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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMar 19 Juin 2018 - 16:41

Biniou a écrit:
Ca sent comme une surprise qui arrive !

Je suis d'accord avec Biniou, mais ce serait bien que l'invité surprise se dépêche un peu car Actarus est dans une bien mauvaise posture. affraid affraid affraid

Quel suspense! Vivement la suite! Very Happy bounce bounce bounce

Merci Kimi_san. Very Happy cheers
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Perosia

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMar 19 Juin 2018 - 22:59

J'ai l'impression que nous avons eu le droit à l'entrée....et que le prochain extrait sera le plat de résistance. affraid affraid
En effet, un invité de plus à table sera bien utile pour les aider bounce bounce
Bravo Kimi cheers
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeLun 25 Juin 2018 - 19:42

Citation :
Goldorak n’était plus qu’à quelques mètres de ce qui restait du vaisseau véghien lorsque celui-ci explosa. Le souffle de l’explosion repoussa les deux Aigles à plusieurs mètres de distance. Ils manquèrent même de se percuter mais Alcor et Phénicia réussirent à reprendre le contrôle de leurs machines respectives.

Je me demande bien ce qui est arrivé à Goldorak ! affraid

Merci beaucoup Kimi !!! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2045937091

_________________
Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMar 10 Juil 2018 - 15:51

Merci Kimi, j'ai rattrapé mon retard (copies et oraux de bac obligent, le mois de juin est toujours un peu chargé). Qu'est-il arrivé à Goldorak pour qu'il s'effondre ainsi et qui est ce jeune homme qui est sorti de l'aérogare ? j'ai peut-être mal lu mais je n'ai pas l'impression d'avoir compris (, toutes mes excuses si c'est moi qui ai mal lu) Wink Merci encore pour ce récit !
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMer 18 Juil 2018 - 20:11

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Dans le poste de pilotage de Goldorak, Actarus regardait derrière lui, visiblement inquiet. En dépit de la violence de l’explosion survenue peu de temps auparavant, lui et sa machine étaient inexorablement attirés vers ce qui restait du transporteur. Dans son esprit, aucun doute n’était possible : l’engin véghien n’avait pas été endommagé et avait attendu le moment propice pour attaquer. Le prince était en fâcheuse posture et il lui faudrait trouver un moyen d’échapper à son adversaire. Tandis que les secondes défilaient, il ne cessait de pousser et de tirer ses deux leviers de commande pour se dégager mais jusqu’à présent, ses efforts s’étaient révélés vains. « Rien à faire ! Je ne parviendrai jamais à me sortir de là tout seul … et je n’arrive pas à contacter les autres ! Que faire ? » se demanda-t-il en grimaçant derrière la visière de son casque.

Les choses se dégradèrent davantage lorsqu’il ressentit de violentes décharges électriques à l’intérieur de son poste de pilotage. Il ferma les yeux et tenta vainement de réprimer un cri de douleur. « ARGH ! Je ne tiendrai pas longtemps dans ces conditions … Il faut que je réussisse à me dégager ! » dit-il à voix haute comme pour l’encourager. Quelques instants plus tard, le robot disparut dans le cratère causé par l’explosion, celui-ci demeurant toujours masqué par le panache de fumée noire qui continuait à s’échapper des débris de la capsule de transport. Incapables de joindre leur chef de file, Alcor décida d’agir le premier.

- J’y vais ! Pas question que je reste là à ne rien faire, lança le jeune homme, déterminé.

- Je te suis !

- Attends. Je préfère que tu restes en couverture. Si ça se trouve, on risque de se faire attaquer par des navettes ou un autre antérak. On doit assurer nos arrières.

- D’accord. Je ferai attention et je garderai les yeux ouverts. Mais promets-moi d’être prudent toi aussi.

- T’inquiète pas … je reviendrai en un seul morceau. A tout de suite !

Alcorak prit de l’altitude et fit demi-tour pour descendre en piqué et plonger dans le panache de fumée pour tenter de retrouver Goldorak et le monstre qui l’avait entraîné dans cet enfer surchauffé et sans visibilité. Il ne savait pas à quoi s’attendre mais cela ne l’empêcherait pas d’atteindre l’objectif qu’il s’était fixé.

A plusieurs centaines de kilomètres de là, le jet noir et gris poursuivait sa route à vitesse constante. Son pilote aurait bien voulu aller plus vite, mais il ne le pouvait pas : il avait atteint les limites de son appareil. Cela n’avait en fait rien de surprenant puisqu’il ne s’agissait que d’un simple prototype, à la fois plus lourd, moins maniable et surtout moins rapide que celui qu’il avait l’habitude d’utiliser. S’il l’avait déjà piloté bien des années plus tôt, c’était avant toute chose pour se familiariser avec le maniement d’un chasseur de combat monoplace. Quelques minutes plus tard, le jeune homme soupira : son objectif était en vue.

- « Mazin … GO !!! »

Il reprit de l’altitude alors qu’en contrebas, l’eau se mit à bouillir, formant un tourbillon qui expulsa la masse de métal qui se trouvait en dessous. Le jet descendit en piqué pour sa manœuvre d’accrochage.

- « Fire … ON !!! »

Bien que d’une conception légèrement différente, le jumelage entre les deux appareils se fit sans problème. Les yeux du robot émirent un éclair brillant tandis que le poste de pilotage du jet bascula à 90 degrés vers l’arrière pour permettre à son pilote de disposer d’une visibilité optimale. Celui-ci tira ses leviers de commande vers lui et sélectionna un autre bouton sur son tableau de bord.

- « Scramble Dash !!! »

L’aile rétractable située au dos du robot se déploya immédiatement, tout comme les ailerons additionnels positionnés sur les jambes de celui-ci. Les réacteurs se mirent en marche aussitôt. « A moi de jouer, maintenant ! ». Tetsuya Tsurugi était prêt à en découdre.

Le fait de ne pas porter sa tenue de pilote et son casque ne lui posait aucun problème. C’était d’ailleurs le dernier de ses soucis. Ce qu’il avait pu voir lors de son arrivée à Perlépolis lui avait fait comprendre que les hommes de Véga n’avaient pas dit leur dernier mot et qu’ils mettraient tout en œuvre pour vaincre Goldorak et se débarrasser des Aigles. Dans son esprit, le doute n’était plus permis : il lui fallait lui aussi intervenir.

- Monstres de Véga, vous allez regretter ce que vous avez fait … Il est temps pour vous de découvrir la véritable puissance de Great Mazinger !

Grâce au travail d’analyse mené conjointement par les professeurs Procyon et Yumi, tous les techniciens de la Forteresse des sciences avaient travaillé jour et nuit pour optimiser les performances du robot géant et tous savaient que Tetsuya était impatient de pouvoir le tester en situation de combat. D’un geste assuré, il baissa l’un des interrupteurs placés sur son panneau de commande gauche pour actionner la post-combustion. A l’origine, Great Mazinger avait été conçu pour voler à mach 4 et il ne pouvait pas aller plus vite. Il dépassa ce cap sans problème pour atteindre mach 6. S’il était désormais plus rapide qu’il ne l’avait jamais été, il était cependant encore en retrait par rapport à Goldorak en termes de performances pures.

Le robot du prince d’Euphor était justement en difficulté. Les décharges électriques émises par le mystérieux engin n’avaient pas cessé et il était de plus en plus difficile pour Actarus d’y résister. Si ses capacités physiques surpassaient celles de n’importe quel être humain, il avait lui aussi des limites et il s’en rapprochait dangereusement. N’y tenant plus, il décida d’attaquer sans même savoir où viser. Il regarda son panneau de commande droit et baissa l’un des leviers qui s’y trouvaient. Goldorak pointa alors son bras droit derrière lui.

- « Fulguro-poing !!! »

Celui-ci partit en vrille et frappa une surface métallique. Le contact fut suivi d’une légère explosion qui causa l’arrêt des décharges. Il était cependant encore incapable de se mouvoir et il lui faudrait bénéficier d’une aide extérieure pour y parvenir. Le prince d’Euphor ne se doutait pas, à cet instant, que son vœu allait être exaucé puisqu’Alcorak, surgissant de nulle part, fit son apparition en faisant feu sur celui qui maintenait son chef de file captif.

- Ne bouge pas Actarus, je vais te tirer de là ! « Missiles Alpha !!! »

L’impact des deux missiles fit reculer de quelques mètres la masse de métal qui se trouvait derrière Goldorak.

- Bien joué Alcor ! Je devrais pouvoir me dégager si tu continues ! Recommence !

- T’inquiète pas, j’ai pas l’intention de m’arrêter en si bon chemin … « Missiles Alpha !!! »

Cette fois encore, les deux missiles atteignirent leur objectif. Déjà sur la défensive, le symbiorak recula encore avant d’être repoussé quelques mètres plus loin par deux autres missiles, expédiés cette fois par Vénusiak.

- « Missiles Oméga !!! »

Le spacer piloté par Phénicia tira à deux autres reprises, ce qui eut pour effet de le faire sortir du panache de fumée qui lui avait jusque-là servi de camouflage. Si sa manœuvre avait réussi, Alcor s’empressa de rappeler son équipière à l’ordre.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Je t’avais demandé de rester derrière nous pour nous couvrir en cas de problème !

- Je n’allais pas te laisser tout seul pour porter secours à Actarus ! C’est mon frère !

- Pas besoin de me le rappeler. Actarus, est-ce que tout va bien ?

- Mieux maintenant que vous êtes là. On va essayer de dissiper cette fumée pour voir à quoi on a affaire … « Récupération !!! »

La soucoupe porteuse fit son apparition au-dessus de la zone de combat. Actarus sélectionna une autre commande sur l’accoudoir droit de son siège.

- « Mégavolts !!! »

Poussés à pleine puissance, les rayons acides dispersèrent rapidement l’écran de fumée qui masquait le symbiorak. Goldorak parvint finalement à se redresser pour lui faire face.

Il devait bien faire un plus de trente mètres de hauteur puisqu’il était légèrement plus grand que lui. A première vue, rien ne semblait le distinguer d’un antérak ordinaire. Il était de couleur orange et ses membres étaient ornés de quatre liserés rouges. Ses mains étaient munies de cinq griffes rétractables et ses articulations biomécaniques étaient toutes protégées par des plaques hexagonales de la même couleur. Celles placées sur ses genoux dissimulaient plusieurs tentacules noires, elles aussi rétractables et capables de lancer des décharges électriques suffisamment puissantes pour immobiliser n’importe quel adversaire. Son torse comportait également trois orifices disposés en triangle dissimulant deux lance-missiles et un canon-laser de forte puissance.

Ses épaules étaient hérissées de dards acérés dont la taille allait en décroissant au fur et à mesure que l’on se rapprochait de sa tête. Curieusement, celle-ci était dépourvue d’orifice buccal et son poste de pilotage, sensiblement plus grand que les autres symbioraks, était protégé par un dôme vitré légèrement teinté recouvrant le sommet du crâne de la bête. Si l’on prenait la peine de se rapprocher, on pouvait voir distinctement celui qui se trouvait à son bord, exception faite de ses jambes reliées directement au cœur de l’engin véghien par des prothèses renforcées. La symbiose entre l’homme et la machine trouvait ici sa plus parfaite illustration.

Cet homme qui avait été l’un des plus brillants scientifiques de la Division Ruine n’était plus qu’un simple pantin. S’il ne faisait plus qu’un avec son robot, il avait cependant beaucoup de mal à le maîtriser et son blindage ne le protégerait pas longtemps contre les attaques des trois Aigles. Il lui fallait prendre l’initiative pour espérer survivre, ce qu’il fit en apposant ses deux mains gantées sur l’écran tactile de son ordinateur de bord afin que le symbiorak pût prendre ses ordres directement dans son esprit. Les deux trappes ventrales s’ouvrirent et expédièrent deux missiles noir et gris dissimulant des charges explosives de forte puissance.

- Il attaque ! Alcor, prépare-toi à l’accrochage !

- Bien reçu. Laisse-nous juste le temps de nous occuper de ces missiles ! Phénicia, tu es prête ?

- Tu n’as même pas besoin de me poser cette question, « mon cher Alcor » ! Je suis prête !

- Prépare-toi à tirer quand je te le dirai !

Les deux missiles prirent chacun un chemin différent. Il fallait agir vite.

- Maintenant, Phénicia ! « Mortanium !!! »

- Compris ! « Electronium !!! »

Alcor parvint à détruire celui destiné à Vénusiak et Phénicia lui rendit la pareille quelques instants plus tard en détruisant le second. Les deux spacers se croisèrent et firent ensuite demi-tour pour se replacer en position d’attaque juste derrière Goldorak. Celui-ci tendit ses bras droit devant lui en direction de son adversaire.

- Tu as montré ce que tu étais capable de faire … A moi maintenant ! « Hélico-Punch !!! »

Les deux avant-bras du robot se détachèrent, les lames situées sur leur pourtour formaient désormais un angle de 90 degrés et tournaient sur elles-mêmes. L’impact fut terrible. Le symbiorak fut projeté une dizaine de mètres plus loin et tomba à terre. A l’intérieur, le visage d’Ezequios frappa son tableau de bord. Il eut à peine le temps de se redresser sur son siège que son appareil subit une nouvelle attaque.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre frappa le symbiorak en pleine tête. Pris au dépourvu, Ezequios poussa un hurlement bestial et heurta une nouvelle fois son tableau de bord. Il se releva péniblement, le nez ensanglanté et ivre de colère. Il savait maintenant ce que pouvaient endurer les officiers qui partaient au combat à bord de ses créations pour défier des adversaires tels que le prince d’Euphor et Goldorak. « Ça n’est pas fini, Goldorak ! Oh non, ça n’est pas fini ! », hurla-t-il en reprenant les commandes de sa machine. Il était bien décidé à continuer le combat … à ses conditions.

En effet, en raison du lien privilégié qui l’unissait au symbiorak, il pouvait non seulement s’assurer de son bon fonctionnement mais également s’assurer qu’il n’existait pas, quelque part, des dispositifs de sécurité susceptibles de l’empêcher d’en tirer la quintessence. Un bref examen des plans détaillés du robot contenus dans son ordinateur de bord lui confirma la présence de trois verrous mécaniques théoriquement infranchissables mis en place sur ordre de Végalina par les techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques. « J’aurais dû m’en douter … », pensa-t-il. S’il voulait vaincre, il lui fallait les détruire. Cette opération était délicate et très complexe et il savait qu’il ne pourrait la mener à bien en étant sous le feu de ses adversaires. Il fallait rompre le combat … pour mieux revenir par la suite.

L’engin véghien leva les bras vers le ciel. Les fines trappes rectangulaires situées sur ses bras et ses cuisses s’ouvrirent et laissèrent apparaitre plusieurs stabilisateurs géants effilés de forme triangulaire et légèrement recourbés. Il recula de trois pas et se retourna subitement avant de se mettre à courir pour prendre son envol. Les Aigles réagirent immédiatement : pas question de le laisser s’échapper.

- Reste là ! hurla Actarus en se lançant à sa poursuite.

- Laisse-le moi, Actarus ! intervint Phénicia. « Missiles Oméga !!! »

Les deux salves de missiles lancées par Vénusiak ricochèrent sur le blindage du symbiorak, sans exploser. Visiblement déçue, la jeune fille s’effaça en changeant de cap pour permettre à Alcorak d’attaquer à son tour.

- « Missiles Alpha !!! »

Le résultat fut cependant identique. Alcor grimaça derrière son masque.

- Actarus, on ne parviendra pas à percer son blindage de cette façon. On doit trouver autre chose pour l’empêcher de s’échapper et vite …

- Si on ne peut pas le détruire avec des missiles, il faut utiliser d’autres armes et l’attaquer tous en même temps.

- D’accord, répondirent en chœur Alcor et Phénicia.

Stabilisateurs déployés, le symbiorak entama sa phase de décollage. A l’intérieur de son poste de pilotage, Ezequios esquissa un léger sourire, persuadé de pouvoir semer Goldorak et les Aigles en poussant ses moteurs à pleine puissance. Il prit de la vitesse pour se diriger vers une vallée rocheuse au fond de laquelle coulait une rivière.

- Maintenant ! Visez les stabilisateurs ! « Clavicogyres !!! »

- Compris ! « Delta-Lame !!! » réagit Phénicia.

- « Victorang !!! »

Les deux faux placées sur les épaules de Goldorak se détachèrent et sectionnèrent quelques instants plus tard deux des stabilisateurs placés sur les bras de la machine d’Ezequios qui, déstabilisée, perdit rapidement de l’altitude. Si l’arme lancée par Alcorak manqua sa cible, celle tirée par Vénusiak arracha non seulement un autre stabilisateur, mais surtout une partie de la jambe gauche du symbiorak. Celui-ci, devenu incontrôlable, heurta le sommet d’une falaise et poursuivit sa course en piquant vers la rivière. Le scientifique tenta de reprendre le contrôle de sa machine sans y parvenir. « Redresse-toi, saleté de mécanique ! Tout ça ne serait pas arrivé si c’était moi qui avais conçu cet engin ! Tant pis … je sais ce qu’il me reste à faire … » grommela-t-il en pressant successivement deux boutons sur son tableau de bord.

Le symbiorak lança deux sphères grises munies de trois antennes noires réparties sur chaque hémisphère dissimulant des charges explosives miniaturisées qui explosèrent au contact de l’eau en produisant d’épais panaches de fumée sombre. Une gigantesque gerbe d’eau et l’apparition quelques instants plus tard de multiples débris de couleur rouge et orange à la surface laissaient supposer que la machine véghienne s’était abîmée dans la rivière et qu’il ne devait plus en rester grand-chose. Alcor effectua deux passages à basse altitude au-dessus du lieu supposé de l’impact et prit la parole le premier.

- Je crois qu’on l’a eu ! dit-il en souriant.

- Tu en es sûr ? répondit Phénicia, visiblement perplexe.

- Il n’a même pas essayé de se défendre lorsque nous l’avons attaqué. Ce n’est pas dans les habitudes des hommes de la Division Ruine de se défiler de cette manière. Je suis sûr que ça cache quelque chose d’autre, analysa Actarus.

- Attends. Ce qu’on vient de voir ne te suffit pas ? A cet endroit, il ne doit pas y avoir plus de dix mètres de fond dans la rivière. Je doute que celui qui pilotait cet engin ait survécu à un choc pareil. Et regarde tous ces débris …

- C’est peut-être convaincant au premier abord, mais je suis sûr que nous n’en avons pas fini avec lui, répondit-il, sceptique.

- Est-ce que tu veux que je passe en immergation pour en savoir plus ? demanda Phénicia.

- Bonne idée. Mais avant de te laisser faire, je vais prendre contact avec le Centre. Père, est-ce que tu me reçois ?

- Oui Actarus. J’ai suivi l’affrontement sur l’écran. Cependant, même si la profondeur de la rivière n’excède pas dix à quinze mètres, le courant est très fort et les récifs nombreux. Si Phénicia passe en mode plongée, elle risque d’endommager son appareil. En attendant d’y voir plus clair, nous allons placer toute la zone sous surveillance. C’est la meilleure chose à faire. Rentrez à la base.

- Bien compris. « Récupération !!! »

Goldorak prit impulsion sur ses jambes pour s’arrimer à sa soucoupe porteuse. La jonction entre le robot et son transporteur se fit sans problème. Les trois appareils quittèrent les lieux pour rejoindre le Centre. Par mesure de sécurité, Actarus quitta la formation quelques minutes plus tard pour rejoindre le hangar de sa machine via la route numéro 4.

Le scientifique n’était pas le seul à avoir suivi l’affrontement qui avait opposé le symbiorak aux Aigles. Végalina y avait également assisté depuis la salle de réunion située au-dessus du poste de commandement de la soucoupe amirale. Erea, vêtue de sa tenue de pilote, l’avait rejointe quelques secondes avant que la machine d’Ezequios ne s’abatte dans la rivière.

- Quel imbécile. Il a manqué une belle occasion. Il s’est montré trop timoré dans ses choix.

- Peut-être … mais je te rappelle que ce n’est pas un pilote.

- Aucune importance ! Il était tellement impatient de nous démontrer sa supériorité au point de faire échouer notre opération au pôle nord. La victoire nous tendait les bras … ET CET IMBÉCILE A TOUT FICHU PAR TERRE !

- Je sais que tu n’as toujours pas digéré cet échec. Je ne l’ai pas oublié moi non plus.

- Nous avons été trahis par un de nos propres hommes ! UN DE NOS HOMMES !

Le souvenir de cette mission ratée était toujours vivace dans l’esprit de Végalina dont le regard était noir comme de l’encre. Elle ne parvenait pas à maîtriser sa colère et Erea l’avait compris. La jeune femme poursuivit cependant son raisonnement comme si de rien n’était.

- Sans vouloir prendre la défense d’Ezequios, il est possible que son appareil ait été victime d’une défaillance technique qui l’a empêché de défendre ses chances. N’oublie pas que ce symbiorak est un modèle radicalement nouveau. Nous n’avions jamais expérimenté ce genre d’équipement jusqu’à maintenant … et nous n’aurions peut-être jamais conçu un appareil comme celui-ci si tu n’en avais pas eu l’idée.

- Est-ce que tu me considères comme responsable de ce qui est arrivé ?

- Non Végalina. Ce n’était pas à cela que je pensais. J’estime simplement que cette technologie n’est pas encore complètement maîtrisée et que son utilisation au combat était peut-être prématurée.

La jeune femme baissa les yeux. Erea n’avait pas tort. Même si c’était l’occasion rêvée pour se débarrasser définitivement du scientifique déchu qui lui empoisonnait l’existence, ce type d’appareil n’était pas encore au point.

- Je dois reconnaître mes torts. J’ai commis deux erreurs de jugement, dit-elle en regardant dans le vide.

- Lesquelles ?

- Sur le plan technique, tu as raison. Je n’ai pensé qu’à me débarrasser d’Ezequios sans tenir compte de vos avertissements. J’ai réagi sans réfléchir en transgressant une nouvelle fois la règle que je m’étais fixée.

- Et la seconde ?

- C’est TON opération, Erea. Je n’ai pas à empiéter sur tes plates-bandes.

Erea acquiesça et posa la main sur son épaule.

- Je serai également responsable en cas de victoire ou d’échec. J’aurai forcément des comptes à te rendre. Tu es mon officier supérieur.

- C’est juste. Cependant, en tant que commandant en second, tu es libre d’agir comme tu l’entends et je n’ai pas à mêler de tout cela. Si nous l’emportons, nous pourrons nous établir sur la Terre et y bâtir un nouveau royaume de Véga. Et si nous échouons, nous devrons essayer de comprendre pourquoi cela n’a pas marché pour éviter de reproduire les mêmes erreurs à l’avenir.

- Je ne demande aucune faveur particulière … mais je te remercie de m’accorder autant de liberté. Il est temps pour moi de passer à l’action. Si tout se passe bien, je pourrai décoller d’ici une dizaine de minutes.

- Attends un instant, s’il te plaît.

- Qu’y a- t-il ?

- Réponds-moi franchement. Penses-tu que le symbiorak d’Ezequios soit encore en état de combattre nos adversaires ?

- Honnêtement, je n’en sais rien. D’après ce que j’ai vu, il a toutes les chances d’être encore intact malgré la violence de l’impact. Quant à savoir si son pilote a survécu, c’est une autre histoire …

- Très bien. Tu peux partir.

Erea acquiesça et quitta la pièce pour emprunter l’ascenseur et ainsi rejoindre le niveau 0 où se trouvait sa machine. Les techniciens qui étaient encore sur place s’écartèrent dès qu’ils l’aperçurent pour la laisser passer. Elle enfila son casque et s’apprêtait à monter à bord lorsque la sonnerie son émetteur se fit entendre. Elle s’en saisit rageusement mais retrouva son calme en lisant sur l’écran digital le nom de celui qui essayait de la contacter. Elle revint sur ses pas et se dirigea vers le pupitre de contrôle situé à proximité du tube translucide de l’ascenseur. Quelques secondes plus tard, le visage du capitaine Thalis, visiblement inquiet, s’afficha à l’écran.

- Que voulez-vous, capitaine ? J’allais partir. Le symbiorak d’Ezequios n’a pas été en mesure de vaincre Goldorak et le prince d’Euphor. Nous …

- C’est justement de cela dont je veux vous parler, commandant. Je pense que nous risquons d’avoir de gros problèmes dans les heures qui viennent.

- Je suppose que vous souhaitez les aborder sur le plan technique, n’est-ce pas ?

- Oui command …

- Le moment est mal choisi, répondit-elle en réprimant une pointe d’agacement. Si c’est aussi important que vous le supposez, prenez une navette et rejoignez-nous sur la soucoupe amirale.

- Très bien, commandant. Je pars immédiatement. Fin de transmission.

Erea ôta son casque et soupira en se passant la main dans ses cheveux. S’il tenait tant à venir jusqu’ici, il devait forcément s’agir de quelque chose d’important. Elle reprit l’ascenseur pour rejoindre la salle des commandes et y pénétra au moment où Végalina en sortait.

- Que se passe-t-il ? demanda cette dernière.

- Rien de bon à mon avis. Je crains qu’il ne me faille retarder mon départ.

- Comment cela ?

- Thalis vient de me contacter à l’instant. Il doit nous rejoindre dans l’heure qui vient.

- Voilà qui est étrange. T’a-t-il donné une quelconque explication quant à l’objet de cette visite surprise ?

- Rien de précis, même si je pense que c’est en rapport avec le symbiorak d’Ezequios. Sans doute sera-t-il à même de répondre à tes questions.

- Très bien. Écoutons ce qu’il a à nous dire avant de poursuivre cette opération. Est-ce que tu es d’accord ?

- Oui. Cependant, il ne faut pas laisser au prince d’Euphor le temps de récupérer. Je vais envoyer notre dernière escadrille de navettes pour l’occuper, lui et ses amis.

- Excellente idée.

Dans la salle des commandes du Centre, le professeur Procyon, ses assistants et les trois Aigles étaient en intense conversation. Actarus, qui avait relevé la visière de son casque, était arrivé le premier. Tous avaient ensuite attendu l’arrivée d’Alcor et de Phénicia. La jeune fille était incapable de marcher sans ses béquilles et avait attendu qu’il vînt la chercher dans le hangar de Vénusiak.

- Je suis heureux de vous voir tous sains et saufs. Phénicia, comment te sens-tu ?

- Tout va bien, professeur. Ma cheville me fait toujours un peu mal, mais elle ne m’empêche pas de combattre normalement.

- Nous avons reçu un message en provenance du Ministère de la Défense. Alcor et toi avez fait du bon travail en défendant Perlépolis. Les premiers rapports font état de destructions moins importantes que prévu, exception faite des abords de l’aéroport.

- J’aurais peut-être pu faire mieux si je n’avais pas touché à l’arrière par une navette, fit Alcor sans chercher à masquer sa déception.

- Tu n’as aucun reproche à te faire, Alcor. Votre intervention a épargné de nombreuses vies humaines et rien n’est plus important, répondit le scientifique.

- Je partage ton avis, père. Nous avons détruit les escadrilles de navettes ainsi qu’un des golgoths envoyés par Végalina. Je dois dire cependant que je ne me sens pas tranquille.

- Hmm. Je vois où tu veux en venir. Je suppose que c’est en rapport avec l’autre antérak que vous avez combattu ?

Le prince acquiesça.

- Tu as bien vu ce qui s’est passé, intervint Alcor. Il s’est écrasé dans la rivière et l’impact a été particulièrement violent si on en juge par le nombre de débris qui flottaient à la surface de l’eau. Personne n’a pu survivre à ça !

- Je n’en suis pas si sûr que toi. L’antérak a sûrement été endommagé mais il est peut-être encore capable de nous attirer des ennuis supplémentaires.

- Très bien. Puisque tu as encore des doutes, je vais prendre Vénusiak et aller voir ça de plus près. Est-ce que ça te convient ?

- D’accord mais sois prudent. Si tu retrouves sa trace, préviens-nous tout de suite et essaie de le tenir en respect. Nous te rejoindrons immédiatement.

- Entendu. A tout à l’heure tout le monde ! dit-il en s’apprêtant à quitter la pièce. Il marqua un temps d’arrêt en entendant la voix de Phénicia.

- Alcor ! Attends-moi, je viens aussi !

La jeune fille se leva de son siège et grimaça dès qu’elle posa le pied à terre. Actarus se hâta vers elle pour l’aider.

- Reste tranquille, petite sœur. Laisse Alcor se charger de tout cela. Il s’en sortira très bien, ne t’inquiète pas pour lui.

- Oui … mais je ne me sens pas tranquille. J’ai un mauvais pressentiment …

Le signal d’alarme résonna à cet instant dans la salle des commandes. Tous les regards convergèrent en direction du pupitre où officiait Argoli. Les échos sur l’écran de contrôle étaient clairement visibles.

- Une nouvelle escadrille de navettes vient d’entrer dans l’atmosphère ! Elles suivent la même trajectoire que celles qui ont attaqué Perlépolis.

- Il n’y a pas à hésiter père. Je vais m’en occuper avec Goldorak.

- Non Actarus. C’est peut-être une manœuvre de diversion. Il vaut mieux que tu restes ici en alerte pour le moment. Alcor, décolle tout de suite. L’inspection de la rivière attendra.

- Aucun problème. Je suis déjà parti !

Le jeune homme quitta la pièce en courant et se dirigea vers la salle des départs. Il s’installa ensuite dans la bulle jaune et rouge qui le transporterait jusqu’au hangar de Vénusiak. Une fois qu’il aurait abattu les navettes, il pourrait ainsi remplir la mission qui lui avait été confiée en explorant la zone où le symbiorak s’était abattu et ainsi retrouver sa trace. Le feu tricolore passa du rouge au jaune, puis au vert. Alcor tira vers lui le levier actionnant les moteurs de son appareil.

- « Vénusiak … GO !!! »

Le spacer jaune et rouge prit immédiatement la direction de la capitale. Ce qu’il vit en arrivant sur les lieux le fit frissonner. Les navettes tiraient tous azimuts et avaient pris pour cible les installations portuaires mais surtout la raffinerie toute proche. Si celle-ci était touchée, les conséquences pour la population seraient catastrophiques.

A son approche, l’escadrille se sépara en deux groupes distincts. Le premier partit dans sa direction tandis que l’autre prit la direction de la raffinerie. « Il faut que je m’occupe de celui-là en premier. Sinon, ça risque de mal se terminer, cette histoire … », dit-il en expédiant une première salve de missiles.

- « Missiles Oméga !!! »

Les deux premières navettes explosèrent. Alcor tira une seconde salve qui en détruisit deux autres. « Je ne réussirai jamais à les descendre toutes. Il faut qu’Actarus vienne m’aider et vite ! », pensa-t-il en prenant contact avec le Centre.

- Professeur, elles sont trop nombreuses pour moi. Si on veut les empêcher de causer trop de dégâts, il faut qu’Actarus ou Phénicia me rejoignent dès que possible !

- Bien reçu. Actarus, tu as entendu ?

- Oui père. « Goldorak … GO !!! »

Goldorak dévala la rampe de lancement et franchit la porte du barrage pour prendre à son tour le chemin de la capitale. Actarus actionna l’un des leviers de son panneau de commande gauche.

- « Goldorak … Méga-mach !!! »

Le robot prit de la vitesse et disparut rapidement à l’horizon sous les regards inquiets de Procyon et Phénicia. La jeune fille allait prendre la parole mais Argoli la devança.

- Professeur ! Encore un écho sur le scope radar ! Il vient du sud-est et suit la trajectoire X-23. Sa vitesse est comprise entre mach 5 et mach 6.

- Vous pensez que c’est un nouvel antérak envoyé par Véga ? demanda Phénicia, anxieuse.

- Ce n’est malheureusement pas à exclure, Phénicia … répondit Procyon en grimaçant.

- Dans ce cas, laissez-moi y aller, professeur. Je serai plus utile là-bas …

- Très bien. Argoli, accompagnez Phénicia jusqu’au hangar d’Alcorak, voulez-vous ?

- Oui tout de suite.

Tous deux quittèrent la pièce, laissant Procyon seul. « Pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle astuce de Végalina et de ses troupes … » pensa-t-il en prenant place derrière son pupitre de contrôle. Il lui fallait à présent contacter Alcor pour lui faire part de l’arrivée imminente d’Actarus et de Phénicia.

- Alcor, écoute-moi. Actarus est en route et devrait te rejoindre d’ici quelques minutes. Il faut que tu fasses le maximum pour empêcher ces navettes de tout détruire.

- Je ferai au mieux … mais ils attaquent sur plusieurs fronts à la fois. Ils ont non seulement pris pour cible le quartier des affaires, mais surtout la raffinerie située en périphérie.

- Hmm. Je vois. Occupe-toi de ce premier groupe en premier. Nous devons préserver le maximum de vies humaines.

- Moi je veux bien … mais si les réservoirs de la raffinerie et les bâtiments annexes explosent, on risque de devoir faire face à une catastrophe sans précédent !

Procyon soupira. Alcor avait raison et il le savait. Il ferma les yeux et les rouvrit en entendant la voix du jeune homme.

- C’est pas vrai ! J’ai quelque chose sur mon écran qui se déplace à grande vitesse ! Je ne sais pas ce que c’est mais je devrais pas tarder à l’avoir en visuel.

- Nous l’avons également repéré de notre côté. C’est peut-être une nouvelle surprise de Végalina !

- Non professeur, c’est tout le contraire ! Content de retrouver ici, Tetsuya !

Procyon poussa un soupir de soulagement en entendant les derniers mots prononcés par Alcor. Celui-ci n’était plus seul puisque Great Mazinger venait d’entre en scène. Depuis son poste de pilotage, Tetsuya prit immédiatement contact avec son frère adoptif.

- Alcor, c’est toi ?

- Tout juste ! Je n’ai pas pris Alcorak car j’aurai une autre mission après celle-ci.

- J’ai compris. On va se partager le travail. Occupe-toi de ce groupe-ci, je vais me charger des navettes qui ont pris la raffinerie pour cible.

- Entendu. De toute façon, Actarus est déjà en route. Il devrait bientôt arriver.

- Tant mieux. Comme ça, on ira plus vite. Allez, on attaque !

Du côté de la raffinerie, la situation s’était considérablement dégradée : plusieurs citernes avaient déjà explosé et le feu menaçait désormais plusieurs conteneurs renfermant des produits hautement toxiques. Si ces derniers explosaient à leur tour, ce qui s’en échapperait causeraient des dommages irréversibles à la population qui y serait exposée. Il fallait agir vite et Tetsuya le savait. Il prit les deux premières navettes pour cible et lança sa première attaque.

- « Atomic Punch !!! »

Les deux avant-bras du robot partirent en vrille et détruisirent les deux navettes. Au lieu de les récupérer, le robot reprit de l’altitude jusqu’à atteindre la barre fatidique des 10 000 mètres. Tetsuya esquissa un sourire en constatant que plusieurs appareils ennemis l’avaient pris en chasse : c’était ce qu’il voulait. Great Mazinger fit demi-tour et se lança à pleine vitesse sur ses poursuivants.

- « Scramble Cutter !!! »

Il se dégagea au dernier moment sur sa gauche, ce qui permit à l’extrémité droite du Scramble Dash de perforer deux navettes qui explosèrent aussitôt. Le jeune homme constata que d’autres soucoupes avaient pris pour cible plusieurs canalisations et citernes reliées aux précieux conteneurs. « Il faut que je les empêche de continuer … » s’exhorta-t-il. Le robot récupéra ses deux armes et bascula pour se replacer en position d’attaque, les deux pieds en avant.

- « Mazin … Kick !!! »

Le pied droit de Great Mazinger transperça deux autres navettes et en écrasa une troisième en se réceptionnant au sol.

- « Scramble … OFF !!! »

Le Scramble Dash se replia dans le dos du robot, lui permettant ainsi d’avoir une plus grande liberté de mouvement lorsqu’il devait combattre au sol. Il prit son élan et sauta par-dessus plusieurs containers en lançant une nouvelle attaque.

- « Drill Pressure Punch !!! »

Des lames torsadées acérées apparurent sur les avant-bras du robot qui les lança presque instantanément après, transperçant deux soucoupes de part en part avant de revenir à leur point de départ. Il leva ensuite son bras droit tout en pointant son index vers le ciel.

- « THUNDER BREAK !!! »

La foudre s’abattit sur les cornes situées de part et d’autre de la tête de Great Mazinger et forma un arc électrique jusqu’à son doigt. Tetsuya dirigea la masse énergétique ainsi constituée vers les navettes qui avaient pris Vénusiak en chasse. Aucune d’elles n’en réchappa.

- Merci Tetsuya. Il nous en reste encore quelques unes à descendre …

- Je les ai vues. Tu es prêt à en finir ?

- Quand tu veux … « Missiles Oméga !!! »

- « Scramble Dash !!! »

Le robot prit rapidement de l’altitude et se stabilisa en repliant pendant un court instant ses membres avant de les projeter en arrière pour lancer, depuis sa plaque thoracique, un rayon calorifique d’une puissance phénoménale.

- « Breast Burn !!! » (Bresto Barn !!!)

Goldorak apparut peu de temps auprès et se chargea de détruire les navettes restantes.

- « Corno-fulgur !!! »

Tout était fini. L’arrivée de Tetsuya avait permis aux Aigles de remporter la victoire.

- C’est une belle surprise de te retrouver ici, Tetsuya ! fit Actarus. Je constate que Great Mazinger a retrouvé la plénitude de ses moyens.

- J’avais à faire dans les parages. Et Great Mazinger a subi quelques petites modifications qui lui ont fait le plus grand bien !

- Sans rire ? Tu as vraiment quelque chose à faire dans le coin ? demanda Alcor.

- Je sais que ça va te surprendre, mais c’est le cas. Lorsque je suis arrivé ici, je ne pensais pas me servir de Great Mazinger. Mais après t’avoir vu te battre avec Phénicia, j’ai su que je devais intervenir. Je ne pouvais pas faire autrement …

- C’est un voyage d’agrément ? demanda Phénicia qui venait juste d’arriver sur place aux commandes d’Alcorak.

Tetsuya hésita quelques instants avant de répondre. Depuis qu’il avait (enfin) pris conscience de l’importance que tenait désormais sa compagne dans sa vie, il s’était davantage ouvert sur le monde extérieur … et souriait de plus en plus souvent.

- Disons simplement que je ne suis pas venu tout seul …

- Nous en reparlerons une fois au Centre. Notre présence n’est plus nécessaire. Laissons les secours faire leur travail.

Tous acquiescèrent. Great Mazinger prit son envol et se plaça immédiatement dans le sillage des trois Aigles. A l’intérieur du poste de pilotage du robot géant, Tetsuya esquissa un léger sourire, visiblement satisfait d’avoir pu tester sa machine en situation de combat. Tout n’était pas parfait, mais c’était un bon début.

De son côté, Alcor ne cessait de penser aux paroles prononcées par ce dernier. « Je ne suis pas venu tout seul … » avait-il dit. Qui pouvaient être ses compagnons de voyage ? Il l’ignorait … même s’il semblait déjà avoir son idée sur la question …




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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMer 18 Juil 2018 - 21:29

Merci Kimi ! Voilà un peu de bonne compagnie pour distraire enfin nos amis ! Ils vont avoir des choses à se dire je parie ;-)
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 19 Juil 2018 - 1:14

merci Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 3409551105 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 1752787198

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Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 19 Juil 2018 - 12:20

kimi_san a écrit:
De son côté, Alcor ne cessait de penser aux paroles prononcées par ce dernier. « Je ne suis pas venu tout seul … » avait-il dit. Qui pouvaient être ses compagnons de voyage ? Il l’ignorait … même s’il semblait déjà avoir son idée sur la question …
C'est marrant je fais comme Alcor, mais comme je ne suis pas un personnage de fiction, je pense plus loin : si Mlle S.Y. est venue avec Tetsuya, je n'ose pas imaginer ce que ça peut donner sous la plume de Kimi, une rencontre Sayaka-Phénicia… Je m'en régale d'avance ! ;-)

Cela dit, Alcor met les compagnons de voyage de Tetsuya au pluriel mais peut-être peux-tu laisser planer le doute en mettant d'abord par exemple "Qui pouvai(en)t être son ou ses compagnon(s)… Et perso je ne préciserais pas "même s'il semblait déjà avoir son idée…", je privilégierais l'interrogation totale, voire une certaine appréhension mais sans plus.
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 19 Juil 2018 - 13:04

Biniou a écrit:
C'est marrant je fais comme Alcor, mais comme je ne suis pas un personnage de fiction, je pense plus loin : si Mlle S.Y. est venue avec Tetsuya, je n'ose pas imaginer ce que ça peut donner sous la plume de Kimi, une rencontre Sayaka-Phénicia… Je m'en régale d'avance ! ;-)

=> Si miss Yumi est venue avec Tetsuya ? Hmm ... difficile à dire. Peut-être ... ou peut-être pas !

Biniou a écrit:
Cela dit, Alcor met les compagnons de voyage de Tetsuya au pluriel mais peut-être peux-tu laisser planer le doute en mettant d'abord par exemple "Qui pouvai(en)t être son ou ses compagnon(s)… Et perso je ne préciserais pas "même s'il semblait déjà avoir son idée…", je privilégierais l'interrogation totale, voire une certaine appréhension mais sans plus.

=> Oui je pourrais mais vu que j'ai déjà mis en scène une discussion qui met en scène l'ensemble des protagonistes concernés (ils sont trois), je pense que cela ne s'impose pas. Qu'en penses-tu ?

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 19 Juil 2018 - 13:28

kimi_san a écrit:
Oui je pourrais mais vu que j'ai déjà mis en scène une discussion qui met en scène l'ensemble des protagonistes concernés (ils sont trois), je pense que cela ne s'impose pas. Qu'en penses-tu ?

Certes, le lecteur le sait (je n'avais pas relu ce détail plus haut) tu as raison de le rappeler, mais Alcor ne le sait pas, lui. Ou alors faire dire à Tetsuya, quand il s'adresse à Alcor sur le sujet, qu'il est venu avec DES compagnons ? Parce que "pas seul" ne signifie pas nécessairement "avec plusieurs". Comme tu le sens mon cher, c'est du menu détail sans grande importance !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 19 Juil 2018 - 13:32

Autre détail : ton titre. Il me semble que vu que l'arrivée de Tetsuya ne se produit qu'à la toute fin de cet épisode, ce titre qui parle de belle surprise serait plus approprié pour l'épisode suivant non ?
Je verrais plus un titre évoquant le côté coriace du combat avec Ezéquios mais là encore, c'est toi qui vois ;-)
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 19 Juil 2018 - 13:38

Biniou a écrit:
Certes, le lecteur le sait (je n'avais pas relu ce détail plus haut) tu as raison de le rappeler, mais Alcor ne le sait pas, lui.

=> Oui c'est vrai ... alors la surprise n'en sera que plus grande pour lui !

Biniou a écrit:
Parce que "pas seul" ne signifie pas nécessairement "avec plusieurs"

=> C'est juste oui ... il peut venir en étant accompagné par une seule personne et pas plusieurs ...

Biniou a écrit:
Autre détail : ton titre. Il me semble que vu que l'arrivée de Tetsuya ne se produit qu'à la toute fin de cet épisode, ce titre qui parle de belle surprise serait plus approprié pour l'épisode suivant non ?

=> Le titre de l'épisode suivant est "Une histoire de famille". Cela peut te donner une idée quant à l'identité des protagonistes ...

Biniou a écrit:
Je verrais plus un titre évoquant le côté coriace du combat avec Ezéquios mais là encore, c'est toi qui vois ;-)

=> J'y ai pensé oui, c'est vrai. Mais j'ai longtemps cherché ... et je n'ai jamais trouvé un titre "potable" mettant en scène cet idiot d'Ezequios ![/quote]

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeVen 20 Juil 2018 - 16:07

Bon, cet épisode se finit bien pour nos héros. Merci Tetsuya ! Et avec qui est-il venu ? Sayaka ? Jun ? Mystère. Merci en tout cas de ce nouveau chapitre !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeVen 20 Juil 2018 - 22:27

Comme dans le précédent chapitre le mystérieux jeune homme - qui s'avère, dans le suivant, être Tetsuya -, est en compagnie d'un petit garçon et d'une jeune fille, j'en déduis qu'il est venu avec Shiro et… Sayaka ! Parce qu'avec Jun il y a moins de "piment" en perspective.. Wink Et donc j'attends la suite avec impatience !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeJeu 2 Aoû 2018 - 22:46

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Dans le poste de pilotage de Vénusiak, Alcor demeura silencieux pendant tout le trajet qui séparait Perlépolis du Centre de recherches spatiales. Ce que lui avait confié Tetsuya quelques minutes plus tôt résonnait encore dans sa tête et il ne savait pas à quoi s’attendre.

Désormais en vue de leur destination, tous les appareils de l’escadrille se séparèrent pour rejoindre leurs emplacements respectifs. La porte du barrage était déjà ouverte, ce qui permit à Goldorak de s’y engouffrer pour rejoindre son emplacement de départ. Le plateau circulaire de la plate-forme ascensionnelle le replaça ensuite dans la bonne direction. La vitre du poste de pilotage de la soucoupe porteuse s’ouvrit quelques instants plus tard et Actarus en sortit aussitôt pour se retrouver au sol quelques instants plus tard. Il releva sa visière et jeta un regarda furtif à sa machine avant de rejoindre la salle des commandes.

De leur côté, Alcor et Phénicia s’étaient posés avec leurs appareils. Le jeune homme avait rapidement quitté le hangar de Vénusiak pour se rendre dans celui d’Alcorak. Lorsqu’il y pénétra, il constata que Phénicia se trouvait toujours à bord du spacer blanc et rouge, et ce pour une raison évidente : sa cheville lui faisait mal et il lui faudrait encore patienter un certain temps pour que sa guérison fût complète. En prenant de multiples précautions, il l’aida à quitter le poste de pilotage en utilisant la passerelle rétractable pour se retrouver sur la catapulte. Il lui sourit avant de la prendre dans ses bras.

- Finalement, ce n’est pas si mal de ne pas pouvoir marcher toute seule …

- J’espère que tu parles pas sérieusement ! Je vois pas pourquoi tu dis des choses pareilles.

- Je ne le disais pas méchamment, « mon cher Alcor » ! Simplement, ça me fait plaisir de te voir t’occuper de moi de cette façon … Au moins, tu te montres gentil et attentionné avec moi …

- Parce que je prends jamais soin de toi, peut-être ? répondit-il en haussant le ton.

- Je te fais marcher, idiot … répliqua la jeune fille d’un air amusé.

Il reprit sa respiration et la prit dans ses bras. Plusieurs minutes furent nécessaires pour leur permettre de rejoindre la salle des départs.

- Pfff … ce que tu es lourde ! Je te croyais plus légère que ça …

- Dis tout de suite que je suis grosse, je ne te dirai rien ! fit-elle, outrée.

- Je te fais marcher, répondit-il en lui faisant un clin d’œil. Allez, je t’emmène jusqu’à ta chambre !

Tous deux se regardèrent pendant quelques instants avant d’éclater de rire. Phénicia le prit par le cou et l’embrassa tendrement, visiblement heureuse d’être près de lui. Les deux jeunes gens entrèrent dans la chambre et Alcor déposa la jeune fille délicatement sur son lit. Il prit ensuite un siège et s’installa à ses côtés. Il lui sourit avant de reprendre son sérieux.

- J’aimerais bien que tu te reposes un peu plus. Dès que tu seras guérie, on pourra recommencer nos ballades à moto … Tu es d’accord ?

- Évidemment ! Je me sens un peu mieux maintenant que je sais que ça n’était pas un accident mais pour être franche, je crois que je ne remonterai sur une moto qu’à partir du moment où on aura réussi à mettre la main sur celui ou ceux qui m’ont fait ça.

- C’est normal que tu réagisses comme ça. Rappelle-toi de ce que le professeur et Actarus nous ont dit dans l’atelier. C’est soit Lyra, soit un commando identique à celui qui a enlevé Vénusia. Et je suis sûr qu’Actarus et moi seront les prochains sur leur liste …

- C’est pour ça que je te demande de faire attention à toi, Alcor. S’il t’arrivait quelque chose, je crois que …

- Je sais. Tu peux être tranquille, je ferai attention … répondit-il en souriant.

Il l’embrassa sur le front et fit quelques pas en direction de la porte.

- Alcor ?

- Oui ?

- Reviens, s’il te plaît. J’ai besoin de te dire quelque chose. Quelque chose d’important pour moi.

Il s’exécuta et vint à elle. Son regard bleu était intense et elle était visiblement émue. Alcor posa un genou à terre et prit sa main dans la sienne. Elle poursuivit.

- Je n’ai jamais osé t’en parler avant … mais les choses ont changé, maintenant.

- Tu es bien mystérieuse tout d’un coup …

- En fait … c’est une des premières pensées que j’ai eues à ton égard, quelques temps après notre première rencontre. Après cette course de chevaux qui aurait pu te ...

- Je m’en rappelle, dit-il en baissant les yeux à son tour. J’aurais très bien pu y rester ce jour-là si tu n’étais pas intervenue … et je reconnais que je ne me suis pas montré très adroit quand j’ai voulu te remercier pour ce que tu avais fait. Ce que j’ai pu être bête …

- Peut-être … mais j’ai mal réagi moi aussi. Et je m’en suis vite rendu compte …

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- « Je voudrais tellement qu’il m’aime … ». Voilà ce que j’ai pensé. Je n’avais jamais ressenti ça avant. Je ne t’en ai pas parlé parce que j’avais peur d’aborder le sujet. Je ne savais pas comment on aurait réagi tous les deux.

- Je te comprends. On venait juste de faire connaissance … et c’est le genre de chose qu’on a plutôt envie de garder pour soi. Maintenant qu’on sait ce qu’on éprouve réellement l’un pour l’autre, ça ne peut et ça ne pourra aller que mieux …

- Oui, tu as raison …

- Bien sûr que j’ai raison ! Mais essaie de te reposer un peu tout de même, petite peste !

- Non mais ! Tu sais ce qu’elle te dit, la petite peste ? répondit-elle avec véhémence.

- Non … Enfin si, je le sais : qu’elle m’aime. C’est pas ça ? répliqua-t-il en lui adressant un clin d’œil.

La jeune fille baissa les yeux et esquissa un sourire avant de plonger de nouveau son regard dans le sien.

- Je n’ai pas besoin de te répondre … tu le sais, non ?

- Oui … mais j’aime bien qu’on me le répète !

- Puisque tu me le demandes si gentiment … Je t’aime, « Alcor chéri ». Ça te va ?

Alcor se pencha et posa ses lèvres sur les siennes. Instinctivement, elle passa la main dans ses cheveux et lui rendit son baiser.

- Je t’aime aussi, jolie princesse. Comme je n’ai jamais aimé personne.

Il l’embrassa de nouveau sur le front et se releva avant de quitter la pièce, encore troublé par ce qu’il venait d’entendre et par ses propres mots. « Hé ben … Si on m’avait dit un jour que je pourrais sortir des choses pareilles, je l’aurais pas cru ! » songea-t-il en prenant le chemin de la salle des commandes, où se trouvaient déjà Procyon et Actarus. Tetsuya se joignit eux quelques minutes plus tard et les salua d’une poignée de main assurée.

- Je sais que je ne devrais pas dire cela … mais je dois reconnaître que ça me fait plaisir d’être de retour parmi vous. Je ne pensais pas que ce voyage se déroulerait de cette manière, mais ça n’a plus vraiment d’importance. Cette attaque m’a permis de tester les modifications que vous avez apportées sur Great Mazinger, professeur. Merci pour tout ce que vous avez fait.

- Le mérite ne m’en revient pas, Tetsuya. C’est surtout le professeur Yumi que tu dois remercier. Je n’ai fait qu’émettre des suggestions en me basant sur des solutions techniques qui ont déjà fait leurs preuves sur Goldorak, rien de plus.

- Je comprends. En tout cas, il faut croire que ceux contre lesquels nous avons combattu sont particulièrement coriaces et très bien organisés. Ces monstres ne sont pas du genre à lâcher prise facilement …

- C’est le moins que l’on puisse dire, réagit Actarus. Ce conflit qui nous oppose aux forces de Véga est encore loin d’être réglé. Nous avons déjà eu affaire à eux par la passé, mais cette guerre que nous devons livrer est plus compliquée que la précédente, notamment d’un point de vue psychologique.

- Je vois. Difficile de garder la tête froide avec tout ça …

- J’ai une question à te poser, Tetsuya, intervint Alcor, qui s’était jusque-là tenu en retrait.

- Pas la peine de m’en dire plus, j’ai compris. Je pense que tu devrais faire un tour du côté de … Attends …

- Du ranch du Bouleau blanc ? questionna Actarus.

- C’est ça, oui. Il y a certaines personnes qui souhaitent te voir … et que tu n’as pas vues depuis un moment déjà. Tu devrais y aller sans perdre du temps. Je vous rejoindrai plus tard.

- Bon. Puisque c’est aussi pressant que ça, j’y vais …

Il quitta la pièce et emprunta le couloir principal pour rejoindre la sortie du Centre. Une fois à l’extérieur du bâtiment principal, il s’installa à bord d’une Jeep pour rejoindre le ranch. Il n’eut besoin que de quelques minutes pour arriver à destination. Il franchit le portique et s’arrêta devant la résidence principale avant de descendre de voiture. Rigel et Mizar, qui l’avaient vu arriver depuis la terrasse, vinrent à sa rencontre.

- Et ben, on peut dire que tu tombes bien, Alcor ! fit Mizar en souriant.

- Tant que ça ? Depuis que je suis rentré au Centre, tout le monde me tanne pour que je vienne ici vu qu’il y a du monde qui m’attend, il paraît …

- Ben au Centre, ils ont pas tort !

- Pour une fois, ils ont bien eu raison d’insister ! ajouta Rigel.

- Ah ça oui. Ils sont arrivés il y a même pas une heure et ils avaient l’air un peu dépaysés en arrivant ! On savait pas qui c’était et on a été franchement surpris quand ils se sont présentés ! répondit le jeune garçon avec malice.

- Je vais voir ça … Où est-ce qu’ils sont ? interrogea-t-il.

- On est là ! répondirent deux voix de concert.

Il tourna la tête et écarquilla les yeux. C’était bien la dernière chose à laquelle il s’attendait.

Il était plus âgé que Mizar. Trois ou quatre ans de plus, peut-être. Il était un peu plus grand que lui mais il avait le même sourire espiègle. Il portait un pull vert à manches longues vert pomme avec des liserés rouges, un pantalon bleu marine et une paire de tennis beige. Ses cheveux châtain étaient et bataille et ses yeux noirs n’étaient pas sans rappeler ceux d’Alcor, ce qui n’avait à vrai dire rien d’étonnant. Il s’appelait Shirô … et n’était autre que le petit frère de celui-ci.

Celle qui se tenait à ses côtés devait avoir l’âge de Vénusia. Elle avait de longs cheveux châtains maintenus par un serre-tête rose, de beaux yeux noisette et portait un pull blanc et une mini-jupe bleu ciel. Elle était souriante et visiblement ravie de le revoir après toutes ces années. Elle le connaissait bien, plus que bien même puisqu’ils avaient partagé bien des aventures ensemble lorsqu’il était encore le pilote de Mazinger Z. Ils avaient lutté de toutes leurs forces contre les armées du Dr. Hell et les monstres de l’empire souterrain de Mykène pour sauver l’humanité de la destruction. Et même s’ils s’en étaient toujours défendus, ceux qui partageaient leur quotidien avaient vite compris qu’il y avait entre eux plus qu’une simple amitié. Elle s’appelait Sayaka. Sayaka Yumi. La fille du professeur Yumi avec qui Procyon avait collaboré dans un passé récent.

- Et ben … si je m’attendais à ça ! J’aurais jamais pensé vous retrouver ici … c’est vraiment un chouette cadeau ! dit-il, visiblement ému.

En temps normal, il aurait refusé d’admettre cette faiblesse et se serait retranché derrière son excuse favorite en prétextant avoir une poussière dans l’œil, mais pas aujourd’hui. L’émotion était trop forte. Il prit Shirô dans ses bras et lui sourit.

- Je te savais pas si émotif, grand frère ! C’est ton séjour ici qui t’a rendu comme ça ?

- J’en sais trop rien … mais je suis vraiment content que tu sois là, p’tit frère ! Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vus ? Deux ans ?

- Un peu plus que ça ! Tu avais promis de m’écrire et tu n’as rien fait du tout ! répondit-il d’un air sévère. Il avait bien le même tempérament que lui …

- Ben c’est-à-dire que … j’ai été pas mal occupé ici … et j’ai pas vraiment eu le temps de m’occuper de tout ça … mais c’est vrai que c’est pas une excuse. Si tu veux bien, on va essayer de mettre tout ça de côté … parce qu’on a pas mal de choses à se raconter tous les deux …

Il le déposa à terre et regarda Sayaka avec insistance, visiblement troublé. Elle était toujours aussi belle et la revoir lui rappelait le passé et tous les moments, joyeux ou non, qu’ils avaient partagé ensemble au sein de l’équipe du Laboratoire photonique ou durant leur séjour aux Etats-Unis. A l’époque, il était jeune, insouciant, impulsif. Il était encore un peu comme ça lorsqu’il est arrivé un beau matin au Centre aux commandes de son OVT après avoir obtenu son diplôme scientifique à la NASA. Ces années de guerre l’avaient cependant fait mûrir et il s’était quelque peu assagi.

- Tu n’as pas changé, remarqua-t-il en souriant. Je ne m’attendais pas à autre chose, en fait. Tu es exactement comme dans mes souvenirs. Ça fait déjà si longtemps …

- Justement. Je pourrais te faire le même reproche que Shirô ! Tu n’as jamais pris le temps de me donner de tes nouvelles. J’ai souvent espéré recevoir des lettres de ta part et rien n’est jamais venu. Tu n’as pratiquement pas donné signe de vie depuis que tu nous as quittés. C’est comme si tu avais voulu recommencer une nouvelle vie ici …

- Là, tu te trompes ! C’est pas ça du tout ! … dit-il en reculant d’un pas.

Il évita de fixer le regard inquisiteur de Sayaka. Elle avait raison : il aurait dû faire attention à ne pas couper les ponts du jour au lendemain. Elle était rancunière et il le savait. Et il savait aussi que cela risquait de prendre pas mal de temps avant qu’elle ne lui pardonnât.

- En temps normal, je t’aurais giflé pour ça … mais pas aujourd’hui.

Elle s’approcha et le serra dans ses bras en souriant, visiblement ravie de ces retrouvailles.

- On a du temps à rattraper, toi et moi ! Allez viens, tu vas tout me raconter … je veux tout savoir, fit-elle en riant.

Elle le saisit par le bras et ils prirent tous deux la direction de la maison. Shirô leur emboîta le pas. Rigel et Mizar échangèrent un bref regard en esquissant simultanément une légère grimace.

- Et ben, j’en connais un qui risque d’avoir des problèmes …

- Ah ça … je ne peux qu’être d’accord avec toi, Mizar. Il faudra qu’il fasse attention à ce qu’il va dire … parce que ça pourrait très mal se terminer pour lui …

Dans la soucoupe amirale, la navette « Mark III » pilotée par Thalis venait de se poser sur l’une des rampes de lancement. Il en descendit rapidement et ôta son casque avant de réajuster son uniforme. Il salua ensuite les deux gardes qui surveillaient l’accès au hangar et emprunta l’ascenseur pour rejoindre le poste de commandement où Végalina et Erea l’attendaient. Il les salua respectueusement.

- Votre visite me surprend, capitaine. Je suppose que vous avez une bonne raison pour être venu jusqu’ici ? demanda Végalina, intriguée.

- Oui Commandant. Mais y a-t-il un endroit où nous pourrions être plus tranquilles pour parler ? Je ne tiens pas à ce que nos hommes soient au courant.

- Je vois. Suivez-moi, répondit-elle d’un ton grave.

Tous trois se dirigèrent vers une cabine inoccupée aménagée de façon sommaire : un lit, une caisse en métal brut faisant office de table de travail, deux chaises et un écran panoramique mural complété par un lecteur optique. L’ensemble était austère. Froid. Thalis y entra la premier et se demanda pendant un court instant s’il ne s’agissait pas d’une cellule. Une fois installées, Végalina lui fit signe de commencer son exposé. Il s’exécuta en insérant dans le lecteur la carte électronique qu’il avait gardée dans sa poche.

- Si j’ai insisté pour venir jusqu’ici Commandant, c’est parce que nous risquons de nous retrouver confrontés à un problème sérieux. Et je ne sais même pas à l’heure où je vous parle si nous pourrons trouver une solution …

- Expliquez-vous, demanda Erea.

Il se saisit de la télécommande située sur la table et déclencha la lecture des informations contenues sur la carte électronique. Le plan du symbiorak d’Ezequios s’afficha alors sur l’écran de contrôle. Comme pour toutes les machines mises au point par les scientifiques de la Division Ruine, celui-ci était particulièrement détaillé : le détail des alliages utilisés pour sa construction, le mode de fonctionnement des systèmes d’armement, le positionnement des générateurs d’énergie et des équipements du système de contrôle par la pensée … Rien ne manquait.

L’officie se dirigea vers l’écran et désigna trois points situés au niveau de la tête, des épaules et du torse de la machine véghienne.

- Regardez bien ces trois points. Ils désignent les verrous de sécurité qui ont été mis en place sur votre ordre par les techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques pour nous permettre de garder un certain contrôle sur le symbiorak. Ezequios est libre de le piloter mais grâce à ces verrous, il existe certaines instructions et commandes auxquelles il ne peut accéder.

- Et alors ?

- Si ces verrous sautent, Ezequios pourra non seulement exploiter pleinement le potentiel de sa machine, mais surtout agir à sa guise et prendre des décisions qui risquent de s’avérer contraires à nos objectifs.

- Vous voulez dire que …

- Exactement, Commandant. Je m’excuse de vous avoir interrompu, mais s’il parvient à neutraliser les sécurités, il peut décider non plus de se battre contre le prince d’Euphor, mais contre nous. Il vous hait et il a une revanche à prendre. De par son mode de fonctionnement, ce symbiorak est plus puissant que les modèles précédents …

- Je comprends vos doutes, capitaine. Le commandant Erea m’en a également fait part peu avant notre départ.

- Ce n’est pas tout, Commandant. J’ai suivi le déroulement du combat entre le symbiorak et les Aigles depuis notre base. Il ne s’est pratiquement pas défendu et il s’est finalement abattu dans une rivière. Il …

- … je sais qu’il a encore toutes les chances d’être opérationnel, fit Erea. Vous ne m’apprenez rien sur ce point, capitaine.

- Justement. S’il a refusé le combat, c’est pour une bonne raison.

- Laquelle ? fit Végalina, intriguée.

- Comme vous le savez, le symbiorak prend ses ordres dans le cerveau du pilote. Dans le cas présent, il vient se servir directement dans l’esprit d’Ezequios. Si celui-ci est encore en vie, je suppose qu’il est en train de tout faire pour tenter de désactiver les systèmes de sécurité. C’est une opération très complexe qui réclame beaucoup d’énergie. Dans la mesure où il s’agit d’un système mono-tache, il est impossible de traiter deux problèmes en même temps.

- Est-ce à dire que …

- Exactement, commandant Erea. Ezequios utilise toute l’énergie dont il dispose dans ce but. Pour le moment, il ne peut pas et ne veut pas se battre. En revanche, une fois que les verrous auront sauté …

- Je vois où vous voulez en venir. Merci de nous avoir informés, capitaine. Vous pouvez maintenant retourner au Camp de la Lune noire.

- A vos ordres, Commandant. J’ai pris la liberté de faire préparer un antérak de seconde génération qui pourrait nous aider à régler ce problème. Je suis prêt à le piloter s’il le faut … répondit-il, presque gêné.

- Vous avez bien agi. Expédiez-le sur Terre en mode automatique dès qu’il sera prêt. Je vous demande de rester sur notre base et de suivre minute par minute le déroulement de cette opération. Je sais que vous n’êtes pas à votre aise aux commandes d’un antérak et il est hors de question pour nous de perdre un élément de votre trempe.

- Entendu. Je pars immédiatement.

Thalis les salua et quitta la pièce pour regagner le niveau inférieur et reprendre les commandes de sa navette. Celle-ci prit son envol quelques minutes plus tard pour reprendre la direction du Camp de la Lune noire. Végalina regarda Erea en soupirant. Ce qu’elles venaient d’apprendre n’avait rien de rassurant. Soudainement, elle se leva de son siège et s’en saisit pour le lancer rageusement contre le mur extérieur.

- Décidément, il nous mettra des bâtons dans les roues jusqu’au bout, fit-elle avec mépris.

- Je sais ce que tu éprouves. Cependant, nous connaissions les risques.

- J’ai pris une mauvaise décision. Une de plus.

- Si Thalis a raison, attendons de voir comment les choses vont évoluer. Ezequios va avoir besoin de temps pour prendre le contrôle total du symbiorak. Et rien ne nous dit qu’il parviendra à ses fins.

- Peut-être … mais je suis persuadée qu’il peut y arriver. Il connaît cette technologie mieux que personne. Je pense que je vais apporter une petite modification à ton plan, Erea.

- Laquelle ?

- Je piloterai personnellement le symbiorak qui partira sur Terre dans les prochaines heures. Je tiens cette fois à régler le problème Ezequios de façon radicale et définitive, quitte à ce que je l’abatte moi-même devant Actarus et ses alliés.

- Ne fais pas cela, Végalina. Ce n’est pas la bonne solution. Si tu te décides à agir de la sorte, il ne faudra pas longtemps à Actarus pour comprendre qu’il existe des tensions au sein même de notre armée. Il pourrait très bien en profiter …

- … en nous montant les uns contre les autres.

- Exactement. Je comprends ton désir de vengeance, mais si tu veux en finir toi-même, il te faudra agir autrement et plus discrètement. Et si tu tiens à piloter le symbiorak, je n’irai pas contre ta volonté. Je suis prête à te céder ma place.

- Merci Erea. Nous attaquerons dès que l’antérak dont nous a parlé Thalis sera prêt.

Végalina quitta la pièce pour s’en retourner dans ses quartiers. Erea en fit autant quelques secondes plus tard.

Tandis que les deux chefs de guerre de la Division Ruine attendaient le moment propice pour agir, il en était tout autrement dans la salle des commandes du Centre de Recherches spatiales. A l’exception d’Antarès et d’Argoli, restés dans la salle des commandes pour surveiller l’arrivée d’un hypothétique appareil ennemi, le bâtiment principal et les premiers niveaux souterrains étaient déserts. A l’opposé, l’atelier principal faisait l’objet d’une intense activité et c’était précisément là que Procyon avait demandé à Actarus et Phénicia de le rejoindre.

En effet, les réparations sur Fossoirak étaient désormais terminées : l’aile gauche du spacer bleu et rouge avait été changée et le turboréacteur flambant neuf qui allait avec venait juste d’être installé. Le scientifique, qui suivait avec intérêt le travail de ses collaborateurs, le désigna du doigt avant de prendre la parole.

- Il nous reste encore quelques points à vérifier mais l’essentiel est déjà fait. Il faudra cependant qu’Alcor s’occupe de faire les essais en vol pour nous assurer que tout va bien.

- Voilà une bonne nouvelle, père. Même si nous ne pourrons sortir que trois appareils au lieu de quatre, il est rassurant de savoir que Fossoirak pourra tenir sa place en cas de combat.

- Je suis d’accord avec toi. Cependant, nous avons déjà connu ce genre de situation par le passé, Actarus. Jusqu’à maintenant, nous avons réussi à contrecarrer les plans de Végalina. Pourrons-nous en faire autant à l’avenir ? Je l’ignore.

- Vous n’avez pas l’air très convaincu, professeur … nota Phénicia, perplexe.

- J’ai confiance en vous. Je sais que vous vous débrouillerez très bien. C’est justement parce que votre escadrille est soudée que vous pourrez déjouer les pièges qu’elle ne manquera pas de vous tendre.

La jeune fille acquiesça. Procyon, visiblement inquiet, quitta la pièce sans donner d’autres explications. Jamais ils ne l’avaient vu se comporter de cette façon. Phénicia se tourna alors vers son frère.

- Qu’est-ce qui se passe, Actarus ? Qu’est-ce qui lui arrive ?

- Je n’en sais pas plus que toi, Phénicia. Je dois reconnaitre que son comportement a bien changé en l’espace de quelques jours. Par moments, je le sens absent, comme s’il était fatigué de toutes ces batailles, de tous ces combats …

- Il nous a dit qu’il comptait prendre du recul … Tu crois qu’il va partir plus vite qu’on ne le pense ?

- Non je ne crois pas. Je lui ai dit que sa présence était indispensable et que nous ne pourrons pas gagner cette guerre sans lui. Je pense que quelque chose le préoccupe, mais je ne sais pas de quoi il s’agit …

- Tu as raison. Il garde tout ça pour lui et il ne veut pas que ça se sache. Il nous en parlera peut-être le moment venu. En fait, je pense plutôt qu’il t’en parlera à toi, grand frère. Les liens que tu entretiens avec lui sont plus intenses que les miens …

- Je l’espère … Laissons-lui un peu de temps …

Ils quittèrent l’atelier et empruntèrent successivement l’ascenseur intérieur et le couloir principal pour gagner la sortie du Centre. Le soleil venait de se coucher et Vénusia, qui portait une veste bleue et violette, profitait des dernières lueurs du jour appuyée contre la balustrade métallique qui surplombait le barrage. Elle se retourna et sourit dès qu’elle aperçut Phénicia et Actarus. Celui-ci ne manqua pas de venir la rejoindre et l’embrassa tendrement. Elle lui rendit son baiser et se blottit dans ses bras. Tous deux regardèrent le panorama qui s’étalait devant leurs yeux. Phénicia les rejoignit peu après.

- Comment est-ce que tu te sens ? demanda la jeune fille.

- Je me sens bien. Je ne peux qu’être heureuse lorsque vous êtes tous ici, près de moi. Mais c’est plutôt à moi de te poser la question. Est-ce que ça va ? Tu n’as pas mal ?

- Oui, tout va bien. J’ai seulement hâte de me débarrasser de ces fichues béquilles. J’ai horreur de me sentir diminuée et de dépendre de quoi que ce soit …

- Comme tout le monde, je pense …

Tous les regards convergèrent vers Tetsuya. Le jeune homme venait de quitter le bâtiment principal du Centre et se joignit au petit groupe. Vénusia et Phénicia le considérèrent avec attention. Contrairement à Actarus, elles ne l’avaient jamais vu « de visu ».

- Ça n’est jamais agréable de se sentir diminué, de se dire qu’on est impuissant devant une situation donnée et qu’on pourrait être nettement plus utile ailleurs plutôt que de rester dans son coin à attendre que les choses se passent … dit-il en regardant l’horizon.

- Je crois que tu as bien résumé la situation, répondit Phénicia. Tu sembles bien connaitre le problème … Tetsuya.

- Disons seulement que je suis déjà passé par là. Phénicia, c’est ça ?

Celle-ci hocha la tête en signe d’approbation.

- Je suis ravi de te connaître. Et je suppose que tu dois être Vénusia, demanda-t-il en regardant cette dernière. Actarus et moi avons longuement discuté lors de ma dernière visite et nous avons d’ailleurs un peu parlé de toi. Parler est un bien grand mot, à vrai dire. Tu venais à peine de prendre conscience lorsque nous avons évoqué le sujet … et je sais qu’il s’est beaucoup inquiété pour toi …

- Je l’ignorais, répondit-elle en souriant. Il s’inquiète toujours pour ceux qu’il aime. Il est comme ça et c’est aussi pour ça que je l’aime tant. Parce que tout le monde compte à ses yeux.

- Je le sais. En tout cas, je suis content de voir que tu vas mieux … et je sais que tu dois occuper l’essentiel de ses pensées … dit-il en ébauchant un sourire.

Vénusia sentir ses joues rougir. Il n’avait fallu à Tetsuya que quelques instants pour tout analyser … et tout comprendre.

- Pour vous dire la vérité, je ne me livre pas très facilement. Mes parents sont morts alors que je n’étais encore qu’un enfant. Je n’ai presque plus de souvenirs d’eux. C’est le père d’Alcor qui m’a adopté et élevé. Ça prendrait trop de temps à raconter … mais je n’ai pas vraiment grandi comme les garçons de mon âge. En fait, lui et moi n’avons réellement fait connaissance que depuis quelques années … et je dois reconnaître que ça ne s’est pas très bien passé entre nous, surtout au début …

- Comment ça ? demanda-t-elle.

- J’ignore s’il t’en a parlé, mais il a longtemps cru que son père était mort dans une expérience qui a mal tourné. Or, il a survécu et ils ont fini par se retrouver bien des années plus tard. Et moi dans tout ça, j’étais l’usurpateur, une pièce rapportée … presque un étranger malgré tout ce qu’il avait fait pour moi …

- Mais on dirait que ça s’est quand même arrangé entre vous ? répondit-elle, visiblement surprise parce qu’elle venait d’entendre.

- C’est mieux aujourd’hui, c’est vrai. Seulement, il y a certaines choses qui ne sont pas réglées et qui ne le seront sans doute jamais. Son … enfin, notre père s’est sacrifié pour me sauver la vie lors de notre ultime affrontement contre cet ennemi sans pitié venu des profondeurs de la Terre. Je n’ai pas pris mes responsabilités … et c’est lui qui en a payé le prix. C’est quelque chose qui nous hante encore aujourd’hui. Ce jour-là, j’ai reçu une leçon que je me suis juré de ne pas oublier …

- Je comprends. Ça n’a pas dû être facile à vivre pour toi, fit Vénusia en le regardant avec une certaine tristesse.

Tetsuya acquiesça et reprit.

- D’aussi loin que je me souvienne, on m’a toujours dit de mettre mes émotions de côté pour que je puisse m’adapter rapidement à n’importe quelle situation. J’ai été entraîné pour ça et je dois dire que ça n’a pas été facile tous les jours. Mais je ne me suis jamais plaint. Je savais que je DEVAIS le faire pour répondre aux attentes qu’on avait placées en moi. Rien d’autre ne comptait et c’est aussi ce qui m’a permis de maîtriser rapidement le pilotage de Great Mazinger. J’avais une mission à accomplir et rien ne devait m’en détourner. C’est pour ça que je ne me suis jamais vraiment soucié de tout ce qu’on pouvait dire sur moi … et c’est seulement maintenant que j’ai fini par comprendre qu’il ne fallait pas passer à côté de certaines choses …

Il posa ses mains sur la balustrade du barrage et ferma les yeux pendant quelques instants avant de se tourner vers Actarus et Vénusia. Phénicia ne l’avait pas quitté des yeux un seul instant.

- J’espère sincèrement que vous profiterez de ce bonheur qui vous semble promis. Sur ce, je vous laisse. On se reverra sans doute plus tard.

- Attends. Où est-ce que tu vas ? demanda Phénicia.

- Il faut que je fasse quelques vérifications sur Great Mazinger. Je dois m’assurer qu’il sera prêt à combattre en cas de besoin, répondit-il.

Le jeune homme leur fit un petit signe de la main et tourna les talons pour rejoindre le bâtiment principal. Il emprunta l’escalier et franchit la double-porte vitrée. Le bruit de ses pas résonna dans le couloir avant que le silence ne revienne.

- Je ne pensais pas que la vie avait été si dure avec lui. Je comprends mieux certaines choses, maintenant … observa Phénicia, pensive.

- Nous avons tous nos blessures et nos manques, petite sœur. En un sens, je comprends ce qu’il a pu ressentir pendant toutes ces années.

- Ce qu’il a vécu me fait penser à ce que tu as vécu toi aussi, Actarus. Tu ne t’es jamais plaint toi non plus, réagit Vénusia. Le passé ne s’oublie pas. On ne peut pas l’oublier.

- En disant cela, tu as tout dit … répondit Actarus en effleurant sa joue du bout des doigts.

- J’espère seulement que l’amour et l’affection que je te porte te rendront ce fardeau moins pénible. Et si ce n’est pas suffisant, alors j’essaierai de faire mieux encore. Je veux que tu ressentes à quel point je t’aime et à quel point tu comptes pour moi … à chaque instant qui passe.

- Je suis sûre qu’il le sait déjà, petite sœur. Il t’aime de ton son cœur. Je peux le lire dans ses yeux, répondit Phénicia en lui adressant un clin d’œil. J’espère que j’aurai autant de chance avec Alcor.

- Puisqu’on parle d’Alcor, où est-ce qu’il est passé ? demanda la jeune femme.

- Il est parti pour le ranch et il doit encore s’y trouver à cette heure-ci. Tetsuya nous a dit qu’il n’était pas venu seul et qu’il y avait certaines personnes qui étaient impatientes de le voir. C’est tout ce que je sais … fit Actarus.

- J’ai une idée. Et si on y allait nous aussi ? Je suis curieuse de savoir de qui il s’agit.

- Très bien. En route !

- Hé ! Je viens aussi, réagit Vénusia. Vous n’allez quand même pas me passer toute seule ici !

Actarus esquissa un léger sourire et aida sa sœur à s’installer sur le siège droit de son buggy tandis que Vénusia prit place sur celui de gauche. Le véhicule à trois roues quitta le complexe pour s’engager sur la route menant au ranch.

Au fil des kilomètres, le visage de Phénicia changea lentement d’expression. Elle avait un étrange pressentiment : la curiosité qu’elle éprouvait avait laissé place à une certaine inquiétude. Finalement, ce n’était peut-être pas ce à quoi elle s’attendait …



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeVen 3 Aoû 2018 - 12:41

kimi_san a écrit:
- Je te  fais marcher, répondit-il en lui faisant un clin d’œil. Allez, je t’emmène jusqu’à ta chambre !
Excellent, le "je te fais marcher" alors qu'il la porte !

Citation :
- J’espère seulement que l’amour et l’affection que je te porte te rendront ce fardeau moins pénible. Et si ce n’est pas suffisant, alors j’essaierai de faire mieux encore. Je veux que tu ressentes à quel point je t’aime et à quel point tu comptes pour moi … à chaque instant qui passe.
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Citation :
Au fil des kilomètres, le visage de Phénicia changea lentement d’expression. Elle avait un étrange pressentiment : la curiosité qu’elle éprouvait avait laissé place à une certaine inquiétude. Finalement, ce n’était peut-être pas ce à quoi elle s’attendait …
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeDim 5 Aoû 2018 - 14:18

Un tournant dans LDDP avec l'arrivée de Tetsuya et Sayaka...et cela promet de faire des étincelles dans tous les sens du terme. affraid affraid

J'attends la suite pour voir/lire cela Razz Razz

Bravo Kimi cheers cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeDim 5 Aoû 2018 - 18:01

Citation :
Un tournant dans LDDP avec l'arrivée de Tetsuya et Sayaka...et cela promet de faire des étincelles dans tous les sens du terme.  affraid  

Oui cela promet en effet !

Je me demande également si Ezequios va parvenir à  prendre le plein contrôle du symbiorak et si oui contre qui va-t-il l'utiliser ! affraid

merci Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2045937091

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMer 8 Aoû 2018 - 16:41

Biniou a écrit:
kimi_san a écrit:
- Je te  fais marcher, répondit-il en lui faisant un clin d’œil. Allez, je t’emmène jusqu’à ta chambre !
Excellent, le "je te fais marcher" alors qu'il la porte !

=> Et ça n'était même pas fait exprès ! J'ai rédigé l'épisode d'une traite pratiquement ... et je m'en suis rendu compte après coup !

Biniou a écrit:
Citation :
- J’espère seulement que l’amour et l’affection que je te porte te rendront ce fardeau moins pénible. Et si ce n’est pas suffisant, alors j’essaierai de faire mieux encore. Je veux que tu ressentes à quel point je t’aime et à quel point tu comptes pour moi … à chaque instant qui passe.
Rolling Eyes  Wink   Very Happy

=> Ah, l'amour ... mais il ne faut pas croire que ça sera toujours tout rose ! Vénusia risque en effet d'avoir quelques sautes d'humeur par la suite ...

Biniou a écrit:
Citation :
Au fil des kilomètres, le visage de Phénicia changea lentement d’expression. Elle avait un étrange pressentiment : la curiosité qu’elle éprouvait avait laissé place à une certaine inquiétude. Finalement, ce n’était peut-être pas ce à quoi elle s’attendait …
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FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 3755842864 "Oh, j'ai un mauvais pressentiment !"

Perosia a écrit:
Un tournant dans LDDP avec l'arrivée de Tetsuya et Sayaka...et cela promet de faire des étincelles dans tous les sens du terme. affraid affraid

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2126446311 "C'est étrange ... je ne vois absolument pas de quoi tu parles !"

=> C'est effectivement un "tournant" car ce nouvel acte va s'étendre sur plusieurs épisodes : au programme, beaucoup d'action, de tension, d'échanges plus ou moins cordiaux et qui n'épargneront personne ... affraid

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 1998538000 "Le pire est à venir, j'en ai peur ..."

Perosia a écrit:
J'attends la suite pour voir/lire cela Razz Razz

=> La suite arrive bientôt (dès que j'aurai terminé le montage pour illustrer l'épisode, en fait).

Gurendaizä a écrit:
Oui cela promet en effet !

=> L'épisode #53 a pour titre "Une confrontation orageuse" : voilà qui devrait vous donner une petite idée de ce qui vous attend ... Shocked

Gurendaizä a écrit:
Je me demande également si Ezequios va parvenir à  prendre le plein contrôle du symbiorak et si oui contre qui va-t-il l'utiliser ! affraid

=> Va-t-il reprendre le contrôle de son engin ? Dans la mesure où il est loin d'être un idiot, il a toutes les chances d'y parvenir. Reste à savoir contre qui il va l'utiliser : Actarus ou Végalina ? affraid

Biniou a écrit:
Chouette parenthèse entre 2 combats, merci Kimi !

Perosia a écrit:
Bravo Kimi cheers cheers

Gurendaizä a écrit:
merci Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2045937091

=> You're welcome !

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMer 8 Aoû 2018 - 19:25

Citation :
Vénusia risque en effet d'avoir quelques sautes d'humeur par la suite ...

Oh oh sera-t-elle touchée par la "confrontation orageuse" ? Surprised Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2636677666

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeMer 8 Aoû 2018 - 20:02

Gurendaizä a écrit:
Oh oh sera-t-elle touchée par la "confrontation orageuse" ? Surprised Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2636677666

=> Pas directement non ... mais sur la durée de l'arc, elle ne s'en sortira pas indemne. affraid

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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeSam 25 Aoû 2018 - 9:32

Je n'avais pas commenté...Merci Kimi pour ce chapitre qui promet une suite un peu mouvementée !
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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeDim 26 Aoû 2018 - 0:03

Citation :
"Le pire est à venir, j'en ai peur ..."

J'en ai bien peur aussi. affraid affraid affraid

Tous aux abrits. affraid affraid affraid

Merci Kimi_san.
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeVen 7 Sep 2018 - 20:22

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Le ciel était encore clair, mais il ne faudrait pas attendre bien longtemps pour que la nuit s’installât au-dessus de la région du Centre de recherches spatiales et du ranch du Bouleau blanc. Le buggy piloté par Actarus franchit le portique et s’arrêta juste devant l’entrée de la résidence principale. Toutes les pièces étaient éclairées, y compris la terrasse. Actarus en descendit le premier et aida Vénusia, puis Phénicia à quitter leurs sièges respectifs. La jeune fille esquissa une grimace lorsque son frère lui tendit ses béquilles. Elle les détestait mais elle se devait de les utiliser pour marcher.

Le petit groupe se dirigea vers la maison, s’attendant à entendre des échanges plus ou moins bruyants entre de vieux amis qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps et qui devaient avoir mille et une choses à se dire. Pourtant, tout était calme et (presque) silencieux. Phénicia s’installa dans l’un des fauteuils de la pièce à vivre tandis que Vénusia se dirigea vers la cuisine pour préparer quelques rafraichissements. Quant à Actarus, il se rendit spontanément sur la terrasse et s’arrêta en voyant, quelques mètres devant lui, deux enfants en grande discussion. Ce spectacle le fit sourire.

Mizar était en train de discuter avec Shirô. Malgré leur petite différence d’âge, ils s’étaient tout de suite bien entendus et s’étaient découverts de nombreux points communs : tous deux avaient été marqués par les guerres sans merci qu’avaient dû livrer ceux qui partageaient leur quotidien. Si Mizar était resté relativement à l’écart de l’action, Shirô avait quant à lui participé plus ou moins directement au conflit qui avait opposé Tetsuya et Alcor à l’empire de Mykène. Celui-ci était d’ailleurs leur principal sujet de discussion. Ils avaient pu le voir à l’œuvre, chacun de leur côté, et leur vision des choses étaient quelque peu différente.

- Et ben … il nous avait caché tout ça ! Il nous en a jamais parlé depuis qu’il est arrivé chez nous … fit Mizar avec perplexité.

- Oui je vois ça. Je trouve ça bizarre qu’il vous ait pratiquement rien dit. Parce qu’à nous, il nous le rappelait tout le temps. Mais je le comprenais un peu … parce que piloter Mazinger Z, c’était pas donné à tout le monde …

- Ça j’suis d’accord. Si ça se trouve, il a peut-être voulu tourner la page et oublier toutes ces choses-là …

- Tu as peut-être raison. Avec Sayaka, il s’est battu contre des dizaines de monstres envoyés par un cinglé de première qui voulait devenir « maître du monde ». C’est à cause de lui et d’autres que notre grand-père a été tué … Et notre père a suivi le même chemin un peu plus tard …

- Si c’est ça c’est normal qu’il ait voulu garder ça pour lui. On a tous perdu des gens qu’on aimait. Ma mère est morte quand j’étais petit. J’ai presque pas de souvenirs d’elle. J’ai grandi avec mon père et ma grande sœur. On a eu une vie presque normale … jusqu’à ce qu’Alcor arrive en fait …

- J’suis quand même surpris qu’il vous ait pas parlé de tout ça … ça lui ressemble pas, fit Shirô en fronçant les sourcils.

- Nous aussi on s’est fait attaquer. Par des extraterrestres en plus. Et c’est pas avec sa petite soucoupe qu’Alcor aurait pu nous défendre …

- C’est vrai ? Vous avez vraiment combattu des extraterrestres ? demanda Shirô, surpris.

- Ouais … et ça aurait pu très mal de se finir. Ma sœur a même failli y rester … mais heureusement ça s’est fini vu qu’il y avait quelqu’un pour nous défendre tous contre l’envahisseur …

- J’suis sûr que mon frère s’est quand même montré à la hauteur … même s’il aurait pu prendre Mazinger Z quand même. Quand il était avec nous, il arrêtait pas de prendre des risques. Je comprenais pas toujours ce qu’il faisait … mais ça m’empêchait pas de penser qu’il avait raison d’agir comme ça …

- Il était comme ça aussi au début … Y a des choses qui ont changé après … parce qu’il a fini par comprendre qu’il pouvait pas se battre tout seul.

- Vous étiez pas seuls ?

- Ben non. Et ça m’a fait drôle d’apprendre que celui qui nous défendait habitait ici … chez nous. Il voulait pas que ça se sache, parce qu’il croyait que ce serait la meilleure façon de nous protéger …

- Il a gardé ça pour lui aussi … Ce que les gens peuvent être compliqués, des fois !

Tous deux échangèrent un bref regard et se mirent à rire. A les voir, on aurait dit qu’ils se connaissaient depuis toujours. Actarus les observa longuement et esquissa un sourire avant de venir à leur rencontre.

- Tiens, c’est gentil de venir nous voir, Actarus !  réagit Mizar en souriant.

- Ça me fait plaisir à moi aussi, Mizar.

- J’te présente Shirô. C’est le petit frère d’Alcor. Shirô, voilà Actarus. On en a parlé tout à l’heure.

Shirô sourit en faisant un signe de la main. Actarus lui répondit en souriant à son tour.

- C’est une belle surprise. J’ignorais qu’Alcor avait un frère. Il s’est bien gardé de nous le dire.

- C’est justement de ça dont on était en train de parler avant que t’arrives. C’est comme si il avait voulu tout recommencer en arrivant ici …

- Il avait peut-être ses raisons, répondit le prince. Alcor s’est toujours montré très discret à ce sujet. Il n’a pratiquement jamais évoqué ni sa famille, ni son passé. Que ce soit avec moi ou avec Vénusia.

- Vénusia c’est ma grande sœur. Tiens, la voilà qui arrive justement.

Actarus se leva le premier, bien vite imité par Mizar et Shirô. Tous rejoignirent Vénusia et Phénicia qui s’étaient arrêtées pour les attendre.

- Je comprends mieux ce que Tetsuya nous a dit tout à l’heure. Je vous présente Shirô, le petit frère d’Alcor.

Shirô leur fit un signe de la main en souriant. « Ben elles sont mignonnes toutes les deux … », glissa-t-il à Mizar dans un sourire. Vénusia remarqua rapidement ses joues rougies et sourit à son tour.

- Je suis ravie de te connaître, Shirô. Je m’appelle Phénicia. Alcor ne m’a jamais dit qu’il avait un petit frère … réagit-elle en souriant.

La jeune fille prit appui sur la clôture et leva les yeux vers le ciel, pensive.

- En fait, il ne m’a jamais parlé de sa famille. Les seules choses que je connaisse sont celles que Tetsuya nous a apprises tout à l’heure. Ils ont eu du mal à s’entendre au début, il paraît …

- C’était pas évident. Quand j’ai appris que papa était en vie alors qu’on le croyait mort depuis longtemps, ça m’a pris du temps pour l’accepter. Si Alcor n’a pas eu de problème, Tetsuya a très mal vécu ça. Au fait il est pas avec vous ? On s’est quittés à l’aéroport …

- Il est parti chercher Great Mazinger pour nous donner un coup de main, répondit Actarus d’un ton posé.

Shirô ferma les yeux et hocha la tête. Il s’attendait à ce qu’il agisse de cette façon.

- Alors ça veut dire qu’on le verra pas de la soirée ! J’irai pas jusqu’à dire qu’il pense qu’à ça mais presque. En fait, y a qu’avec Jun qu’il agit différemment …

- Et est-ce que tu sais où est Alcor ? demanda Phénicia. Je m’attendais à le voir ici. Comme vous ne vous êtes pas vus depuis longtemps, vous deviez avoir plein de choses à vous dire, non ?

- C’est ce qu’il a dit tout à l’heure. Il doit être avec Sayaka. Je sais pas où ils sont partis mais ils ont sûrement envie d’être seuls …

- Qui est Sayaka ? … demanda-t-elle, intriguée.

- Parce qu’il ne vous a rien dit non plus ? J’en ai parlé un peu à Mizar. Elle est venue avec nous et je crois qu’elle est contente d’être là. Ça fait longtemps qu’ils se sont pas vus et ils …

- Ils doivent sûrement avoir beaucoup de choses à se dire eux aussi, répondit Phénicia en détournant la tête. Excusez-moi, je reviens tout de suite …

Elle quitta la terrasse et s’éloigna avec difficulté. Tous la regardèrent partir et Actarus crut même apercevoir une larme couler sur sa joue. Hormis Shirô, tous avaient compris ce que cela voulait dire.

- Ben quoi ? J’ai dit quelque chose qu’il fallait pas ? demanda-t-il en écarquillant les yeux.

- Ce qu’il y a entre Phénicia et Alcor est plus qu’une simple amitié, Shirô, répondit Vénusia en le regardant attentivement.

- Aïe. Je crois que je viens de faire une bêtise. J’espère qu’elle va pas m’en vouloir …

- Tu pouvais pas savoir, fit Mizar en essayant de le rassurer. Mais j’crois pas qu’on la reverra de la soirée.

- N’empêche que j’irai m’excuser quand je la verrai. Je ne voulais pas lui faire de mal.

- Tu n’as pas à te sentir responsable de tout cela, Shirô. En attendant, mieux vaut ne pas rester ici. Le temps commence à se rafraîchir et nous serons beaucoup mieux installés à l’intérieur.

Tous quittèrent la terrasse pour rejoindre la pièce à vivre. Actarus en ressortit pourtant quelques instants plus tard pour partir à la recherche de Phénicia. « Je vais quand même essayer de lui parler. Je reviens vite … » dit-il d’un ton rassurant.

De leur côté, peu de temps avant que les Aigles n’arrivent au ranch, Alcor et Sayaka s’étaient trouvés un petit endroit tranquille à quelques kilomètres de là. Comme Shirô l’avait dit, elle était heureuse d’être là. Assis près d’elle, Alcor était quant à lui très mal à l’aise. Les choses avaient bien changé depuis qu’il s’était installé ici et ne savait pas vraiment comment s’y prendre pour lui en parler.

- Ce sont presque des vacances … Échapper à l’austérité du laboratoire de papa et pouvoir se détendre un peu, c’est ce que j’attendais depuis longtemps …

- C’est vrai que ça fait du bien de pouvoir s’évader un peu … répondit-il d’un air songeur.

- Quand Tetsuya nous a raconté votre dernière rencontre, je n’ai eu qu’une envie, celle de venir moi aussi. Puisque tu ne voulais pas nous donner de nouvelles, il fallait bien que je prenne l’initiative …

- Et je peux te dire merci pour ça. C’est vrai qu’on s’est pas vus depuis un moment … Et la dernière fois, ça avait été plutôt court. J’ai voulu vous écrire mais j’ai jamais trouvé le temps ou le bon moment pour le faire. Et puis tout allait si vite ici. Je pensais pas que ça se passerait de cette façon … et cette guerre qui nous a opposés à un ennemi venu d’ailleurs n’a pas arrangé les choses.

- C’est ce que j’ai cru comprendre quand Tetsuya nous en a parlé. Ça ne devait pas être évident pour toi et tes amis, mais tu aurais pu quand même nous écrire. Shirô était très déçu lui aussi. Il s’attendait à ce que tu lui donnes de tes nouvelles … mais il n’a jamais rien reçu et ça lui a fait beaucoup de peine.

- Je le sais bien, répondit-il d’un air désolé. Mais je vous avais pas oublié, tu peux me croire.

Il regarda le ciel et soupira. Il s’en voulait mais essaya de ne rien laisser paraître.

- Tu m’as manqué, Alcor. Même si je ne te l’ai pas dit, j’attendais que tu reviennes. Je pensais que ton travail ici ne te prendrait pas beaucoup de temps et que tu reviendrais vite … mais ça ne s’est pas passé comme prévu.

- Je suis désolé de t’avoir fait de la peine, Sayaka. Ça devait être un travail de routine, une mission qui ne devait durer que quelques semaines … et on a vu ce que ça a donné. Et même si ça nous a pris du temps, on a quand même fini par gagner cette fichue guerre …

- Si tu avais pris Mazinger Z, la tâche aurait peut-être été plus facile pour toi. Et j’aurais même pu venir te rejoindre avec Dianan A ou Venus A pour t’aider …

- Peut-être que ça n’aurait servi à rien, tu sais. Ceux que nous avons affrontés étaient nettement plus avancés que nous sur le plan technologique. Je suis pas sûr que Mazinger Z ou Great Mazinger auraient tenu bien longtemps contre eux. Si on s’en est sortis c’est parce qu’on avait quelqu’un avec nous suffisamment fort pour leur résister.

- Parce que c’était pas toi ?

- Non. C’est une longue histoire et ça prendrait trop de temps à raconter. Cette victoire, c’est un travail d’équipe. Il y avait Actarus, Vénusia, Phénicia et moi.

- Si tu t’expliquais plus clairement ?

- C’est Actarus qui les a repoussés en utilisant son robot. Goldorak est plus puissant que Mazinger Z et Great Mazinger réunis. J’ai essayé de l’aider comme je le pouvais. Vénusia et Phénicia nous ont rejoints ensuite pour nous permettre de vaincre l’envahisseur.

- Et qui sont les deux filles dont tu viens de me parler ?

Sayaka lui adressa un regard inquisiteur. Il s’agissait pour lui de bien choisir ses mots pour ne pas froisser sa susceptibilité. Ce ne serait pas facile.

- Vénusia est une amie. C’est quelqu’un d’adorable et de très gentil, mais elle n’a pas la même force de caractère que toi. Elle est très fragile et j’ai …

- Et tu as fait quoi ? demanda-t-elle en lui coupant la parole.

- C’est pas ce que tu crois. Elle a besoin de sentir qu’on est tous là pour elle. Avec le retour d’Actarus, les choses vont beaucoup mieux. Maintenant, elle est vraiment heureuse. Elle attend un bébé et ils se marieront sans doute bientôt.

- Lui au moins, il est revenu … répondit-elle d’un ton cassant. Et l’autre ? Phénicia ?

- C’est la sœur d’Actarus. Elle est plus jeune que toi, mais c’est une forte tête. Elle a un caractère bien trempé et elle est toujours prête à prendre des risques juste pour prouver qu’elle est la meilleure.

- Ça me rappelle quelqu’un … quelqu’un que je connais bien. N’est-ce pas, Alcor ? Tu es pareil qu’elle. Vous devez bien vous entendre, non ?

- Bien sûr qu’on s’entend bien ! On a combattu ensemble contre l’envahisseur et c’est pas en se tirant dans les pattes qu’on aurait réussi à le vaincre !

- Tu n’as pas répondu à ma question !

Le ton qu’elle avait employé était parfaitement clair.

- C’est-à-dire que …

- Oh je vois ! Tu n’as pas perdu de temps ! Pas besoin de me faire un dessin, j’ai compris !

- Et tu as compris quoi ?

- Qu’elle est sûrement plus qu’une simple amie, je me trompe ? Je suis sûre que non. Tu peux me dire ce qu’elle a de plus que moi, Alcor ?

- On peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. On se connaît depuis longtemps toi et moi et …

- Tu évites de répondre à ma question encore une fois !

- Vous êtes différentes toutes les deux. Les premières semaines qui ont suivi mon arrivée ici ont été difficiles, parce que toi aussi, tu me manquais. Je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit et j’ai essayé de faire bonne figure devant tout le monde comme je le pouvais …

- Je déteste quand tu fais semblant de ne pas comprendre ce qu’on te dit …

- J’ai pas envie de me battre avec toi Sayaka … et surtout pas maintenant. Je ne peux pas et je ne veux pas répondre à ta question.

- Très bien. Puisque tu ne veux rien me dire, je trouverai la réponse moi-même. J’ai hâte de faire sa connaissance … parce qu’il va falloir qu’on se parle elle et moi.

Sayaka se releva et vint s’installer sur le siège passager de la Jeep qui était garée à quelques mètres de là. Alcor la regarda partir, sans savoir comment réagir. Il était complètement perdu. Il savait que ce ne serait pas évident, mais c’était encore pire qu’il ne l’avait imaginé.

- ALORS, TU TE DEPÊCHES ?!

Le jeune homme soupira et se leva à son tour pour s’installer derrière le volant. La Jeep reprit la route du ranch, ses deux occupants regardant désormais chacun de leur côté. Ils étaient cependant loin de se douter que cette conversation orageuse n’était pas passée inaperçue …

En effet, dissimulée derrière un arbre à une centaine de mètres derrière eux, Lyra avait tout entendu et les informations qu’elle détenait à présent pourraient lui être utiles pour la suite de sa mission. « Voilà qui est intéressant, très intéressant … » murmura-t-elle en affichant un sourire démoniaque. Elle avait décidé de changer de stratégie. Ses tentatives pour éliminer Vénusia, Phénicia et Alcor avaient échoué et elle avait compris qu’il lui faudrait utiliser d’autres moyens pour parvenir à ses fins, quitte à ce que sa mission fût plus longue que prévu. De toute façon, elle n’avait plus de comptes à rendre à personne et surtout pas à Eslan. « Il n’a eu que ce qu’il méritait … », pensa-t-elle avec mépris.

Celui-ci était désormais dans un état critique. Les effets du sérum qui lui avaient permis de rester en vie durant tout ce temps avaient cessé et son stimulateur cardiaque menaçait de s’arrêter à tout moment. Conscient de la précarité de sa situation, il avait quitté la clairière qui avait servi de terrain d’atterrissage aux navettes du Commando Ruine pour faire route vers le ranch, distant de quelques kilomètres. « Je ne dois pas renoncer … Pas maintenant. Je suis allé trop loin et je ne peux plus revenir en arrière. J’ai une mission à accomplir … et je l’accomplirai … » se dit-il en posant un genou à terre. Il ferma les yeux quelques instants tout en se tenant le ventre. Sa blessure le faisait souffrir, mais il parvint à se relever et regarda autour de lui. C’est à cet instant qu’il aperçut, au loin, une lueur. « Cet endroit est sûrement habité … j’y trouverai ce qu’il me faut, c’est certain ! ». Il débloqua la sécurité de son arme et poursuivit sa progression, espérant atteindre rapidement son nouvel objectif.

Au ranch, Vénusia, Mizar et Shirô avaient fini par quitter la pièce à vivre de la résidence pour retourner sur la terrasse malgré la fraîcheur ambiante. La jeune femme, après avoir enfilé une veste zippée bleue et violette s’installa sur une chaise longue tandis que les deux enfants prirent appui sur la balustrade, guettant impatiemment le retour d’Alcor et Sayaka, mais également celui d’Actarus et Phénicia.

- T’en penses quoi de tout ça, Shirô ?

- Ben connaissant Sayaka, ça risque d’être animé. On dirait pas comme ça, mais elle a un sacré caractère. Si quelque chose lui déplaît, elle se gêne pas pour le dire … Et Phénicia elle est comment ?

- Elle est un peu comme Alcor. Elle se vexe facilement et elle peut aussi piquer de belles colères.

Tous deux se regardèrent et prononcèrent en chœur la même phrase.

- Ça va faire très mal, tout ça …

Quelques secondes plus tard, ils entendirent le bruit du moteur de la Jeep conduite par Alcor et ils quittèrent la terrasse pour venir à sa rencontre. Le jeune homme coupa le contact sans dire le moindre mot tandis que Sayaka, le visage fermé, en descendit sans lui adresser le moindre regard. « Ce sera entre Phénicia et moi … » se jura-t-elle tout en essayant de rester maîtresse d’elle-même. Elle se devait de faire bonne impression. Pas question en effet de se mettre en colère devant tout le monde.

- Vous n’êtes que tous les deux ? Il n’y a personne d’autre dans la maison ?

- Il n’y a que ma grande sœur, Vénusia. fit Mizar en évitant de croiser son regard. Elle est là-bas, en train de se reposer.

- Alcor m’a parlé d’elle, fit-elle en souriant un peu maladroitement. Dans son état, c’est normal qu’elle se repose. Il m’a aussi parlé de Phénicia. Est-ce que vous savez où elle est ? Il faut qu’on se parle, elle et moi.

- Elle nous a laissé tomber dès qu’on a commencé à parler de toi, répondit Shirô sur un ton monocorde. Actarus est parti la chercher, mais je crois pas qu’on la reverra de la soirée.

- Est-ce que tu sais pourquoi elle est partie ?

- J’pense que ça doit être à cause de ce qu’il y a eu entre toi et Alcor avant qu’il vienne travailler ici. Shirô nous en a un peu parlé … et ça lui sûrement fichu un coup au moral.

- Mizar a raison. Je n’aurais pas dû parler de tout ça, j’ai fichu en l’air toute la soirée. Je pensais que ce serait sympa d’être tous ensemble. Et maintenant …

Sayaka marqua un temps d’arrêt et regarda vers la Jeep. Sans rien dire, Alcor s’était éclipsé sans que personne ne le remarque. Quelques instants plus tard, Actarus fit son apparition et se dirigea vers le petit groupe. Sayaka le dévisagea longuement. Elle ne l’imaginait pas comme cela.

- Alors Actarus, est-ce que tu l’as retrouvée ? demanda Mizar.

- Oui, mais je pense qu’il vaut mieux qu’on la laisse seule pour le moment, répondit-il d’un ton posé.

Son regard se posa ensuite sur Sayaka. Celle-ci ressentit une curieuse sensation à cet instant, sans qu’elle pût dire exactement de quoi il s’agissait.

- Comme je l’ai expliqué à Shirô, Alcor n’a jamais fait état de ses souvenirs passés, du moins pour ce qui nous concerne. Phénicia sait-elle des choses que nous ignorons ? Je n’en ai aucune idée et je n’ai pas voulu insister.

Sayaka garda le silence pendant quelques instants avant de se diriger vers les écuries, suivant le chemin qu’avait précédemment emprunté Actarus. Mizar fut le premier à réagir.

- J’espère qu’elles vont pas en venir aux mains, Actarus, dit-il d’un air inquiet.

- Je ne crois pas qu’elles en viendront à cette extrémité, Mizar.

- J’en suis pas si sûr que toi, Actarus, répondit Shirô d’un air dépité. Quand Sayaka est énervée, c’est pas toujours évident pour la calmer.

- Soyez tranquilles, je vais m’en assurer. En attendant, je vous demande de rester auprès de Vénusia. Elle ne doit pas rester toute seule.

Les deux jeunes garçons obtempérèrent. Actarus les regarda partir avant de se remettre en route. Il resterait à bonne distance et n’interviendrait que si les circonstances l’exigeaient. Il était presque arrivé lorsqu’il se rendit compte de la présence d’Alcor, adossé contre le mur du hangar qui abritait autrefois son O.V.T. avant que celui-ci ne fût détruit par les forces de Véga. Il avait les bras croisés et regardait dans le vide. Le prince ne l’avait pour ainsi dire jamais vu ainsi. Dès qu’il l’aperçut, il se redressa en tentant de faire bonne figure.

- Tu parles d’une soirée … fit-il dépité.

- Je suppose que vous avez évoqué vos souvenirs communs ?

- Oui … et ça a dérapé quand on a commencé à parler de Phénicia. J’ai rien dit, mais c’est tout comme. Elle a vite compris ce qu’il y avait entre nous. Je sais même pas comment je vais rattraper le coup. Je suis le dernier des idiots …

- D’après Shirô, Sayaka a un tempérament plutôt explosif. Elle peut se mettre en colère très facilement …

- Oui … mais elle peut se calmer tout aussi vite si elle obtient ce qu’elle veut. Quelque part, ça ressemble un peu à ce qui se passait entre Phénicia et moi avant que vous ne repartiez sur Euphor. Avant que je me rende vraiment compte de ce qu’elle représentait pour moi.

- Pour le moment, nous allons les laisser s’expliquer. J’espère qu’elles sauront se montrer raisonnables. Nous resterons à l’écart et n’interviendrons qu’en cas de besoin. Est-ce que cela te convient ?

- De toute façon, on n’a plus qu’à attendre … répondit-il en haussant les épaules.

Sayaka s’apprêtait à entrer dans l’écurie lorsqu’elle marqua un temps d’arrêt : Phénicia était appuyée contre la clôture et regardait le ciel d’un air songeur, totalement étrangère à ce qui se passait autour d’elle. Elle la dévisagea longuement en se rappelant des paroles qu’elle avait précédemment prononcées. « Qu’est-ce qu’elle a de plus que moi ? ». A ses yeux, elle n’avait rien d’exceptionnel. Il lui fallait pourtant en savoir plus.

Elle se dirigea vers elle d’un air décidé. Phénicia ressentit confusément sa présence mais demeura sans réaction, préférant ne pas savoir à quoi ressemblait celle qu’elle avait remplacée dans le cœur d’Alcor. C’était une situation nouvelle pour elle.

- Je suppose que c’est toi, Sayaka ? demanda-t-elle d’un air absent.

N’ayant obtenu aucune réponse, elle se retourna et la regarda fixement. Les deux jeunes filles se dévisagèrent longuement. Leurs regards respectifs étaient éloquents : c’était une véritable épreuve de force. Sayaka ne comprenait pas comment Phénicia avait réussi son coup.

- Et toi tu es Phénicia, pas vrai ? Alcor m’a parlé de toi tout à l’heure. Je ne pensais pas qu’il m’aurait oublié si vite pour une fille comme toi.

- Il ne m’a pas fait une cour assidue si tu veux le savoir … et je ne lui ai pas sauté au cou non plus lorsqu’on a fait connaissance ! répliqua-t-elle sans chercher à masquer son agacement.

- Heureusement ! Ça m’aurait beaucoup déçue s’il avait agi comme ça … même si je sais qu’il en aurait été capable … dit-elle avec mépris.

- Il ne mérite pas que tu le traites de cette façon. Tu sais comment il peut réagir quand il doit faire face à une situation imprévue …

- Il oublie parfois de réfléchir avant d’agir. Et ça lui a déjà coûté cher dans le passé.

- Peut-être … mais ça fait partie de lui. Il y a des moments où je le déteste quand il agit de cette façon mais il est comme ça. Personne n’y changera jamais rien … et je ne tiens pas à le changer … lança-t-elle en la défiant du regard.

- C’est ce qu’on dit. Je me demandais pourquoi il ne m’avait pas donné de nouvelles depuis son départ. Mais maintenant, je le sais.

- Ça veut dire quoi ? Tu crois qu’il t’a oubliée parce qu’on a fait connaissance lui et moi ?

- Je ne dois pas être loin de la vérité … répliqua-t-elle en élevant la voix.

- Tu te trompes complètement. C’est malheureux à dire, mais c’est comme ça. Il était déjà là depuis longtemps quand on s’est rencontrés pour la première fois. Ça n’est pas de ma faute s’il ne t’a pas écrit. Il avait sûrement ses raisons.

- C’est une sacrée excuse, tout ça …

- J’ai pas fini ! Les seules choses que je connais de son passé sont celles dont il m’a parlé il y a quelques jours à peine. Il ne m’avait jamais parlé de toi jusqu’à maintenant. Pour le reste, c’est Tetsuya qui vient de nous l’apprendre …

- Vraiment ? Et qu’est-ce qu’il t’a raconté ? Qu’il n’avait personne dans sa vie ? Qu’il n’avait aucune attache ? Qu’il se fichait de tout ce qu’il avait laissé dernière lui ?

Sayaka ne parlait plus, elle hurlait. Son regard était noir et elle serrait les poings.

- Ne me parle pas sur ce ton ! Je n’avais aucune raison de le questionner sur son passé. On n’était pas suffisamment proches pour ça.

- Sauf que vous semblez être pas mal proches l’un de l’autre maintenant …

- Et alors ? Avec le temps, on a appris à mieux se connaître. Il ne parlait pas du passé et je respectais son choix. C’était normal. Je savais qu’il m’en parlerait quand il serait prêt à le faire … et c’est ce qu’il a fait. Il m’a dit à quel point ça avait été difficile pour lui de partir et de te laisser. Vous avez vécu une belle histoire, il paraît …

- On a partagé bien des choses lui et moi. Des moments de joie et d’autres plus difficiles. Il a toujours été là pour moi comme je l’ai été pour lui. Mais c’est quelque chose que tu ne peux pas comprendre …

- Non mais pour qui est-ce que tu te prends ? répondit Phénicia en serrant les poings à son tour. Je ne le connais peut-être pas depuis aussi longtemps que toi, mais lui aussi a été là quand j’ai eu besoin de lui …

- Tu as eu besoin de lui parce que tu n’es pas fichue de te débrouiller toute seule !

- Ça suffit maintenant ! Comment est-ce que tu peux porter un jugement aussi stupide alors que tu ne me connais même pas ? Je respecte ce qu’il y a eu entre vous … mais c’est du passé, maintenant. Il n’y a rien d’autre à en dire.

- C’est pas si simple. Tu penses vraiment que tu vas t’en tirer avec une explication aussi MINABLE que celle-là ?

- ÇA N’EST PAS UNE EXPLICATION ! C’EST LA VÉRITÉ !

- Ça n’est pas la peine d’élever la voix. Je ne suis pas sourde.

- Je m’en fiche ! Ce que je retiens de tout ça, c’est que tu te permets de me critiquer alors que tu ne sais même pas qui je suis ni d’où je viens !

- Je pourrais te répondre la même chose ! Franchement, je ne vois vraiment pas ce qu’il te trouve …

- Si tu ne le vois pas, c’est que tu es aveugle !

- Mais de quelle planète tu descends ? Pauvre …

Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Malgré ses problèmes d’équilibre, Phénicia eut suffisamment de force dans les jambes pour faire quelques pas dans sa direction avant de la gifler.

- Tu veux connaître la vérité ? Je ne suis pas née sur Terre. J’ai grandi sur une planète qui a été mise à feu et à sang par des brutes sanguinaires. Actarus et moi avons réussi à échapper à ce massacre chacun de notre côté. J’ai grandi et vécu dans ce monde qui ressemblait à celui que j’avais perdu … et j’y ai non seulement retrouvé mon frère, mais aussi une seconde famille avec Alcor, Vénusia et tous les autres !

- C’est vraiment touchant. Tu penses vraiment que je vais croire à cette histoire ? Tu me fais beaucoup de peine, Phénicia …

- ÇA SUFFIT MAINTENANT !!! ARRÊTE ! Elle était hors d’elle.

- Tu n’as pas d’ordres à me donner … et tu m’énerves avec tes airs supérieurs. Il est temps qu’on te remette à ta place !

Sayaka lui asséna un violent coup de pied à la cheville qui l’envoya au sol. Phénicia grimaça de douleur, laissant échapper une larme malgré elle.

- Tu n’as que ce que tu mérites. Si Alcor était là, peut-être qu’il finirait par comprendre …

- Arrêtez ! Vous ne croyez pas que vous en avez assez fait, maintenant ? intervint Actarus sur un ton autoritaire.

Le jeune homme vint les rejoindre. Remarquant la présence d’Alcor juste derrière lui, Sayaka esquissa un mouvement de recul. S’ils avaient tous deux assisté à la scène comme elle le supposait, elle n’avait pas de quoi être fière … et Phénicia non plus.

- Je pensais qu’on passerait une bonne soirée … et voilà le résultat, fit Alcor, dépité.

- C’est de sa faute si ça s’est passé comme ça, répondit Sayaka en désignant Phénicia du doigt. Sa faute … et aussi la tienne.

- De mieux en mieux … soupira Phénicia.

Actarus l’aida à se relever mais son regard était toujours aussi sombre. Elle avait très mal pris les attaques personnelles de Sayaka et il le savait.

- Elle n’a rien inventé. Tout ce qu’elle t’a dit est vrai, y compris le fait qu’elle vienne d’une autre planète …

- Vraiment ? Et Actarus vient lui aussi d’une autre planète alors ?

Celui-ci acquiesça.

- Notre peuple a été massacré par les forces de Véga. Nos parents sont morts sous mes yeux sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour les sauver. Notre planète a été ravagée par ces monstres et j’ai dû fuir en utilisant Goldorak pour leur échapper. Elle n’est redevenue habitable que récemment.

Il poursuivit son récit. Sayaka l’écouta avec attention.

- J’ai trouvé refuge sur la Terre et j’ai essayé, grâce à ceux qui m’ont secouru, de reprendre une vie normale. Mais lorsque Véga s’est décidé à conquérir cette planète qui était devenue la mienne, je n’ai eu d’autre choix que de reprendre les armes pour la défendre. J’ai lutté seul jusqu’à ce qu’Alcor m’aide. Vénusia et Phénicia nous ont rejointes par suite. J’ai retrouvé ici la sœur que je pensais avoir perdu à jamais. Et nous avons finalement gagné cette guerre.

- Malheureusement pour nous, ceux contre qui nous avons combattu sont revenus, reprit Alcor. Ils sont encore plus forts qu’avant et les engins de mort qu’ils envoient contre nous sont encore plus destructeurs que tous les autres. Si Actarus et Phénicia n’étaient pas là pour nous aider à les repousser …

- Il y a autre chose, ajouta Actarus. Phénicia et moi avons trouvé ici ce dont nous n’avions jamais osé rêver : des gens extraordinaires qui nous ont écouté, apaisé nos tourments et accepté tels que nous étions. Nous n’avons jamais donné libre cours à nos sentiments de peur de mettre en danger ceux que nous aimions. C’est en repartant pour Euphor, notre planète, que nous en avons pris conscience. Vénusia a fait tomber mes réticences. Alcor et Phénicia n’ont eux aussi compris que tardivement ce qu’ils ressentaient l’un envers l’autre.

- Ce genre de choses ne se commande pas, Sayaka, ajouta Alcor. Je n’ai jamais voulu te faire le moindre mal. Et si je l’ai fait, alors je te demande pardon.

La jeune fille garda le silence. Ce qu’elle venait d’entendre dépassait l’entendement, mais les gestes, les regards et le ton employés par Actarus étaient des plus sincères. Elle l’avait compris mais n’avait finalement retenu qu’une chose : elle n’était plus celle qui occupait les pensées d’Alcor.

- J’ai compris … dit-elle en se dirigeant vers la Jeep garée devant l’entrée du ranch.

- Sayaka, attends !

- Fiche-moi la paix. J’ai besoin d’être seule …

Elle s’installa derrière le volant et quitta la propriété. Elle ne savait pas où aller, mais cela n’avait aucune importance. Elle voulait surtout partir loin d’ici et essayer de retrouver son calme. Alcor, les mains sur les hanches, soupira en signe d’impuissance. Actarus posa alors la main sur son épaule.

- Il ne faut pas lui en vouloir, Alcor. Laisse-lui juste un peu de temps …

- Je pense pas que ça suffira … répondit-il sans conviction.

- Nous en reparlerons plus tard. En attendant, tu devrais t’occuper de Phénicia. C’est ce que tu as de mieux à faire.

Alcor acquiesça avant de la rejoindre. Elle était toujours debout, appuyée sur la barrière, perdue dans ses pensées.

- Je te demande pardon pour tout ça, Phénicia. Tout ce qui est arrivé ce soir l’a été par ma faute. J’ai pas été fichu de lui dire ce qu’il y avait entre nous. Je n’ai aucune excuse. Je te jure que j’aurais voulu éviter tout ça …

- Ça ne fait rien. Je ne pensais pas qu’elle réagirait aussi brutalement. Tu as été honnête avec moi en me parlant de ton passé et de ce qu’il y a eu entre vous. Ça n’aurait pas été pareil si je n’avais été au courant de rien … Tu n’as rien à te reprocher.

Il la prit dans ses bras et versa une larme sans se cacher derrière son excuse favorite. Cela ne faisait qu’exprimer ce qu’il ressentait intérieurement. Il se redressa et regarda Actarus qui n’avait pas bougé.

- Actarus, si tu n’y vois pas d’objection, Phénicia et moi allons nous absenter quelques temps. Après un coup pareil, on a besoin de passer un peu de temps ensemble. Tu es d’accord, Phénicia ?

Celle-ci approuva de la tête et esquissa même un léger sourire. Elle ne s’y attendait pas.

- Vous avez l’intention de vous absenter longtemps ? demanda Actarus, intrigué.

- J’en sais trop rien. De toute façon, vous pourrez nous joindre à tout moment en cas de problème. On aura nos émetteurs avec nous. Mais ce serait sympa de ne le faire qu’en cas d’urgence, si tu vois ce que je veux dire …

- Je comprends. Quelque part, c’est peut-être mieux comme ça. Partez tranquilles et profitez-en bien, surtout.

- Merci Actarus.

- Merci grand frère. Je savais que tu comprendrais.

Elle l’embrassa sur la joue avant de regarder Alcor fixement. Tous deux partirent s’installer dans l’autre Jeep garée derrière la maison. Alcor mit le contact tandis que Phénicia posa sa tête sur son épaule.

- Où est-ce qu’on va, Alcor ?

- Aucune idée. On ira là où on voudra. Là où on sera tranquilles, là où on aura du temps pour nous et rien que pour nous.

Ils quittèrent le ranch quelques minutes plus tard, sans savoir quand ils se décideraient à y revenir.




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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 Icon_minitimeSam 8 Sep 2018 - 0:54

Comme tu le dis, ce fut vraiment une confrontation orageuse !!! Wink

merci Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 25 2636677666

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