cela.... heureusement cela reste du correct, sinon j'aurais du sévir lol! lol!

N'est-ce pas Biniou Laughing Laughing

 Les enfants, je vous rappelle que vous avez une mission à remplir !
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 23 Oct 2018 - 6:56

Perosia a écrit:
hikaru a écrit:


J'en ai aussi profité pour modifier la scène du baiser dans le dernier paragraphe, histoire d'aider un peu l'imagination des lecteurs. Wink Very Happy  
J'ai vu cela.... heureusement cela reste du correct, sinon j'aurais du sévir lol! lol!

Hi! Hi! Même pas peur !!!  lol!



Perosia a écrit:
 Les enfants, je vous rappelle que vous avez une mission à remplir !

 Oui, Père ! J'en suis conscient ! D'ailleurs c'est bien pour cela que je m'emploie à rapprocher les liens entre les Aigles ! Wink Very Happy
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 23 Oct 2018 - 12:01

Perosia a écrit:
J'ai vu cela.... heureusement cela reste du correct, sinon j'aurais du sévir lol! lol! N'est-ce pas Biniou Laughing Laughing
lol! lol! lol!
J'aime les pâtisseries alors ça me va lol!
Le prochain gâteau gourmand que je fais je le baptise Actarus d'Hikaru "Aktarusdikarou". Choco, noisettes, amandes… Wink
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 23 Oct 2018 - 12:50

lol! lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 23 Oct 2018 - 16:00

Biniou a écrit:
J'aime les pâtisseries alors ça me va lol!
Le prochain gâteau gourmand que je fais je le baptise Actarus d'Hikaru "Aktarusdikarou". Choco, noisettes, amandes… Wink

lol! lol! lol!

Tu m'en gardes une part, s'te plait ! Wink Very Happy
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Mar 23 Oct 2018 - 17:17

hikaru a écrit:
Tu m'en gardes une part, s'te plait ! Wink Very Happy
Il faudra que je pense à la poster ici ! Laughing
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   

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