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 Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)

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Chibi

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MessageSujet: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeDim 22 Aoû 2010 - 22:20

Petit opus inspiré de la comédie musicale "Cléopâtre" et de la chanson "on s'aimera quand même" . Bonne lecture !
PS: c'est une prequel pour ma fic "nouvelle lumière", enfin une sorte de prequel


Les labyrinthes du cœur


« Pas sans toi jamais plus sans toi

Plus d’amour si ce n’est pas toi
Qui me le donne
Toi ou personne »

Sofia Essaidi, « Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte », « On s’aimera quand même »


Los Angeles, université UCLA

Dans la bibliothèque, Vénusia était plongée dans des équations à plusieurs inconnues. Ses lunettes sur le nez, le crayon à la main, elle travaillait sans relâche bien qu’il fût déjà tard. Le coucher de soleil jetait des rayons sanguins par la fenêtre, mais elle n’y faisait absolument pas attention, concentrée sur son exercice de mathématiques avancées. Elle était déjà l’objet des félicitations de ses enseignants à l’issue de cette première année mais elle travaillait toujours plus, voulant être digne de la confiance du professeur Procyon, même s’il lui avait déjà dit à plusieurs reprises qu’elle ne lui devait rien et qu’il avait foi en ses capacités.
Elle releva ses lunettes et s’épongea le front. On était seulement au mois de mai mais il faisait très chaud à Los Angeles. La bibliothèque universitaire était ouverte au-delà de vingt heures à l’approche des examens mais c’était une fournaise et elle décida donc de rentrer chez elle profiter de la climatisation pour finir ses révisions. Elle y passerait très probablement une partie de la nuit comme à son habitude, ne dormant que quelques heures avant de retourner à l’université le lendemain matin. Elle prit son sac, y glissa ses affaires et sortit du bâtiment pour regagner son appartement. Elle marcha d’un bon pas jusqu’à l’arrêt de bus et fit à peine attention au regard non équivoque que lui adressa un autre étudiant. Il fallait dire qu’elle était plutôt séduisante dans cette robe assez courte bleu clair à bretelles simple mais seyante, mais elle se fichait comme d’une guigne du fait qu’elle fût belle ainsi. Depuis un an qu’elle était ici, aucun homme n’avait retenu son attention, un seul occupait toujours ses pensées, celui qui était parti pour relever sa planète en ruines. Elle n’en avait eu quasiment aucune nouvelle, si ce n’est par le Centre qu’il contactait régulièrement, et elle ne faisait aucune illusion, il pouvait l’avoir oubliée facilement pour une euphorienne digne de son rang. A cette idée, son cœur se serra mais elle parvint à rester impassible…
Pensivement, elle descendit du bus à son arrêt, marcha jusqu’à son immeuble et sortit machinalement ses clés. Une fois entrée dans le hall, elle appuya sur le bouton de l’ascenseur qui l’amena au quatrième étage, où se trouvait son studio. Elle ouvrit sa porte, posa son sac près de l’entrée et enclencha la climatisation. Elle s’assit sur son lit, le temps de refroidir quelque peu sa température corporelle, et son regard tomba sur l’une de photos qui étaient posées sur son bureau, celle qui représentait Actarus, Alcor, Phénicia et elle-même en tenue de combat. Ses yeux se remplirent de larmes mais, par un énorme effort de sa volonté, elle parvint à ne pas se mettre à sangloter, prit résolument son sac et sortit ses affaires. Elle ouvrit son cahier, prit un crayon de papier et, chaussant ses lunettes, reprit ses équations en évitant soigneusement de regarder les photos qui lui causaient tant d’émotion. Elle se concentra, se concentra…jusqu’à ce qu’elle vît des ronds humides sur le papier. Elle s’aperçut alors qu’elle pleurait sans s’en rendre compte et, submergée par la tristesse, se mit à sangloter, la tête dans ses mains, à demi étendue sur le bureau. Elle avait pensé que s’éloigner du ranch lui ferait du bien mais ça n’avait pas vraiment été le cas. L’absence d’Actarus restait une blessure à vif dans son cœur et, loin de tiédir ses sentiments, cela n’avait fait que les renforcer. Elle se disait souvent qu’elle était stupide de se consumer ainsi pour un homme d’une autre planète qu’elle ne reverrait très probablement jamais, mais elle ne pouvait s’en empêcher, elle ne pouvait pas faire taire son cœur aussi facilement.
Elle se leva, s’approcha de la baie vitrée qui donnait sur la mer dans laquelle le soleil couchant finissait de se noyer en jetant ses derniers rayons. Elle cilla et serra son mouchoir dans sa main.
« Oh Actarus, pourquoi es-tu parti si loin de moi ? », se dit-elle en regardant le ciel.
Et elle fondit à nouveau en larmes avant de se reprendre quelque peu. Il allait bien falloir qu’elle se fasse une raison et qu’elle cesse de pleurer ainsi pour lui, mais elle ne pouvait s’en empêcher, il lui manquait trop. C’était loin d’être une tocade d’adolescente, comme disait son père, c’était quelque chose de durable, de profond. Le prince extraterrestre avait emmené son cœur avec lui, et elle n’avait pas eu le courage de lui dire à quel point il comptait pour elle, bien qu’elle eût perçu à plusieurs reprises qu’il l’avait compris. Jusque-là, elle n’avait jamais expérimenté à quel point l’amour pouvait faire souffrir, surtout lorsqu’il n’était probablement pas partagé. En effet, jamais il ne lui avait donné le moindre encouragement même si, parfois, il se faisait plus gentil et plus tendre, mais cela ne voulait rien dire. Son cœur était-il donc devenu si impénétrable avec les épreuves qu’il avait subies ? Non, puisqu’Aphélie et Végalia avaient su le toucher. Cela signifiait-il qu’elle n’était pas de son niveau social et que, donc, elle ne l’intéressait pas, elle fille d’un simple fermier ? Elle détestait envisager cette éventualité mais il le fallait, pour souffrir moins si tel était le cas. Pourtant, elle ne voulait pas d’autre homme que lui, c’était lui qu’elle avait choisi et elle ne pouvait ainsi extirper ses sentiments de son cœur meurtri.
Enfin, ses yeux furent secs et elle recouvra son calme. Pour oublier le tumulte de son cœur, il ne lui restait qu’une chose à faire : travailler, travailler encore. Elle reprit ses lunettes, s’assit de nouveau à son bureau et recommença ses équations, le cœur un peu plus léger…


« Mes nuits mes jours je les passe

Comme s’il n’y avait au monde aucune place
Loin de toi
Nulle part pour moi… »

Florian Etienne, « Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte », « On s’aimera quand même »


Palais d’Euphor, capitale

La nuit était tombée, et le silence régnait sur la capitale plongée dans l’obscurité. Dans le palais, la chambre de la princesse Maria Grace, qui avait été dans une autre vie Phénicia, était aussi calme, mais elle ne dormait pas. Elle sentait que son frère, une fois de plus, prenait sur son sommeil pour gérer les affaires de l’état, mais elle savait aussi que, s’il agissait ainsi, c’était pour ne pas avoir à s’appesantir sur lui-même. Il n’en parlait jamais, mais elle savait que ce qu’il avait laissé sur Terre lui manquait énormément, Alcor, son père, bien sûr, mais surtout Vénusia. Il n’en avait jamais rien laissé paraître, mais Phénicia savait à quel point il tenait à elle et elle lui en avait voulu de n’en avoir rien dit à l’intéressée avant qu’ils ne quittent la Terre même si, après réflexion, elle avait compris pourquoi. Il n’admettait pas ces sentiments parce qu’il pensait qu’ils l’affaiblissaient, mais les pouvoirs de Phénicia ne la trompaient pas sur leur nature.
La princesse se retourna dans son lit avec un soupir pour regarder les photos posées sur sa table de nuit. A elle aussi ils manquaient tous, surtout Alcor, c’était pour cela aussi qu’elle pouvait aussi bien comprendre ce que ressentait son frère. Mais elle-même regrettait de ne pas lui avoir parlé, même si elle avait conscience que ça aurait probablement été plus difficile comme ça. Mais, du moins, elle admettait ce qu’elle ressentait, même si elle savait qu’elle se berçait peut-être d’illusions cela lui permettait de tenir le coup au milieu de sa nouvelle vie…
Actarus, lui, était assis dans le bureau de son père à peine reconstruit, à côté d’une pile de dossiers impressionnante. Reconstruction, voirie, gestion du royaume, niveaux de radiation, il ne laissait rien au hasard. Un coup discret et la porte s’ouvrit pour laisser passer son homme de confiance, Milon Acrisius, chargé de plusieurs dossiers énormes.
« Voici les derniers rapports concernant les régions sud, Majesté… », dit-il, essoufflé.
Et il vint les poser sur le bureau, avant qu’Actarus ne lui dise :
« Il est tard, rentrez vous coucher, je vais terminer… »
Avec tout le respect dû, Milon se récria :
« Mais, Majesté, vous devez vous reposer aussi, vous travaillez beaucoup trop ! »
Actarus leva ses yeux bleus sur son homme de confiance :
« Ne vous inquiétez pas pour moi, ça va aller… »
Il eut un soupir retenu et précisa :
« J’irai me coucher après, je vous assure… »
A peine rassuré, Milon s’inclina et se retira, laissant le prince seul au milieu des lumières diffuses de son bureau. Actarus eut un soupir retenu et posa son crayon. Il se passa la main sur les yeux et les laissa fermés un instant pour se reposer. Quand il les ouvrit de nouveau, il se leva et, passant par sa porte privée, alla marcher dans les jardins. Il voulait juste s’oxygéner un peu avant de reprendre son travail, et il inspira à grands traits l’air parfumé par les fleurs des parterres, travail artistement mené par trois horticulteurs qui avaient rendu aux jardins du palais leur lustre d’antan. Il marcha lentement, regardant le paysage autour de lui et les étoiles dans le ciel. Au-delà de ces astres lointains se trouvaient les plus belles années de sa vie, plus belles encore que les années vécues ici, au temps où Euphor était encore en paix et où ses parents régnaient. Bien sûr, il était heureux d’être de retour chez lui, mais il lui semblait bien souvent que ce retour avait un goût de cendres quand il pensait à ce qu’il avait laissé sur Terre, sa planète d’adoption. Bien sûr il recevait bien des nouvelles régulières du Centre par les relais spatiaux, mais ce n’était pas pareil. Heureusement, ses savants, ayant compris à quel point leur prince était lié à la Terre, avaient entrepris de faire des recherches sur une liaison durable utilisant les mêmes relais spatiaux qui avaient été construits autrefois, du temps de son père, à l’époque où le Centre et Euphor étaient en relation étroite. Ce projet avait provoqué l’enthousiasme de sa sœur et lui-même, s’il en était heureux, attendait tout de même de voir le résultat.
Il ne pouvait détacher son regard des points lumineux qui trouaient la nuit, dont l’un d’eux était très probablement la Terre. Comment pouvait-il penser à lui-même alors que son peuple avait tant besoin de lui ? Il avait choisi de revenir pour eux, pour qu’enfin ils puissent vivre en paix sur la planète en renaissance, mais il expérimentait la grande solitude des hautes sphères du pouvoir et ce malgré la présence de sa sœur qui lui était d’un grand réconfort. Bien sûr, on lui avait bien présenté plusieurs jeunes filles dans l’espoir de le voir prendre femme, mais il avait argué qu’il était trop occupé pour y penser pour l’instant. C’était en grande partie vrai, bien sûr, mais il était conscient aussi qu’il y avait autre chose, quelque chose qu’il cachait soigneusement au fond de lui-même et qu’il refusait d’admettre.
Une présence familière le tira alors de ses pensées. Il se retourna et vit sa sœur vêtue d’une robe simple bleue, un châle sur les épaules. Ni voile ni diadème n’ornaient ses cheveux.
« Tu devrais dormir, Phénicia… », lui dit-il d’un ton de léger reproche.
Une lueur familière passa dans le regard bleu de la princesse.
« Tu sais très bien que je sens si tu n’es pas bien, et ce soir ça n’a pas l’air d’aller… », répondit-elle seulement.
Il eut un geste vague de la main.
« Ce n’est rien, un peu de fatigue, c’est tout… », se récria-t-il.
Mais Phénicia connaissait bien son frère, et ses pouvoirs psychiques ne la trompaient jamais.
« Je sais que nos amis te manquent à toi aussi… »
Elle n’ajouta pas « surtout Vénusia », mais il le perçut.
« Oui, ils me manquent, mais tu sais que nous devons remplir nos devoirs ici… », répondit-il calmement et avec conviction.
Il savait que le protocole et la dignité demandés aux personnes royales dérangeaient beaucoup sa sœur, qui avait eu beaucoup de mal à s’y faire, mais il plongea son regard dans les yeux bleus orageux de sa cadette.
« Tu ne dois pas t’inquiéter, Phénicia, je vais bien.. », dit-il calmement.
La princesse comprit qu’il n’en dirait pas plus et se retira, laissant son frère aîné à ses pensées. Ce n’était pas le moment d’aborder le sujet mais elle ne renonçait pas à le faire plus tard.
Actarus revint à pas lents vers son bureau, regardant toujours vers la lune. Il était né sur cette planète, y avait passé la majorité de sa vie, alors pourquoi s’y sentait-il comme étranger, comme si sa place était ailleurs ? Les années passées sur Terre l’avaient-elles changé à ce point ? Il n’avait pas le temps de s’appesantir là-dessus, son travail et son peuple requéraient ses soins et c’est à cela d’abord qu’il devait penser, sa personne importait peu…tout comme ses propres sentiments. A cette évocation, le visage souriant de Vénusia lui apparut mais il secoua la tête, il ne voulait pas y penser, pas maintenant, sinon il n’aurait plus aucun courage. Il revint à pas lents vers son bureau, s’assit de nouveau à sa table de travail et regarda longuement la photo qu’il avait sur son bureau.
« Vénusia, je ne suis pas un homme pour toi, comprends-le, je t’en prie… », se dit-il, le cœur soudainement crucifié.
Pourquoi cela le faisait-il tant souffrir de penser une chose pareille ? Il prit sa tête dans ses mains et ferma les yeux, puis il releva la tête et, résolument, reprit le dossier qu’il était en train d’étudier, faisant taire les élans de son cœur sous le devoir…


« Et ça nous dépasse

Une histoire de cœur que personne n’efface
L’amour est un don
Jamais une question »

Sofia Essaidi & Florian Etienne, « Cléopâtre la dernière reine d’Egypte », « On s’aimera quand même »

_________________
Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Chibi_10


Dernière édition par Chibi le Mar 14 Sep 2010 - 8:52, édité 5 fois
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Chibi

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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeDim 22 Aoû 2010 - 22:39

Little opus inspired by a song of the french musical "Cleopâtre". I translated it myself for our italian friends. Excuse for my english, I'm not gifted in languages but I hope you will understand. In fact, it is a sort of a prequel for my other fic "Nouvelle Lumière", it takes place 1 year before.
You can find the song here :http://www.deezer.com/listen-3730120

Labyrinths of the heart


« Not without you, never without you

No love if it isn’t you
Giving it to me
You or no one”

Sofia Essaidi, “Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte”, “On s’aimera quand même » (we will still love each other)


Los Angeles, UCLA university


In the library, Venus was deeply concentrated in equations with multiple unknown factors. Her glasses on her nose, a pencil in her hand, she was working hardly even if it was quite late in the evening. The sunset was throwing bloody rays by the windows, but she didn’t pay any attention to them, concentrated on her advanced mathematics exercise. Her teachers had c congratulated her at the close of her first year here but she was always working harder because she wanted to be worthy of professor Procton’s trust, even if he already said her many times she didn’t owe him anything and that he had faith in her capacities.
She raised her glasses and dried up her forehead. It was only may but the weather was quite hot in Los Angeles. The library of the university was open out of 8 PM because the exams were soon but it was baking hot and she decided to go home to study with the air conditioning she had in her little flat. She would study part of night, only sleeping a few hours before going again to the university. She took her bag, put her things in it and went out the building to go home. She walked with a quick pace to the bus stop and hardly paid attention to a unequivocal glance given by another student.
In fact, she was really seductive with this quite short, clear blue dress, simple but becoming, but she wasn’t paying any attention to the fact she was beautiful in it. Since one year she was here, no man did hold her attention; one was still occupying her thoughts, the one who left to put his planet back on its feet. She didn’t have any news from him, except by the Space science Lab he was contacting regularly, and she had no illusion because he could have forgotten her for a Fleedian noble woman. To this idea, her heart crushed but she succeeded in staying impassive…
Thoughfully, she went out the bus to her stop, walked to the building where she was living and took mechanically her keys. When she entered the hall, she pushed the elevator button to go on the fourth floor, where her studio was. She opened the door and set the air conditioning in motion. She sat on her bed, the time for her body temperature to go back to normal, and her eyes went on the photos put on her desk, the one who was showing Duke, Koji, Maria and herself in combat clothes. Her eyes went tear-filled but, with a great effort of will, she could avoid bursting in tears, took her bag and put her things out of it. She opened her notebook, took a pencil and, wearing her glasses, continued her equations while avoiding to look at the photos which were causing her so much emotions. She concentrated, concentrated…until she saw humid circles on the paper. She understood at this moment she was crying without realizing it and, submerged by sadness, burst in tears, her head in her hands. She thought leaving the ranch would have been better for her, but it wasn’t the solution. Duke’s absence was a open injury in her heart and her feelings didn’t wane but reinforced instead. She was often thinking she was stupid to cry for a man from another planet she would never see again, but she couldn’t make her heart silent so easily.
She stood up, went near the bay window where she could see the sea in which the sun was drowning while beaming his last rays. She blinked and clenched her handkerchief in her hands.

“Oh Duke, why did you go so far away from me?” she said in herself while looking at the sky.

And she burst in tear again before she could pull herself together. She had to stop crying for him, but she couldn’t help it, he was missing her too much. It wasn’t only a crush, as her father said, it was something very deep and serious. The extraterrestrial prince caught her heart with him and she never had the courage to say to him how he was important to her, even if she had perceived sometimes that he was very conscious of that. Until now, she never experienced how love could be matter of suffering, even if it was unrequited. Indeed, he never encouraging her even if, sometimes, he was kinder and tender, but that wasn’t a proof. Could his heart become so impenetrable with the ordeals he had suffered? No, because Naida and Rubina could find the way of his closed heart.
Could that mean she wasn’t of his social rank and, because of that, he couldn’t have any romantic interest of her? She hated that eventuality but she had to think about it, in the objective to less suffering if it was the reality. And yet, she didn’t want any other man, he was her chosen one and she couldn’t simply eradicate her feelings from her bleeding heart.
At last, her eyes dried, and she calmed down. To forget her heart’s turmoil, she had only a thing to do: work, work again. She took again her glassed, sat to her desk and continued her equations with a lighter heart…


« My nights my day I spend them

As it could have to the world any place
Far away of you
Nowhere for me”

Florian Etienne, “Cleopâtre la dernière reine d’Egypte”, “On s’aimera quand même »


Capitol city of Fleed, royal palace


The night had fallen, and silence was reigning upon the city immersed in darkness. In the palace, princess Maria Grace’s room was calm, but she couldn’t sleep. She felt her brother, once more, took upon his sleep to manage state’s affairs but she knew too why he was acting this way: to avoid to think about himself. He never spoke about himself, but she knew that he was missing all he left on Earth, his father, surely, Koji but above all Venus. He didn’t let his feelings show at all, but Maria knew how important she was for him and she held it against him because he didn’t talk to Venus before they left Earth, even if she understood why afterwards. He didn’t admit his feelings because he thought they were weakening him, but Maria’s powers couldn’t lure her on their true nature.
The princess turned around in her bed with a sigh to look at the photos put on the night table. She was missing them too, especially Koji, that was the reason she couldn’t understand her brother so well. She regretted not to have talked to him before leaving, even if she knew it would have made the situation worse. But, at least, she was admitting her feelings, even if she knew it was perhaps illusions, that permitted to her to bear her new life.
Duke was sitting in his father’s office, newly rebuild, near a enormous pile of files. Rebuilding, road network, kingdom management, radiation levels, he wasn’t letting anything aside. He heard a discreet knock and the door opened on his confidence man, Milon Acrisius, burdened with some enormous files.

“Here are the last reports about south countries, Majesty” he said, out of breath.

And he approached to put them on the desk.

“It’s late, go to bed, I’ll finish…” Duke said.

“But, Majesty, you have to rest too, you work too hard!” Milon said with due respect.

“Don’t worry for me, all will be all right…” Duke said while looking at him with his blue eyes.

“I’ll go to bed after that, I assure you…” he said while sighing.

Hardly reassured, Milon bowed and went out, leaving his prince alone among the dim lights of his office. Duke held a sigh and put down his pencil. He put his hands on his eyes and let them shut during some seconds to rest them. When he opened them again, he stood up and, using his personal door, went walking among the gardens. He just wanted to get some fresh air before continuing his work, and he breathed deeply the air perfumed by the flowers. Three gardeners made this work and gave to the palace gardens their past splendor. He walked slowly, looking at the landscape around him and at the stars in the sky. Beyond these far away stars were still lying his most precious years, more precious than the years he spent here, when Fleed was still in peace and his parents were reigning. Of course, he was happy to be home again, but he felt often as if this return had a ash taste when he was thinking to Earth. He had some news from the Space science lab regularly by the space relays, but it wasn’t the same. By luck, his scientists, understanding how their prince was close to Earth, were making some research on a durable link using the same relays which were build by the time of his father, when Fleed and the Space science lab were in connection. This project made his sister very enthusiastic and he was waiting the first results.
He couldn’t take his eyes of the little light points which were piercing the night, because one of them was surely Earth. How could he think to himself when his people needed him so much? He decided to come home for them, so that they could live in peace on the re-emergent planet, but he experienced the loneliness linked to the exercise of power, even if his sister was really a comforting presence. Of course, he was introduced to some noble young women, and he always said he had too much work to do before thinking to marry. That was almost the truth, but he was conscious that was another thing, another thing he was hiding deep inside him and refused to admit.
A familiar presence made him out of his thoughts. He turned around and saw his sister wearing a simple blue dress with a shawl. No veil or diadem in her hair.
“You should sleep, Maria” he said with a slight reproach in his voice.
A familiar light passed in the princess’ blue eyes.
“You know I always feel when you’re not well, and you are not this evening” she answered.
“That’s nothing, only some tiredness…” he just said with a hand’s gesture.
But Maria knew her brother well, and her psychic powers never lured her.
“I know you miss our friends too…” she said.
She didn’t add “especially Venus” but he understood it.
“Yes, I miss them, but you know we have to do our work here…” he answered calmly and with conviction.
He knew that protocol and dignity asked to royal persons were difficult for his sister, but he plunged his gaze in his sister’s stormy blue eyes.
“You haven’t to worry, Maria, I’m fine…” he said calmly.
The princess understood he wouldn’t say anything more and left, leaving her eldest brother to his thoughts. That was not the moment to get onto the subject but she wasn’t giving up about talking about it later.
Duke went slowly to his office, still looking at the moon. He was born on this planet, spent on it almost his whole life, but why was he feeling as a stranger, as for his place was elsewhere? Did the years he spent on Earth change him to this point? He didn’t have any time to think about it, his work and his people did need his attention, his person wasn’t important…as for his feelings. To this thought, Venus’ smiling face appeared to him but he shook his head, he didn’t want to think about her, otherwise he wouldn’t have any courage. He walked slowly to his desk, sat behind the table and look lengthily to the photo he had on it.

“Venus, I’m not a man for you, please understand it…”
he said to himself with a crucified heart.

Why was he suffering so much when he was thinking that way? He took his head in his hand, closed his eyes, then raised his heard and, courageously, took the file he was studying previously, making silent his heart’s impulses with his duties…


“And it’s beyond us
A heart’s story no one erases
Love is a gift
Never a question”

Sofia Essaidi & Florian Etienne, “Cléopâtre la dernière reine d’Egypte, “On s’aimera quand même »

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isotta72

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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeLun 23 Aoû 2010 - 10:20

Chibi a écrit:
Little opus inspired by a song of the french musical "Cleopâtre". I translated it myself for our italian friends. Excuse for my english, I'm not gifted in languages but I hope you will understand. In fact, it is a sort of a prequel for my other fic "Nouvelle Lumière", it takes place 1 year before.
You can find the song here :http://www.deezer.com/listen-3730120


Chibi, thanks a lot!! Your english is really good , and you thought about us, I'm really grateful! cheers

Chibi a écrit:

She opened her notebook, took a pencil and, wearing her glasses, continued her equations while avoiding to look at the photos which were causing her so much emotions. She concentrated, concentrated…until she saw humid circles on the paper. She understood at this moment she was crying without realizing it and, submerged by sadness, burst in tears, her head in her hands. She thought leaving the ranch would have been better for her, but it wasn’t the solution. Duke’s absence was a open injury in her heart and her feelings didn’t wane but reinforced instead. She was often thinking she was stupid to cry for a man from another planet she would never see again, but she couldn’t make her heart silent so easily.



Chibi a écrit:



A familiar presence made him out of his thoughts. He turned around and saw his sister wearing a simple blue dress with a shawl. No veil or diadem in her hair.
“You should sleep, Maria” he said with a slight reproach in his voice.
A familiar light passed in the princess’ blue eyes.
“You know I always feel when you’re not well, and you are not this evening” she answered.
“That’s nothing, only some tiredness…” he just said with a hand’s gesture.
But Maria knew her brother well, and her psychic powers never lured her.
“I know you miss our friends too…” she said.
She didn’t add “especially Venus” but he understood it.
“Yes, I miss them, but you know we have to do our work here…” he answered calmly and with conviction.
He knew that protocol and dignity asked to royal persons were difficult for his sister, but he plunged his gaze in his sister’s stormy blue eyes.
“You haven’t to worry, Maria, I’m fine…” he said calmly.


Those passages I like mostly! Venus feelings are described so well and I felt her pain.

And I like how you describe the relationship between the two brothers: I always thought, and wrote in some of my fics, that Maria has a protective role for his brother.
The Prince is the Prince, no doubt! His sense of duty that silences himself.

Thanks again for your translation.. I invite you again to post this on Gonagainet too, because Venusia 71 is translating your first chapter and it would be nice to have this prequel before the beginnign of NL cheers cheers cheers

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illea

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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeLun 23 Aoû 2010 - 21:30

cheers cheers Merveilleux Chibi ! Qu'est-ce que j'ai adoré ce travail ! De très grande qualité, de très haut niveau, et tellement intéressant de voir nos personnages en mode "interne".
J'en ai eu des frissons, j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup... et les morceaux de chanson aussi ! J'ai pu voir quelques extraits de la comédie, ça a l'air sympa.
Merci ! Very Happy
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kimi_san

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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeLun 23 Aoû 2010 - 21:57

Je n'ai rien à ajouter à ce qui a été dit plus haut. Nous en avons déjà longuement parlé et tu connais mon sentiment au sujet de tes écrits ...

Encore bravo pour ce petit trésor, miss Chibi ! cheers

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lamarmotte97

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MessageSujet: Bravo!   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeMar 24 Aoû 2010 - 0:03

Bravo encore une fois!!
J'ai adoré aussi!! Encore merci!
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Chibi

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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeMer 25 Aoû 2010 - 20:31

Merci à vous tous ! Smile
Me reste à préciser que cette mini fic a aussi été postée sur le forum italien et traduite dans cette langue par Isotta (thanks !)

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spassoirak

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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeJeu 26 Aoû 2010 - 7:54

Magnifique récit Chibi, comme d'habitude j'ai beaucoup apprécié. cheers
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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeVen 27 Aoû 2010 - 14:14

Comme tous tes écrits, et même s'il manque ici ma scène favorite de ... (biiiiiiiiipppppp), j'ai adoré ta fine analyse des sentiments de mes persos préférés.

study

Enfin, heureusement que leur amour est possible dans ta fic NL et qu'ils se sautent dessus ! What a Face
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MessageSujet: AMOUR QUAND TU NOUS TIENS   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeJeu 9 Sep 2010 - 11:41

Très belle description de la détresse de Vénusia. C'est vrai que le travail fait oublier bien des choses douloureuses.
Mais Actarus reste Actarus, le prince d'Euphor, digne héritier de ses parents et conscient de son rang.
Heureusement, nous connaissons la suite....pour notre plus grand plaisir à tous et à toutes!!!
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MessageSujet: Re: Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1)   Les labyrinthes du coeur / Labyrinths of the heart (english / french version) (prequel de "Nouvelle Lumière" n°1) Icon_minitimeJeu 9 Sep 2010 - 12:08

Youk a écrit:
même s'il manque ici ma scène favorite de ... (biiiiiiiiipppppp)
=> Décidément, on ne te changera jamais, Youkinette !!!

Youk a écrit:
j'ai adoré ta fine analyse des sentiments de mes persos préférés.
=> Au même titre que l'ensemble de nos amis auteurs, Chibi est passée maître dans l'art de décrire les sentiments et les tourments de nos personnages favoris. Encore une fois, bravo à elle.

Youk a écrit:
Enfin, heureusement que leur amour est possible dans ta fic NL et qu'ils se sautent dessus ! What a Face
=> Théoriquement, NL est une fic "tout public" !!! Quoi que ...

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