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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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kimi_san

kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Sam 26 Jan 2019 - 17:42








Le transporteur contenant le symbiorak d’Erea se trouvait toujours à bord de la soucoupe amirale sur sa rampe de lancement. A l’intérieur de son poste de pilotage, Erea paraissait extrêmement concentrée. Contrairement aux précédents combats ayant opposé la Division Ruine à la Patrouille des Aigles, celui-ci ne se déroulerait pas en rase campagne, loin de toute habitation, mais en pleine ville. Elle connaissait suffisamment bien ses ennemis pour savoir qu’Actarus et ses compagnons feraient l’impossible pour empêcher la mort de dizaines d’innocents, même s’il leur faudrait agir avec prudence. Leur marge de manœuvre était réduite, ce qui constituerait pour eux un handicap majeur dont elle devait impérativement profiter.

Elle consulta son ordinateur de bord et vit apparaître sur son écran-radar un point lumineux qu’elle identifia aussitôt. Elle esquissa un sourire synonyme de satisfaction lorsqu’elle vit passer devant ses yeux l’antérak envoyé par Thalis. Cet engin de deuxième génération préparé en toute hâte par les membres du Groupes de Recherches Scientifiques dans les ateliers du Camp de la Lune noire à la demande de ce dernier jouerait un rôle important dans le déroulement de cette opération puisqu’il permettrait d’occuper les Aigles et de « tester » leur résistance au combat avant qu’elle n’entre elle-même en lice.

Dans le poste de pilotage de Goldorak, Actarus releva la visière et son casque et ferma les yeux en essayant de reprendre une respiration normale. Le combat avait été âpre mais il avait réussi, avec l’aide de Phénicia, à détruire cette nouvelle machine de guerre envoyée par Végalina. Il ne se sentait pas tranquille pour autant : il avait un mauvais pressentiment …

- On s’en est encore sortis, grand frère … souffla Phénicia.

- Merci d’être venue me donner un coup de main, Phénicia. Je crois que c’est loin d’être terminé, pourtant … Tu peux me dire où est passé Alcor ?

- Il est parti pour Perlépolis pour essayer d’intercepter un objet inconnu qui semblait s’en approcher rapidement. Lui et moi nous sommes séparés pour que je vienne t’aider. Je ne sais rien d’autre.

- Je vois. Végalina a essayé de nous maintenir dispersés en lançant plusieurs attaques simultanées. Phénicia, nous devons rejoindre Alcor au plus vite. Il ne pourra pas protéger la ville à lui tout seul.

- En fait il n’est pas seul. L’autre fille est avec lui. Elle a pris Fossoirak pour l’appuyer en cas de besoin … répondit-elle d’un ton laconique.

Actarus comprit rapidement que sa sœur n’avait pas oublié son altercation avec Sayaka au ranch … mais il se garda cependant de faire le moindre commentaire.

- Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, Phénicia. S’ils sont deux, ils seront en mesure de tenir nos ennemis en respect en attendant notre arrivée. J’espère que Sayaka sera à même de seconder Alcor efficacement.

- Peut-être. Mais si on est quatre, on aura plus de chances d’en venir à bout.

- Bien vu. Allons-y ! répondit-en tirant ses leviers de commande. « Récupération !!! »

Bien qu’endommagée, la soucoupe porteuse parvint à redécoller et prit de l’altitude suivant une trajectoire ascendante. Ses réacteurs se soulevèrent pour permettre à Goldorak de s’y arrimer.

- « Arrimage … Ovostable !!! »

Le siège d’Actarus repassa ensuite du poste de pilotage du robot à celui de la soucoupe en l’espace de six secondes.

- Phénicia, je pars devant. Fais au mieux pour nous rejoindre, tu veux ?

- Je te suis, répondit-elle en actionnant la post-combustion. J’espère que je n’arriverai pas trop longtemps après toi.

- Parfait. « Goldorak … Méga-mach !!! »

- « Vénusiak … maxi-puissance !!! »

Goldorak prit rapidement de la vitesse et distança le spacer jaune et rouge. Quelques minutes lui suffirent pour rejoindre la ville, distante pourtant de plusieurs centaines de kilomètres, et ses équipiers. Tout semblait calme et rien ne laissait supposer une éventuelle attaque des forces de Véga. Visiblement perplexe, Sayaka décida de contacter Alcor par radio.

- Je ne vois rien d’anormal, Alcor. Tes collègues se sont inquiétés un peu vite, on dirait.

- Ce n’est pas parce qu’on ne voit rien pour l’instant qu’il faut croire que c’est une fausse alerte. Je sais de quoi ils sont capables. Bon, on se sépare pour patrouiller. On ne sait jamais. Peut-être qu’on finira par trouver quelque chose …

- Compris ! Après tout, c’est toi qui décide … soupira-t-elle.

Alcorak et Fossoirak partirent chacun dans une direction différente. Alcor prit la direction du centre-ville, plus densément peuplé que les quartiers environnants et observa attentivement ce qui se passait au-dessous de lui : comme souvent, chacun vaquait à ses occupations sans se soucier du sort de son prochain. Les différentes voies de circulation étaient particulièrement encombrées, contrairement au métro et au réseau ferroviaire qui desservait la capitale. Les différents immeubles de bureaux et les centres commerciaux avoisinants étaient également bondés.

De son côté, après avoir survolé l’aéroport international qui avait précédemment été pris pour cible par les forces de Véga, Sayaka surveillait les différentes zones commerciales situées près des installations portuaires et n’avait jusqu’à présent rien décelé de suspect. Elle soupira tout en scrutant les alentours. Son visage changea radicalement d’expression lorsqu’elle entendit la voix d’Alcor dans son poste de pilotage.

- Sayaka, regarde sur ton écran. Je crois qu’on va avoir de quoi s’occuper …

- J’ai vu. Tu crois que c’est ce qu’on cherche ?

- J’en suis persuadé. Essaie de me rejoindre au plus vite, je risque d’avoir besoin de toi !

- Pas besoin de t’inquiéter, Alcor … J’arrive tout de suite !

La jeune fille décrocha sur sa droite et repartit en direction du centre-ville. Elle n’eut besoin que de quelques minutes pour rejoindre son équipier d’un jour. Très vite, l’antérak apparut dans leur champ de vision. Alcor fronça les sourcils et grimaça derrière son masque. « Le voilà … » songea-t-il.

Comme la plupart des appareils conçus par les ingénieurs de la Division Ruine, il se présentait sous la forme d’une soucoupe. Les deux boucliers violets qui protégeaient le monstre comportaient deux rangées de pointes acérées jaune vif, la première étant plus grande que la seconde. L’engin véghien réduisit progressivement sa vitesse avant de changer de cap pour piquer sur le quartier des affaires. Alcor fut le premier à réagir.

- Si on veut l’empêcher de tout détruire, il faut le faire dévier de sa trajectoire. C’est la seule solution !

- Comment tu comptes t’y prendre ? demanda-t-elle.

- En lui tirant dessus avec nos missiles. Avec un peu de chance, on devrait y arriver. Allez, suis-moi !

- Compris.

Les deux spacers se lancèrent à la poursuite de l’antérak qui se retrouva rapidement dans leur viseur. Alcor pressa alors les deux gâchettes situées derrière ses leviers de commande.

- « Missiles Alpha !!! »

Les deux missiles expédiés par Alcorak explosèrent au contact de l’antérak. Le jeune homme réitéra sa manœuvre quelques instants plus tard. Là encore, il atteignit son objectif … sans que cela n’ait la moindre influence sur sa trajectoire.

- Sayaka, vite ! A toi !

- Moi je veux bien … mais on tire comment avec cet engin ? Je ne sais même pas sur quel bouton appuyer ! dit-elle en essayant de garder son calme.

Elle n’eut pourtant pas le temps de tirer.

- « Planitronks !!! »

Deux disques rouges pourvus de lames acérées percutèrent violemment le monstre véghien qui partit en vrille en direction des anciennes installations portuaires. Sayaka poussa un soupir de soulagement tandis qu’Alcor esquissa un sourire : Goldorak les avait finalement rejoints.

- Et ben je suis pas mécontent de te savoir ici, vieux frère !

- Merci Alcor. On ne doit pas perdre de temps. Envoie tes missiles sur lui et vite. Il faut l’empêcher de faire trop de dégâts lorsqu’il touchera le sol, dit-il en lançant une nouvelle attaque.

- Compris !  « Missiles Alpha !!! »

- « Missiles Gamma !!! »

- « Missiles Oméga !!! »

Vénusiak fit son entrée en scène. Les deux missiles tirés par Phénicia qui se trouvait pourtant à bonne distance endommagèrent les boucliers de l’antérak qui, déséquilibré, termina sa course sur une jetée qui, par chance, était déserte. Si les Aigles avaient atteint leur premier objectif, ils savaient que le combat contre ce nouvel engin de mort ne faisait que commencer.

- Bien tiré Phénicia ! fit Alcor, admiratif.

- Je pourrai donner des cours à Sayaka si elle le souhaite, dit-elle d’un air faussement innocent.

- J’aurais fait aussi bien, voire mieux si j’avais su comment tirer ! répliqua sèchement cette dernière.

- Ça suffit toutes les deux ! Nous ne devons pas nous battre entre nous, intervint Actarus avec autorité.

Toutes deux approuvèrent silencieusement, chacune de leur côté. Elles étaient au moins d’accord sur ce point.

En dépit de la violence du choc, le robot véghien se releva sans peine et ouvrit ses boucliers protecteurs, révélant ainsi sa véritable apparence. Son corps légèrement ovoïde noir et violet comportait plusieurs triangles jaunes surlignés de rouge de taille différente peints sur ses flancs. Ses deux bras étaient d’une longueur démesurée et se terminaient par deux mains griffues pourvues en leur centre d’un orifice circulaire. A l’inverse, ses jambes pourvues de quatre lames rétractables légèrement recourbées paraissaient minuscules. La teinte générale du monstre contrastait avec le rouge éclatant de ses yeux en forme de losange et du jaune vif de sa crête composées de deux séries de pointes qui n’étaient pas sans rappeler celles qui se trouvaient à l’extérieur de ses boucliers.

- Il est moins impressionnant que les autres, remarqua Alcor, perplexe.

- Sa taille n’est peut-être pas en rapport avec sa puissance, répondit Actarus. De toute façon, il faut qu’on s’en débarrasse.

Le monstre passa à l’attaque en envoyant ses rayons oculaires sur Goldorak qui parvint les éviter. Les Aigles se séparèrent l’instant d’après et prirent chacun une direction différente pour attaquer simultanément sur plusieurs fronts. Alcorak conserva son cap initial avant de faire brusquement demi-tour.

- Celui-là, il est pour moi … dit Alcor d’un air déterminé. « Missiles Alpha !!! »

Les deux missiles tirés par Alcor explosèrent en heurtant le bouclier gauche de l’antérak qui avait anticipé son attaque. Un coup pour rien. Phénicia réagit aussitôt en tirant à son tour.

- « Missiles Oméga !!! »

Les fusées de Vénusiak ricochèrent sur son autre bouclier. Phénicia grimaça et reprit de l’altitude. Il faudrait trouver autre chose pour l’atteindre. Par chance, Sayaka, qui avait suivi la scène, actionna par réflexe le levier permettant de lancer les pyro-bombes. Elle tira à deux reprises et toucha l’antérak à la tête, ce qui le fit chuter. La jeune fille, visiblement satisfaite, esquissa alors un sourire.

- Alors, qu’est-ce que tu en penses ? Pas mal non ?

- Bien visé Sayaka … Bravo ! répondit Alcor en souriant.

- Maintenant, c’est à moi de jouer … « Transfert !!! »

Le siège d’Actarus descendit de la cabine de pilotage de la soucoupe porteuse à celle du robot en effectuant deux demi-tours consécutifs. Une fois à l’intérieur, Actarus abaissa la manette d’éjection de sa machine.

- « Autolargue !!! »

Goldorak se réceptionna au sol sans problème et se retourna pour faire face à son ennemi tandis sa soucoupe porteuse reprit de l’altitude. Ses équipiers se tenaient derrière lui, prêts à passer à l’action dès qu’il leur en donnerait l’ordre … ce qu’il fit rapidement.

- Alcor, Phénicia, essayez de l’occuper en lui tirant dessus pour le forcer à utiliser ses boucliers. Je profiterai de l’occasion pour l’attaquer de front. Sayaka, essaie de te placer derrière lui pour lui tirer dessus quand je te le dirai.

- Compris Actarus ! répondit-elle.

- Vu, on y va ! Prête Phénicia ?

- Prête, « Alcor chéri » ! répondit malicieusement la jeune fille, sachant pertinemment que Sayaka n’apprécierait guère sa remarque. C’était exactement ce qu’elle voulait.

- « Missiles Alpha !! »

- « Missiles Oméga !!! »

Les projectiles expédiés par les deux spacers explosèrent au contact des boucliers de l’antérak qui ne subirent aucun dommage. Actarus lança l’instant d’après son offensive en baissant le levier placé sur l’accoudoir droit de son siège.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre frappa l’antérak en pleine tête sans parvenir à l’endommager. Le petit orifice circulaire placé entre les deux yeux du monstre absorba l’énergie produite par Goldorak et la renvoya à son point de départ sous la forme d’un rayon laser très puissant. Surpris, le robot d’Actarus plongea sur sa gauche pour l’éviter avant de se redresser pour se remettre en position de combat. Le prince grimaça derrière la visière de son casque. Ce mécanisme de défense risquait de lui compliquer la tâche. Guère découragé, il poussa un des leviers de son panneau de commandes droit pour actionner une nouvelle arme.

- « Astéro-haches !!! »

Goldorak récupéra ses deux clavicogyres munies de leurs manches sans toutefois constituer son hallebarde. Il se mit à courir vers l’ennemi pour l’attaquer au corps-à-corps. Il lança la première dans sa direction tout en gardant la seconde en main. La machine véghienne réagit aussitôt en repoussant l’arme d’Actarus tout en utilisant ses rayons oculaires. Ces derniers creusèrent une tranchée dans laquelle Goldorak chuta.

- Actarus ! réagit Phénicia. « Delta-Lame !!! »

L’aile Delta lancée par Vénusiak ricocha à son tour sur le bouclier de l’antérak qui semblait se contenter de se défendre au lieu d’attaquer ses adversaires, un détail qui n’échappa pas à Actarus, toujours à terre. « C’est curieux … ils sont plus agressifs que ça, d’habitude … ».

- Alcor et Sayaka, attaquez-le par l’arrière. Il sera peut-être plus vulnérable de ce côté-là !

- Compris, on s’en charge ! Tu viens Sayaka ?

- Aucun problème, je te suis !

Alcorak reprit de l’altitude en emmenant Fossoirak dans son sillage. Les deux appareils firent demi-tour quelques mètres plus loin pour descendre vers leur objectif à grande vitesse.

- Tu es prête ? Il va falloir te montrer précise, Sayaka !

- Je sais ce que j’ai à faire. Il faut juste que je sache comment tirer les missiles, c’est tout !

- Appuie sur les boutons des leviers de commande, intervint Phénicia d’un air agacé. Elle n’avait aucune envie de l’aider, mais il fallait qu’elle le fît. Sayaka se montra surprise de son intervention.

- Merci Phénicia, répondit-elle d’un air satisfait.

Les deux appareils poursuivirent leur descente en maintenant leur allure. Leur cible était là, juste devant eux.

- Maintenant ! « Missiles Alpha !!! » cria Alcor avant de dégager sur sa gauche.

- Bien reçu ! « Missiles … Feu !!! » ajouta Sayaka en virant sur sa droite.

La manœuvre, pourtant parfaitement synchronisée, n’eut pas les effets escomptés : si les missiles avaient bien atteint leur objectif, ils n’avaient provoqué aucun dégât. Pire encore, l’engin véghien réagit en tirant ses rayons oculaires sur Fossoirak qui ne put les éviter. Dans son poste de pilotage, Sayaka tenta désespérément de reprendre le contrôle de sa machine, mais en vain.

- Alcor, au secours ! Les commandes ne répondent plus ! Aide-moi !

- SAYAKA !

Fossoirak toucha avec son aile droite un bâtiment désaffecté et déchira plusieurs toitures métalliques avant de terminer sa course contre le mur latéral d’un entrepôt heureusement désert. Sous la violence de l’impact, Sayaka heurta son tableau de bord avant de perdre connaissance. Un léger filet de sang apparut sur son front quelques secondes plus tard.

- SAYAKA, J’ARRIVE !

- Non Alcor, laisse-moi m’en occuper ! répondit Phénicia d’un ton sec. Reste avec Actarus et aide-le à détruire cet antérak !

- D’accord … mais fais attention à toi, je te le demande.

- Tu peux compter sur moi … ne t’inquiète pas !

Vénusiak décrocha sur sa droite pour partir à la recherche de Fossoirak. Alcor reprit de l’altitude et amorça un long virage à droite pour prendre l’antérak à revers. Celui-ci replia légèrement ses boucliers et se tourna vers Goldorak. Les deux machines n’étaient séparés que par quelques mètres. Actarus lança une nouvelle attaque.

- « Fulguro-poings !!! »

Les deux avant-bras du robot, transformés en torpilles frappèrent de nouveau les boucliers de protection sans les endommager. Constatant la présence d’Alcor derrière son adversaire, il décida de changer de tactique.

- Alcor,  on va tenter une attaque simultanée. Tiens-toi prêt à tirer quand je te le dirai !

- Je t’attends, vieux frère.

- Très bien … « Récupération !!! »

La soucoupe porteuse refit son apparition pour redescendre vers la zone de combat.

- Maintenant Alcor ! « Mégavolts !!! »

- Compris … « Mortanium !!! »

Les multiples rayons frappèrent l’antérak sans qu’il n’en souffre. Alcor reprit de l’altitude sans chercher à masquer sa déception.

- Y a rien à faire ! Il résiste à tout !

- Il ne faut pas se laisser abattre, Alcor … On doit continuer à attaquer, on finira bien par trouver son point faible.

- Je sais pas par où commencer … si tu as une idée, je suis preneur !

Actarus garda le silence, se contentant de fixer son adversaire. « Il paraît invincible … mais je suis sûr qu’il ne l’est pas … », pensa-t-il.

Un peu plus haut, poursuivant sa route à une vitesse plus que réduite, Erea suivait également le combat avec intérêt sur le petit écran de contrôle installé à sa demande en toute hâte par les membres du Groupe de Recherches Scientifiques. « Ils semblent bien occupés. C’est très bien. A moi de jouer, maintenant. Prince d’Euphor, j’arrive ! » dit-elle en souriant. Le transporteur reprit de la vitesse et n’aurait besoin que de quelques minutes pour atteindre sa destination.

De son côté, Phénicia, après s’être posée, parvint à quitter, non sans mal, son poste de pilotage pour rejoindre l’endroit où s’était échoué Fossoirak. Parcourir les quelques mètres qui la séparaient de ce qu’elle considérait comme « son » appareil sans ses béquilles et avec une cheville douloureuse ne fut pas une mince affaire pour la jeune fille. Au prix d’un effort surhumain, elle parvint à grimper sur les superstructures du spacer pour atteindre l’endroit où se trouvait Sayaka. Celle-ci était toujours inconsciente et il fallait, même si cela lui déplaisait, qu’elle la réveillât. Elle était consciente du fait qu’il ne fallait se passer d’aucune aide pour remporter la victoire.

- Hé … Sayaka ! Est-ce que tu m’entends ? demanda-t-elle en frappant du poing la vitre blindée qui protégeait le poste de pilotage.

La jeune fille reprit conscience et sursauta en apercevant Phénicia. Elle se reprit pourtant bien vite et débloqua le système d’ouverture avant de lui répondre avec virulence.

- Qu’est-ce que tu fiches ici ?

- Je suis venue voir si tu allais bien, répondit-elle sur un ton plus amical.

- Désolée de te décevoir. Celui contre qui on se bat ne m’a pas encore achevée. Tu devras encore attendre pour ça …

- Arrête de raconter n’importe quoi ! répondit-elle en haussant le ton. On a besoin de tout le monde pour repousser ces monstres, toi compris.

- Ça m’étonnerait beaucoup que tu sois venue juste pour me dire ça …

- Je me fiche de ce que tu peux penser. Je suis venue parce qu’Alcor s’inquiétait pour toi. Et tout ce qui concerne Alcor me concerne moi aussi. Si tu n’es pas fichue de comprendre ça, alors tant pis !

Pendant plusieurs secondes, elles se regardèrent avec défiance, comme lors de leur première rencontre.

- C’est à toi de décider maintenant, conclut Phénicia en reprenant la direction de son appareil.

Sayaka la regarda partir et ressentit, à cet instant, une curieuse sensation : que Phénicia vienne la retrouver après son atterrissage forcé était pour le moins inattendu et les explications qu’elle lui avait données étaient cohérentes. Vénusiak décolla devant ses yeux et repartit aussitôt à l’assaut pour aller aider Alcor et Actarus. Elle l’imita quelques instants plus tard en tirant vers elle ses deux leviers de commande. Les Aigles étaient de nouveau au complet et pourraient ainsi joindre leurs forces pour vaincre leur adversaire, ce qui n’aurait rien d’évident puisque toutes leurs tentatives précédentes avaient échoué.

- Il faut qu’on fasse quelque chose, Actarus.

- Je sais, Alcor. Je reste persuadé que c’est le dos de l’antérak qui est son point faible. Si je réussissais à passer derrière lui, ce serait plus facile !

- A quoi est-ce que tu penses ?

- Si les rayons ne peuvent pas l’atteindre, peut-être qu’une arme blanche le pourrait.

- J’ai compris. Continue à l’occuper, Actarus. Phénicia, tu es prête à me suivre ?

- Qu’est-ce que tu as derrière la tête ? demanda-t-elle.

- Tu vas vite comprendre. Suis-moi au prochain passage et prépare-toi à attaquer avec le Delta-lame quand je te le dirai !

- Très bien.

Alcorak et Vénusiak prirent de l’attitude en grimpant presque à la verticale pour redescendre à grande vitesse en direction de l’engin véghien. De son côté, Actarus lança une nouvelle attaque pour le forcer à utiliser ses boucliers protecteurs.

- « Corno-fulgur !!! »

Comme il s’y attendait, la foudre n’eut aucune prise sur ces derniers. En les utilisant, il s’était cependant découvert, présentant son dos aux autres appareils de l’escadrille. Pour Alcor, c’était le moment de vérité.

- Prête, Phénicia ?

- Je suis prête, Alcor !

- On y va ! « Victorang !!! »

- « Delta-Lame !!! »

Les deux armes frappèrent le dos du robot véghien qui se retrouva à terre. Celle d’Alcor l’avait atteint à hauteur de l’épaule gauche tandis que celle de Phénicia lui avait quasiment sectionné le bras droit. Ils n’avaient pas atteint leur objectif mais c’était un bon début. Les deux Aigles se séparèrent pour permettre à Sayaka d’attaquer à son tour.

- « Missiles … Feu !!! »

Les deux missiles tirés par Fossoirak le projetèrent à terre alors qu’il venait à peine de se redresser. Dans sa hâte, Sayaka l’avait même heurté avec son aile droite.

- Bien joué les filles ! fit Alcor en souriant. Vas-y maintenant, Actarus ! Il est à ta main !

- Avec plaisir … « Astéro-haches !!! »

Muni de sa hallebarde, Goldorak prit appui sur ses jambes et fit un saut d’une dizaine de mètres pour ensuite la lancer sur son adversaire. A peine s’était-il retrouvé en position qu’il fut atteint par un rayon mauve de forte puissance qui le fit chuter lourdement. Sous l’effet du choc, le casque d’Actarus frappa violemment le dossier de son siège. « Argh ! D’où est venu ce rayon ? » se demanda-t-il. La réponse tomba quelques instants plus tard … lorsqu’il aperçut le transporteur contenant le symbiorak d’Erea.

Celui-ci tira une seconde fois dans sa direction tout en poursuivant sa route en direction du centre-ville sur une trajectoire descendante. S’il venait à s’y écraser, les conséquences seraient catastrophiques et Actarus le savait. Il fallait agir et vite.

- Alcor, Sayaka, Phénicia … Essayez de faire dévier la trajectoire de cet engin comme vous le pourrez !

- Entendu ! reprirent-ils en chœur.

Les trois Aigles se lancèrent aussitôt à la poursuite de l’engin véghien. Alcor avait pris les devants et savait pertinemment ce qui se cachait à l’intérieur. « C’est encore un des engins de mort de Végalina ! Si on réussit pas à l’arrêter, on est mal … » murmura-t-il.

- Attaque simultanée, les filles ! « Missiles Alpha !!! »

- Compris ! « Missiles Oméga !!! »

- « Missiles … feu !!! » conclut Sayaka.

Les spacers tirèrent plusieurs salves sans que le transporteur n’en souffre. Celui-ci garda son cap tout en prenant de la vitesse. Sans se poser de question, Alcor quitta la formation et descendit en piqué en poussant ses moteurs au maximum pour tenter de lui couper la route, le tout sous les yeux médusés de ses deux partenaires.

- Alcor, qu’est-ce que tu fiches ? hurla Phénicia.

- Je vais essayer de lui couper la route avec Alcorak … j’espère que ça suffira !

- C’est suicidaire ! Tu es complètement cinglé !

- Elle a raison Alcor ! répondit Sayaka. Ne fais pas ça !

Le jeune homme, visiblement déterminé, ne répondit pas. « De toute façon, il est trop tard pour reculer maintenant ! », songea-t-il en tenant fermement ses leviers de commande et pleinement conscient que sa tentative avait toutes les chances d’échouer. Qu’importe. Il voulait quand même essayer. Mal lui en prit.

Alcorak frappa violemment le transporteur et partit en vrille pour aller s’encastrer dans un des immeubles du quartier des affaires quelques dizaines de mètres plus loin. Le choc fut particulièrement rude puisque les trois derniers étages qui supportaient le petit héliport et refermaient les réservoirs d’eau destinés à lutter contre d’éventuels incendies et de multiples locaux techniques inaccessibles aux occupants furent sévèrement endommagés. De nombreux débris chutèrent sur le parvis. Le nez du spacer endommagea plusieurs cages d’ascenseur et la vitre pourtant blindée qui protégeait le poste de pilotage se brisa. Le casque d’Alcor heurta violemment son tableau de bord. Celui-ci perdit connaissance quelques instants plus tard.

Dans le même laps de temps, l’engin véghien termina sa course sur le toit d’un centre commercial habituellement très fréquenté. Les six niveaux du bâtiment s’effondrèrent les uns sur les autres comme un château de cartes dans un bruit assourdissant. Les bâtiments voisins furent également impactés à des degrés divers. De nombreuses vitres éclatèrent et de multiples explosions plus ou moins violentes se firent entendre dans les sous-sols, causant de grands panaches de fumée grise. Tout ne fut plus que chaos.

- ALCOR ! hurla Phénicia sans chercher à retenir ses larmes. ACTARUS, AU SECOURS !

Elle ne pouvait pas concevoir ce qui venait de se passer. Elle dégagea immédiatement sur sa droite pour essayer d’aller se poser à proximité du lieu de l’accident. Sayaka ne pouvait également se détourner de cette vision d’horreur. Elle aussi avait les larmes aux yeux.

Actarus était de son côté en mauvaise posture. L’antérak s’était jeté sur lui et avait à présent l’avantage. Les lames tranchantes qui lui servaient de membres inférieurs avaient déjà commencé à percer le blindage de ses jambes, alors que ses boucliers tournaient à présent sur eux-mêmes. Les pointes acérées situées sur leur pourtour commençaient également à attaquer les bras et les épaules du robot. Il lui était impossible de se dégager. Actarus regarda à sa gauche et fixa la fameuse trappe contenant le petit bouton rouge qui lui avait sauvé la vie lors du combat qu’il avait livré contre Erea. Devait-il l’utiliser ? Il ne le savait pas. « Si jamais je prends ce risque, je serai trop affaibli pour rejoindre les autres … que faire ? ».

C’est à cet instant qu’il entendit successivement l’explosion provoquée par le transporteur et le message de détresse lancé par Phénicia. Le ton qu’elle employa fut sans équivoque.

- Phénicia ! Phénicia je t’entends … Parle-moi !

- JE DOIS Y ALLER ! JE DOIS LE SAUVER, TU ENTENDS ?

- Garde ton calme ! Que s’est-il passé ?

La jeune fille ne répondit pas. Sayaka se manifesta quelques secondes plus tard.

- Alcor a tenté une manœuvre désespérée pour dévier la course de l’engin qui nous est passé devant … Et ça n’a pas marché ! Son appareil s’est écrasé !

- Bon sang … jusqu’où ces monstres seront-ils capables d’aller dans l’horreur ? Phénicia, est-ce que tu m’entends ? PHÉNICIA !

Pas de réponse.

- Il faut que je me débarrasse de ce monstre et vite. « Corno-fulgur !!! »

La foudre frappa l’antérak à la tête. Celle-ci absorba une nouvelle fois l’énergie émise par Goldorak pour la renvoyer à son point de départ. Le prince ne put réprimer un hurlement de douleur.

- Tu ne m’auras pas … Je continuerai à me battre aussi longtemps qu’il le faudra, jura-t-il en grimaçant. « Opto-Fisseur !!! ».

Les rayons émis par les yeux du robot atteignirent leur cible, empêchant ainsi l’engin véghien de répliquer. Celui-ci fut atteint quelques instants plus tard par une autre arme énergétique autrement plus puissante que celle précédemment utilisée par Actarus.

- « THUNDER BREAK !!! »

L’antérak se redressa en essayant vainement de se protéger face à cet assaut inattendu venu de l’extérieur. Scramble Dash ouvert, Great Mazinger se tenait juste derrière lui en position stationnaire, l’index de sa main droite toujours levé vers le ciel.

- Maintenant ! « Clavicogyres !!! »

Les deux faux tranchantes sectionnèrent les deux bras du robot qui s’écrasèrent au sol. Privé de ses seuls moyens de défense et face à deux adversaires tout aussi forts que lui, il était désormais en (très) mauvaise posture.

- « Rétro-Laser !!! »

Les restes de l’antérak furent propulsés en l’air à bonne distance. Tetsuya se fit un plaisir de terminer le travail en lançant une ultime attaque.

- « Breast Burn !!! » (Bresto Barn !)

Le puissant rayon calorifique envoyé depuis la plaque thoracique du robot les fit littéralement fondre. Goldorak se redressa péniblement et regarda les restes encore fumants de l’antérak avant de se tourner vers Great Mazinger.

- Je crois que je suis arrivé à temps, Actarus !

- Merci pour ton aide, Tetsuya. Sans toi, je n’aurais peut-être pas réussi à vaincre ce monstre. Maintenant, il faut faire vite. Il n’y a pas une seconde à perdre !

- J’ai saisi. Je suppose que c’est en rapport avec ce qui se trouve juste devant nous ?

- Exactement … et les nouvelles ne sont pas particulièrement rassurantes. Alcor a essayé de s’interposer mais il n’y est pas arrivé. D’après ce que m’en a dit Sayaka, il aurait percuté un immeuble. Phénicia a essayé de le contacter mais il n’a pas répondu à ses appels.

- C’est inquiétant, répondit-il. J’espère qu’il n’a rien. En tout cas, on va s’occuper de cet engin. Je t’emmène jusque là-bas. Tâche de ne pas me manquer.

- Vas-y.

- Très bien … « Scramble Dash !!! »

- « Cabré !!! »

Great Mazinger déploya son aile rétractable et prit son envol pour se rendre sur les lieux du drame. Goldorak se mit à courir et se propulsa dans les airs pour saisir les deux mains que le robot de Tetsuya lui tendait. Ils n’eurent besoin que d’une poignée de secondes pour arriver à destination. Les deux jeunes gens gardèrent le silence devant ce triste spectacle : tout n’était que ruines autour d’eux. Quant au transporteur, qui arborait sur ses flancs l’emblème de la Division Ruine, il était à peine endommagé : seules quelques fissures, très certainement causées par l’impact contre le toit du centre commercial, étaient visibles.

Pour eux, aucun doute n’était possible : le véritable combat qu’ils allaient devoir mener ne faisait que commencer …





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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Dim 27 Jan 2019 - 13:46

Eh bien la situation n'est pas brillante pour nos amis !!! Pourvu que Alcor n'ait pas trop souffert tout de même! De plus si le centre commercial était ouvert à ce moment je n'ose imaginer le nombre de victimes ! affraid affraid affraid

Petit clin d'oeil Wink un moyen de transport inédit pour Goldorak ? Cela me rappelle une scène du film avec le Dragosaure (ou Dragonosaure) avec les robots féminins !

lol!


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Perosia

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Dim 27 Jan 2019 - 20:11

Un combat intense ! La division ruine y met les moyens. affraid affraid

Ils ne seront pas de trop avec toute l'équipe et les robots. pale pale pale

Merci Kimi. cheers cheers
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Dim 27 Jan 2019 - 21:46

Gurendaizä a écrit:
Eh bien la situation n'est pas brillante pour nos amis !!!

=> C'est le moins qu'on puisse dire ...

Gurendaizä a écrit:
Pourvu que Alcor n'ait pas trop souffert tout de même!

=> Il nous a fait un "remake" de l'épisode #37 "Une étoile est morte" quand il a percuté le golgoth pour sauver Mizar et Vénusia. C'est un petit clin d'oeil parce que notre ami a parfois des réactions inattendues ... comme jouer les kamikazes !

Gurendaizä a écrit:
De plus si le centre commercial était ouvert à ce moment je n'ose imaginer le nombre de victimes ! affraid  affraid  affraid

=> Il n'était pas ouvert au public mais il y avait quand même un grand nombre de personnes à l'intérieur, ce qui laisse présager effectivement de nombreuses victimes ...

Gurendaizä a écrit:
Petit clin d'oeil  Wink  un moyen de transport inédit pour Goldorak ?    Cela me rappelle une scène du film avec le Dragosaure (ou Dragonosaure) avec les robots féminins !

=> Tiens, je n'y avais pas pensé ! Ca me semblait normal de voir Great transporter Goldorak vu qu'il ne peut pas voler par ses propres moyens ... mais c'est vrai que ça rappelle vraiment la scène ou Dianan A s'accroche à Venus A dans le film ...

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mar 29 Jan 2019 - 22:33

Gurendaizä a écrit:
Eh bien la situation n'est pas brillante pour nos amis !!!  

C'est le moins que l'on puisse dire et le pire c'est que le combat est loin d'être terminé.

Moi aussi, j'espère qu'Alcor n'a rien de grave.

Courage à vous les Aigles !!!

Merci Kimi-san.
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 30 Jan 2019 - 8:03

Perosia a écrit:
Un combat intense ! La division ruine y met les moyens. affraid affraid

=> Ils peuvent se le permettre. C'est quelque chose que j'aurais aimé voir dans la série puisqu'à l'exception de l'ultime raid mené par Hydargos avec trois appareils, le schéma immuable "un épisode / un ennemi" est respecté, à quelques exceptions près.

Perosia a écrit:
Ils ne seront pas de trop avec toute l'équipe et les robots. pale pale pale

=> L'arrivée de Great Mazinger suffira-t-elle pour leur permettre de remporter le combat ? Rien n'est moins sûr ...

hikaru a écrit:
Gurendaizä a écrit:
Eh bien la situation n'est pas brillante pour nos amis !!!

C'est le moins que l'on puisse dire et le pire c'est que le combat est loin d'être terminé.

=> Tout juste, ma chère Hikaru ! Et la nouvelle venue est bien décidée à faire payer aux Aigles son échec précédent ...

hikaru a écrit:
Moi aussi, j'espère qu'Alcor n'a rien de grave.

=> Vous connaissez notre ami Alcor : imprévisible et capable de tout. Reste à savoir s'il n'a pas été trop loin cette fois-ci ...

hikaru a écrit:
Courage à vous les Aigles !!!

=> Ils en auront besoin !

Perosia a écrit:
Merci Kimi. cheers cheers

hikaru a écrit:
Merci Kimi-san.

=> Ce serait plutôt à moi de vous remercier. Sans vous, je n'en serais pas là. La suite arrive ! Un peu de patience, donc ...

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mar 5 Fév 2019 - 22:25








La Jeep roulait à une allure soutenue sur la route qui conduisait au Centre de recherches spatial. A son volant se trouvait un homme particulièrement pressé. Comme bon nombre de ses concitoyens, il avait vu à la télévision les images en provenance de Perlépolis montrant le combat entre la Patrouille des Aigles et les nouvelles machines de mort envoyées sur Terre par la Division Ruine. Il avait suivi, en direct, l’évolution de la situation à la radio. Cela faisait à présent plus de trois heures qu’il avait quitté le lieu où il avait décidé de se retirer pendant quelques jours comme chaque année, espérant secrètement avoir suffisamment de temps pour se consacrer à cette tâche qui lui était bien pénible. Ce ne fut pas le cas. Son devoir passait avant toute chose. La peine qu’il éprouvait viendrait plus tard.

La voiture franchit portique délimitant l’accès au Centre et vint se garer sur l’aire de stationnement extérieure. Il en descendit rapidement et, après avoir débloqué le volet roulant extérieur qui protégeait la double-porte vitrée, pénétra à l’intérieur du bâtiment principal pour rejoindre, en courant, la salle des commandes. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas dû fournir un tel effort. Lorsque la double-porte automatique s’ouvrit, tous les regards convergèrent dans sa direction : le professeur Procyon fit alors son entrée et, après avoir jeté un bref coup d’œil en direction de ses assistants, prit ensuite place sur son siège avant de presser successivement plusieurs boutons de son pupitre de commande pour se faire une idée plus précise de la situation.

Son regard s’assombrit lorsqu’apparurent les premières images sur l’écran panoramique : des bâtiments en ruine aux vitres brisées, des débris en tout genre, des blocs de béton calcinés, des barres de fer tordues, des véhicules retournés, des chaussées défoncées et de multiples panaches de fumée s’échappant d’un peu partout. Les pompiers et les forces de l’ordre faisaient tout ce qu’il était possible de faire pour venir en aide aux victimes qui se comptaient déjà par dizaines. La silhouette massive du transporteur véghien qui s’était écrasé délibérément sur le centre commercial était clairement visible. Face à lui se tenaient Goldorak et Great Mazinger. Exception faite de Fossoirak qui était resté en vol stationnaire, les autres Aigles n’étaient pas visibles. « Bon sang … c’est encore pire que je ne l’avais imaginé … », songea-t-il.

Il se leva de son siège et se tourna vers Vénusia, Rigel, Mizar et Shirô. Ce fut la jeune femme parla la première.

- Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre présence nous rassure professeur, dit-elle, visiblement soulagée de le savoir parmi eux.

- Je suis sincèrement désolé de ne pas vous avoir rejoints plus tôt. Je n’aurais pas dû m’absenter de cette façon et j’aurais dû prévoir que la Division Ruine ne nous laisserait aucun répit. Où en sommes-nous exactement ?

- Les images parlent d’elles-mêmes, répondit Cochir visiblement inquiet. Les dégâts sont très importants et nous n’avons pas réussi à joindre Actarus et les autres.

- Nous devons poursuivre nos efforts. Peut-être finiront-ils par nous entendre ou nous contacter. Y a-t-il autre chose ?

- Actarus et Tetsuya ont réussi à détruire le premier antérak, professeur. Mais Alcor, Phénicia et Sayaka n’ont pas pu empêcher cet engin de s’abattre en pleine ville, répondit Vénusia. Depuis, plus rien …

- Tu penses qu’ils vont s’en sentir, oncle Procyon ? questionna Mizar en le regardant attentivement.

- Je l’espère. Ce combat risque d’être difficile. Si cet engin referme comme je le suppose un nouveau monstre identique à ceux que nous avons précédemment affrontés, nos ennuis ne font que commencer …

La radio se mit à grésiller. Même si la liaison était mauvaise, Procyon poussa un soupir de soulagement. Quelqu’un cherchait à entrer en contact avec le Centre.

- Antarès, essayez de maintenir la communication … dit-il en s’adressant à ce dernier.

- Bien, professeur. Je vais faire de mon mieux, répondit-il.

La voix se fit plus nette. Le scientifique reconnut la voix d’Actarus.

- J’appelle le Centre, j’appelle le Centre … Est-ce que vous me recevez ? J’appelle …

- Ici Procyon, je t’entends Actarus !

- Enfin te voilà, père ! Où étais-tu ?

- Nous reparlerons de tout ça plus tard, si tu veux bien. Où en êtes-vous ?

- La situation n’est pas brillante. Nous avons détruit un antérak mais nous n’avons pas pu empêcher le transporteur de s’écraser.

- Tu es sûr qu’il s’agit d’un transporteur ?

- J’en suis persuadé. Il s’agit sûrement d’un antérak similaire à ceux que nous avons déjà affrontés.

- C’est bien ce que je craignais. Et pour les autres ?

- Tetsuya est venu nous prêter main-forte avec Great Mazinger et Sayaka est aux commandes de Fossoirak. Pour le reste …

- Qu’est-ce que tu veux dire, Actarus ? demanda Vénusia, troublée.

- D’après ce que je sais, Alcor a essayé de couper la route du transporteur mais il n’y est pas parvenu et il s’est écrasé quelque part près d’ici. Je ne sais rien de plus. Phénicia est partie à sa recherche et j’ai essayé de la joindre plusieurs fois … sans résultat.

- Hmm je vois. Continue à l’appeler. Nous allons en faire autant de notre côté et envoyer quelqu’un sur place pour savoir exactement ce qu’il en est. Si Alcor est blessé, nous devons impérativement lui porter secours.

- Bien compris. Je te tiens au courant.

La communication s’interrompit. Procyon se leva de son siège et fit signe à Cochir de venir le rejoindre. Il fouilla dans la poche intérieure de sa veste pour en sortir une petite fiche sur laquelle il avait griffonné à la va-vite un nom et un numéro de téléphone.

- Cochir, tâchez de joindre le docteur Yasabi chez lui. Voici ses cordonnées. Dès que vous l’aurez contacté, passez le prendre avec la navette pour vous rendre à Perlépolis dans les plus brefs délais. Profitez-en pour passer également à la banque du sang. Nous ne devons négliger aucun détail.

- Oui professeur. Je m’en occupe tout de suite.

- Laissez-moi y aller aussi, professeur. Ils auront peut-être besoin de moi, proposa Vénusia.

- Il vaut mieux que tu restes ici, Vénusia. Nous ne savons pas ce qui nous attend là-bas et à quels dangers nous pouvons être confrontés. Il est inutile de prendre des risques supplémentaires.

- Oui, vous avez raison, fit-elle en baissant les yeux.

Le technicien quitta la pièce pour rejoindre l’aire de stationnement extérieure où se trouvait la navette. Il s’installa derrière le volant et démarra peu après pour récupérer le docteur Yasabi et rejoindre Perlépolis.

Sur place, la situation était surréaliste puisque le transporteur ne montrait aucun signe d’activité. Dans le poste de pilotage du symbiorak, Erea scrutait attentivement les réactions de ses adversaires, attendant le moment propice pour attaquer. Ce n’était pas dans ses habitudes. En temps normal, elle prenait toujours l’initiative … mais pas cette fois. « Je suis curieuse de voir comment tu comptes t’y prendre à présent, prince d’Euphor … », dit-elle en prenant en main ses deux leviers de commande.

Celui-ci ne savait pas quoi penser. Cette absence de réaction était suspecte et la situation présente n’était pas sans lui rappeler celle à laquelle lui et ses équipier avaient été confrontés il y a un peu plus d’un maintenant : le même cadre urbain, le même genre de transporteur renfermant l’un des monstres les plus terrifiants qu’il ait jamais vu. C’était un mauvais souvenir. La voix de Tetsuya résonna dans son cockpit quelques secondes plus tard.

- Actarus, qu’est-ce qu’on fait ? On ne va pas rester là sans rien faire ! dit-il, impatient de passer à l’action.

- Il ne sert à rien de s’impatienter et d’agir sans réfléchir, Tetsuya. On ne sait pas à quoi on a affaire et on doit agir avec prudence.

- Attends un peu … on va le savoir tout de suite ! « Atomic Punch !!! »

L’avant-bras droit du robot partit en vrille et frappa le transporteur sans causer le moindre dommage avant de revenir à son point de départ. Le jeune homme grimaça. Détruire cet engin ne serait pas aussi facile qu’il l’avait envisagé.

- Il faut qu’on réussisse à forcer ce blindage, Actarus.

- Si on ne peut pas le percer, essayons de le faire fondre. Attaquons-le aux rayons en essayant de viser si possible au même endroit.

- Vu. Allons-y !

Actarus fit pivoter son levier de commande gauche vers l’extérieur pour faire appel à sa soucoupe porteuse.

- « Récupération !!! »

La soucoupe porteuse refit son apparition et piqua dans leur direction.

- Prêt à attaquer ?

- Quand tu veux !

- Très bien … « Mégavolts !!! »

Tandis que les rayons acides émis par la soucoupe porteuse tentaient de dissoudre le blindage du transporteur, Great Mazinger déploya son Scramble Dash et prit son envol pour se stabiliser quelques centaines de mètres plus haut. Il s’agissait à présent de viser juste.

- « Breast Burn !!! » (Bresto Barn !)

Le rayon émis par la plaque thoracique du robot frappa le transporteur de plein fouet. Sous l’effet de la chaleur, le blindage commença à se fendiller. A l’intérieur du Brain Condor, Tetsuya esquissa un sourire de satisfaction. « Ça y est … on y presque ! ». De son côté, Actarus conserva l’un des doigts de sa main droite sur le bouton de son accoudoir droit pour garder son arme en fonction. « Très bien … continue ! ». Face à eux, Erea lâcha ses deux leviers de commande pour poser ses mains sur les écrans tactiles placés sur son tableau de bord tout en pressant deux des quatre pédales fixées au fond de sa cabine. Plusieurs témoins lumineux se mirent à clignoter et, à l’extérieur, la température du blindage se mit à grimper progressivement.

Ce détail n’échappa pas à Procyon qui suivait attentivement la scène depuis la salle des commandes. Il se tint le menton et fronça les sourcils tout en observant attentivement le transporteur. Et si ce n’était pas un antérak comme tous le supposaient ? Et s’il s’agissait d’une bombe au lasernium similaire à celle qui aurait pu raser la ville quelques temps plus tôt et qui aurait fait des milliers de victimes si les Aigles n’étaient pas intervenus ? Dans son esprit, cette hypothèse était bien réelle et il se devait d’en faire part à Actarus et à ses équipiers.

- Actarus, est-ce que tu me reçois ?

- Oui père, que se passe-t-il ?

- Vous devez immédiatement stopper votre attaque !

- Pourquoi professeur ? demanda Tetsuya. Nous sommes presque venus à bout de ce fichu blindage ! On y est presque !

- Tetsuya a raison, père. Explique-nous.

- Ce n’est peut-être pas un antérak qui se cache à l’intérieur contrairement ce que nous supposons. Il peut très bien s’agir d’une autre chose !

- Tu penses qu’il pourrait s’agir d’une bombe ou de quelque chose d’approchant ? réagit Actarus, soudainement inquiet.

- C’est possible. Je ne sais pas si tu l’as constaté de ton côté, mais la température extérieure du blindage de cet engin augmente de façon exponentielle depuis quelques minutes et elle continue de grimper. Il y a de fortes chances pour qu’il explose d’une minute à l’autre. Vous devez quitter les lieux pour ne pas être pris par l’explosion !

- Mais père, on ne peut pas faire ça ! En admettant que tu aies raison et qu’il s’agisse bien d’une bombe, elle risque de détruire la ville toute entière !

- Je sais que c’est difficile à admettre … mais je ne vois pas ce que nous pouvons faire pour l’en empêcher. Actarus, est-ce que tu as une idée ?

- Il n’existe qu’une seule solution : l’emmener loin d’ici et le plus vite possible.

- Tu ne pourras jamais soulever ou déplacer ce transporteur seul. Il est aussi grand et tout aussi lourd que Goldorak. Et même si tu y parvenais, tu ne pourrais pas l’emmener assez loin pour l’empêcher de tout détruire !

- Je sais que c’est risqué mais si nous voulons sauver la ville et ses habitants, nous ne pouvons pas faire autrement.

- Actarus a raison, professeur. Si nous nous y mettons à deux, nous avons une chance d’y arriver ! ajouta Tetsuya.

La communication s’interrompit quelques secondes plus tard. Procyon se leva de son siège et ferma les yeux pendant quelques instants en prenant appui sur son pupitre. Tous ceux qui entendirent les explications d’Actarus et de Tetsuya réalisaient la gravité de la situation, à commencer par Vénusia. Celle-ci se leva à son tour sans chercher à retenir ses larmes.

- Ils ne peuvent pas faire ça ! ILS NE PEUVENT PAS FAIRE ÇA !

- Je ne partage par leur opinion … mais ils sont mieux placés que nous pour savoir ce qu’il faut faire. Je ne peux pas m’opposer à leur volonté.

- Vous devez les en empêcher ! Je ne veux pas qu’il leur arrive malheur. EMPECHEZ-LES DE FAIRE ÇA !

Le scientifique baissa la tête et serra le poing droit. Les craintes de Vénusia étaient tout à fait légitimes. Elle s’avança vers lui, visiblement désespérée.

- Faites quelque chose ! Je vous en …

Vénusia ne termina pas sa phrase et s’effondra, inconsciente : la pression avait été trop forte et elle ne l’avait pas supportée. Mizar, Shirô et Rigel se précipitèrent vers elle, bien vite suivis par Procyon.

- Non ! Vénusia … ma petite fille ! Réponds-moi ! implora le vieil homme avant de se tourner vers Procyon. Celui-ci réagit aussitôt.

- Nous devons la transporter immédiatement en salle de soins ! Antarès, il nous faut un brancard et vite ! Dépêchez-vous !

- Oui tout de suite.

Il quitta la pièce en courant et revint quelques minutes plus tard avec le brancard en question. Procyon y déposa e corps inanimé de Vénusia en prenant de multiples précautions et rejoignit la salle de soins. Mizar et Rigel lui emboîtèrent le pas, contrairement à Shirô, resté sur place et inquiet quant à la situation d’Alcor dont tous étaient sans nouvelles.

La situation était tout aussi problématique dans les étages supérieurs de l’immeuble dans lequel Alcorak s’était écrasé. Plusieurs colonnes de soutien étaient endommagées et nombre de faux-plafonds s’étaient effondrés, laissant apparaître des dizaines de câbles électriques et de canalisations diverses. Malgré ses 90 tonnes, Vénusiak parvint à se pose sur le toit sans trop de difficultés. Phénicia coupa ses moteurs et quitta son cockpit pour se retrouver à terre quelques instants plus tard. Sa cheville la faisait souffrir et elle eut besoin de plusieurs minutes pour rejoindre le local technique qui permettait, en franchissant deux portes blindées, d’accéder aux escaliers de secours et donc aux étages inférieurs. Par chance, ces dernières étaient ouvertes.

S’accrochant aux rambardes de sécurité comme elle le pouvait, elle parvint à atteindre l’étage voulu. Lorsqu’elle ouvrit la porte coupe-feu, elle aperçut distinctement le spacer blanc et rouge quelques dizaines de mètres devant elle. A première vue, il ne semblait pas sérieusement endommagé mais c’était là le cadet de ses soucis. Une seule chose comptait à ses yeux : l’état de santé de son pilote.

La douleur était telle qu’elle dut poser plusieurs fois un genou à terre avant de se remettre en route. « Allez ! Relève-toi et ne pense pas à la douleur. Fais-le pour Alcor … », pensa-t-elle pour se donner du courage. Et c’est presque en rampant qu’elle parvint à le rejoindre. Elle se releva en prenant appui sur le blindage de l’appareil et tenta plusieurs fois de grimper sur le fuselage pour atteindre le poste de pilotage où demeurait son équipier. Celui-ci n’avait toujours pas repris connaissance. Sa combinaison était déchirée en plusieurs endroits, la visière de son casque était abîmée et il avait été blessé au front. Les marques de sang séché étaient clairement visibles.

- Alcor ! Alcor ! Si tu m’entends réponds-moi !

Pas de réponse. Elle posa sa main sur son épaule et le fit bouger légèrement.

- Allez ! S’il te plaît réponds-moi !

Elle s’escrima plusieurs fois … mais sans le moindre résultat. Elle commençait à perdre espoir. « Non ! Je ne peux pas le croire ! Ca n’est pas possible ! Dites-moi que je ne suis pas arrivée trop tard ! ». Elle ne pouvait concevoir cette possibilité. Il fallait continuer, encore et encore, jusqu’à ce qu’il rouvre les yeux. « Je dois y arriver … Il le faut ! » s’adjura-t-elle. Sa dernière tentative fut la bonne.

Alcor releva la tête et se redressa avec peine. Incapable de retenir ses larmes et sans se poser de question, elle se jeta à son cou et l’embrassa à pleine bouche, visiblement soulagée de le savoir en vie. Il n’opposa aucune résistance malgré un cou douloureux. Il réalisa les efforts qu’elle avait consentis pour le rejoindre et cela l’avait profondément touché.

- Tu es vivant … Tu sais que tu m’as fait une belle peur ? fit-elle en s’essuyant les yeux.

- J’en doute pas. J’ai bien cru que cette fois, j’y aurais droit …

- On s’en fiche. La seule chose qui compte, c’est que tu sois en vie. Rien n’est plus important que ça. Pour nous tous … et surtout pour moi.

- C’est gentil de me dire ça … surtout après la bêtise que j’ai  faite …

- Tu sais très bien jusqu’où je pourrais aller, « mon cher Alcor ». Enfin non, je voulais dire « Alcor chéri ». Je sais que tu détestes que je t’appelle comme ça.

- Tu as bien retenu ta leçon, « petite peste » ! En fait non … je ne voulais pas t’appeler comme ça et je n’ai pas à le faire. Et ce coup-ci, je l’ai mérité …

- Oublie tout ça … Comment est-ce que tu te sens ?

- J’ai mal partout. Je n’arrive pas à bouger les jambes et mon poignet gauche doit être dans un sale état.

- Tu l’as dit toi-même. Tu aurais pu y rester. C’était complètement irresponsable, ce que tu as fait.

- Je sais. Mais sur le coup, c’est la seule chose qui m’est venue à l’esprit. Je sais que c’était pas très adroit de tenter un truc pareil mais il fallait que je le fasse. Je pouvais pas faire autrement …

- Il faut que tu reçoives les premiers soins. Pas question que je te laisse ici dans ton état.

- Non Phénicia. Ne fais rien pour l’instant. Je préfère que tu appelles Actarus ou le Centre pour leur dire que je suis encore entier. Je suis sûr que le professeur nous enverra une équipe médicale par la suite …

- Tu as raison. Je m’en occuperai dès que je serai remontée à bord de Vénusiak. Reste tranquille  et ne fais pas d’efforts inutiles, s’il te plaît. Je reviendrai dès que je le pourrai.

Alcor acquiesça et la regarda s’éloigner en boitant. Comme à l’aller, elle eut besoin de plusieurs minutes pour emprunter les escaliers, accéder au toit de l’immeuble et grimper à bord de sa machine. Elle grimaça en s’installant à bord de son poste de pilotage mais s’empressa de contacter ses équipiers et le Centre par radio.

- Ici Phénicia. Appel à tous. Si quelqu’un m’entend, répondez-moi !

- Ici Actarus. Je t’écoute, Phénicia.

- Ici le Centre. Nous te recevons également, Phénicia. Est-ce que tu as réussi à retrouver Alcor ?

- Oui professeur. Il est conscient et il dit qu’il va bien mais je n’en suis pas certaine. Il faut que quelqu’un lui vienne en aide et vite …

- Ne t’inquiète pas. Nous avons déjà pris toutes les dispositions nécessaires. Cochir et le docteur Yasabi sont en route et ils devraient plus trop tarder. En attendant, peux-tu nous dire où il se trouve exactement ? Cela nous fera gagner du temps.

- Il s’est écrasé dans l’un des immeubles situés à proximité du Centre commercial où s’est échoué le transporteur et il doit encore se trouver à bord d’Alcorak en ce moment.

- Très bien. Est-ce que tu sens capable  d’aider Actarus et les autres ? Je sais que ton état de santé n’est pas très brillant lui non plus.

- Ma cheville me fait très mal mais je me sens suffisamment bien pour piloter. Je pars tout de suite. Prévenez-moi lorsque les secours seront arrivés. Je vous le demande.

- Très bien. Actarus, est-ce que tu nous as entendus ?

- Oui père. Phénicia, fais de ton mieux pour nous rejoindre.

- D’accord.

La communication s’interrompit. Actarus poussa un soupir de soulagement sous son casque tout en essayant de soulever le transporteur contenant le symbiorak d’Erea avec l’aide de Great Mazinger. Les effets de la chaleur se faisaient déjà sentir dans les postes de pilotage respectifs des deux robots. Le thermomètre installé à bord de Goldorak indiquait désormais plus de 75 degrés et deux des écrans de contrôle avaient cessé de fonctionner. Conscient de la précarité de la situation, le prince tira de toutes ses forces les leviers de commande pour tenter de parvenir à ses fins. « Allez Goldorak, allez ! Tu peux et tu dois réussir ! », dit-il comme pour encourager sa machine. Les aiguilles des trois jauges qui indiquaient le niveau d’énergie disponible commençaient à baisser dangereusement.

- Tetsuya, où est-ce que tu en es ?

- J’ai réussi à le soulever mais je manque de puissance. La température du blindage continue à monter et je ne suis pas sûr que le nouveau super-alliage Z puisse tenir encore longtemps … il faut agir et vite !

- J’ai compris. Si on réussit à le soulever et à le jeter à l’eau, cette bombe fera moins de dégâts quand elle explosera. C’est risqué mais ça mérite d’être tenté.

- Je suis d’accord. Je vais essayer de décoller. Tiens-toi prêt !

- Je t’attends.

- « Scramble … Dash !!! »

Great Mazinger déploya ses ailes rétractables, déclenchant immédiatement les deux réacteurs qui y étaient rattachés. Une fois ces derniers en fonction, Goldorak fléchit les genoux et prit impulsion sur ses jambes pour se projeter en l’air. Actarus fronça les sourcils derrière la visière de son casque, sachant pertinemment qu’il ne pourrait, compte-tenu de son autonomie en vol plus que limitée, pas dépasser 350 mètres de haut. Seul le jumelage avec l’un des appareils de la Patrouille des Aigles lui permettait de combler ce handicap, ce qui relevait de la mission impossible puisqu’Alcor était hors de combat, Phénicia incapable d’exploiter pleinement sa machine et Sayaka disposant d’un appareil complètement inadapté pour mener à bien cette manœuvre plus que délicate.

Observant les efforts désespérés des deux robots pour soulever son transporteur depuis son poste de pilotage, Erea ébaucha un sourire. « L’idée était bonne … mais inutile. Il est temps de passer aux choses sérieuses, maintenant ! » dit-elle en pressant l’un des boutons placés entre ses deux écrans tactiles. Ce geste anodin ne resterait pas sans conséquences, bien au contraire. Parvenu à une hauteur d’environ 200 mètres, l’engin véghien explosa en expédiant une impressionnante quantité de débris dans plusieurs directions.

La déflagration fut si forte que Goldorak et Great Mazinger furent projetés à plusieurs centaines de mètres de distance. Tetsuya lâcha ses leviers de commande et poussa un hurlement de douleur avant d’essayer de reprendre le contrôle de sa machine … en vain. « Bon sang ! Je ne le contrôle plus ! » grogna-t-il en manipulant les commandes et les interrupteurs de son tableau de bord sans résultat. Il n’y avait rien à faire … si ce n’est se préparer au choc car l’impact contre le sol serait particulièrement violent.

- Vite … « Scramble OFF !!! »

Great Mazinger replia ses ailes avant de s’abattre violemment sur le toit d’un entrepôt de stockage, détruisant le toit et faisant s’effondrer trois des quatre murs porteurs avant de rebondir sur une autre construction pour finalement terminer sa course sur le pont d’un cargo amarré au bout de la jetée voisine, lui causant de sérieux dommages. La coque du navire se fendit verticalement en quelques secondes avant que celui-ci ne se rompe en deux parties. Le robot perdit dans la foulée son bras gauche et ses membres inférieurs furent très sévèrement touchés. Celui-ci gisait désormais sous les eaux et il était impossible de savoir si son pilote avait survécu au choc.

De son côté, Goldorak avait littéralement traversé deux immeubles de bureau avant de s’échouer au pied d’une tour d’habitation encore en construction et haute d’une centaine de mètres. Les deux grues noires et rouges placées au centre de la structure s’effondrèrent tandis que plusieurs tonnes de béton, de verre et d’acier se détachèrent de la façade pour s’écraser en contrebas, endommageant à la fois les bras et les jambes du robot, désormais immobilisé et incapable de se mouvoir. A l’intérieur du poste de pilotage, Actarus, bien que secoué, demeura conscient et constata que la vitre blindée qui assurait sa protection s’était fissurée en plusieurs points. « Qu’est-ce que je vais pouvoir faire pour me sortir de là ? », pensa-t-il.

Les débris du transporteur retombèrent au sol dans un fracas assourdissant, laissant apparaître le symbiorak qui s’en extirpa sans la moindre difficulté. Il se dégageait de ce nouveau monstre une incroyable sensation de puissance. Il était certes moins grand mais plus massif que la machine du prince d’Euphor. Ses membres inférieurs, noirs rehaussés d’un bleu très sombre et munis de quatre pointes acérées, étaient d’une taille imposante et les différentes sections de ses articulations biomécaniques se paraient d’une teinte dorée. Il en était d’ailleurs de même pour ses bras : mêmes couleurs, mêmes articulations. Ses mains ne comportaient que trois doigts de taille différente et étaient percées, au niveau de la paume, par un orifice circulaire verrouillé par quatre lames rétractables légèrement recourbées.

Son torse, particulièrement imposant, était protégé par deux plaques triangulaires arrondies à leurs extrémités et reliées entre elles par une ouverture ovale d’une nature inconnue. En comparaison, sa tête paraissait minuscule et ses mâchoires étaient dépourvues de dents. Ses yeux flanqués d’une minuscule pupille noire sans cesse en mouvement étaient d’un jaune très vif et le faisaient ressembler à un être vivant. Le sommet de son crâne, légèrement bombé, portait quatre pointes dorées de taille différente, chacune d’elle étant plus petite que la précédente. Curieusement, le poste de pilotage n’était pas visible, même si on pouvait supposer qu’il devait se trouver quelque part dans la tête du monstre … alors que ce n’était pas le cas.

Phénicia, qui venait juste d’arriver sur place, ne put que constater les dégâts. Elle considéra le symbiorak avec attention et remarqua immédiatement la présence autour de lui d’un faible halo de lumière qui constituait un bouclier d’énergie censé le protéger de toute attaque extérieure. Face à un tel engin, la partie était loin d’être gagnée et elle le savait. Quelques secondes plus tard, le visage de Sayaka apparut sur son écran de contrôle. Elle ne fut même pas surprise par cet appel : elle s’y attendait.

- Tu as vu la taille de cet engin ? Qu’est-ce qu’on va faire ?

- Je n’en sais rien … répondit-elle sans chercher à masquer son inquiétude. Pour le moment, il faut l’empêcher de s’en prendre à Actarus. Et la seule façon d’y arriver, c’est de le maintenir à distance en contrôlant ses mouvements.

- Tu es sûre qu’on y arrivera ?

- Il faut y arriver. Il le faut, Sayaka …

Ce n’était pas dans ses habitudes de réagir de cette façon, elle qui était toujours la première à se jeter dans la bataille sans forcément suivre les conseils de ses équipiers. Elle était sûre d’être la meilleure et elle n’avait peur de rien ou presque. Les choses étaient à présent différentes. Actarus et Alcor étaient hors de combat, Tetsuya était injoignable et elle devait composer avec une équipière « improvisée » en qui elle n’avait pas entièrement confiance. Il lui faudrait pourtant passer outre ses sentiments personnels pour espérer de vaincre ce qui se trouvait devant elle.

Erea observa attentivement les deux spacers et amorça un sourire. Elle allait leur montrer ce dont elle était capable. « Bien. Je vais déjà m’occuper de vous deux en premier ! Dès que j’en aurai terminé, je me chargerai du prince d’Euphor … Préparez-vous à mourir … parce que votre heure a sonné ! » dit-elle d’un ton glacial. Sa détermination ne faisait aucun doute et elle n’aurait aucune pitié pour ses adversaires.

Le symbiorak fléchit légèrement les genoux et pointa ses mains devant lui, laissant apparaître les orifices placés sur ses paumes. Les lames qui en assuraient la protection se déployèrent progressivement. Un léger bourdonnement se fit alors entendre … avant que le monstre ne projette deux puissants rayons de couleur mauve qui prirent chacun pour cible un des deux appareils de l’escadrille sans parvenir à les toucher. La réaction de Phénicia ne se fit guère attendre : elle allait prendre la direction des opérations.

- Essaie de l’occuper, Sayaka. Je vais essayer de le prendre à revers.

- Plus facile à dire qu’à faire ! Je fais comment ?

- Utilise tes missiles et tires-lui dessus dès que tu auras trouvé un angle favorable. Il devra forcément se déplacer pour les éviter ou se défendre pour les détruire !

- J’ai compris. On se sépare et on attaque !

Les deux spacers évitèrent une seconde fois les rayons de l’engin véghien et se séparèrent en suivant des directions différentes : Vénusiak prit rapidement de l’altitude et opéra un large virage à gauche pour descendre en piqué sur son adversaire tandis que Fossoirak conserva sa trajectoire en tirant sur lui à plusieurs reprises.

- « Missiles … feu !!! »

Tous les missiles explosèrent sans que l’appareil ennemi ne fût endommagé. Le bouclier d’énergie qui assurait sa protection avait rempli sa tâche et tant Sayaka que Phénicia comprirent qu’il ne leur serait pas facile de le transpercer. Cette dernière tenta sa chance à son tour.

- « Missiles Oméga !!! »

Le résultat fut identique. Phénicia coupa brièvement ses moteurs principaux et décrocha sur sa gauche pour reprendre de la hauteur et rejoindre son équipière d’un jour. Celle-ci se manifesta immédiatement par radio.

- Regarde-le ! On lui a tiré dessus et nos missiles ne l’ont même pas endommagé ! On n’y arrivera pas, Phénicia !

- On ne doit pas se décourager, Sayaka ! Il faut continuer à se battre !

Dans la salle des commandes du Centre, Procyon suivait attentivement le déroulement du combat. Argoli était resté à son poste derrière son pupitre de contrôle tandis que Shirô, resté debout, demeurait silencieux. Antarès, Rigel et Mizar étaient pour leur part restés au chevet de Vénusia qui n’avait toujours pas repris connaissance. La situation n’était guère brillante d’un côté comme de l’autre et il fallait impérativement trouver quelque chose pour qu’elle s’améliore … et vite. Le scientifique prit alors contact avec Phénicia.

- Phénicia, est-ce que tu m’entends ?

- Oui professeur. Dites-moi quoi faire ! Toutes nos attaques contre l’antérak ont échoué et nous n’avons même pas réussi à transpercer son bouclier d’énergie !

- Si les missiles n’ont aucun effet sur lui, nous devons tout mettre en œuvre pour permettre à Actarus de se dégager. Phénicia, il faut que tu fasses diversion pour occuper l’antérak le temps que Sayaka lui vienne en aide.

- Comment faire ? questionna l’intéressée. Il est piégé sous plusieurs tonnes de débris et si je tire sur lui pour les détruire, je risque d’endommager Goldorak en même temps !

- Sayaka a raison professeur. Ça risque de nous prendre du temps et si celui qui pilote cet engin comprend notre manœuvre, il ne nous laissera pas faire ! ajouta Phénicia.

- J’en conviens mais nous n’avons pas d’autre solution. Faites au mieux toutes les deux.

- Bien reçu, répondirent-elles en chœur.

Les deux Aigles se séparèrent pour prendre deux directions différentes. De son côté, Actarus avait clairement entendu les échanges entre son père adoptif et ses deux équipières sans pouvoir intervenir en raison de problèmes techniques répétés sur l’ensemble de ses systèmes de communication. Il actionna plusieurs interrupteurs sur son panneau de contrôle gauche pour changer de canal de transmission et tenter d’établir une liaison stable avec Phénicia et Sayaka. Ses efforts se révélèrent vains. Il se redressa sur son siège et tira énergiquement vers lui ses deux leviers de commande, espérant reprendre ainsi le contrôle de son robot. Celui-ci parvint progressivement à faire bouger ses bras, puis ses jambes. Cette liberté de mouvement nouvellement acquise ne suffirait pas pour lui permettre de se dégager et il le savait.

C’est à cet instant qu’il entendit ce qui s’apparentait à une série d’explosions. Erea, qui avait vite compris la tactique imaginée par Procyon avait décidé de passer à l’offensive en utilisant non seulement ses deux rayons laser mais également le lance-missile dissimulé entre les deux plaques thoraciques de sa machine. « Ça n’était pas une mauvaise idée … mais je n’ai pas l’intention de vous laisser faire ! » dit-elle en apposant ses deux mains sur les écrans tactiles de son tableau de bord tout en fermant les yeux comme pour insuffler davantage d’énergie au symbiorak. La puissance des rayons se fit plus forte et l’un d’entre eux ne manqua Sayaka que de quelques mètres à peine. « Ouf … ça n’est pas passé loin ! » souffla-t-elle en le voyant détruire les derniers étages d’un immeuble de bureaux déserté par ses occupants. Elle tira vers elle ses leviers de commande pour changer de cap et ainsi rejoindre Phénicia.

Celle-ci attaqua une nouvelle fois en expédiant trois salves de missiles, toutes déviées par le bouclier d’énergie du symbiorak. « C’est à désespérer ! Je ne parviendrai jamais à le toucher ou à l’endommager tant que son bouclier sera actif ! » murmura-t-elle. L’expression de son visage changea dès qu’elle entendit dans son poste de pilotage la voix de son frère.

- Phénicia, Sayaka, est-ce que vous m’entendez ?

- On t’entend, grand frère ! Est-ce que tout va bien ? demanda la jeune fille, soulagée.

- J’ai connu des jours meilleurs. Si on veut vaincre cet antérak, nous devons tout mettre en œuvre pour l’empêcher d’agir. Phénicia, charge-toi de l’occuper le temps que j’arrive à me dégager.

- Bien compris.

- Sayaka, essaie de retrouver Tetsuya et Great Mazinger. Nous devons savoir où il en est de son côté et s’il est encore en mesure de continuer le combat.

- Bien reçu Actarus ! Je pars tout de suite !

- Sois prudente, Sayaka ! fit Phénicia tout en restant concentrée.

Sayaka s’étonna de cette dernière remarque. Au final, Phénicia n’était peut-être pas aussi superficielle qu’elle le pensait. Le spacer bleu et rouge disparut rapidement en direction des installations portuaires.

- Phénicia tu es prête ? demanda Actarus en reprenant en main ses leviers de commande.

- Prête.

- Parfait. Essaie de détourner son attention autant que tu pourras et prépare-toi à tirer dès que je te le dirai.

- D’accord.

- « Récupération !!! »

La soucoupe porteuse descendit en piqué vers la zone de combat fit alors son entrée en scène et descendit vers la zone de combat, heurtant involontairement avec son aile droite la tête du symbiorak qui se retrouva à terre l’instant d’après, ce qui constituait pour les Aigles une chance à saisir.

- Maintenant Phénicia ! Tire et mets toute la puissance !

- « Electronium !!! »

- « Mégavolts !!! »

Les lasers tirés par Vénusiak contre l’engin véghien et les rayons acides émis par la soucoupe porteuse permirent à Actarus de reprendre complètement le contrôle de sa machine. Celle-ci bascula sur le côté pour évacuer les derniers gravats qui l’immobilisaient avant de se redresser pour se replacer en position le combat, les poings serrés. Le spacer jaune et rouge prit de l’altitude tandis que la soucoupe porteuse s’éloigna rapidement en gardant une trajectoire ascendante tout en restant suffisamment près de la zone de combat de sorte à ce que le prince puisse de nouveau y faire appel en cas de besoin.

Toujours protégé par son bouclier d’énergie, se releva, non sans mal. Dans son poste de pilotage, Erea reprit ses leviers de commande en main et grimaça. L’intervention de la soucoupe porteuse l’avait prise au dépourvu … mais cela ne l’empêcherait pas d’atteindre le but qu’elle s’était fixé. Le fait de voir son ennemi devant elle ne fit que renforcer sa détermination.

- Te voici libre à présent, prince d’Euphor. Très bien. Il est temps que nous nous mesurions enfin face à face !

Le combat qu’elle attendait allait enfin avoir lieu.




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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 6 Fév 2019 - 20:26

Eh bien quel épisode !!!! affraid Merci Kimi !!! cheers cheers cheers

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Sam 9 Fév 2019 - 23:00

Gurendaizä a écrit:
Eh bien quel épisode !!!! affraid Merci Kimi !!! cheers cheers cheers

=> Mais de rien ! Le prochain épisode sera tout aussi mouvementé ! ;-)

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Dim 10 Fév 2019 - 2:42

Et bien ça promet pour nos amis !!! affraid Wink

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Dim 10 Fév 2019 - 21:56

Sacré début de bataille affraid affraid
Je crains pour la suite. pale
Et que va-t-il se passer pour Vénusia ? pale pale

Bravo Kimi pour cet épisode qui prend bien. cheers cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   

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FanFiction : une parmi tant d'autres ...
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