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 Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)

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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeMer 24 Oct 2018 - 7:04

Biniou a écrit:
hikaru a écrit:
Tu m'en gardes une part, s'te plait ! Wink Very Happy
Il faudra que je pense à la poster ici ! Laughing

bounce bounce bounce lol! lol! lol!
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeMer 24 Oct 2018 - 8:26

lol! lol! lol! lol! Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 2636677666

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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeVen 23 Nov 2018 - 20:03

Voici en chapitre entre deux épisodes.

Après quelques jours passés en Normandie à visiter les différents lieux où les alliés ont débarqué le 6 juin 1944, l'idée de ce chapitre m'ai venue. Vous comprendrez donc qu'il ne s'agit pas d'un chapitre très joyeux d'autant que pour une fois, Actarus a accepté de nous parler un peu de son passé.

J'ai commencé à écrire une suite à cette première partie, mais je ne sais pas encore ce qu'il en adviendra, ni si je la posterai un jour.

Néanmoins, je vous souhaite une bonne lecture et désolée pour la longueur du chapitre, j'ai un peu plus développé que d'habitude.



Chapitre 75 :


Après une nuit des plus agréables, au petit matin, je m’étirai délicatement avec l’espoir que ma main finisse par effleurer le corps de l’homme qui fait battre mon cœur et auprès duquel je m'étais endormie. Mais à ma grande surprise, elle ne le trouva pas. La place à côté de moi était désespérément vide.

Déçue de ne pas pouvoir me pelotonner contre lui pour profiter de ce délicieux instant à mi-chemin entre le sommeil et l’éveil, je me levai à contre cœur, mais avec l’espoir d’aller le retrouver et de commencer cette belle journée dans ses bras.

***

Toutefois, en sortant de la chambre, je fus étonnée d’entendre sa voix. Actarus conversait et il le faisait dans sa langue maternelle dont je reconnus certains mots pour les avoir appris avec lui.

Avec qui pouvait-il bien parler ?

Je n’eus que quelques secondes à patienter pour avoir la réponse à cette question, puisque tout à coup, une voix fébrile que j’identifiai comme étant celle de Phénicia, lui répondit.

Que faisait-elle là ?

Tendant l’oreille, je devinai qu’ils parlaient d’Euphor et de leurs parents. Mais, ne voulant pas être plus indiscrète, je les laissai seuls et me décidai à aller prendre une douche avant de m’habiller. Je ne pouvais décemment pas me présenter devant Phénicia avec pour seuls vêtements le tee-shirt que portait Actarus la veille et ma petite culotte.

***

Lorsque je revins, je me présentai à eux vêtue avec des habits propres. Heureusement, depuis quelque temps, j’avais pris l’habitude de laisser une tenue de rechange dans l’armoire d’Actarus, juste au cas où, nous ayons envie de venir nous réfugier ici.

Ils étaient assis sur le canapé, partiellement cachés par la pénombre qui régnait dans cette pièce puisque seule une petite lumière d’appoint avait été allumée.

En m’avançant vers eux, je vis que Phénicia était blottie dans les bras de son frère qui de sa voix douce et de ses gestes tendres essayait tant bien que mal de la consoler. Dès qu’il m’aperçut, un petit sourire désolé se dessina sur ses lèvres, puis, de la main, il me fit signe d’approcher.

La tête calée contre l’épaule de son frère, Phénicia me tournait le dos, mais à sa façon de renifler et de sangloter, je compris qu’elle pleurait.

    - Bonjour Vénusia, j’espère que nous ne t’avons pas réveillée, s’enquit Actarus.
    - Bonjour. Non, absolument pas. Phénicia … petite sœur, soupirai-je, ne sachant ni ce qui se passait, ni ce que je pouvais bien dire.

Néanmoins, je me sentais vraiment mal à l’aise de la voir dans cette état, elle qui d’habitude est plutôt d’un naturel joyeux.

Au regard soucieux qu’Actarus m’adressa, je compris qu’il était préférable que je n’insiste pas, alors je me contentai de poser ma main sur l’épaule de Phénicia, pour qu’au moins elle sache que j’étais là pour elle, si elle en ressentait le besoin.

Puis, sans rien dire de plus, je m’éloignai en direction de la cuisine. Non pas que j’avais très faim, mais j’espérai redonner un peu le sourire à Phénicia en lui préparant ce qu’elle aimait le plus pour le petit-déjeuner, c'est-à-dire une grande tasse de lait au chocolat.

***

Les bras chargés d’un plateau remplie de victuailles, je m’approchai à nouveau. Phénicia semblait s’être calmée, du moins je ne l’attendais plus sangloter. Probablement alléchée par la bonne odeur qui se dégageait de la nourriture que j’avais apportée, elle se retourna et m’adressa un timide bonjour auquel je m’efforçai de répondre avec le sourire, malgré ce que je ressentis quand je vis qu’elle avait les yeux rouge d’avoir trop pleuré.

Remarquant la tasse de lait au chocolat, elle la prit entre ses mains et me remercia pour cette gentille attention, toutefois l’enthousiasme n’y était pas. D’abord, elle en apprécia la chaleur bienfaisante et l’odeur sucrée qui s’en dégageait, puis elle prit tout son temps pour en boire une première gorgée. Quelque chose semblait la tracasser et ses pensées n’étaient certainement pas à ce qu’elle tenait entre ses mains.

Ainsi, le petit-déjeuner se déroula dans le plus grand calme, sans la moindre parole, jusqu’à ce que Phénicia pose hâtivement sa tasse sur le plateau tout en renversant un peu de lait et qu’elle se précipite en direction des toilettes pour, nous le pensions, satisfaire un besoin des plus pressant.

Dès que nous nous retrouvâmes seuls, Actarus m’expliqua enfin ce qui se passait.

    - Cette nuit … certains souvenirs à propos de l’attaque d’Euphor lui sont revenus en mémoire. Je suppose que le difficile combat d’hier y est pour quelque chose… Elle était terrifiée, alors elle m’a contactée par télépathie… J’étais sur le point d’arriver au Centre, lorsque je l’ai retrouvé seule et en pleurs sur la route… Nous avons préféré revenir ici pour être plus tranquilles.
    - La pauvre ! Je comprends mieux maintenant. Ça doit être vraiment horrible !
    - Ça l’est, acquiesça-t-il avec la douleur de quelqu’un qui partage ces abominables souvenirs. J’aurai vraiment préféré qu’elle ne se les rappelle jamais.

***

Voyant que cela faisait de longues minutes que Phénicia était partie, nous commençâmes à nous inquiéter, alors je me proposai d’aller vérifier si tout allait bien. Mais, dès que j’approchai des toilettes, j’entendis un bruit corporel très caractéristique. Elle était en train de vomir.

    - Phénicia, est-ce que ça va ? Tu as besoin d’aide ? m’inquiétai-je.

Malgré cela, aucune réponse ne vint. Actarus qui avait probablement compris que quelque chose n’allait pas, arriva en trombe et ouvrit la porte sans préambule avant de se précipiter à l’intérieur.

Phénicia était à terre et son visage était blanc comme un linge. Actarus la prit dans ces bras pour la relever tout en lui parlant doucement, puis il attrapa ces longs cheveux pour les repousser en arrière avant de lui nettoyer le visage avec la petite serviette humide que je lui tendais.

Une fois cela fait, il se releva en la portant tout contre lui pour la transporter jusqu’à la chambre d’ami.

    - Vénusia, peux-tu aller me chercher du linge propre, s’il te plait ?
    - Oui, j’y vais.

Faisant le plus vite possible, j’allai chercher un pyjama dans les affaires d’Actarus et lui ramenai aussitôt.

Lorsque j’arrivai, Actarus prenait grand soin de sa sœur. En me voyant, il me remercia et commença à la dévêtir. Ensuite, il se saisit rapidement du tee-shirt pour ne pas qu’elle ait froid car malgré la douceur de la température qui régnait dans la maison, Phénicia tremblait. Alors, dès qu’elle eut enfilé le pantalon, il la recouvrit avec une grosse couette. Puis, s’agenouillant sur le côté du lit, il lui caressa le front à la manière d’un parent qui veille son enfant malade.

    - Vénusia, je vais rester auprès d’elle. S’il te plait, peux-tu téléphoner à mon père pour lui dire ce qui se passe.
    - Bien sûr, je l’appelle tout de suite.

***

Peu de temps après, le Professeur et Alcor arrivèrent. Ce dernier était affolé et voulut immédiatement aller voir Phénicia, mais je l’en dissuadai.

    - Alcor ! Je t’en prie, ne fait pas de bruit ! Actarus a réussi à la calmer et elle s’est enfin endormie.
    - Alcor ! Vénusia a raison, il est préférable qu’elle se repose, ajouta le Professeur en lui posant la main sur l’épaule pour essayer de le calmer. Toutefois, peux-tu aller demander à Actarus de venir, s’il te plait ? Je voudrais lui parler.
    - Bien sur, Professeur ! J’y vais, réagit-il aussitôt en arborant un sourire reconnaissant, voyant dans cette demande l’occasion de voir celle qui occupait toutes ses pensées.

***

Après quelques minutes, Actarus sortit de la chambre, son visage était marqué par la peine qu’il ressentait et une infinie tristesse se lisait dans ces yeux. Sans prêter attention au fait que nous étions là, à l’attendre, il prit appui contre le mur du couloir avant de fermer les yeux d’où s’échappèrent quelques larmes. Il respirait profondément, sans doute pour endiguer la vague d’émotions qu’il sentait monter en lui, mais soudain, il se laissa glisser à terre avant de prendre sa tête entre ses mains, essayant tant bien que mal de cacher son chagrin.

Immédiatement, le Professeur le rejoignit, il s’agenouilla devant lui et le prit dans ses bras pour le réconforter. Cette étreinte remplie d’un d’amour paternel sincère permit à Actarus de se calmer progressivement. Alors, le Professeur s’adressa à lui. Il semblait savoir comment lui parler pour l’aider dans cette circonstance. Une situation qui n’était pas sans lui rappeler celle qu’il avait déjà vécue à l’arrivé d’Actarus sur notre Terre. Du moins, c’est ce que je supposai à ce moment là.

***

Peu après, Alcor qui les avait rejoints aida Actarus à se relever, puis tous ensemble, sans dire un mot, ils allèrent s’assoir dans le salon. Je pris alors l’initiative d’aller chercher quatre grands verres et une carafe remplie d’eau.

    - Merci beaucoup Vénusia ! déclara Actarus avant de boire son verre…
    - Actarus, dis-moi, as-tu une idée de ce qui à déclenché cela ?
    - Non, je l’ignore. J’ai d’abord supposé que c’était la peur qu’elle a ressentie hier, lors du combat contre le monstrogoth, mais pour tout te dire, je n’en ai aucune certitude.
    - Actarus, vieux frère, je suis conscient que je vais te demander quelque chose qui risque d’être difficile pour toi, mais peux-tu nous dire ce dont elle se rappelle ?

À cette demande d’Alcor, Actarus jeta un regard appuyé à son père, peut-être espérait-il qu’il intervienne et qu’il lui vienne en aide, comme il le faisait si souvent dans de telles circonstances. Mais devant le silence de son père, il se reprit avec difficulté et baissa les yeux. À n’en pas douter, parler de ses évènements de son passé étaient vraiment pénible pour lui, d’autant qu’il était déjà très bouleversé par ce qui arrivait à Phénicia.

    - Alcor … essayai-je d’intervenir avant que celui-ci ne me coupe la parole.
    - Actarus, si je te le demande c’est pour pouvoir l’aider au mieux, j’espère que tu comprends.
    - Alcor n’a pas tord, mon fils, intercéda le Professeur d’une voix désolée, ce qui déstabilisa encore un peu plus Actarus.

Pourtant, après quelques secondes de réflexion, puis d’hésitation, avec une voix troublée et vacillante, Actarus essaya tout de même d’articuler quelques mots.

    - Elle … elle se rappelle du jour où Euphor a été attaquée… lorsque nous étions à « la lernejo », l’équivalent de vos écoles… puis incapable de continuer, il se tut.

***

Au bout d’un moment, sachant qu’évoquer ce passé était vraiment très pénible pour lui, le Professeur, qui avait déjà surement entendu le récit de cette journée, se leva et posa sa main droite sur l’épaule gauche de son fils comme pour l’encourager. Un geste plein de sollicitude paternelle auquel Actarus agréa silencieusement en posant sa main droite sur celle de son père, l’assurant de ce fait qu’il comprenait.

Sans rien ajouter, le Professeur nous regarda tous les trois avec affection et s’éloigna en nous tournant le dos avant de faire face à la baie vitrée, le regard rivé sur ce qui se passait à l’extérieur.

C’était la première fois qu’Actarus acceptait de nous parler de ce jour qui avait totalement brisé sa vie. Nous savions parfaitement que cela avait été une dure épreuve pour lui, qu’il lui serait difficile de se remémorer ces horribles moments de son passé et de nous en faire part, alors nous attendîmes patiemment, nous le laissâmes dérouler ses mots à son rythme, lui accordant tout le temps nécessaire pour qu’à chaque fin de phrase, il trouve en lui suffisamment de courage pour poursuivre.

***

Le corps tendu, les poings serrés et la voix pleine d’émotion, Actarus reprit son récit.

    - Mon ami Marcus … le Prince de Pallas et moi, nous avions cours… Quant à Phénicia … elle était avec notre précepteur et à ce moment là, elle jouait à proximité avec un ami dont j’ai malheureusement oublié le prénom ……

C’est alors que sa gorge se serra et que ces mots moururent dans sa bouche comme s’ils refusaient réellement de sortir ou plutôt comme si quelque chose les empêchait de passer. Compatissante, je remplis son verre et lui tendis, espérant que la fraicheur de l’eau l’apaise un peu et lui permette de se reprendre.

Après s’être désaltéré, Actarus m’offrit un sourire reconnaissant, puis il posa son verre et se leva pour rejoindre son père près de la baie vitrée. Alors, il prit une profonde inspiration avant de fixer l’horizon et de se perdre à nouveau dans les souvenirs de son passé.

    - Lorsque les premières navettes ont commencé à attaquer la capitale … elles se sont mises à tirer dans tous les sens … détruisant tout ce qu’elles rencontraient … faisant un maximum de victimes sans aucune distinction d’âge ou de genre... C’était … le chaos le plus total ……
Tous … essayèrent de rejoindre les tunnels … espérant sans doute y trouver un abri sûr … mais peu y parvinrent……

Quand il prononça ces derniers mots, sa voix s’érailla une nouvelle fois, il eut même beaucoup de difficulté à avaler sa salive tant ils ravivaient l’horreur de ce qu’il avait vécu autrefois.

    - En peu de temps … notre capitale n’était plus rien qu’un champ de ruines… Son ciel était envahi d’une multitude de soucoupes et de monstres en tout genre. Son sol n’était plus qu’un immense cimetière où les rares survivants erraient au milieu d’innombrables corps sans vie……
À n’en pas douter, leur but était de tout détruire et de tous nous massacrer… Notre capitale devait probablement servir d’exemple afin que les autres citées d’Euphor, mais aussi, les autres peuples se rendent sans trop de résistance.

***

Depuis le canapé où j’étais assise, je regardai Actarus sans réellement le voir, tant j’étais sidérée par ses mots et les images qu’ils avaient fait naître dans ma tête. Bientôt, des larmes se mirent à couler sur mes joues.

Alcor qui était assis en face de moi avait la tête baissée et il cachait son visage derrière ses mains. Sans doute, ne voulait-il pas que l’on se rende compte qu’il pleurait aussi.

S’en suivi un lourd silence durant lequel chacun resta seul avec ses pensées. Un silence que personne n’osa briser avant qu’Actarus se sente capable de continuer.  

    - Phénicia s’est retrouvée seule au milieu des bombardements, entourée de bâtiments en feu qui menaçaient de s’écrouler……
Elle se souvient de l’immense peur qu’elle a ressentit, des cris d’horreur qu’elle a entendus et qui résonnent maintenant en continu dans sa tête……
Elle se souvient du sifflement des tirs des soucoupes, ainsi que le fracas et les hurlements qu’ils provoquaient lorsque ceux-ci atteignaient leur cible……
Elle … elle se souvient de l’horrible odeur des corps qui brulaient, mais aussi de l’odeur âcre du sang qui s’écoulait de tous ces corps inanimés et désarticulés…………
Elle se rappelle également lorsque je l’ai retrouvée et serrée dans mes bras, puis lorsque que je l’ai confiée à notre précepteur pour qu’il la mette en sécurité… Elle se souvient du moment où elle m’a vu disparaitre dans les flammes en disant que je devais aller au palais pour aider nos parents......
Et … elle se souvient surtout de la prémonition qu’elle a eue … un peu plus tard … alors qu’elle était déjà à bord de la navette de secours……
Dans cette vision … elle nous a vus … nos parents et moi … être exécutés, souffla-t-il avec rage et amertume avant de respirer profondément pour reprendre un peu de contenance et ajouter… C’est d’ailleurs cela qui a provoqué sa perte de connaissance … et probablement aussi l’altération de sa mémoire, car ses dons de prescience et sa sensibilité sensorielle ont certainement décuplé considérablement son ressenti.

***

Suite à ce douloureux témoignage, Actarus se tut et ferma les yeux. Il avait certainement besoin d’un peu de temps pour apaiser ces propres tourments.

Respectant son besoin de quiétude, je me mis à repenser à ses paroles, à chaque mot qu’il avait prononcé. Bien sûr, je m’étais toujours doutée que cette journée avait été effroyable pour lui comme pour tous les euphoriens qui l’avaient vécu, mais entendre ses horreurs de sa bouche était encore plus insoutenable.

Comment avait-il pu survivre à cela ?

***

Après un long moment de silence, le Professeur prit enfin la parole.

    - Je devrais peut-être appeler le Docteur Takeda, elle pourrait être de bon conseil pour Phénicia … comme elle l’a été pour toi. Qu’en penses-tu ?
    - Qui est le Docteur Takeda ? demanda Alcor d’une voix légèrement cassée.
    - C’est une amie, elle travaille à l’hôpital de Tokyo. Elle est spécialisée dans l’aide aux victimes de violence et dans le traitement du syndrome post-traumatique.
    - Elle m’a beaucoup aidé dans les premiers temps où je suis arrivé sur Terre, avoua Actarus.
    - Oui, même en ignorant tes origines, elle « nous » a vraiment beaucoup aidé, c’est vrai. Elle pourrait également soutenir Phénicia, tu ne crois pas… car, je pense sincèrement qu’il serait préférable que tu ne t’impliques pas davantage, ajouta-t-il en voyant l’indécision de son fils.
    - Père ! Phénicia est ma sœur ! Je ne peux pas ne pas lui venir en aide ! affirma Actarus d’une voix exprimant toute son incompréhension.
    - Tu m’as mal compris, mon fils, lui soutint le Professeur en le regardant avec compassion. Il est certain qu’elle a grand besoin de ta présence, mais tu es bien trop impliqué psychologiquement pour lui venir réellement en aide. En plus, je ne pense pas que cela soit très bon pour toi. Tu as fait d’énormes efforts depuis ton arrivé sur Terre et je sais parfaitement combien cela t’a coûté, alors accepte au moins que j’appelle mon amie et que je lui demande son avis.
    - Ton père a raison, Actarus ! déclara Alcor, nous nous devons d’être présents pour Phénicia, pour la soutenir dans cette épreuve, mais je crois sincèrement que seule une personne extérieure, de moins concernée, telle que ce docteur, peut vraiment l’aider à reprendre sa vie en main.

Après m’avoir observé quelques secondes, probablement pour essayer de connaitre mon avis, Actarus finit par approuver l’idée de son père.

    - Appelle-la si tu veux ! Elle a toute ma confiance, alors je me rangerai à son avis.

***

Le soir même, le Professeur était entré en contact avec le Docteur Takeda qui avait accepté de venir dès le lendemain en début d’après-midi. Il avait était prévu qu’Alcor aille la chercher à Tokyo avec Alcorak de façon à réduire au maximum le temps du déplacement.

Durant les heures précédents son arrivée, Actarus avait tenu à discuter seul avec Phénicia. Il voulait lui raconté combien l’aide de cette personne lui avait été utile au cours des premiers mois qu’il avait passé sur Terre, comment elle avait été là pour l’écouter sans le juger, comment elle lui avait appris des exercices de respirations pour mieux gérer ses angoisses, ainsi qu’une multitude d’autres choses. Il voulait qu’elle accepte de lui faire confiance, même si bien sur, elle ne devait pas prononcer le nom de leur planète d’origine, ni faire allusion au fait qu’elle n’est pas une terrienne. Ce que bien évidemment, Phénicia comprenait.

***

Comme prévu, en début d’après-midi, le Docteur Takeda arriva accompagnée du Professeur et d’Alcor.

Le Docteur Mai Takeda semblait un peu plus jeune que le Professeur Procyon. Elle était de taille moyenne, elle avait des yeux et des cheveux noirs qu’elle portait en un carré mi-longs. Une paire de lunettes noires, elles aussi, et une robe droite grise parachevaient sa tenue à l’allure plutôt classique. Toutefois, selon les dires d’Actarus, derrière cette apparente austérité, se cachait une femme d’une grande gentillesse et d’une grande franchise.

Dès qu’ils furent entrés dans la maison, le Professeur commença par me présenter, puis naturellement, le Docteur Takeda se dirigea vers Actarus.

    - Malgré les circonstances, c’est un grand plaisir de vous revoir, monsieur Procyon. Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas vu et je dois bien avouer que je suis satisfaite de voir que vous semblez en bien meilleure forme que la dernière fois. Comment allez-vous ?

Actarus fut un peu gêné par cette question plutôt directe à laquelle il ne s’attendait probablement pas.

    - Ça va beaucoup mieux, merci Docteur, même si je dois reconnaître qu’en ce moment je suis très inquiet pour ma sœur.
    - Ce sentiment est tout à fait naturel, soyez assuré que je ferai tout mon possible pour l’aider.
    - J’en suis persuadé. D’ailleurs, je vous remercie d’être venu aussi vite.
    - Lorsque mon ami Genzo m’a expliqué qu’il avait recueillit votre jeune sœur et qu’elle était mal, je me suis dit qu’il était important que je vienne le plus rapidement possible non seulement pour l’aider, mais aussi pour vous éviter de nouvelles souffrances.
    - Merci infiniment, Docteur.
    - Je vous en prie, je vous dois bien cela.
    - Que voulez-vous dire ?
    - Non, rien ! Disons que je me comprends… De plus, je remarque avec satisfaction qu’après tout ce temps, votre santé n’est pas la seule à s’être améliorée, votre élocution est bien plus fluide aussi et c’est une très bonne chose.

Ce compliment surprit quelque peu Actarus qui essaya de dissimuler sont embarras derrière un petit sourire de circonstance.

    - Je suis désolée si ma franchise vous mets toujours autant mal à l’aise, ce n’était pas mon intention, s’excusa le Docteur Takeda.
    - Je le sais parfaitement… Voulez-vous que j’aille chercher ma sœur Phénicia ?
    - Je veux bien, merci. Néanmoins, je constate que vous avez gardé la mauvaise habitude d’utiliser la technique de l’évitement relationnel pour vous sortir d’une situation qui vous est inconfortable, lui reprocha-t-elle comprenant que le but de cette demande était avant tout d’échapper à ses questions.

Ce qui eut pour conséquence de tous nous faire sourire, sauf Actarus bien sûr, qui fut de nouveau déconcerté et qui se contenta d’acquiescer d’un geste de la tête avant de s’en aller en direction de la chambre où se reposait Phénicia.

***

Aussitôt, le Professeur proposa à son amie Mai de venir s’assoir dans le salon où sur la table basse, nous avions disposé du thé, du café et des petits gâteaux.

    - Autrefois, si mes souvenirs sont bons, tu vivais seul avec ton fils dans cette maison, demanda-t-elle au Professeur.
    - C’est exact !
    - Et maintenant ? Est-ce que tous ces jeunes gens vivent ici ?
    - Non ! La plupart du temps, nous vivons tous au Centre de recherche spatiale qui est tout près, avec les autres employés. Cette maison est plus comme un refuge lorsque l’un d’entre nous en ressent le besoin.
    - Je comprends. Genzo, tu m’as dit que ton fils avait retrouvé sa sœur il y a peu et qu’alors elle avait très peu de souvenirs de son passé, mais a-t-elle vécu la même expérience que lui ?
    - Non, elle était beaucoup plus jeune que lui à l’époque et par conséquent elle a était rapidement éloignée de la zone de combat. Toutefois les souvenirs qui lui sont revenus hier sont suffisamment sordides pour perturber n’importe qui. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire que je t’énumère toutes les atrocités qui peuvent être commises au cours d’une guerre. Et il n’y a rien de pire pour un enfant que de voir ses parents être exécutés.
    - En effet, soupira-t-elle.  

***

Quelques minutes plus tard, Phénicia arriva en compagnie de son frère. Elle venait tout juste de se réveiller, mais pourtant son visage était marqué par la fatigue. Sans doute, avait-elle eu beaucoup de mal à fermer les yeux tant ses souvenirs la hantaient.

Sur ce, le Docteur Takeba se leva et se présenta à Phénicia, puis elle lui proposa d’aller marcher un peu avec elle.

    - La nature est tellement belle dans cette région, il serait dommage de s’en priver. De plus, il fait un temps superbe et prendre l’air vous ferez le plus grand bien, croyez-moi !

Bien qu’un peu hésitante au départ, Phénicia finit par accepter en voyant le regard approbateur de son frère. Alors, elles partirent ensemble, nous laissant dans l’expectative de leur retour.

***

Assise avec Actarus sur la terrasse qui surplombe l’entrée, nous les vîmes revenir, près d’une heure plus tard.

    - Phénicia semble avoir repris des couleurs, constata joyeusement Actarus.
    - Ça c’est le secret de notre air sain et revigorant.
    - Oui, cette balade était une bonne idée. Elle faisait parfois la même chose avec moi, côté à côte avec pour toile de fond la nature, c’est moins angoissant qu’assis face à face et enfermé dans un bureau.
    - Je suppose qu’ainsi il est plus facile de se confier.
    - Tu supposes bien. Vénusia … s’arrêta-t-il alors que sa voix perdait de l’assurance.
    - Actarus, tu n’es pas obligé de m’en dire plus, je sais que tu es passé par de dures épreuves et qu’à un moment il était nécessaire qu’elle t’aide. Mais, maintenant, je suis simplement heureuse que tu n’es plus besoin d’elle.
    - Merci, merci Vénusia, sincèrement…
    - Moi, je voudrais savoir quelque chose ? demanda Alcor alors que nous ne l’avions pas entendus arriver. Lorsqu’hier, tu nous as raconté ce dont Phénicia se souvenait, tu as dis qu’elle avait eu une vision où elle te voyait en train d’être exécuté, pourtant …
    - Alcor ! l’empêchai-je de continuer.
    - Ne te m’éprend pas Vénusia, je suis heureux que la vision de Phénicia soit fausse, mais ce que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi, alors que tous les pressentiments qu’elle a eu depuis son arrivée ici, se sont toujours révélées exactes !  
    - Sa vision n’était pas fausse, elle l’a seulement mal interprétée, répondit Actarus sur un ton qui cachait mal son agacement.
    - Que veux-tu dire ? insista-t-Alcor bien décidé à connaître le fin mot de l’histoire.

Après avoir soupiré fortement, montrant ainsi la répugnance qu’il éprouvait à répondre à cette question, Actarus se leva en direction de la rambarde de la terrasse, puis les poings serrés sur le garde-corps et les yeux fixés sur l’horizon, il commença ces explications sur un ton peu habituel, sec, presque cassant, marqué par un profond dégoût.

    - Dans une guerre, le côté psychologique est vraiment très important. Alors, les chefs de Véga ont ordonné notre exécution publique pour faire croire qu’ils avaient éliminé toute la famille royale d’Euphor. Phénicia étant trop jeune à ce moment-là, elle ne représentait pas réellement une menace pour eux… En agissant ainsi, ils espéraient enlever tout espoir de révolte aux survivants. C’est ainsi……
Mais … comme ils avaient besoin de moi à cause de Goldorak … ils se sont contentaient de me tirer dessus avec une arme qui m’a administré un sédatif puissant pour qu’on puisse croire à ma mort……
Ensuite, ils m’ont enfermé dans l’une de leur prison, suffisamment à l’écart des autres prisonniers pour que personne ne sache que j’étais encore en vie… Quant à mes parents, eux … ils ne se sont jamais relevés……
    - Actarus, je suis désolé, je ne …

Devant la dureté des propos d’Actarus, Alcor qui se sentait certainement un peu coupable, s’approcha lentement de son frère de l’espace. Puis, il s’excusa de s’être montré trop curieux et de ne pas avoir réfléchit suffisamment avant de lui poser cette question. Malgré ses excuses, Actarus le fixait avec un regard très dur qui me fit presque peur.

    - Actarus !!! m’exclamai-je en m’avançant vers lui avec l’espoir de le faire réagir.

Aussitôt, il me dévisagea, son regard s’adoucit progressivement, puis comprenant qu’il s’était laissé emporter par ses émotions négatives, il baissa les yeux et se tourna à nouveau en direction de l’horizon.

    - Alcor, c’est moi qui m’excuse, concéda Actarus avec une voix redevenue normale. Cette partie de ma vie est l’une des pires pour moi, non seulement à cause de ce qui c’est passé, mais aussi surtout parce que je n’ai rien pu faire… J’avais Goldorak à ma disposition et je n’ai même pas pu m’en servir pour protéger mon peuple et sauver mes parents… Je suis en vie alors que tant d’autres sont morts… Ce n’est pas après toi que je suis en colère, mais seulement après moi.
    - Actarus, dis-toi que si tu étais mort ce jour-là, pour nous non plus, il n’y aurait plus d’espoir.
    - Actarus, tu n’es pas responsable de ce qui s’est passé. Ce n’est pas ta faute. Seul contre tous, tu ne pouvais pas sauver Euphor. Mais ensemble, nous sauverons la Terre, ajoutai-je.
    - Vénusia a raison grand-frère, tu n’es pas responsable, tu as fait ce que tu as pu. D’ailleurs, c’est en grande partie grâce à toi que je suis en vie... Et ensemble nous sauverons la Terre, dit soudain Phénicia qui à notre plus grand étonnement, nous avait rejoints et semblait aller un peu mieux. Je ne veux pas revivre ce que nous avons subit sur Euphor, plus jamais, tu entends.
    - Plus jamais, petite sœur ! Nous ferons tout pour que ça ne se reproduise jamais !

Actarus serra longuement Phénicia dans ses bras, ils avaient vraiment besoin de cette étreinte tous les deux tant les mauvais souvenirs de leur passé les avaient remués.  

    - Je suis si heureux de te retrouver ma chère petite-sœur.
    - Nous aussi ! ajouta Alcor.
    - Je suis désolée de vous avoir causé tant de soucis.
    - Tu n’as pas à t’excuser Phénicia, lui répondis-je en lui adressant un sourire bienveillant.
    - Nous sommes une famille, alors lorsque l’un d’entre nous ne va pas bien, il est normal que les autres s’inquiètent ! la réconforta Alcor.
    - Je n’aurai pas dit mieux qu’Alcor, attesta Actarus.
    - Merci beaucoup à tous les trois, répondit-elle à la fois contente et mal à l’aise d’être l’objet de tant d’attention.
    - Hum, hum ! Pardon de vous déranger les enfants ! dit soudain le Professeur qui venait de passer la porte avec le Docteur Takeda.

Pris au dépourvu, nous sursautâmes légèrement avant de tous nous retourner dans leur direction.

    - Alcor, peux-tu raccompagner le Docteur Takeda jusqu’à Tokyo ?
    - Bien sûr Professeur !
    - Phénicia, je reviendrai dans quatre jours, si mon super taxi volant veut bien venir me chercher ?
    - Je ferais tout pour que Phénicia aille mieux ! Vous pouvez compter sur moi !
    - Merci beaucoup Monsieur Kabuto. Mademoiselle Phénicia, je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais vous avez quelque chose d’extrêmement précieux, une famille et des amis qui tiennent énormément à vous. Alors, avec leur soutien et en essayant de faire comme je vous ai dit, cela devrait aller de mieux en mieux. Toutefois, si vraiment quelque chose vous tracassez, mon cher ami Genzo peut m’appeler.
    - Merci infiniment Docteur Takeda.
    - Je vous en prie jeune fille. Au revoir mademoiselle Makiba ! Monsieur Procyon …

Elle se tut quelques secondes et observa Actarus avec un regard interrogateur, comme si elle voulait lui demander quelque chose, mais qu’elle ne savait pas comment le faire.

    - Je …… Votre petite-sœur va avoir besoin de votre présence, mais n’oubliez pas de prendre soin de vous. Comme je vous l’ai déjà dit autrefois, la vie est un cadeau inestimable et la votre ne fait pas exception, bien au contraire.  

Troublé par la sincérité de ses mots qui faisait échos a notre discussion précédente, Actarus ne sut quoi dire d’autre que « Merci Docteur !» tout en inclinant la tête en signe de respect.

Quant à moi, à ce moment-là, je me demandai si cette doctoresse n’en savait pas un peu plus qu’elle ne le laissait croire.

    - Monsieur Kabuto, pouvons-nous y aller ? Au revoir tout le monde ! À dans quatre jours !
    - Au revoir Docteur Takeda ! nous répondîmes tous en cœur tout en la regardant s’en aller.

À suivre…


Dernière édition par hikaru le Sam 24 Nov 2018 - 23:25, édité 1 fois
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeSam 24 Nov 2018 - 13:29

Un grand et bouleversant chapitre, bravo hikaru ! Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 1752787198

Citation :
J'ai commencé à écrire une suite à cette première partie, mais je ne sais pas encore ce qu'il en adviendra, ni si je la posterai un jour.

J'espère bien que tu la postera si elle voit le jour ! Wink

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anterak 08

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeSam 24 Nov 2018 - 19:49

merci hikaru Very Happy
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeSam 24 Nov 2018 - 22:27

Gurendaizä a écrit:
Citation :
J'ai commencé à écrire une suite à cette première partie, mais je ne sais pas encore ce qu'il en adviendra, ni si je la posterai un jour.

J'espère bien que tu la postera si elle voit le jour ! Wink


Disons que les idées essentielles sont déjà écrites, mais dans l'état cette suite ne me convient pas, alors il faut que je la retravaille en espérant trouver un peu de temps et d'inspiration.  Wink


Gurendaizä a écrit:
Un grand et bouleversant chapitre, bravo hikaru ! Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 1752787198

Merci beaucoup Gurendaizä. Lors de ma visite de divers musées qui commémorent le débarquement, j'ai entendu de dures et touchants témoignages de soldats. J'espère avoir au moins un peu réussit à retransmettre les émotions que j'ai ressenties en les écoutant.  


anterak 08 a écrit:
merci hikaru Very Happy

Merci Anterak. Very Happy
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Biniou

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeLun 26 Nov 2018 - 20:41

Bravo et merci une fois encore Hikaru, tu es toujours aussi engagée dans ce que tu écris cheers
Le petit mystère de la fin de ce chapitre est intéressant aussi : que sait donc le docteur Takeda ?!
Au plaisir de lire la suite.
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hikaru

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeLun 26 Nov 2018 - 21:20

Biniou a écrit:
Bravo et merci une fois encore Hikaru, tu es toujours aussi engagée dans ce que tu écris cheers

C'est l'avantage d'écrire à la première personne. Wink Embarassed

Biniou a écrit:
Le petit mystère de la fin de ce chapitre est intéressant aussi : que sait donc le docteur Takeda ?!

Oh, ce mystère n'en est pas vraiment un  Wink puisque nous nous le connaissons déjà. Very Happy


Biniou a écrit:
Au plaisir de lire la suite.

Merci beaucoup Biniou.  Very Happy
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Perosia

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeMar 27 Nov 2018 - 13:45

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 517954911 Merci Actarus de nous avoir enfin raconté cette terrible journée
Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 3352874800 Merci à vous, je ne pensais pas que cela me ferait du bien.

Bravo à toi Hikaru, c'est très émouvant. J'espère que tu nous donneras la suite bientôt.

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeMer 28 Nov 2018 - 15:17

Merci Hikaru ! C'est toujours un plaisir de lire tes écrits (cela fait un moment que je ne suis pas revenue. Trop de soucis, autant de santé qu'à la maison et au lycée. Et mon mari qui avait perdu sa maman en février, a dit au revoir à son papa en octobre Sad On cumule un peu trop...). Ce dernier chapitre est très intéressant, sur le syndrome post traumatique. Merci beaucoup !
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 29 Nov 2018 - 0:33

Bon courage Vénusia !!! sunny Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 1752787198

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Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeDim 2 Déc 2018 - 16:13

Perosia a écrit:
Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 517954911  Merci Actarus de nous avoir enfin raconté cette terrible journée
Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 3352874800 Merci à vous, je ne pensais pas que cela me ferait du bien.

Oui, pas facile de faire parler Actarus. Wink
Mais avec tout le chemin qu'il a fait depuis son arrivée sur Terre et puisqu'il s'agit avant tout d'aider sa soeur, il a accepté.

Citation :
Bravo à toi Hikaru, c'est très émouvant. J'espère que tu nous donneras la suite bientôt.

Merci à toi Perosia, quant à la suite pour l'instant j'y réfléchie, mais avec la fin de l'année qui arrive, je n'ai pas vraiment le temps d'écrire. Embarassed
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeDim 2 Déc 2018 - 16:22

venusia45 a écrit:
Merci Hikaru ! C'est toujours un plaisir de lire tes écrits (cela fait un moment que je ne suis pas revenue. Trop de soucis, autant de santé qu'à la maison et au lycée. Et mon mari qui avait perdu sa maman en février, a dit au revoir à son papa en octobre Sad On cumule un peu trop...). Ce dernier chapitre est très intéressant, sur le syndrome post traumatique. Merci beaucoup !

Je suis sincèrement désolée pour tous ces malheurs qui vous frappent, il est bien normal que tu n'es pas la tête à parler Goldorak.

Toutefois, cela me fait vraiment plaisir de te revoir parmi nous et je te remercie pour ta lecture et pour ton com.

Courage à toi et à ta famille.
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeMer 26 Déc 2018 - 15:44

merci Hikaru ! flower flower
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 27 Déc 2018 - 18:44

venusia45 a écrit:
merci Hikaru ! flower flower

Je t'en prie Vénusia. Very Happy
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 12:31

Après une longue attente, voici la 2ième partie du chapitre.

Bonne lecture à tous.


Chapitre 79 - 2ième partie :


Au cours des semaines qui suivirent, le docteur Takeda revint voir Phénicia à plusieurs reprises. Chaque visite se déroulait quasiment de la même façon, dans un endroit paisible aux alentours ou dans la maison du Professeur, loin de l’agitation qui régnait parfois au Centre.

Bien qu’elle participe toujours aux entraînements et aux différents briefings avec nous, le Professeur et Actarus avaient décidé d’un commun accord que jusqu’à nouvel ordre, Phénicia ne devait plus intervenir au cours des combats. Même s’il était difficile pour elle de l’accepter, elle comprenait que cette décision avait été prise avant tout pour sa propre sécurité, car parfois il suffisait d’une chose anodine pour la faire replonger dans l’enfer de ces mauvais souvenirs ou pour qu’elle ait des petits moments d’absence.

Néanmoins, il fallait reconnaître qu’elle allait de mieux en mieux, du moins en journée où chacun notre tour nous prenions soin de ne pas la laisser seule trop longtemps, sauf si c’était elle qui le demandait. Par contre, ses nuits étaient encore trop souvent hantées par les fantômes de son passé.

Voulant éviter au maximum que sa sœur ait recours à des calmants puissants pour dormir, Actarus avait installé un petit lit d’appoint dans sa chambre, comme son père l’avait fait pour lui autrefois. Ainsi, il veillait sur elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme, puis à la moindre alerte, au moindre début de cauchemar, il se réveillait et était là pour la rassurer.

Je comprenais tout à fait qu’il ait besoin d’agir ainsi, car même si nous étions une grande famille, Phénicia était la seule personne avec qui il partageait des liens du sang, c’était sa petite sœur. En plus, il était sans aucun doute le mieux placé pour la comprendre. Mais à la longue, je craignais que le rappel constant de tous ces mauvais souvenirs soit néfaste pour lui.

Bref, je m’inquiétais beaucoup pour lui.

***

Un après-midi, alors que le Professeur nous attendait dans la salle des départs pour nous parler d’incidents suspects dont les autorités côtières lui avaient fait part, Actarus ne se présenta pas.

   - Vénusia, sais-tu où il est ?
   - Non, Professeur, je pensais qu’il était avec sa sœur.
   - Non, Phénicia se repose dans sa chambre et j’étais avec elle. L’avez-vous contacté sur sa fréquence personnelle ? demanda Alcor.
   - Oui, malheureusement, il ne m’a pas répondu et j’avoue que cela m’inquiète maintenant que je sais qu’il n’était ni avec toi Vénusia, ni auprès de sa sœur.
   - Je vais essayer de le contacter, peut-être était-il tout simplement perdu dans ses pensées ! dédramatisa Alcor avant d’appuyer sur le transmetteur de sa montre.

Mais, l’appel resta désespérément sans réponse. Voyant l’inquiétude grandir dans nos yeux, il recommença, mais comme précédemment, seul le silence se fit entendre.

   - Le mieux, serait peut-être de partir à sa recherche ? proposa Alcor.
   - Non, attends ! puis il appuya sur les boutons du système de communication du Centre. Antarès, avez-vous vu Actarus dernièrement ?
   - Non Professeur !
   - Pouvez-vous vérifier si Goldorak est toujours dans son hangar ?
   - Oui, il y est toujours et si vous voulez le savoir, sa moto est encore sur le parking.
   - Bien, merci. Il est sans doute quelque part dans le Centre ! Antarès, pouvez-vous aussi vérifier toutes les caméras, s’il vous plait, pour voir s’il apparaît sur l’une d’elles !
   - Bien sûr, je m’y mets tout de suite !
   - …………
   - Il est entré dans sa chambre, il y a environ une heure, puis en est ressorti 10 minutes plus tard avec, il me semble, un livre à la main, reprit-il après de longues minutes d’attente.
   - Quelle direction a-t-il pris ?
   - Celle de la sortie du Centre, puis ensuite … il est à l’extérieur, près des chutes d’eau du barrage.
   - Merci, Antarès. Pourquoi ne répond-t-il pas ? ajouta-t-il pensivement.
   - Laissez-moi aller le voir, Professeur ! m’exclamai-je soudain.
   - Merci Vénusia, tiens-nous au courant s’il te plait.


***

Lorsque j’arrivai sur le parking près de l’entrée du Centre, je l’aperçus. Il était assis sur le barrage, le dos appuyé contre un pilier de la structure et semblait complètement perdu dans ses pensées. D’ailleurs, en m’approchant un peu plus, je constatai qu’il avait les yeux fermés.

Non loin de lui, se trouvait un livre, sans doute était-ce celui qu’il était allé chercher dans sa chambre. Curieuse, je m’en emparais. C’est alors que je me rendis compte qu’il ne s’agissait pas d’un livre, mais d’un simple cahier d’écolier avec une couverture bleue sur laquelle n’apparaissait aucune inscription.

Après quelques secondes d’hésitation, voyant qu’Actarus ne réagissait toujours pas, je me décidai à l’ouvrir avec à la fois, l’espoir et l’appréhension d’en découvrir le contenu.

Dès la première page, je vis que les lignes de ce cahier étaient remplies de mots écrits dans un alphabet très particulier, que j’identifiai tout de suite comme étant la langue maternelle d’Actarus.

Connaissant déjà un bon nombre de mots, je m’aventurai à en traduire quelques phrases. Mais rapidement, j’abandonnai tant l’écriture était illisible, bourrée de lettres mal formées, de mots incomplets ou raturés, très loin de l’écriture soignée que je lui connaissais, car il ne faisait aucun doute qu’Actarus en était l’auteur.

   - C’est mon père qui m’a donné ce cahier, dit-il soudain d’une voix faible comme pour commencer à répondre à la question muette que je me posais.

Surprise, je relevai aussitôt mes yeux pour les plonger dans les siens, mais je n’y vis que de la tristesse.

   - C’était au début, lorsque que je suis arrivé sur Terre, je ne maîtrisais pas encore suffisamment votre langue pour exprimer tout mon mal-être, alors le docteur Takeda a proposé à mon père de me donner ce cahier pour que je puisse y écrire tout ce qui me hantait et que je n’arrivais pas à exprimer… Elle disait qu’ainsi il serait plus facile pour moi de m’en défaire et de passer à autre chose, mais comme tu peux le constater cela n’a pas été très simple pour moi……

Saisie d’effroi en comprenant toutes les atrocités que devaient cacher ces mots intraduisibles, je refermai vivement ce cahier avant de le reposer à l’endroit où je l’avais trouvé en le fixant avec des yeux remplis de toute l’horreur qu’il m’inspirait.

   - Je n’y avais plus pensé, jusqu’à ce qu’elle demande à Phénicia de faire la même chose pour qu’elles puissent en parler ensemble lors de ses visites.
   - Actarus, tu ne devrais pas… soufflai-je avant de me raviser sachant qu’il était inutile de vouloir l’empêcher d’aider sa petite sœur.
   - Vénusia, je sais que tu as raison, les souffrances de Phénicia me font inévitablement replonger dans celles qui étaient les miennes autrefois. Je suis conscient que je ne devrais pas m’impliquer autant, mais il s’agit tout de même de ma sœur.
   - Je sais ! affirmai-je d’un air triste et désolé avant de m’avancer vers lui… Mais … peut-être que de temps en temps … peut-être que tu pourrais laisser la place à Alcor… Je suis certaine qu’il accepterait de le faire et que Phénicia comprendrait… Cela te permettrait au moins de passer une bonne nuit, tu as l’air tellement las… Et je suis si inquiète pour toi.

Percevant mon tourment, Actarus descendit du barrage et m’attira à lui pour me serrer longuement dans ses bras. Nous avions tous les deux tant besoin du réconfort de cette étreinte, de ressentir la présence et la chaleur apaisante de l’autre.

   - Je suis désolé, je ne m’étais pas rendu compte que mon attitude te faisait souffrir… Vénusia, il est vrai que je ne pourrais jamais oublier ce que ces monstres nous ont faits, mais rassure-toi, je ne suis plus celui que j’étais lorsqu’on s’est connus. Grâce à toi et à mon père, je ne suis plus aussi fragile… Mais, si cela peut te tranquilliser, je suivrai tes sages conseils, me répondit-il avec un léger sourire tout en me regardant avec beaucoup de tendresse… Je demanderai à Alcor s’il peut me remplacer auprès de Phénicia, au moins pour un soir.
   - Merci Actarus, répondis-je émue par ses mots en lui adressant un sourire soulagé accompagné d’un doux baiser.


***

À ce moment-là, un bruit bien connu de nous deux, nous fit revenir à une tout autre réalité. Vénusiak venait juste de décoller.

   - Ma montre a sonné à plusieurs reprises. Sais-tu pourquoi ?
   - Ce sont les autorités côtières qui ont remarqué des choses étranges, Alcor va probablement sur place pour faire quelques vérifications !
   - Des choses étranges ! Tu n’en sais pas plus ?
   - Non, ton père était inquiet que tu ne répondes pas, alors je suis…
   - Tu es venu voir pourquoi ! Je suis désolé…
   - Tu n’as pas à l’être… Mais maintenant, nous devrions peut-être aller le rejoindre, tu n’crois pas ?
   - Hum ! Oui, mais avant, j’ai quelque chose à faire ! acquiesça-t-il en s’emparant de son cahier pour le jeter le plus loin possible dans l’eau du barrage.

Stupéfaite, je le regardais avec étonnement. Pourquoi avait-il fait ça ?

Mais, avant même que je lui demande, il s’expliqua tout en regardant son cahier se frayer un chemin dans les eaux de la rivière, jusqu’à ce qu’il finisse par disparaître.

   - Autrefois, le docteur Takeda m’a dit : « une fois que vous vous en sentirez capable, brulez-le ou jetez-le dans la rivière afin qu’elle emmène à jamais les mots/maux qu’il contient ». À l’époque, je n’avais pas compris qu’elle parlait plus des « maux » m.a.u.x que des « mots » m.o.t.s. Et puis, j’étais encore bien trop attaché à mon passé pour avoir envie de le faire… Mais, cette histoire avec Phénicia m’a fait comprendre que je devais aller de l’avant, qu’il n’était plus nécessaire que je le garde, qu’il était temps pour moi de m’en défaire… Et maintenant que je m’en suis débarrassé, je me rends compte que j’aurais vraiment du le faire depuis longtemps, je ne pensais pas que ce geste symbolique puisse être aussi libérateur, ajouta-t-il en me souriant.

Par ce geste, Actarus venait de me prouver qu’il n’était plus ce jeune homme frêle dont j’avais fait la connaissance autrefois, qu’aujourd’hui, il était capable de faire face à son passé et à ces horribles souvenirs qui s’y rattachent.

Heureuse de m’être alarmée pour rien, je m’approcher de lui le cœur léger avant de m’emparer de sa main pour lui montrer tout mon soutien. Malheureusement, c’est à ce moment-là que le bip de ma montre se fit entendre.

   - Vénusia, est-ce que tout va bien ?

Je regardai Actarus avant de répondre par l’affirmatif.

   - Pouvez-vous me rejoindre ?
   - Oui, on arrive Professeur !

Sachant pertinemment que notre mission devait passer avant tout le reste, nous en restâmes là. De toute façon, Actarus avait déjà tout dit et c’est avec le sourire aux lèvres que nous nous dirigeâmes main dans la main vers la salle de contrôle.


***

   - Père !
   - Actarus ! Content de te voir enfin ! dit-il soulagé tout en posant sa main sur l’épaule de son fils.
   - Je suis désolé pour tout à l’heure, s’excusa Actarus.
   - Ce n’est rien, tu avais sans doute tes raisons.
   - Peux-tu me dire ce qui se passe ?

En fait, même après plusieurs heures de recherche, Alcor ne trouva rien à l’endroit indiqué par les autorités côtières, aucun appareil extraterrestre ne fut détecté même dans les environs. Et c’est à la fois déçu et soulagé, qu’il revint ensuite au Centre.

   - C’est tout d’même incroyable, j’ai tout passé au peigne fin et pas la moindre trace d’un appareil ennemi.
   - Pour plus de sécurité, nous allons rester sur nos gardes toute la nuit et si tu veux bien, demain matin, tu retourneras effectuer quelques passages au-dessus de la zone pour t’assurer qu’il n’y a vraiment rien.
   - D’accord, Professeur ! De toute façon, j’allais vous le proposer !
   - Parfait! En attendant, profitez de votre soirée et reposez-vous bien, vous en avez tous besoin.


***

Ce soir-là, comme promis, Actarus demanda à Alcor s’il pouvait veiller sur Phénicia. Ce qu'il accepta immédiatement, sans réfléchir une seule seconde.

   - Tu n’as pas à t’en faire, je veillerai sur Phénicia cette nuit et les suivantes aussi, si tu veux.

Ce qui ne fut pas pour déplaire à Phénicia qui trouva là l’occasion de passer un peu plus de temps seule avec lui.

Quant à moi, j’étais satisfaite, bien qu’Actarus soit fatigué et qu’il ne lui fallut que peu de temps pour s’endormir. Au moins, il allait pouvoir passer une bonne nuit, sans coupure et sans le moindre fantôme du passé pour le réveiller.


***

Lors  de la visite suivante du docteur Takeda, le Professeur et Actarus passèrent un long moment avec elle, sans doute voulaient-t-ils connaitre l’évolution de l’état de santé de Phénicia. Du moins, c’est ce que je supposais, puisque je restais sagement sur la terrasse à attendre qu’ils aient fini, en espérant qu’Actarus viendrait m’en parler par la suite.

   - La prochaine visite du docteur Takeda sera probablement la dernière, me dit-il tout naturellement alors qu’il m’avait rejointe et que nous regardions le Professeur la raccompagner jusqu’à son taxi volant.
   - C’est le signe que Phénicia va beaucoup mieux.
   - En effet ! … Pour cette prochaine visite, mon père lui a proposé de rester quelques jours parmi nous, pour qu’elle profite un peu de la nature environnante et qu’il puisse lui faire visiter le Centre.

J’ignorais quelle était le lien qui unissait le professeur Procyon au docteur Takeda, ni comment ils s’étaient connus, mais s’était plutôt plaisant de voir le Professeur aussi radieux en présence de son amie.

   - Ton père semble beaucoup l’apprécier, lançai-je subtilement à Actarus.
   - Oui, tu as raison. Tu crois que …
   - Qu’il y a ou qu’il y a eu plus qu’une histoire d’amitié entre eux ! Oui, c’est probable.

Cette supposition fit douter Actarus.

   - Il est certain qu’autrefois, il a sûrement entretenu ce genre de relation avec de jolies jeunes femmes, même si j’ai un peu de mal à l’imaginer en train de …
   - De faire ce que nous faisons ! Ce que tous les couples d’amoureux font ! Sans doute parce que tu le considères comme ton père et que comme tous les enfants, il t’est difficile de penser à lui autrement.
   - Dis-moi, depuis quand es-tu devenue une experte dans ce domaine ?

Cette réaction ne manqua pas de me faire rire.

   - Pourtant, en y réfléchissant bien, je pense que tu as probablement raison, enchaina-t-il. Tu sais, même si je le vois comme mon père, je sais qu’il est avant tout un homme et je serai vraiment heureux qu’il trouve aussi quelqu’un avec qui partager sa vie, affirma-t-il sans se rendre compte de ce qu’il venait de sous-entendre.
   - Insinues-tu que toi tu l’as déjà trouvée cette personne ?

Chose rare, Actarus fut décontenancé par ma remarque, ce qui le fit légèrement rougir. Mais rapidement, il se reprit et me regarda en coin avec un air taquin qui fit fondre mon cœur.

   - J’y réfléchis encore, mais c’est plus que probable, en effet ! se moqua-t-il gentiment de moi, ce qui ne tarda pas à nous faire rire tous les deux.

J’aimais tant ces instants d’insouciance où nous étions là à bavarder, à plaisanter, à rire, comme n’importe quel couple, ignorant la menace de la guerre et celle de sa blessure au bras, tout en profitant simplement de la vie et de la présence de l’autre. Malheureusement, ils étaient bien trop rares à mon goût.


***

La semaine d’après, le Docteur vint de nouveau rendre visite à Phénicia. Grâce à sa complicité avec Alcor, elle allait vraiment mieux, d’ailleurs elle avait retrouvé son caractère jovial et ses cauchemars étaient de moins en moins fréquents.

Comme d’habitude, le docteur Takeda fut accueillie dans la maison du Professeur. Après s’être installée dans la chambre d’amis, nous lui proposâmes de commencer ses quelques jours de vacances par une petite balade en moto afin de lui faire découvrir les alentours.

D’abord, nous passâmes au ranch où elle fit la connaissance de mon père.

   - C’est tellement improbable de trouver ici, dans nos montagnes, un ranch semblable à ceux qui existent aux États-Unis !
   - Mon père y a vécu de nombreuses années.
   - Je comprends mieux, en tout cas c’est très original.
   - Riguel est quelqu’un d’attachant, mais de peu ordinaire, convint Actarus.
   - Oui, j’ai cru remarquer.


***

Ensuite, nous empruntâmes divers chemins et nous traversâmes la forêt. À part quelques animaux sauvages, nous ne rencontrâmes personne. C’était vraiment agréable de se promener dans tous ces endroits où l’homme n’était que très peu intervenu et le docteur Takeda sembla réellement apprécier.

Lorsque nous arrivâmes devant le promontoire qui dominait toute la vallée, Actarus s’arrêta et nous descendîmes tous de moto pour pouvoir mieux admirer le magnifique panorama qui se dévoilait devant nous.  

   - Merci à vous deux pour cette belle balade, tous ces endroits coupés du monde sont une pure merveille pour les yeux. Toute cette quiétude et toute cette beauté me change tellement de Tokyo. Connaissez-vous un peu la capitale, monsieur Procyon ?
   - J’y suis allé quelque fois et j’apprécie toutes les possibilités que cette ville offre. Mais, je dois bien admettre que je serais incapable d’y vivre, toute cette nature me manquerait beaucoup trop.
   - Comme je vous comprends, vous avez beaucoup de chance de vivre ici… Ces dernières années, plus d’une fois j’ai voulu quitter mon poste à Tokyo pour revenir vivre par ici, mais … avec la guerre, il y a toujours une personne qui a besoin de mes services et je ne peux pas abandonner mes patients, surtout les enfants.

Depuis toujours, Actarus se sentait coupable d’avoir apporté cette guerre avec lui et il supportait difficilement que des enfants de la Terre aient à en souffrir. Alors, cette remarque le toucha énormément. Aussitôt, je le vis se renfermer sur lui-même avant de baisser la tête. Ce que le docteur Takeda remarqua instantanément.

   - Ai-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? lui demanda-t-elle.
   - Non ! répondit-il immédiatement un peu sur la défensive et avec le regard fuyant.
   - Bip ! Bip ! … Bip ! Bip ! … Bip ! Bip ! … un bruit strident fit sursauter le docteur Takeda.
   - Qu’est-ce que c’est ? s’étonna-t-elle.
   - C’est le communicateur de ma moto. Mon père essaie probablement de rentrer en contact avec moi. Pardonnez-moi ! s’excusa-t-il avant de s’éloigner en direction de sa moto pour le rappeler.
   - Ce sont les enfants, n’est-ce pas ? supposa-t-elle en m’interrogeant du regard.
   - Quoi ? l’interrogeai-je, ne comprenant pas de quoi elle voulait parler.
   - C’est lorsque que j’ai mentionné les enfants victimes de cette guerre, qu’il s’est replié sur lui-même… m’expliqua-t-elle tout en le regardant. Il a fait d’énorme progrès, c’est certain. Mais le traumatisme qu’il a subit autrefois à laissé des traces, c’est probablement ce qui le rend plus sensible à la détresse des autres et surtout à celle des enfants… Pourtant, ce n’est pas comme s’il en était responsable ou qu’il y pouvait quelque chose. À moins que … Vénusia, est-ce que je peux vous poser une question personnelle ?
   - Euuuh, oui … enfin je ne sais pas si …
   - C’est bien vous qui pilotez Vénusiak, n’est-ce pas ?
   - Euh … oui ! m’étonnai-je devant cette question plus qu’inattendue.
   - Et puisque qu’Alcor est à bord d’Alcorak, je suppose que c’est Phénicia qui pilote l’autre appareil, c’est ça ?
   - Vous voulez parler de Fossoirak !?
   - Oui.
   - En effet, répondis-je prudemment ne sachant pas vraiment où elle voulait en venir.
   - C’est bien ce que je pensais ! Et Actarus ?
   - Que … que voulez vous savoir à son propos ? commençai-je à bégayer.
   - Quel est son rôle ?
   - Actarus … euh, il … enfin, il aide son père au Centre, bafouillai-je tout en voyant dans son regard qu’elle ne me croyait pas vraiment.
   - Vous savez que vous mentez aussi mal que lui, mademoiselle Makiba.

Me sentant très mal à l’aise devant cette réflexion et ne sachant pas quoi lui dire sans trahir le secret d’Actarus, je me contentai de lui conseiller d’en parler avec lui.

   - Oui, c’est sans doute ce que j’ai de mieux à faire. Et si nous le rejoignons ?
   - Oui, d’ailleurs, il va être l’heure de rentrer, sinon le Professeur va finir par s’impatienter ! plaisantai-je dans l’espoir de détourner la conversation.

Ce que confirma Actarus lorsque nous approchâmes de lui.

   - Que voulait ton père ? lui demandai-je, espérant que rien d’important ne s’était produit.
   - Oh, rien de grave ! Il se demandait juste où nous étions passés et vers quelle heure nous pensions lui ramener notre invitée, confirma-t-il en souriant.
   - Alors rentrons, je ne voudrai pas faire attendre ton père, ajouta-t-elle.

Sans perdre de temps, nous revînmes à la maison où le Professeur nous attendait déjà. Après avoir déposé le docteur Takeda, Actarus me proposa de retourner au Centre pour laisser à son père la possibilité de passer un peu de temps seul avec son amie.  


***

Le lendemain, après qu’elle ait passé un peu de temps avec Phénicia, nous emmenâmes le docteur Takeda jusqu’au Centre de recherche spatiale. Elle semblait vraiment pressée de découvrir tout ce qui pouvait bien ce cacher derrière ces grands murs.

   - J’ai hâte ! Cela fait tellement longtemps que Genzo me parle de son Centre et qu’il me promet de me le faire visiter !
   - Pardonnez-moi d’être indiscret, mais cela fait-il longtemps que vous vous connaissez, se risqua à demander Actarus.
   - Oui, nous nous sommes rencontré lors de nos études, lui était déjà un brillant scientifique à l’époque et moi, comme beaucoup de jeunes filles d’ailleurs, je l’admirais.
   - Je ne m’imagine pas mon père en séducteur !
   - Oh, non ! Il ne l’était pas ! Il était bien trop obnubilé par les mystères de l’univers et tout ce qui touche à la recherche spatiale. En fait, quand j’y repense, vous vous ressemblez beaucoup, je veux dire au niveau caractère.
   - C’est sans doute pour ça que nous nous comprenons si bien.
   - Probablement.


***
     
Dès notre arrivée au Centre, le professeur Procyon reçut son amie Mai comme un hôte de marque, il était aux petits soins avec elle. D’abord, il lui donna des explications sur les diverses installations visibles depuis l’extérieur. Explications qu’elle suivit avec le plus grand des intérêts.

   - Je me demande si ce sont les explications concernant le Centre qui l’intéressent autant ou bien la personne qui les lui expose, soufflai-je discrètement à l’oreille d’Actarus en voyant le large sourire qu’arboraient notre guide et notre visiteuse d’un jour.

Étonné de m’entendre parler ainsi, Actarus m’adressa d'abord un regard offusqué, mais rapidement, en les observant de plus prés, un petit sourire se dessina sur ses lèvres.

Après une bonne demi-heure à parler du barrage sur lequel était implanté le Centre, des différents bâtiments qui le constituait, des hangars où reposaient nos différents appareils, etc, etc.… le Professeur nous proposa enfin de rentrer à l’intérieur et de commencer par la visite de la salle des contrôles où il lui présenta Antarès et Argoli qui étaient de service ce jour là.

   - C’est d’ici que nous veillons sur la Terre et que nous coordonnons les opérations lorsqu’une attaque est en cours.
   - Tous ces appareils sont vraiment impressionnants !
   - Celui qui possède la technologie la plus avancée, c’est celui-ci ! dit-il en appuyant sur un bouton afin que le grand écran panoramique se mette en place. Il s’agit d’un télescope binoculaire qui permet de surveiller l’espace et de visualiser un très grand nombre d’étoiles, ajouta-t-il alors qu’elles apparaissaient plus brillantes que jamais.

Le docteur Takeda en resta époustouflée.

   - Waouh !!! C’est vraiment magnifique ! … Quelle est cette étoile qui brille plus que les autres ? nous demanda-t-elle en l’indiquant avec le doigt.
   - C’est la planète Vénus ! répondit aussitôt Actarus.
   - Que nous appelons aussi, l’étoile du berger, car autrefois les gardiens de troupeaux s’en servaient comme repère pour s’orienter, ajouta le Professeur.
   - Merci pour toutes ces précisions. Et celle-ci ?
   - C’est la planète Mars ! annonçai-je alors qu’Actarus avait le regard perdu en direction de Vénus.  
   - Merci mademoiselle Makiba, que regardez-vous monsieur Procyon ?
   - Au-delà de Vénus, se trouve la galaxie de Véga, anticipa le Professeur.
   - Véga, tu veux dire que ceux qui nous attaquent sont originaires de tout là bas !?
   - En effet !
   - Comment est-ce possible ? Comment ont-ils pu venir jusqu’à nous ?
   - Leur technologie est de très loin supérieure à la notre, souffla le Professeur.
   - Mais, nous ne les laisserons pas s’emparer de la Terre sans réagir, soyez-en certaine Docteur, intervint Phénicia qui venait d’entrer en compagnie d’Alcor.
   - Oui, la patrouille des Aigles ne leur facilitera pas le travail ! On est bien décidé à la gagner cette guerre ! renchérit Alcor avec sa gouaille habituelle.
   - Comme beaucoup de terriens, je suis vos exploits avec grand intérêt. À chaque attaque, je retiens mon souffle et je prie pour que les kamis vous viennent en aide.
   - C’est très gentil à toi Mai, car nous avons réellement besoin de toute l’aide possible.
   - Merci Genzo, mais en réalité c’est bien peu. Mon rôle est plus de m’occuper de tous ces pauvres gens qui subissent cette guerre et qui sont traumatisés par ce qu'il leur arrive.
   - Nous aimerions tellement pouvoir faire plus, protéger un maximum de gens, mais parfois … il est difficile d’être à plusieurs endroits en même temps, se défendit Actarus.
   - Je le sais, tous les terriens le savent. Les Aigles ne sont aucunement responsables de ce qui arrive. Une guerre fait inévitablement des blessés, des morts et engendre des traumatismes. Vous êtes bien placé pour le savoir… Nous sommes conscients que vous faites tous de votre mieux et croyez-moi, c’est déjà beaucoup.
   - Merci Docteur.
   - Non, merci à vous tous. Vous ne vous en rendez certainement pas compte, mais pour nous tous, vous êtes le seul rempart entre eux et nous, notre seul espoir. Et c’est cet espoir qui nous permet de continuer à vivre, à espérer en l’avenir.

Bien sûr, par les journaux, la télévision et les gentils courriers qui nous étaient adressés, nous savions que la population de la Terre nous soutenait, que notre courage et notre abnégation suscitait l’admiration de beaucoup de monde. Mais, se l’entendre dire de vive voix par une personne extérieure à l’équipe nous regonfla tous à bloc.


***

Par la suite, nous lui proposâmes d’aller visiter les ateliers et les hangars où reposaient sagement nos appareils. Même si elle était déjà montée dans Alcorak, le docteur Takeda sembla vraiment intéressée et impressionnée par la présentation que nous lui fîmes de Fossoirak et Vénusiak.

Il avait été convenu qu’en cas de question sur Goldorak, nous devions répondre que seul le Prince d’Euphor y avait accès, ce qui était vrai, puisqu’Actarus était le seul à pouvoir s’en approcher.

Mais, à l’étonnement de tous, elle n’en fit aucunement mention, elle semblait plus intéressée par ce que nous ressentions, un défaut professionnel sans doute.

   - Vous êtes tous vraiment très courageux, nous dit-elle. Je serai bien incapable de voler et de combattre avec ces engins. Il ne vous arrive jamais d’avoir peur ?
   - Peur ! Non, pas le moins du monde ! fanfaronna Phénicia comme à son habitude.
   - Mai, ce que Phénicia veut dire c’est que nous sommes tous conscients des risques et que la peur n’est pas la meilleure conseillère, intervint le Professeur.
   - En ce qui me concerne, la peur n’a pas vraiment sa place dans un combat, affirma Alcor avec assurance.
   - Personnellement, il est rare que je ressente de la peur pour moi-même ou alors c’est à-postériori, mais parfois, je dois bien reconnaître qu’il m’arrive d’avoir peur pour les autres, suppléai-je en regardant Actarus du coin de l’œil.
   - Et vous monsieur Procyon ? Vous ne dîtes rien ?

Bien que peu enclin à parler de ce qu’il ressentait ou pas, Actarus finit par prendre la parole en voyant que nous attendions tous qu’il s’exprime.

   - Je vous mentirais si je vous disais que je n’ai jamais eu peur qu’un des membres de l’équipe ne survive pas à un combat. Nous sommes tous très attachés les uns aux autres, alors c’est une éventualité à laquelle je préfère ne pas penser et ensemble nous faisons tout pour que cela n’arrive jamais, dit-il avec émotion avant de se reprendre… Mais sachant qu’une seule petite seconde d’hésitation peut faire la différence entre la défaite ou la victoire et que la peur fait douter, en plein combat, il est préférable de ne jamais l'écouter, sur ce point je rejoins Alcor.
   - Ce que vous avez exprimé sur la peur correspond bien à l’idée que je me faisais du caractère de chacun, mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que vous vous me disiez cela, exprima-t-elle en regardant Actarus, il semblerait qu’il y ait une partie de votre personnalité que je ne connaisse pas.

Cette remarque nous mit tous un peu mal à l’aise. Bien sûr le docteur Takeda connaissait Actarus Procyon, le fils adoptif du Professeur, celui qui autrefois avait eu besoin de son aide pour surmonter un énorme traumatisme, mais elle ignorait qu’il était aussi le Prince d’Euphor, un pilote aguerri dont le courage n’était plus à prouver.


***

Après cet après-midi chargé en découverte et en émotion, avec l’accord du Professeur, Actarus proposa au docteur Takeda d’aller se désaltérer dans notre salle de repos, celle qui était réservée aux seuls membres de la patrouille des Aigles. Ce que chacun approuva, sans se rappeler que dans cette même salle nous avions disposé plusieurs photos de famille, mais aussi d’autres de tous nos appareils et de la patrouille des Aigles.

Sur l’une d’elle qui avait été prise peu après l’intégration de Phénicia, on pouvait nous voir tous les quatre, sans casque et en tenue de pilote. J’étais accotée à Actarus qui avait son bras autour de la taille de sa sœur, alors qu’Alcor était en train de la regarder. Sur cette photo, nous sourions tous et la joie que nous ressentions à être ensemble était vraiment perceptible.

Dès qu’elle entra dans cette salle de repos, le regard du docteur Takeda fut justement attiré par toutes ces photos et après quelques minutes, elle tomba sur celle où nous étions tous les quatre, ce qui jeta un froid parmi nous.

Voyant juste un peu de surprise dans ces yeux, Actarus s’approcha d’elle en lui tendant un rafraîchissement.

   - Pourquoi m’avoir proposé d’entrer ici sachant que je pourrais y voir toutes ces photos et y découvrir toute la vérité sur vous ?
   - Y découvrir la vérité, non, je ne crois pas. Je pense que vous la connaissiez déjà et ce depuis un certain temps déjà, lui répondit-il calmement.
   - Qu’est-ce qui vous fait croire cela ?
   - Vos paroles, votre façon d’être avec moi, le fait que vous n’ayez posé aucune question sur Goldorak, mais aussi le fait que vous ayez à peine réagi en découvrant cette photo, si ce n’est par un léger sourire comme si elle venait confirmer ce que vous pensiez déjà. Est-ce que je me trompe ?
   - Non, tout cela est parfaitement exact ! affirma-t-elle en le regardant sous un nouveau jour…… Vous savez, j’ai toujours refusé que Genzo m’en dise plus sur vous, dit-elle alors que le Professeur s’était approché d’eux. À l’époque il m’avait confié que votre présence chez lui n’avait rien d’officielle, que pour votre sécurité, il devait vous cacher. Alors, comme je ne voulais pas compromettre son secret, ni trahir involontairement son amitié, je lui ai demandé de me parler uniquement de votre état médical et des raisons pour lesquelles il voulait que je vous apporte mon aide. Pour moi, je venais juste aider le fils d’un ami… Mais, en apprenant à vous connaitre, j’ai été profondément touchée par votre détresse et par le lien père fils qui s’était établi entre vous deux. Alors, je me suis simplement dit que vous deviez vraiment être quelqu’un de très spécial pour lui… mais à un moment vous n’avez plus eu besoin de moi et j’en suis restée là…… Ce n’est que lorsque les extraterrestres ont commencé à attaquer la Terre, quand la télé et les journaux ont commencé à parler du Centre de recherche spatiale du professeur Procyon, de Goldorak et du Prince d’Euphor que je me suis rappelée de vous. Alors, j’ai commencé à avoir des doutes, mais rapidement je me suis dit que je devais certainement divaguer, que mon imagination était certainement trop fertile, que vous ne pouviez pas être ce Prince de l’espace, cet être venu d’une autre galaxie, puisqu’il ne faisait aucun doute pour moi que vous êtes un humain.
   - En effet, je le suis, seulement les humains ne vivent pas uniquement sur Terre.
   - C’est ce que je constate, mais à l’époque c’était encore difficile à imaginer pour moi. Et puis, lorsque je suis revenue pour aider Phénicia, avec tout ce que je savais à propos de la patrouille des Aigles et de vous, je me suis dit que finalement, mon idée était sans aucun doute la bonne…
   - Tu as toujours eu une très bonne intuition, confirma le Professeur à son amie.
   - Sans doute, se mit-elle à sourire… Tu sais, à plusieurs reprises, j’ai voulu aborder le sujet, mais je n’ai jamais osé, dit-elle en regardant Actarus… J’avais à la fois envie et peur de découvrir la vérité… Merci de m’avoir fait confiance Prince d’Euphor.
   - Je n’oublie pas que vous avez été présente pour m’aider lorsque j’en ai eu le plus besoin, ainsi que pour Phénicia.
   - Je n’ai fait que mon métier.
   - Non, tu as fait bien plus, crois-moi ! soutint le Professeur.
   - Si c’est le cas, alors, j’en suis heureuse.
   - Maintenant qu’il n’y a plus de secret entre nous, acceptez de m’appeler par mon prénom, je n’ai pas l’habitude qu’on me nomme monsieur Procyon et seuls nos ennemis m’appellent Prince d’Euphor.
   - Vous oubliez les terriens, eux aussi vous appellent ainsi. Mais puisque vous me le demandez, désormais je vous appellerai monsieur Actarus, cela vous convient-il ?
   - Cela me convient tout à fait, docteur Takeda !
   - Mai … peu de personnes connaissent la véritable identité d’Actarus, alors pour une question de sécurité, je te demanderai de ne jamais en parler à qui que ce soit, nos ennemis sont réellement prêts à tout pour arriver à leurs fins et pour lui nuire.
   - Je comprends, murmura-t-elle un peu effrayée par ces mots. De toute façon, Actarus est mon patient et en tant que médecin j’ai prêté serment de ne jamais divulguer les secrets appris du fait de ma profession, alors tu n’as vraiment rien à craindre.
   - Merci mon amie.

Le reste du séjour du docteur Takeda se déroula le mieux du monde, sans la moindre menace venue du ciel. Le Professeur en profita pour passer un maximum de temps avec elle laissant à Actarus le soin de s’occuper du Centre.

C’était réellement plaisant de le voir sourire et penser à tout autre chose qu’à la guerre. S’il y a bien quelqu’un qui méritait cette petite parenthèse de bonheur, c’est bien lui.

À suivre…


Dernière édition par hikaru le Dim 17 Mar 2019 - 17:24, édité 1 fois
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kimi_san

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 13:04

C'est lu ! Et je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'ai adoré !

La discussion entre Actarus et Vénusia sur le barrage avec le cahier m'a beaucoup plu. J'ai pu voir un Actarus vulnérable qui a pu poser des mots sur ses maux justement. Et le fait qu'il s'en sépare en le jetant au loin montre qu'il n'est (presque) plus prisonnier de son passé et qu'il est prêt à aller de l'avant.

Tu le sais déjà, mais c'est toujours brillamment rédigé et on sent vraiment toute l'attention que tu portes aux différents personnages, à commencer par Vénusia. C'est toujours un grand moment pour moi.

Enfin, comment ne pas évoquer le docteur Takeda ? Il y a vraiment "quelque chose" qui se dégage de ce personnage (peut-être le fait qu'elle et Procyon se connaissent depuis longtemps ?). Le passage où elle entre dans la salle de détente et qu'elle voit ensuite les différentes photos de famille (il faut bien appeler les choses comme elles sont) et Actarus qui lui apporte la confirmation de ce qu'elle soupçonnait. C'est du grand art.

Bravo Hikaru, Bravo !

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 2593917539 "Je n'aurais pas dit mieux !"

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 1706371011 "Il a raison !"


PS : je me suis permis d'éditer ton post pour supprimer certaines fautes d'orthographe. J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur.

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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 13:40

Kimi a sans doute tout dit, moi aussi j'ai adoré et même plus que d'habitude, bravo Hikaru, on sent que tu as mis beaucoup de cœur à l'ouvrage Wink On ne saura jamais les terribles secrets contenus dans le cahier d'Actarus et tant mieux !

1 remarque au passage : "C’est tellement improbable de trouver ici, dans nos montagnes, un ranch semblable à ceux qui existent aux États-Unis !" >> J'ai appris de la bouche de Bounthavy Suvilay (université de Montpellier), au Japan Tours Festival, que le ranch Makiba était la "copie" des ranch que l'on trouve répandus à Hokkaïdo, il s'agit en fait bien d'un ranch japonais (certes inspiré des USA).
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 14:18

Le dialogue au barrage est très bien mené, il montre l'évolution d'Actarus I love you I love you

Ensuite, j'aime bien ce docteur Takeda. Elle comprend tout et ne s'en effraie pas. Une belle personnalité complémentaire avec Procyon. sunny sunny

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 3352874800  Je serai vraiment heureux qu’il trouve aussi quelqu’un avec qui partager sa vie

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 517954911  Moi je l'ai trouvé  Embarassed  Embarassed  Embarassed



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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 16:21

kimi_san a écrit:
C'est lu ! Et je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'ai adoré !

kimi_san a écrit:
Tu le sais déjà, mais c'est toujours brillamment rédigé et on sent vraiment toute l'attention que tu portes aux différents personnages, à commencer par Vénusia. C'est toujours un grand moment pour moi.

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kimi_san a écrit:
La discussion entre Actarus et Vénusia sur le barrage avec le cahier m'a beaucoup plu. J'ai pu voir un Actarus vulnérable qui a pu poser des mots sur ses maux justement. Et le fait qu'il s'en sépare en le jetant au loin montre qu'il n'est (presque) plus prisonnier de son passé et qu'il est prêt à aller de l'avant.

Pour tout te dire, c'est ce passage qui m'a posé le plus de problème et qui a fait que j'ai mis autant de temps à publier ce chapitre. Depuis le début, je savais où je voulais arriver, mais je ne savais pas comment. Ce passage est longtemps resté une succession d'idée sans cohérence. Mais, heureusement parfois les personnages viennent à notre secours  Wink et alors tout devient plus facile.  Very Happy    

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 3352874800  Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 517954911  Heureusement que nous étions là pour lui souffler cette scène.  Wink  


kimi_san a écrit:
Enfin, comment ne pas évoquer le docteur Takeda ? Il y a vraiment "quelque chose" qui se dégage de ce personnage (peut-être le fait qu'elle et Procyon se connaissent depuis longtemps ?).

Personnellement, je me suis beaucoup amusée avec ce personnage, même si c'était souvent aux dépends d'Actarus qu'elle a rencontré à une époque où il n'était pas au mieux.  Wink

Je ne suis pas aussi habituée que toi à mettre en scène des personnages perso, alors contente qu'elle t'ai plu.  Very Happy


kimi_san a écrit:
Le passage où elle entre dans la salle de détente et qu'elle voit ensuite les différentes photos de famille (il faut bien appeler les choses comme elles sont) et Actarus qui lui apporte la confirmation de ce qu'elle soupçonnait. C'est du grand art.

Embarassed  Embarassed  Embarassed

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 3352874800    Là aussi je l'ai un peu aidée, mais chut! Ne le dîtes à personne.  Wink


kimi_san a écrit:
Bravo Hikaru, Bravo !

Merci beaucoup Kimi_san.

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 517954911  Je sens qu'elle va encore rougir !  Embarassed  Embarassed  Embarassed


kimi_san a écrit:
PS : je me suis permis d'éditer ton post pour supprimer certaines fautes d'orthographe. J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur.

Non, pas du tout. Les règles de grammaire, l'orthographe, la conjugaison et moi, on n'a jamais vraiment été amis. Je fait des efforts, mais je sais parfaitement qu'il reste toujours des coquilles, alors si tu en vois n'hésite surtout pas à les corriger. Merci.
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 16:31

Biniou a écrit:
Kimi a sans doute tout dit, moi aussi j'ai adoré et même plus que d'habitude, bravo Hikaru, on sent que tu as mis beaucoup de cœur à l'ouvrage Wink On ne saura jamais les terribles secrets contenus dans le cahier d'Actarus et tant mieux !

Merci beaucoup Biniou  Embarassed  Embarassed  Embarassed

Il est vrai que je suis revenue à plusieurs reprises dessus parce que je n'étais pas satisfaite et que j'ai pris tout mon temps pour bien développer chaque passage.  Very Happy


Biniou a écrit:
On ne saura jamais les terribles secrets contenus dans le cahier d'Actarus et tant mieux !

Oui, c'est surement préférable pour tout le monde.


Biniou a écrit:
1 remarque au passage : "C’est tellement improbable de trouver ici, dans nos montagnes, un ranch semblable à ceux qui existent aux États-Unis !" >> J'ai appris de la bouche de Bounthavy Suvilay (université de Montpellier), au Japan Tours Festival, que le ranch Makiba était la "copie" des ranch que l'on trouve répandus à Hokkaïdo, il s'agit en fait bien d'un ranch japonais (certes inspiré des USA).

Merci pour cette info, de ce fait mon passage sur l'originalité du ranch du boulot blanc tombe un peu à l'eau, mais bon tant pis. Very Happy
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeJeu 14 Mar 2019 - 17:15

Perosia a écrit:
Le dialogue au barrage est très bien mené, il montre l'évolution d'Actarus I love you I love you

C'était exactement le but  Very Happy , nous montrer à nous mais aussi surtout à Vénusia, qu'Actarus avait évolué et qu'elle ne devait plus autant s'inquiéter pour lui. Very Happy


Perosia a écrit:
Ensuite, j'aime bien ce docteur Takeda. Elle comprend tout et ne s'en effraie pas.

De par son métier, elle est attentive aux autres et découvre les choses par elle-même.


Perosia a écrit:
Une belle personnalité complémentaire avec Procyon. sunny sunny

Pour une fois, le Professeur a pu profiter un peu de la vie, ce n'est pas si souvent.  Very Happy


Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 3352874800  Je serai vraiment heureux qu’il trouve aussi quelqu’un avec qui partager sa vie

Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 517954911  Moi je l'ai trouvé  Embarassed  Embarassed  Embarassed

Very Happy  Very Happy  Very Happy


Merci beaucoup Perosia. Very Happy
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeVen 15 Mar 2019 - 0:49

Encore un magnifique chapitre !!! merci hikaru !!! cheers cheers cheers Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 1752787198

_________________
Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeVen 15 Mar 2019 - 10:01

Gurendaizä a écrit:
Encore un magnifique chapitre !!! merci hikaru !!! cheers cheers cheers Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 1752787198

Merci Gurendaizä. Very Happy
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MessageSujet: Re: Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours)   Il était une fois parmi les étoiles 2ième partie (récit en cours) - Page 41 Icon_minitimeDim 14 Avr 2019 - 20:12

Un petit peu de lecture en cette fin de week-end.  Very Happy


Chapitre 76 :


    - Vénusia ! Phénicia ! On s’occupe du monstre ! Et vous, occupez-vous des torpilles !* ordonna Actarus.
    - Bien reçu ! Compte sur nous !*

Ce jour-là, un monstre de Véga avait été repéré alors qu’il remontait la rivière qui mène tout droit sur le Centre et il s’en approchait dangereusement.

La patrouille des Aigles devait intervenir au plus vite, d’autant qu’il avait déjà lancé des torpilles en direction du barrage.

Nous devions tout faire pour empêcher qu’elles n’atteignent leur cible.

***

Ainsi, de leurs côtés, les garçons se confrontèrent au monstre qui à notre grande surprise avait triplé de taille en très peu de temps. Même en ayant arrimé Goldorak à Alcorak, le combat semblait inégal.

    - Vénusia, il faut qu’on aille les aider ! Ils ne réussiront pas à s’en sortir tous seuls ! s’écria Phénicia en voyant que les garçons étaient pris au piège de ce monstre dont la puissance phénoménale neutralisait les instruments de Goldorak et d’Alcorak.
    - Je le voudrai aussi, mais si nous n’arrêtons pas les torpilles, elles vont faire exploser le barrage et détruire le Centre ! Phénicia, occupons-nous d’abord des torpilles !
    - Tu as raison, allons-y !

À contre cœur, Phénicia et moi nous prîmes donc les torpilles en chasse. Elles étaient au nombre de trois et elles progressaient rapidement en direction du Centre.

Dès que nos appareils furent à porté de tir, Phénicia envoya une première pyrobombe, malheureusement celle-ci n’eut aucun effet dans l’eau.

Voyant cela, je décidai de plonger et d’envoyer un missile oméga, c’est alors que les torpilles l’évitèrent en survolant l’eau de la rivière.

    - On dirait des poissons volants. Tu parles d’engins ! On ne les arrêtera pas comme ça !* constatai-je.
    - Vénusia, regarde ! Elles vont arriver au barrage ! Le Centre va sauter ! Il faut agir !*
    - Oui ! Mais comment ? Tu as une idée !
    - Oui ! Enfin je crois !
    - Je t’écoute Phénicia !
    - Tu vas utiliser le deltalame. Tu tires en plongée pour les faire sortir. Simultanément, j’attaque à la pyrobombe. C’est la seule solution ! *
    - Ok, on va essayer !*
    - Harmonisons nos vitesses !*
    - Ok !*
    - Plonge ! Tu vises la première torpille !*
    - J’y vais ! Deltalame !*
    - Pyrobombe !*

Comme prévu, à l’approche du deltalame les torpilles sortirent de l’eau et se mirent à voler en raz-motte. C’est alors que la pyrobombe les atteignit et les fit exploser.  

    - On a réussi Phénicia !* m’écriai-je de joie.
    - Bravo ! Très bien joué les filles ! s’exclama Alcor.
    - Tu as très bien manœuvré Phénicia !* Bravo Vénusia ! Grâce à vous deux le Centre est sauvé !
    - Merci grand-frère ! Mais au fait ! Où est le golgoth ?
    - Il est en miette ! Tu n’pensais tout de même pas qu’il allait nous avoir !? s’enorgueillit Alcor.
    - Eh bien, je dois dire que pendant un instant, j’ai bien cru que nous allions devoir venir à votre secours ! le taquina Phénicia forte de sa réussite avec les torpilles.
    - Tu vas voir toi si nous avons besoin d’aide ! fit-il semblant de s’énerver.
    - Encore faut-il que tu m’attrapes !

Avant même qu’elle finisse sa phrase, Phénicia mit les gaz pour prendre la direction du Centre et Alcor fit de même. Le combat venait à peine d’être remporté que ces deux là étaient déjà en train de se chamailler, ce qui ne manqua pas de nous faire rire.

    - Actarus, si nous rentrions nous aussi, lui demandai-je peu après.
    - Oui, vas-y, je te suis.

***

De retour au Centre, dans la salle des contrôles, nous retrouvâmes Alcor qui était en train de faire la moue face à une Phénicia qui semblait très satisfaite d’elle-même. Ce qui ne s’arrangea pas après les remerciements que nous firent le Professeur et ses assistants.

    - Merci les filles, c’était de l’excellent travail ! Très belle manœuvre Phénicia !
    - Oui, nous avons eu chaud cette fois ! Merci à vous deux ! ajoutèrent Argoli et Antares.

Émue par autant d’enthousiasme et de compliments successifs, Phénicia se sut quoi répondre d’autre que merci, laissant une légère teinte rose venir colorer ses joues. Ce qu’Alcor ne manqua pas de remarquer.

    - Le rouge te va presque aussi bien qu’à Vénusia, ma chère Phénicia ! ne manqua-t-il pas de la taquiner.
    - Non mais, de quel droit tu te permets de dire ça ! Une princesse ne rougit pas, c’est seulement parce qu’il fait un peu chaud ici, c’est tout ! répliqua Phénicia avec la plus grande des mauvaises fois en le regardant avec des yeux outrés. D’ailleurs, je vais aller prendre un peu l’air ! … Non mais, ce n’est pas possible d’avoir aussi peu de savoir vivre, dit-elle en s’éloignant en direction de la sortie.
    - Phénicia ! Attends ! C’était un compliment, je ne voulais pas te mettre en colère ! s’écria Alcor en partant à sa poursuite.
    - Je ne suis pas en colère, tiens toi le pour dit ! poursuivit Phénicia qui avait déjà disparu dans le couloir.

Actarus, le Professeur et moi, nous les regardions partir en nous retenant de ne pas rire trop fort.

    - Je crois que là, Alcor a trouvé son maître, railla le Professeur.
    - Oui, il semblerait, suppléa Actarus.
    - …
    - Oh tiens Vénusia, ce matin, au courrier, il y avait cette lettre pour toi, se rappela soudainement le Professeur.
    - Pour moi !? Mais qui peut bien m’écrire ici ?
    - À toi de le découvrir, tiens ! me dit-il en la sortant de la poche de sa blouse pour me la donner. Je vous laisse les enfants !

***

Surprise, je pris la lettre entre mes mains. Sur l’enveloppe, il y avait le logo de la chaine de télévision nationale japonaise NHK.

Qu’est-ce qu’ils pouvaient bien me vouloir ?

Curieuse, je l’ouvris pour en commencer la lecture et découvrir ce qui au premier abord me sembla être une blague ou peut-être, éventuellement, une erreur. Interloquée, je vérifiai l’adresse sur l’enveloppe, pour être absolument sûr que cette lettre m’était bien destinée.

« Melle Vénusia Makiba
Centre de recherches spatiales du Professeur Procyon »

Il n’y avait aucun doute, c’était bien pour moi.

Etonné par mon silence et ma mine hébétée, Actarus finit par me demander ce qui se passait.

    - La production de la chaine NHK a l’intention de faire une émission dans laquelle elle souhaite mettre en avant des femmes d’origine japonaise qui occupent un métier peu ordinaire. Elle voudrait que j’en fasse partie et qu’un de leur journaliste vienne m’interviewer ! Elle me demande de prendre contact le plus rapidement possible pour donner ma réponse.

Devant son silence et l’étonnement que je pus lire dans son regard, j’ajoutai bêtement.

    - Je sais, cela parait invraisemblable qu’ils aient pensé à moi, mais …
    - Je ne trouve pas cela invraisemblable. C’est juste, que tout ça me semble suspect !
    - Suspect ! Tu crois qu’il pourrait s’agir d’une ruse de Véga !?
    - Malheureusement, ça ne serait pas la première fois !

***

Aussitôt, nous décidâmes d’aller en parler au Professeur.

    - Hum ! Je comprends que la chaine NHK puisse être intéressée par cette interview, depuis le début du conflit, ils ont toujours été présents pour couvrir les différentes attaques. Néanmoins, comme tu le supposes, dit-il en s’adressant à son fils, il y a toujours un risque que cela soit un stratagème pour s’en prendre à nous ou pour approcher nos appareils. Je vais me renseigner et dès que j’en sais plus, je te tiens au courant Vénusia.
    - Merci Professeur !

***

Laissant le Professeur à ses occupations, nous partîmes nous isoler sur la terrasse.

    - Actarus, qu’est-ce que tu en penses de tout ça ?
    - Difficile à dire, ces monstres sont capables de tout, tu le sais bien !
    - Oui, mais … si ce n’est pas un piège. Crois-tu que je devrai accepter de rencontrer ce journaliste ? Tu imagines ! Moi, Vénusia Makiba, être le sujet d’un reportage sur une chaine nationale !
    - Qui a-t-il de surprenant à ça ?
    - Je ne sais pas, je ne suis pas quelqu’un de connu, je ne suis qu’une jeune femme ordinaire qui a grandi dans un ranch. Je ne suis même pas allée à l’université.
    - Tu oublies que tu es l’un des pilotes de la patrouille des Aigles et tous les efforts que tu as fournis pour en arriver là. Ce n’est pas donné à tout le monde, tu sais.
    - Tu le penses vraiment !?
    - Comment peux-tu encore en douter ? Crois-tu que je t’aurai laissé prendre tous ces risques si je ne le pensais pas réellement ? m’avoua-t-il en me regardant avec sincérité.
    - Je ne sais pas, répondis-je maladroitement, j’ai parfois l’impression que je t’ai un peu forcé la main, non !

Comprenant que je manquais un peu de confiance en moi, Actarus prit ma main pour m’attirer à lui avant de fixer ses yeux dans les miens.

    - C’est vrai, tu ne m’as pas vraiment laissé le choix, mais jamais je n’aurai accepté de te laisser risquer ta vie en rejoignant l’équipe, si je n’étais pas persuadé que tu en étais capable… Vénusia, je veux que tu réalises une bonne fois pour toute que tu es la jeune femme la plus courageuse que je connaisse, me souffla-il tendrement avant de me gratifier d’un petit baiser sur la tempe… La patience dont tu as toujours fait preuve, mais aussi ton entêtement, ta persévérance face à l’adversité font de toi une personne courageuse sur laquelle nous pouvons tous compter. Et tu devrais vraiment être fière de toi et de tout ce parcours que tu as accompli seule, même si c’est la guerre qui t’y a poussée.

À cet instant, j’aurais voulu lui dire que ce n’était à cause de la guerre que j’avais surmonté tous ces obstacles, mais que c’était grâce à mon amour pour lui et que je l’aimais plus que de raison.

Toutefois, remuée par la sincérité de ses mots et par la tendre affection que je pouvais voir dans son regard, je ne sus quoi dire d’autre que « Merci ». Un mot bien fade par rapport à l’élan de reconnaissance et d’amour que je pus ressentir à ce moment. Alors, plutôt que des mots, je laissai mon cœur s’exprimer en fondant sur lui avant de m’emparer de ses lèvres pour l’embrasser comme si ma vie en dépendait.

Bien qu’un peu surpris au départ, Actarus se laissa faire et accepta de me suivre dans cet état d’ivresse dans lequel mes émotions m’avaient conduite.

***

Deux jours plus tard, après avoir passé quelques appels, le Professeur nous rassura. Il ne s’agissait pas d’une nouvelle machination des forces de Véga, mais la chaine NHK avait belle et bien décidé de faire cette émission et elle comptait réellement sur moi.

Indécise et aussi je dois bien l’avouer, un peu apeurée de devoir affronter les questions d’un journaliste, je voulus d’abord refuser prétextant que nous avions mieux à faire en ces temps de guerre, mais devant l’enthousiasme général, je n’eus pas vraiment d’autre choix que d’accepter.

    - Ma fille va passer à la télévision ! Oh ! Il faut que je le dise à tout le monde ! s’éclaffai mon père sans discontinuer.
    - Papa, voyons ! Je t’en prie, arrêtes ! essayai-je de le modérer.
    - Vénusia, tu n’es pas heureuse de passer à la télé ?
    - Si, bien sûr Mizar, mais ce n’est pas la peine d’en faire toute une histoire !
    - Et pourquoi ils t’ont choisi toi et pas moi ? Moi aussi je suis une jeune femme pilote ! bougonna Phénicia.  
    - Oui, mais toi, tu n’es pas japonaise ! lui rétorqua Alcor.
    - Oui et alors, c’est pas d’ma faute tout d’même ! dit-elle un peu boudeuse.
    - Ne t’en fait pas Phénicia, je ne manquerai de parler de vous tous.
    - Vénusia, il serait vraiment préférable que tu évites de parler d’Actarus. Aux yeux des terriens, il est uniquement mon fils et en aucun cas le pilote de Goldorak. Quant à Phénicia …
    - Moi, je suis le pilote de Fossoirak, tout de même ! affirma Phénicia.
    - Oui, bien sûr Phénicia, je ne veux pas t’enlever ce mérite, mais tu comprendras que pour ta sécurité et celle de ton frère, il est préférable que tout le monde continue à ignorer vos véritables identités. D’ailleurs par mesure de sécurité, j’ai déjà informé la chaine de télévision que l’interview ne se fera pas au Centre, mais au ranch et que tu ne répondras pas aux questions qui peuvent mettre en danger les membres de la patrouille des Aigles.
    - Comment saurai-je si je peux répondre ou pas ?
    - Il te suffira de laisser le communicateur de ta montre ouvert pour que j’entende et je te le dirai grâce à cette oreillette miniaturisée. Ainsi, je serai constamment à tes côtés.
    - Je vois que vous avez déjà tout prévus, exprimai-je avec gratitude au Professeur et à Actarus.

***

Une semaine plus tard, le véhicule de la chaine de télévision nationale NHK fit son entrée au ranch. Pour l’occasion, Alcor, Phénicia, mon père et mon petit frère étaient présents. Quant à Actarus, il préféra rester discret et se tint à l’écart dans la maison.

Moi, de mon côté, je n’en menais pas large, mais pour faire bonne impression j’avais choisi de délaisser mes habits de pilote et de me présenter vêtue d’une jolie robe.

    - Bonjour mademoiselle Makiba, je m’appelle Emi Matsuda, je suis journaliste pour la chaine NHK. C’est moi qui mènerai l’interview. Et voici mon caméraman Kenji Ota.
    - Bonjour, soyez les bienvenus au ranch du boulot blanc.
    - Merci de nous recevoir, c’est un honneur de rencontrer trois des quatre pilotes de la fameuse patrouille des Aigles, nous salua le jeune homme.

***

Mademoiselle Emi Matsuda était une jeune femme d’origine japonaise. Elle était de taille moyenne, avec des yeux et des cheveux courts de couleur brun. Elle arborait un style vestimentaire à la fois moderne et urbain qui dénotait complètement par rapport au mien.

Quant au caméraman, monsieur Kenji Ota, c’était un homme plutôt grand et de corpulence moyenne, qui avec ces yeux verts et ces cheveux châtains foncés n’avait vraiment rien de japonais malgré le nom qu’il portait.

De prime abord, ils paraissaient tous les deux aimables et souriants.

***

Une fois toutes les présentations faites, chacun repartit de son côté, me laissant seule avec cette journaliste, qui selon ses dires, souhaitait effectuer l’interview en extérieur pour profiter du beau temps et du cadre exceptionnel du ranch.

Je lui soumis donc l’idée d’aller nous installer autour de la table sur laquelle nous mangions parfois et qui se trouvait sur le côté de la maison. Ce qu’elle accepta aussitôt, avant de demander à son caméraman d’installer les différentes caméras.

    - Celle-ci vous filmera, celle-là sera sur Emi et l’autre prendra un plan un peu plus large où vous serez toutes les deux. Dans le véhicule, j’ai une console d’enregistrement qui me permet à la fois de visualiser ce qu’elles enregistrent et de modifier le zoom ou l’angle de vue, m’expliqua gentiment monsieur Ota. Ainsi, je ne vous perturberez pas et vous finirez par oublier qu’elles sont là, essaya-t-il de me rassurer voyant mon air inquiet à l’idée d’être cernée de caméras.

Après toutes ces explications, le caméraman s’éloigna en direction de son véhicule.

    - En plus des caméras, est-ce que vous me permettez que j’enregistre notre conversation ? me demanda-t-elle. Cela facilitera mon travail.
    - Si vous voulez, répondis-je en essayant d’être la plus souriante et la plus décontractée possible face à cette situation nouvelle qui ne me rassurait pas du tout.

***

Mademoiselle Matsuda débuta son interview par des questions générales sur mon enfance, ma famille, mes études. Elle voulait d’abord dresser un rapide portrait de la jeune fille que j’avais pu être.

    - Pour les téléspectateurs, ce portrait est important, car il leur permet de se rendre compte que malgré le décès de votre mère, vous avez eu une enfance et une adolescence presque ordinaire. Cela n’a rien d’un jugement négatif, bien au contraire. Mais c’est aussi ce qui rend la suite de votre histoire si exaltante, vous comprenez !
    - Oui, enfin je crois, lui dis-je un peu intimidée qu’elle considère ma vie comme exaltante.

Puis, elle poursuivit par des questions sur les raisons qui m’avaient poussé à vouloir devenir pilote.

Bien sur, je ne pouvais pas lui avouer que j’étais tombée amoureuse du jeune homme qui autrefois travaillait dans ce ranch comme palefrenier, que ce jeune homme s’était révélé être le pilote de Goldorak et que je voulais tout simplement l’aider dans son combat.

Alors, je lui parlai de la peur que j’avais éprouvée lors des premières attaques, de ce sentiment d’impuissance que j’avais ressenti. Du fait qu’ensuite, lors de certains assauts, j’avais eu l’occasion d’intervenir et d’apporter mon aide. Je lui racontai notamment cette fois où Alcor était venu me secourir, ainsi que mon petit frère. Cette fois où je m’étais retrouvé à devoir piloter Alcorak sans avoir jamais pris une seule leçon de pilotage, parce qu’Alcor était trop blessé et qu’il en était incapable. Je lui racontais aussi cette autre fois où mon père et moi avions repéré un groupe de soldats qui s’apprêtait à investir le Centre. Et où j’avais été obligée d’agir pour les en empêcher.

Je lui expliquai ensuite, que tout cela m’avait donné le courage et la force nécessaire pour m’imposer au sein de l’équipe et pour devenir pilote. Tout simplement, parce je ne voulais plus rester passive face à ses monstres qui cherchaient à anéantir notre Terre.

    - Je vous trouve bien courageuse, je ne sais pas comment j’aurais réagi dans de telles situations, m’indiqua-t-elle après toutes mes explications.
    - Parfois, la situation est telle qu’on n’a pas vraiment le choix et qu’on agit sans trop réfléchir.
    - Je suppose que vous avez raison, néanmoins, je persiste à dire que tout le monde n’en aurait pas fait autant.

Ces paroles me rappelèrent celles d’Actarus et me réchauffèrent le cœur.

    - Alors ensuite, vous avez appris à piloter ?
    - Oui, tout à fait, c’est Alcor qui m’a appris. D’ailleurs, je profite de l’occasion pour le remercier. C’est un très bon pilote, mais aussi un excellent instructeur.

***
 
Concentrée sur l’interview, mademoiselle Matsuda ne fit pas attention à celui qui arrivait dans mon dos.

    - Pas un geste, mesdemoiselles ! Faites ce que je vous dis et tout ira bien ! s’exclama-t-il froidement.
    - Kenji ! Mais voyons ! Que dis-tu là ? s’étonna celle qui me faisait face.

Alors, le caméraman se décala au bout de la table, juste entre nous deux. Interloquées, sous le choc de cette intervention peu à propos, nous arrêtèrent de parler pour l’observer. Quelque chose dans son regard avait changé, ses yeux étaient devenus rouges et menaçants.

    - Si l’une de vous deux essaie de s’enfuir ou se met à crier à l’aide, je n’hésiterai pas à tirer ! nous prévint-t-il d’un ton ferme tout en nous montrant son arme qu’il cachait derrière son autre bras.  

Apeurée, Emi recula légèrement sur le banc et ne put retenir un petit cri de stupéfaction qu’elle étouffa bien vite dans ses mains.

Moi, bien qu’effarée par ces menaces, je restai impassible et conseillai à ma compagne d’infortune de ne rien tenter.

    - Tu devrais suivre le sage conseil de cette demoiselle ? lui adressa-t-elle avec un regard mauvais. D’autant que je ne suis pas seul !
    - Mais, qui êtes-vous ? Que voulez-vous de nous ? l’interrogeai-je afin d’en savoir un peu plus.
    - Qui je suis, cela ne te donnera rien de le savoir. En revanche, ce que je suis t’intéressera certainement plus ! Bien que tu dois probablement t’en douter.
    - Un envoyé de Véga !
    - Exact ! Maintenant que les présentations sont faites, c’est moi qui pose les questions ! Où se trouve le Prince d’Euphor ? En tant que coéquipière, tu dois forcément en avoir une petite idée ! me lança-t-il sur un ton ne laissant aucun doute quant à ce qu’il souhaitait lui faire. Si tu n’obtempères pas, cette belle demoiselle le paiera de sa vie ! ajouta-t-il en l’attrapant par le bras pour la maintenir à sa portée, alors que, de peur, elle allait encore reculer sur le banc.

Refusant de lui indiquer le lieu où était Actarus, mais ne sachant quoi faire pour protéger cette jeune femme qui semblait me supplier de lui venir en aide, je restai pétrifiée.

    - Je te laisse quelques secondes pour y réfléchir. Passé ce délai, je la tuerai et c’est toi qui me serviras d’appât. Je suis certain que ce cher prince ne résistera pas longtemps si je te menace, se mit-il à ricaner en nous fixant d’un regard froid.

***

Heureusement, à ce moment-là, j’entendis une petite voix dans mon oreille. Grâce à ma montre qui était allumée depuis le début, Actarus avait tout entendu.

    - Vénusia, surtout reste tranquille. Phénicia et Alcor sont en train de vérifier les alentours. Garde ton sang froid. Invente ce que tu veux pour gagner du temps et ensuite fait tout ton possible pour qu’il vienne vers la porte d’entrée de la maison. Ton père et ton frère sont à l’abri. Je suis là ne t’inquiète pas, je ne le laisserai pas te faire du mal, me murmura-t-il d’une voix assurée et réconfortante, ce qui me soulagea aussitôt.

Je n’étais plus seule.

***

    - Alors, tu te décides, me dit-il sèchement tout en me bousculant avec le bout de son arme.
    - Aiiiiih !!!
    - Allez ! Parles ! s’impatienta-t-il.
    - Comment le saurai-je ? Il est libre d’aller et venir où il veut ? me risquai-je à dire pour gagner du temps, priant en mon fort intérieur pour que cela ne le mette pas hors de lui.
    - Ne joues pas à ça avec moi ! répliqua-t-il en pointant son arme en direction d’Emi qui ne pu retenir un cri d’effroi.
    - Je vous en prie, il va le faire ! Je n’veux pas mourir ! sanglota-t-elle.
    - D’accord ! acquiesçai-je. Il est possible qu’il soit dans les écuries, il aime beaucoup les chevaux et il y va souvent.
    - Mauvaise réponse ! J’ai déjà vérifié ! Encore un mensonge et je mets ma menace à exécution, tu entends !
    - Dans la maison ! lâchai-je sans plus réfléchir. Il est probablement dans la maison !
    - Dans la maison ! Bien sûr, le seul endroit que je n’ai pas pu vérifier ! Lèves-toi ! mugit-il contre la journaliste en la tirant par le bras avant de la lâcher et qu’elle ne tombe à terre. Toi aussi !

Sans opposer de résistance, nous nous exécutâmes. Je pris Emi par la main pour l’aider à se relever et après avoir essayé de la rassurer du mieux possible, ensemble nous nous dirigeâmes en direction de la maison.

***  

Alors que nous arrivions juste devant la porte d’entrée, quelque chose surgit derrière nous et se jeta sur notre agresseur. Passé l’effet de surprise, je compris que cette tornade noire et rouge ne pouvait être qu’Actarus vêtu de sa combinaison de pilote.

Instinctivement, je poussai la journaliste dans l’encadrement de la porte où je me réfugiai avec elle.

Bien que sur ses gardes, notre assaillant avait été pris au dépourvu. Actarus en avait profité pour saisir son arme par le canon et la dévier de notre trajectoire. Puis, sans lui laisser le temps de se reprendre, il le frappa à plusieurs reprises, à la gorge, au visage, puis dans les parties génitales avant de s’emparer définitivement de son arme.

Désarmé, un genou à terre, le souffle court, geignant de douleur, l’homme de Véga fixait celui qui le tenait en joue avec mépris et arrogance. Actarus avait été plus rapide que lui.

    - Qui es-tu ? tonna-t-il.
    - Je suis celui qui était venu pour te tuer Prince d’Euphor, je me suis longtemps entraîné pour ça, mais visiblement cela n’a pas suffi. Tu es le plus fort… Tues-moi, allez vas-y, savoures ta victoire ! Tues-moi, tu entends ! J’ai échoué, je ne mérite pas de vivre ! s’écria-t-il…… Qu’est-ce que tu attends ! Pourquoi refuses-tu de tirer ? lui héla-t-il tout en se relevant doucement. Sache que si la situation était inversée, je n’hésiterai pas une seconde pour t’abattre et je m’en réjouirai !

Profitant de l’hésitation de son adversaire, il se précipita sur nous avec un couteau à la main.

Instantanément, un rayon lumineux scinda l’espace et l’atteignit, lui tirant un horrible hurlement de douleur, puis il s’écroula juste devant nous. Il n’était plus.

Pendant quelques secondes le silence fut total, chacun ayant besoin d’un peu de temps pour comprendre et accepter ce qui venait de se passer.

C’est alors, qu’une chose très étrange se passa. Des petites décharges électriques se mirent à secouer le corps inerte. Puis plus rien. Il n’y avait plus rien. Plus aucun corps. Le cadavre avait complètement disparu. Il s’était volatilisé.

Terrifiée, le cœur battant à tout rompre, la journaliste se laissa glisser contre la porte et s’écroula à terre. Incapable d’encaisser tout ce qu’elle venait de vivre, elle se mit à ventiler de plus en plus rapidement alors que ses yeux pleuraient à grosses larmes. Pendant que moi, je restai là, tétanisée, fixant avec effroi l’emplacement vide qu’avait laissé le cadavre en disparaissant sous mes yeux.

***

Aussitôt, Actarus vint vers moi. Il repoussa mes cheveux en arrière et me frôla la joue avec sa main pour me faire réagir et qu’enfin mon regard s’accroche sur le sien.

    - Vénusia, est-ce que ça va ? me demanda-t-il avec beaucoup d’inquiétude.  
    - Oui, ça va … merci, répondis-je presque machinalement sans vraiment y croire.

Prenant conscience des difficultés que ma compagne d’infortune éprouvait pour respirer, je m’abaissai à sa hauteur pour essayer de l’apaiser.

***

Au même moment, Alcor et Phénicia arrivèrent en courant.

    - Nous n’avons rien trouvé ! s’écria Phénicia.
    - Nous avons appelé le Centre pour qu’ils surveillent les alentours et qu’ils soient sur leurs gardes, mais nous, ici, on n’a pas trouvé la moindre trace, il était probablement seul.
    - C’est à espérer car ces êtres sont capables de prendre l’apparence de n’importe qu’elle personne qu’il rencontre et est bien malin celui qui peut s’en apercevoir.
    - Qu’est-ce que tu dis !? s’effraya Phénicia.
    - Si c’est vrai, nous sommes tous en danger. Est-ce que le Professeur le sait ?
    - Non, je viens juste de le comprendre en voyant comment son corps s’est désintégré tout à l’heure.
    - Tu l’as tué.
    - Oui, il ne m’a pas laissé le choix… Alcor, pendant que l’on s’occupe de cette jeune femme, peux-tu allez voir jusqu’au véhicule de la chaine de télé, le vrai caméraman est probablement dedans. Phénicia, s’il te plait, reste avec lui, profites-en pour joindre le Centre et pour tout leur expliquer.
    - D’accord !
    - On y va !

***  

Dès qu’ils furent repartis, Actarus s’agenouilla à son tour pour se mettre à la hauteur de la journaliste dont la respiration était un peu moins rapide. Mais devant cet inconnu casqué qu’elle venait tout juste de voir tirer sur une autre personne, elle prit à nouveau peur.

    - Vous n’avez plus rien à craindre mademoiselle Matsuda, lui indiqua-t-il après avoir relevé la visière de son casque pour qu’elle ait moins peur de lui… Vous êtes en train de faire une crise d’angoisse. Je vous en prie, regardez-moi, je suis un ami de Vénusia et je ne vous veux aucun mal, je cherche juste à vous aider, tenta-t-il de la rassura alors que je lui prenais la main.

Calmement, Actarus lui expliqua comment faire ralentir sa respiration. Bien qu’hésitante au début, elle finit par obtempérer en voyant qu’il voulait seulement l’aider.

    - Voilà, bien, c’est beaucoup mieux. Maintenant, acceptez-vous que je vous aide à vous relever ? lui proposa-t-il.

Après une certaine réticence que nous pouvions lire dans ses yeux, elle approuva d’un simple geste de la tête. Mais rapidement, Actarus comprit qu’elle était bien trop faible et que ses jambes n’arrivaient même plus à la porter. Alors, il prit l’initiative de la prendre dans ses bras et la porta jusqu’au salon tout en s’appliquant à lui parler doucement pour la réconforter.

***

Une fois dans le salon, il l’installa le plus confortablement sur le canapé avant de reculer de quelques pas pour appeler Alcor avec le communicateur de sa montre.

    - Alcor, es-tu que tu m’entends ! Où en es-tu ?
    - Tu avais raison ! Il est bien là, mais il est inconscient, je vais appeler le Centre pour demander l’aide du docteur.
    - Dis-lui qu’il faut aussi qu’il passe chez Riguel, pour ausculter mademoiselle Matsuda, elle vient de faire une crise d’angoisse. Elle va mieux, mais elle ne peut pas repartir comme ça.
    - Oui, je m’en occupe ! affirma-t-il avant de couper la communication.
    - En attendant qu’il arrive, je vais veiller sur elle si tu veux, lui dis-je.
    - Merci Vénusia, mais tu es sous le choc toi aussi, tu devrais te reposer aussi.
    - Non, ça va aller, je t’assure et puis c’est préférable, lui dis-je en lui faisant remarquer discrètement qu’il portait toujours sa tenue de pilote.
    - Bien, comme tu voudras, prends bien soin d’elle et de toi.
    - C’est promis, répondis-je avec émotion.
    - Prince d’Euphor ! souffla la petite voix fatiguée d’Emi Matsuda en se redressant un peu et en lui tendant sa main qu’il prit aussitôt. Merci. Merci infiniment pour tout.

Actarus la remercia d’un petit sourire et d’un geste de la tête, puis il s’en alla. Il était préférable qu’aucune autre personne ne le voie ainsi vêtu en ces lieux.

***

Après avoir ausculté le caméraman et la journaliste, le docteur en conclut que monsieur Ota pouvait rentrer, mais que par mesure de sécurité, il était préférable que mademoiselle Matsuda reste au repos jusqu’au lendemain. Il fut donc décidé qu’elle resterait au ranch pour la nuit et qu’Alcor la reconduirait.

Bien que fatiguée par toutes les émotions qu’elles avaient éprouvées, en bonne professionnelle qu’elle est, la journaliste me proposa de terminer l’interview, mais aussi surtout de reparler des évènements de la journée et de l’intervention du Prince d’Euphor.

D’ailleurs, à mon grand désespoir, ce dernier point semblait beaucoup l’intéresser.

Comment avait-il su ? Comment se faisait-il qu’il parle aussi bien le japonais ?
Comment ceci ? Comment cela ?

Comment pouvais-je lui en vouloir d’être aussi curieuse ? Après tout, elle était journaliste et c’était certainement la première fois qu’elle rencontrait un extraterrestre d’aussi prêt.

    - Mademoiselle Matsuda…
    - Après ce que nous avons vécu, je vous en prie, appelez-moi Emi, me coupa-t-elle.
    - Emi … je vais être directe avec vous, je ne peux répondre à aucune question le concernant, vous n’étiez pas sensée le rencontrer et encore moins voir son visage… Vous devez comprendre que tant qu’il y aura la guerre, le Prince d’Euphor ne sera en sécurité nulle part sur la Terre, Véga fera toujours son maximum pour le retrouver et le tuer. Et comme vous l’avez vu aujourd’hui, ces monstres sont réellement prêts à tout, car il est le seul rempart entre eux et nous… Nous devons donc tout faire pour l’aider et le protéger. Alors, je vous en conjure, ne dîtes à personne que vous l’avez vu ici, cela doit rester un secret. Dans le cas contraire, vous lui feriez courir de gros risques, vous vous mettriez toute seule en danger et par la même occasion, mon père et mon petit frère Mizar qui vivent ici le seraient aussi… L’avenir de la Terre et l’issue de cette guerre dépendent de vous et de ce que vous allez décider.

Me regardant d’abord avec surprise et effarement, elle finit par me confier.

    - Je crois que je comprends ce que vous voulez me dire.
    - Promettez-moi que vous n’en parlerez pas ! C’est extrêmement important ! Inventez une version un peu différente de ce qui s’est passé si vous souhaiter en faire allusion, mais promettez-moi de ne pas mentionner sa présence !
    - Je vous le promets Vénusia.
    - Merci, merci infiniment pour lui et pour nous tous.

***

Quelques semaines plus tard, le reportage me concernant passa enfin à la télévision et pour cette « grande » occasion, nous nous retrouvâmes tous au ranch.

Assis les uns à côtés des autres devant le poste de télévision, nous découvrîmes ensemble mon interview. J’étais mal à l’aise de me voir ainsi, je me trouvais gauche et pas du tout à mon avantage. Mais, je dois reconnaitre que cela me fit tout de même plaisir d’entendre Emi parler de moi en utilisant des termes valorisants, voir même élogieux.

Néanmoins, je ne fus pas mécontente lorsque ce fut enfin fini, malgré la standing ovation à laquelle j’eus le droit dès le début du générique de fin.

    - Vive ma petite fille !!! Hourra !!! Elle est la plus formidable de toutes !!! hurla mon père.
    - Papa, voyons !
    - Bravo grande sœur !
    - Merci Mizar.
    - Ton père exagère peut-être un peu comme à son habitude, mais il a raison, c’était un très beau reportage et mademoiselle Matsuda a su se montrer objective et mettre en évidence toutes tes qualités, elle a superbement bien travaillé.
    - Merci Professeur, dis-je très émue par ses remarques. Soyez certain que je lui dirais dès que j’aurai l’occasion de lui parler.
    - Bravo petite sœur, tu mérites toutes les belles choses qu’elle a dîtes sur toi, s’enthousiasma Phénicia
    - Alors, tu ne m’en veux plus d’avoir été choisie.
    - Oh ! Bien sûr que non ! C’était pour rire !
    - Alors je te remercie, ma chère petite sœur.
    - Pour une fois, je suis entièrement d’accord avec Phénicia. Mais, dis-moi, sais-tu pourquoi elle a dit que c’était moi qui vous avez protégé de ce monstre ?
    - Par mesure de sécurité et pour que cette endroit reste un havre de paix, j’ai pensé qu’il était préférable qu’elle modifie un peu la réalité. Elle m’a promis de ne jamais faire allusion au rôle et à la présence du Prince d’Euphor.
    - Je comprends et tu as eu raison, j’espère seulement qu’Actarus ne m’en voudra pas de passer pour le héros. Où est-il d’ailleurs ?  

***

Voyant que j’étais très occupée à recevoir les compliments de toute notre famille, Actarus en avait profité pour s’isoler sur la terrasse. Curieuse de connaitre son avis, je décidai de le rejoindre.

    - Tu n’as rien dit depuis la fin du reportage, tu n’as pas aimé, lui demandai-je avec un peu t’inquiétude dans la voix.

Voyant que sa réponse m’importait beaucoup, il me sourit et m’embrassa hâtivement sur le front comme pour me rassurer.

   - Je te connais depuis suffisamment longtemps pour savoir tout ce qu’elle a dit dans son reportage. Je n’ai donc pas été étonné qu’elle te présente comme une jeune femme exceptionnelle et courageuse, si c’est ce que tu veux savoir… Néanmoins, je suis heureux qu’elle n’ait pas fait allusion à l’autre Vénusia, celle que je suis le seul à connaitre.

Intriguée par ces derniers mots et le sens qu’ils pouvaient bien avoir, je le dévisageai pour l’inciter à s’expliquer. Ce qui le fit sourire à nouveau.

    - Ne va pas t’imaginer certaines choses, je voulais simplement parler de la jeune femme douce et câline que j’adore embrasser et serrer dans mes bras… Cependant, je voulais te remercier.
    - Me remercier ! Puis-je savoir pourquoi ?
    - J’ignore ce que tu lui as dit, mais j’approuve la version qu’elle a donnée concernant l’attaque du faux caméraman, j’avoue que je craignais que cet endroit ne devienne trop fréquenté et de ne plus pouvoir sortir du Centre. Toute cette merveilleuse nature m’aurait beaucoup trop manqué. Ainsi que les remontrances de ton père, plaisanta-t-il.
    - Actarus ! Eloignes-toi de ma fille, tu veux !

Surprise par cette coïncidence qui n’en était certainement pas une, j’observai Actarus avec curiosité.

    - Bien sûr Riguel, si c’est ce que tu souhaites, je m’en vais, dit-il en lui souriant avant de passer à côté de lui pour rentrer à l’intérieur.
    - Mais, non ! Ce n’est pas ce que je voulais dire ! Tu peux rester ! Vénusia, mais où vas-tu ?
    - Je rentre aussi, tu ne crois tout de même pas que je vais rester ici toute seule ! le taquinai-je.
    - Maiiiis ! Vénusia, viens ici ! Oooooh ! Mais à quoi ça sert que je proteste, si vous vous en allez tous les deux ! Attendeeez ! Vous n’pouvez pas me faire ça ! Nooooooon !!!

À suivre…
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