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 Chassé-croisé intemporel - en cours

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homnorak

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MessageSujet: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 9 Sep 2014 - 10:17

Bon, mon mois de vacances a plutôt été calme côté écriture. J'ai plein d'idée alors il faut que je les mette en place. Le scénario est encore plus complexe que la Complainte.

L'histoire va se passer après "La princesse nommée étoile". Je vais mettre en avant Alphgar, Artus, certainement un ancêtre d'Harlock (j'ai encore envie de faire un clin d'oeil) et bien sûr Goldorak aura son rôle (plus que dans mes fic précédentes). Et comme j'aime la simplicité, il y aura certainement deux histoires parallèles (ou trois ?)

Voici donc un prologue pour commencer. bonne lecture.

Merci à Carabibi pour le titre Wink

Une mise à jour du texte à la publication sur mon blog : http://scraproomdeflo.wordpress.com/mon-imaginaire/chasse-croise-intemporel/

***

Prologue



Par de là les mers et les montagnes, les étoiles et les planètes, l'origine des légendes se perd et se mélange dans la mixité du vaste univers.  Ces histoires enfouies dans la conscience du peuple se confondent entre réalité et mythe. Les héros changent de nom mais  leurs aventures restent immuables.

L'univers gigantesque et infini, que les humains sur Terre commencent seulement à explorer, enferme les secrets de sa création. Qui peut se douter, dans les complexes terrestres de recherche spatiale, de l'existence de l'être humain reconnu comme tel sur d'autres planètes dans des galaxies à des années lumières du système solaire ? Que des peuples d'une telle avancée technologique peuvent regarder de haut ces terriens, qui ne sont qu'aux balbutiements de la conquête de l'espace et explorent seulement leur satellite naturel ? Pourtant, l'histoire de tous ces peuples raconte les mêmes légendes : la création du monde, les divinités, le combat du bien contre le mal... Mais qui est à même de définir l'un par rapport à l'autre ?
Cet animal féroce est-il l’engeance du démon? Et celui-là, modèle du pacifisme apparent, est-il du côté de la sagesse ? Il semble certain que tous les êtres pensants et intelligents, doués de paroles, quel que soit leur apparence et sans concertation car peuples inconnus les uns des autres, ont la même définition de ce paradoxe et la même volonté pour combattre ce qu'ils nomment le mal. Sauf pour un animal de légende dont la dangerosité est traitée différemment d'une planète à une autre. Tantôt craint, tantôt vénéré, le cracheur de feu est proie ou chasseur. Animal brutal qui exige des sacrifices humains, il doit être annihilé. Animal tranquille qui défend les êtres qui le nourrissent, il doit être protégé. Aujourd'hui, il ne doit plus son existence qu'à la ténacité des légendes qui content ses exploits, ne laissant plus qu'un souvenir lointain dans l'esprit des êtres vivants.

***

Le feu ravage la campagne environnante occultant les montagnes de sa fumée noire. Le grondement des flammes mêlé aux cris de souffrance des combattants au sol et dans le ciel, enveloppe l'homme, juché sur son destrier ailé. Il ne voit pas grand-chose dans ce brouillard ténébreux. Il s'épuise, l'air est à peine respirable. Pourtant, il se bat avec toute l'énergie de la dernière bataille. Il entend ses compagnons agonir sur la plaine ensanglantée. Il ne doit pas abandonner. Il est le dernier survivant de la caste des Chevaliers du Dragon, le dernier rempart avec son dragon de feu à faire barrage aux hordes démoniaques surgis de nulle part. La victoire doit être du côté des êtres humains car, sur cette planète aux reflets émeraudes, l'Elu s'éveillera un jour et combattra d'autres forces du mal, plus pernicieuses. L'enjeu est donc important.

Habillé d'un pantalon gris bouffant, d'une tunique en lambeaux de même couleur maintenu par une ceinture rouge, il meut son katana avec la dextérité d'un expert aguerri. Le dragon le porte avec agilité, crachant le feu vers l'avant-garde du monstre, fait de petits êtres poilus, aux bras aussi longs que les jambes, le visage bouffi, verdâtre et couvert de croûtes marron. Leurs mains griffus tiennent des armes pointues, des boules parsemés de piquants, des épées d'acier trempées dans le sang du démon, aussi effilées que des aiguilles et aussi puissantes que les roches, capables de percer la plus dure des carapaces.

Le guerrier sent l'odeur du soufre. Il touche au but. La crevasse devant lui est le repère du démon. Le feu dégage une chaleur suffocante. Le sang coule le long de ses tempes et de ses bras. Le manche de son arme glisse sous la matière poisseuse. Il affermit sa poigne, dirige son animal vers le cercle orangé. Il plonge enfin dans le tunnel des Enfers, la pointe en avant. Il est sourd et aveugle, son esprit concentré sur le but ultime : abattre le mal.

Enfin, ils se font face. Le chevalier est surpris. Ce n'est pas un démon mais un vieux dragon. Il rugit devant cet intrus qui ose pénétrer dans son antre. Il est gris, le corps recouvert d'écailles. Il fait cent fois la taille du dragon de feu. Il souffle de son naseau et fixe son congénère de son regard vitreux. Le destrier du guerrier recule, bat des ailes pour échapper à l'emprise hypnotique du géant. L'homme comprend qu'il perd la main sur son animal. Il doit l'empêcher de tomber sous la coupe du monstre. Il cherche du regard la sortie. Peut-il abandonner la partie ? Il ferme les yeux et invoque les puissantes divinités. Il est magicien avant tout. Il peut faire apparaître et disparaître ce qu'il veut. Quel est le point faible de son adversaire ? Ô puissante Déesse, montre-lui le chemin, guide-le dans la réussite de sa mission. Soudain, il sait ce qu'il doit faire. Il retire sa ceinture et ceint les yeux de son dragon. Il crée une bulle dans laquelle il s'enferme. Le son ne passe plus.

L'animal secoue la tête. Il redevient le puissant combattant. Son naseau crache le feu sous la colère. Il a manqué à son devoir en écoutant l'ennemi. Il doit défendre son maître et ami. D'un puissant coup d'ailes, il s'approche sous le ventre du monstre là où il ne peut pas être touché par ses cornes. D'une image, il montre au guerrier l'ultime étape. Son cavalier comprend. Il serre le poing, se penche sur le côté et d'un puissant trait, frappe la peau encore tendre du vieillard. Une matière brunâtre sort à flot, éclaboussant son visage. Il ne voit plus rien. Le rugissement de douleur éclate la roche en mille morceaux. Le dragon de feu zigzague pour éviter les blocs. La bataille n'est pas finie. Il doit retourner sous le ventre et lancer un jet de flammes empoisonnées. Le guerrier s'accroche tant bien que mal au col de sa monture, il ne comprend plus ce qu'il se passe malgré les images qui défilent dans sa tête. Il sait qu'il doit rester coucher et se tenir. Un choc le fait basculer. Il se rattrape sur les rênes. Il sent qu'il chute. Il se redresse.

Son compagnon de tous les jours a reçu une longue estafilade sur son cou. Il peine à reprendre son équilibre. Son souffle de vie s'en va mais il ne part pas seul. Il a pu injecter le poison avant de recevoir la dernière estocade. L'atterrissage est brutal. Il s'effondre de tout son long, sa queue frappe le sol dans un bruit sourd. Son ami se dirige vers sa tête. Il n'entend plus ce qu'il lui dit. Il sent les larmes goutter sur ses yeux. Il lui envoie des ondes réconfortantes. Il était le seul de sa lignée. Après lui, les dragons ne seront plus qu'une légende sur cette planète qui fut leur terre d'accueil. Il regrette de partir ainsi, d'abandonner son compagnon de tous les jours. Les images de sa vie défilent dans son esprit. Il les offre en ultime cadeau. Le guerrier-magicien se calme. Il comprend. Il doit le laisser partir. Autour d'eux, la caverne s'effondre. Un halo lumineux les encercle. Il sursaute en sentant une chaleur réconfortante sur son épaule. Une silhouette lui fait face, un triste sourire sur son visage pâle et éthéré.

"Alphgar, tu as combattu jusqu'au bout sans détourner ton regard de ta mission. Tu as perdu beaucoup dans cet affrontement. En récompense, voici le don que je te fais. Garde-le précieusement, il sera source de ta force et de ton énergie."

Elle touche de la main la tête du dragon, elle le caresse et souffle doucement sur son museau. Petit à petit, le corps disparait en poussières fines qui se regroupent sur la paume tendue de la Déesse. Un objet de jade apparait dans sa main. Il a la forme exacte de l'animal. Le mage, surpris, accepte cette offrande. Lorsqu'il ferme les yeux, il revoit son ami, il le sent proche de lui. Il serre sa main contre son coeur.

Le bruit, revenu soudain, le fait revenir à la réalité. Il doit quitter ce lieu. Sa mission n'est pas encore finie. Il doit maintenant rassurer la population rescapée et les aider à reprendre le cours de leur vie. Demain est un autre jour. Son temps n'est pas fini, il a encore un long chemin à parcourir avec l'aide des divinités qui le soutiennent.
Cette histoire fait le tour de la planète. Son nom résonne longtemps dans les contes lors des veillées jusqu'au jour où la légende devient mythe et s'oublie avec l'évolution technologique que l'être humain découvre. Seuls quelques privilégiés connaissent la vérité. Ils espèrent et craignent en même temps sa venue car souvent elle est signe de catastrophes.

***




Dernière édition par homnorak le Jeu 11 Déc 2014 - 12:56, édité 3 fois
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hikaru

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 9 Sep 2014 - 14:58

Chouette une nouvelle histoire. Very Happy

Ce prologue nous promet une histoire pleine d'action. J'ai hâte de voir comment les choses ont évolué dans la petite famille d'Actarus et Vénusia.
Merci Homnorak et vivement la suite. bounce


Dernière édition par hikaru le Mar 9 Sep 2014 - 19:00, édité 1 fois
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anterak 08

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 9 Sep 2014 - 15:14

superbe merci homnorak Very Happy
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 9 Sep 2014 - 16:38

Superbe écriture! Bravo à toi, cela fera plaisir d'avoir une nouvelle fic de ta part! cheers
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venusia45

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 9 Sep 2014 - 17:18

Ca commence fort ! Merci pour cette histoire à venir ! Et c'est toujours superbement écrit !
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 9 Sep 2014 - 19:15

Merci. Cela n'a pas été facile de se remettre dans le bain.

Pour le face à face des dragons, je me suis inspirée de Dragon2
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Carabibi

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Jeu 11 Sep 2014 - 7:46

La suite, la suite, Homnorak bounce
J'adore - ben oui, tu le sais, j'ai un faible pour les dragons Embarassed
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Jeu 11 Sep 2014 - 11:47

Je ne suis pas habituée à l'univers des dragons et des chevaliers, mais c'est un très beau début ! Merci homnorak ! cheers cheers cheers

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Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Jeu 11 Sep 2014 - 12:54

Je vais décevoir Carabibi mais il n'y en aura pas beaucoup. C'était juste pour réintroduire Alphgar et son emblème "Dragon" dont j'avais évoqué l'existence dans la fic "Pour une raison politique..." lorsqu'il apprenait à Actarus à régénérer son énergie.
Artus aime beaucoup que son père lui raconte cette légende Wink
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hikaru

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Jeu 11 Sep 2014 - 15:39

homnorak a écrit:
Artus aime beaucoup que son père lui raconte cette légende Wink

Very Happy cheers
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 13:30

Chapitre 1


- Ah, ça, non, jeune fille. Non et non. Je veux bien accepter que tu me fasses une petite-fille sans mon accord mais il est hors de question que tu quittes la Terre sans rendre hommage à tes ancêtres en bonne et due forme.
- Mais Papa... Qui t'a dit qu'il n'y aura pas de cérémonie ici ?

J'hésitai un instant à interrompre la discussion. L'ancêtre devait être encore dans tous ses états. Je l'imaginai sautillant autour de Vénusia avec de grandes gestes. La main sur la poignée, je berçai Hoshi sur mon autre avant-bras, sa tête au creux de mon coude, ma main entre ses jambes, sa position préférée. Je profitai d'un silence pour frapper à la porte.

- Notre petite étoile est réveillée. Elle va bientôt réclamer à manger, leur annonçai-je sans faire mine de l'ambiance électrique.

Vénusia, debout, les poings sur les hanches, les joues rouges, fixait son père qui, à mon arrivée, avait déjà oublié le sujet de leur différent et s'affairait à dérider le bébé.

- Riguel, pendant que Vénusia nourrit Hoshi, j'aimerais ton avis sur la gestion des chevaux et l'organisation du manège, lui proposai-je.

Je déposai ma fille dans les bras de sa mère, volai un baiser léger sur sa bouche et poussai mon futur beau-père hors de la pièce. Avant de fermer la porte, je fis un clin d'oeil à Vénusia qui m'enveloppait de son regard de braise.

- De quoi veux-tu me parler, Actarus ? Tu te débrouilles très bien sans moi.
- Oui, c'est vrai mais en fait, j'aurais aimé avoir un conseil pour le mariage.

Riguel, bien qu'attaché aux respects envers ses ancêtres et non à un déroulement parfait de la cérémonie, souhaitait un mélange entre les religions shinto et euphorienne. Surpris par cette proposition, nous optâmes pour cette solution avec le sourire aux lèvres. Nous avions craint de âpres discussions pour l'amener à une fête sans trop de décorum. En sachant que sur Euphor, elle se plierait bien assez tôt au protocole royal et à un mariage d'une grande ampleur, Vénusia était soulagée de s'unir avec moi dans l'intimité de nos proches.

***

Un matin, alors que je ramenais une brouette de foin à l'écurie, je vis arriver la jeep du Centre. Mon père me salua en criant qu'il m'attendait dans la cuisine. Je le rejoignis, après m'être lavé les mains à la fontaine et passé de l'eau sur le visage. Attablé devant une tasse de thé fumante, il jouait avec Hoshi installée confortablement sur ses genoux. Vénusia cuisinait et préparait le bento de Mizar pour l'école.

- Bonjour Père. Que nous vaut l'honneur de ta visite de si bon matin ? Un problème au Centre ?
- Non, Actarus, ne t'inquiète pas. C'est une visite de courtoisie. La cérémonie approche et je viens t'apporter ceci.

Il me tendit une enveloppe. Intrigué, je m'assis et sortis les papiers à l'en-tête de la préfecture de Tochigi. Vénusia déposa une tasse devant moi, caressa mon épaule en embrassant ma tempe et se pencha pour lire le document.

- C'est un acte de mariage et nos noms sont déjà inscrits; s'étonna-t-elle.

J'interrogeai mon père du regard. Gêné, il détourna les yeux vers sa petite-fille. Il s'expliqua en bafouillant :

- Ces papiers sont dans mon bureau depuis la fin de la guerre. J'avais espéré que vous vous marieriez avant ton départ et je...

Je lui pris la main par-dessus la table.

- Merci Père. Je me souviens t'avoir confié mon désespoir face au combat que je menais entre mon amour et mon devoir. Je me rends compte que j'ai agi par égoïsme, même envers ce devoir-là.
- Mon fils, tu as eu si peu de temps à toi depuis le début de la guerre. Tu devais retourner là-haut pour mettre fin définitivement au conflit et rassurer les victimes de guerre. Je me doutais, depuis la mort de Vegalia, que tu reprendrais ton rôle de Prince d'Euphor, même contre ta volonté.

Il ferma un instant les yeux.

- Vois-tu, j'avais un secret espoir qu'en étant uni à Vénusia avant de partir, tu reviendrais plus vite pour accomplir cet autre devoir. Moi aussi j'ai agi égoïstement.
- Bien sûr que non. Tu ne m'as rien imposé et tu ne m'as même pas parlé de ceci, le rassurai-je en secouant le papier. Cependant, tu peux m'expliquer ?
- Au Japon, deux adultes peuvent se marier sans avoir à passer devant un représentant officiel et sans témoin. Il suffit de remplir ce formulaire et d'apposer la signature familiale. Ensuite, tu remets le document à l'administration pour l'enregistrer. La procédure de divorce est identique.

Je me tournai vers ma fiancée, l'air contrit.

- Je suis désolé, Vénusia. Si j'avais su que c'était aussi simple, je t'aurais offert mon nom bien plus tôt.

Elle me sourit et m'embrassa sur la bouche avant de rougir de son geste spontané en présence du professeur.

- Je n'ai aucun regret. Même si notre séparation a été difficile car je ne savais pas si tu pouvais revenir avec les engagements qui se profilaient à l'horizon pour toi, je suis heureuse des mois précédents. Je n'aime pas penser au passé. L'avenir me stresse déjà bien suffisamment.
- Vénusia, merci.

Notre échange fut interrompu avec l'arrivée de Mizar et d'Artus. Le premier était prêt pour sa journée scolaire. Il marmonna un vague salut, s'installa sur le banc à côté de moi et prit un bol qu'il remplit de céréales. Depuis quelques jours, sa jovialité mettait un certain temps à se réveiller. Il refusait de parler et répondait du bout des lèvres aux questions qu'on lui posait. Je n'avais pas réussi à m'isoler avec lui pour discuter de ce qui n'allait pas et Vénusia n'avait pas plus de succès. Artus, toujours en pyjama, courut embrasser son grand-père.

- 'Jour Papy. Content toi là.

Mon père lui ébouriffa les cheveux.

- Moi aussi je suis content de te voir, lui répondit-il en articulant chaque mot.

Le garçon se réfugia ensuite sur les genoux de Vénusia. Il tendit le visage vers moi pour son baiser matinal puis posa sa tête sur l'épaule de sa mère adoptive, les jambes repliées comme un cocon. Il aimait se réveiller doucement ainsi et en profitait lorsque Vénusia était disponible. Son langage était encore succinct. Il progressait mais il gardait encore des séquelles des cinq années de traumatismes qu'il avait connues.

- Mizar, que vas-tu faire aujourd'hui à l'école ? interrogeai-je
- J'sais pas.
- Tu veux que je t'y emmène en moto ?

Je vis un éclair dans ses yeux aussitôt disparu.

- Ça va. J'veux pas te déranger.
- Si je te le propose, c'est que cela me ferait aussi plaisir.
- D'accord, répondit-il rapidement.

Je me levai pour préparer la machine.

- Vénusia, tu peux déposer l'enveloppe dans notre chambre ? Nous le signerons ce soir, tranquillement. Père, après avoir déposé Mizar, je repasserai au Centre pour traiter quelques dossiers que j'ai reçus cette nuit.
- Pas de soucis. J'ai entendu Alcor revenir cette nuit de son voyage aux USA. Tu le rencontreras peut-être.
- Il a déjà fini sa session ?
- Oui, il est là pour les deux prochains mois. Phénicia ne tenait plus en place hier soir. Dame Antonella ne savait plus que dire pour qu'elle garde un comportement princier.

Je rigolai en imaginant la scène et sortis.

***

Je terminai d'enlever la bâche qui protégeait la buggy quand Mizar me rejoignit.

- Allez, grimpe, lui enjoignis-je.

Il lança sa sacoche sur un siège et sauta sur l'autre, tenant précieusement le sac de son repas contre lui. Il était redevenu le petit garçon plein d'entrain. Je démarrai la moto et l'engageai sur le chemin de terre qui entourait le ranch avant de me diriger vers la forêt.

- Ça fait longtemps que je ne t'ai pas vu jouer avec des amis, remarquai-je sous le bruit du moteur.
- Oui. Ça ne me dit plus rien en ce moment.
- Comment cela ?
- Eh bien... Je veux profiter un maximum d'Artus et de Hoshi. Ils grandissent vite.
- Oui. Artus aime beaucoup s'amuser avec toi. Tu lui apprends beaucoup de choses.

"C'est donc ça", pensai-je. "Tu crains de ne plus les voir après notre départ. Comme je comprends ce que tu peux ressentir".

- Tes copains ont-ils des frères de l'âge d'Artus ? Que penses-tu d'organiser une après-midi au ranch avec tes amis ? Ils pourraient monter sur les poneys et pendant ce temps, Artus pourrait jouer avec les plus petits.
- Mais, tu crois que papa serait d'accord ?
- Pourquoi ne le serait-il pas ? Si cela te rend heureux, il ne refusera pas. Et puis, nous avons relancé les activités du manège. Les poneys sont prêts pour les cours.
- Super ! cria Mizar enthousiaste en se penchant sur mon siège. Je vais en parler aujourd'hui.

Après un léger silence, il reprit d'une voix plus calme.

- Vous allez bientôt repartir ?
- Oui, Mizar. Je ne peux pas rester plus longtemps sur Terre. Mon devoir de roi… - Je grimaçai à ce mot - … m'oblige à retourner là-bas.

Nous arrivâmes devant la porte de l'école. Je descendis, m'accroupis pour me mettre à sa hauteur et posai mes mains sur ses épaules.

- Je te promets de revenir. Le trajet a été accéléré avec les avancées technologiques que Vega nous a laissées. Il nous faut peu de temps maintenant. Je ne peux pas t'emmener maintenant car Vénusia sera accaparée par son nouveau rôle mais je te promets qu'à tes prochaines vacances, tu pourras les passer là-bas. Tu veux bien être patient ?

Il hocha la tête.

- Eh, Mizar ! Tu viens taper du ballon avant la sonnerie ? lui cria un copain.

Mizar s'écarta de moi. Il me sourit.

- A ce soir.
- Oui, travaille bien.
- Je veux être un scientifique comme Oncle Procyon et un pilote comme Alcor pour pouvoir aller sur Euphor. Compte-sur moi.
- Je ne doute pas que tu y arrives. A ce soir.

Sur le chemin du Centre, je repensai à ce petit garçon que j'avais vu grandir et prendre une grande importance dans mon coeur. Il était le petit frère que je n'avais pas eu et arrivait à l'âge que je n'avais pas connu avec Phénicia, la guerre nous ayant séparés trop tôt. Je garai la buggy à son emplacement habituel contre le muret d'entrée et montai les marches qui accédaient au hall d'accueil. La double porte glissa pour laisser sortir Alcor.

- Actarus, je t'attendais. Ça te dit d'aller derrière pour discuter ?
- Alcor ! Je vois que tu t'es déjà remis de ton voyage. Pas trop fatigué ?
- Non, j'ai une constitution d'enfer.

Nous nous accoudâmes sur le rebord face au lac. De fins nuages voilaient le soleil et le vent soufflait sur nos visages. Nous restâmes un instant silencieux.

- Tu voulais me dire quelque chose, Alcor ?

Mon frère d'armes sursauta et secoua la tête.

- Oui. J'étais à nouveau plongé dans mes pensées. J'ai passé les exams la semaine dernière, j'attends les résultats mais j'étais trop pressé pour rester là-bas.
- Si les examens ont été à la même hauteur que tes travaux du reste de l'année, il ne devrait pas y avoir de problème.

Alcor éclata de rire.

- Oui, tu as raison. J'ai travaillé sur un projet avec mon directeur de thèse que j'aimerais te montrer. Tu sais que Cosmorak ne peut pas aller plus loin que la lune, le professeur l'ayant construit juste pour la dernière bataille. Il attendait la fin de mes études en aérospatial pour l'améliorer. Mon travail de fin d'études concerne la motorisation et la tenue de la carlingue. J'aurais aimé avoir ton avis sur les plans, par rapport à ce que tu connais sur Goldorak.
- Pas de soucis. Je dois regarder dans mon agenda. Suis-moi à mon bureau, on va fixer ça tout de suite.

Nous croisâmes quelques scientifiques qui se dirigeaient vers leur laboratoire. Les employés étaient moins nombreux depuis que la menace extraterrestre avait pris fin mais le Centre était une institution incontournable pour celui ou celle qui voulait se spécialiser dans l'aérospatial. Il ne rivalisait pas pour les satellites et petits modules de recherche autonomes avec les organismes américains mais ces derniers n'hésitaient pas à envoyer en stage leurs membres pour se perfectionner dans la conception de navettes transporteuses.
Mon père m'avait réservé une pièce à côté du sien, accessible aussi par une porte communicante, fermée à cette heure. Mon secrétaire, un Euphorien que mon gouvernement m'avait dépêché lorsqu'il avait compris que je n'allais pas revenir rapidement, m'attendait avec plusieurs dossiers sous les bras. Il me salua protocolairement et commença à me citer les urgences. Je le stoppai en levant une main.

- Attends, Eradius. Je dois vérifier mon agenda pour la journée et fixer un rendez-vous avec Alcor.
- La seule possibilité sera dans trois jours, me répondit-il sans réfléchir.

Il avait baissé la tête à la mention d'Alcor mais je l'avais vu se raidir. Eradius n'acceptait pas que des Terriens monopolisent mon attention en défaveur d'Euphor.

- Apportez-le-moi. Cet entretien ne peut pas avoir de délai.
- Bien, Votre Altesse.

Il déposa les dossiers sur mon bureau et ouvrit mon agenda.

- Quelle prestance et quelle autorité !, souffla mon ami dans mon dos pendant que j'avançais à l'intérieur de la pièce. J'avais oublié tout ce qui entourait un Prince
- Je m'en passerai en certaines occasions, lui murmurai-je.

Je parcourus la page de ma journée et soupirai intérieurement. Même à des années-lumière, Euphor gardait un oeil sur moi. Mon temps jusque tard le soir était ponctué de rendez-vous. Je ne voyais que les noms des solliciteurs sans mention du sujet de discussion. Aucune plage horaire n'avait été laissée libre pour des audiences avec mes collaborateurs terriens alors que j'en avais expressément fait la demande.

- Eradius, arrangez-vous avec Lukas pour qu'il prenne en charge tous les entretiens du matin. Je vous ai déjà prévenu que je me réservais les matinées.
- Oui. Cependant...
- Je ne le répèterai pas, Eradius.

Je regardai ma montre. J'étais gêné pour les personnes qui m'attendaient en visioconférence en ce moment et je faisais une entorse à mon devoir cependant Alcor était plus important pour moi. J'avais hâte d'entendre les anecdotes croustillantes dont il avait le secret.

- Pour ce matin, trouvez une excuse pour reporter les entretiens. Vous pouvez disposer.

Mon secrétaire se pencha pour saluer et recula jusqu'à la porte. J'entraperçus une lueur de haine dans ses yeux lorsqu'il tourna la tête vers mon frère mais ce fut tellement rapide que je crus à une hallucination.

- Assied-toi, Alcor. Tu veux boire quelque chose ?
- Là maintenant, je veux bien une bière.

Il passa une main dans les cheveux, signe d'un malaise.

- Ne t'en fais pas pour Eradius. C'est son travail.
- Disons que j'étais habitué à tes ordres pendant les combats. Cela me fait bizarre de te voir à l'oeuvre ailleurs.
- Moi-même, je n'y suis pas habitué. Je dois jongler avec les susceptibilités de chacun et depuis mon retour sur Euphor, ils sont très protecteurs.

Je lui offris sa boisson et pris une tasse de café dans le thermo qu'Eradius avait préparé.

- Raconte-moi. Intéressant cette année d'études ?
- Oui, j'ai pu approfondir certaines notions que j'avais acquises ici. Le Centre de ton père est à la pointe dans beaucoup de domaines, tu sais. Je devais souvent retenir ma langue pour ne pas dévoiler des secrets de l'univers.
- Cela devait être dur, le taquinai-je.
- J'ai appris à me mettre en retrait, c'est un fait. Mon professeur de thèse n'est pas au courant de mon implication ici.
- Pourtant, si je me souviens bien, il était de la même promotion que mon père. Il est resté aux Etats-Unis après son stage et n'en a plus bougé.
- Oui, c'est grâce à leur relation que j'ai pu faire cette année d'études malgré mon niveau officiel. Les plans sont dans le hangar du Cosmorak. Tu viens ?

Nous passâmes les deux heures suivantes à apporter corrections et améliorations sur son projet. Un appel sur ma montre interrompit ma concentration. Je me résignai à rejoindre la salle de visioconférence où m'attendait Lukas, mon second sur Euphor.

- Votre Altesse, cette matinée s'est bien passée ? m'accueilla-t-il, un sourire en coin et les yeux pétillants.
- Excellente ! Eradius t'a contacté ?
- Oui, il m'a refilé quelques audiences, avec mauvaise humeur. J'ai revu avec lui ton agenda et pris les personnes qui avaient plutôt un besoin de contact face à face.
- Merci de ton aide. J'ai besoin de me consacrer à ma famille, ici avant mon départ. Ce n'est pas facile pour eux même si nous savons que les communications tant virtuelles que physiques ont été améliorées et qu'ils seront moins dans l'attente de nos nouvelles.
- Tu peux compter sur moi.

Il enchaîna aussitôt en se penchant en avant, sa tête touchant presque la caméra.

- Alors, c'est pour la fin de la semaine ?

Je hochai la tête.

- Je lis un peu d'angoisse sur ton visage.
- C'est une étape difficile. Je le veux de tout mon coeur mais je ne peux pas m'empêcher de douter. J'ai peur pour elle quand elle sera sur Euphor.
- Ne t'inquiète pas. Notre service de presse fait un maximum pour la présenter au public. Vos photos de famille circulent déjà et les jeunes filles se les arrachent.

Je souris devant l'image qui se forma dans ma tête. Lukas reprit son sérieux.

- Duke, Alphgar est de retour.
- Quoi ? Il est donc vivant ? Je n'avais pas osé t'interroger sur le sujet.
- Tu sais bien que c'est une légende. Il va et vient selon son caprice.

Il s'interrompit un instant avant de reprendre :

- Des rumeurs courent sur un éventuel retour de Vega…
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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 13:41

aïe aïe, de nouvelles catastrophes en prévision pale
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 13:58

Il faut bien Wink
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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 14:35

Citation :
- Des rumeurs courent sur un éventuel retour de Vega…

Au secours ! Le Grand Stratéguerre revient !!!!  affraid affraid affraid

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anterak 08

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 14:40

ca n’annonce rien de bon affraid
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hikaru

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 14:49

Merci Homnorak pour ce premier chapitre.

Je suis contente d'avoir des nouvelles de toute la petite famille. Very Happy

Mais je me demande pourquoi Alphgar est réapparu, va-t-il encore nous annoncer une catastrophe du style de la rumeur qui est dans la dernière phrase.  affraid
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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 15:05

Voilà Actarus bien occupé, entre ses devoirs de Prince, son mariage, ses enfant...sans compter la fin...ouille ! Enfin, il gère impec pour l'instant (son bébé, Vénusia, parler à Mizar, à Alcor, donner ses ordres...il assure !). Vivement la suite ! Merci !!
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 15:41

Hikaru a écrit:
Mais je me demande pourquoi Alphgar est réapparu

Comme dit dans le prologue, il revient souvent quand ça ne s'annonce pas bon Sad

Venusia a écrit:
Enfin, il gère impec pour l'instant

Oui, hein ? Je voulais faire le tour de la situation et remettre certains personnages en avant et fidèle à lui-même, il prend sur lui. J'ai quand bien aimé la manière dont il a boulé son secrétaire et ses concitoyens pour être avec Alcor...

Il manque encore Phénicia à mettre en scène Wink
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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 21:05

Merci Homnorak pour cette nouvelle histoire !

Nous retrouvons toute la petite famille, mais je crois qu'il manque encore Phénicia. Que devient-elle ?

Et notre cher Roi si à l'aise dans son nouveau rôle (quoiqu'il en pense !!!) : il amadoue son futur beau-père, remet dans l'axe son secrétaire ( mais MEF pour Alcor), et il console Mizar !

Chapeau !!! flower
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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 21:31

homnorak a écrit:
Je voulais faire le tour de la situation et remettre certains personnages en avant et fidèle à lui-même, il prend sur lui. J'ai quand bien aimé la manière dont il a boulé son secrétaire et ses concitoyens pour être avec Alcor...

Il manque encore Phénicia à mettre en scène Wink

Merci pour ce chapitre, Homnorak. C'est formidable de retrouver toute la petite famille et j'ai hâte que Phénicia entre en scène. Very Happy
Mais aïe aïe aïe, déjà les problèmes se profilent à l'horizon ! pale
Vivement la suite ! cheers
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 21:36

Je suis d'accord avec tous les autres: c'est super de revoir tout le monde!cheers

La scène avec Mizar est bien menée et m'a émue je dois dire...I love you

Véga de retour... Non mais, ils aiment souffrir ceux-là! Twisted Evil Twisted Evil

Merci Homnorak!
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 16 Sep 2014 - 21:38

Merci SweetCandy, Kotakinab et Oscar pour vos encouragements.


sweetcandy a écrit:
il manque encore Phénicia. Que devient-elle ?

Pour l'instant, elle tourne en rond et fait tourner en bourrique sa gouvernante (dixit procyon)
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homnorak

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 23 Sep 2014 - 15:58

Chapitre 2

- Des rumeurs courent sur un éventuel retour de Vega.

Je sursautai et fixai Lukas par écran interposée. Mon coeur battait la chamade.

- Des rumeurs, répétai-je en secouant la tête pour m'éclaircir les idées. Goldorak l'a transpercé de toutes parts avec son astérohache. J'ai vu le vaisseau impérial exploser.
- Ton cousin passe son temps à raconter le contraire, assurant que le Stratéguerre aurait réussi à s'échapper avec une mini soucoupe juste avant l'explosion.

Je blémis. Tout pouvait être possible avec un tyran de cet acabit. Mais, non. Au fond de moi, je savais que ce n'était pas possible. J'avais bel et bien transpercé avec ma lance la soucoupe amirale qui transportait le monstre et sa clique. Je repensai à Vairan. Lorsque je revins sur Euphor avec ma sœur, ce cousin lointain essayait de convaincre les Anciens de ma mort et qu'il était, par conséquent, le seul héritier pour le trône. Il avait refusé tout rapprochement avec moi et s'était enfui à l'autre bout de la planète avec quelques explorateurs pour chercher d'autres territoires sains qui n'avaient pas été touchés par le lasernium.

- Quelles sont les preuves ? A-t-il découvert quelque chose lors de son voyage ? demandai-je.
- Il ne veut rien dire. J'ai dû mal à le contenir d'ailleurs.

Je passai une main dans mes cheveux, geste inhabituel de ma part. Je ne voulais pas revivre les dernières années d'angoisse et de peur. Le chemin vers ma guérison fut trop pénible pour replonger maintenant alors que mon état émotionnel était encore sur la corde raide.

- Qui le suit ?
- Des étudiants anarchiques, deux scientifiques... Attends, j'ai les noms... Les professeurs Volqus et Barta, spécialisés dans la spéléologie. Ils faisaient partie du groupe de recherches avec lequel il était parti. Et parmi les politiciens, j'ai Cantigo et Anthropez, tous deux du côté de la frange indépendantiste et auparavant avec des accointances véghiennes. J'ai déjà mis une équipe de surveillance derrière chaque personne reconnue.
- Bien, merci. Appelles-moi en urgence s'il y a du changement. Je devrais être de retour dans un mois.
- Compte sur moi.

Je mis fin à la discussion, m'assis lourdement sur le premier siège à ma portée, le corps affaissé et en appui sur mes genoux et portai mes deux mains dans mes cheveux. Les palpitations ne se calmaient pas, étouffant ma respiration. J'entendis la porte s'ouvrir et claquer avec violence puis des bras m'entourèrent les épaules.

- Actarus ! Actarus !

Je regardai Phénicia d'un air vague.

- Actarus ! J'ai senti que ça n'allait pas. Que se passe-t-il ?

Je ne pouvais répondre. A la place, je posai mon front sur le sien. Nous restâmes ainsi quelques minutes.

- Dis-moi, mon frère.

Je secouai la tête. Je ne pouvais pas l'embêter avec ça.

- Ce n'est rien. J'ai eu un trouble en repensant à la guerre. Ça va mieux maintenant, merci.
- Tu rentres au ranch ?
- Pas encore, j'ai encore des contacts à prendre.
- Vénusia prépare un grand repas pour le retour d'Alcor. Tu y seras, n'est-ce pas ?
- Bien sûr, la rassurai-je.

Elle me serra une dernière fois avant de quitter la salle, laissant passer Eradius qui attendait patiemment.

- Voici les dossiers pour vos prochaines audiences.

Il les déposa sur la table puis s'approcha de moi.

- Voulez-vous boire quelque chose ?
- Apporte-moi un verre d'eau, merci.

Je pris une profonde inspiration pendant que je me désaltérai. "Calme, Actarus. Il n'y a aucune preuve. C'est une rumeur. Mais pourquoi Alphgar est-il de retour ?" Je mis toutes ces pensées de côté et me consacrai pendant les trois heures suivantes sur mon rôle de chef d'Etat.
***
La fête battait son plein lorsque j'arrivai au ranch, la nuit déjà bien entamée. Je n'avais pas réussi à me défaire de mes obligations royales plus tôt que je ne pensais. Je contournai discrètement la salle à manger pour prendre une douche à l'étage. La pénombre et la petite veilleuse bleutée de ma chambre m'indiquèrent que Hoshi dormait dans son berceau. Je me penchai pour l'admirer : ses cheveux bruns formaient de petites boucles autour de son visage qu'elle avait tourné sur le côté. Les bras écartés, elle avait sa joue posée sur un poing. Elle avait retiré la petite couverture qui recouvrait ses jambes qu'elle tenait écartées. Je caressai son front du bout des doigts avant de récupérer les vêtements propres que Vénusia avait préparé sur le lit. Je les déposai sur le lavabo de la salle d'eau et me déshabillai pour me plonger sous le jet d'eau froide. Le choc thermique me me donna un coup de fouet. Je changeai la température et me détendit petit à petit. Toute l'après-midi, je n'avais pu empêcher mon cerveau de réfléchir à la rumeur. Rien que d'y penser, mon coeur s'affola de nouveau. Le cliquetis de la porte me fit sursauter mais l'ombre qui se profila ensuite sur le sol me rassura.

- Tout va bien, Actarus ?, demanda Vénusia.
- Oui. Excuse-moi d'arriver si tard.
- Alcor t'attend avec impatience, comme papa. Tu le connais. Il râle de ton retard.

Elle me tendit la serviette éponge dans laquelle je m'enveloppai, s'approcha de moi, se mit sur la pointe des pieds et entoura mon cou de ses bras fins et chauds. Je la maintins serrée contre moi et l'embrassai. Le désir monta entre nous aussitôt et nos gémissements se mêlèrent. A contre coeur, je détachai mes lèvres de la douceur des siennes.

- N'allons pas les faire attendre plus longtemps.
- Actarus, tu es inquiet, constata-t-elle.

Je lui souris. Je ne pouvais rien lui cacher. Vénusia devinait toujours mon état d'esprit.

- Plus tard, d'accord ?, éludai-je.

Elle hocha la tête, une moue sur la bouche. Je terminai de m'habiller, puis main dans la main, nous descendîmes l'escalier pour rejoindre notre famille.

Pour ce repas, ils étaient assis à la japonaise, les genoux posés sur un coussin autour de la table basse rectangulaire de la salle à manger. Riguel racontait une anecdote de son passé américain. Dame Antonella, près de mon père, surveillait furtivement Phénicia, collée à Alcor qui lui-même, écoutait Riguel tout en jetant un oeil en coin à sa voisine. Mizar jouait sur le tapis devant la télévision éteinte avec Artus qui gardait à peine les yeux ouverts.

- Bonsoir, tout le monde. Désolé pour le grand retard. Vous m'avez laissé des restes ?

Chacun exprimèrent leur avis sur ma venue tardive. Mon père et Alcor me regardèrent avec suspicion, ma soeur leur ayant certainement parlé de mon état post communication avec Euphor. Je leur fis un léger signe de tête pour les rassurer. Artus se précipita dans mes jambes. Je le soulevai et il vint blottir sa tête contre mon cou, ses bras tout autour.

- Tu me manques, soupira-t-il.

Je l'étreignis un peu plus contre moi et pris place à côté de Venusia et d'Alcor tandis que Mizar nous rejoignait et s'installait entre son père et sa soeur. Je proposai à Artus les boulettes de riz fourrées d'omelettes, d'azukis, de légumes de toutes les couleurs et de poissons mais il s'était déjà endormi.

- Alors Alcor, qu'as-tu découvert d'intéressant dans les villes américaines ?
- Tout aussi bruyantes que Tôkyô pour les plus grandes. Je n'ai pas vraiment fait de tourisme.
- Tu as rencontré des amis ? demanda Phénicia.
- L'intégration n'était pas évidente. J'ai vite compris que l'étranger n'avait pas sa place. Cependant, ma bonne humeur et mon côté jovial et frondeur m'ont permis d'entrer dans un petit groupe sympathique et tout aussi décalé que moi, avoua-t-il, passant une main dans ses cheveux. Ils viendront peut-être une semaine pour visiter le ranch et les alentours. Ils sont aussi très curieux du Centre et souhaiteraient faire leur stage ici. Vous pensez que c'est possible, professeur ?

Mon père réfléchit une main en coupe sous son menton.

- Tous en même temps, ils vont être les uns sur les autres. Il n'y a plus autant d'activités qu'auparavant. Par contre, je peux demander aux professeurs Yumi et Armilerand s'ils ont des sujets d'études à proposer. Quand ils viendront, nous leur organiserons une excursion dans ces laboratoires. Tu pourras leur présenter les Mazinger et le musée où ils sont entreposés.
- Oui, bonne idée, professeur, s'exclama le jeune homme.

Dame Antonella me demanda soudain :
- Votre Majesté, puis-je mettre coucher Artus ? Il ne vous encombrera pas et vous pourrez vous sustenter plus facilement.

Je grimaçai à la formulation pompeuse. Dame Antonella s'habituait à la vie simple du ranch mais ne voulait pas abandonner certains principes bien que j'insistai régulièrement pour ne plus les utiliser en présence de ma famille terrienne qui sur le coup était mal à l'aise.

- Pour l'instant, il ne me gêne pas mais je suppose en effet qu'il sera mieux dans son lit. Laissez, je vais y aller moi-même, cela évitera qu'il se réveille par le changement de bras.

Je l'emportai à l'étage et le couchai dans son petit lit. Il ouvrit un instant les yeux, sourit en me reconnaissant avant de se mettre en boule, les bras entourant ses jambes. Quand je sortis de la chambre, Alcor m'attendait, appuyé contre le mur.

- Que se passe-t-il, Actarus ? Tu es pâle et je vois bien que tu n'es pas toi-même, encore plus renfermé... comme au temps du conflit.

Je m'adossai à mon tour à côté de lui, une jambe repliée et en appui, et croisai les bras.

- Je ne sais pas quoi te répondre. Une simple rumeur annoncée par mon second me bouleverse depuis tout à l'heure. Je n'arrive pas à me défaire de l'angoisse que cela m'a procurée.
J'ai un pressentiment.
- Quelle est cette rumeur ?

Je ne répondis pas tout de suite.

- J'aimerais qu'on en parle demain avec mon père et les filles.
- Toujours à garder tes petits secrets, ironisa mon frère non sans méchanceté.

Il était loin le temps de notre rivalité. Il savait que ce trait de mon caractère n'allait pas changer et se moquait de moi.

- Et cela ne fait que se renforcer avec mon statut, enchéris-je, en grimaçant.
***
Avant de nous coucher, dans un geste solennel, Vénusia et moi apposâmes notre signature sur le formulaire de mariage. Je sortis mon "hanko", un petit bâtonnet sous forme de crayon et sur lequel j'avais fait graver l'emblème d'Euphor. Je l'avais fait reconnaître à la naissance d'Hoshi, à l'état civil de Nasu-Kogen, comme identité familiale. Tandis que je le tamponnai sur la feuille, l'émotion me frappa. Vénusia entrait dans ma famille, elle pouvait porter mes deux noms. J'étais fier et en même temps inquiet. L'avais-je mis en danger par notre mariage ? Ses bras entourèrent mon cou où elle déposa un baiser près de mon lobe.

- Merci Actarus. Je suis si heureuse d'être auprès de toi.

Je me tournai légèrement en reculant le siège et la pris sur mes genoux. Elle était toujours là pour me réconforter et me soutenir alors que je n'arrivai pas à exprimer mes doutes, mes craintes ou mes joies. Elle a été avec mon père ma meilleure confidente. Je serrai mes doigts sur sa taille.

- Que se passe-t-il, mon chéri ? Tu es tendu depuis tout à l'heure.

Je relâchai la pression en secouant la tête.

- Actarus, regarde-moi.

Je plongeai mon regard dans ses prunelles marron. Elle me scrutait, cherchait à deviner ce qui m'inquiétait.

- Parle-moi, s'il te plait. Ne garde pas pour toi ce que tu as sur le coeur. Nous sommes mariés maintenant... Ça compte non ? Je sais que tu ne pourras pas tout me révéler mais ne me laisse pas de côté.

Je restai silencieux mais ne pouvant soutenir la tristesse qui s'afficha sur son visage, je baissai le menton. Elle voulut se lever mais je la retins.

- Lukas m'a informé d'une rumeur qui m'a envoyé à nouveau à l'époque de la guerre, lui avouai-je enfin.
- Une rumeur ?
- Un cousin aurait des preuves de la survie de Vega.

Elle caressa ma joue puis tira légèrement sur mes cheveux pour redresser ma tête.

- Sérieux ?
- Je sais au fond de moi que ce n'est pas possible. Son vaisseau a explosé sous nos yeux. Cependant, je ne peux pas m'empêcher d'y penser.

Elle scruta mes yeux avant de prendre mes joues en coupe et de m'embrasser longuement tout en m'enjambant pour s'installer face à moi. Je ne pus résister à cette force de persuasion. Elle commença à défaire les boutons de ma tunique sans que je ne me rende compte occupé à fouiller sa bouche de ma langue. Je frémis quand elle toucha mes mamelons. De mon côté, je ne perdis pas non plus de temps à mettre à nu sa poitrine. Je quittai sa bouche pour titiller les pointes érigées, tout en caressant son ventre. Je la couchai sur le bureau derrière elle pour continuer mon exploration sans entrave. Je la déshabillai complètement et la contemplai en me redressant. La jeune fille que j'avais connue était maintenant femme à part entière. Son ventre, un peu rebondi, montrait qu'elle avait porté un enfant et accentuait sa féminité. Je la pris dans mes bras, la déposai sur le lit et enlevai mes vêtements à mon tour. Je plongeai à nouveau dans les délices de sa peau sucrée abandonnant dans un coin mon angoisse de la journée.
***
Le lendemain matin vers 11h, je convoquai la patrouille des aigles, les scientifiques Argoli, Antares et Cochir ainsi que mon père dans la salle d'observation du Centre. J'avais demandé à Cochir de sortir les archives de la dernière bataille. Les caméras de chaque appareil ayant filmé le combat, je voulais m'assurer ainsi qu'aucun détail ne nous avait échappé.

- Voilà la situation, terminai-je après leur avoir rapporté la discussion que j'avais eue la veille avec mon second.
- C'est impossible, Actarus !, s'exclama aussitôt Alcor. Tout a explosé sous nos yeux.
- Peut-être qu'une soucoupe nous a échappé.
- Comment ? Elle a dû être pulvérisée par les déflagrations. Nous même avons évité de justesse les débris et le souffle de l'explosion nous a fortement éloignés.
- Actarus, nous allons regarder chaque enregistrement, d'accord ? proposa ma soeur.

Cochir lança la première vidéo du point de vue de la partie de tête du Cosmorak. Le choc des images me fit frémir. Je fermai et ouvrai mes poings à faire pénétrer mes ongles dans la peau. La sueur perlait à mon front. Vénusia qui se tenait debout devant moi se rapprocha et passa un bras autour de ma taille. J'attrapai sa main que je serrai dans un geste réconfortant.

- Il était seul, murmurai-je. Plus aucun général à ses côtés, Minos, le dernier, a été pulvérisé sur Terre. Que des soldats limités dans leur action. Non, il n'a pas pu s'en échapper.

Je vis Goldorak s'éjecter de la soucoupe et poser les deux pieds sur le vaisseau. Il était face à la cabine de commandement. Je me souviens très bien de ce que j'avais aperçu à travers les hublots. Une silhouette avec sa cape rose, une tête aux oreilles pointues qui me suppliait. Il ressemblait au Vega que j'avais rencontré avant la guerre, lorsqu'il venait sur Euphor pour discuter des termes du contrat de mariage avec Vegalia. Mais était-ce lui ?

- Cochir, tu peux lancer tout de suite la vidéo de Goldorak. Je voudrais vérifier ce que j'ai vu à travers la baie.

Le scientifique élancé aux lunettes rectangulaires changea de disque. Je lui demandai d'aller jusqu'à mon autolargue.

- Là, fais un arrêt sur images.

A travers la fumée des explosions et du lasernium que Vega avait lancé en dernier recours, j'eus une vue de la salle des commandes. La silhouette était bien là.

- Tu peux agrandir l'image ?

Tout le monde se pencha pour scruter l'image diffusée sur le grand écran.

- Pas de doute, il semblerait bien que ce soit lui, affirma Alcor.
- Comment peux-tu le savoir ?, lui rétorqua Phénicia. Tu ne l'as jamais vu que je sache !
- Non mais, regarde ces vêtements et le sceau qui ferme sa cape. C'est bien son symbole, n'est-ce pas, Actarus ?

Je ne répondis pas tout de suite, mon regard figé sur le visage. Il était flou cependant je reconnaissais ses traits. J'esquissai un sourire et caressai le dos de Vénusia.

- Pas de doute, répétai-je. C'est bien lui. Cochir, tu peux me faire une copie ? Je vais l'envoyer à Lukas, il verra si ça l'aide à déjouer les rumeurs en attendant mon retour.
- Entendu.

Pendant qu'il s'activait sur ses ordinateurs, je regardai brièvement mon père et hochai la tête pour le rassurer. Alcor s'approcha de moi, un sourire aux lèvres et posa son bras autour de mes épaules.

- Maintenant que tu es soulagé et l'esprit dégagé de cette angoisse, nous allons pouvoir fêter dignement la fin de ton célibat. Ce soir, Vénusia, je te le prends et l'emmène faire un tour en ville. C'est une coutume que j'ai apprise en occident. Rien de tel pour détendre le futur marié, inquiet de passer la bague au doigt à sa bien-aimée.
- Euh..., hésitai-je. Nous sommes déjà mariés.
- Ça ne compte pas, rigola-t-il. C'est la cérémonie de demain qui nous montrera que vous êtes unis. Allez, hop, à demain tout le monde.
- Mais la journée n'est pas finie, je dois encore consulter...
- Allez ! Eradius se fera encore une joie de déplacer tes rendez-vous. C'est toi le roi, non ? Donc tu peux faire ce que tu veux de ton temps.

Il me tira dehors par le bras sans que je ne puisse ajouter un mot. Du coin de l'oeil, je vis Vénusia, Phénicia et mon père acquiescer de la tête, donnant leur accord. A la sortie, Eradius qui avait certainement entendu la fin de la tirade me regardait bouche bée. Je vis son visage changer rapidement et se fermer, un éclair de mécontentement et de mépris dans les yeux. Je soupçonnai Alcor d'avoir ajouté la dernière phrase à son intention.

- Alcor, attends !

Mon ami s'arrêta. Je m'approchai d'Eradius.

- Faites de votre mieux pour cet après-midi. Je suis désolé de devoir chambouler votre organisation.
- Comme l'a dit ce terrien, vous êtes le roi et êtes libre de vous amuser ou de faire votre devoir.

Je baissai un instant la tête sous cette remontrance.

- Eh ! C'est quoi ce langage devant votre roi !, s'insurgea Alcor.
- Et vous, ayez un comportement digne et respectueux. Vous n'êtes rien par rapport aux Euphoriens et à notre roi, répliqua aussitôt mon secrétaire.
Alcor rougit en serrant les poings.
- Quoi ? Non mais, il ose dire ça... Je vais t'apprendre moi à qui tu dois le respect... Si...
- Alcor, l'arrêtai-je. Calme-toi. Eradius, je vous ai déjà dit que les personnes du Centre et du Ranch ont droit à tout le respect et la sympathie des habitants d'Euphor et des autres peuples sans exception. Sans eux, nous ne serions pas libres. Je considère Alcor comme mon frère et à ce titre, il a le droit de se comporter comme un membre proche de ma famille. Donc pour aujourd'hui comme demain et après-demain, je mets les affaires d'Etat de côté sauf s'il y a une urgence.
- Bien, Votre Majesté, s'inclina-t-il profondément, refusant tout contact visuel avec moi puis il se recula.

Je mâchouillai ma lèvre inférieure. La confiance de mon peuple envers moi n'était pas encore acquise. J'allais devoir faire preuve de prudence pour éviter les tensions.
Alcor me reprit le coude.

- Allez, direction Tôkyô. Boss et sa bande nous attendent.
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 23 Sep 2014 - 16:41

Actarus qui s'en va enterrer sa vie de garçon... J'ai bien hâte de voir ça! drunken  What a Face  

Véga pas mort? pale pale affraid affraid . Non, non, c'est sûrement une erreur ou un imposteur !

Merci pour ce nouveau chapitre!
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Chassé-croisé intemporel - en cours   Mar 23 Sep 2014 - 16:47

Pourvu que la survie de Véga ne soit qu'une rumeur !!!!!! En tout cas, cela apporte beaucoup de soucis à Actarus ! Mais j'espère qu'il va passer une bonne soirée !


Citation :
- Cochir, tu peux lancer tout de suite la vidéo de Goldorak. Je voudrais vérifier ce que j'ai vu à travers la baie.

Le scientifique élancé aux lunettes rectangulaires changea de disque.

Ne s'agit-il pas plutôt d'Antarès ? Cochir n'a pas de lunettes dans la série.

Merci pour ce superbe chapitre ! cheers cheers cheers

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Chassé-croisé intemporel - en cours
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