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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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venusia45

venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 8 Juil 2019 - 17:34

Toutes mes condoléances kimi Sad Sad

Et merci pour la suite de ta fic. Les ennuis ne sont décidément pas finis pour nos amis !
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kimi_san

kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeDim 14 Juil 2019 - 12:59

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Le jour s’était levé sur la région du Centre de recherches spatiales. Un jour gris et pluvieux comme les précédents. Les dernières prévisions météorologiques n’annonçaient d’ailleurs aucune amélioration pour les jours à venir. C’était du moins ce qu’Alcor avait entendu distraitement en entendant la radio. Il se redressa et se frotta longuement ses yeux avant de jeter un bref coup d’œil à sa montre : il était dix heures du matin. Il se leva et se passa la main dans ses cheveux en bataille avant de tirer les rideaux pour regarder à l’extérieur. Il soupira et fit ensuite demi-tour pour se rendre dans sa salle de bains. Après s’être douché, il enfila l’une de ses trois tenues de pilote et quitta sa chambre en emportant son casque avec lui. Il passa devant celle de Phénicia en essayant de se montrer le plus discret possible : elle devait toujours dormir et il ne voulait surtout pas la réveiller.

Arrivé au bout du couloir, il descendit l’escalier et emprunta ensuite l’ascenseur intérieur pour se rendre dans les niveaux souterrains et plus particulièrement dans l’atelier où se trouvait Alcorak. Il ouvrit la porte avec de multiples précautions et la referma en procédant exactement de la même façon. Il s’avança lentement et contempla le spacer blanc et rouge qui, ailes repliées et nez abaissé, se dressait sur la plate-forme surélevée. Au premier abord, il ne semblait pas très endommagé. Comme il l’avait constaté quelques heures plus tôt, les réacteurs principaux semblaient fonctionner normalement et les rétrofusées étaient pleinement fonctionnelles. Il savait cependant qu’il faudrait procéder à une révision complète et détaillée de tous les organes mécaniques et des différents instruments de bord de l’appareil avant de le voir reprendre l’air. Ce ne serait pas pour tout de suite.

Il se passa une nouvelle fois la main dans les cheveux et s’adossa contre le mur avant de se laisser glisser pour s’asseoir à même le sol sans quitter sa machine du regard. Mais la regardait-il vraiment ? Rien n’était moins sûr. Les évènements survenus au cours des jours précédents s’étaient enchainés à une vitesse vertigineuse et même pour quelqu’un d’aussi solide que lui, cela commençait à faire beaucoup. Il soupira et baissa la tête avant de fermer les yeux. Il les rouvrit quelques instants plus tard lorsqu’il entendit s’ouvrir la porte de l’atelier. Il tourna la tête et esquissa un léger sourire en découvrant l’identité de celui qui venait de pénétrer dans la pièce et qui se tenait à présent devant lui. Il ne s’y attendait pas.

- Et ben ça c’est une surprise … Qu’est-ce que tu fais ici, p’tit frère ?

- Je t’ai entendu te lever et je t’ai suivi, tout simplement … déclara Shirô en souriant.

Il le regarda en gardant le sourire. Il n’avait pas vraiment changé. S’il avait maintenant deux ans de plus, les traits de son visage semblait indiquer le contraire.

- Ça me fait plaisir que tu sois là. Ça fait longtemps qu’on a pas eu l’occasion de se parler, rien que toi et moi …

- Ça tu peux le dire … reconnut-il en baissant les yeux.

Alcor acquiesça silencieusement : il avait parfaitement compris à quoi il faisait allusion.

- Je sais que je vous ai fait beaucoup de mal, à Sayaka et à toi. C’est elle qui avait raison, j’aurais dû vous écrire. Mais comme je le lui ai dit, je n’en ai pas eu le temps.

- Après ce que j’ai vu, ça m’étonne pas trop. Si ça se passait toujours comme ça avant, tu devais pas avoir beaucoup de temps pour toi … et ça devait être la même chose pour tous les autres.

- A vrai dire, je crois qu’on a jamais vraiment eu le temps de profiter des rares moments de repos qu’on a pu avoir pendant ces années de guerre. Les choses ne sont jamais passées comme prévu. Il y a toujours eu quelque chose qui est venu tout gâcher …

- Un peu comme la soirée …

- Oui c’est un peu ça … coupa-t-il. Ceux contre qui on doit maintenant se battre sont encore plus dangereux que ceux que nous avons déjà combattus. Tu te rappelles de ce qui s’est passé avec ce cinglé de Dr. Hell et toute sa clique d’abord, puis avec l’empire de Mykène. Tous ces combats, toutes ces horreurs qui ont fait tellement de mal à notre famille et à tous ceux qui nous sont chers. Je voulais pas que l’histoire se répète …

Le jeune garçon acquiesça avant de reprendre la parole.

- Je sais que ça me regarde peut-être pas … mais c’est vrai ce que m’ont dit Mizar et Vénusia ?

- A propos de quoi ?

- De ce qu’il y a entre toi et Phénicia …

Alcor ne put masquer sa surprise. S’il pensait avoir réglé ce problème de façon définitive en s’expliquant avec Sayaka, il n’avait pas prévu que son petit frère s’y intéresserait lui aussi.

- Je vais pas te mentir, Shirô. C’est sérieux entre nous. Quand je suis arrivé ici, je pensais pas ça se passerait comme ça. Ça a été dur les premiers temps. Je pensais très souvent à Sayaka. Elle me manquait. Seulement, je voulais pas que ça se sache … et je me disais que je rentrerais rapidement …

- Même si t’en parlais pas ça crevait les yeux quand vous étiez tous les deux ! C’est la même chose avec Phénicia ?

- C’est vrai que ça y ressemble, je vais pas dire le contraire. Quand on a fait connaissance elle et moi, on s’est tout de suite bien entendus et on a fini par devenir proches. Je passais mon temps à l’embêter ou à la provoquer … et elle me le rendait bien.

- Ça m’étonne qu’à moitié … observa-t-il en souriant.

- J’ai jamais osé lui dire ce que je ressentais pour elle. Et quand j’ai eu le courage de le faire, c’était trop tard. Elle devait repartir. C’est seulement à ce moment-là qu’on a compris tous les deux qu’on avait des sentiments l’un pour l’autre. J’ai même pas été capable de lui dire « au revoir » en face. C’était trop dur.

- Tu disais que j’avais pas changé … mais moi j’trouve que toi tu as changé. T’étais pas si émotif avant, tu sais.

- C’est ce qu’on m’a dit. Mais pour en revenir à Phénicia, c’est vraiment après son départ que j’ai réalisé à quel point elle comptait pour moi. Une fois la guerre finie, j’ai été tenté de repartir. Au final j’ai décidé de rester et d’attendre son retour. C’était la même chose pour Vénusia avec Actarus. Je sais que ça peut sembler égoïste de penser comme ça, mais on espérait vraiment les retrouver au plus vite. Sans eux, c’était plus pareil ici …

- Ça valait la peine d’attendre, non ?

- Tu l’as dit. Même si on en voit de belles en ce moment, ce qui compte c’est d’être de nouveau tous ensemble, tous les quatre. Regarde Vénusia. Elle a complètement disjoncté après le départ d’Actarus. Encore maintenant je pourrais pas t’expliquer ce qu’elle a enduré juste avec des mots. Elle a tout gardé pour elle et j’ai pu voir à quel point elle était malheureuse. Et aujourd’hui, tout a changé …

- Sans compter qu’elle va devenir maman …

- C’est vrai. Le retour d’Actarus était la meilleure chose qui pouvait lui arriver … et je sais que tout ira bien mieux pour elle, maintenant.

- Et toi, où est-ce tu en es ?

- Je vais pas nier mes sentiments pour Phénicia. En fait, je savais pas vraiment ce que ça voulait dire, « aimer ». Il a fallu qu’elle entre dans ma vie pour que je l’apprenne. Et maintenant qu’elle est entrée, je veux plus la voir repartir. Je sais pas quoi dire d’autre …

- Tu sais que c’est très touchant, ce que tu viens de dire ?

Alcor et Shirô échangèrent un bref regard et scrutèrent attentivement l’atelier. Le jeune homme ferma les yeux et sourit : il savait déjà où elle se trouvait. Il se releva et regarda la passerelle située une quinzaine de mètres plus haut. Phénicia ne s’était même pas habillée et portait une petite chemise de nuit parme ornée de petites fleurs blanches avec un petit lacet violet au niveau du cou. Elle avait assisté à la plus grande partie de leur conversation en les regardant d’un air attendri.

- Bon, tu peux descendre, maintenant. Fais juste attention à ne pas te casser la figure ! avertit-il en souriant.

Parfaitement consciente de son handicap, elle descendit l’escalier intérieur en s’accrochant à la rambarde d’une main et en tenant ses béquilles dans l’autre. Elle pénétra quelques minutes plus tard dans l’atelier et se dirigea aussitôt vers les deux jeunes gens.

- Me voilà ! J’espère que je ne vous dérange pas ? annonça-t-elle en souriant.

- T’en penses quoi toi, p’tit frère ? s’enquit-il en se tournant vers Shirô.

- Ça me gêne pas qu’elle soit là. Ça tombe bien, justement …

- Ah oui ? Et pourquoi ça ? demanda Phénicia, intriguée.

- Ben déjà je voulais m’excuser pour l’autre soir. Quand on était tous ensemble et que j’ai commencé à parler de Sayaka. J’ai dit quelque chose que tu savais pas et je pensais pas que ça te ferait autant de mal.

- C’est oublié, Shirô. On s’est expliquées elle et moi … mais je n’ai pas vraiment envie de revenir sur le sujet, tu sais.

- Normal. J’en parlerai plus, promis. J’ai pas eu l’occasion de le dire avant, mais je te trouve très chouette comme fille !

Phénicia se mit à rougir. Elle ne s’attendait pas à cette réflexion.

- Toi au moins, tu es direct ! C’est gentil de me dire ça.

- C’est la jeunesse qui veut ça ! Tu verras dans quelques années quand il sera à notre place. Ça sera pas aussi évident … répondit Alcor en souriant.

- Comment tu peux en être aussi sûr ? protesta-t-il en lui adressant un regard appuyé.

- Je vois juste les choses comme ça. C’est toujours plus difficile de dire ce qu’on ressent à quelqu’un quand il se trouve devant toi. Je te l’ai dit tout à l’heure. J’ai jamais été fichu de dire à Phénicia ce que je ressentais pour elle …

- C’était la même chose pour moi, ajouta Phénicia avec une pointe de nostalgie dans la voix. On s’est tout dit trop tard. Je devais partir … mais je m’étais promis qu’on se retrouverait vite, Alcor et moi. Et maintenant que je suis revenue, je n’ai plus envie de perdre de temps. Je lui ai dit que je l’aimais … et il me l’a dit aussi.

- Alors ça veut dire que vous allez vous marier ! répondit Shirô en riant.

Alcor et Phénicia prirent un air gêné.

- Je crois que ce sera pour tout de suite, p’tit frère. On a encore de quoi s’occuper avant d’y penser …

- Nous n’en avons pas encore parlé, Alcor et moi … Je ne sais pas si ça arrivera un jour mais c’est quelque chose que j’aimerais vivre …

- Sauf qu’il ne faut pas précipiter les choses, tempéra-t-il. Si on veut tout faire trop vite, on n’arrivera à rien et on risque même de tout ficher par terre. La seule chose qui compte pour le moment, c’est de pouvoir passer du temps ensemble toi et moi. Je veux qu’on ait du temps pour nous. C’est sûr que c’est pas vraiment possible en ce moment mais ça le sera bientôt. C’est ce que je souhaite en tout cas.

- Et ben … tu veux que je te dise, Phénicia ? Je sais pas ce que tu lui as fait, mais il a bien changé de ce côté-là … Pour un peu, il serait presque devenu raisonnable !

Tous trois se mirent à rire aux éclats. Phénicia posa ensuite sa tête sur l’épaule d’Alcor en souriant.

- Je ne le sais pas non plus, Shirô. Hormis les sentiments qu’on s’est avoués il y a peu, il n’a pas beaucoup changé depuis notre première rencontre. Il est comme il est, avec ses bons et ses mauvais côtés … mais je ne veux pas qu’il change parce que c’est comme ça que je l’aime …

- Je crois que tu as tout dit, Phénicia. J’ai jamais été doué pour parler de ces choses-là, p’tit frère … Mais maintenant, tu sais tout ou presque.

- Ouais. En tout cas ça me fait plaisir pour vous deux. Tout le monde pense pas comme moi mais c’est ce que je ressens. Il faut juste que tu prennes soin d’elle maintenant.

- C’est promis Shirô. C’est promis.

Alcor se releva et aida Phénicia à en faire autant. Tous trois quittèrent ensuite l’atelier pour regagner la salle de détente. Le jeune homme en ressortit cependant quelques minutes plus tard. Il quitta le bâtiment principal et descendit l’escalier pour s’installer au guidon de sa moto, garée sur l’aire de stationnement latérale. Il démarra en trombe et franchit le portique marquant l’entrée du complexe pour s’engager sur la route qui menait vers le ranch. Il dépassa ce dernier et poursuivit sa route en direction de Perlépolis non seulement pour faire le point sur les opérations en cours avec le professeur Yumi et ses assistants, mais également pour finaliser les derniers détails d’une petite affaire personnelle à laquelle il tenait tout particulièrement.

L’ambiance était également très animée à bord de la soucoupe amirale. Contrairement aux opérations précédentes, le vaisseau était resté en position stationnaire au-dessus de la planète bleue, hors de portée des différents radars et satellites d’observation terriens. Si les soldats présents dans le poste de commandement étaient silencieux et se contentaient de surveiller les différents instruments de détection et de mesure, ceux qui se trouvaient dans les niveaux inférieurs ne ménageaient pas leurs efforts pour remettre en place l’une des rampes de lancement qui avait servi lors de l’offensive placée sous le commandement d’Erea. Cette dernière, impassible, regardait les soldats s’affairer autour de l’intercepteur « Léopard » qui venait d’y être installé. Végalina allait l’utiliser dans les heures à venir et elle tenait à s’assurer que tout serait prêt le moment venu.

Celle-ci était toujours dans sa cabine. Elle avait cependant troqué son uniforme habituel pour un modèle intégralement noir. Seul le liseré mauve sur lequel était brodé l’insigne de la Division Ruine apportait une petite touche de couleur à l’ensemble. Elle s’était préparée avec soin et n’avait rien laissé au hasard. Elle était prête à relever le défi qu’elle s’était lancée à elle-même : se mesurer une nouvelle fois au prince d’Euphor, non pas par machines interposées, mais face-à-face, les yeux dans les yeux. Son regard était froid et ne trahissait aucune émotion. Sa détermination semblait à toute épreuve. En serait-il de même lorsqu’elle se retrouverait face à celui qu’elle jugeait responsable de la mort de sa famille ainsi que de la déchéance du royaume de Véga ? Réussirait-elle à le mettre en difficulté comme elle l’avait fait lors de leur première rencontre là-haut, dans la montagne, au début de ce conflit qui semblait s’éterniser ? Elle le pensait. « Je dois laisser de côté mes pensées personnelles. Ce qui compte, c’est ce qui se passe ici et maintenant … ».

Machinalement, elle vérifia la présence de ses deux poignards sur les compartiments extérieurs de ses bottes et la présence de son pistolet-laser dans son étui. Elle réajusta ensuite ses gants noirs et récupéra son casque qui était, à quelques détails près, la réplique exacte de celui que portait sa sœur aînée lors de ses retrouvailles sur la Terre avec Actarus, peu de temps avant qu’elle ne quittât le monde des vivants. Elle quitta sa cabine d’un pas décidé pour emprunter l’un des ascenseurs translucides qui la conduirait au niveau zéro. C’est en arrivant sur les lieux qu’elle aperçut Erea. Celle-ci se retourna en entendant le bruit de ses pas et vint spontanément à sa rencontre.

- Ton appareil est presque prêt. Il reste encore quelques petites choses à vérifier mais cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Tu es sûre d’avoir pris la bonne décision ?

- Tout à fait sûre.

- Au risque de me répéter, je te rappelle que ce ne sera pas sans risques … surtout pour toi.

- Merci de t’inquiéter pour moi, Erea. Seulement, c’est quelque chose que je dois faire. Je sais que tu penses que le contraire, mais je suis intimement persuadée que je suis en grande partie à l’origine de nos échecs répétés contre le prince d’Euphor et ses alliés …

- Si tu estimes que c’est la meilleure façon de te mesurer à lui, alors fais-le. Mais ne laisse pas le passé prendre l’ascendant sur le présent. Comme je te l’ai dit, ce qui compte, c’est ce qui se passe ici et maintenant.

- Je ne l’ai pas oublié. Ce face-à-face sera déterminant. Si j’échoue, cela signifiera que je ne suis pas apte à commander nos troupes.

- Ta réaction est compréhensible. Néanmoins, nous ne disposons d’aucun appareil à notre bord qui soit susceptible de te prêter main-forte en cas de besoin. Les antéraks dont nous disposons se trouvent au Camp de la Lune noire. Si tu m’en laisses le temps, je peux demander à Thalis de …

La jeune femme ne termina pas sa phrase, interrompue par la sonnerie de l’émetteur qu’elle portait à sa ceinture. Elle s’en saisit brutalement et le regarda d’un air courroucé avant de reprendre tout aussi rapidement son calme après avoir lu le nom et le message transmis par son interlocuteur. Elle le rengaina tout aussi vite avant de s’adresser à Végalina, visiblement perplexe.

- Qu’y a-t-il ? demanda la jeune femme.

- Voilà un bien étrange appel. Le professeur Nida a demandé à nous voir, toutes les deux.

- Nida ? Je ne me rappelle même pas avoir entendu un jour le son de sa voix. Et voilà qu’il se permet de prendre contact avec nous ? C’est curieux …

- S’il nous a contactées, c’est certainement pour une bonne raison. Peut-être devrions-nous retarder cette opération et retourner au Camp de la Lune noire pour en savoir plus ? Cela nous permettrait également de récupérer les antéraks dont nous pourrions avoir besoin.

- Tu as raison, c’est peut-être la meilleure chose à faire. Mes retrouvailles avec le prince d’Euphor attendront. Rends-toi au poste de commandement et donne l’ordre de retour de la soucoupe amirale. Nous rentrons. Je t’y rejoindrai plus tard.

- Très bien. A tout à l’heure.

Erea s’exécuta aussitôt. Végalina quitta les lieux à son tour quelques minutes plus tard pour regagner sa cabine. Lorsqu’elle y arriva, elle regarda à travers le hublot la planète bleue qui s’éloignait progressivement. Elle ferma les yeux et soupira. La pression était retombée et elle n’avait plus à se faire violence pour maîtriser ses émotions. « Au final, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose que de retarder cette opération … », médita-t-elle.

Il ne fallut qu’une heure au vaisseau pour rejoindre sa destination et se poser à proximité du hangar principal. Les deux jeunes femmes quittèrent l’appareil sans attendre l’arrêt complet de ses moteurs pour rejoindre la salle de réunion où Nida devait les attendre. Son appel suscitait bien des interrogations et elles étaient impatientes de connaître la ou les raisons qui l’avaient poussé à les contacter. Elles traversèrent le hangar principal à une allure soutenue pour emprunter l’un des ascenseurs. C’est à cet instant qu’un soldat, un de ces subalternes qui n’inspirait à Végalina que mépris et indifférence, se présenta devant elles en les saluant avant de leur demander de rejoindre non pas la salle de réunion, mais l’un des laboratoires du deuxième niveau souterrain.

Arrivées sur place, elles purent apercevoir, au travers des vitres blindées, Nida et Thalis en grande conversation. Celui-ci, habituellement calme et posé, tentait tant bien que mal de contrôler son excitation. Il tenait dans sa main gauche plusieurs feuilles de papier sur lesquelles se trouvaient le résultat des expériences qu’il avait précédemment menées et pointait alternativement du doigt les différents terminaux et écrans de contrôle, sa table de travail et l’atelier voisin, là où étaient habituellement construits les engins de guerre destinés à conquérir la Terre et à détruire Goldorak. L’officier reprit rapidement ses esprits lorsqu’il se rendit compte de leur présence et les salua respectueusement. Erea prit la parole la première.

- Vous me paraissez bien agité, capitaine. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous met dans cet état ? demanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

- Ce que le professeur Nida et moi-même avons découvert peut expliquer ce comportement quelque peu puéril. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

- Venons-en au fait. Professeur, vous avez demandé à nous voir alors que le Commandant Végalina allait partir en opération. Puis-je en connaître la raison ?

- Oui commandant Erea. Il n’est pas dans mes habitudes de vous déranger mais nous avions une bonne raison de le faire.

- Nous vous écoutons, professeur. J’espère que vos explications seront satisfaisantes. Dans le cas contraire, je n’ai pas besoin de vous dire que ce qui arrivera.

- J’en suis pleinement conscient, Commandant. Suivez-nous. Je suis sûr que cela va vous intéresser.

Nida et Thalis se dirigèrent vers la table de travail où se trouvaient les premières ébauches de leur prochaine création. Si Végalina demeura silencieuse, Erea les examina poliment avant de s’adresser à Nida en employant son ton habituel.

- Je ne vois rien d’extraordinaire. A quelques détails près, ce ne sont que les plans d’un simple antérak, rien de plus … remarqua-t-elle d’un air déçu.

- Non commandant, vous faites erreur. Ce n’est pas un appareil ordinaire, c’est bien plus que cela … et tout le mérite en revient au capitaine Thalis.

- Que voulez-vous dire ? demanda Végalina, intriguée.

- Les propos du professeur Nida sont exagérés. Je ne me pensais pas capable de mener ce projet à bien et j’ai encore du mal à y croire … mais les faits sont là. Ces plans que vous voyez ici constituent les premières ébauches de notre futur Monstrogoth.

Végalina et Erea ne purent masquer leur surprise. Nida les invita à le suivre jusqu’au pupitre de commande qui se trouvait au fond du laboratoire.

- Vous aviez confié le soin au capitaine Thalis de recréer cette technologie en fonction de ses souvenirs et des notes laissées par le général Akéron. Il a mené plusieurs expériences dans ce but. Si la plupart d’entre elles n’ont pas abouti, la dernière qui vient juste de se terminer a en revanche dépassé toutes nos espérances.

- Vraiment ? Dites-m’en plus, exigea Erea, visiblement intéressée.

- Nous avons soigneusement conservé une empreinte génétique de tous les êtres vivants recensés dans les différentes galaxies connues. Nous les avons soumises à différents types de radiations et avons même eu recours à plusieurs types de lasernium, y compris les variantes « non traitées » que nous avons mises au point pour lutter contre Goldorak et le prince d’Euphor. Dans le cas qui nous intéresse, les cellules qui y ont été exposées ont muté. D’après nos calculs, il nous suffira de les dupliquer et de les injecter dans une armure biomécanique spéciale pour faire de ce projet une réalité.

- Vous m’impressionnez. Quand comptez-vous lancer la fabrication de cet appareil ?

- Nous devrons encore effectuer quelques expériences supplémentaires pour confirmer les résultats que nous avons obtenus. En outre, il nous faudra également modifier certaines de nos installations pour les adapter à nos besoins, ce qui risque de nous prendre un peu de temps. Si nous pouvons compter sur les soldats du Génie et si tout se passe comme nous l’envisageons, nous pourrons commencer dans moins de deux semaines.

- Très bien. Combien de temps vous faudra-t-il pour le construire et le mettre au point ?

- Même si nous en connaissons les bases, cette technologie est très différente de celles avec lesquelles nous travaillons habituellement, Commandant. Nous ne la maîtrisons pas complètement et il m’est par conséquent impossible de vous donner une quelconque estimation … concéda-t-il.

- Nous risquons en outre de faire face à un autre problème, Commandant. Nous devrons non seulement le construire mais également procéder à de nombreuses séances d’essais pour le mettre au point et faire en sorte qu’il se comporte exactement comme nous le souhaitons, précisa Thalis.

- Très bien. Vous avez carte blanche. Si vous avez besoin de quoi que ce soit pour mener ce projet à bien, vous l’aurez. Si cet engin peut nous permettre d’abattre le prince d’Euphor et ses alliés, nous devons mettre tous les atouts de notre côté.

- Je ne veux pas être trop optimiste, mais avec une telle machine, nous avons une chance réelle de le vaincre, Commandant.

- Vous me semblez bien sûr de vous, capitaine. Qu’est-ce qui vous fait croire cela ?

- J’ai eu l’occasion de visionner des images d’archives du combat qui a opposé Goldorak et ses alliés au monstrogoth « Alpha ». Aucune de ses armes ne l’a endommagé … et il y a même laissé un bras.

- Ce monstrogoth avait été conçu par Akéron lui-même. Rien ne nous dit que le vôtre sera aussi performant que son prédécesseur.

- Je ne puis vous donner tort sur ce point. Il nous faudra attendre la fin de tests dans le meilleur des cas pour le savoir. Néanmoins, nous l’avons déjà surpassé sur un point bien précis : son mode de fonctionnement.

- Soyez plus clair.

- Contrairement à un golgoth ordinaire qui obéit à une programmation définie à l’avance ou à un antérak, le monstrogoth n’est pas piloté et dispose de sa propre intelligence. Il peut néanmoins être contrôlé par un équipement extérieur. Dans le cas du monstrogoth « Alpha », il l’était par le biais d’un bracelet. Celui qui le possédait pouvait lui dicter sa conduite mais il devait pour cela se trouver à proximité dans la mesure où la portée de cet appareil était relativement limitée.

- Et alors ?

- Notre monstrogoth fonctionnera d’une façon différente puisque nous comptons utiliser la technologie Symbiorak pour le contrôler. Vous pourrez le guider grâce à un émetteur utilisant la même fréquence sécurisée que la sienne … et sans être sur le terrain.

- Et si l’émetteur ne fonctionne pas ? objecta Erea.

- Un programme compilant toutes les données issues des combats précédents sera implanté dans ses mémoires. Nous pouvons le résumer en deux mots : « détruire Goldorak ». Rien d’autre.

- Voilà qui est intéressant. Vous avez effectué un excellent travail. Tenez-nous informées de l’avancement de vos travaux et n’hésitez pas à faire appel à nous si vous avez besoin de quoi que ce soit.

- A vos ordres, répondirent-ils en chœur.

Erea et Végalina quittèrent le laboratoire pour rejoindre leurs quartiers, situés deux niveaux au-dessus. Dans l’ascenseur qui les y conduisait, Erea ne put s’empêcher de sourire.

- Qu’est-ce tu en penses ?

- C’est assez inattendu … mais c’est une très bonne nouvelle. Je ne pensais pas que les expériences menées par Thalis aboutiraient aussi rapidement.

- C’est vrai, je pensais que ça prendrait plus de temps …

- Puisque nous en parlons, tu remarqueras qu’ils n’ont pas pu nous fournir la moindre estimation pour ce qui est de sa construction et de sa mise au point. Il nous faudra sans doute patienter un moment avant de pouvoir l’utiliser.

- Je ne peux pas dire le contraire. Cependant, c’est une technologie qui doit encore être maîtrisée par nos ingénieurs et techniciens. Il leur faudra du temps pour l’assimiler complètement. Nida et Thalis n’ont pas dit autre chose. En attendant qu’il soit prêt, nous continuerons à lutter contre Actarus et les autres en utilisant les moyens dont nous disposons actuellement.

Végalina acquiesça silencieusement.

- Souhaitons que nos prochaines offensives contre lui et ses alliés rencontreront davantage de succès que les précédentes. Nous devons mettre un terme à cette série d’échecs …

- Je partage ton avis. C’est pour cela que nous devrons accélérer la remise en état des antéraks dont nous disposons et la construction de nos prochains symbioraks, quitte à faire appel à d’autres équipes en poste sur nos colonies. Si nous y parvenons, nous pourrons mettre Actarus et les autres en difficulté. En admettant qu’ils l’emportent encore une fois en cas d’attaque massive, ils seront trop affaiblis pour résister à une autre offensive. Ce sera pour toi le moment idéal pour agir … si tu vois ce que je veux dire.

- Effectivement, Erea. Effectivement … répondit-elle en souriant.

Sur Terre, la nuit était désormais bien avancée. Actarus, qui avait multiplié les allées et venues entre la chambre de Vénusia et le hangar de Goldorak pour s’enquérir de l’état de sa machine, s’était finalement décidé à regagner sa chambre pour prendre un peu de repos. Les dernières heures avaient été épuisantes et il avait fini par admettre que cela lui serait certainement profitable.

Arrivé dans le couloir qui donnait sur les chambres, il s’arrêta devant celle de Vénusia et ouvrit lentement la porte pour s’y glisser. Il la referma avec délicatesse pour se rendre au chevet de la jeune femme. La petite lampe posée sur sa table de chevet était toujours allumée et elle s’était endormie avec un livre dans les mains. Il s’en saisit avec une infinie douceur et le déposa sur le bureau situé sous la fenêtre avant de regarder sa compagne avec tendresse.

- Profite de ces instants paisibles, Vénusia. Repose-toi, princesse d’Euphor. C’est peut-être ce que tu as de mieux à faire … murmura-t-il.

Il s’écoula plusieurs minutes avant qu’il ne se décidât à quitter la pièce, estimant qu’il était préférable de la laisser dormir. Si elle était devenue, grâce à la transfusion qu’elle avait subie, plus résistante que la moyenne, elle n’en restait pas moins une jeune femme comme les autres. Il tourna la poignée de la porte et s’apprêtait à l’ouvrir lorsqu’il entendit sa voix.

- Tu penses vraiment que c’est la meilleure chose à faire ?

Surpris, il se retourna et constata qu’elle avait ouvert les yeux. Revenant sur ses pas, il prit un siège et s’installa auprès d’elle.

- Excuse-moi, je ne voulais pas te réveiller. Tu dormais si paisiblement …

- C’est difficile à expliquer, mais j’ai senti que tu étais là, près de nous.

- Je sais que tu te …

- Je profite de ces instants de tranquillité à leur juste valeur, coupa-t-elle. Cependant, ils ne représentent rien comparés aux instants de bonheur que je vis quand tu es là, près de moi, près de nous.

Il lui prit la main et sourit. Elle lui sourit également. Bien qu’elle ne se fût réveillée que depuis quelques instants, elle semblait l’être depuis des heures.

- Je ressens tellement de choses en moi … des choses que je voudrais tant te faire partager.

- C’est pourtant ce que tu fais déjà sans même t’en rendre compte.

- Par moments, j’ai du mal à réaliser ce qui m’arrive. Ça fait déjà plusieurs semaines que je sais que je suis enceinte … mais dans ma tête, c’est comme si c’était hier …

Elle s’interrompit quelques instants et posa sa main sur son ventre avant de reprendre.

- Je sens sa présence. Il est là. Il nous écoute. Tout ce que j’éprouve, tout ce que je ressens, il le ressent aussi. C’est si fort, si intense …

- Il est normal que tu aies du mal à exprimer tout cela par les mots. Simplement, ce que tu essaies de me dire, de me faire partager, je le ressens également … mais d’une manière différente.

- Je sais que je ne devrais pas m’inquiéter pour l’avenir … parce que je sais que tu seras toujours là. Seulement, j’ai peur de ne pas répondre aux attentes que tu places en moi …

- Nous en revenons toujours à la même chose. Reste simplement toi-même et je peux t’assurer que tout ira bien. En attendant, essaie de dormir parce que tu en as besoin.

- La seule chose dont j’ai véritablement besoin, c’est de toi … Actarus.

- Je m’attendais à ce que tu répondes de cette façon. Et puisque tu ne sembles pas disposée à m’écouter, je crois que je vais devoir régler ce petit problème à ma manière …

- Qu’est-ce que tu comptes faire ? demanda-t-elle, visiblement surprise.

- Tu le sauras bientôt, répondit-il, volontairement énigmatique.

- Tu penses vraiment que je vais te laisser t’en tirer aussi facilement ? dit-elle en prenant sa main dans la sienne avant de se relever.

Lentement, elle l’attira à elle et posa ses lèvres sur les siennes, lui effleurant la joue du bout des doigts avant de passer sa main dans ses cheveux, puis sur son cou pour ainsi prolonger leur baiser. Il ne résista pas et lui rendit la pareille … avant qu’elle ne décide de rompre le charme … pour mieux revenir à la charge. Pour eux, le temps s’était arrêté. Plus rien d’autre ne comptait. Ils finirent par se séparer sans pour autant se quitter du regard. Actarus lui sourit et la prit dans ses bras avant de l’embrasser de nouveau, sur le front cette fois.

- Retourne te coucher. Je serai là à ton réveil …

- Bonne nuit, Actarus. Et dors bien …

Il sourit et l’embrassa une dernière fois sur le front avant de la quitter pour rejoindre sa chambre. Elle le regarda partir tout en posant ses deux mains sur son ventre. Elle le caressa avec douceur comme si elle voulait s’adresser à l’enfant qu’elle portait. Ses dernières paroles avaient attisé sa curiosité. « Qu’est-ce qu’il a l’intention de faire ? Est-ce que tu as une idée, toi ? ». Elle n’attendait évidemment aucune réponse mais ressentit presque aussitôt et de façon surprenante, une légère secousse qui la fit sourire.

Elle ferma les yeux pendant quelques instants avant de se relever, le sourire aux lèvres. Vêtue d’une simple chemise de nuit bleu ciel et blanche, elle quitta sa chambre en toute discrétion pour rejoindre celle d’Actarus. Il tenait à ce qu’elle se repose … mais elle n’était plus de cet avis et elle était bien décidée à le lui faire comprendre …




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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 15 Juil 2019 - 9:57

J'ai rattrapé tout mon retard Embarassed Embarassed Embarassed

La bataille dans la forêt était menée de main de maître Kimi: aucun gagnant, aucun perdant; tout à recommencer. Je trouve rafraichissant de lire ce genre de scène.

Eslan est revenu, il va s'occuper de Lyra; d'autres monstres sont en ébauche ; bref, tu nous prépares que du bonheur.

Bravo Kimi cheers cheers cheers

Et j'ai beaucoup aimé Shiro I love you
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 15 Juil 2019 - 10:13

Perosia a écrit:
J'ai rattrapé tout mon retard Embarassed Embarassed Embarassed

=> Ah ben ça fait plaisir ! Wink  

Perosia a écrit:
La bataille dans la forêt était menée de main de maître Kimi: aucun gagnant, aucun perdant; tout à recommencer. Je trouve rafraichissant de lire ce genre de scène.

=> C'est le genre de scène que je tenais à insérer depuis un petit moment déjà. Comme pour les épisodes #04 "L'île de la peur" (surtout pour le lien Actarus / Alcor) et #32 "La reine fantôme" (mon préféré), c'est pas mal de voir Actarus en action "sur le terrain" sans être à bord de Goldorak ... ça change un peu.

Perosia a écrit:
Eslan est revenu, il va s'occuper de Lyra

=> Tu noteras qu'il s'en est quand même bien tiré sur ce coup-là. C'est pas donné d'avoir une deuxième chance quand on fait partie des forces de Véga. On peut cependant se poser la question : Erea et Végalina peuvent-elles vraiment lui faire confiance ?

Perosia a écrit:
d'autres monstres sont en ébauche ; bref, tu nous prépares que du bonheur.

=> La mise au point du successeur de King Gori va prendre un peu de temps. Mais lorsqu'il débarquera, ce sera sanglant !

Perosia a écrit:
Bravo Kimi cheers cheers cheers

=> Merci m'dame !  Wink

Perosia a écrit:
Et j'ai beaucoup aimé Shiro I love you

=> C'était l'occasion d'approfondir la relation entre Alcor et son petit frère. Là aussi, c'était une scène à laquelle je tenais à rédiger. Il y en aura une autre du même genre (dans quelques épisodes) avec Sayaka qui devrait aussi te plaire ... Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 15 Juil 2019 - 11:26

Citation :
=> La mise au point du successeur de King Gori va prendre un peu de temps. Mais lorsqu'il débarquera, ce sera sanglant !

Eh bien encore une fois ça promet ! affraid

Merci Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 2636677666

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 15 Juil 2019 - 11:32

Gurendaizä a écrit:
Eh bien encore une fois ça promet ! affraid

=> Les Aigles avaient déjà eu du mal avec King Gori (merci à Minos et à Horos de les avoir grandement aidés), mais ça risque d'être un peu plus compliqué ce coup-ci ... affraid

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 2738682509 "Il ne manquerait plus que je leur facilite la tâche, tiens ..."

Gurendaizä a écrit:
Merci Kimi  ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 2636677666

=> Mais de rien ! La suite au prochain épisode ... Wink

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 15 Juil 2019 - 11:43

kimi_san a écrit:
Perosia a écrit:
J'ai rattrapé tout mon retard Embarassed Embarassed Embarassed

=> Ah ben ça fait plaisir ! Wink  
Désolée d'être moins présente. Mais je suis contente de te voir publier, malgré ta situation.  Crying or Very sad

kimi_san a écrit:

Perosia a écrit:
La bataille dans la forêt était menée de main de maître Kimi: aucun gagnant, aucun perdant; tout à recommencer. Je trouve rafraichissant de lire ce genre de scène.

=> C'est le genre de scène que je tenais à insérer depuis un petit moment déjà. Comme pour les épisodes #04 "L'île de la peur" (surtout pour le lien Actarus / Alcor) et #32 "La reine fantôme" (mon préféré), c'est pas mal de voir Actarus en action "sur le terrain" sans être à bord de Goldorak ... ça change un peu.
J'espère que tu en as prévu d'autres; car cela change vraiment. Et tu maîtrises bien.

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 307556534  Oui, j'interviendrai au sol aussi, même si me battre me révulse à chaque coup.

kimi_san a écrit:

Perosia a écrit:
Eslan est revenu, il va s'occuper de Lyra

=> Tu noteras qu'il s'en est quand même bien tiré sur ce coup-là. C'est pas donné d'avoir une deuxième chance quand on fait partie des forces de Véga. On peut cependant se poser la question : Erea et Végalina peuvent-elles vraiment lui faire confiance ?

Il pourait noter qu'Erea n'est pas punie pour son échec  Rolling Eyes  Et se dire 'pourquoi moi'. Que choisira-t-il entre sa vie et Akérèbe ?

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 2738682509  Il n'aura pas le choix, Erea le surveilera de près.

kimi_san a écrit:
 
Perosia a écrit:
Et j'ai beaucoup aimé Shiro I love you

=> C'était l'occasion d'approfondir la relation entre Alcor et son petit frère. Là aussi, c'était une scène à laquelle je tenais à rédiger. Il y en aura une autre du même genre (dans quelques épisodes) avec Sayaka qui devrait aussi te plaire ... Very Happy

Ce genre de scènes ets nécessaire pour garder un bon équilibre d'émotions; et c'est tellement mignon de voir des enfants I love you Quant à Sayaka, je lève mon joker et j'attends de voir.  lol!
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 15 Juil 2019 - 12:03

Perosia a écrit:
Désolée d'être moins présente. Mais je suis contente de te voir publier, malgré ta situation.  Crying or Very sad

=> Il n'y a pas de mal à cela et tu le sais bien. "Forza Aurora !"

Perosia a écrit:
J'espère que tu en as prévu d'autres; car cela change vraiment. Et tu maîtrises bien.

=> C'est prévu, effectivement. Et ce sera Alcor qui tiendra la vedette, ce coup-ci !  Very Happy  

Perosia a écrit:
Il pourait noter qu'Erea n'est pas punie pour son échec  Rolling Eyes  Et se dire 'pourquoi moi'. Que choisira-t-il entre sa vie et Akérèbe ?

=> Je ne peux rien dire pour l'instant ... mais ta curiosité ne tardera pas à être satisfaite !

Perosia a écrit:
Ce genre de scènes ets nécessaire pour garder un bon équilibre d'émotions; et c'est tellement mignon de voir des enfants I love you

=> Tout à fait d'accord. Et c'est une bonne opportunité également pour présenter Shirô à ceux et celles qui ne le connaissent pas. A noter que vous aurez prochainement l'occasion de voir également un autre personnage issu de l'univers Mazinger (présent dans la série animée "Mazinger Z" mais pas "Great Mazinger") qui devrait vous plaire également.

Perosia a écrit:
Quant à Sayaka, je lève mon joker et j'attends de voir.  lol!

=> Exactement ! Wait and see ... Wink

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeDim 28 Juil 2019 - 10:13

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La salle des commandes du Centre de recherches spatiales était faiblement éclairée. Seul le bruit des instruments de mesure et des dispositifs de surveillance perturbaient le calme qui y régnait. Les techniciens de l’équipe de nuit avaient quitté leurs postes pour prendre un repos bien mérité tandis que ceux de l’équipe de jour n’étaient pas encore arrivés.

Installé sur son siège, le professeur Procyon était perdu dans ses pensées. Le voyage de retour vers le Centre avait été particulièrement long et il avait dû composer avec une météo et des conditions de circulations épouvantables. Plusieurs automobilistes avaient été accidentés et il avait dû faire preuve d’une grande prudence pour ne pas subir le même sort, ce qui n’avait rien d’évident puisqu’il n’avait pratiquement pas dormi depuis trois jours. Il avait finalement garé sa voiture sur l’aire de stationnement principale mais n’en était pas sorti tout de suite. Les effets de la fatigue ? Non, c’était autre chose, un sentiment qu’il ne connaissait que trop bien et qu’il s’efforçait, tant bien que mal, de dissimuler à son entourage.

Il avait des obligations, une tâche à accomplir ; une tache qui, en raison de ce nouveau conflit, était devenue essentielle. Mais quitter l’endroit où il s’était retiré durant ces quelques jours avait été, comme chaque année, un déchirement. Comme il l’avait précédemment confié à Actarus avant qu’ils ne se quittassent, la douleur qu’il ressentait au plus profond de son être ne s’estomperait jamais, pas plus que le souvenir de Diane.

Il se redressa soudainement et regarda la double-porte automatique. Il avait cru entendre des bruits de pas et s’attendait à ce qu’elle s’ouvrît d’un instant à l’autre. Il la fixa pendant plusieurs secondes, mais rien ne venait. « J’ai dû rêver. Ce sont peut-être les effets de la fatigue, rien d’autre … », murmura-t-il. Il soupira et se leva de son siège pour vérifier le bon fonctionnement des instruments de mesure de son pupitre : tout semblait normal. Selon les derniers relevés qu’il avait pu consulter, aucune activité en provenance de l’espace n’avait été recensée. Ce calme n’était cependant que temporaire et il le savait.

Le bruit de la double-porte automatique se fit finalement entendre. Surpris, le scientifique se retourna et constata la présence d’Actarus. Celui-ci vint immédiatement à sa rencontre.


- Bonjour père.

- Oh, Actarus.

- Je suis heureux de te savoir ici. Tu es revenu depuis longtemps ? demanda-t-il.

- Non, quelques minutes à peine.

- Ton voyage a certainement été long et difficile … et la pluie n’a pas dû arranger les choses. Je sais que je n’ai pas de conseil à te donner, mais je pense que tu devrais aller te reposer. Tu as vraiment l’air fatigué.

- Ne t’inquiète pas pour cela, mon fils. De toute façon, je suis trop inquiet pour pouvoir dormir.

- Qu’est-ce qui t’inquiète à ce point ? Est-ce que c’est en rapport avec la dernière attaque menée par la Division Ruine ?

Il acquiesça.

- J’y ai longuement réfléchi et je dois reconnaître que cette offensive a quelque chose de troublant puisqu’elle s’est révélée bien plus violente que les précédentes. Même le Grand Stratéguerre, dont les moyens semblaient sans limites, n’en avait pas fait autant.

- Je ne peux pas te contredire. Si je fais abstraction de l’invasion d’Euphor, je n’avais jamais rien vu de pareil. Végalina a une façon de se battre bien à elle et c’est ce qui la rend encore plus redoutable que son père.

- Oui. C’est précisément de Végalina dont je voudrais te parler.

Actarus marqua un temps d’arrêt et le regarda avec attention.

- Tu m’as confié, peu après ton retour, que ses motivations étaient essentiellement d’ordre personnel. Elle est visiblement déterminée à te faire payer la mort du Grand Stratéguerre et celle de Végalia.

- Oui père … mais je ne vois pas très bien où tu veux en venir.

- Les différentes attaques que nous avons essuyées jusqu’à présent ont été essentiellement dirigées contre toi. Végalina a cherché à t’atteindre aussi bien physiquement que psychologiquement. Ce qu’elle a fait subir à Vénusia en est la preuve.

Il poursuivit.

- Cette attaque est différente des précédentes dans la mesure où nous avons tous été mis en difficultés à des degrés plus ou moins divers … et l’endroit où le combat s’est déroulé n’a pas été choisi au hasard, ça j’en suis certain.

- Nous avons déjà été confrontés à ce genre de situation par le passé. Il nous est déjà arrivé de combattre en pleine ville de cette manière.

- Oui je le sais, mais vous n’avez combattu qu’un seul adversaire à la fois. Or, depuis que ce conflit a commencé, vous avez presque toujours dû vous battre contre deux, voire trois antéraks. La différence est énorme.

- En employant de tels moyens, Végalina veut nous montrer qu’elle dispose d’une puissance de feu conséquente et qu’il ne nous sera pas facile de la vaincre.

- Sans doute. Cependant, je pense que cette attaque a une autre signification.

- Laquelle, père ?

- Les motivations de Végalina ne sont pas uniquement personnelles comme nous avons pu le penser. Je crois au contraire que la conquête de notre planète est toujours à l’ordre du jour. Je suis persuadé qu’elle souhaite non seulement t’anéantir pour venger la mort de sa famille, mais aussi pour bâtir sur notre planète un nouveau royaume de Véga. Et …

Il s’interrompit et baissa brièvement la tête avant de se retourner pour regarder son fils adoptif droit dans les yeux. Il vint à lui et posa ses deux mains sur ses épaules, visiblement ému.

- Tu es le seul qui puisse empêcher Végalina de mettre ses projets à exécution, le seul qui soit à même d’éviter que ne se reproduise ici la même tragédie que sur Euphor. Cette responsabilité est considérable et …

- N’en dis pas plus, père. Je comprends ce que tu essaies de me dire. Vaincre Végalina ne sera pas chose facile, je le sais. Mais sois sûr que je ferai tout ce qu’il est possible de faire pour vous défendre et vous protéger.

Le scientifique hocha la tête en signe d’approbation. Il s’éloigna et prit appui sur son pupitre, observant par la vitre blindée le paysage qui s’étalait devant lui.

- Je le sais … mais tu n’y parviendras pas seul. Nous devons t’apporter le meilleur soutien possible, ce qui n’est pas le cas pour l’instant dans la mesure où Vénusia ne peut plus combattre à vos côtés.

- Nous étions dans la même situation avant que Phénicia ne nous rejoigne. Mais je dois reconnaître que notre tâche serait facilitée si nous pouvions sortir tous nos appareils à chaque alerte.

- Exactement. Et pour y parvenir, il nous faudrait disposer d’un quatrième pilote qui soit à même de pallier l’absence de Vénusia dans l’escadrille … et je pense avoir trouvé une solution en ce sens.

- Laquelle ?

- Sayaka pourrait très bien tenir ce rôle. Elle a combattu à vos côtés et elle s’en est très bien sortie. De plus, Alcor sait ce dont elle est capable. Avec un peu d’entraînement …

- L’idée est intéressante mais en admettant qu’elle accepte de nous rejoindre, il lui faudra s’adapter à un nouvel environnement, ce qui n’aura peut-être rien d’évident pour elle. Et pour qu’elle soit en mesure de combattre efficacement, il faudra non seulement se familiariser avec nos appareils, mais également s’entraîner aux opérations de jumelage avec Goldorak.

- J’en suis conscient. Quoi qu’il en soit, il nous faudra en discuter avec elle et le professeur Yumi avant d’aller plus loin.

- Tu oublies également une chose : les relations qu’elle entretient avec Phénicia sont difficiles. Elles ont réussi à mettre leurs différends de côté pour combattre ensemble, mais nous devons faire quelque chose pour les normaliser. Si nous voulons vaincre Végalina, nous devons être unis.

- Nous devrions nous réunir pour évoquer ces questions tous ensemble. Qu’en penses-tu ?

- Je suis d’accord. Je tiens cependant à ce que Vénusia soit présente. Même si elle ne peut plus piloter, je pense qu’elle a également son mot à dire sur le sujet.

- Je ne voyais pas les choses autrement. Selon toute vraisemblance, le professeur Yumi devrait nous rejoindre en fin d’après-midi. Nous en profiterons lui et moi pour évoquer ce sujet. Tu pourras te joindre à nous si tu le souhaites.

- Entendu.

Actarus quitta la pièce. Tandis qu’il marchait vers la salle de détente, la tête basse et les mains dans les poches, il réfléchissait à ce qu’il venait d’entendre. Cette proposition était effectivement intéressante puisqu’elle permettrait à l’escadrille d’être au complet. Cependant, il savait aussi qu’il lui faudrait gérer les tensions existant entre Sayaka et sa sœur. Même s’il pourrait compter sur Alcor pour l’aider dans cette tâche, cela n’aurait rien d’évident.

Il s’apprêtait à entrer lorsqu’il entendit quelqu’un l’appeler par son nom. C’était une voix féminine et il pensait déjà savoir de qui il s’agissait. Il tourna la tête et attendit celle qui se hâtait pour le rejoindre.

- Je constate que tu as pleinement récupéré, Sayaka. Tu as l’air d’être en excellente forme.

- Oh ça oui ! Je ne sais même pas combien de temps j’ai dormi ! avoua-t-elle en souriant.

- Tu en avais besoin, répondit-il en l’invitant à le suivre. Tu n’as pas ménagé tes efforts depuis ton arrivée ici, que ce soit en luttant contre nos adversaires ou en aidant Phénicia et les autres à ramener Alcorak au Centre.

Actarus prit un siège et s’y installa tandis que la jeune fille, après être allée se servir quelque chose de chaud à boire, déposa sa tasse sur la table basse avant d’en faire de même tout en lui répondant.

- C’est vrai que ça n’a pas été facile. J’ai eu du mal à maîtriser Fossoirak au début, mais si je devais le piloter de nouveau, je crois que tout irait mieux, maintenant. Je me sentirais plus en confiance … dit-elle d’un ton posé.

- Même avec la meilleure volonté du monde, il est toujours difficile de piloter un appareil dont on ignore tout. Je sais que tu as utilisé par le passé des machines bien plus complexes que Fossoirak et je pense que cette expérience t’a beaucoup aidée.

Sayaka approuva silencieusement. Le sourire qu’elle affichait quelques instants plus tôt s’était estompé.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Quelque chose ne va pas ?

- Non, ça va. Seulement, j’ai l’impression de découvrir un nouveau monde depuis mon arrivée ici. Tout est si différent de ce que je connais déjà …

- Je vois ce que tu veux dire. Changer d’environnement n’est pas toujours facile, mais ce genre d’expérience peut parfois s’avérer très enrichissant. Cela permet de voir les choses sous un angle différent.

- Je voyais mon séjour autrement. Ce n’est pas vraiment ce que j’espérais …

- Tu pensais trouver quelque chose en particulier et tu constates finalement que ce n’est pas ce à quoi tu t’attendais. Ce genre de déception peut arriver, parfois.

- Peut-être que les choses iront mieux une fois que je serai rentrée à la maison. Mon père et moi en avions brièvement parlé lorsque nous étions encore à Perlépolis.

- Si vous avez pu évoquer ce sujet librement, c’est une bonne chose.

- Tetsuya est sûrement au Laboratoire photonique ou à la Forteresse des Sciences en ce moment. Les assistants de mon père aussi. Je ne sais pas ce qu’il compte faire de son côté, pas plus que Shirô d’ailleurs …

Elle s’interrompit et but le contenu de sa tasse avant de la déposer sur la table basse.

- Je ne sais pas vraiment quoi faire, Actarus. Je ne sais pas si je dois partir ou rester.

- Cette décision t’appartient. Prends tout ton temps avant de faire ton choix. Si tu décides de partir, j’espère que tu auras l’occasion de revenir, ne serait-ce que pour rendre visite à Alcor et à tous ceux qui seront restés ici.

- Comment ça ? demanda-t-elle, surprise.

- Comme tu peux t’en douter, cette guerre que nous devons mener est loin d’être terminée et nous devrons lutter de toutes nos forces pour vaincre nos adversaires et mettre un terme à leurs sinistres projets. Si nous y parvenons, nous suivrons tous, quand tout sera fini, des chemins différents.

Le prince reprit sa respiration et poursuivit sur sa lancée.

- Pour ce qui me concerne, il me faudra quitter la Terre pour retourner sur Euphor, la planète qui m’a vu naître. Ceux et celles qui ont survécu à la barbarie de l’envahisseur véghien sont en train de la reconstruire. Ma place est parmi eux. J’ai des obligations et je ne peux m’y soustraire.

- Je comprends … répondit-elle en le regardant fixement. Alors, ça veut dire que …

- Je ne partirai pas seul. J’ai promis à Vénusia que nous ne serions plus jamais séparés et je tiendrai cette promesse. Il m’a fallu du temps pour comprendre ce que nous ressentions l’un pour l’autre … mais maintenant je l’ai compris.

- D’autant que vous allez être parents …

- Oui, dit-il en ébauchant un sourire. Vénusia m’a confié que c’était là la plus belle chose qu’il lui ait été donné de vivre et je partage son avis. En disant cela, elle a parfaitement résumé la situation.

- Je vois. Même si je ne vous connais pas suffisamment, je suis sûre qu’une vie heureuse vous attend là-bas, sur ta planète …

- Je l’espère. Elle se pose déjà de nombres questions à ce sujet, admit-il. Comme tu en fais actuellement l’expérience, découvrir un nouvel environnement peut s’avérer déstabilisant et je sais que ce ne sera peut-être facile pour elle, surtout les premiers temps. Mais tu peux être sûre que je ferai de mon mieux pour qu’elle soit heureuse. Son bonheur et celui de notre enfant passent avant tout.

- Je vous souhaite tout le bonheur possible, répondit-elle en récupérant sa tasse avant de se lever de son siège.

Elle termina sa boisson et lui adressa un sourire avant de quitter la pièce pour retourner dans sa chambre et réfléchir. Comme l’elle avait confié à Actarus, elle ne se sentait pas à son aise et ne savait pas vraiment quoi faire : devait-elle essayer, comme il le lui avait suggéré, de surmonter ses réticences pour s’adapter à ce nouvel environnement ou, au contraire, quitter au plus vite cet endroit pour regagner le Laboratoire photonique, là où elle se sentirait mieux ? Elle n’avait, pour l’instant, aucune réponse à cette question.

Le reste de cette journée pluvieuse se déroula presque normalement. Alcor, qui avait passé le plus clair de son temps dans l’atelier pour s’occuper d’Alcorak avait cependant trouvé le temps nécessaire pour prendre des nouvelles de Phénicia et de Sayaka qui n’avaient pas quitté leurs chambres respectives. Si la première était naturellement ravie de cette marque d’attention, la seconde était nettement plus réservée. Elle avait bien essayé de faire bonne figure devant lui en disant que tout allait bien et qu’il n’avait pas à s’en faire pour elle, il avait cependant vite compris qu’elle n’avait pas vraiment envie de le voir et qu’elle préférait rester seule.

Elle était encore allongée sur son lit, les bras croisés derrière la tête, lorsqu’elle entendit frapper à la porte. Elle referma le livre qu’elle avait emprunté pour s’occuper l’esprit et le déposa près du réveil posé sur la petite table de chevet avant de se lever pour ouvrir. Elle posa la main sur la poignée métallique et soupira, persuadée qu’il s’agissait d’Alcor. Son visage changea d’expression quelques instants plus tard : elle ne s’attendait pas à se retrouver face à son père. Elle s’efforça de lui sourire et s’écarta pour le laisser entrer.

- J’espère que je ne te dérange pas ?

- Non, pas du tout. Tu es là depuis longtemps ?

- Les techniciens du Centre et moi venons juste d’arriver. Nous avons rencontré quelques problèmes en chemin et le mauvais temps n’a rien arrangé. Je pense que nous pouvons nous estimer heureux d’être arrivés ici sans encombre.

- Je suis contente que tu sois là, papa. Est-ce que vous avez terminé ce que vous aviez à faire, toi et les autres ?

- L’essentiel est déjà fait mais il nous reste encore certaines petites choses à régler. Je dois également m’entretenir avec le professeur Procyon. C’est important, parait-il.

- Tu sais de quoi il s’agit ?

- Pas exactement. Il ne m’a pas donné beaucoup de détails, si ce n’est que c’est en rapport avec notre situation actuelle.

- Je comprends … commenta-t-elle, visiblement perplexe.

Yumi réajusta ses lunettes et l’observa attentivement. Elle lui tournait maintenant le dos et regardait tomber la pluie au travers de la vitre blindée. Il aurait pu venir à ses côtés et lui demandait ce qui la perturbait mais il ne le fit pas. Il pensait déjà savoir de quoi il s’agissait et évoquer ce sujet particulièrement sensible une nouvelle fois n’était pas la meilleure chose à faire. Ce fut donc en toute discrétion qu’il quitta la pièce. La jeune fille ne remarqua même pas son départ.

Plusieurs minutes passèrent avant qu’elle ne daignât se retourner. Elle regarda ensuite son réveil avant de s’allonger de nouveau sur le lit. Même si la faim commençait à se faire sentir, elle n’avait aucune envie de quitter sa chambre pour aller se restaurer. Elle n’était pas la seule à penser de cette façon.

Dans la salle de réunion qui jouxtait la salle des commandes, les deux scientifiques étaient en grande conversation. S’ils avaient, comme convenu, fait le point sur les opérations en cours, Procyon en avait profité pour évoquer avec son confrère la possibilité d’intégrer Sayaka au sein de la Patrouille des Aigles afin de pallier l’absence de Vénusia. Il avait soigneusement choisi ses mots et avait étayé son raisonnement en utilisant des arguments aussi pertinents que convaincants. S’il n’était pas, contrairement à certains de ses collègues, un brillant orateur, il était loin d’être maladroit dans cet exercice et certaines de ses interventions, publiques ou non, étaient restées dans les mémoires.

- Qu’en pensez-vous, professeur ?

- Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que vous me fassiez une telle proposition, répondit Yumi en réajustant ses lunettes.

- Je comprends que ma démarche puisse vous surprendre. Comme vous l’avez constaté, nos adversaires sont bien organisés et disposent d’une puissance de feu conséquente. Si nous voulons les vaincre, nous devons mettre tous les atouts de notre côté.

- Je partage votre opinion. Nous avons nous aussi été confrontés à des ennemis tout aussi dangereux qu’imprévisibles et la présence de Sayaka pourrait s’avérer déterminante dans la lutte contre les forces de Véga.

- Elle dispose d’une grande expérience et sait s’adapter à toutes les situations, y compris les plus difficiles. Le rôle qu’elle a joué dans notre victoire en est la meilleure preuve.

- C’est juste. Même si je sais de quoi elle est capable, je ne pensais qu’elle réussirait à maîtriser aussi rapidement un appareil dont le maniement lui était inconnu, surtout en situation de combat.

- C’est  pour cela que je pense qu’elle peut beaucoup nous apporter. Elle connaît non seulement le mode de fonctionnement de nos appareils, mais aussi l’ennemi contre lequel nous nous battons.

Yumi approuva.

- A titre personnel, je n’ai aucune objection à formuler à ce sujet, professeur. Néanmoins, vous comprendrez que la décision finale ne m’appartient pas.

- Actarus et moi avons déjà évoqué ce sujet et il ne m’a pas dit autre chose. De plus, il m’a également fait part d’un problème que nous devons résoudre pour faciliter son éventuelle intégration.

- Hmm. Je pense savoir où vous voulez en venir. Les relations entre ma fille et Phénicia sont loin d’être cordiales et solutionner un problème où l’affectif est partie prenante n’est pas chose facile. Mais en choisissant soigneusement nos mots, nous pourrons peut-être leur faire comprendre que ce qui les oppose n’est rien comparé à la menace que nous devons affronter.

Procyon acquiesça.

- Avec votre accord, je vous propose d’organiser une réunion demain dans la matinée pour que nous en parlions tous ensemble. Cela nous permettra de prendre connaissance des opinions de chacun et de dissiper, si besoin est, certaines inquiétudes.

- Vous avez raison. C’est la meilleure chose à faire, répondit-il.

- D’ici là, je vous suggère d’aller vous restaurer et de prendre un peu de repos. Nous avons fait préparer une chambre à votre attention. Ces derniers jours ont été particulièrement chargés et vous n’avez pas ménagé vos efforts, notamment pour ce qui concerne Great Mazinger.

- Je ne peux pas vous donner tort. Les dégâts sont importants et il ne sera pas opérationnel avant plusieurs semaines. J’ai laissé pour consigne à mes assistants de vous envoyer un rapport détaillé une fois nos analyses terminées. De cette façon, vous aurez un meilleur aperçu de la situation.

- Bien. Nous pourrons commencer à étudier la question dès que je l’aurai reçu.

- Merci professeur, fit Yumi en souriant.

Les deux scientifiques échangèrent une poignée de mains avant de quitter la pièce pour se rendre dans la salle des commandes. Accompagné par Cochir, Yumi en ressortit quelques secondes plus tard pour prendre possession de la chambre qui lui avait été attribuée, tandis que Procyon s’installa derrière son pupitre pour passer en revue les données enregistrées par les différents instruments de mesure. La fatigue et le manque de sommeil commençaient à se faire sentir et il savait que la journée qui s’annonçait risquait d’être animée.

Les minutes avaient défilé, puis les heures. Si la pluie avait cessé, le ciel était toujours aussi nuageux. Dans sa chambre, Alcor était encore sous ses draps et ses couvertures lorsqu’il entendit la sonnerie caractéristique de l’émetteur placé à l’intérieur de sa montre. Il s’en saisit non sans mal et prit ensuite la communication.

- Ici Alcor. J’écoute.

- Ici Procyon. Peux-tu me retrouver dans la salle de réunion d’ici une dizaine de minutes ?

- Qu’est-ce qui se passe ? Quelque chose d’anormal ? demanda-t-il, visiblement surpris.

- Non rassure-toi. Le professeur Yumi et moi-même organisons une petite réunion et votre présence à tous est indispensable.

- Très bien, j’arrive. Est-ce qu’il faut que je prévienne Phénicia et les autres ?

- Ce ne sera pas utile. Je m’en suis déjà chargé.

- Bon. A tout de suite.

Alcor reposa sa montre sur sa table de chevet et se leva pour se rendre dans la salle de bains voisine. La nuit avait été courte dans la mesure où il était resté debout jusqu’à une heure avancée et il se disait qu’une bonne douche lui serait profitable. Il en ressortit une dizaine de minutes plus tard, les cheveux en bataille et enfila rapidement ses vêtements habituels avant de quitter sa chambre. Il s’arrêta brutalement en ouvrant la porte : Phénicia se tenait devant lui. Elle l’attendait.

- Ça fait longtemps que tu es là ? demanda-t-il, surpris.

- Je me suis levée dès que j’ai entendu sonner mon émetteur. Je ne sais pas ce qui se passe, mais si le professeur nous a demandés de venir, c’est que ça doit être important.

- C’est ce que j’ai cru comprendre. Allez, en route.

Lorsque les deux jeunes gens pénétrèrent dans la pièce quelques minutes plus tard, ils remarquèrent que Procyon et Yumi étaient toujours en grande discussion. Le jeune homme remarqua immédiatement leur air préoccupé et cela avait piqué sa curiosité. Il aida Phénicia à s’installer sur l’un des sièges rangés sous les tables de travail disposées en « U » avant de s’asseoir à son tour. La jeune fille lui sourit et l’embrassa sur la joue. Sayaka les rejoignit quelques minutes plus tard. Alcor ne savait que penser : les voir assises l’une à côte de l’autre alors qu’elles ne s’appréciaient pas particulièrement avait quelque chose de surréaliste. Comment devait-il interpréter ce geste ? S’agissait-il d’une provocation délibérée de la part de Sayaka ou voulait-elle montrer à tous qu’elle était prête à faire des efforts pour se faire une place parmi eux ? Il l’ignorait.

- J’espère que ça ne te dérange pas si je m’installe ici, demanda Sayaka d’une voix douce.

- Non pas du tout. Je pensais juste que tu aurais peut-être préféré t’assoir à côté d’Alcor.

- J’aurais pu, c’est vrai. Mais peu importe. Est-ce que tu sais pourquoi on est là ?

- On en sait pas plus que toi, intervint Alcor. Mais pour qu’on soit tous présents, il faut vraiment que ça soit important.

- Sûrement. Il ne reste plus qu’à attendre Actarus. Nous venons tout juste de nous croiser lui et moi. Il est allé chercher Vénusia et ils ne devraient plus tarder, maintenant.

Il s’écoula encore une dizaine de minutes supplémentaires avant qu’Actarus et Vénusia ne fassent leur entrée. Si le prince portait sa tenue civile habituelle, la jeune femme portait une robe longue de couleur rouge ornée de motifs abstraits orangés et d’idéogrammes noirs surlignés de blanc. Actarus l’aida à s’installer près d’Alcor. Elle lui sourit et prit sa main dans la sienne. Yumi s’installa à son tour sur le siège situé près de la fenêtre, laissant ainsi soin à Procyon d’ouvrir les débats.

- Bonjour à tous. Je sais que certains d’entre vous avaient d’autres projets mais cette petite réunion informelle me parait nécessaire puisqu’elle concerne directement la sauvegarde de notre planète.

Il poursuivit.

- Comme vous avez pu vous en rendre compte, la dernière offensive menée par les troupes de Végalina s’est révélée particulièrement violente et meurtrière. Jusqu’à présent, les attaques dont nous avions fait l’objet étaient essentiellement dirigées contre Actarus, mais ce qui s’est passé à Perlépolis vient de nous prouver que la conquête de la Terre constitue également l’un de leurs objectifs.

- Qui c’est Végalina ? murmura Sayaka à l’oreille de Phénicia.

- On en reparlera plus tard si tu veux bien. Dès que la réunion sera terminée.

Sayaka approuva.

- Pour en avoir parlé avec Alcor, il est clair que Végalina vous connaît tous à présent. Si elle dispose d’une puissance de feu considérable, sa connaissance de l’esprit humain est son arme la plus redoutable. Elle est parfaitement capable d’anticiper vos réactions pour vous mettre en difficulté. Je n’ai pas besoin de vous rappeler ce qui s’est passé avec Vénusia dans un passé récent.

- Et comment … Difficile d’oublier ça, murmura Alcor.

- C’était horrible. Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie … ajouta Vénusia, la tête basse.

- Cette épreuve a été pénible pour nous tous, reprit Procyon. Mais je m’éloigne quelque peu du thème de cette réunion. Comme vous le savez tous, Vénusia est enceinte et il est hors de question pour elle de piloter dans la situation présente.

- Je l’ai déjà fait, professeur. Et je suis prête à recommencer s’il le faut, assura-t-elle.

- Ce ne serait pas une bonne idée petite sœur, répondit Phénicia d’une voix douce. Et je ne suis pas la seule à le penser.

- Elle a raison, renchérit Alcor. Tu ne dois pas mettre ta vie et celle du bébé en danger.

La jeune femme soupira. Ses équipiers avaient raison et elle le savait. Le bref regard que lui adressa Procyon était tout aussi éloquent : plus question pour elle de se comporter comme elle l’avait fait quelques semaines plus tôt.

- Nous sommes tous d’accord sur ce point. En l’absence de Vénusia, nous ne pouvons sortir que trois appareils au lieu de quatre, ce qui constitue un handicap certain en situation de combat. Par conséquent, si nous souhaitons combler celui-ci …

- … il faut faire appel à un quatrième pilote ! C’est à ça que vous pensiez, professeur ?

- Oui c’est ça. Et je ne vois qu’une personne qui soit à même de remplir cette fonction.

Tous les regards convergèrent à cet instant vers Sayaka, qui n’en fut que plus surprise.

- Ben quoi ? Qu’est-ce que vous avez tous à me regarder de cette façon ?

- Ça paraît évident, opina Alcor en souriant. Le professeur te demande si tu veux te joindre à nous pour pallier l’absence de Vénusia.

- MOI ? répondit-elle en écarquillant les yeux.

- Tu t’en es très bien sortie lors de notre dernier combat, répondit Actarus. En dépit de la méconnaissance de ton appareil, tu t’es montrée à la hauteur alors que cela n’avait rien d’évident …

- Je partage l’avis d’Actarus, ajouta Yumi. Je ne connais pas tous les détails, mais ton aide s’est avérée très précieuse pour ne pas dire décisive. Je ne te cache pas avoir été surpris par la démarche du professeur Procyon, mais j’estime que cette perspective est loin d’être dénuée d’intérêt, bien au contraire.

- Je crois que ce serait aussi une bonne chose, fit Vénusia. Vous venez tous de me rappeler que ma place n’est plus aux commandes de Vénusiak, maintenant. Si vous êtes quatre, cette guerre se terminera peut-être plus rapidement … et nous pourrons enfin penser un peu à nous …

- Vos remarques sont pertinentes, répondit Procyon. Néanmoins, avant d’aller plus loin, il y a un autre sujet que nous souhaitons évoquer et qui te concerne directement, Sayaka.

- Lequel ?

- Je sais que tes relations avec Phénicia sont difficiles, intervint Yumi en s’adressant à sa fille. Vous avez cependant réussi à mettre vos différends de côté et à combattre ensemble contre l’envahisseur. Si vous l’avez fait une fois, vous pouvez très bien recommencer … et je suis sûr que cette collaboration peut vous être profitable, à l’une comme à l’autre.

C’est à cet instant que Phénicia prit la parole. Tous attendaient sa réaction puisqu’elle était la seule à ne pas s’être exprimée jusqu’à présent.

- Si tu acceptes, je ferai tout pour que tu puisses t’intégrer au mieux, Sayaka. Je sais que ton aide nous permettra de repousser Végalina et ses sbires. C’est important … lâcha la jeune fille sans grande conviction.

Yumi agréa avant de s’adresser à Sayaka.

- C’est à toi de décider à présent. Nous savons que cette décision n’est pas facile à prendre et nous ne te demandons pas de nous donner ta réponse maintenant. Pèse bien le « pour » et le « contre » avant de faire ton choix.

- Je dois dire que je ne m’attendais pas à ça …

- Je comprends ta surprise, Sayaka. Ton père a raison. Prends le temps dont tu as besoin pour réfléchir à tout cela, répondit Actarus d’un ton posé.

Sayaka opina. Visiblement gênée, elle se leva de son siège et quitta la pièce quelques instants plus tard. Alcor fut le premier à réagir.

- Je vais aller lui parler, déclara-t-il en se levant à son tour.

- Non Alcor. C’est à elle seule de décider, lui intima Actarus qui se leva pour l’empêcher de passer.

- Actarus a raison. Laisse-lui faire son choix librement, intervint Yumi.

Vénusia tourna la tête et regarda Phénicia avec attention. Si elle avait essayé de faire bonne figure, tous se doutaient que cette proposition la gênait plus qu’autre chose. Sans rien dire, elle ramassa ses béquilles et se leva avant de quitter la pièce à son tour sous le regard des autres participants.

- Ce coup-ci, laisse-moi y aller, Actarus. Je te le demande.

- Il vaut mieux que tu les laisses seules pour le moment. Si tu décides de leur parler, tu risques d’envenimer les choses. Sois un peu patient, tu veux ?

- Laisse-moi au moins …

- Non Alcor, fit Yumi. Je sais que c’est une situation difficile, mais tu ne dois pas perdre de vue le fait que tu es, d’une certaine façon, à l’origine des tensions qui les oppose. Il vaut mieux que tu restes en retrait pour l’instant.

Alcor soupira et hocha la tête de dépit. S’il n’était pas d’accord avec eux, il allait tout de même suivre leurs conseils. Il quitta la salle la tête basse et emprunta le couloir principal pour rejoindre la sortie du Centre. Il franchit la double-porte vitrée et descendit l’escalier rendu glissant par la pluie et le froid. Mains dans les poches, il poursuivit sa route pour se retrouver face au plan d’eau situé en arrière du bâtiment principal, là où il avait pris l’habitude de s’isoler quand il avait besoin de réfléchir.

Il n’était pas opposé à la proposition émise par les deux scientifiques, bien au contraire. Mais il savait pertinemment que le problème relationnel qui l’opposait à Phénicia constituait un obstacle qui ne pouvait être ignoré. Perdu dans ses pensées, il sursauta dès qu’il sentit sur son épaule la main droite de Phénicia qui était venue le rejoindre.

- J’étais presque sûre de te trouver là. A quoi est-ce que tu penses ?

- Je pense que tu connais déjà la réponse à ta question … émit-il d’un air absent.

Phénicia acquiesça.

- Tu en penses quoi, toi ? demanda-t-il.

- Je n’en sais rien. D’un côté ce serait bien qu’elle soit avec nous pour nous aider à repousser Végalina et toute sa clique. Mais de l’autre, ce sera peut-être difficile pour moi de me battre à ses côtés … à cause de ce qu’il y a eu entre vous. C’est peut-être du passé, mais ça me fait mal d’y penser.

- C’est normal que tu voies les choses de cette façon. Seulement tu lui as parlé tout comme moi et je pense que …

Il s’interrompit brièvement, puis reprit.

- En fait, je crois que c’est difficile pour tout le monde …

- On a réussi à collaborer toutes les deux, mais c’était un cas d’urgence. Si elle accepte, je sais qu’elle s’en sortira très bien … mais ce ne sera pas la même chose qu’avec Vénusia.

Alcor le reconnut et sortit de sa poche une photo qu’il tendit à Phénicia. Cette dernière s’en saisit aussitôt et ébaucha un sourire en la regardant. Il reprit la parole quelques instants plus tard.

- Vénusia en a une exactement pareille. Cette simple photo l’a aidée à tenir le coup pendant votre absence. Tu sais à quel point ça a été dur pour elle. Peu avant votre retour, elle m’a donné celle-ci. Et je l’ai toujours gardée avec moi …

- C’est touchant, Alcor. Je ne sais pas quoi dire … mais pourquoi est-ce que tu montres ça ?

- Parce que je comprends ce que tu ressens. La Patrouille des Aigles, c’est nous quatre et rien que nous quatre.

Il s’interrompit quelques instants avant de reprendre.

- C’est stupide, non ?

- Ça n’a rien de stupide, Alcor. Tu sais, je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je suis avec toi. Tu peux te comporter comme un gamin … mais il y a des moments comme ça où tu laisses parler ton cœur, tes émotions. Des moments comme maintenant.

- Je réfléchis pas toujours à ce que je dois dire ou faire, tu le sais. Ça sort comme ça. Et au final, je pense que c’est normal …

- Pourquoi ?

- Parce que je n’ai rien à te cacher, tout simplement. Même si on continue à se chercher et à se provoquer, au final il n’y a que nos sentiments qui comptent vraiment …

La jeune fille versa une larme. Elle ne s’attendait pas à entendre ces paroles. Elle en avait la gorge nouée.

- Je ne sais pas quoi dire. Je crois que c’est la première fois que je t’entends parler comme ça …

- Je t’ai dit que je devais faire des efforts et ne plus penser qu’à moi. C’est ce que j’essaie de faire. Je pense à nous. J’ai des projets, des rêves que je veux réaliser. C’est un peu comme quand on est partis après ta dispute avec Sayaka …

Phénicia acquiesça et laissa tomber ses béquilles pour se blottir tout contre lui.

- La seule chose qu’on puisse faire pour le moment, c’est d’attendre sa réponse …

- Tu as raison. On verra bien ce que ça donne … conclut-il.




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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeDim 28 Juil 2019 - 19:15

Je me demande bien si Sayaka va accepter la proposition !

merci Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 1752787198

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeSam 31 Aoû 2019 - 20:07

Moi aussi, je viens de rattraper mon retard. Embarassed

Je dois avouer que je me doutais un peu que le Professeur allait faire cette proposition à Sayaka, c'est plutôt logique. Maintenant reste à savoir si celle-ci va accepter et si cela ne va pas mettre trop la zizanie dans la patrouille. Difficile de le prédire !!!   scratch

Sinon, ce qui m'inquiète le plus c'est le face à face que Végalina veut organiser. Actarus ne se laisse pas facilement déstabiliser, mais contrairement à elle, il n'aura pas eu le temps de s'y préparer. En tout cas, je suis certaine que cela nous prédit un superbe chapitre, riche en tensions et en émotions. J'ai hâte.  Very Happy  bounce

Petite remarque: vers la fin de l'épisode 64, tu as marqué "Alcor, Phénicia et Sayaka quittèrent la pièce, la jeune fille refermant la porte derrière elle.", alors que si j'ai bien tout compris, elle doit déjà faire de beaux rêves dans son lit où Alcor l'a déposée précédemment.  Wink

Merci beaucoup Kimi_san, c'est toujours un plaisir de découvrir les nouveaux chapitres de ton histoire.  Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeMer 4 Sep 2019 - 17:50

hikaru a écrit:
Moi aussi, je viens de rattraper mon retard. Embarassed

=> Il n'est jamais trop tard pour bien faire ! Nous avons tous nos obligations !  Very Happy

hikaru a écrit:
Je dois avouer que je me doutais un peu que le Professeur allait faire cette proposition à Sayaka, c'est plutôt logique.

=> Le choix de Procyon était logique dans la mesure où cela permet de faire sortir les quatre appareils en même temps. C'est aussi un petit clin d'oeil à ce qui aurait pu être dans la série puisqu'il était question, à un moment donné, d'intégrer Sayaka dans la série pour essayer de "rebooster" les audiences. Ca ne s'est pas fait et c'est ce qui a permis à Shingo Araki d'introduire un personnage 100% original avec Phénicia.

hikaru a écrit:
Maintenant reste à savoir si celle-ci va accepter et si cela ne va pas mettre trop la zizanie dans la patrouille. Difficile de le prédire !!!   scratch

=> Vu que leurs relations sont loin d'être cordiales, ça risque d'être compliqué quand même ...  Shocked

hikaru a écrit:
Sinon, ce qui m'inquiète le plus c'est le face à face que Végalina veut organiser. Actarus ne se laisse pas facilement déstabiliser, mais contrairement à elle, il n'aura pas eu le temps de s'y préparer. En tout cas, je suis certaine que cela nous prédit un superbe chapitre, riche en tensions et en émotions. J'ai hâte.  Very Happy  bounce


=> Les confrontations "face-à-face" (et non par machines interposées) entre Végalina et Actarus sont parmi les passages qui me plaisent le plus. Lorsque je mets les deux personnages en scène, l'écriture "coule toute seule" et Végalina, tout comme Erea, m'offre beaucoup de possibilités. Et comme sa connaissance de l'esprit humain est peut-être son arme la plus redoutable, il faudra qu'Actarus fasse preuve d'une solidité mentale à toute épreuve pour lui résister ...

hikaru a écrit:
Petite remarque: vers la fin de l'épisode 64, tu as marqué "Alcor, Phénicia et Sayaka quittèrent la pièce, la jeune fille refermant la porte derrière elle.", alors que si j'ai bien tout compris, elle doit déjà faire de beaux rêves dans son lit où Alcor l'a déposée précédemment.  Wink

=> Ouch. Honte à moi, c'est ce qu'on appelle "une sacrée coquille". Voilà ce qui arrive quand on ne cesse de retravailler sur ce qu'on a déjà fait ! C'est corrigé ! :-D  

hikaru a écrit:
Merci beaucoup Kimi_san, c'est toujours un plaisir de découvrir les nouveaux chapitres de ton histoire.  Very Happy

=> Merci pour ce compliment, ma chère Hikaru ! J'espère que la suite de cette histoire qui n'en est qu'une parmi d'autres te plaira tout autant ! Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeMer 16 Oct 2019 - 15:24

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Il régnait une agitation certaine dans le hangar principal du Camp de la Lune noire. Celui-ci était particulièrement bien éclairé puisque plusieurs projecteurs supplémentaires avaient été spécialement Installés de sorte à ce que les techniciens et ingénieurs appartenant au Groupe de Recherches Scientifiques puissent inspecter en détail la soucoupe amirale. Si cette dernière n’avait pas pris part au combat ayant opposé Végalina et Erea au prince d’Euphor et à ses alliés, son rôle s’était cependant avéré essentiel puisqu’elle avait servi de base de départ aux différents engins de mort engagés dans cette opération. Elle avait fait l’objet de nombreuses modifications et ceux qui en étaient à l’origine, à commencer par le professeur Nida, tenaient à vérifier le bon fonctionnement de l’appareil. Celui-ci avait-il répondu aux attentes placées en lui et devait-il faire l’objet d’autres modifications ? Personne n’avait, pour l’instant du moins, la réponse.

Cette ambiance frénétique contrastait fortement avec celle qui régnait dans l’annexe sud de la base véghienne, distante d’une vingtaine de kilomètres dont l’entrée était soigneusement dissimulée au fond d’un imposant cratère. En raison de son éloignement, l’endroit n’avait pas été détruit par l’explosion ordonnée par le Grand Stratéguerre lors des ultimes soubresauts du conflit précédent. Il était au contraire resté intact et rares étaient ceux qui connaissaient son existence. Il fallait bénéficier d’une autorisation spéciale pour y accéder. Les systèmes de sécurité mis en place par les techniciens du Génie sur ordre personnel de Végalina étaient d’une efficacité à toute épreuve. En effet, quelques soldats trop curieux avaient trouvé la mort en voulant y accéder. Ces incidents pourtant rarissimes étaient parvenus jusqu’aux oreilles de Végalina et d’Erea, qui avaient fini par classer le secteur « Zone interdite ». Pourquoi avaient-elles pris cette décision ? Tout simplement parce que personne ne devait savoir ce qui se trouvait exactement dans les niveaux souterrains de l’annexe en question.

Si les deux premiers niveaux souterrains avaient été laissés à l’abandon, le troisième, qui n’était accessible que par un ascenseur translucide dont la capacité était limitée à trois personnes, était quant à lui de nouveau en service. Le couloir principal était étayé par plusieurs contreforts reliés entre eux par un élément préfabriqué en forme de demi-cercle. De part et d’autre du couloir se trouvaient plusieurs portes blindées légèrement arrondies en leur sommet et maintenues fermées par un dispositif très complexe. Pour les ouvrir, il fallait utiliser une clé électronique ainsi qu’un petit équipement portatif muni d’un petit rayon-laser spécial mis au point pour l’occasion. Cet appareil n’existait qu’en trois exemplaires : les deux premiers avaient été (logiquement) attribués à Végalina et Erea tandis que le troisième était confié à un officier choisi personnellement par les deux jeunes femmes. Celui qui en bénéficiait aujourd’hui n’était autre que le lieutenant Thétis. La mission qu’elles lui avaient confiée était simple : se rendre dans le niveau en question pour récupérer et ramener en toute discrétion dans la base celui qui y avait été transféré dans le plus grand secret quelques jours plus tôt.

L’homme était recroquevillé dans un coin de sa cellule, essayant de se réchauffer comme il le pouvait. Son uniforme était déchiré et son état de santé n’était guère rassurant. Il prétendait avoir toutes ses facultés, qu’elles fussent physiques ou mentales. Il mentait. Il ne respirait pas correctement et éprouvait les pires difficultés à bouger, ne serait-ce que ses bras. Au prix d’un effort presque surhumain, il parvint à se relever. Désormais appuyé contre le mur, il reprit son souffle et conserva les yeux clos, se remémorant les moments difficiles qu’il venait de traverser. « Tout avait pourtant si bien commencé … » se disait-il.

On lui avait confié une mission. Il était sûr de la mener à bien. Malheureusement pour lui, cela ne s’était pas passé comme prévu : tout avait basculé lorsque l’agent qu’il avait choisi pour cette opération s’était retourné contre lui en le blessant gravement. Dans son esprit, il aurait préféré qu’elle l’achevât. « Si elle l’avait fait, je ne vivrais pas ce que je vis en ce moment … ». Il avait bien essayé de se justifier, mais Végalina n’avait prêté aucune attention à ses explications, ce qui n’avait rien d’étonnant. Il s’attendait à cette réaction : si elle faisait pleinement confiance à ses hommes lorsqu’elle leur confiait une mission, elle ne faisait pas de sentiment en cas d’échec. Il était inutile d’espérer la moindre clémence de sa part. A quelques exceptions près, la sentence était la même : un voyage sans retour vers Akérèbe la Rouge. Même si cette planète n’était plus vraiment ce qu’elle était du temps de la « splendeur » du Grand Stratéguerre, elle n’en restait pas moins l’un des pires endroits de l’univers.

Il se rappelait encore les mots que ses officiers supérieurs avaient employés lorsqu’il avait entendu parler pour la première fois de ce qui était devenu au fil du temps un camp d’extermination à l’échelle planétaire. Certains d’entre eux l’avaient marqué. « Personne  n’a jamais réussi à survivre bien longtemps sur Akérèbe … ». Il n’y avait jamais mis les pieds et cette lacune allait à présent être comblée. Ce n’était qu’une question de jours, lui avait-on dit. Le pire des sorts l’attendait, à présent.

Il s’accroupit et se prit la tête dans les mains, comme pour se dire « Non, ce n’est pas possible … ». Son attitude n’avait cependant rien à voir avec l’imminence de son départ. Il connaissait les règles et il les acceptait. S’il était aussi perturbé, c’était surtout à cause de l’attitude de celle qu’il considérait comme son meilleur agent. Il lui avait appris tout ce qu’elle savait. Il pensait être le seul à avoir réussi à la comprendre au cours de toutes ces années. Il n’avait jamais songé aux effets destructeurs que pouvaient avoir un lavage de cerveau sur un organisme aussi jeune que le sien. Bien sûr, il savait qu’elle avait eu quelques sautes d’humeur dans le passé, ce qui avait suscité la méfiance de ses frères d’armes. Cela n’avait cependant aucune importance à ses yeux puisqu’elle n’avait jamais, contrairement à d’autres, connu l’échec. Son opinion avait à présent bien changé.

Pourtant, il était sûr, en son for intérieur, de pouvoir la ramener à la raison. Si cette possibilité était infime, elle n’en était pas moins réelle. C’était pour ça qu’il avait demandé à ses officiers supérieurs de lui accorder une nouvelle (et dernière) chance. Végalina s’y était opposée. Il s’y attendait, mais il avait quand même essayé.

Ce fut à cet instant que la porte de sa cellule s’ouvrit. L’officier qui avait ouvert la porte demeura dans le couloir et pointa sa lampe-torche sur lui. Instinctivement, il détourna la tête tout en essayant de se protéger le visage avec son bras. La voix du lieutenant Thétis se fit entendre quelques secondes plus tard.

- Commandant. Venez avec moi.

Eslan obtempéra sans discuter. « La fin est proche … » songea-t-il en passant, la tête basse, devant Thétis. Ce dernier ne lui adressa pas le moindre regard et se contenta de refermer la porte d’un geste sec.

Sur Terre, la région du Centre de Recherches spatiales subissait toujours les caprices du ciel. Après une accalmie relative, la pluie était à nouveau au rendez-vous et aucune amélioration n’était prévue pour les prochains jours. Pour Argoli, Cochir et les autres, cela n’avait pas vraiment d’importance puisque les intempéries n’avaient eu aucune incidence sur le bon fonctionnement des instruments de mesure et des équipements de surveillance dont le Centre était pourvu. Si les techniciens n’avaient repéré aucune activité suspecte en provenance de l’espace, ils savaient que ce calme n’était que temporaire et ils n’étaient pas les seuls à en avoir conscience.

De leur côté, les professeurs Yumi et Procyon s’étaient retirés dans un des bureaux d’études voisins de la salle des commandes pour élaborer le programme de remise en état de Great Mazinger. Les deux scientifiques avaient reçu comme convenu le rapport transmis par les techniciens du Laboratoire photonique (assistés par ceux de la Forteresse des Sciences) et s’étaient immédiatement mis au travail. Procyon avait ressorti les plans du robot et effectué plusieurs comparaisons avec Goldorak. S’il n’existait aucun point commun entre les deux machines, il comptait faire appel à des solutions techniques qui avaient déjà fait leurs preuves sur le robot du prince d’Euphor pour remettre à neuf celui de Tetsuya. Tous deux savaient qu’il ne serait pas facile de mener à bien une telle opération, mais ils estimaient que ce défi technologique méritait d’être relevé.

Les pilotes de la Patrouille des Aigles avaient quant à eux profité de ces instants de trêve à leur juste valeur. En dépit de maux de tête récurrents et d’un poignet toujours douloureux, Alcor s’était régulièrement rendu dans l’atelier principal pour donner des conseils aux techniciens qui avaient la lourde charge de réparer Alcorak. Cependant, pour la première fois, il avait décidé de ne pas s’impliquer directement dans cette opération. Les techniciens qu’il avait choisis connaissaient leur travail et il avait toute confiance en eux. S’ils devaient se retrouver confronter à un problème insoluble, il se disait qu’ils pourraient toujours le joindre, lui ou Procyon, sur sa fréquence personnelle.

Si le jeune homme, d’habitude si prompt à vouloir tout faire tout seul, avait agi ainsi, c’était pour une seule et bonne raison : il avait décidé de se consacrer pleinement à Phénicia et il tenait à lui montrer combien elle comptait pour lui. En restant à ses côtés, il espérait lui faire oublier les moments difficiles qu’elle venait de traverser. Bien que surprise par sa démarche, elle n’en était pas moins ravie. S’ils n’avaient pu quitter le Centre comme ils l’avaient envisagé au départ par la faute de cette météo désastreuse, le jeune homme lui avait indiqué que ce n’était que partie remise et qu’ils auraient d’autres occasions de partir, loin de tout pour profiter pleinement l’un de l’autre.

Actarus n’avait quant à lui pas agi autrement vis-à-vis de Vénusia. Contrairement à Alcorak, Goldorak n’avait pas subi de gros dommages lors de l’affrontement précédent et il avait rapidement été remis en état, ce qui avait permis au jeune homme de passer du temps en compagnie de sa fiancée. La jeune femme n’avait pas manqué de dire à celui qu’elle aimait plus qu’elle-même qu’elle n’était véritablement heureuse qu’en sa présence. Si elle semblait s’être remise du malaise dont elle avait été victime alors qu’elle assistait depuis la salle des commandes au combat qui opposait les membres de la Patrouille des Aigles et leur alliés aux forces de Véga, Actarus ne l’avait cependant pas oublié et avait insisté pour qu’elle se fît examiner par le docteur Yasabi. Celui-ci avait immédiatement accédé à sa demande et s’était rendu au Centre accompagné par un confrère gynécologue. Après avoir pratiqué différents examens, celui-ci expliqua aux parents que tout se présentait pour le mieux. Il suggéra toutefois à Vénusia de se reposer et d’éviter, dans la mesure du possible, toute situation à forte charge émotionnelle.

Actarus et Alcor avaient également fait en sorte que Sayaka ne restât pas à l’écart. Mizar, Shirô et Rigel se joignirent spontanément à eux dans leur démarche et ce dernier ne ménagea pas ses efforts pour la mettre à l’aise. Bien que réticente au début, préférant rester seule dans sa chambre, le vieil homme sut se montrer suffisamment convaincant pour la faire changer d’avis, multipliant les pitreries et les colères plus ou moins justifiées (et pour des motifs souvent futiles) envers Mizar et (surtout) Alcor, multipliant les provocations bien senties comme l’aurait fait Phénicia dans un passé récent. Le jeune homme ne l’avait pas toujours bien pris et certaines de ses réactions la firent souvent sourire. Malgré la charge de travail qui était la leur, Procyon et Yumi suivirent de loin l’évolution de la situation.

A l’issue d’un repas particulièrement animé où Rigel avait une nouvelle fois raconté ses « exploits » de jeunesse, Sayaka décida de se retirer dans sa chambre pour la nuit. En s’allongeant sur son lit, elle ferma les yeux, songeant aux efforts que tous avaient consentis ces derniers jours pour qu’elle se sente plus à l’aise parmi eux. Si c’était désormais (presque) le cas, elle n’avait pas oublié la proposition qui lui avait été faite par Procyon. Elle n’avait pas encore fait son choix et ne savait pas vraiment quoi faire. Il était rare, très rare, de la voir ainsi. En temps normal, elle était toujours sûre d’elle-même et savait exactement ce qu’elle voulait. Les choses étaient cette fois bien différentes.

Elle rouvrit cependant les yeux dès qu’elle entendit la porte s’ouvrir. Elle se releva et constata la présence de son père qui avait troqué sa blouse blanche contre un costume sombre du meilleur goût, une chemise blanche et une cravate parfaitement assortie. Il réajusta ses lunettes et vint ses côtés.

- Est-ce que tout va bien ?

- Je ne sais pas, papa. Je n’en ai aucune idée, à vrai dire …

- Hmm. Je pense savoir ce qui te préoccupe. Je suppose que tu n’as pas encore pris ta décision.

- Non. Je pensais que ces quelques jours m’auraient permis d’y voir un peu plus clair, mais ça n’a rien changé. Je ne sais pas ce que je dois faire …

- Je comprends tes doutes. Prendre une décision de cette importance n’a rien d’évident. Le professeur Procyon et tous les autres te l’ont dit.

- Je sais, avoua-t-elle en baissant les yeux. J’aimerais beaucoup les aider, mais je ne sais pas si j’en suis capable.

- Ne minimise pas tes mérites. Ce que tu as accompli prouve que tu es parfaitement à la hauteur. Cependant, et même si tu essaies de le cacher, je sais que ce n’est pas cela qui te gêne … et je suis sûr que c’est en rapport avec Phénicia. Est-ce que je me trompe ? dit-il en la regardant dans les yeux.

Sayaka ne répondit pas et se contenta de hocher la tête en signe d’approbation.

- Écoute-moi, Sayaka. Je peux comprendre ce que tu ressens. Ce que tu as découvert ici ne correspond pas vraiment à ce que tu attendais … mais tu dois cependant comprendre qu’il te faut aller de l’avant. Tu es encore jeune et c’est le privilège de la jeunesse que de regarder devant elle …

- Ce n’est pas si simple papa, répondit-elle en lui adressant un regard triste. Je ne peux pas tout effacer comme ça, d’un seul coup …

- Je ne te demande pas d’oublier tout ce que vous avez partagé Alcor et toi puisque c’est de toute façon impossible. Ce genre de choses ne s’oublie pas … dit-il en essayant de se montrer rassurant.

- Si je décide de rester, je penserai forcément aux moments que nous avons partagé … mais aussi à ceux que nous aurions pu vivre lui et moi si les choses s’étaient passées comme je l’avais voulu …

- Il y a des choses sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, Sayaka. Nous avons traversé bien des épreuves et affronté des adversaires aussi cruels que dangereux, qu’il s’agisse des armées du Dr. Hell, de l’empire de Mykène … ou des forces de Véga comme maintenant. Ces situations ne diffèrent en rien les unes des autres.

- Je ne sais pas quoi faire, papa. Est-ce que j’ai vraiment ma place ici ?

- Tu es la seule à connaître la réponse. Je ne peux pas me mettre à ta place.

- Actarus m’a dit « qu’un changement d’environnement était parfois nécessaire … et que ça permettait de voir les choses autrement … ».

- Il a raison. Ce qu’il dit n’est pas dénué de sens. D’après ce que j’ai cru comprendre, il a déjà expérimenté ce genre de situation …

- Il m’a tout raconté. Il est passé par des moments difficiles, bien plus difficiles en tout cas que ce que je traverse en ce moment …

- Réfléchis calmement à tout cela. Tu as toutes les cartes en main pour prendre la meilleure décision possible. Et, quoi que tu fasses, je l’accepterai.

- Merci de m’écouter comme tu le fais, papa. Qu’est-ce que tu as l’intention de faire, maintenant ?

- Je compte regagner le Laboratoire photonique dès que possible. Le professeur Procyon a pris toutes les dispositions nécessaires en ce sens. Comme tu peux t’en douter, le travail ne manquera pas au cours des prochaines semaines. Remettre en état Great Mazinger ne sera pas une partie de plaisir, loin de là. Et pour y parvenir, nous ne devons pas perdre du temps …

- Je comprends. Est-ce que tu en as parlé à Alcor ou à Shirô ?

- Uniquement à Shirô et assez brièvement. J’ignore encore ce qu’il compte faire mais s’il souhaite rester, je ne m’y opposerai pas, d’autant qu’il semble très bien s’entendre avec tout le monde, notamment avec Mizar. Je ne tiens pas à gâcher tout cela.

Perplexe, Sayaka baissa la tête durant quelques secondes avant de la relever. Elle regarda son père avec attention.

- Je t’ai dit que je ne savais pas quoi faire … mais maintenant, je le sais.

- Ce qui veut dire ?

- Je pense que je vais partir avec toi. Ce que j’ai vu et appris ici me suffit, en fin de compte.

Yumi marqua un temps d’arrêt, visiblement surpris par le ton qu’elle venait d’employer. Elle, pourtant si hésitante quelques minutes auparavant, paraissait à présent sûre de son choix. Il ne s’attendait pas à cela.

- En es-tu vraiment sûre ? insista-t-il en réajustant ses lunettes.

- Tout à fait sûre, papa. En fin de compte, je crois que c’est la meilleure chose à faire…

- Très bien. Dans ce cas, il ne nous reste plus qu’à avertir le professeur Procyon. Il doit actuellement se trouver au ranch. Nous devrions nous y rendre nous aussi.

- Tu as raison. Plus vite nous en aurons terminé et mieux ce sera … lâcha-t-elle en rassemblant ses affaires sous le regard perplexe de son père.

Quelques kilomètres plus loin, au ranch du Bouleau blanc, il y avait un peu plus d’animation, notamment dans la salle de séjour de la résidence principale où tous, à l’exception d’Actarus et Vénusia, s’étaient retrouvés. Cette ambiance détendue était à vrai dire indispensable pour oublier, ne serait-ce que quelques heures, ce conflit qui les opposait aux forces de Véga.

Le professeur Procyon avait pris une chaise et s’était installé sur la terrasse. En dépit de la fraîcheur ambiante, il avait ôté la veste de son costume bleu et regardait le ciel d’un air songeur, comme il le faisait lorsqu’il était enfant. De là où il se trouvait, il pouvait apercevoir Mizar et Shirô près de la tour qui servait de poste d’observation à Rigel. A en juger par leurs gestes, ils semblaient bien s’amuser, ce qui était effectivement le cas puisque le premier s’était mis en tête de raconter  au second les multiples « exploits » de son père lorsque celui-ci se trouvait « en haut de son perchoir » à guetter avec avidité l’arrivée d’éventuels extraterrestres. Shirô l’écoutait avec amusement en riant aux éclats.

- C’est pas vrai, il a osé faire ça ?

- Si j’te le dis …

- Ha, ha, ha ! Là, tu me fais marcher ! dit Shirô en riant.

- J’te jure que c’était pas une blague ! Il arrêtait pas de hurler dans son micro. Le pire, c’était quand même lorsqu’Alcor est arrivé chez nous avec son O.V.T. !

- Ah bon ? Ben j’aurais bien voulu voir ça !

- Ouais. J’suis sûr que t’aurais pas mal rigolé aussi ! Sur le coup, j’ai rien dit parce que c’était pas courant qu’une soucoupe se pose chez nous … Alors quand il a commencé à prendre Alcor pour un martien …

- Oh là là … et comment t’as fait pour pas rigoler ?

- J’en sais trop rien … peut-être parce que j’ai jamais vu de soucoupe de près et on était tous curieux de voir ça … Tu aurais dû voir la tête d’Alcor !

- Il a dû se demander où il était tombé …

- C’était exactement ça. Je me rappellerai toujours sa réaction quand papa l’a pris pour un extra-terrestre ! « Je suis tombé chez les dingues ! ». C’est exactement ce qu’il a dit …

- Le pauvre ! fit Shirô avec malice. Et ben il s’en passe de belles chez vous ! Remarque, chez nous c’est pas mal non plus ! Je sais pas si Alcor vous en a parlé, mais son meilleur copain, c’est un cas aussi …

- Il est venu deux fois ici avec son drôle de robot. C’était vraiment pas triste … sauf qu’il s’est pas montré très sympa avec moi. En revanche avec Vénusia …

- Il a essayé de l’embobiner ? Si c’est ça, t’inquiète pas … A la maison c’est pareil avec Sayaka ou Jun … et le résultat est …

- … toujours le même ! reprirent-ils en chœur dans un grand éclat de rire.

Ils étaient toujours en train de rire lorsqu’ils aperçurent une Jeep franchir le portique d’entrée du ranch. Le véhicule s’arrêta près de la résidence principale et ses deux occupants en descendirent. A en juger par leur démarche et leur air soucieux, il était évident que quelque chose  les préoccupait.

- Et ben … qu’est-ce qu’ils ont ? Ils font la tête ou quoi ? observa Mizar en écarquillant les yeux.

- Avec une tête pareille, je pense qu’il vaudrait mieux pas les déranger. Si ça se trouve, c’est peut-être parce qu’ils envisagent de partir d’ici ?

- Peut-être oui. Et si c’est ça, vous devez partir quand ? demanda-t-il.

- J’en sais rien. J’espère juste que ce sera pas pour tout de suite. Je me sens bien ici … et avec toutes les histoires que tu m’racontes, j’ai pas le temps de m’ennuyer !

Ils se remirent à rire de plus belle, même si Shirô paraissait troublé par ce qu’il venait de voir. Yumi et Sayaka empruntèrent l’escalier pour se rendre sur la terrasse où se trouvaient Procyon et Alcor. Tous deux discutaient en regardant les étoiles et s’interrompirent dès leur arrivée.

- Bonsoir à vous deux. Je suppose que tout est prêt vous concernant, professeur ?

- Tout à fait, professeur. J’ai pris la liberté de regarder les prochains vols au départ de Perlépolis qui nous permettront de rejoindre rapidement le Laboratoire photonique. Il me suffira ensuite …

- Vous nous quittez déjà, professeur ? demanda Alcor, visiblement surpris.

- Oui. Ma présence n’est plus nécessaire, Alcor. En revanche, il nous reste beaucoup à faire au Laboratoire photonique, ne serait-ce que pour aider Tetsuya et tous nos amis à réparer Great Mazinger. Je n’ai pas besoin de te rappeler que ce genre de chose prend du temps …

- Si je vous emmène avec Alcorak, il n’y aura pas de problème. Vous serez arrivé avant d’avoir eu le temps de dire « ouf ! ».

- Tu oublies que ton appareil n’est pas encore opérationnel, tempéra Procyon. Les réparations sont peut-être terminées mais il nous reste encore plusieurs vérifications à effectuer avant que tu ne puisses l’utiliser.

- Je suis sûr qu’il peut très bien fonctionner comme ça, professeur. Il n’y a qu’en situation de combat que ça pourrait poser problème ! Dans ces conditions de vol normales, ça devrait aller. Bon, je vous emmène. On partira dès que vous le souhaiterez.

Yumi le regarda avec attention et esquissa un sourire. Il le connaissait bien et il s’attendait à ce qu’il lui fît une telle proposition. Sayaka, qui était jusque-là restée en retrait, s’avança et prit la parole à son tour.

- Alcor … Mon père ne sera pas le seul à partir.

- Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu comptes partir toi aussi ? s’enquit-il, stupéfait.

Sayaka acquiesça en le regardant fixement.

- Je crois que c’est la meilleure chose à faire. C’est ce que j’ai dit à papa tout à l’heure.

- C’est à cause de Phénicia que tu as décidé de partir ?

- Il y a un peu de ça, oui. Je ne vais pas dire le contraire. Elle n’a pas tort quand elle dit qu’on aura toujours du mal à s’entendre … et je n’ai pas envie qu’on passe notre temps à se disputer elle et moi.

- Et à propos de la proposition qu’on t’a faite ?

- J’ai bien réfléchi avant de prendre ma décision. C’était tentant, mais je ne crois pas que je pourrai m’adapter à cette situation. Vous vous en sortirez très bien sans moi.

- Si on avait pas besoin de toi, on te l’aurait jamais demandé …

- Je sais. Mais essaie de me comprendre. Je ne me sens pas à ma place, ici.

- Tu sais que ce n’est pas une décision qui est facile à prendre, Alcor. Elle a fait son choix et nous devons le respecter … intervint Procyon avec tact.

- Oui mais …

Procyon posa la main sur son épaule et secoua la tête en signe de désapprobation. Pas question de tenter quoi que ce soit pour la faire changer d’avis. Son regard se posa ensuite sur Sayaka, qui parut visiblement émue.

- Tu as pris ta décision et nous la respectons. Nous trouverons un autre moyen de régler le problème auquel nous sommes actuellement confrontés.

- Merci de votre gentillesse, professeur. Je suis contente que vous compreniez ce que je ressens. J’ai été touchée par cette proposition, mais je ne peux pas l’accepter.

- Si vous n’y voyez pas d’objection, nous allons aller nous reposer. La nuit est suffisamment avancée et la journée de demain risque d’être chargée. Bonne soirée à vous tous.

Le professeur Yumi posa la main sur l’épaule de sa fille et lui fit signe de la suivre. Ils entrèrent dans la résidence pour se rendre dans leurs chambres respectives. Alcor soupira et se tourna vers Procyon, visiblement déçu.

- Bon. Et ben maintenant, on est fixés.

- Il ne faut pas lui en vouloir, Alcor. Elle a choisi ce qu’il y avait de mieux pour elle.

- J’étais pratiquement sûr qu’elle dirait « oui » … Phénicia et moi en avons d’ailleurs parlé il y a encore quelques heures et on en était arrivés à la même conclusion. On avait fini à se faire à l’idée … même si je ressentais autre chose en même temps.

- De quoi s’agissait-il ?

- Je sais qu’on aurait été mieux armés pour combattre Végalina et ses troupes avec elle à nos côtés … mais ça m’aurait fait drôle de voir quelqu’un d’autre que Vénusia à bord de Vénusiak.

- C’est une réaction normale, Alcor. En combattant pendant tout ce temps contre les forces de Véga, vous avez acquis certains automatismes, certaines habitudes …

- Pour tout vous dire, je sais pas quoi trop penser de tout ça, professeur. Je me sens un peu à côté de la plaque, comme on dit.

- Si tu as besoin d’aide, je vais te remettre dans le droit chemin !

Il se retourna et aperçut Phénicia au bout de la terrasse. Celle-ci utilisait toujours ses béquilles pour marcher et il lui fallut quelques instants pour les rejoindre. Elle embrassa Alcor sur la joue et prit appui contre la balustrade. Procyon lui résuma brièvement la situation. Elle ne parut pas surprise par la décision prise par Sayaka.

- Je ne pensais pas qu’elle refuserait … mais je peux la comprendre.

- Honnêtement, je m’attendais à autre chose de sa part. Mais comme l’a dit le professeur, il faudra qu’on fasse avec … concéda Alcor en soupirant.

- Je comprends que tu sois déçu …

- Ça fait rien. On se débrouillera comme on pourra pour combattre Végalina et toute sa clique. Après tout, on s’en est pas trop mal sortis jusqu’à maintenant …

- C’est vrai. Pour l’instant on tient le coup … mais est-ce que ça va durer ? Personne ne peut savoir ce qui se passera quand elle décidera de remettre ça. Et je suis persuadée qu’elle a déjà quelque chose en tête.

- Ouais, je crois aussi … soupira-t-il  en se passant la main dans les cheveux.

- Quoi que puisse nous réserver l’avenir, nous devrons rester vigilants. Vous feriez bien d’aller vous reposer vous aussi. De mon côté, je vais retourner au Centre pour voir où nous en sommes.

- On vient aussi, professeur … intervint Phénicia en regardant Alcor. Allez, tu viens ?

- J’arrive.

Procyon s’installa au volant de la Jeep tandis qu’Alcor aida Phénicia à prendre place sur le siège passager, tout en prenant soin de sa cheville douloureuse. Après avoir récupéré les béquilles de la jeune fille, il tenta de se faire une place à l’arrière du véhicule, ce qui n’eut rien d’évident puisque ce dernier était passablement encombré par des cartons de toutes tailles. La Jeep quitta le ranch pour reprendre la direction du Centre sous le regard perplexe de Mizar et de Shirô.

La voiture franchit quelques minutes plus tard le portique qui marquait l’entrée du complexe et vint se garer sur l’aire de stationnement prévue à cet effet près du buggy d’Actarus. Le scientifique descendit le premier pour se rendre dans le bâtiment principal. Alcor l’imita quelques instants plus tard et aida Phénicia à en faire de même. Une fois debout, il lui tendit ses béquilles. Elle s’en saisit en grimaçant. Ils s’apprêtèrent à suivre le même chemin que Procyon lorsqu’Alcor marqua un temps d’arrêt.

- Qu’est-ce qui se passe, Alcor ? Pourquoi est-ce que tu t’arrêtes comme ça ?

- Chut. Écoute … Tu n’entends rien ?

La jeune fille tendit l’oreille et ébaucha un sourire. Les quelques notes de musique qu’elle entendit par la suite ne laissèrent planer aucun doute sur l’identité de celui qui était en train de jouer. Elle se tourna vers Alcor qui n’avait pas bougé.

- Au moins, on n’est pas les seuls à être encore debout … Allez, tu viens ? invita-t-elle d’un air malicieux.

Assis sur la balustrade qui donnait sur le barrage, Actarus regardait le ciel étoilé tout en continuant à faire jouer ses doigts sur les cordes de sa guitare. Comme il le lui avait promis, il avait passé la journée en compagnie de Vénusia. Après avoir dîné, elle avait fini par s’endormir paisiblement sous le regard de son compagnon. Après l’avoir longuement regardée, celui-ci l’embrassa sur le front en lui souhaitant une bonne nuit et quitta discrètement la chambre pour s’accorder un petit moment de détente. Il cessa cependant de jouer et rejoignit ses équipiers dès qu’il constata leur présence.

- Ça faisait un moment qu’on t’avait pas entendu en jouer vieux frère, remarqua Alcor. Y a quelque chose qui va pas ?

- Non Alcor, tout va bien. Par contre, vous m’avez l’air bien contrariés, tous les deux. Une mauvaise nouvelle ?

- On peut dire ça comme ça … répondit-il en regardant le ciel à son tour.

- Le professeur Yumi et Sayaka partiront demain matin, annonça Phénicia.

- J’en déduis qu’elle ne donne pas suite à notre proposition. C’est ce qui te chiffonne, Alcor ?

- Oui. Il y a quelques années, ça se serait peut-être pas passé comme ça.

- Il ne faut pas lui en tenir rigueur, tu sais. Elle a pris ce qui lui semblait être la meilleure décision. Je suis sûr qu’elle a pris le temps de bien réfléchir à tout cela. Je reconnais que son aide nous aurait été précieuse … mais c’est son choix.

- C’est ce que j’ai essayé de lui faire comprendre, grand frère … mais je ne me suis pas montrée très convaincante, je crois …

- Nous continuerons à lutter tous les trois contre Végalina et ses sbires. Le fait d’être quatre nous aurait, c’est vrai, facilité les choses. Quoi qu’il en soit, nous devrons faire de notre mieux pour surmonter ce handicap.

- Je le sais bien, oui. Après, tout je réagis comme ça « à chaud ». Je verrai peut-être les choses autrement demain matin. Sur ce, je vais aller me coucher. Bonne nuit à vous deux.

Il tourna les talons et se dirigea vers la porte vitrée du bâtiment principal.

- Il est déçu et ça se voit … Il s’attendait à ce qu’elle accepte cette proposition, commenta Actarus en le regardant s’éloigner.

- C’est ce que je pense aussi. Je crois que je vais aller le rejoindre, grand frère. Je n’aime pas le voir comme ça.

- C’est peut-être ce que tu as de mieux à faire, Phénicia. Bonne nuit et dors bien toi aussi.

La jeune fille approuva et lui fit un signe de la main avant de regagner à son tour le Centre sous le regard inquiet de son frère. Dès qu’elle eut disparu, il revint vers la balustrade et posa ses mains sur le métal glacé tout en regardant le ciel. « Espérons que cela ne nous handicapera pas trop pour nos prochains combats … » pensa-t-il.

Les minutes, puis les heures défilèrent sans qu’Alcor ne parvienne à trouver le sommeil. Il ne cessait de regarder, à intervalles réguliers, l’écran digital du réveil posé sur la petite table de chevet blanche qui jouxtait son lit. Finalement, n’y tenant plus, il décida de se lever et regarda au-dehors : le jour était en train de se lever. Après s’être douché, il enfila un jean noir, un t-shirt à col rond gris chiné et une veste noire avant de quitter sa chambre pour reprendre le couloir qui le mena jusqu’à la sortie du Centre. Une fois dehors, il s’installa au volant d’une Jeep et prit la direction du ranch.

Lorsqu’il y arriva, il constata avec surprise que Mizar et Shirô étaient déjà levés. « C’est étrange qu’ils soient déjà debout … » songea-t-il. Il coupa le moteur et descendit de voiture pour les rejoindre. Les deux enfants esquissèrent un sourire forcé en le voyant arriver.

- Et ben alors, qu’est-ce que vous faites déjà debout ?

- On avait pas sommeil … fit Mizar la tête basse.

- Et il y a une raison à ça ?

- Le professeur et Sayaka ont décidé de mettre les voiles. Et même si je n’en ai pas vraiment envie, je vais faire pareil … répondit Shirô d’un air déçu.

- On en a parlé hier soir. Je sais que le professeur a beaucoup de choses à faire de son côté mais je pensais pas que ça se passerait comme ça et qu’ils décideraient, lui et Sayaka, de partir aussi rapidement. De toute façon, on peut pas les forcer à rester là s’ils n’en ont pas envie …

- Voilà c’est ça. Je sais qu’ils sont déjà debout et qu’ils ont déjà préparé leurs valises.

- On trouvera d’autres occasions de se revoir, petit frère. Ne t’en fais pas pour ça, dit Alcor en essayant de le consoler.

- Essaie au moins de m’écrire de temps en temps. Et veille aussi sur Phénicia. C’est une chic fille, tu sais.

- Pas besoin de me le demander. Et toi veille bien sur Sayaka aussi, tu veux bien ?

- Tu peux compter sur moi. Tiens, la voilà justement.

Alcor leva les yeux dans sa direction. La jeune fille, qui portait une jupe bleu marine avec un petit haut beige à manches longues et une veste noire, avait coiffé ses cheveux d’une manière différente sans utiliser son serre-tête rose habituel. Elle déposa son sac de voyage rouge et sa valise bleue près de la berline noire qui avait été mise à sa disposition par le Bureau des Opérations Stratégiques avant de le rejoindre.

- Papa ne devrait pas tarder à arriver. On avait l’intention de partir tôt pour déranger le moins de monde possible.

- Tu es sûre de toi ? C’est pas trop tard, tu sais …

- Nous en avons parlé hier soir, Alcor. Ma décision est prise et je ne changerai pas d’avis, affirma-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

- Bon, c’est toi qui décides. Il ne reste plus qu’à attendre ton père, maintenant. Je vais vous emmener jusqu’à Perlépolis. Comme ça, vous ne manquerez pas votre vol.

- Le père de Mizar s’est déjà proposé de nous emmener. Il ne devrait pas tarder à arriver lui non plus, dit-elle en regardant sa montre.

- Je préfère m’occuper de ça personnellement si tu veux bien. Je sais que c’est pas ce à quoi tu t’attendais mais laisse-moi au moins l’occasion de te dire « au revoir ». Je te le demande.

Sayaka garda le silence. Elle reprit ses bagages et les installa dans le coffre de la voiture, aux côtés de ceux de son père. Celui-ci fit son apparition quelques minutes plus tard, vêtu du costume sombre qu’il portait la veille au soir.

- Si vous êtes prêt, professeur, on peut partir maintenant.

- Dans ce cas, en route. Je pensais que c’était le père de Mizar et de Vénusia qui nous accompagnerait jusqu’à l’aéroport.

- C’est ce qui était prévu … mais comme je viens de le dire à Sayaka, c’est à moi de m’occuper de tout ça. Ne vous en faites pas pour le reste, je m’arrangerai avec lui.

Sayaka et Shirô s’installèrent sur les sièges arrière tandis qu’Alcor prit place derrière le volant, laissant cependant le temps à Yumi de s’installer sur le siège passager. Shirô fit un bref geste de la main à Mizar : ils s’étaient promis de se revoir dès qu’ils le pourraient. La berline quitta le ranch quelques instants plus tard.

Rigel, à peine habillé, apparut sur la terrasse de la résidence. « C’est bon les enfants ! On peut y aller ! » dit-il alors qu’il n’avait pas ses bottes et qu’il avait oublié son gilet et son chapeau dans sa chambre. Il n’aperçut que la poussière soulevée par la voiture qui venait de quitter sa propriété.

- J’crois que t’arrives un peu tard … C’est Alcor qui a décidé de les emmener.

- C’est pas croyable, ça ! Je me lève aux aurores exprès pour rendre service et voilà comment on me remercie ! Et ben c’est du joli, tout ça ! dit-il de son ton habituel.

- J’crois que c’est mieux comme ça … Si ça trouve, Alcor a encore des choses à leur dire.

- Après tout, on ne peut pas lui reprocher d’agir comme il le fait, décida Rigel en baissant les yeux.

Le trajet, long de plusieurs heures, se déroula sans problème apparent. Contrairement à ce qu’Alcor avait envisagé, le trafic routier était relativement fluide et la plupart des voies de circulation entièrement praticables, excepté aux abords de la capitale. Après s’être frayée un passage entre les différentes files de véhicules et en empruntant quelques raccourcis improvisés, la berline s’arrêta finalement sur l’aire de stationnement située devant l’entrée de l’aérogare principale. Même si les dommages occasionnés lors de l’attaque précédente étaient clairement visibles, l’aéroport était resté ouvert au trafic aérien et les vols se succédaient comme si rien ne s’était produit.

Tous descendirent de la voiture pour récupérer leurs effets personnels. Une fois dans le grand hall, le professeur échangea une poignée de mains avec Alcor avant de les quitter pour régler les derniers préparatifs du voyage de retour. Shirô lui emboîta le pas : il avait compris que son frère et Sayaka avaient besoin de rester seuls. Le jeune homme hésita un bref instant avant de prendre la parole.

- C’est quelque chose que je déteste faire … mais il faut bien que j’arrive à surmonter ça.

- Tu n’étais pas obligé d’agir comme ça. Dire « au revoir » à quelqu’un n’a jamais été ton fort. Avec moi comme avec les autres …

- Je le sais bien … mais même si c’est dur, je dois le faire. Je sais que nos retrouvailles ne se sont pas passées comme tu l’espérais. En fait, je crois que rien ne s’est passé comme on l’aurait souhaité tous les deux …

- C’est le moins qu’on puisse dire … répondit-elle en le regardant droit dans les yeux.

Il n’eut même pas la force de soutenir son regard, ce qui était très inhabituel chez lui.

- En un peu plus de deux ans, bien des choses ont changé. On a fait beaucoup de chemin toi et moi, chacun de notre côté. Je veux pas me chercher d’excuses, mais j’ai un peu plus de plomb dans la tête maintenant. Assez en tout cas pour savoir ce dont j’ai besoin …

- C’est ce que j’ai compris. Même si j’ai du mal à l’accepter, je te souhaite le meilleur avec elle. Je ne sais pas quoi te dire d’autre.

- Ça me touche de t’entendre dire ça. C’est gentil de ta part.

- Tu devrais partir, maintenant. Elle est peut-être déjà debout et elle doit t’attendre. Tu lui as dit où tu allais ?

- Non même si je pense qu’elle le sait déjà, reconnut-il en baissant les yeux. Je suis content de t’avoir revu, Sayaka. Vraiment. J’espère qu’on se retrouvera bientôt. D’ici là, je te promets de t’écrire. Je crois que je vous ai déjà suffisamment fait de mal comme ça.

- J’espère que tu tiendras ta promesse. C’est tout ce que je te demande.

Alcor prit ses deux mains dans les siennes et l’embrassa sur le front. Sayaka vit alors une larme couler sur sa joue gauche, ce qui la prit au dépourvu. Cette histoire l’avait visiblement plus touché qu’elle ne l’avait supposé et les paroles qu’il venait de prononcer prenaient à présent tout leur sens. Ce qu’il ressentait n’était pas feint, bien au contraire.

- Je comprends, maintenant …

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Je sais pourquoi tu détestes les adieux. C’est dans ces moments-là que tu exprimes ce que tu es, ce que tu ressens au fond de toi. Tu considères ça comme une faiblesse et tu ne veux en faire part à personne … et surtout pas à ceux que tu aimes.

- J’en sais trop rien … mais tu as peut-être raison. J’y ai jamais vraiment réfléchi.

- Tu ferais bien d’y aller, maintenant. Je ne veux pas te rendre les choses plus difficiles. En fait, je crois que c’est aussi pénible pour toi que ça l’est pour moi, remarqua-t-elle en versant une larme à son tour.

- Je crois que tu as bien résumé les choses. Fais attention à toi surtout, dit-il en serrant sa main droite entre les siennes.

- Ne t’en fais pas pour moi. Je me débrouillerai comme j’ai toujours su le faire, assura-t-elle en s’essuyant les yeux.

Alcor en fit autant et lui adressa un petit signe de la main avant de rejoindre la sortie du hall d’embarquement. Il s’arrêta lorsqu’il entendit la voix de la jeune fille. Il se retourna et la regarda, visiblement ému.

- De toute façon, tu sais où me trouver … conclut-elle en esquissant un léger sourire.

- Je le sais … et je ne l’oublierai pas. Tu peux en être sûre …



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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeMer 16 Oct 2019 - 19:32

Eh bien voilà, maintenant on est fixé concernant Sayaka. Comme Alcor je pensais qu'il y avait une chance qu'elle accepte, mais d'un autre côté, je la comprends à 100%. Personnellement, je n'aurai pas pu accepter de vivre cette situation. J'aurai vraiment eu l'impression d'être de trop.

Merci beaucoup pour cette suite Kimi_san.
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Biniou

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeMer 16 Oct 2019 - 21:25

Merci Kimi. Je ne suis pour ma part pas du tout convaincue d'être "fixée" quant au choix de Sayaka. Comme l'a dit… Comme l'a dit qui, déjà ?! "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis"... Donc j'attends son changement d'avis Very Happy
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeJeu 17 Oct 2019 - 0:46

merci Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 1752787198

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeJeu 17 Oct 2019 - 7:33

hikaru a écrit:
Eh bien voilà, maintenant on est fixé concernant Sayaka. Comme Alcor je pensais qu'il y avait une chance qu'elle accepte, mais d'un autre côté, je la comprends à 100%. Personnellement, je n'aurai pas pu accepter de vivre cette situation. J'aurai vraiment eu l'impression d'être de trop.

=> C'est une situation émotionnellement très difficile vu leur passé commun, d'autant qu'Alcor, sous ses airs "même pas peur, même pas mal", est bien plus sensible qu'on ne le pense. Il faut dire aussi que j'ai écrit cette scène depuis longtemps et mes connaissances sur l'univers Mazinger ont (largement) évolué depuis. Si ça se trouve, je ferai certainement quelques modifications une fois que LDDP sera terminé.

Biniou a écrit:
Merci Kimi. Je ne suis pour ma part pas du tout convaincue d'être "fixée" quant au choix de Sayaka.

=> Une prise de position intéressante, ma chère ! C'est vrai qu'entre Sayaka et Alcor, ce n'est peut-être pas tout à fait fini !

Biniou a écrit:
Comme l'a dit… Comme l'a dit qui, déjà ?! "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis"...

=> "Comme l'a dit, comme l'a dit, enfin quelqu'un l'a dit !" (Rigel, épisode #37). C'était quoi cette pub, déjà ?

Biniou a écrit:
Donc j'attends son changement d'avis Very Happy

=> Viendra, viendra pas ? Seul le temps nous le dira !

hikaru a écrit:
Merci beaucoup pour cette suite Kimi_san.

Gurendaizä a écrit:
merci Kimi ! cheers

=> Mais de rien ! Le prochain épisode devrait venir rapidement (dès que j'aurai fait le montage "image" comme à chaque fois).


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeDim 24 Nov 2019 - 18:31

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Aujour10

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Alcor était à présent sur le chemin du retour. Le jeune homme était tiraillé par des sentiments contradictoires : il était à la fois peiné par le départ de Sayaka et de Shirô, mais également en paix avec lui-même puisque, pour la première fois de sa vie, il avait su trouver en lui les ressources nécessaires pour dire « au revoir » à ses proches et notamment à celle qui avait tant compté et qui comptait encore beaucoup pour lui. Leurs trajectoires se recroiseraient forcément un jour ou l’autre : il en était persuadé. Qu’il ait voulu les conduire lui-même à l’aéroport était une évidence. Ce geste constituait la première étape d’un long périple puisqu’il s’était promis de réparer toutes les erreurs qu’il estimait avoir commises au cours de toutes ces années.

Arrivé à destination, il gara sa voiture sur l’aire de stationnement du Centre près du buggy d’Actarus. Il en descendit et regarda sa montre : il était plus de 18 heures. Il jeta ensuite un bref regard en direction du plan d’eau situé eu arrière du bâtiment principal : ce petit coin tranquille à l’écart de toute agitation avait pour lui des allures de refuge lorsque les choses n’allaient pas bien ou qu’il avait besoin de tranquillité. Il se remit en route et franchit la double-porté vitrée qui donnait sur le couloir principal. Tête basse et les mains dans les poches, il emprunta l’escalier intérieur puis le couloir qui donnait sur les chambres. Arrivé devant celle de Phénicia, il posa sa main sur la poignée en métal et ferma les yeux. Aurait-il le courage d’entrer pour rejoindre la jeune fille et lui confier ce qu’il ressentait au plus profond de lui ou déciderait-il de tout garder pour lui ? Il l’ignorait. Il rouvrit finalement les yeux quelques instants plus tard et relâcha la poignée pour regagner la chambre voisine, la sienne.

Il en ouvrit la porte et marqua un temps d’arrêt : le lit était fait et tout était impeccablement rangé, chose étrange dans la mesure où il s’était levé de bonne heure sans se préoccuper de tout cela. Il s’avança et se laissa tomber sur son lit sans réaliser qu’il n’était pas le seul dans la pièce : Phénicia avait en effet pris place sur la petite chaise habituellement rangée sous le bureau placé juste sous la fenêtre. Elle le regarda s’allonger sans en gardant le silence. Ce n’est qu’au bout de quelques minutes qu’il réalisa la présence de la jeune fille : il ne s’y attendait pas.

- Qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il à voix basse.

- Je t’attendais, tout simplement. Mais si je te dérange, je peux m’en aller …

- Non, reste s’il te plaît. C’est bien que tu sois là.

Elle se leva avec difficulté et se saisit de ses béquilles. Elle se dirigea vers lui et vint ensuite s’asseoir sur le rebord du lit avant de les jeter à terre.

- Tu es parti tôt ce matin. Je t’ai entendu te lever …

- J’ai fait autant de bruit que ça ?

- Non, mais je ne dormais pas … Je suppose que tu es parti les voir une dernière fois avant qu’ils s’en aillent ?

- C’était Rigel qui devait les emmener jusqu’à l’aéroport. Ils étaient déjà prêts à partir quand je suis arrivé … fit-il d’un ton monocorde.

- Et en fin de compte, c’est toi qui les as emmenés … Est-ce que je me trompe ?

Alcor soupira et hocha la tête en signe d’approbation. Elle avait vu juste.

- Ce sont tes dons divinatoires qui t’ont soufflé la réponse ?

- Non. La logique seulement. Je sais combien ils comptent pour toi, Sayaka surtout. Vous avez vécu de belles choses ensemble et je m’attendais à ce que tu agisses de cette façon.

- C’est quand même dingue … remarqua-t-il en souriant. J’ai l’impression que tu lis dans mes pensées par moments.

- Parce qu’on peut parfois lire en toi comme dans un livre ouvert, Alcor. Nous sommes plus proches l’un de l’autre que nous ne l’avons jamais été. Et par moments, je suis capable de ressentir ce que toi, tu ressens.

Phénicia s’allongea à ses côtés et le regarda avec tendresse en caressant sa joue du bout des doigts. Il avait la gorge nouée et le regard triste, chose qu’elle remarqua aussitôt.

- Ça ne s’est pas bien passé, pas vrai ? Je peux le voir rien qu’à tes yeux …

- Pas vraiment non. Pourtant, je te jure que j’ai essayé de faire bonne figure. Seulement, c’est plus difficile qu’on le pense. Je sais peut-être faire beaucoup de choses, mais dire « au revoir » à quelqu’un, face-à-face, je sais pas faire …

- Je sais que tu détestes ces moments-là. C’est toujours pénible de laisser derrière soi ceux qu’on aime. Dis-toi quand même que cette fois, tu as au moins essayé …

- Belle consolation … commenta-t-il en détournant la tête.

- La peine qu’on éprouve reste la même de toute façon. Regarde-nous. On ne s’est pas dit « au revoir » quand je suis repartie pour Euphor mais nous avons tous les deux ressenti la même chose au fond de nous …

- Je le sais bien. J’avais les larmes aux yeux quand on s’est croisés en plein ciel alors que vous repreniez le chemin qui vous ramenait sur votre planète. Je voulais pas que ça se voie, que les autres le voient. Si on n’avait été que tous les deux, ça se serait peut-être passé différemment.

- Peut-être. Tu n’es pas le seul à avoir pleuré lorsque nos chemins se sont séparés. C’était pareil pour Actarus, pour Vénusia et pour tous les autres, tu sais. On a tous pleuré à un moment ou à un autre. Tu n’as rien à te reprocher, tu sais. C’est humain …

Phénicia baissa les yeux avant de détourner la tête.

- Qu’est-ce qui t’arrive ?

- Je repense à ce que je viens de te dire. Je joue la donneuse de leçons alors que je me suis cachée pour pleurer moi aussi. Je ne voulais pas qu’on me voie, moi non plus …

- On réagit bien de la même façon, toi et moi …

- Je crois aussi. Même si on n’est pas toujours d’accord sur tout, on a la même façon de voir les choses. Le même regard sur …

- … le monde qui nous entoure, poursuivit-il en esquissant un sourire.

Il venait de finir la phrase qu’elle avait commencée en employant exactement les mêmes mots que ceux qu’elle comptait utiliser. Tous deux se regardèrent pendant un long moment avant que la jeune fille ne posât la tête sur son épaule. Elle sentit la main d’Alcor passer dans ses cheveux l’instant d’après.

- J’espère qu’on ne revivra plus ce genre de moments. Je ne veux plus qu’on soit séparés, Alcor, plus jamais, parce que je t’aime trop pour ça.

- Je le souhaite tout autant que toi, Phénicia. Aujourd’hui plus que jamais …

Elle se redressa et le regarda tendrement.

- Ce n’est pas franchement agréable comme conversation. Je pense que tu devrais essayer de te changer les idées pour essayer de dissiper tout ça. En fait, je devrais dire qu’on en a besoin tous les deux …

- Tu as sûrement raison. C’est peut-être ce qu’on a de mieux à faire.

- Si on allait faire un tour ? On ira où tu voudras …

- C’est gentil de me le proposer. Je dois reconnaitre que nos petites virées commencent à me manquer. J’espère que tu seras vite guérie …

- Je suis le traitement que m’a prescrit le professeur et je continue à m’exercer. Seulement, j’ai hâte de me débarrasser de ces fichues béquilles ! Dès que je pourrai remarcher normalement, je te montrerai que je ne garderai aucune séquelle … et je serai encore meilleure qu’avant ! lâcha-t-elle en souriant.

- Toi, tu ne doutes de rien ! On reparlera de tout ça plus tard … En attendant, je t’emmène en ballade. La Jeep est garée dehors. Une fois en route, on pourra se trouver un petit coin tranquille rien que pour nous …

- Tu as raison. Profitons-en pendant qu’on le peut …

- C’est pour ça que je te dis qu’on a pas de temps à perdre ! Allez, tu t’amènes ?

- Je te signale que j’ai un peu de mal à marcher toute seule, « mon cher Alcor » …

Il vint alors en sa direction. Il ramassa les béquilles qu’elle avait précédemment jetées à terre et les déposa sur le lit avant de prendre la jeune fille dans ses bras. Instinctivement, elle se pendit à son cou et lui sourit.

- Qu’est-ce que tu fais ? demanda-t-elle, intriguée par sa façon de faire.

- Je te débarrasse de tes soucis, petite peste ! Je sais que tu en as marre de te déplacer avec ça. Je te facilite les choses … et tu te sentiras plus libre comme ça !

- C’est gentil de te soucier de moi de cette façon …

- C’est normal que je prenne soin de toi, non ?

Quelques instants et quelques fous rires plus tard, après avoir éprouvé quelques difficultés pour ouvrir la porte de la chambre, ils arrivèrent à destination. Alcor prit toutes les précautions nécessaires pour la déposer sur le siège passager avant de s’installer derrière le volant. Il échangea avec elle un clin d’œil complice et mit le contact. Tous deux quittèrent le Centre pour une destination inconnue. Ils iraient là où ils le voudraient et personne ne pourrait les en empêcher.

L’ambiance était toute autre dans le premier des niveaux souterrains du Camp de la Lune noire. S’il était habituellement bien éclairé par deux séries parallèles de néons diffusant une lumière presque blanche, le couloir qui desservait les différentes salles était plongé dans la pénombre, ce qui n’avait, à vrai dire, rien d’étonnant dans la mesure où tous les équipements énergétiques avaient été temporairement désactivés pour permettre aux membres du Groupe de Recherches Scientifiques placés sous la direction du professeur Nida de poursuivre leur examen de la soucoupe amirale dans le hangar principal. Certains soldats habituellement en poste dans d’autres sections de la base véghienne avaient d’ailleurs été spécialement réquisitionnés pour l’occasion.

Eslan ne se souciait guère de ce genre de détails. Il avait bien d’autres choses en tête … à commencer par son départ pour Akérèbe la Rouge, un départ qu’il jugeait imminent. Il avait bien cru son heure arrivée lorsque le lieutenant Thétis était venu le chercher dans sa cellule de l’annexe sud pour le ramener dans la base véghienne avec un appareil biplace. Ils n’avaient pas échappé le moindre mot pendant le trajet, ce qui ne l’avait pas empêché de remarquer que l’officier avait sciemment évité les autres annexes, notamment celles qui abritaient les membres des commandos Ruine. Pourquoi avait-il agi de la sorte, sachant que cela rallongeait considérablement la durée de ce (court) voyage ? Il l’ignorait … même s’il avait déjà son idée sur la question.

L’appareil s’était finalement posé dans un des hangars annexes. Ses deux occupants en étaient descendus pour se rendre dans une petite pièce désaffectée, un endroit qui ressemblait beaucoup à la cellule où il était resté enfermé depuis son retour sur la Lune. C’est dans ce lieu sombre, dépourvu d’éclairage et de chauffage et qui ne devait pas mesurer plus de trois mètres sur quatre qu’il avait passé ce qu’il croyait être comme les derniers jours de son existence. Il s’était même fait sa propre idée quant aux circonstances de son départ : des soldats solidement armés viendraient le chercher et l’escorteraient jusqu’au hangar principal où se trouveraient la navette et le pilote qui auraient la charge de le conduire dans « cet endroit d’où on ne revient jamais », le tout sous les yeux de Végalina, Erea, Thalis, Nida et de tous les soldats présents qui assisteraient à la déchéance de celui qui était auparavant un officier respecté par tous mais qui était devenu, suite à l’échec de sa mission, un « moins que rien ». Il grimperait ensuite à bord du vaisseau et quitterait finalement le Camp de la Lune noire sans espoir de retour.

La porte métallique s’ouvrit. Malgré la pénombre, Eslan reconnut sans peine la silhouette de Thétis. Les deux gardes qui l’accompagnaient pénétrèrent dans la pièce pour l’aider à se relever. Le petit groupe quitta les lieux pour rejoindre la grande salle placée au bout du couloir. Thétis, qui avait pris les devants, inséra sa carte électronique dans le lecteur prévu à cet effet pour ouvrir le sas d’accès. Il adressa un signe de la tête aux gardes qui se tenaient aux côtés d’Eslan de sorte à lui laisser le libre passage. Celui-ci les regarda brièvement avant de pénétrer dans ce qui s’apparentait à une salle de réunion.

- C’est ici que je vous laisse, commandant. Rassurez-vous, je ne pense pas que vous resterez seul bien longtemps.

Eslan soupira et considéra la pièce avec attention, constatant la présence de trois écrans de contrôle rectangulaires fixés au mur et reliés à des haut-parleurs fixés au plafond, d’une petite table de travail rectangulaire munie d’un petit terminal et de deux sièges munis d’accoudoirs recourbés. Sans grande conviction, il prit appui sur la table et se laissa glisser sur l’un d’entre eux. Il baissa la tête et ferma les yeux, songeant à ce qui l’attendait. Il s’écoula plusieurs minutes avant qu’il ne les rouvre. Il se leva d’un bond en faisant tomber son siège : le plan qui venait de germer dans son esprit et qu’il comptait appliquer était particulièrement risqué et il savait qu’il lui serait impossible de revenir en arrière s’il se décidait à le mettre à exécution. Il pesa donc longuement le « pour » et le « contre » avant de se lancer.

Il était condamné à réussir. S’il parvenait à s’échapper et à rejoindre à la Terre, il pourrait non seulement retrouver et raisonner Lyra, mais aussi et surtout détruire Goldorak et le prince d’Euphor. S’il y parvenait, il pensait (avec raison ?) que Végalina lui pardonnerait son échec précédent. Dans le cas contraire, il savait qu’il lui serait inutile de revenir parmi ses semblables.

Il se dirigea vers la porte automatique d’un pas décidé et observa ensuite attentivement le dispositif qui en commandait l’ouverture. Le lecteur de cartes électronique était hors d’usage, contrairement au clavier permettant d’entrer les différents codes de sécurité. « C’est ma chance … » dit-il en appuyant frénétiquement sur les touches, espérant ainsi trouver le bon code. Il parvint à ses fins quelques secondes plus tard puisque celle-ci s’ouvrit partiellement, ce qui lui permit de se glisser entre les deux parois mobiles. Il regarda ensuite sur sa droite, puis sur sa gauche : le couloir était désert et l’éclairage principal désactivé. « Voilà qui devrait jouer en ma faveur … », songea-t-il.

Il se montra extrêmement précautionneux au cours de sa progression. Si l’éclairage n’était pas en service, peut-être en serait-il de même pour les systèmes de vidéosurveillance et les deux caméras thermiques placées aux deux extrémités du couloir ? Il l’espérait. Arrivé au terme de son périple, il posa un genou à terre et soupira : il lui fallait maintenant passer à l’étape suivante de son plan qui promettait d’être bien plus difficile que la première puisqu’il lui faudrait non seulement pénétrer dans le hangar principal pour prendre possession des équipements dont il pourrait avoir besoin, mais aussi et surtout s’emparer d’une navette pour pouvoir rejoindre la planète bleue, le tout sans se faire remarquer.

Il se releva avec difficulté et se dirigea vers l’ascenseur translucide qui lui faisait face. Il n’aurait pourtant pas le temps de le prendre.

- Vous me semblez bien pressé, commandant …

Il marqua un temps d’arrêt et ferma les yeux : il était découvert. Il se retourna quelques instants plus tard. S’il ne pouvait pas voir son interlocutrice, il savait déjà de qui il s’agissait.

- Vous semblez aller beaucoup mieux, on dirait … fit Erea en le fusillant du regard.

- C’est le cas. Je pense avoir pleinement récupéré, répondit-il avec aplomb.

- Voilà une excellente nouvelle. C’est exactement ce dont nous avions besoin.

- Que voulez-vous dire ?

- Vous allez en savoir plus dans un moment. En attendant, retournons dans la salle que vous venez précisément de quitter. Nous avons à parler.

Erea lui tourna le dos et disparut dans la pénombre. Comment devait-il agir ? Fallait-il suivre ses directives ou, au contraire, poursuivre sur sa lancée et suivre à la lettre le plan qu’il avait mis au point ? Il opta finalement pour la première solution et la suivit. Tous deux pénétrèrent dans la salle de réunion. Erea referma la porte derrière eux. Ils ne seraient pas dérangés : c’était ce qu’elle voulait.

- Cette conversation est confidentielle. Rien ne doit filtrer de cette pièce. Suis-je claire ?

- Qu’attendez-vous de moi, commandant Erea ?

- Tout d’abord, que vous m’expliquiez ce que vous faisiez près de l’ascenseur. Est-ce que vous envisagiez, comme feu le professeur Ezequios, de jouer votre carte personnelle ?

- Ce n’est pas ce que vous croyez …

- Permettez-moi d’en douter, répondit-elle en lui coupant sèchement la parole. Comme nous tous, je sais que vous n’aimez pas rester sur un échec. Et je pense que celui-ci vous a marqué tout particulièrement … au point d’obscurcir votre jugement. Est-ce que je me trompe ?

- Ce n’est pas facile à expliquer, commandant.

- Vraiment ? Je pense au contraire que tout est clair. Ce qui est arrivé vous a touché bien plus que vous ne voulez l’admettre et vous aviez certainement l’intention de réparer seul votre erreur … sans nous tenir au courant.

Eslan ne rétorqua pas et baissa les yeux. Elle avait vu juste.

- Je ne m’attendais pas à cela de votre part, Eslan. J’essaierai cependant d’oublier cette initiative plus que maladroite. Ce dont nous devons parler est bien plus important que cela.

- Que voulez-vous dire ?

- Votre départ pour Akérèbe la Rouge est annulé. Le Commandant Végalina et moi-même avons longuement discuté au sujet de la requête que vous aviez formulée peu après votre retour. Vous vouliez une deuxième chance ? Vous l’avez.

- Vraiment ? Je ne sais que dire …

- Contentez-vous de saisir l’opportunité qui vous est offerte. Je sais parfaitement ce dont vous êtes capable et c’est la raison pour laquelle j’ai plaidé votre cause auprès de notre Commandant. Obtenir une telle faveur est un privilège. A vous de vous en montrer digne.

- Merci, commandant. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour remercier notre Commandant de sa confiance et mettrai tout en œuvre pour atteindre les objectifs qui sont les nôtres.

- Réussir est dans votre intérêt. En cas d’échec, je ne pourrai plus rien pour vous.

- Oui, commandant.

- Très bien. Vous partirez dans les prochains jours aux commandes du symbiorak que nous sommes en train de mettre au point. Cet appareil devrait être encore plus performant que ceux que nous avons jusqu’à présent envoyés au combat contre Goldorak et le prince d’Euphor. Le capitaine Thalis vous donnera tous les détails sur son fonctionnement dans les prochaines heures.

- Très bien. Si vous n’y voyez pas d’objection, je souhaite me rendre au plus vite dans les ateliers de conception. Je ne dois pas perdre de temps.

Eslan se leva de son siège et fit quelques pas en direction de la porte automatique avant de se retourner en direction de la jeune femme.

- Je dois reconnaître que vous aviez vu juste, commandant … Je ne suis pas fier d’avoir laissé libre cours à mes sentiments personnels.

- Cela n’a aucune importance. Dépêchez-vous de prendre connaissance des éléments dont vous aurez besoin pour vous acquitter de votre tâche.

Eslan la salua et quitta définitivement la pièce pour rejoindre sa cabine dans le vaisseau amiral sous le regard d’Erea. « J’espère que nous n’avons pas commis une erreur en décidant de vous faire confiance, commandant … », médita-t-elle.

Après avoir revêtu un uniforme autrement plus présentable que celui qu’il portait, Eslan se rendit dans le second niveau souterrain où se trouvait justement Thalis et quelques-uns de ses collaborateurs. Ce dernier vint à sa rencontre dès qu’il l’aperçut.

- J’ai appris ce qui t’était arrivé. J’espère que tu te sens mieux.

- Oui. Je pense avoir récupéré l’intégralité de mes moyens physiques. En revanche, la mission sur Terre ne s’est pas déroulée comme je l’avais espéré …

- Je suis au courant. Le commandant Erea m’a brièvement résumé la situation. Tu t’en sors bien … Rares sont ceux qui ont bénéficié d’un tel traitement. Sois tranquille, cette information est classée « confidentielle ». Je ne communiquerai pas à ce sujet.

Eslan hocha la tête en signe de reconnaissance.

- Je n’en attendais pas moins de toi, mon ami. On m’a donné une nouvelle chance et je n’ai pas l’intention de la laisser passer. Pour remplir cette mission, je vais utiliser un nouvel appareil. D’après ce que m’en a dit le commandant Erea, c’est un engin exceptionnel …

Thalis le regarda en souriant.

- Alors, c’est toi qui va piloter le S-100 …

- Le S-100 ? Qu’est-ce que c’est ?

- C’est le premier d’une nouvelle génération de symbioraks. Le professeur Nida et moi avons apporté quelques améliorations à la technologie « symbiorak » imaginée par Ezequios. Grâce à ces ajustements, le S-100 et ses dérivés seront à la fois plus puissants et moins exigeants en matière de pilotage que les modèles précédents. Tu ne devrais pas rencontrer de problème pour le piloter.

- Où est-il ?

- Dans l’atelier qui se trouve juste après notre laboratoire de simulation. Nous allons nous y rendre pour que tu puisses le voir de près. Mais avant, j’aimerais te montrer quelque chose d’autre. Je suis sûr que ça va t’intéresser …

Thalis quitta la pièce pour se rendre dans l’atelier voisin, invitant Eslan à le suivre. Ce dernier s’arrêta marqua un temps d’arrêt en y pénétrant. Ce qu’il venait de découvrir l’avait pris au dépourvu. Il n’avait jamais rien vu de pareil.

- Au cas où nos prochains symbioraks ne seraient pas en mesure de venir à bout de Goldorak, nous avons trouvé un autre moyen de nous en débarrasser.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Tu te souviens du monstrogoth « Alpha » construit par le général Akéron ? Et bien, voici son successeur.

- Tu veux dire que …

- Exactement. Le Commandant Végalina nous avait demandé de récréer, en fonction des notes laissées par Akéron, la technologie « monstrogoth ». Même si je pouvais compter sur mes souvenirs pour nous aider dans cette tâche, rien ne permettait de dire que nous y parviendrions. Nous avons mené simultanément, Nida et moi, plusieurs expériences dans ce but, et la dernière en date a porté ses fruits …

- Très impressionnant. Je n’ai vu le monstrogoth « Alpha » en action que sur les quelques enregistrements vidéo que nous avons exhumé de la salle des archives. Il disposait d’une puissance considérable et Goldorak était impuissant contre lui.

- Si nos calculs sont exacts, il sera encore plus performant que son prédécesseur. Nous avons profité de l’occasion pour introduire de nouveaux éléments, directement issus de la technologie « symbiorak ».

- Le contrôle par la pensée … murmura-t-il.

- Exactement. Les plans sont presque terminés et nos hommes ont déjà commencé à construire l’armure biomécanique dans laquelle nous injecterons les cellules que nous avons fait muter. Comme tu peux t’en douter, ce travail prendra du temps.

- Quand sera-t-il terminé ?

- Je ne peux rien te dire pour l’instant. Le monstrogoth est une machine complexe et il est pour moi hors de question d’envoyer au combat une machine comme celle-ci sans avoir effectué tous les tests que j’estime nécessaires. C’est en tout cas ce que j’ai dit au Commandant Végalina.

- Tu as encore fait un excellent travail … comme d’habitude.

- C’est un travail d’équipe. Je n’y serais jamais arrivé seul. La réussite de ce projet est avant tout une réussite collective. Et maintenant, allons jeter un coup d’œil au S-100. Si tu dois le piloter, mieux vaut que tu commences à te familiariser avec lui dès maintenant.

Les deux hommes se dirigèrent vers l’atelier où se trouvait le S-100. Eslan était impressionné par ce qu’il venait de voir. Il ne le fut pas moins lorsqu’ils arrivèrent à destination. Placé sur une plate-forme surélevée de couleur bleue se dressant à trois mètres au-dessus du sol, le symbiorak se tenait fièrement devant lui.

- Alors, qu’est-ce que tu en penses ?

- Mis à part son aspect extérieur et son armement, il ne diffère en rien des modèles que j’ai eu l’occasion de voir par le passé … observa-t-il d’un air dubitatif.

- C’est là que tu fais erreur, commandant. Nous avons utilisé pour le construire un alliage composé fait de molythène et de trinitite de diamant sur lequel nous avons passé une couche de lasernium liquide. Ce matériau est l’un des plus résistants que nous ayons jamais conçu. Rien ne peut s’y comparer.

- Pas même Goldorak ?

- Les deux alliages sont relativement différents, mais le nôtre, qui bénéficie des plus récentes découvertes technologiques en la matière, lui est théoriquement supérieur. Nous ne pourrons cependant le vérifier qu’en situation de combat.

- Et pour ce qui est de son armement ?

- Nous avons attentivement étudié les combats précédents et avons doté le S-100 de missiles au lasernium non-traité ainsi que des réservoirs contenant deux types de lasernium différents à basse et haute pression. La combinaison de ces deux substances produit un rayon d’une puissance considérable capable de tuer tout être vivant en quelques minutes.

- Je m’en doute.

- Bien entendu, nous l’avons également équipé d’autres armes énergétiques susceptibles d’endommager Goldorak. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps d’installer tous les équipements offensifs prévus sur les plans d’origine.

- A quoi est-ce que tu fais allusion ?

- Le S-100 ne dispose que d’armes énergétiques et de deux lance-missiles. A l’inverse, Goldorak et ses appareils d’escorte peuvent utiliser des armes blanches, ce qui est pour nous un handicap. Je compte y remédier dès que possible.

- S’il est aussi performant que tu le dis, je pense avoir une bonne chance d’éliminer le prince d’Euphor. Cependant, il y a quelque chose qui me gêne.

- De quoi s’agit-il ?

- Je ne vois aucun propulseur ou quoi que ce soit qui y ressemble. Comment peut-il se déplacer ? Comment peut-il voler ?

- Je m’attendais à cette question. La réponse se trouve dans les deux bracelets qui se trouvent derrière les mains du S-100. Regarde bien.

Thalis se dirigea vers la console située une vingtaine de mètres derrière lui. Il baissa les deux interrupteurs placés sur sa gauche pour passer en mode « manuel » et pressa le bouton rouge situé juste devant lui. Les deux yeux du S-100 s’illuminèrent l’instant d’après. Les membres inférieurs de l’appareil se replièrent sur eux-mêmes, et, des orifices situés de part et d’autre des fameux bracelets, surgirent deux lames effilées de couleur jaune, qui déployèrent deux boucliers transparents de la même teinte. Ces derniers recouvrirent ensuite l’intégralité de l’appareil, lui faisant prendre l’apparence d’une soucoupe.

- Alors ?

- C’est très bien pensé. Je ne m’attendais pas à ça.

- N’oublie pas que ce n’est que le premier modèle de la série. Les autres seront encore plus performants, je peux te l’assurer.

Thalis sélectionna le bouton voisin de celui sur lequel il venait d’appuyer. L’engin véghien reprit alors sa forme originelle. Intérieurement, il souriait. Il était fier de cette petite démonstration. Il revint vers Eslan et pointa du doigt la tête de l’antérak, la où se trouvait le poste de pilotage.

- Les commandes sont similaires à celles des appareils que tu connais déjà. Il te faudra juste apprendre à maîtriser le système de contrôle par la pensée. Je ne pense pas que cela te posera le moindre problème.

- Très bien, me voilà rassuré.

- Quand dois-tu partir ?

- Dans quelques jours. Je ne connais pas encore les modalités de départ. Je pense que le commandant Erea me les communiquera au dernier moment.

- C’est probable. D’ici là, je te conseille d’aller te reposer un peu. Il te faut impérativement être dans de bonnes dispositions pour cette mission. Je n’ai pas besoin de te rappeler que le prince d’Euphor n’est pas un adversaire ordinaire. Son sens tactique et son expérience parlent pour lui et le lien qui l’unit à Goldorak est très fort. Il a une totale confiance dans sa machine.

- Je suis d’accord. Je pense également qu’il est indispensable de ne pas sous-estimer ses alliés. Si nos antéraks sont peut-être supérieurs à Goldorak en « face-à-face », l’appui des autres appareils peut lui procurer un avantage décisif.

Thalis acquiesça.

- Je crois que je vais suivre ton conseil, reprit-il. Prendre du repos me fera le plus grand bien.

Les deux hommes se saluèrent et partirent ensuite chacun de leur côté. Eslan quitta l’atelier pour rejoindre sa cabine tandis que Thalis resta sur place pour superviser les travaux de finition du symbiorak. Il n’avait pas dormi depuis plusieurs jours mais il s’en moquait éperdument. « Après tout, seule compte la gloire de Véga … ». Sa loyauté envers ses supérieurs était à toute épreuve.

De son côté, suite à son entrevue avec Eslan, Erea s’était retirée dans ses quartiers en ayant pris soin d’activer les systèmes de sécurité pour éviter d’être dérangée. La pièce était bien éclairée et les six néons fixés au plafond diffusaient une lumière bleutée. Les murs étaient nus, dépourvus de tout ornement. Tout comme Végalina, elle estimait que ce genre de chose était superflu. Près de sa couchette se trouvait une penderie murale où elle rangeait ses uniformes, son arme de service, son casque de pilote et tous les équipements qu’elle utilisait lorsqu’elle partait en mission. Au fond de la pièce, une caisse métallique faisait office de table de travail et un écran à cristaux liquides y avait été installé à sa demande.

Elle ôta ses gants, puis sa veste d’uniforme avant de s’allonger. Tout comme Thalis, elle n’avait pas dormi depuis plusieurs jours mais cela n’avait aucune sorte d’importance à ses yeux. Si la fatigue commençait à se faire sentir, elle ne perdait pas de vue les objectifs qu’elle s’était fixés, contrairement à Végalina qui, par moments, semblait « perdre pied » à cause des souvenirs qu’elle partageait avec le prince d’Euphor.

Quelques minutes plus tard, elle se releva et, après s’être rhabillée, quitta sa cabine pour se rendre dans celle de son officier supérieur. Elle inséra sa carte électronique dans le lecteur prévu à cet effet et pénétra dans la pièce avant de s’arrêter brutalement en constatant que celle-ci était déserte.

La jeune femme soupira et fit demi-tour pour rejoindre la salle de réunion, persuadée de la retrouver là-bas. Elle dut cependant rapidement déchanter puisque celle-ci était elle aussi inoccupée. Il ne restait plus que deux options possibles : la salle des archives au quatrième sous-sol et la salle d’entraînement située deux étages au-dessus. Elle élimina rapidement la première, puisque l’endroit, mal éclairé et mal ventilé, n’était pas sûr. Les techniciens du Génie qui avaient pourtant travaillé d’arrache-pied pendant plusieurs jours pour la sécuriser, avaient d’ailleurs déconseillé aux personnels de la base de s’y rendre et d’y demeurer plus de cinq minutes. Ne restait plus que la salle d’entraînement. C’était là qu’il fallait aller.

Située près du laboratoire de simulation, la salle, dont l’entrée était protégée par un code d’accès, était exclusivement réservée aux officiers. Elle était toujours bien chauffée et l’éclairage était assuré par des globes lumineux disposés tous les cinq mètres et directement logés dans les murs. Ces derniers étaient d’un rouge très sombre et dissimulaient, derrière plusieurs trappes, des équipements divers et variés destinés à tester la dextérité, les réflexes et le sens de l’anticipation des officiers face à une situation imprévue. Arrivée sur les lieux, Erea entendit le bruit des tirs de laser et esquissa un sourire. Végalina était à l’intérieur : aucun doute n’était possible.

Cela faisait en effet plusieurs heures que la jeune femme s’y était enfermée pour ne pas être dérangée. Elle s’était délibérément coupée du monde pour se vider l’esprit et oublier tout ce qui pourrait nuire à la réussite de sa mission. Elle avait ôté successivement ses gants et sa veste d’uniforme et attaché ses cheveux pour éviter d’être gênée. Elle avait multiplié les exercices et les séances de tir sur cibles mobiles. Ses réflexes et sa condition physique étaient mis à rude épreuve, ce qui avait également eu pour effet de rouvrir la blessure précédemment infligée par Ezequios. Elle s’en était rendue compte mais n’y avait pas prêté attention. Elle s’en fichait ; elle avait tort.

Elle ne s’arrêta qu’en entendant le bruit de la porte automatique. Elle rengaina son arme et s’essuya négligemment le front avec le revers de sa main gauche et se retourna en direction d’Erea, avant de poser un genou à terre. Elle ferma les yeux et posa la main sur son épaule avant de s’effondrer sous les yeux de son amie : elle avait dépassé ses limites.

Erea se hâta dans sa direction. Elle savait que Végalina était capable de s’entraîner jusqu’à tomber de fatigue. Ce ne fut qu’en arrivant près d’elle qu’elle put constater l’étendue des dégâts. Le plancher et ses vêtements étaient maculés de sang, tout comme son épaule et sa main gauche. La jeune femme s’agenouilla et prit sa main dans la sienne tout en la regardant avec angoisse. Son teint était encore plus pâle que d’habitude et sa respiration à peine audible. « Pourquoi Végalina ? Qu’est-ce que tu essaies de te prouver ? Que tu es la meilleure d’entre nous ? Que tu es à la hauteur des responsabilités qui sont les tiennes ? Ou y a-t-il quelque chose d’autre ?… » se demanda-t-elle en fermant les yeux.

Durant ces quelques instants, elle éprouva une sensation étrange qui ne lui était cependant pas étrangère. Elle s’était déjà retrouvée dans une situation similaire bien des années plus tôt. Elle baissa la tête et serra son poing droit de toutes ses forces comme pour chasser ces mauvais souvenirs de son esprit. Finalement, elle rouvrit les yeux et prit Végalina dans ses bras avant de quitter discrètement la pièce.

Ce qui venait de se produire ne devait pas être ébruité. Il le fallait.



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeLun 25 Nov 2019 - 19:12

Beau moment de complicité entre Alcor et Phénicia.  I love you

Quant à la suite, ce nouveau mostrogoth me fait un peu peur étant donné les difficultés que la patrouilles des Aigles avaient eu avec le premier. affraid

Mais avant, ils vont devoir affronter le S-100. Eslan étant condamné à réussir, il risque d'être un adversaire très sérieux. pale

Merci pour ce nouveau chapitre Kimi_san. Very Happy cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 Icon_minitimeMar 26 Nov 2019 - 23:20

Citation :
- Tu as raison. Profitons-en pendant qu’on le peut …

Ils ont bien raison d'en profiter, vu ce qui se trame sur le Camp de la Lune Noire affraid FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 998076678 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 2872741927 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 3078841561

Merci Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 31 1752787198

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