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 Goldorak: Souvenirs d'enfance

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UFO



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Date d'inscription : 28/05/2009
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MessageSujet: Goldorak: Souvenirs d'enfance   Lun 23 Nov 2009 - 13:56

J'ai trouve cet article ici:
http://www.toysnus.fr/search/label/soul%20of%20chogokin

ecrit par un certain SM , c un tres bon article sur une enfance pendant la periode "Goldo-mania" et qui reflete bien une grande partie de nous:

SOUL OF CHOGOKIN GX-04S - UFO ROBO GRENDIZER - GOLDORAK

Je suis né en 1972. Décembre. J’estime être tombé au bon moment. Avant aurait été trop tôt.
Les gens de ma génération furent de petits veinards dans bien des domaines, en particulier sur celui de la télévision. Pour la génération qui me précéda, la télé était un luxe. C’était pas tout le monde qui pouvait se l’offrir. Il fallait être riche et sans doute habiter dans une grande ville. De plus, elle était obligatoirement en noir et blanc. La couleur est arrivée, justement, en 1972. C’est à ce moment là que la télévision commença à se démocratiser dans les foyers. C’était devenu l’objet indispensable et symbole de la société de consommation, comme le frigo ou la machine à laver le furent dans les années 50 et 60. De plus, le choix des chaînes s’était accru. On en était à trois. Il y avait donc forcément un truc qui nous intéressait.
Du plus loin que je puisse me rappeler, j’ai toujours vu une télé couleur chez moi. C’était quand même pas mal pour une famille modeste avec juste un seul salaire qui rentrait. Ma mère me raconta un jour que cette télé fut achetée sur un coup de tête, à crédit, pour remplacer l’ancienne, noir et blanc, et que je n’ai jamais connue.


Une télé, c’est comme les jouets des Happy Meal de chez Mc Do : ça bouge, ça fait du bruit et c’est plein de couleurs. Ça attire donc les mômes. Et puis on découvre que, dans sa grande bonté, elle diffuse des émissions tout spécialement conçues pour eux, avec des dessins animés. Enfin, dessins animé, il faut le dire vite… Il faut bien comprendre quel genre de dessins-animés la jeunesse de l’époque se mangeait pour pleinement se rendre compte du phénomène médiatique que fût Goldorak. S’il a autant cartonné, c’est qu’il y avait une demande non satisfaite, une attente refoulée.
A ce moment là, il y avait quoi ? Nous subissions toute la panoplie des dessins animés ringards et répétitifs de Hanna & Barbera, un nom pourtant prestigieux dans les années 50 (revoyez les Tom & Jerry de cette période, c’est toujours aussi bon) mais qui, au fur et à mesure que le temps passait, s’est mis à faire de la merde et de la rentabilité. On se gaufrait donc en boucle, au choix, les Fous Du Volant, les Jetsons, Mightor, Capitaine Caverne, Mantalo et enfin le pire du pire pour moi, l’une des séries qui me laissent l’un des plus mauvais souvenirs : Scoubidou, avec ses fins dans le style :


- Voyons qui se cache derrière le masque du monstre qui hantait les galeries du musée ! Oh quelle surprise, c’était le gardien du musée !


Brrrrr…


Dans un autre style, il y avait également le dessin-animé Spider-Man, datant des années 60, et ça se sentait salement dans les dessins et l’animation… Mais j’avoue qu’il me remplissait de joie vu que je lisais déjà ses aventures dans Strange et Spidey. Un peu plus tard, en 1979/80, on touchera le fond avec les aventures des Quatre Fantastiques, datant de la même époque en gros et avec des dessins encore plus pitoyables. Je vous épargne le générique français chanté par Noam, les anciens sauront pourquoi et me béniront de cette délicate attention. Pour les masos, tout est là mais je vous aurais prévenu…


Soyons juste. Tout cela était atroce. Certes. Mais quand vous avez trois, quatre ou cinq ans, vous regardez ce genre de mierda et vous ne vous posez aucune question. Vous avez tellement peu d’expérience et de jugement que tout vous paraît formidable et ça passe comme une lettre à la Poste. Vous subissez le programme. Il n’y a que ça et c’est toujours mieux que Les Chiffres Et Les Lettres… Mais vous êtes conditionnés par ces dessins animés qui se ressemblent tous, par le format, les histoires qui sont toutes les mêmes (des courses-poursuites la plupart du temps), l’animation poussive, les bruitages grotesques. Alors, comment ne pas être décalqué lorsqu’un robot cornu géant déboule dans votre téléviseur, balance en hurlant des rayons et des missiles par tous ses orifices, détruit d’autres tas de ferraille violemment colorés dans des explosions colorés, le tout dans un rythme quasi épileptique ? En juillet 1978, j’avais cinq ans et demi. Goldorak ne m’a pas traumatisé ou abimé, au contraire. Il m’a sauvé !


Je ne vais pas revenir sur l’histoire de Goldorak en France, tout le monde la connaît. Mais arrêtons-nous un instant sur l’impact psychologique de ce dessin animé sur une petite tête brune, la mienne. J’avais déjà goûté aux joies spatiales vers trois ou quatre ans, avec Cosmos 1999. Je crois que c’est là que tout a démarré chez moi. Une sorte d’amorce, le premier compte à rebours avant le décollage dans l’espace. Après ça, beaucoup de choses ont changé. Dans mes jouets par exemple. Ce n’était plus la peine de m’offrir une voiture ou un camion. Il fallait désormais que tout vole et monte très haut dans le ciel.
Je regardais Cosmos 1999, sans comprendre grand-chose parce que trop petit, mais les images étaient marquantes. Ces mecs en pattes d’éléphant qui se posaient sur une planète inconnue, sortaient du vaisseau et se retrouvaient dans un environnement étrange, avec un ciel violet et des plantes blanches… Evidemment, mes yeux d’adulte me montrent désormais le décor en carton-pâte, les vaisseaux-maquette qui volent avec des câbles, la machine à bulles et des boules en polystyrène un peu partout… Paradoxalement, en vieillissant, on voit moins bien les choses mais plus clairement la vie.


Donc, Goldorak est là. Je le suis dès le premier épisode, et c’est pour moi un choc terrifiant, mais dans le bon sens. Quoique… L’identification se fait de suite. Je ne vivais plus que pour ça, pour sa diffusion hebdomadaire dans Récré A2, présenté par Dorothée, qui n’était pas encore devenue le monstre qu’elle deviendra par la suite. Le vendredi au début, puis le lundi, toujours vers 18h. La maison pouvait brûler, j’aurais regardé l’épisode quand même. Rien ne pouvait m’en empêcher et j’aurais tué celui qui aurait osé le faire.
Je suis devenu un véritable zombie de Goldorak. Quand je ne regardais pas Goldorak, j’attendais Goldorak. Et en attendant Goldorak, je dessinais Goldorak. Le fanatisme aidant, et les quelques croquis sommaires et bancals pris pendant la diffusion des épisodes, j’ai rapidement su le dessiner sous toutes les coutures, ce qui remplissaient d’admiration mes petits camarades de classe. J’aimais particulièrement le dessiner dans sa soucoupe.
A la récré, je jouais à Goldorak dans la cour avec des amis (ils n’étaient que des Golgoths évidemment…) Je pensais à Goldorak ! J’étais Goldorak ! Je vivais Goldorak ! Un vrai débile !
Le peu de merchandising dessus, je l’avais, parfois en double. Décalcomanies, albums d'images, disques, taille-crayons, mini puzzles, badges, figurines aimantées, bouquins. Mes parents m’achetaient les revues, les fameux Télé-Guide, dessinées par des tâcherons de première. En 1979, le calendrier des PTT nous proposa autre chose que ses petits chats avec une face Candy et une autre Goldorak. Par ici le calendrier !
Dans ma chambre à moi, une nouveauté en cette année 1978, j’avais un bureau. Devant moi, sur le mur, un grand poster de Goldorak issu de ces périodiques trônait. Je faisais mes devoirs en le regardant. Il veillait sur moi.
En 1979, et surtout après le Noël de cette même année, je jouais Goldorak. Le petit en plastique, le moyen dans sa soucoupe, le grand italien, le géant à moitié japonais, je les avais tous. Je faisais des batailles « cross over » avec mes autres jouets. Goldorak contre San Ku Kai, contre Albator, contre Capitaine Flam, contre Big Jim. Il gagnait toujours avec moi, même s’il fallait obligatoirement qu’il en chie au début.
En CM1, la prof nous fit faire des T-shirts personnalisés. On peignait directement sur le tissu blanc ce qu’on voulait. Devinez qui j’ai pris comme modèle ? Et pour mon meilleur pote qui dessinait comme un manche, je lui fis cadeau d’un portrait d’Actarus. On se promenait ensuite sous le soleil d’été avec nos deux T-shirts massacrés mais fiers comme des paons !
A noter que seul Goldorak avait ma vénération, pas les personnages. Actarus, Alcor et les autres, je m’en foutais complètement. Le côté humain ne m’intéressait absolument pas dans cette série. Je trouvais ça même gonflant quand Actarus se lamentait sur son sort ou se prenait pour l’un des Gypsy Kings avec sa guitare… C’était le robot que j’adorais, la machine. Combien de fois ai-je imaginé piloter cet engin de 30m de haut pour 280 tonnes ? Appuyer sur les boutons déclenchant les armes, actionner les manettes… Ai-je été grutier dans ma précédente vie ?


Les années passèrent, je grandissais, des poils commençaient à pousser un peu partout chez moi (oui, même là !) et il devenait de plus en plus intéressant de regarder les filles, mais jamais le robot de l’espace ne me lâcha. Il restait là, dans un coin de ma tête. Je le mettais en veilleuse parce qu’un ado, ça crache sur son enfance. On se prend pour un homme à cet âge-là. Les ados ne sont pourtant que des gosses jouant aux adultes… L’âge con.
A la télé aussi, Goldorak restait. Récré A2 en fit son beurre pendant plus de huit ans, puis l’horrible Club Dorothée l’embarqua avec lui sur TF1. Les multiples rediffusions furent toujours (et j’insiste sur le « toujours ») regardées pour moi, même si c’était parfois très compliqué… N’ayant jamais eu de magnétoscope jusqu’en 1995, je me devais d’être là, en direct, pour suivre mes épisodes que je connaissais pourtant déjà par cœur. Au lycée par exemple, en 1990, le prof de maths, qui était un fieffé connard, comme tous les profs de maths finalement, avait remarqué que j’arrivais toujours avec 15, 20, voire 45mn de retard à son cours chaque mercredi matin, quand je n’y venais pas du tout le plus simplement. Au bout d’un moment, ça a fini par se voir et, me voyant régulièrement arriver à la bourre dans sa classe, il me demanda comment ça se faisait que j’avais des problèmes pour venir comme ça. J’habitais trop loin ? Problème de transports en commun ? Ou alors je ne pouvais pas blairer sa gueule ? Ni une ni deux, avec dans la voix tout le mépris que j’éprouvais pour sa matière, et tout le malheur qu’elle avait provoquée chez moi pendant tant d’années, je lui balançais directement qu’il y avait Goldorak à la télé qui passait justement au moment où je devais partir de chez moi, et qu’entre ça et son cours, j’avais choisi. Hurlement de rires de mes p’tits camarades de classe, qui pensaient que je déconnais une fois de plus. Un petit groupe se cachait légèrement le visage dans les mains, l’air consterné. C’était le clan que je suivais et qui savait très bien que je ne rigolais pas. Pour eux c’était pathétique. Ils avaient peut-être raison. Mais je m’en foutais. Pourquoi avoir honte ? En plus, je savais que certains d’entre eux se cachaient pour voir les Chevaliers Du Zodiaque une fois chez eux. Ah l’hypocrisie… Je voulais voir mon Goldorak du mercredi matin, alors je le regardais. Point ! Et c’était pas un connard de matheux qui allait m’en empêcher ! De toute façon, présence ou pas à son cours, je n’aurais jamais eu la moyenne, alors...
Même le samedi matin à la fraîche, en 1994 je crois, je me levais ! Après une semaine éreintante de boulot de chien, et qui nécessitait pourtant une bonne grasse matinée. Tout ça pour suivre un épisode d’à-peine 15mn tant il avait été raboté afin de passer plus de pubs. Merci AB Productions ! J’ai dansé le jour où le Club Dorothée a sauté.


Lorsque j’ai fait mon coming out de jouets, raconté avec brio ici, je me suis immédiatement tourné vers mon idole de toujours. Il fallait que je retrouve une, et surtout plusieurs, représentations de ma tête à cornes favorite. On n’est pas loin des cultes rendus à des idoles païennes, des effigies. Et pourquoi pas ? Après tout, une chaîne en or avec une croix, une étoile de David, une main de Fatima, ce n’est rien d’autre que ça.
La chasse fut infructueuse. Tout était très limité, hors de prix, moche et d’occasion. En 96 avec un pote, je tombais dans un magasin à tendance manga du 13e arrondissement qui avait dans ses vitrines, à l’arrière du comptoir, la dose en jouets des années 70/80, les trucs Popy, Ceji Arbois etc. Je revis tout ce que j’avais eu et benné depuis. Le Goldorak dans sa soucoupe, le Cyberlab etc. Curieusement, cela ne me fit rien du tout. Au contraire, je ne vis que des défauts. Passons sur le côté défraîchi du jouet, mais les échelles étaient grotesques, les couleurs pas respectueuses, de gros missiles colorés en plastique… Que c’était laid ! Je savais déjà tout ça quand j’étais gosse, mais là, c’était un œil adulte acéré qui regardait. Il était clair que je ne rachèterai jamais ces machins là. Je les avais eus et largement consommés et digérés. Il me fallait du neuf.


C’est en 2000 que je pus assouvir mon instinct de consommation. Au détour d’un rapide surf sur le Net de l’époque (l’ADSL n’existait presque pas et nous étions tous plus ou moins en 56K, donc, il fallait faire vite), j’appris que Bandai allait sortir, dans sa toute nouvelle collection Soul Of Chogôkin, un coffret sur UFO Robo Grendizer, le GX-04. Oui, Goldorak ! Enfin, un jouet digne de ce nom sur mon héros ! Les Japonais ont toujours su y faire sur le soin, le sens du détail, la méticulosité. Là, c’était digne d’un rêve. Un robot hyper respectueux de l’œuvre originale, en métal, avec sa soucoupe, ses accessoires, l’Alcorak etc. Elle était là ma chance de rendre le plus vibrant des hommages à mon idole de toujours. Les previews laissaient augurer le meilleur. Mes yeux clignotaient. Il me le fallait. Et je l’ai eu ! Passant par un ami japonais, je me fis expédier le divin colis.
L’année 2000 fut probablement la pire de toute ma vie, avec la perte de mon père après une longue maladie, et je peux dire que ce jouet reçu fut ma seule illumination en cette année. C’est d’ailleurs tout ce que je veux en garder.


En 2002 sortit une suite à mon coffret, et non des moindres, puisque ce fut le Vénusiak et le Fossoirak, livré avec un présentoir à clipper sur le plus grand. Le prix était très accessible. Mais les gusses de Bandai sont de petits malins. Ils en produisirent très peu. De plus, l’information n’était pas encore si développée que ça à ce moment là et je suis passé à côté de la news manquant la précommande puis la commande en elle-même de plusieurs mois. Evidemment, quand je me suis réveillé, les stocks étaient épuisés. Je fis tout ce qu’il fallait pour le trouver, rien. Je rends hommage à mon ami japonais Ken de s’être déplacé exprès pour moi dans les magasins de jouets de Tôkyô pour essayer de me trouver ce set. Sans succès hélas.
L’année suivante, Bandai sortit un set complet comprenant tout : robot, soucoupe, accessoires, Alcorak, Vénusiak, Fossoirak et OV-Terre. Ce fut cruel pour moi. J’en avais envie mais il me fallait tout racheter. C’était trop cher, je laissais tomber et fit mon deuil de ces deux vaisseaux. Après tout, j’avais le principal. Tant pis pour la « patrouille des aigles ».


Le temps passa. Mon Goldorak vit arriver d’autres jouets autour de lui. Il restait toujours en bonne place, tout d’abord dans mes étagères puis dans la vitrine Ikea que je m’offris en 2005. Son chrome commençait à prendre une teinte passée, à cause de la lumière mais aussi des manipulations. Le devant de la soucoupe jaunit légèrement. Il y eut également quelques chutes malheureuses. Goldorak en lui-même déjà, tombant à plat sur le ventre en 2003, scratchant un bout de la peinture du rétro-laser. Et un des ailerons de l’Alcorak qui cassa après une chute libre due à un mauvais mouvement pendant que je faisais du ménage. Un peu de colle et d’habileté manuelle arrangea tout ça. Après autant de tuiles, certains collectionneurs se seraient dits :


- Merde, il est foutu, c’est invendable désormais !


Mais c’est la toute la différence entre les tarés qui ne déballent jamais leurs jouets et moi. Je ne suis pas dans un trip de préservation afin de le revendre un jour. Je ne suis pas un spéculateur. Jamais je n’aurais revendu mon Goldorak, jamais ! Il avait désormais des défauts, des imperfections dus à ma maladresse et au fait qu’il vivait. Il n’était pas coincé dans une boîte ou un blister. Si j’achète des jouets, c’est pour en profiter. Je ne joue pas avec évidemment, mais ils sont à l’air libre et accessibles. Je ne collectionne pas des boîtes moi.


Début 2009, j’appris que Bandai ressortait plusieurs de ses anciens Soul Of Chogôkin, peut-être à cause de la crise et sans doute aussi pour casser un peu les cotes de certains jouets sur Ebay, désormais vendus des fortunes du fait de leur rareté, dont le set complet de Goldorak, le fameux GX-04s. Je me suis dit que ce serait sans doute la dernière chance dans ma vie de compléter mon lot. Seulement voilà, je me retrouvais devant le même dilemme qu’en 2003 : il me fallait tout racheter ou presque. Un argument me vint à l’esprit. Mon Goldorak allait sur ses dix ans, il avait eu son compte de jetons dans la tronche, la patine du temps, il était peut-être temps qu’il prenne sa retraite. Mouais… On se trouve toujours de bonnes ou de mauvaises excuses dans la vie. Là, c’était un peu gros.
En checkant les prix des boutiques françaises, je vis s’éloigner l’acquisition de ce set. Ça démarrait à 200€ et s’envolaient jusqu’à plus de 280. C’était bien trop cher pour moi et je préférais mettre ce fric dans des trucs nouveaux plutôt qu’un semi-doublon. Je me suis pourtant tâté, longuement. Ça c’est le côté fils unique gâté et pourri qui veut tout. Mais finalement, j’ai laissé tomber. Ça faisait cher le caprice. La raison l’emportait. Quand je vous dis que je vieillis… C’était sans compter sur le destin. Il y a des signes dans la vie qui ne trompent pas.
Septembre 2009, un petit planqué de Nagoya m’annonça qu’il avait vu dans un de ses magasins à tendance électronique/goodies le set complet de Goldorak à un prix dérisoire (le fait que Goldorak soit un robot TRES secondaire au Japon aide énormément) et neuf ! En euro, cela faisait 125€. L’ordre d’achat fut immédiatement passé ! C’était trop beau. Je ne pouvais laisser passer ça. Si j’avais eu l’instinct du vendeur, j’en aurais pris deux ou trois d’un coup pour les revendre ensuite.
Après quelques semaines d’attente, la boucle fut enfin bouclée. J’avais la totale sur Goldorak. Enfin ! Il suffit simplement d’attendre parfois. J’affirme que si vous n’avez pas un Goldorak à 50 ans, vous avez raté votre vie !...


Ce jouet cristallise toute mon enfance, cette enfance après laquelle je cours depuis déjà bien longtemps. Si je devais n’en garder qu’un seul, ce serait celui-ci. Goldorak reste, et restera, la chose qui m’a le plus marqué dans toute ma vie. Même amnésique ou atteint de la maladie d’Alzheimer, je me souviendrai encore de lui ! C’est quand même navrant quand on voit ce que c’est : un robot taillé dans un baril de lessive qui combat des soucoupes géantes roses et autres machines en forme d’animal. Mais on ne choisit pas. Pour certains, ce fut Zorro, d’autres Son Gokû, Sailormoon ou Michael Jordan. Qu’importe ! Il ne faut jamais oublier celui ou celle qui illumina nos premières années car, bien souvent, il nous conditionne pour l’avenir.

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kimi_san



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MessageSujet: Re: Goldorak: Souvenirs d'enfance   Lun 23 Nov 2009 - 19:31

Tout simplement magnifique. Que dire d'autre après avoir lu ce témoignage ? J'en ai presque eu les larmes aux yeux en le lisant. Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Merci UFO pour cette brillante trouvaille.

_________________
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Goldorak: Souvenirs d'enfance   Mar 24 Nov 2009 - 9:09

Très touchant effectivement.
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Chibi



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MessageSujet: Re: Goldorak: Souvenirs d'enfance   Mar 24 Nov 2009 - 17:26

Idem, très touchant...
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MessageSujet: Re: Goldorak: Souvenirs d'enfance   Aujourd'hui à 3:22

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Goldorak: Souvenirs d'enfance
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