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 Vertiges ...

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Biniou

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mar 13 Fév 2018 - 21:18

Gigi en a bien besoin, vu comment elle se fait maltraiter par Biniou : jambe arrachée, rétrolaser arraché, grosse claque d'un monstrogoth Queen Panther... Pauvre Gigi ! Je suis avec toi !
Moi aussi ! Si j'avais su, je ne serais pas morte aussi vite. Piquer mon monstrogoth pour faire ça à Goldo, c'est pitoyable !
C'est mérité tu veux dire ! Pas ta mort, hein, je précise...
Je m'insurge, je me range de leur côté Grand Stratéguerre, va te faire f... (c'est comme ça qu'on dit ?)
Oui ! Je vois que tu assimiles de mieux en mieux les expressions terriennes, bravo !
Pas de souci Gigi, Goldo est réparé et il se porte plutôt bien, même si 40 ans après il reste encore un peu trop souvent caché dans les profondeurs du Centre, faute de missions... On va le sortir à la lumière bientôt, tu vas voir.
En équipe !
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mar 13 Fév 2018 - 23:18

  La lumière, le soleil !

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anterak 08

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mer 14 Fév 2018 - 0:10

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
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kimi_san

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mar 27 Fév 2018 - 20:00




J’atteins l’âge de 18 ans. La majorité. Il paraît que c’est un cap déterminant puisqu’on quitte l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte. C’est ce qu’on dit, du moins. Pour moi, ça ne fait aucune différence. Je ne me sens pas différente par rapport à la veille et je n’ai pas l’impression de découvrir un « nouveau monde ». C’est une journée comme les autres … et une nouvelle opportunité de prouver à ceux qui m’entourent que je n’ai rien à leur envier.

La surprise, c’est que  je ne suis plus seule. Le Centre accueille une nouvelle pensionnaire et son arrivée s’est faite dans la plus grande discrétion. Le fait qu’elle ne se soit pas présentée et que personne ne l’appelle par son nom est également très étrange.  Quoi qu’il en soit, je constate que sa présence sème le trouble au sein de notre hiérarchie. Certains officiers, laissés dans l’ignorance, n’hésitent pas à sortir de leur réserve pour exprimer ouvertement leur mécontentement. Les plus virulents sont cependant vite remis à leur place et Eraska, secondé par un autre officier dont j’ignore l’identité mais qui doit avoir le même grade que lui, fait preuve d’une fermeté et d’une dureté que je ne lui connaissais pas. Il est clair qu’il doit être au courant depuis un moment et il est bien décidé à faire en sorte que son intégration parmi nous se déroule le mieux possible.

A première vue, nous avons à peu près le même âge elle et moi. Elle a des traits très fins et une peau assez pâle, de longs cheveux noirs et des yeux de la même couleur aux reflets changeants qui expriment ce qu’elle ressent de l’intérieur. Sa démarche assurée, sa gestuelle aussi sèche que précise traduisent une volonté et une détermination peu communes, quelque chose que j’ai rarement vu ailleurs. Elle ne devrait, en théorie, avoir aucun mal à se faire une place au sein de notre groupe … mais l’attitude de certains soldats et instructeurs me laisse penser que ce sera justement tout le contraire. Les regards qu’ils s’échangent de temps à autre lorsqu’ils sont ensemble le prouvent : ils vont tout faire pour la pousser à bout. Je connais certains d’entre eux et je sais exactement jusqu’où ils sont capables d’aller.

Elle fait preuve d’une étonnante discrétion lors de nos séances d’entraînement. Elle enchaîne les exercices sans difficulté. Ses qualités athlétiques sont très supérieures à la moyenne, tout comme ses réflexes. Les épreuves de tir sur cibles mobiles sont particulièrement exigeantes physiquement et nécessitent une grande concentration. Il faut toujours être aux aguets car le danger peut venir de tous les côtés. Fidèle à ses habitudes, Eraska supervise lui-même cette activité et je le vois esquisser quelques sourires de temps à autre lorsqu’il la regarde s’entraîner. Il ne semble pas être particulièrement surpris par sa façon de faire ou par ses capacités d’adaptation. Un incident survient toutefois quelques jours plus tard au cours de l’une de ces séances où elle manque d’être blessée par un tir de laser déclenché par mégarde par l’un des officiers. Il s’agit « officiellement » d’un incident technique mais je sais qu’il n’en est rien.

Le hasard ou le destin (appelez cela comme vous voulez) nous fait finalement nous rencontrer quelques jours plus tard sur l’un des stands de tir. Nous sommes l’une à côté de l’autre mais n’échangeons pas le moindre mot, trop occupées que nous sommes à atteindre nos cibles respectives. Quelle que soit la distance, elle se montre précise. Nos performances sont très similaires, ce qui n’est pas pour me déplaire. C’est un challenge intéressant et pour moi l’occasion de voir ce dont elle est capable. Nous faisons pratiquement jeu égal et chaque tentative réussie de sa part me pousse à me surpasser. Décrire ce que j’ai ressenti au cours de cette séance m’est impossible. Au décompte final, je suis battue. De peu. Mais je ne ressens ni colère, ni déception. J’ai fait le maximum et elle en a fait autant … mais j’ai bien l’intention de prendre ma revanche à la première occasion.

L’occasion se présente effectivement quelques temps plus tard. Le parcours du combattant est un exercice particulier et l’un de ceux que je préfère : il faut se déplacer dans une zone de guerre piégée et atteindre un objectif donné sans se faire tuer. Le risque d’y rester est très élevé et plusieurs soldats y ont déjà laissé la vie. Cette fois, c’est moi qui l’emporte. De peu. Je guette sa réaction … et j’obtiens un sourire. Elle accepte sa défaite. Une défaite qui n’en est pas visiblement vraiment une à ses yeux. Elle admet sans peine avoir été battue par plus forte qu’elle. Je ne suis pas au bout de mes surprises : le soir même, je l’aperçois sur le terrain d’entraînement éclairé par de multiples projecteurs en train de refaire le parcours, répétant les mêmes gestes et s’adaptant sans difficulté aux circonstances. Je l’observe attentivement. J’analyse sa façon de faire. Elle ne se pardonne aucune erreur lorsqu’elle en commet une … et elle ne fait jamais la même deux fois.

Nous nous croisons le lendemain et évoquons nos prestations respectives. Je finis par lui dire que je l’ai vue s’entraîner la veille au soir. Là encore, elle me répond par un sourire. Je ne sais pas si elle s’est rendu compte de ma présence mais elle est au courant. Je suis surprise mais pas déstabilisée. Cela fait plusieurs semaines que nous nous côtoyons et je ne connais toujours pas son nom … mais quelque chose en elle m’intrigue. J’apprends un peu plus tard par le biais d’Eraska qu’elle s’est renseignée sur moi et qu’il a accédé à sa demande en lui permettant de consulter mon dossier. Sa démarche ne me dérange pas. Pour tout dire, je m’y attendais un peu.

Nous passons de plus en plus de temps ensemble en dehors de nos exercices. Au fur et à mesure de nos échanges, je la sens s’ouvrir un peu plus. Elle s’exprime de façon claire et concise même si je sens toujours une certaine réserve chez elle. A priori, elle est issue d’un milieu aisé et me dit qu’elle a décidé de rejoindre cette unité de sa propre initiative sans bénéficier d’un quelconque soutien. Je devine une pression familiale intense car je la sens se renfermer dès que nous évoquons ce sujet. Si nos origines diffèrent, nous nous découvrons cependant de nombreux points communs … à commencer par notre recherche de la perfection. Nous donnons toujours le meilleur de nous-mêmes. Les autres peinent à tenir notre rythme, ce qui fait grincer quelques dents. Encore. Je ne m’en préoccupe pas et elle a l’air de s’en ficher autant que moi.

Il y a aussi autre chose qui nous rapproche : nous avons tous en nous une part sombre que nous essayons, la plupart du temps du moins, de dissimuler. Je ne fais pas exception à cette règle … et elle non plus.

Pour une raison que j’ignore, il lui arrive de s’éclipser en pleine nuit sans dire un mot pour se mettre à l’écart. Visiblement, personne n’est au courant. La plupart des officiers ignorent tout de ses agissements. J’apprendrai plus tard que ce n’est pas vraiment le cas : Eraska et quelques autres sont au courant mais la laissent faire. Si elle se comporte de cette façon, c’est que quelque chose la perturbe. Je pense que c’est en rapport avec sa famille et je décide de ne pas m’en mêler. Je tente de me persuader que nous ne sommes que de simples collègues et que ses problèmes ne sont pas les miens. Je n’y arrive pas. Je ne sais pas comment l’expliquer mais quelque chose en elle me touche. C’est une sensation que je ne connais pas … ou que je redécouvre. Je finis par comprendre qu’il y a un lien qui est en train de se former et qui va très vite être mis à l’épreuve.

En effet, nous opérons une sortie quelques semaines plus tard hors de Stykadès. Durant le trajet qui semblent durer des heures, je constate que certains des 80 soldats et officiers qui composent notre détachement ne sont pas tranquilles, ce qui peut se comprendre dans la mesure où notre destination est loin d’être paradisiaque. Ce n’est pas une planète comme Lucida (encore que celle-ci a bien changé depuis les évènements tragiques qui s’y sont déroulés) sur laquelle nous nous rendons mais son exacte opposée : une terre dévastée et sans vie et qui n’a de planète que le nom : Akérèbe la Rouge. Peut-être l’un des pires endroits de l’univers avec ses camps de travail, ses mines à ciel ouvert et ses complexes industriels répartis un peu partout sur sa surface.

Lorsque nous quittons notre appareil, je constate que la réputation de cet endroit n’est pas usurpée, loin de là. Ceux qui s’y trouvent ont bien du mérite mais je suppose qu’ils n’ont pas demandé eux-mêmes à être affectés dans ce lieu sinistre. Nous allons cependant opérer dans un lieu désert et inconnu de tous. Le défi que nous allons devoir relever dans le cadre de cette mission, baptisée « Red Ghost » par nos instructeurs, est simple : rejoindre par nos propres moyens un camp d’entraînement situé à plusieurs centaines de kilomètres de notre point d’atterrissage. Ceux qui ont déjà participé à ce genre d’opération par le passé nous expliquent que l’endroit est piégé et peuplé de créatures toutes plus monstrueuses les unes que les autres, ce qui n’a rien de rassurant. Seul point positif dans cette affaire : nous allons travailler en binôme pour atteindre notre objectif. J’échange un bref regard avec celle qui se tient à mes côtés et qui me répond l’instant d’après par un mouvement de la tête : nous sommes toutes les deux prêtes à en découdre.

Nous nous déployons et commençons notre périple qui promet d’être difficile. Eraska ne nous a pas dit autre chose. « Préparez-vous à être attaqués n’importe où et à n’importe quel moment ». Je garde ces mots en tête en me promettant de ne pas les oublier. Le secteur est truffé de mines antipersonnelles et parsemé de marécages et de sables mouvants, sans parler des animaux qui s’y cachent et qui sont parait-il particulièrement voraces. Nous sommes lourdement chargées et même si nous sommes armées, nos munitions sont limitées. Il nous faut donc agir avec prudence.

Certains soldats doivent ignorer la signification de ce mot : au cours de notre progression, nous entendons de multiples explosions plus ou moins lointaines et parfois suivies de cris déchirants indiquant de fait leur position. En temps de guerre, c’est la pire chose à faire. Ce que je retiens de tout cela, c’est qu’il ne sert à rien de confondre vitesse et précipitation car ceux ou celles qui commettent cette erreur finissent par en payer le prix tôt ou tard.

La nuit tombe rapidement. Continuer à avancer dans ces conditions est trop risqué et nous décidons de nous arrêter dans ce qui nous semble être un endroit sûr sans toutefois relâcher notre surveillance. La fatigue commence à se faire sentir … mais dormir est bien le cadet de nos soucis. Nous nous remettons en route dès le lever du jour et constatons que nous sommes, selon nos estimations, en avance sur notre tableau de marche. Mais dans cet environnement hostile, nous savons toutes les deux que tout peut arriver … et c’est exactement ce qui se produit quelques minutes plus tard lorsque le sol se dérobe soudainement sous mes pieds. Je me retrouve suspendue au-dessus d’une fosse dont je distingue à peine le fond, accrochée au bout d’une liane susceptible de se rompre à tout moment. Malgré la précarité de ma situation, j’essaie de rester calme … mais comme je le redoutais, la plante finit par céder sous mon poids. C’est à cet instant que mon équipière parvient à me rattraper par le poignet.

- Je te tiens !

Sans effort ou presque, elle parvient à me hisser jusqu’au bord alors qu’elle aurait très bien pu tomber elle aussi. Une fois sur la terre ferme, je reprends ma respiration et lui adresse un signe de la tête en guise de remerciement. Elle y répond par un sourire. Nous n’avons pas le temps de récupérer puisque nous sommes prises pour cible par un chasseur monoplace noir et blanc qui arbore sur ses flancs une étoile à quatre branches jaune inscrite dans un cercle rouge vif, symbole de la Garde Impériale de Véga. Il paraît que ceux qui en font partie sont des soldats d’exception … mais pas celui-là. En plus d’être un pilote moyen, c’est un piètre tireur puisqu’il nous manque assez largement. Voyant que sa manœuvre a échoué, il fait demi-tour et revient à la charge en tirant tous azimuts. L’imbécile. Il ne comprend pas qu’il gaspille ses munitions inutilement. Au final, après avoir fait un dernier passage, il décide de quitter les lieux. Il s’en sort bien. Si nous avions eu le matériel adéquat sous la main, nous l’aurions certainement abattu sans problème …

Deux jours et deux nuits s’écoulent. Si nous nous fions aux indications présentes sur le plan, nous ne sommes plus très loin de notre objectif. Une dizaine de kilomètres tout au plus. Nous en obtenons la confirmation quelques minutes tard en apercevant les murailles noires du camp dont les hautes tours disparaissent dans un brouillard jaunâtre. Respirer devient de plus en plus difficile et nous comprenons vite pourquoi : il nous faut maintenant traverser ce qui ressemble à un immense marécage. L’endroit est hanté par ce qui ressemble à des anguilles ou des serpents aux écailles vertes et noires. Je n’avais jamais rien vu de tel jusqu’à maintenant. Soudain, j’entends un bruit qui me fait penser à un tir de laser. Instinctivement, je me jette au sol et je sors mon arme tout en cherchant mon assaillant du regard. Je constate que mon équipière en a fait de même. Sauf qu’elle décide de se relever immédiatement pour répliquer. Elle tire deux fois et atteint son objectif. L’homme est à terre. Nous échangeons un bref regard et décidons d’en savoir plus sans savoir que nous sommes en train de commettre une erreur.

Une fois arrivés à son chevet, un sentiment de dégoût s’empare de moi. Je connais à la fois le nom et le visage de notre agresseur. C’est l’un de ceux qui a essayé de s’en prendre à moi peu de temps après mon arrivée à l’Académie. Je sens alors une main se poser sur mon épaule.

- Il a son compte. Inutile de nous attarder ici.

- Tu as raison. Au moins, il ne nous ennuiera plus …

Elle hoche la tête. Nous nous apprêtons à faire demi-tour lorsque son équipier surgit de sa cachette pour le venger (je pense qu’il faut dire les choses comme elles sont). Nous sommes à moins de dix mètres les uns des autres mais il trouve le moyen de me manquer alors que je constituais une cible facile. Ça ne le décourage pas puisqu’il décharge une nouvelle fois, ce coup-ci sur ma partenaire. Le laser la touche à l’épaule et elle s’effondre sous mes yeux sans que je ne puisse lui venir en aide. Il a fait ce qu’il ne fallait pas faire … et je vais vite lui faire regretter son geste.

Je plonge sur ma gauche juste avant qu’il ne fasse feu sur moi et je ramasse une pierre que je lance ensuite de toutes mes forces dans sa direction. Vu ma position, je ne suis pas sûre de l’atteindre mais je tente quand même le coup. Je l’entends pousser un hurlement, puis tirer en l’air avant de s’écrouler. Je suis trempée mais je me relève pour achever le travail. Un tir en pleine tête. Je reviens ensuite sur mes pas. Je constate qu’elle s’est relevée mais qu’elle saigne abondamment. Je lui confectionne un garrot pour stopper l’hémorragie. Je connais ce genre de blessure. Elles sont particulièrement douloureuses. Mais si elle souffre, elle ne le montre pas. Je ne suis pas surprise. Si je m’étais retrouvée à sa place, je crois que j’aurais réagi de la même façon. En temps de guerre, dévoiler sa faiblesse à l’ennemi revient à signer son propre arrêt de mort. Nous le savons toutes les deux.

Nous parvenons finalement à rejoindre le camp où Eraska nous accueille et nous félicite spontanément. Ce n’est pas dans ses habitudes de se montrer si expressif. Personne ne semble pourtant lui en tenir rigueur. Durant le voyage de retour, il me confiera qu’il était persuadé que nous réussirions et que nous arriverions les premières. Cette fois encore, il ne s’est pas trompé. Nous sommes épuisées mais satisfaites d’avoir réussi ce test pas comme les autres.




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Dernière édition par kimi_san le Lun 2 Avr 2018 - 15:05, édité 1 fois
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Perosia

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mar 27 Fév 2018 - 21:21

Merci Kimi pour cette suite....on retrouve bien le caractère de nos deux héroïnes dans LDDP. Bravo cheers cheers
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mer 28 Fév 2018 - 0:35

merci Kimi ! Very Happy

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anterak 08

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mer 28 Fév 2018 - 1:10

merci beaucoup cheers
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hikaru

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mer 28 Fév 2018 - 14:53

On comprends mieux leur amitié, non seulement elles se ressemblent beaucoup niveau caractère, mais des épreuves comme celle-ci les ont certainement rapprochées.

Merci Kimi_san.
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kimi_san

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Jeu 2 Aoû 2018 - 23:44





De retour sur Stykadès, nous bénéficions d’une permission exceptionnelle. Si plusieurs officiers et soldats décident de quitter le Centre d’entraînement pour goûter pendant quelques jours à ce qu’ils appellent « les plaisirs de la vie ». C’est une expression étrange que je n’ai jamais comprise : je ne sais même pas de quoi ils parlent et je ne tiens franchement pas à le savoir. Je décide de mon côté de rester sur place et je ne suis d’ailleurs pas la seule à en faire autant. Je pense que c’est la meilleure façon de récupérer. Pourtant, les premières nuits sont difficiles. Je ressens encore les effets de notre séjour sur Akérèbe, que ce soit dans mon corps ou dans ma tête. Je ne dors pas plus de trois à quatre heures par nuit et un rien suffit à me réveiller. Je minimise la chose et je me persuade que ce n’est que passager. Après tout, j’ai déjà vécu ce genre de chose lorsque je n’étais qu’une petite fille comme les autres. Encore un cliché qui ne me correspond pas du tout. Les « petites filles comme les autres » ont la chance d’avoir une vie normale, elles. La mienne est tout, sauf normale.

A l’issue d’une journée épuisante que j’ai passé dans les différents simulateurs de vol pour tester mes réflexes, je prends le temps d’analyser les résultats de mes différents exercices. Je ne peux pas m’empêcher d’être déçue. Ils sont certes supérieurs à la moyenne mais je ne me suis pas satisfaite. Je dois encore progresser, m’améliorer et ne rien laisser au hasard. Je ne dois négliger aucun détail pour réussir. Dans un combat mécanique par engins interposés, il n’y aucun droit à l’erreur. Une seule faute d’inattention peut suffire à vous expédier dans l’autre monde. Pourtant, quand je vois la réaction de certains pilotes suite à leurs échecs répétés dans le simulateur, je me demande non seulement s’ils sont à la hauteur de la situation, mais s’ils sont vraiment conscients de ce qui les attend. Aussi réalistes soient-elles, les simulations ne sont qu’un outil. Évoluer sur le terrain face à un ennemi prêt à vendre chèrement sa peau est une toute autre paire de manches. Si ces idiots continuent à prendre les choses de cette façon, je ne donne pas cher de leur avenir au sein de notre groupe.

C’est en songeant à  ce que je pourrais faire pour m’améliorer que je regagne ma chambre en espérant (enfin) trouver le sommeil. Allongée sur ma couchette, je commence à fermer les yeux lorsque j’entends un bruit qui me rappelle immédiatement celui de tirs de laser. Sans me poser de question, je me lève sans même enfiler la veste de mon uniforme et je sors dans le couloir en tenant mon arme des deux mains. Je rase les murs en veillant à ne pas me faire remarquer. Je ne sais pas à quoi je vais être confrontée et je préfère ne prendre aucun risque inutile. Je fais bien puisque je me retrouve face à un groupe d’individus solidement armés que je n’avais encore jamais vus et dont le chef arbore sur sa poitrine un symbole ressemblant étrangement à celui de la Garde Impériale. L’espace d’un instant, je repense aux propos tenus par Eraska lors de notre mission sur Akérèbe. « Préparez-vous à être attaqués n’importe où et n’importe quand ». D’un geste, il demande à ses hommes de se replier, ce qu’ils font avec une remarquable efficacité. Malgré l’obscurité, je le vois ébaucher un sourire avant qu’il ne disparaisse à son tour dans la nuit.

Sans rien dire, je me rends dans la chambre de l’officier qui a été pris pour cible par ce commando parfaitement entraîné et qui n’en est visiblement pas à son coup d’essai. Cette attaque n’a rien d’ordinaire selon moi. Elle a été minutieusement préparée et je dois admettre que le moment était bien choisi : attaquer le quartier des officiers de nuit avec un groupe restreint au moment où les gardes sont relevés pour maximiser les chances de succès de l’opération est particulièrement judicieux. Je pénètre à l’intérieur et constate que ces hommes n’ont pas fait de détail. Les cloisons murales sont défoncées, la porte de la penderie a été fracturée et ses étagères gisent à même le sol. Il ne reste pratiquement rien de la couchette, hormis des amas de mousse, de tissu et de matière synthétique. Les draps, les couvertures et l’oreiller sont tous maculés de sang. Je pose un genou à terre pour les examiner mais je comprends vite que l’occupant de cette chambre a réussi à échapper à ses agresseurs malgré ses blessures.

Je heurte du coude en me relevant la petite table de chevet presque intacte et je fais tomber par mégarde ce qui ressemble à un pendentif. Je me baisse de nouveau pour le ramasser et je le considère avec attention. Je n’en avais jamais vu de semblables auparavant. Ce bijou de couleur violette est orné de deux étoiles stylisées à quatre branches superposées l’une de l’autre, la première étant rouge et la seconde orange. Ce symbole ne m’est pas inconnu. Je suis sûre de l’avoir déjà vu par le passé. Si j’en juge par la gravure qui se trouve au dos, il est clair qu’il doit visiblement avoir une grande valeur … mais je doute fort que les hommes que j’ai vus soient venus jusqu’ici pour s’en emparer. Il y a donc autre chose. Je le dépose sur ce qui reste du lit et je tourne les talons pour retourner dans ma chambre. Je m’apprête à y entrer lorsqu’un bruit suspect attire mon attention : la double-porte du couloir principale qui est habituellement verrouillée vient de s’ouvrir. Malgré l’obscurité, j’ai pu apercevoir une fine silhouette la franchir avant qu’elle ne se referme.

J’aurais très bien pu faire comme si de rien n’était … mais pour une raison qui m’échappe, je décide de me lancer à sa poursuite en essayant, dans la mesure du possible, de ne pas me faire repérer. Notre longue course à l’intérieur du complexe se poursuit pendant plusieurs minutes pour finalement s’achever sur le toit du bâtiment principal, dominé  par deux tours élancées couronnées par d’immenses flèches blanches maculées de tâches noires.

La température est particulièrement fraîche, ce qui n’a rien d’étonnant à vrai dire. Nous sommes en plein hiver et il est, comme souvent, particulièrement rigoureux. Le vent souffle en rafales et la pluie froide tombe sans discontinuer depuis plusieurs heures. Je reste à bonne distance et j’observe celle qui se tient quelques mètres devant moi. Elle porte une tenue bicolore bleue et noire qui ne ressemble en rien à nos uniformes habituels. Elle s’avance lentement près du bord tout en regardant l’horizon sans se préoccuper du danger. Tout le monde sait que c’est un endroit dangereux. Plusieurs aspirants-officiers se sont déjà laissés surprendre et ont y laissé la vie. Le dallage est très glissant. Une seule faute d’inattention et c’est la chute assurée. Elle le sait et à la voir, on dirait qu’elle s’en fiche. Je ne sais pas si c’est du courage ou de l’inconscience. A moins que …

Elle regarde l’horizon. Au loin, la capitale brille de tous ses feux. Je la crois perdue dans ses pensées. Je réalise que je fais erreur lorsque j’entends sa voix. Sans rien dire, je m’avance dans sa direction.

- Je ne pensais pas que tu viendrais jusqu’ici. Pourtant tu es venue … Erea.

Je suis surprise. Jamais elle ne m’avait encore appelée par mon nom. Je me ressaisis pourtant rapidement.

- Cela fait des semaines que tu quittes ta chambre en pleine nuit en prenant de multiples précautions pour ne pas être vue. Seulement, il semble que …

- Je sais. Seulement, aussi surprenant que cela puisse paraître, je m’attendais à ce que ce genre de chose survienne à un moment ou à un autre. Ce n’est pas la première fois et ce ne sera sûrement pas la dernière … dit-elle avec détachement.

Quelque chose m’échappe. Je m’apprête à lui répondre mais elle me prend de vitesse.

- Je comprends que tu puisses te poser des questions à mon sujet. C’est vrai que j’aime me rendre dans cet endroit isolé et presque inaccessible. Passer du temps ici, seule, me permet de réfléchir.

- Tu conviendras qu’il n’en est pas moins dangereux. Si tu chutes de cette hauteur, tu as toutes les chances de te tuer.

- J’en suis consciente. De toute façon, ça n’a pas vraiment d’importance … je sais ce que c’est que de se mettre en danger.

Je m’apprête à lui répondre … avant de me raviser. Le ton qu’elle vient d’employer m’interpelle. Je pense avoir touché un point sensible et me dis, l’espace d’un instant, que je n’aurais peut-être pas dû venir jusqu’ici. Je songe à repartir lorsqu’elle me retient par le poignet. En temps normal je me serais dégagée sèchement … mais pas cette fois.

Je la regarde attentivement. J’ai l’impression que sa peau est encore plus pâle que d’habitude et il se dégage de ses yeux sombres quelque chose qui ressemble à de l’angoisse … ou de la tristesse. Ce regard n’a rien à voir avec celui qu’elle affiche au quotidien, devant nous semblables ou nos instructeurs. Je connais ce regard. Je l’ai déjà vu.

Elle relâche lentement mon poignet. Nous restons toutes les deux silencieuses. Elle regarde l’horizon, puis se penche légèrement en avant pour regarder la cour en contrebas. Si elle perd l’équilibre, je ne pourrai pas la rattraper. Finalement, elle revient sur ses pas. Elle passe devant moi, puis s’arrête. Elle se retourne et laisse échapper un mot. Un seul.

- Végalina.

Je suis prise au dépourvu. Je connais ce nom. Je l’ai déjà entendu … et c’est bien la dernière chose à laquelle je m’attendais. A en juger par son regard, je pense qu’elle l’a compris.

- C’est surprenant, n’est-ce pas ? Je suppose que te dire qui je suis réellement t’amène peut-être à te demander ce qu’une princesse peut faire ici …

- Je suppose que tu as tes raisons. Je comprends mieux certaines choses, maintenant.

- Comme quoi ?

- Ni toi ni moi n’avons évoqué nos familles respectives jusqu’à maintenant. Tu t’es toujours montrée très évasive sur cette question … et je ne peux pas te le reprocher. Je sais ce qui est arrivé. Nous le savons tous. Ce n’est jamais facile de se remettre de la perte de quelqu’un de proche …

- C’est ce que beaucoup de personnes s’imaginent. Seulement, peu d’entre elles savent réellement ce que cela signifie. Te dire que nous formions une famille unie et heureuse est un mensonge. L’exercice du pouvoir était une source de tensions permanentes entre le Grand Stratéguerre et ma mère qui ne s’est jamais privée de dire ce qu’elle pensait. Sa liberté de parole n’a pas toujours été très bien perçue mais elle n’a jamais changé sa façon de faire. Que ce soit avec lui, ma sœur aînée ou moi …

- Je devine que ta mère et toi étiez très proches. Je me trompe ?

- Non. Contrairement au Grand Stratéguerre qui ne jurait que par sa Végalia chérie, ma mère s’est toujours montrée aimante, protectrice, à l’écoute … et rien ne lui faisait plus plaisir que de passer du temps avec nous malgré ses obligations. Il nous arrivait même de discuter pendant des heures en parlant de choses et d’autres … et elle savait toujours trouver les mots justes pour apaiser mes craintes et mes doutes.

Elle s’interrompt quelques instants avant de reprendre. Je constate que sa voix est en train de changer. Elle se fait plus grave et traduit une intense émotion.

- Végalia et moi étions aussi proches que deux sœurs peuvent l’être. La disparition de notre mère a tout changé. Le Grand Stratéguerre est très vite passé à autre chose et n’a songé qu’à prendre soin de Végalia en oubliant qu’il avait une autre fille. Il aurait sûrement préféré avoir un garçon qui serait apte à lui succéder le moment venu. Ma sœur a tout tenté pour le faire réagir et c’est tout juste s’il l’a écoutée.

Je vois maintenant des larmes couler sur ses joues. J’ai l’impression qu’elle n’est plus vraiment là et qu’elle revit ce traumatisme dont elle semble ne jamais s’être remise.

- Il ne s’est jamais soucié de savoir si j’allais bien. Il ne m’a pas vu dépérir à vue d’œil et il ne s’est même pas déplacé lorsque je me suis retrouvée hospitalisée suite à plusieurs tentatives de suicide. A quoi bon rester en vie si on n’a plus de raison de l’être ?

Elle s’interrompt quelques instants avant de reprendre le fil de sa pensée.

- Je suis peut-être une princesse, j’ai encore ce titre … mais je suis progressivement devenue à ses yeux une étrangère, une pièce rapportée qui n’entrait pas dans ses plans futurs. J’ai compris que ma place était ailleurs … et c’est pour cela que j’ai choisi de tracer ma propre voie et de repartir de zéro …

J’ai maintenant la réponse au « pourquoi » de sa venue au sein de notre unité. En raison de leur position, les responsables du Centre connaissent forcément la vérité à son sujet et cela explique également la liberté d’action dont elle bénéficie. Je reste silencieuse mais je me rends auprès d’elle. Je pose instinctivement ma main sur son épaule. Elle sursaute et se tourne vers moi. Les larmes coulent toujours. Elle ne cherche plus à masquer ses émotions et se montre telle qu’elle est.

J’hésite un bref instant sur la conduite à tenir. C’est une situation nouvelle pour moi. La jeune femme forte et déterminée que j’ai appris à connaître ces derniers mois a laissé la place à son double traumatisé et instable. Venir ici pour se reconstruire et se bâtir soi-même un avenir sans faire jouer ses relations et son origine royale est un acte courageux. Je réalise que nous avons plus en commun que je ne le supposais. Nous avons vécu un drame, une perte qui a changé notre vie, notre destin. Tout est clair.

- Rien ne t’obligeait à me faire part de tout cela, Végalina. Je te suis reconnaissante de la confiance que tu m’accordes. Tout ce que tu viens de me confier restera entre nous. Je t’en fais la promesse.

Elle sèche ses larmes et me fait un signe de la tête en signe de reconnaissance. Elle réajuste sa tenue bicolore et ses gants. Je crois que le fait d’évoquer ce traumatisme avec quelqu’un l’a peut-être libérée. Peut-être que je devrais en faire autant ? Lui raconter ce qui s’est passé lorsque je n’étais encore qu’une petite fille de cinq ans, seule rescapée de ce que tous pensent encore être un accident ? Je me ravise. Ce n’est pas le moment. Pas encore.

Elle a repris une respiration normale. La pluie tombe toujours et le vent souffle encore plus fort que tout à l'heure. Ce lien qui s’est tissé au fil de nos échanges, de nos conversations et de cette épreuve de survie sur Akérèbe où nous nous sommes sauvées mutuellement, je sais désormais que rien ne pourra l’altérer. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve, mais je me fais une promesse : celle d’être là lorsqu’elle aura besoin de moi. Elle n’admettra jamais cette faiblesse … mais je serai là.

Ce soir est un soir particulier : j’ai non seulement trouvé une partenaire de choix … mais aussi et surtout une amie. Une véritable amie.




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Biniou

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Ven 3 Aoû 2018 - 18:42

Joli récit merci. Erea ne s'est pas encore confiée à Végalina et je suppose que ce moment arrive. De là à dire qu'une véritable amitié est déjà là, je suis personnellement plus réservée et je parlerais plus volontiers de compagnes de route pour l'instant, car l'Amitié véritable que tu cites, pour moi c'est encore autre chose. Alors vivement la suite !


Dernière édition par Biniou le Sam 4 Aoû 2018 - 9:10, édité 1 fois
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Sam 4 Aoû 2018 - 0:21

merci Kimi ! cheers cheers cheers

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Perosia

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Sam 4 Aoû 2018 - 23:28

Très beau chapitre Kimi cheers cheers
Va-t-elle vraiment se confier Erea ? Elle me semble avoir une carapace plus épaisse avant d'accepter cela...
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kimi_san

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mer 8 Aoû 2018 - 16:28

Biniou a écrit:
Joli récit merci.

Gurendaizä a écrit:
merci Kimi ! cheers cheers cheers

Perosia a écrit:
Très beau chapitre Kimi cheers cheers

=> Merci. Je suis content que ce petit récit que j'avais laissé en "stand-by" pendant un moment (dans la mesure où le travail de "re-création" sur LDDP me prend beaucoup de temps) vous plaise. La suite arrivera bientôt.

Biniou a écrit:
Erea ne s'est pas encore confiée à Végalina et je suppose que ce moment arrive.

Perosia a écrit:
Va-t-elle vraiment se confier Erea ? Elle me semble avoir une carapace plus épaisse avant d'accepter cela...

=> Ce moment va-t-il réellement arriver ? Va-t-elle se confier à Végalina ? Ce ne sera pas le cas, pas pour ce récit. D'ailleurs dans LDDP, Erea le dit elle-même : elle a vécu un événement traumatisant dont elle n'a jamais parlé à personne, pas même à Végalina ...

Biniou a écrit:
De là à dire qu'une véritable amitié est déjà là, je suis personnellement plus réservée et je parlerais plus volontiers de compagnes de route pour l'instant, car l'Amitié véritable que tu cites, pour moi c'est encore autre chose.


=> Nous avons tous une vision différence de ce que peut être l'amitié véritable. Si les épreuves qu'elles ont traversées ensemble ont "soudé" leur relation, Erea n'avait jamais expérimenté ce genre de relation jusqu'à maintenant, elle qui est restée muette pendant toute son enfance et son adolescence jusqu'à ce qu'elle rentre à l'Académie militaire de Stykadès. Et même à ce niveau-là, ses échanges avec ses frères d'armes se sont montrés des plus limités. Sa rencontre avec Végalina constitue pour elle un "tournant" ...

Biniou a écrit:
Alors vivement la suite !

=> J'espère pouvoir avancer rapidement ...

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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Mer 8 Aoû 2018 - 19:21

Citation :
La suite arrivera bientôt.

Chic ! cheers Wink

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hikaru

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MessageSujet: Re: Vertiges ...   Dim 26 Aoû 2018 - 10:58

Moment rare où Végalina se confie et montre ses faiblesses.

Merci Kimi_san. Very Happy
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MessageSujet: Re: Vertiges ...   

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Vertiges ...
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