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 Et refleuriront les lys...(Terminée)

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hikaru

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Jeu 6 Oct 2016 - 7:01

C'est dans notre vie de tous les jours que l'on tire une grande partie de notre inspiration, alors il est assez normal que parfois notre réalité et celle des personnes que l'on connais rattrape nos fictions.

Difficile de ne pas mettre un peu de nous dans nos récits. D'ailleurs, à mon sens, c'est ce qui les rend si particulier et émouvants. Wink


Citation :
 Il y aura un épilogue en fait. Sinon, il me semblait qu'il restait trop de "fils pas attachés"  

Very Happy cheers
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Kass01

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Jeu 6 Oct 2016 - 7:12

Coucou

Je suis de retour des USA et j'ai eu même le temps de lire ton chapitre :-)

Comme toujours je suis admirative de la manière dont c'est écrit, je suis transportée dans l'histoire et j'imagine très bien les personnages selon tes descriptions.

Un chapitre bien douloureux mais très bien écrit et me réjouis de lire l'épilogue. Actaée a appris de manière bien brutale la mince séparation entre la vie et la mort mais la vie est ainsi faite et on ne peut pas toujours protégé ceux qu'on aime et surtout pas contre leur gré.

Encore un Grand merci pour ce magnifique chapitre
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Jeu 6 Oct 2016 - 12:47

hikaru a écrit:
C'est dans notre vie de tous les jours que l'on tire une grande partie de notre inspiration, alors il est assez normal que parfois notre réalité et celle des personnes que l'on connais rattrape nos fictions.

Difficile de ne pas mettre un peu de nous dans nos récits. D'ailleurs, à mon sens, c'est ce qui les rend si particulier et émouvants. Wink

Tu as raison mais d'habitude j'essaie d'y aller disons "avec délicatesse".

Kass01 a écrit:
Je suis de retour des USA et j'ai eu même le temps de lire ton chapitre :-)

cheers

Citation :
Comme toujours je suis admirative de la manière dont c'est écrit, je suis transportée dans l'histoire et j'imagine très bien les personnages selon tes descriptions.

Merci! C'est très gentil, surtout que dans ce récit, les persos que j'ai créés (Sayari, Sadir et Actaée) prennent vraiment beaucoup de place. Je suis contente de voir qu'ils s'intègrent assez bien parmi les persos originaux. Embarassed

Merci à toi Kass01 et j'espère que ton voyage aux ÉU s'est bien passé. Very Happy
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Goku123

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Jeu 6 Oct 2016 - 16:52

Tres belle histoire. J'ai eu les larmes aux yeux.
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Jeu 6 Oct 2016 - 18:23

Merci à toi pour ta lecture Goku123. Contente que cela t'ai touchée! Embarassed I love you
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juliett_009

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 7:25

Wo! J'admets que j'avais pas realise que je n'avais pas encore lu plusieurs chapitres Rolling Eyes

J'avoue aussi avoir eu un peur quand tu as mentionne esperer qu'on puisse te pardonner....Apres tout tu es la seule avoir osee tuer notre heros dans une de tes fictions What a Face

Honnetement, j'ai bien aime les derniers chapitres. Bravo! flower
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 11:54

Juliett a écrit:
J'avoue aussi avoir eu un peur quand tu as mentionne esperer qu'on puisse te pardonner....Apres tout tu es la seule avoir osee tuer notre heros dans une de tes fictions What a Face

En effet, je ne suis pas toujours tendre avec nos héros... Embarassed Embarassed Embarassed

Contente que cela t'ait plu!

Merci à toi Juliett!
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 15:43

Citation :
Apres tout tu es la seule avoir osee tuer notre heros dans une de tes fictions What a Face

Oh oui je me rappelle de ce one shot !!! Sad Sad Sad

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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 15:45

Gurendaizä a écrit:
Citation :
Apres tout tu es la seule avoir osee tuer notre heros dans une de tes fictions What a Face

Oh oui je me rappelle de ce one shot !!! Sad Sad Sad

Embarassed Embarassed Embarassed Aïe! Faudra un jour que j'essaie de t'écrire plus de trucs joyeux ma pauvre Gurendaizä!
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 15:47

D'ailleurs je suis retournée le lire !

merci pour ta proposition ! Wink Wink Wink Wink

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juliett_009

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 18:02

Personnellement, je crois qu'il s'agit d'histoires et d'imagination: on peut laisser aller la ou notre inspiration nous conduit. Je trouve aussi que les fanfictions sont plus interessantes quand elles prennent des tournures inattendues et differentes... Quand c'est plus ou moins trop similaire, je finis un peu par perdre interet...

Il a d'ailleurs beaucoup de livres adaptes au cinema qui sont tres differents de l'histoire originale... Cerrtaines adaptations ont ete des fiascos, mais d'autres ont apportes des touches que le public a bien aime.... Nous sommes habitues aux recits ou "tout fini bien"... Mais des fois, les fins tragiques nous font reflechir...

Mais honnetement, il est tres sympa de lire ta plume sunny
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venusia45

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Ven 7 Oct 2016 - 23:28

bouh, je viens de m'apercevoir que les illustrations des pages 4 et 21 ne passent plus Sad Sad
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 8 Oct 2016 - 1:14

Ah grrr! Evil or Very Mad

Je les remettrai en place t'inquiète. Et elle seront aussi présentes dans la version papier lorsque je la rendrai disponible.
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 8 Oct 2016 - 15:23

Tu feras une version papier ?

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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Dim 9 Oct 2016 - 3:18

Gurendaizä a écrit:
Tu feras une version papier ?

Enfin, je voulais dire pdf comme pour mes autre fics. Embarassed Les personnes intéressées n'auront qu'à me le faire savoir par MP.
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Dim 9 Oct 2016 - 14:29

Citation :
Enfin, je voulais dire pdf comme pour mes autre fics. Embarassed

Ah oui ? C'est amusant je viens de relire "Ciel d'Automne" ! Wink Wink Wink

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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Dim 9 Oct 2016 - 15:37

Gurendaizä a écrit:
Ah oui ? C'est amusant je viens de relire "Ciel d'Automne" ! Wink Wink Wink

Embarassed Embarassed Embarassed Ouille! Ça nous ramène loin!
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Lun 10 Oct 2016 - 14:34

lol! lol! lol! lol! lol! Wink Wink Wink Wink Wink Wink

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homnorak

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Lun 17 Oct 2016 - 15:51

Merci pour ce nouveau chapitre.
Je n'aurais pas pensé à cette fin tragique même si beaucoup de choses dans le comportement du personnage me le faisait soupçonner. Sadir est ce type de héros des grands dramaturges. Bon il aurait pu aussi virer du côté des forces du mal. Alors je préfère ce choix là.
Par contre, cela ne va pas être facile pour Actaé. Comment va-t-elle continuer ? Saura-t-elle trouver la force pour remonter cette pente qui la mène un peu plus loin à chaque chapitre ?
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Mar 18 Oct 2016 - 14:26

homnorak a écrit:
Sadir est ce type de héros des grands dramaturges.


Wow! Merciiii! Embarassed Embarassed Embarassed

Citation :
Bon il aurait pu aussi virer du côté des forces du mal. Alors je préfère ce choix là.

Malheureusement, Goldo nous a habitué aux persos qui meurent à la fin... Et souvent par leur propre volonté... Sad

Citation :
Par  contre, cela ne va pas être facile pour Actaé. Comment va-t-elle continuer ? Saura-t-elle trouver la force pour remonter cette pente qui la mène un peu plus loin à chaque chapitre ?

C'est vrai que je ne l'ai pas ménagée elle non plus. Vous saurez tout de son destin dans l'épilogue. Wink

Merci pour ta lecture et ton com Homnorak!
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 3 Déc 2016 - 20:16

Encore quelques petites phrases à peaufiner et je pourrai enfin vous livrer l'épilogue...
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 3 Déc 2016 - 21:15

Épilogue

Et refleuriront les lys

Doigts gourds et sales dans le petit matin,
Fouillent la terre humide et nourricière.

L’air matinal printanier, frais, humide et chargé de l’odeur des cerisiers en fleurs, s’engouffra par la porte principale de la grande serre. Léto, les bras chargés de sacs de terre la referma d’un léger coup de pied botté. Elle déposa son fardeau dans un coin et lança à la cantonade :

« Enfin terminé! Tous les plants sont chargés et prêts pour leur grand voyage! »

Des exclamations de satisfaction accueillirent cette annonce. Les quelques employés avaient travaillé toute la nuit à préparer cette « commande » toute spéciale, la plus importante dans l’histoire de la serre du ranch du Bouleau blanc. De l’autre bout de la bâtisse, on entendit la voix devenue éraillée, moins forte et claire qu’autrefois mais encore reconnaissable de Vénusia :

« Bravo pour votre travail et merci. Vous êtes tous en congé pour le reste de la journée. »

Des rires et des remerciements joyeux suivirent ces mots. Jeunes et moins jeunes se dirigèrent vers la sortie en se congratulant. Léto cependant traversa la serre vers la patronne qui avait dirigé les opérations délicates d’emballage et de transfert des plants depuis une petite estrade pour mieux surveiller le tout. La fille de Riguel avait des cernes sous les yeux mais arbora un sourire fatigué lorsqu’elle vit sa belle-sœur s’approcher :

- Toi aussi Léto. Va te reposer un peu.

Vénusia descendit péniblement. Il lui était encore difficile de se mouvoir après une longue période d’inactivité mais jamais elle n’aurait laissé à quelqu’un d’autre le soin de superviser le travail. Léto fit semblant de ne pas remarquer ses difficultés. Elle savait comme tout le monde ici que Vénusia détestait qu’on la plaigne.

- Ça va, répondit-elle. J’ai l’habitude avec le bébé. Et toi, comment te sens-tu? Tu sais, tu n’avais pas besoin de t’occuper de ce chargement. J’aurais aussi bien pu le faire… Surtout aujourd’hui…

Mais Vénusia secoua la tête :

- Non, j’aimais mieux travailler. Je n’aurais pas dormi de toute façon…

Peut-être aurait-il mieux valu ne pas aborder le sujet. Léto, un peu mal à l’aise, chercha un moment que répondre. Remarquant une série de plants toujours dressés sous les lumières artificielles près du mur, elle crut trouver un diversion :

-Tiens, il en reste! Tu as décidé d’en garder quelques-uns? Tu veux poursuivre les expériences alors?

Vénusia se détourna pour caresser du doigt les longs pétales blancs, gracieusement recourbés.

- Ceux-ci ont éclos trop tôt. J’ai décidé de les garder mais je ne sais pas encore si je poursuivrai des études sur ces hybrides. Non, je voulais juste que la Terre garde un souvenir de lui…

Lui…Ce Sadir qui avait tant bouleversé leurs vie. Malgré la mort tragique du jeune homme, elle ne lui avait pas encore tout à fait pardonné la peine qu’il avait faite à Actaée. Et puis, lorsqu’elle avait repris le travail, quelques mois plus tôt, entrant dans son bureau, elle avait trouvé une lettre non cachetée et un paquet de sa part. Personne n’y avait touché depuis son accident. La lettre disait :

« Vénusia, voici des graines lyrios. C’étaient des fleurs de ma planète Euphor. Comme vos fleurs très belles mais très très grandes. Je donne à vous ce cadeau. Je souvenir c’était les fleurs préférées d’Actarus. Peut-être pousser peuvent les lyrios sur votre planète aussi?

Votre ami Sadir »

Les mots étaient hésitants car certainement, Sadir n’avait pas encore eu le temps à l’époque d’apprendre à parler parfaitement leur langue, encore moins à l’écrire. Le ton était celui de quelqu’un qui cherchait à tout prix à faire plaisir. À bien y penser, Sadir avait cherché souvent à s’exprimer par des cadeaux peut-être pour palier son manque de vocabulaire: Vénusia se rappelait la chanson qu’il avait composée pour Actaée et maintenant il y avait ce petit présent pour elle. À moins que ce ne soit simplement une marque d’amitié. Et puis bien sûr il y avait eu cette harpe…

Elle avait examiné le contenu du paquet : une poignée de graines, chacune aussi grosse que son pouce, noire et ridée comme un fruit trop sec. Une partie de Vénusia avait voulu jeter ces graines au loin et brûler cette lettre qui venait rouvrir des blessures encore fraîches mais la scientifique en elle avait réfréné cette envie.
Avec un enthousiasme teinté de mélancolie, elle avait regardé pousser cette plante venue de l’autre bout de la galaxie. Une fois en terre, les lyrios avaient crû à une vitesse effarante, remplissant de leurs gigantesques feuilles une grande partie de la serre avant que les fleurs elle-même n’éclosent, hautes comme des arbres, cachant le soleil aux autres plantes poussant plus bas.

Puis était venue l’idée de croiser ces immenses plants avec les lys terriens qui leur ressemblaient tant. Tentative presque sans espoir de succès…Pourtant le résultat était là, devant elle aujourd’hui, dans ces plants vigoureux lui arrivant à la taille. Les corolles blanches, grandes comme des assiettes, lui présentaient un cœur tigré de mauve. Leurs racines et leurs feuilles étaient comestibles, contenant une grande variété de substances indispensables à la vie. On s’attendait à ce que même les graines soient bonnes à manger. Mais on ne pourrait pas attendre jusque-là : la mission de l’Odysséus allait commencer aujourd’hui. À d’autres qu’elle le soin de découvrir les autres vertus de cette plante, hybride d’Euphor et de la Terre qui allait bientôt pousser à des milliers de kilomètre de là.

La gorge nouée, Vénusia murmura :

« J’avais raison de craindre la présence de Sadir. Sans aucune faute de sa part, il a été la cause de bien des souffrances. Mais si la mère en moi pleure aujourd’hui, la terrienne doit quand même lui rendre hommage pour ce qu’il a fait pour nous. Et puis Actarus me l’avait demandé… »

***

Semence secrète cachée aux mortels
Par une magie ancestrale
se crève d’une plantule fragile.


Le même vent chargé d’effluves odorants faisait à présent chanter les feuilles toutes neuves de l’érable centenaire. Les rubans blancs accrochés l’été dernier avaient fini par se désintégrer avec le temps mais il y en avait un nouveau qui frissonnait maintenant parmi les ramilles basses. Seul le nom avait commencé à pâlir.

Actarus descendit de cheval et s’approcha en songeant comme il était incongru de parler aujourd’hui de cet arbre comme de l’ « arbre des morts ». La vie respirait par ses branches fièrement dressées dans le printemps.

Mais ce petit fanion solitaire… Mais cette absence renouvelée chaque jour…Mais les mots, les derniers mots prononcés ici même cette funeste nuit et qu’il n’avait pas compris.

Le vent humide et chargé de promesses caressa sans les assécher les joues du prince sur lesquelles coulaient deux larmes amères.

Une présence se fit sentir soudain tout près de lui. Une petite main un peu calleuse s’accrocha à la sienne et une âme sœur partagea un instant sa peine. Il se tourna vers elle, la laissant voir pour la première fois la profondeur de son chagrin. Elle aussi avait les yeux noyés de larmes.

« Père… »

Il sourit, réchauffé par sa présence. Puis il murmura, en guise d’explication :

« Il me manque. »

Elle serra sa main un peu plus fort et appuyant sa tête sur l’épaule de son père, elle répondit :

« Moi aussi… »

Puis, poussé par il ne sut jamais quelle force, ou peut-être fut-ce par l’esprit de cet ami, flottant peut-être encore parmi les jeunes feuilles, il ajouta :

« Il m’aimait. »

Actaée leva son pur et désormais si triste regard vers lui :

« Je sais. »

Actarus trembla. Une lourde pierre se déposa sur son cœur. Dure, impitoyable et éternelle : le remords. Actaée, toujours appuyée sur son épaule regardait maintenant la danse presque lascive du ruban dans l’air frais du matin. Elle ajouta tout bas :

« Je le sais depuis longtemps. Je l’ai découvert de la façon la plus honteuse qui soit. J’en étais mortifiée, malheureuse. Et j’ai pensé, naïvement, que de le repousser ferait moins mal que de faire face à mon chagrin et à ma honte. Il en est mort. »

Sa voix se brisa. Actarus la sentit soudain peser plus lourd sur son épaule alors qu’elle s’y accrochait pour laisser éclater des sanglots silencieux et déchirants malgré tout. Il la serra contre lui, comme pour absorber toute cette douleur et l’en libérer. Puis il chercha son regard et dit :

« Non, Actaée, je t’interdis de prendre cette responsabilité, tu m’entends? Je te l’interdis. J’étais on meilleur ami. J’ai vu comment il se portait, comment il se comportait. J’aurais dû réagir mais j’ai cru, moi, qu’il allait s’en sortir… »

Il marqua un temps puis ajouta :

« Qu’il allait guérir de cet amour. Si quelqu’un doit se sentir responsable… »

Mais la jeune fille secoua la tête :

« Non, père! Je t’en prie, cesse de te faire du mal! Je ne veux pas que tu sois triste. Pas aujourd’hui. »

Ce ton suppliant, ces mains qui le serraient maintenant à son tour. Au prix d’un grand effort, il esquissa un faible sourire. Elle respira aussi un grand coup et cessa ses pleurs, les laissant mourir sous la tendre caresse du vent, sans les essuyer.

Ils demeurèrent un long moment en silence, enlacés, bercés, et finalement apaisés par le chant murmuré de la brise dans les branches de l’arbre centenaire. Enfin Actarus se tourna vers sa fille :

- Tu es bien certaine de ta décision? Tu pourrais encore…
- Non, père, je t’en prie cesse de t’en faire. J’ai bien réfléchi et je ne changerai pas d’idée.
- Tu vas tant me manquer…

Fragilisé, l’homme, le père sentit encore ses yeux piquer et sa gorge se nouer.
Pour toute réponse, sa fille, sa précieuse et indomptable princesse se lova dans ses bras.

***

Pâle soleil, pluie monotone, jour sur jour,
La tige fièrement fend sa prison,
Pour s’affranchir des obscures profondeurs.

De loin, on aurait cru voir un jeune homme qui regardait la mer, les pieds enfoncés dans le sable humide et froid d’avril. Un jeune homme qui ressemblait étrangement au palefrenier du ranch du Bouleau Blanc, celui qui avait fini par épouser la fille du vieux fermier… Mais non, à y regarder de plus près, ce n’était pas ce jeune homme-là, d’ailleurs devenu un homme mûr aujourd’hui. C’était une grande fille, les épaules couvertes d’une veste de cuir, ses bottes laissées plus haut sur le sable sec et dont les boucles courtes caressaient maintenant la mâchoire. Elle étendit le bras et, dans un geste qui ressemblait à une bénédiction, laissa s’envoler la dernière mèche brune tout juste coupée de sa chevelure.

Les cheveux glissèrent sur la brise avant d’aller choir sur l’écume blanche des vagues, dernier sacrifice sur son passé et son amour. Actaée remit les ciseaux dans sa poche et se retourna vers son cheval qui l’attendait patiemment sur la rive. Une seule mèche avait survécu au carnage, boucle bleue et solitaire qui volait encore au vent, lui battant les reins. La jeune fille essuya une larme et remonta son col pour protéger son cou soudain vulnérable. Elle se rechaussa avant d’enfourcher sa monture et de tourner le dos à la mer qu’elle adorait.

« Quand reverrai-je ces falaises, cette plage? Quand sentirai-je à nouveau ce vent et ces embruns? »

Elle galopa longtemps sur la côte sauvage. Elle poussa sa monture jusqu’à ce que cette dernière montre des signes de fatigue. Alors elle descendit et, caressant les flancs et les naseaux humides de sueur, elle lui enleva la bride et la selle et, posant son front sur celui de l’animal, elle dit doucement :

« Allez maintenant, tu es libre ma belle Nyx. Je sais que tu as toujours aimé cet endroit, ces champs près de la mer. Je te laisse à elle. Je te la confie. Et si un jour, tu le veux, le ranch sera toujours là pour toi. »

Elle joua un instant avec les mèches noires de la crinière de cette bête qui avait été sa compagne depuis sa plus tendre enfance puis lui donna une petite tape sur le flanc. La bête hennit doucement, se recula un peu et piétina un moment sur place, écrasant les herbes folles sous ses sabots. Puis Actaée répéta :

« Allez! Va! »

La jument hennit de nouveau et s’élança comme une flèche, croyant à un jeu, à une nouvelle course entre sa maîtresse et elle.

Mais la jeune fille resta plantée sur la falaise à écouter le battement sourd des vagues frappant le roc.

***

Neuve, pleine, poussée par la sève
Se déploie dans l’air humide et frais
Timidement caresse le vent de sa foliole.

« Tu es prête? »

Céryx se tenait dans l’embrasure de la porte, un gros sac de voyage accroché à l’épaule. Il observa la jeune fille qui enfilait ses sandales en lui présentant son pur profil. Dieu qu’elle était jolie! Cette petite fée toujours souriante n’avait plus rien à voir avec son ancienne camarade à l’humour piquant ni même avec l’espionne amère et vengeresse qui avait bouleversé leurs vies. Non, cette dernière avait bel et bien disparu, emportée par le pouvoir destructeur de Sadir. À sa place se trouvait maintenant une jeune fille charmante et ingénue, qui découvrait le monde avec délices et qui ne se souvenait absolument pas de sa vie avant son réveil. Et contre toute attente, elle s’était tournée vers le jeune stagiaire, en quête d’un ami.

-Oui, je n’ai que ceci à descendre.

Elle lui montra son petit sac à dos. Céryx n’était pas surpris qu’elle ne possède presque rien malgré les nombreux mois qu’elle venait de vivre ici. Contrairement à lui, la jeune fille n’allait pas simplement terminer son stage, elle allait repartir du Centre avec tout ce qu’elle possédait et recommencer sa vie à zéro.

Depuis les événements qui avaient mené à la mort de Sadir, ses cheveux avaient repris leur couleur noire naturelle et elle les avait laissé repousser suffisamment pour qu’ils frôlent maintenant ses épaules. Au début Céryx s’était, comme tout le monde, méfié de ce changement complet de personnalité. C’était comme si une nouvelle personne s’était brusquement éveillée entre les draps immaculés de cette chambre-prison. Le jeune homme avait voulu, en mémoire de son ami tué, continuer d’haïr cette fille de Véga. Mais elle ne se rappelait de rien. Elle avait tout réappris : marcher, parler, écrire. Comme un enfant et pourtant beaucoup plus vite, innocente et dévorée de curiosité. Et peu à peu, sans l’avoir cherché, il s’était doucement attaché à cette nouvelle Thémis, si différente, si simple et si vulnérable.

Elle se tourna enfin vers lui et lui tendit un petit papier un peu chiffonné. Ses joues se colorèrent et elle lui dit :

- Voilà, c’est pour toi.
- Qu’est-ce que c’est?
- Et bien, hier soir, je ne sais pas trop pourquoi, j’ai regardé le ciel tout noir et pourtant si beau avec toutes ces belles étoiles et… Je ... je t’ai écrit un poème je pense.

Surpris, flatté, il lut un moment en silence avant de lui sourire. Puis, il lui tendit la main et, sans un regard en arrière, ils quittèrent les murs du Centre.

***

Orgueilleux, le bouton
Feint la modestie
Éclos, sa jupe relevée,
Sans vertu, joue le tout pour le tout.

Les estrades étaient remplies à craquer. Le soleil dardait ses plus beaux rayons sur l’esplanade située à quelques centaines de mètres du Centre. Dans l’espace réservé aux médias, des journalistes venus de tous les continents se pressaient et ajustaient leur équipement. La fébrilité et l’anticipation étaient à leur comble.

Riguel, tenant Altaïr sur ses genoux, Mizar avec Phoebus à ses côtés et Léto portant le petit Misam* avaient gagné leurs places très tôt et les enfants commençaient à trouver l’attente un peu longue :

- Il est où papa? Et maman, on va la voir bientôt? fit Altaïr.
- Bientôt mon chéri, mais avant Sayari va présenter les personnes qui vont partir dans l’Odysséus, répondit Léto.

Elle s’assura que le bébé gardait son chapeau bien sur la tête.

- Moi j’aurais bien aimé rester au Centre avec Grand-père, fit Phoebus.
- Mais il est très très occupé aujourd’hui ton grand-père, répondit Mizar. Console-toi mon grand, tu as au moins eu la chance de visiter l’Odysséus! Là, tu vois, ça commence!

Au loin, près d’une plate-forme spéciale, Sayari s’avançait, digne et altière dans sa veste de travail aux couleurs du Centre. Au micro, après les salutations d’usage, elle commença à égrener les noms et les qualifications des vingt-six pionniers qui allaient partir pour la planète Mars. Quatorze femmes et douze hommes qui allaient vivre la plus grande aventure interplanétaire jamais conçue pas l’être humain. Des scientifiques mais aussi des bâtisseurs, des techniciens et même des artistes, de tous horizons et de toutes origines. Ils allaient devoir vivre tous ensemble dans l’Odysséus durant plusieurs mois avant même d’être rendus à destination puis encore quelques mois de plus, le temps de construire la première « bulle-dôme » dans laquelle ils pourraient enfin emménager et commencer leur mission de colonisation de la voisine de la Terre, mission qui allait durer un minimum de huit ans au total.

Chaque personne, vêtue de sa combinaison de vol blanche et son casque sous le bras, se présentait sur la plate-forme surplombant l’esplanade, saluait de la main la foule qui l’acclamait puis descendait se placer aux côtés de l’entrée vers le tunnel qui les le ramèneraient vers le vaisseau encore caché dans son hangar souterrain. Le public acclamait chaudement ces gens qui avaient accepté de tout quitter pour tenter une aventure aussi périlleuse.

Soudain, Sayari se tut. Le dernier passager de l’Odysséus venait de monter sur la plate-forme. Contrairement aux autres, il avait gardé un casque qui lui cachait le visage et n’était pas vêtu de blanc mais arborait plutôt des couleurs qui firent réagir les plus âgés des spectateurs :

« On dirait ce jeune homme là… Tu te souviens? On le voyait à la télé pendant la guerre. Le pilote… le pilote de Goldorak. »

L’apparition immobile, grande et svelte, ne saluait pas. Le soleil éclatant de l’après-midi se reflétait sur son casque, éblouissant les spectateurs.

« Mais non, ça ne peut pas être lui, il ne partirait jamais dans un autre vaisseau que le sien voyons! Et puis comment peux-tu en être sûr? On n’a jamais vu son visage! »

Sayari laissa les murmures se calmer puis reprit la parole :
« Mesdames et messieurs, voici notre pilote. Cette personne a désiré l’anonymat. Nous… »

La voix s’enrouait alors que Sayari, debout au pied de la plate-forme, tentait de maîtriser son émotion. On vit de loin le pilote lui lancer un regard. La kényane inclina la tête puis repris dans un souffle :

« Nous lui souhaitons… bon voyage, bonne chance… Et surtout au revoir. »

Le pilote se détourna mais, au moment de descendre, la brise caressa la plate-forme et le public cru voir une longue mèche bleue glisser sur l’épaule de l’inconnu et décrire une arabesque dans le ciel de l’après-midi.

***
Main qui arrache, cisaille qui fend
Les têtes blanches s’écrasent dans un bruit mou
De rêves brisés.

L’équipe rentrée dans son vaisseau, le silence se fit sur la foule alors qu’on entendait le grondement sourd des portes massives du hangar souterrain. Tout le monde retenait son souffle. On allait enfin poser le regard sur le premier vaisseau véritablement interplanétaire que le Terre ait conçu. Dans la lumière crue de l’après-midi qui se déversait à flots sur l’aire d’envol, une grande trappe s’ouvrit dans un sourd fracas. Lentement, comme un Léviathan sortant de sa caverne, l’Odysséus paru.

Il était immense. La lumière glissait comme de l’eau sur sa carlingue satinée et colorée d’un camaïeu de bleus. Ses immenses ailes delta dessinaient des ombres triangulaires sur le sol. On pouvait distinguer des hublots disséminés le long des trois longs compartiments parallèles qui se blottissaient sous son ventre. Alors que l’appareil pivotait lentement pour pointer son nez vers le ciel, on vit se profiler le cockpit posée comme une bulle sur le dessus de l’appareil. Il s’immobilisa enfin en position verticale, prêt au décollage.

Dans les haut-parleurs, la voix d’Argoli entonna le décompte.

***

Dans la salle de contrôle, les bras croisés au centre de la pièce, debout comme un capitaine à la barre de son navire, le professeur fixait intensément le grand écran. Autour de lui, ses collaborateurs avaient cessé tout mouvement, se concentrant sur les dernières secondes que leur confrère égrenait au micro.

Tout se déroulait parfaitement bien et pourtant… Les années de guerre contre Véga auraient dû l’endurcir. En ce moment même, il aurait dû savourer avec les autres cet instant pour lequel ils avaient tous travaillé depuis des années. Mais il ne pouvait pas. Cette belle journée de triomphe lui rappelait trop une autre journée printanière survenue presque vingt ans plus tôt. Une journée où il avait vu le vaisseau de son fils s’éloigner dans le ciel pur jusqu’à devenir un point imperceptible alors que sur lui descendait la lourde chape de la solitude. Et aujourd’hui, il allait voir s’éloigner celle qu’il avait vu naître et grandir et qui lui était tout aussi chère que si elle avait été de son propre sang.

Les secondes tombaient comme les grains dans un sablier et chacun d’eux pesait comme une pierre de plus sur le cœur d’Umon.

***

« Goldorak, Go! »
« Alcorak, Go! »
« Fossoirak, Go! »

Sous l’accélération, Vénusia sentit son corps s’enfoncer dans le siège. C’était la première fois qu’elle se retrouvait à bord d’un vaisseau de la flotte depuis son accident. Et aussi l’une des rares fois où elle s’asseyait sur le siège passager de Goldorak. Elle se laissa porter par la puissance qu’elle sentait gronder sous ses pieds.

Les appareils se mirent en formation et elle entendit la voix d’Alcor :

« Regardez-moi ça! Cette fois, on peut dire que le professeur s’est surpassé! Il est tout simplement magnifique!»

Planté au milieu du pré qui jouxtait le Centre, le nez pointé vers le ciel tel une flèche de cathédrale, éblouissant dans le soleil, l’Odysséus, se tenait, à l’orée de sa mission, impatient comme un jeune étalon sur la ligne de départ de sa première course. Les trois Aigles se mirent en formation et se postèrent en vol stationnaire au-dessus des estrades où le public, fasciné, savourait ce rare spectacle. Les dernières secondes s’égrenèrent dans les haut-parleurs, au rythme de centaines de cœurs qui semblaient à ce moment battre à l’unisson :

"Cinq…"

Le professeur Procyon retint son souffle.

"Quatre…"

Les yeux rivés sur la plate-forme de tir, Actarus crispa les mains sur ses commandes.

" Trois…"

Sayari leva les yeux vers le vaisseau, la main en visière et laissa une larme couler sur sa joue.

"Deux…"

Une jeune pilote refoula ses doutes et ses peurs, ferma les yeux et inspira. Les moteurs se réveillèrent, grondant d’impatience.

" Un… Zéro. Décollage!"

Enfin, une voix claire résonna aux oreilles des Aigles, une voix qui martela avec confiance, avec espoir :

"Odysséus, Go!"

Le vaisseau s’ébranla, ses tuyères crachèrent et l’air devint vibrant du vent créé par le décollage comme un cri venu de centaines de poitrines. Il s’éleva, lentement d’abord et comme à regret puis de plus en plus vite, aspirant à l’espace pour lequel il était né. Parvenu à l’altitude désirée, il reprit une position horizontale et fut bientôt rejoint par les Aigles. En formation, Goldorak pour une fois laissant la première place au nouveau venu, les quatre vaisseaux s’éloignèrent du site de lancement. Ils volèrent de concert pendant quelques minutes, les pilotes observant un silence digne de la solennité du moment. Enfin, arrivés à la limite de la stratosphère, battant des ailes dans un dernier adieu, ils se séparèrent, laissant l’Odysséus poursuivre sa quête.

Mais Actarus, au lieu de diriger son appareil vers la surface resta un moment stationnaire, le regard toujours rivé vers le vaisseau qui s’éloignait, petit morceau de la planète bleue emportant une part de lui loin…si loin.

Derrière lui, une se mère tenait, tremblante, avec dans ses mains une petite couronne de fleurs sauvages.

***
La porte du sas se referma derrière elle avec un chuintement caractéristique. Un pâle soleil levant se reflétait sur la paroi du premier dôme. Elle plissa les yeux et sourit, toujours émerveillée du spectacle qui s’offrait à elle après seulement quelques mois passés sur ce sol rouge et sec où la vie s’épanouissait maintenant, tenace et fière : contrastant avec un ciel qui n’avait jamais été bleu, des centaines de fleurs immaculées se tournaient vers l’astre du jour, offrant à la planète rouge une promesse fragile d’avenir.

Mais la racine est noble
Et la sève est puissante.
Un jour, sous un soleil exotique
Malgré l’adversité
Refleuriront les lys.


* Misam : Une des étoiles de la Petite ourse

**Une mélodie qui, malgré la tristesse qui s’en dégage, offre pourtant une lueur d’espoir :
https://www.youtube.com/watch?v=50WIs0Rbm9Q
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venusia45

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 3 Déc 2016 - 22:12

Les lys ont refleuri, comme ton inspiration. Superbe épilogue que je ne vas pas commenter, juste relever quelques phrases qui m'ont touchée.

Citation :

Les mots étaient hésitants car certainement, Sadir n’avait pas encore eu le temps à l’époque d’apprendre à parler parfaitement leur langue, encore moins à l’écrire. Le ton était celui de quelqu’un qui cherchait à tout prix à faire plaisir. À bien y penser, Sadir avait cherché souvent à s’exprimer par des cadeaux peut-être pour palier son manque de vocabulaire: Vénusia se rappelait la chanson qu’il avait composée pour Actaée et maintenant il y avait ce petit présent pour elle. À moins que ce ne soit simplement une marque d’amitié. Et puis bien sûr il y avait eu cette harpe…

Citation :
Cette belle journée de triomphe lui rappelait trop une autre journée printanière survenue presque vingt ans plus tôt. Une journée où il avait vu le vaisseau de son fils s’éloigner dans le ciel pur jusqu’à devenir un point imperceptible alors que sur lui descendait la lourde chape de la solitude. Et aujourd’hui, il allait voir s’éloigner celle qu’il avait vu naître et grandir et qui lui était tout aussi chère que si elle avait été de son propre sang.

Citation :
Mais Actarus, au lieu de diriger son appareil vers la surface resta un moment stationnaire, le regard toujours rivé vers le vaisseau qui s’éloignait, petit morceau de la planète bleue emportant une part de lui loin…si loin.

Derrière lui, une se mère tenait, tremblante, avec dans ses mains une petite couronne de fleurs sauvages.


Citation :
contrastant avec un ciel qui n’avait jamais été bleu, des centaines de fleurs immaculées se tournaient vers l’astre du jour, offrant à la planète rouge une promesse fragile d’avenir.

Citation :
Mais la racine est noble
Et la sève est puissante.
Un jour, sous un soleil exotique
Malgré l’adversité
Refleuriront les lys.

Merci pour cette belle et puissante histoire I love you I love you I love you
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 3 Déc 2016 - 22:43

Merci Vénusia! Je suis toujours surprise de voir les passages qui touchent les autres. Ce ne sont pas nécessairement ceux qui m'ont donné le plus de mal ou même ceux que je préfère (mais je ne critique pas, au contraire! Des goûts et des couleurs...). En revanche, les derniers vers du poème sont effectivement mes préférés Embarassed Embarassed Embarassed

Vénusia a écrit:
Merci pour cette belle et puissante histoire I love you I love you I love you

De rien, je me suis aventurée hors des sentiers battus (pour moi)avec celle-là. Très heureuse de voir qu'elle t'as plue! Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Very Happy I love you
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venusia45

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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   Sam 3 Déc 2016 - 22:46

merci Wink Je l'ai trouvé très fort cet épilogue, d'où juste l'envie de sélectionner quelques passages. C'est très beau !
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MessageSujet: Re: Et refleuriront les lys...(Terminée)   

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Et refleuriront les lys...(Terminée)
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