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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMar 10 Avr 2018 - 9:35

Perosia a écrit:
Le suspens reprend. Lyra est de retour. Et un nouveau symbiote (epsilon)...qui va être piloté par Ezequios ?

=> Et encore, Lyra se montre très discrète pour l'instant. Il faudra attendre quelques épisodes supplémentaires pour la voir entrer en action ... et ce sera assez "saignant", à vrai dire.

Perosia a écrit:
Qu'en sera-t-il d'Eslan?

=> Là encore, les prochains épisodes devraient vous en apprendre plus ... mais vu que sa mission a échoué, je doute que Végalina lui pardonne son échec ...

Perosia a écrit:
Un autre mystère:

=> Les tourments de Procyon ... un épisode bien particulier où fiction et réalité se mélangent. Un passage spécial pour moi ... et il vous faudra l'épisode #61 pour découvrir ce qu'il en est ...

Perosia a écrit:
Bravo Kimi cheers cheers

=> Merci ma chère ! Very Happy

hikaru a écrit:
Et bien, Phénicia l'a échappé belle!!! affraid

=> C'est le moins qu'on puisse dire ... le coup n'est pas passé loin ! affraid affraid affraid

hikaru a écrit:
Et Alcor aussi.

=> Il s'en est bien sorti lui aussi, c'est vrai.

hikaru a écrit:
Décidément, cette guerre est bien différente de la précédente puisque les Aigles risquent leur vie à tout moment et pas seulement au durant les combats.

=> Je pensais que c'était intéressant de varier les actions contre les Aigles : comme dans toute guerre, tous les moyens sont bons pour venir à bout de ses adversaires, quitte à employer les plus inavouables.

hikaru a écrit:
Belle parenthèse entre Procyon et Actarus.

=> Les scénaristes dans la série sont, je trouve, passés à côté du personnage de Procyon. Très peu d'épisodes (je ne vois, de mémoire comme ça, que l'épisode #42 "Péril en la demeure" où il fait part de ses réticences quant à la transformation du Centre) le mettent en valeur. C'est un moyen pour moi de lui redonner la place qu'il mérite ...

hikaru a écrit:
Merci Kimi_san.

=> You're welcome ! Very Happy

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMar 10 Avr 2018 - 15:36

kimi_san a écrit:

hikaru a écrit:
Belle parenthèse entre Procyon et Actarus.

=> Les scénaristes dans la série sont, je trouve, passés à côté du personnage de Procyon. Très peu d'épisodes (je ne vois, de mémoire comme ça, que l'épisode #42 "Péril en la demeure" où il fait part de ses réticences quant à la transformation du Centre) le mettent en valeur. C'est un moyen pour moi de lui redonner la place qu'il mérite ...

Je suis du même avis. Il est clair qu'il aurait mérité bien plus. Very Happy
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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMar 10 Avr 2018 - 16:59

Merci Kimi. Brrr toujours aussi conditionnée, cette Lyra ! Et Je rejoins les doutes de Thalis sur Ezequios et le symbiorak, cette machine ne risque-t-elle pas d'échapper à son créateur (et hop, un p'tit coup de mon prog de BTS sur l'intelligence artificielle !!)
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMer 11 Avr 2018 - 0:49

Eh bien les environs du Centre ne sont pas très sûrs en ce moment entre "l'accident" de Phénicia et Alcor qui a failli en faire les frais cette fois ! affraid

merci pour ces deux derniers chapitres Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 2045937091

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anterak 08

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMer 11 Avr 2018 - 1:12

merci kimi Very Happy
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeLun 23 Avr 2018 - 12:13

hikaru a écrit:
Je suis du même avis. Il est clair qu'il aurait mérité bien plus. Very Happy

=> Raison pour laquelle j'ai bien l'intention de le mettre prochainement sur le devant de la scène ... J'espère que cette plongée dans les tréfonds de son âme tourmentée vous plaira.

venusia45 a écrit:
Merci Kimi. Brrr toujours aussi conditionnée, cette Lyra !

=> Et vous n'avez encore rien lu ... parce que je vous prépare de belles surprises avec elle !

venusia45 a écrit:
Et Je rejoins les doutes de Thalis sur Ezequios et le symbiorak, cette machine ne risque-t-elle pas d'échapper à son créateur (et hop, un p'tit coup de mon prog de BTS sur l'intelligence artificielle !!)

=> C'est probable en effet ... mais que fera Ezequios ? Décidera-t-il d'envoyer Goldorak en enfer ou, au contraire, de faire payer sa déchéance à Végalina ?

Gurendaizä a écrit:
Eh bien les environs du Centre ne sont pas très sûrs en ce moment entre "l'accident" de Phénicia et Alcor qui a failli en faire les frais cette fois ! affraid

=> C'est le moins qu'on puisse dire ... et les choses ne vont pas aller en s'arrageant, c'est une certitude !

Gurendaizä a écrit:
merci pour ces deux derniers chapitres Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 2045937091

anterak 08 a écrit:
merci kimi Very Happy

=> You're welcome. La suite arrive bientôt !

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeLun 23 Avr 2018 - 12:34

Citation :
C'est probable en effet ... mais que fera Ezequios ? Décidera-t-il d'envoyer Goldorak en enfer ou, au contraire, de faire payer sa déchéance à Végalina ?

Du suspense en perspective !!! cheers affraid FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 2045937091

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeLun 30 Avr 2018 - 19:04

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Adossé contre le mur du hangar d’Alcorak, Alcor était étonnamment silencieux. Visiblement très concentré, le jeune homme parcourait avec attention le compte-rendu des tests menés sur son appareil au cours des jours précédents. Il avait également pris soin d’éditer le rapport transmis au cérébro-ordinateur par l’ordinateur de bord suite à son vol de reconnaissance au-dessus du pôle nord. En dépit de conditions climatiques difficiles, le spacer s’était, à cette occasion, remarquablement bien comporté. Ce n’était pourtant pas suffisant aux yeux de son pilote : si sa maniabilité n’avait pas été prise en défaut et si les réacteurs auxiliaires avaient bien fonctionné, il avait constaté, sur le chemin du retour, une perte de puissance de l’ordre de 20% au niveau de ses propulseurs principaux et cela ne lui plaisait pas. Il lui fallait impérativement régler ce problème le plus vite possible et il savait qu’il pourrait compter sur les techniciens du Centre pour l’aider dans cette tâche.

Il avait profité de l’occasion pour changer de tenue, troquant ses vêtements habituels pour une combinaison blanche et grise qui n’était pas sans rappeler celles qu’il avait pour habitude de porter lorsqu’il s’était mis en tête de construire par lui-même un appareil capable d’appuyer, voire de porter secours à Actarus dans son combat contre les forces de Véga. S’il disposait des connaissances techniques requises, il n’avait pas réussi à atteindre cet objectif. Seule l’aide bienvenue du professeur Procyon et de ses collaborateurs lui avaient permis de concevoir et de mettre au point Alcorak, un appareil autrement plus performant que tous ceux qu’il avait pilotés jusque-là.

Il glissa le compte-rendu dans sa poche gauche et gravit les marches de la passerelle qui lui permettait d’accéder au poste de pilotage. Cette dernière se replia dès qu’il prit place sur son siège. Il alluma son ordinateur de bord et consulta les différentes données qui étaient stockées à l’intérieur pour les comparer aux relevés et aux différents rapports de mission rangés dans le dossier qu’il avait emporté avec lui. Après avoir longuement comparé les chiffres fournis par la machine et ceux inscrits sur les relevés, il poussa un soupir de soulagement : exception faite du bon fonctionnement des propulseurs principaux, tout semblait en ordre. « C’est un bon début. Maintenant, il n’y a plus qu’à s’y mettre … », pensa-t-il.

De leur côté, Procyon, Actarus et Phénicia se trouvaient dans la salle de soins adjacente au bloc médical. Visiblement soulagée par ce qu’elle venait d’apprendre, la jeune fille n’en était pas moins contrariée. Si sa blessure à l’épaule ne la faisait plus souffrir, le fait qu’elle fût incapable de marcher ou de se déplacer toute seule lui déplaisait fortement. Ceux qui la connaissaient savaient qu’elle détestait dépendre de qui que ce fût et elle n’était pas du genre à attendre que les choses se passassent. Elle tenait à garder son indépendance et c’est justement pour cela que le scientifique lui avait suggéré d’utiliser des béquilles. Elle détestait cette idée mais avait fini par admettre que c’était toujours mieux que rien.

- J’ai terminé. Les radios confirment mon premier diagnostic. Par chance, nous disposons de tous les produits nécessaires, y compris les anti-inflammatoires dont je t’ai parlé. Des séances de kinésithérapie seront cependant nécessaires pour te permettre de récupérer la mobilité de ta cheville.

- Combien de temps est-ce que ça prendra, professeur ?

- Tu devrais pouvoir remarcher normalement d’ici une quinzaine de jours si tout se passe comme nous le souhaitons. Quoi qu’il en soit, nous suivrons tout cela avec attention. Je te demande simplement de ne pas faire d’efforts inutiles. Est-ce que tu m’as compris ?

- Oui professeur. Je suivrai vos recommandations.

Tous quittèrent la salle de soins. Procyon prit le chemin de la salle des commandes tandis qu’Actarus raccompagna sa sœur jusqu’à sa chambre. Dès qu’elle y pénétra, elle laissa tomber ses béquilles pour s’asseoir sur son lit. Elle les regarda avec dépit et soupira : elle ne les utilisait que depuis quelques minutes et elle les détestait déjà. Elle avait visiblement hâte de s’en débarrasser et Actarus l’avait parfaitement compris.

- Allons, sois raisonnable. Dis-toi seulement que ce n’est qu’une question de jours.

- Oh ça n’est pas ce qui me dérange le plus … répondit-elle en baissant les yeux.

- Qu’est-ce qui te tracasse à ce point ? demanda-t-il en s’asseyant près d’elle.

- Qu’est-ce qui se passera si on nous attaque encore une fois ? Si je ne peux pas tenir ma place, tu ne pourras compter que sur Alcor. Contre Végalina, ça ne sera pas suffisant. Tu sais de quoi elle est capable …

Le prince soupira. Elle avait raison et il le savait.

- J’en suis conscient. Si Végalina décide de s’en prendre à nous encore une fois dans les jours à venir, il nous sera difficile d’en venir à bout. Cependant, je ne tiens pas à ce que tu luttes à nos côtés en étant diminuée.

Elle allait répondre mais il la devança.

- Je sais que tu vis très mal cette situation, Phénicia. Pour l’instant, tu ne dois songer qu’à te reposer. Nous reparlerons de tout cela à mon retour. A tout à l’heure.

Actarus se releva et lui adressa un sourire avant de quitter la chambre pour rejoindre son père adoptif qui avait de son côté pris place à bord de la navette stationnée devant l’entrée du bâtiment principal. La jeune fille le regarda partir et soupira bruyamment avant de ramasser ses béquilles. Elle se releva, non sans mal, pour se diriger vers la fenêtre tout en évitant de poser son pied gauche à terre. Elle posa sa main sur la vitre blindée et baissa la tête en fermant les yeux, se remémorant les paroles de son frère. En dépit du ton rassurant qu’il avait employé, il savait que vaincre Végalina et ses troupes avec le seul soutien d’Alcor s’apparentait à une mission impossible … même s’il ferait tout pour y parvenir.

C’est à cet instant qu’elle entendit la porte s’ouvrir. Elle se reprit rapidement et se retourna pour constater la présence de Vénusia. Celle-ci venait juste de se lever et portait encore sa chemise de nuit bleu ciel à volants. Elle marchait avec difficulté et son ventre était désormais bien rond. Personne ne s’était, jusqu’à présent du moins, risqué à estimer la date exacte de son accouchement mais tous étaient persuadées qu’il ne s’agissait plus que d’une question de semaines. A ce titre, plusieurs examens, incluant notamment une échographie et des prélèvements sanguins étaient prévus en fin de semaine et le docteur Yasabi se chargerait de les mener à bien. Fidèle à sa réputation, il prendrait le temps de répondre aux questions qu’elle ne manquerait pas de lui poser.

- J’espère que je ne te dérange pas ?

- Tu sais bien que tu ne me déranges jamais, petite sœur. Comment est-ce que tu te sens, ce matin ?

- J’ai bien dormi mais je dois dire que je ne me sens pas très bien, répondit-elle en prenant un siège. Je suis fatiguée et j’ai un peu la tête qui tourne …

- Tu n’aurais pas dû te lever et venir jusqu’ici si tu ne te sens pas bien. N’oublie pas que vous êtes deux … Et si tu fais trop d’efforts, ça risque d’avoir des conséquences sur ta santé.

- Je le sais … mais il fallait que je le fasse. Actarus m’a raconté ce qui t’était arrivé hier soir et je voulais m’assurer que tu allais bien. Tu m’as beaucoup aidée lorsque je n’allais pas bien … et c’est à moi d’en faire autant, maintenant.

- C’est gentil, répondit-elle en souriant. Tu sais, je me sens mieux maintenant que je sais ce qui s’est vraiment passé. J’ai cru que c’était ma faute … et ce qu’Alcor nous a montré ce matin dans l’atelier m’a prouvé le contraire.

Phénicia se dirigea vers son lit mais ne put réprimer une grimace dès qu’elle posa son pied gauche à terre. Vénusia se leva aussitôt pour venir à sa rencontre.

- Tu as mal ?

- Non, ça va aller. Le professeur m’a conseillé d’utiliser ces béquilles pour que je puisse marcher. J’espérais ne pas en avoir besoin, mais je crois que je devrai les utiliser quand même … soupira-t-elle.

- C’est aussi bien comme ça, Phénicia. Tu ne dois pas précipiter les choses. Dis-toi juste que c’est une question de temps …

- C’est ce qu’Actarus m’a dit avant de partir. Je sais que je ne devrais pas dire ça, mais quinze jours, c’est long … soupira-t-elle en s’asseyant sur son lit.

Elle esquissa un léger sourire lorsqu’elle aperçut la bague que Vénusia portait désormais à son annulaire gauche. Celle-ci ne lui était pas inconnue. Si la plupart de ses souvenirs d’enfance étaient flous, elle était sûre de l’avoir déjà vue par le passé alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille. Elle baissa les yeux pendant quelques secondes, cherchant dans sa mémoire quelque chose susceptible de la renseigner sur ce bijou.

- Qu’est-ce que tu as ?

- Ne t’inquiète pas ! Je réfléchissais, c’est tout.

Ce fut à cet instant que lui revint en mémoire le souvenir d’une discussion qu’elle avait eue avec sa mère, sur Euphor. En choisissant soigneusement ses mots avec la douceur qui la caractérisait, la reine Astrida lui avait expliqué à la fois l’origine et la signification de cette bague qui comptait beaucoup pour elle, « même si elle ne compterait jamais autant que l’amour qu’elle portait à ses enfants ». D’un seul coup, tout devint clair.

Elle regarda Vénusia et lui sourit. Surprise, celle-ci ne sut comment interpréter sa réaction.

- Alors … il te l’a demandé ? Il te l’a vraiment demandé ?

La jeune femme baissa les yeux et esquissa un sourire gêné.

- Je ne sais pas quoi dire. En fait, je n’arrête pas de la regarder depuis que je me suis réveillée ce matin. C’est tellement inattendu … et même encore maintenant, je n’arrive pas à y croire. C’est un rêve qui devient réalité … et je n’ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens …

- Je te crois. Je ne pensais pas qu’il …

- Moi non plus pour tout te dire, répondit-elle en sentant ses joues rougir. Seulement, je ne suis pas sûre que ce soit le meilleur moment pour en parler. Ce qui compte vraiment, c’est de retrouver celui ou ceux qui t’ont fait ça. J’aimerais tellement pouvoir faire quelque chose pour vous aider …

- Je le sais. Nous en avons parlé tous ensemble ce matin dans l’atelier. C’est peut-être Lyra la responsable. Et si ce n’est pas elle, c’est sûrement un Commando de la Division Ruine.

Vénusia baissa les yeux. Phénicia comprit rapidement que le souvenir de son enlèvement était toujours présent dans son esprit. Elle se leva tant bien que mal et prit appui sur son bureau avant de prendre sa main dans la sienne en la serrant très fort. Ce n’était pas la première fois qu’elle agissait de la sorte depuis son retour. C’était sa façon à elle de la tranquilliser.

- Je sais à quoi tu penses en ce moment. Et c’est justement pour éviter qu’une telle chose ne se reproduise que le professeur nous a demandé ce matin d’éviter de quitter le Centre sans raison valable. Même si j’ai du mal à l’accepter, je sais qu’il a raison.

- Tant que ces monstres seront dans les environs, nous ne serons pas en sécurité, que ce soit au Centre ou ailleurs.

Phénicia opina.

Plus loin, dans le Bois Ouest, l’unique survivant du Commando Ruine faisait tout son possible pour maintenir Eslan en vie. Il lui avait injecté le contenu des derniers flacons de sérum dont il disposait et avait réussi à fabriquer avec les moyens du bord un petit stimulateur cardiaque muni de petites électrodes qu’il avait ensuite fixé sur le torse de son officier supérieur avec plusieurs câbles électriques. Cette solution de fortune ne faisait cependant que retarder l’inévitable : seule une intervention médicale ou l’utilisation de médicaments adaptés serait à même de le sauver et c’était justement pour les récupérer que son camarade avait pris la direction du Centre. Il n’était toujours pas revenu et cela ne lui plaisait pas. Que lui était-il arrivé ? Était-il parvenu à ses fins ou avait-il été blessé ou tué par un tiers ? Il n’avait pas de réponse.

Perplexe, il se releva et soupira en regardant tout autour de lui. Son visage changea radicalement d’expression quelques instants plus tard : Eslan avait finalement rouvert les yeux. Il posa un genou à terre et prit la parole.

- Vous avez enfin repris conscience, commandant. Que vous est-il arrivé ?

- Cela n’a aucune d’importance … Quelle est la situation ? demanda-t-il tout en essayant de se relever sans aide.

- Nous avons été mandatés par le commandant Erea pour vous ramener dès que possible au Camp de la Lune noire. Le Commandant Végalina vous y attend. Je suppose que c’est en rapport avec la mission en cours.

- Cette mission n’est pas encore terminée. Nous n’avons trouvé ni le lieutenant Lyra, ni éliminé le prince d’Euphor et ses alliés, répliqua-t-il immédiatement en élevant la voix.

- J’en suis conscient … mais j’ai mes ordres, commandant. Je dois vous ramener sur notre base. Ne vous inquiétez pas pour nos hommes. Je suis persuadé qu’ils accompliront la mission que vous leur avez confiée. Venez avec moi. Nous n’avons plus à nous attarder ici.

- Je l’espère … répondit-il, apparemment conciliant.

L’officier se releva difficilement en essayant de maintenir en place le petit appareil fixé sur sa poitrine sous le regard inquiet de son subordonné. Les deux hommes se dirigèrent vers l’une des trois navettes et grimpèrent dans le poste de pilotage. Eslan s’installa non sans mal sur le petit strapontin situé derrière le siège réservé au pilote et soupira en se remémorant les évènements survenus les jours précédents. Il avait menti de façon délibérée puisqu’il savait que Lyra avait massacré tous les hommes du Commando Ruine avant qu’elle ne tirât sur lui en le laissant pour mort. Il avait choisi de garder ces informations pour lui. Personne ne devait savoir.

Le soldat inséra dans son ordinateur de bord les coordonnées du Camp de la Lune noire et essuya le front avant de prendre en main ses leviers de commande.

- Tout est paré, commandant. Préparez-vous au décollage, nous partons.

- Je n’irai nulle part !

L’officier dégaina son arme et tira à bout portant. Quelques instants plus tard, le corps sans vie tomba au sol. Lentement, il se releva et regarda avec attention le pistolet-laser qu’il avait utilisé pour abattre l’un de ses propres hommes. « Je ne pensais pas commettre un tel acte un jour … mais il est parfois nécessaire de s’affranchir de certaines contraintes pour réussir la mission que l’on vous confie … », dit-il en coupant les moteurs de la navette. Il rangea son arme dans son étui et quitta le poste de pilotage en gardant contre lui le stimulateur.

Une fois au sol, il posa un genou à terre et considéra les alentours avec attention. S’il se sentait mieux, il savait cependant qu’il lui serait impossible, vu son état, de retrouver Lyra ou de pénétrer dans le Centre pour éliminer le prince d’Euphor et les autres membres de la Patrouille des Aigles. Mieux valait partir à la recherche d’un endroit au calme où il pourrait à la fois se soigner et reprendre des forces. Ce ne serait pas facile.

A quelques kilomètres de là, dans le salon de la résidence principale du ranch du Bouleau blanc se tenait une conversation entre Rigel, Mizar, Actarus et Procyon. Le scientifique avait pris le temps d’évoquer les derniers évènements en détail, notamment l’accident de moto dont Phénicia avait été victime. Il avait également fait référence à l’attaque menée contre le ranch quelques jours plus tôt par Lyra. La jeune femme constituait une menace qu’il ne fallait pas sous-estimer. Assis l’un à côté de l’autre, le père et le fils l’écoutèrent avec la plus grande attention.

- Vous comprenez maintenant le sens de notre visite, mon cher Rigel. Face à cette situation, il serait préférable que vous résidiez au Centre pendant quelques temps. Même si le risque zéro n’existe pas, vous y serez en sécurité.

- C’est vrai que ce qui est arrivé n’est pas très rassurant. Vous pensez vraiment qu’ils vont attaquer le ranch encore une fois ? demanda le vieil homme en se levant de son fauteuil.

- Même si nous restons leur cible prioritaire, il n’est pas exclu qu’un commando de Véga décide d’investir le ranch pour vous prendre en otage et nous attirer ici pour nous éliminer par la suite, répondit Actarus.

- Actarus a raison. Vous savez que les forces de Véga sont capables de tout et celle qui en assure le commandement est encore plus dangereuse que ceux que nous avons affrontés par le passé.

- J’crois qu’tu ferais mieux de les écouter, papa. C’est dangereux de rester ici sans protection, ajouta Mizar, visiblement inquiet.

- Je comprends ce que vous essayez de me dire et vous avez forcément raison. Seulement, ce ranch est toute ma vie et …

- Écoute-moi, Rigel. Il n’est pas question d’abandonner le ranch comme tu sembles le penser. Nous savons tous ce qu’il représente pour toi et à quel point tu y es attaché. Il s’agit simplement de vous préserver, Mizar et toi, d’une attaque éventuelle des forces de Véga … répondit Actarus tout en s’excusant de lui avoir coupé la parole.

Rigel releva la tête et fixa attentivement Actarus en essayant de cacher ce qu’il ressentait. Ce dernier reprit ensuite le fil de sa pensée.

- Cette situation n’est que temporaire. Vous serez libres d’y retourner dès que nous aurons mis nos adversaires hors d’état de nuire.

- Je sais que tu n’as que de bonnes intentions, Actarus. Est-ce que tu me laisseras au moins m’y rendre pour que je puisse m’occuper des vaches et des chevaux ? demanda-t-il.

- Tu n’as pas besoin de me le demander. Alcor et moi serons présents à tes côtés dans la mesure du possible pour t’aider et assurer ta sécurité.

- Merci Actarus, répondit-il, visiblement ému.

- Voilà qui est bien. Il est temps de partir à présent, conclut Procyon en se levant de son siège.

Tous acquiescèrent et quittèrent la résidence pour s’installer à bord de la navette. Le véhicule quitta le ranch quelques instants plus tard pour rejoindre le Centre.

A des milliers de kilomètres de là, une certaine agitation régnait dans les ateliers souterrains du Camp de la Lune noire. Végalina observait avec intérêt depuis la salle de réunion les préparatifs de l’offensive qu’elle et Erea entendaient mener contre la planète bleue. Ces derniers avaient cependant, contre toute attente, pris du retard, notamment en raison de la mise au point chaotique du symbiorak dans lequel se trouvait Ezequios. Les techniciens et ingénieurs du Groupe de Recherches Scientifiques en charge de cette opération avaient certes installé les équipements exigés par leur officier supérieur sans parvenir à les activer.

Il en était de même deux étages plus haut puisque deux équipes placées sous l’autorité du professeur Nida et du lieutenant Vaellas travaillaient d’arrache-pied pour modifier la structure de la soucoupe amirale et permettre au vaisseau de transporter, dans les meilleures conditions possibles, tous les appareils qui prendraient part à cette attaque hors-norme : six escadrilles de navettes de type « Mark III », un golgoth de première génération remis à neuf et surtout les deux symbioraks attribués respectivement à Ezequios et à Erea. Pour rattraper le temps perdu, le scientifique avait suggéré à Végalina d’utiliser le deuxième vaisseau amiral mais la jeune femme s’y était opposée, estimant qu’il n’était pas adapté pour une mission comme celle-ci. De plus, un appareil de ce type avait déjà été perdu précédemment et il était hors de question de perdre le second.

Par ailleurs, et même si elle s’en défendait, elle ressentait encore les effets du combat qui l’avait opposée à Ezequios. Elle avait certes remporté une victoire indiscutable mais ne s’en était pas sortie indemne pour autant. Sa blessure la faisait toujours souffrir et elle avait, par réflexe, conservé la main sur son épaule une bonne partie de la journée.

La porte automatique de la salle de réunion s’ouvrit, permettant ainsi à Erea de faire son entrée. Végalina se leva de son siège et vint à sa rencontre avant de lui adresser calmement la parole.

- Où en sommes-nous ?

- Comme tu as pu le constater, les préparatifs de notre opération ont pris du retard, essentiellement à cause du symbiorak de notre ami Ezequios. Sa mise au point est plus compliquée que prévu.

- Même diminué, cet imbécile continue à nous causer des problèmes, répondit-elle en grimaçant. Dis-m’en plus.

- Le système d’autodestruction et les différents équipements visant à sécuriser le symbiorak ont été installés mais ils ne sont pas encore opérationnels. Sans entrer dans les détails, les ondes cérébrales transmises par Ezequios via ses connexions neuronales nous empêchent de les activer.

- Ne peut-on pas l’isoler temporairement le temps de faire les ajustements nécessaires ?

- Le lieutenant Voss et moi avons exploré plusieurs pistes en ce sens. Désactiver les liens mécaniques et électroniques entre Ezequios et le symbiorak risque de rallonger ses délais de mise au point et rien ne nous dit que ce sera efficace. Utiliser les traitements médicaux habituels ne nous sera d’aucune utilité et il est hors de question de procéder à un lavage de cerveau puisque ce genre de traitement affaiblit considérablement les capacités physiques et mentales du « patient ».

- Si je te suis bien, nous ne pouvons absolument rien faire ?

- C’est ce que je croyais … mais il existe un moyen d’arriver à nos fins. Et cette solution de contournement nous a ironiquement été fournie par Ezequios lui-même.

- Comment ça ?

- Te souviens-tu de ce que nous a dit Eslan ? Parallèlement à la construction du premier symbiorak, Ezequios a conçu, dans le plus grand secret, un appareil de rééducation mentale. Nous avons inspecté son laboratoire et nous avons non seulement découvert les plans, mais surtout le premier prototype. Selon les notes qu’il a laissées sur sa table de travail, les effets de ce « traitement » sont identiques à ceux d’un lavage de cerveau, à ceci près qu’ils ne sont que temporaires …

- Tu veux dire que nous pourrions utiliser cet appareil pour le neutraliser temporairement et ainsi activer tous les systèmes de sécurité du symbiorak ?

- En principe. Cependant, nous ignorons si ce prototype est opérationnel. J’ai évoqué le sujet avec le professeur Nida et il s’est porté volontaire pour mener les tests adéquats.

- C’est une bonne chose … mais lui et ses équipes travaillent actuellement sur la réfection de notre soucoupe amirale et leur charge de travail est conséquente. Il est peut-être préférable d’en parler à Thalis.

- J’y ai songé mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Il s’occupe actuellement de la mise au point de notre second symbiorak et le travail ne manque pas. Lui confier une tâche comme celle-ci n’est pas la meilleure chose à faire.

- Dans ce cas, qu’est-ce que tu préconises ?

- Dans la mesure où nous avons pris du retard, nous devons éviter tout changement d’organisation et faire appel à d’autres membres du Groupe de Recherches Scientifiques comme Diandra et à Atria puisqu’ils disposent eux aussi des connaissances nécessaires.

Végalina baissa la tête et soupira. Ce que venait de dire Erea n’était pas dénué de sens. Cette dernière poursuivit sur sa lancée.

- Loin de moi l’idée de t’influencer, Végalina. Si tu estimes qu’il est préférable de mettre Thalis à contribution, je ne m’opposerai pas à ta décision. Je n’ai fait que donner mon opinion personnelle, rien de plus.

- Cette opération n’est pas comme les autres. Les moyens que nous allons engager sont considérables et je ne tiens pas à essuyer un nouvel échec. Nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour remporter la victoire … quitte à retarder notre offensive. Ces quelques jours supplémentaires nous permettront également d’affiner notre stratégie.

- Soit. Puisque nous parlons de stratégie, autant que je te fasse part dès maintenant du plan que j’ai mis au point.

- Je t’écoute.

Erea s’installa derrière son pupitre de contrôle et sortit de la poche gauche de son uniforme sa petite clé électronique qu’elle inséra quelques instants plus tard dans le lecteur prévu à cet effet. La carte détaillée de la région du Centre de recherches spatiales s’afficha quelques secondes plus tard. La jeune femme appuya successivement sur plusieurs boutons, faisant ainsi apparaître plusieurs points rouges qui se mirent à clignoter quelques instants plus tard.

- Nous allons attaquer sur plusieurs fronts et par vagues successives. Dans un premier temps, nous enverrons nos escadrilles de navettes sur les points que tu vois ici pour forcer les Aigles à sortir. Comme ces cibles sont relativement éloignées les unes des autres, nous pourrons ainsi les maintenir dispersés.

- Et ensuite ?

- Nous lancerons dans un deuxième temps le golgoth sur le Centre. S’il n’est pas déjà sorti lors de nos attaques précédentes, Actarus n’aura d’autre choix que de se montrer pour l’empêcher de le détruire. Dans la mesure où il s’agit d’un appareil de conception déjà ancienne, je suppose qu’il en viendra à bout assez rapidement. C’est à ce moment que le symbiorak entrera en scène.

- C’est une excellente idée. J’avoue être curieuse de voir comment cet engin se comportera contre Goldorak. Quand comptes-tu passer à l’action ?

- J’attendrai le résultat de nos premières attaques avant d’intervenir. Comme tu as pu le constater, les cibles ne manquent pas et il en est une qui tout particulièrement retenu mon attention : la capitale.

Végalina regarda Erea et esquissa un léger sourire.

- Je vois où tu veux en venir. La capitale est un endroit très peuplé et particulièrement vulnérable. En l’attaquant, tu risques de provoquer la mort de nombreux innocents tout en causant des dommages considérables …

- … ce qui provoquera la colère d’Actarus et de ses alliés.

- C’est très bien pensé. Attaquer la ville est un excellent choix. Leur marge de manœuvre dans un endroit aussi sensible que celui-ci sera considérablement réduite. S’ils veulent nous empêcher de tout mettre à feu et à sang, il ne faudra pas qu’ils commettent la moindre erreur, sous peine de faire des victimes supplémentaires …

- Exactement, répondit Erea en lui lançant un regard pervers.

- Très bien. Il nous reste cependant un dernier point à régler. En tenant compte de nos difficultés actuelles et d’éventuels changements au sein de notre organisation, combien de temps faudra-t-il pour que tout soit prêt selon toi ?

- Difficile à dire, Végalina. Si tout se passe selon nos plans, le deuxième symbiorak sera bientôt prêt. Dans la mesure où les équipes de Nida travaillent jour et nuit sur notre soucoupe amirale, elle devrait être prête d’ici deux ou trois jours. A vrai dire, tout dépend de l’efficacité de l’appareil mis au point par Ezequios. S’il fonctionne, les membres du G.R.S. pourront activer les dispositifs de sécurité du symbiorak.

- Et s’il ne fonctionne pas ?

- Il faudra soit procéder à d’autres tests pour trouver ce qui pose problème, soit construire la version définitive de cette machine en suivant les plans qu’il a conçus. J’ignore combien de temps cela prendra. Pour gagner du temps, je peux demander à une de nos équipes de s’en charger. Et même si tu ne l’apprécies pas particulièrement, nous pourrions demander à Diandra de s’en occuper.

- C’est peut-être la meilleure chose à faire. Tiens-moi au courant.

- Je vais m’en occuper. Sois tranquille.

Erea se leva de son siège et quitta la salle de réunion pour se rendre dans le hangar principal où elle s’entretiendrait avec Nida et ses équipes. Elle en ferait autant avec Thalis. De cette façon, les deux scientifiques prendraient connaissance des derniers choix de Végalina. Elle commençait à bien les connaître et savait qu’ils étaient suffisamment intelligents pour comprendre les motivations de leur officier supérieur. Libre à eux ensuite de s’organiser pour informer les autres membres du G.R.S. impliqués dans cette opération. Elle avait confiance et eux et savait que tout se passerait bien.

Tandis qu’elle pénétrait dans l’ascenseur translucide qui la conduirait dans les niveaux inférieurs, elle repensa aux paroles prononcées par Végalina. Cette opération n’était pas comme les autres et les moyens engagés nettement supérieurs par rapport aux offensives précédentes. « Je ne tiens pas à essuyer un nouvel échec. Nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour remporter la victoire … quitte à retarder le début de notre offensive … », avait-elle dit. Elle avait raison.




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anterak 08

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeLun 30 Avr 2018 - 19:27

merci Very Happy
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMer 2 Mai 2018 - 0:50


Eh bien une offensive d'envergure se prépare on dirait ! affraid

merci Kimi pour ce nouveau chapitre ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 2045937091


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMer 2 Mai 2018 - 11:35

Et encore un chapitre où on joue aux apprentis sorciers ! Ce lavage de cerveau temporaire, brrr ! Et le centre, si protégé, va devenir une cible de choix, sans compter la capitale (Tokyo ou Perlépolis, comme elle est nommé dan le DA). Ne parlons pas d'Eslan, prêt à descendre sans coup férir celui qui vient le sauver...Charmant What a Face What a Face

Merci Kimi !
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Kass01

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeJeu 3 Mai 2018 - 14:10

Merci pour ce nouveau chapitre
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Perosia

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeSam 5 Mai 2018 - 22:19

Merci Kimi pour ce chapitre. cheers

Eslan et Lyra vont certainement se retrouver. Cela va être intéressant. bounce bounce

Ezequios qui ne se laisse pas faire...jusqu'où sera-t-il capable de résister et de gêner Végalina...

Et la femme de Véga ?

Tout cela est intéressant! Vivement la suite... study study
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Biniou

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeLun 7 Mai 2018 - 21:50

Merci Kimi !
Rigel au Centre, ça peut être intéressant ! Bon courage à nos amis pour ça, j'espère que ça les détendra un peu néanmoins...
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMar 8 Mai 2018 - 22:02

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Le premier atelier de conception situé dans le deuxième niveau souterrain du Camp de la Lune noire faisait l’objet d’une intense activité. En effet, une quinzaine de techniciens issus du Groupe de Recherches Scientifiques et placés sous la responsabilité du lieutenant Diandra s’affairait autour du symbiorak « Epsilon » où demeurait Ezequios. Bien qu’affaibli et incapable de se mouvoir, le scientifique déchu avait réussi, par sa seule volonté, à les empêcher d’activer les différents systèmes de sécurité censés lui interdire l’accès aux points névralgiques de son appareil. Les échecs répétés de ceux qui furent ses collègues lui avaient procuré une certaine satisfaction et ne faisaient que renforcer ses convictions : il était LE meilleur dans son domaine et personne d’autre que lui ne pourrait maitriser la technologie « Symbiorak » qu’il avait mise au point. Il ne s’était d’ailleurs pas gêné, lors de ses quelques moments de lucidité, pour les abreuver d’insultes diverses et variées tout en remettant en cause leurs compétences.

Même s’il s’en défendait, il avait cependant des raisons d’être inquiet : cela faisait déjà cinq jours qu’il luttait de pour les empêcher d’arriver à leurs fins et s’il avait jusqu’à présent réussi à leur tenir tête, il savait que tout organisme vivant avait ses limites et il était conscient d’avoir dépassé les siennes depuis longtemps. Ses blessures et la chaleur provoquée par la transformation de ses ondes cérébrales en énergie le faisaient souffrir et il ne savait pas s’il pourrait leur résister encore longtemps. Plus inquiétant encore, les techniciens en charge de son appareil l’avaient laissé seul durant plusieurs heures avant de revenir dans l’atelier avec un équipement dont l’aspect lui était étrangement familier. Un gigantesque échafaudage de plusieurs mètres de haut supportant plusieurs générateurs d’énergie avait été édifié derrière le symbiorak et plusieurs câbles de diamètre variable avaient été branchés à l’intérieur du poste de pilotage. Certains d’entre eux avaient d’ailleurs directement été vissés sur ses prothèses mécaniques. S’il ne savait pas de quoi il s’agissait, il était fermement décidé à leur mettre des bâtons dans les roues jusqu’au bout.

Son visage changea d’expression lorsqu’il aperçut Diandra accompagné par deux autres soldats. Avec sa stature imposante, sa peau d’un gris très clair, ses yeux jaune vif surlignés de rouge avec une pupille de la même couleur et son casque bleu orné de deux ailes irrégulières rappelant celles d’une chauve-souris, ce n’était pas le genre d’homme qui passait inaperçu, bien au contraire. Vêtu d’un uniforme gris foncé à parements noirs en partie masqué par une blouse de travail grise, il considéra le symbiorak et son occupant avec attention pendant plusieurs minutes avant d’intimer à ses hommes l’ordre de passer à l’action. Ces derniers obtempérèrent et pénétrèrent dans le poste de pilotage pour défaire les liens qui immobilisaient les bras et le cou de l’ancien scientifique. Désormais libre de ses mouvements, il tenta de se lever mais en fut bien vite empêché. Le premier soldat tira violemment ses bras vers lui tandis que l’autre lui passa aux poignets deux bracelets massifs de couleur anthracite munis de quatre pointes translucides bleues et de deux petites prises électriques circulaires.

Un troisième homme, plus corpulent que les deux autres, se présenta quelques instants plus tard en tenant dans sa main gantée un casque d’apparence similaire. Sans faire de détail, il le frappa au visage et lui enfila de force. Une fois leur mission accomplie, ils quittèrent l’atelier en saluant Diandra. Les techniciens du G.R.S., restés jusque-là en retrait, avaient assisté à la scène sans prononcer le moindre mot et réagirent aussitôt en reliant les bracelets et le casque à un petit équipement mobile qui n’était autre que la version définitive de l’appareil de rééducation mentale conçu par Ezequios. En effet, le prototype testé par le lieutenant Vaellas n’avait jamais fonctionné comme il l’aurait dû et avait subi de nombreuses pannes. En l’absence de système de refroidissement, le petit moteur électrique placé à l’intérieur avait fini par céder, endommageant irrémédiablement les autres composants, à commencer par le dispositif d’allumage et les différents compresseurs. Par chance, Thalis avait anticipé ces problèmes et s’était immédiatement attelé à la réalisation du modèle définitif, parvenant à le mettre au point en un temps record.

L’appareil se présentait sous la forme d’un bloc rectangulaire fait en métal brut dont la taille ne devait pas excéder deux mètres de long pour un mètre de large et soixante centimètres de haut. D’imposantes grilles de ventilation étaient positionnées de chaque côté pour éviter tout risque de surchauffe. Le panneau de commande comportait trois cadrans rectangulaires mauves munis d’une aiguille jaune, deux indicateurs lumineux, un indicateur permettant de surveiller la progression du traitement, quatre boutons d’un vert très clair pour l’activer et deux molettes de réglages circulaires destinées à gérer les flux d’énergie.

Une fois l’appareil mis en place, les techniciens quittèrent la passerelle sans prendre la peine de se retourner. Dès qu’il l’aperçut, Ezequios poussa un hurlement de terreur : il savait de quoi il s’agissait et il ne pensait pas qu’il serait le premier à tester sa propre invention. Erea et Végalina pénétrèrent dans l’atelier quelques minutes plus tard et regardèrent attentivement le dispositif et les multiples câbles qui le reliaient désormais à l’ancien scientifique. Végalina se tourna sur sa gauche et s’adressa au technicien qui se trouvait près d’elle d’une voix glaciale.

- Est-ce que tout est paré ?

- Tout est paré, Commandant. Nous venons de terminer la mise en place, répondit-il en réajustant maladroitement son uniforme.

- C’est parfait. Nous allons voir si cet appareil est aussi efficace que notre cher professeur semble le penser. Mettez-le sous tension et lancez la procédure.

- A vos ordres.

Le technicien s’exécuta et appuya simultanément sur deux des quatre boutons du panneau de commande. Les indicateurs lumineux s’illuminèrent et un grondement sourd se fit rapidement entendre. Les aiguilles des trois cadrans se mirent à osciller de droite à gauche pendant quelques instants pour finalement se stabiliser à l’extrême droite. Le bruit du moteur se fit plus insistant et quelques volutes de fumée s’échappèrent des grilles d’aération latérales. Les diodes rouges placées sur le pourtour du casque se mirent à clignoter, provoquant l’apparition d’éclairs bleutés au niveau de la tête, des épaules et des poignets d’Ezequios qui serra ses poings de toutes ses forces tout en hurlant de douleur.

- AAAAAAARRRRRRRRRRRGHHHHH !!!

Si la plupart des techniciens du G.R.S. reculèrent de quelques pas en évitant de regarder ce triste spectacle, Végalina, bras croisés, demeura imperturbable, se remémorant en même temps ses joutes verbales avec lui. Elle n’avait pas oublié son arrogance, son insolence, sa suffisance et son sens de la provocation. Il lui avait prédit sa déchéance, imminente selon lui, et se voyait déjà à la tête des forces de Véga. Les choses avaient bien changé. Et tandis que les éclairs se multipliaient, accompagnés par les cris désespérés d’Ezequios, la jeune femme, visiblement satisfaite, esquissa un bref sourire. Sa ruine la comblait d’aise.

Il s’écoula encore plusieurs minutes avant que l’appareil ne s’arrêtât. Si les premiers techniciens se ruèrent sur la passerelle pour le désactiver et récupérer les différents câbles, le casque et les bracelets, les autres se mirent immédiatement au travail sans attendre un seul ordre de la part de Végalina. Le temps était compté et ils le savaient. Diandra se présenta devant son officier supérieur. Même s’ils ne s’étaient pas toujours bien entendus, il la respectait et n’avait, contrairement à Ezequios, jamais outrepassé ses fonctions.

- C’est terminé, Commandant. Si nos calculs sont exacts, il ne devrait pas reprendre conscience avant plusieurs heures. Cela devrait nous laisser le temps d’activer tous les systèmes de sécurité que vous avez demandés.

- Voilà qui est bien, acquiesça-t-elle. Vérifiez les connexions neuronales et placez sur lui les capteurs conçus par le professeur Nida. Nous pourrons ainsi surveiller en temps réel son activité cérébrale et les flux d’énergie transmis au symbiorak.

- Soyez tranquille. Nous allons faire le nécessaire.

- Dès que vous aurez terminé, remettez en place tous les équipements qui ont été démontés afin de rendre au poste de pilotage son aspect d’origine. Vous replacerez ensuite le symbiorak dans son transporteur. Une fois cette tâche effectuée, prenez contact avec le capitaine Thalis et expliquez-lui en détail l’ensemble des travaux et des ajustements que vous avez apporté à notre appareil.

- Entendu, Commandant.

Diandra la salua avant de rejoindre ses collaborateurs. Les deux jeunes femmes quittèrent l’atelier pour se rendre dans le hangar principal où se trouvaient Thalis. Si celui-ci suivait de près la fin des travaux de réfection de la soucoupe amirale, Thalis était en grande conversation avec le lieutenant Pandia qui lui avait officiellement succédé au service du Génie. Celui-ci, revenu de mission quelques heures plus tôt aux commandes de sa navette d’observation, avait minutieusement exploré les restes de la base polaire ainsi que les environs immédiats du point JS. Il avait longuement étudié la topographie du lieu, pris un grand nombre de clichés et ses instruments de bord avaient enregistré des centaines de données. Thalis l’avait attentivement écouté et avait, comme à son habitude, répondu aux nombreuses questions qu’il se posait avec une grande précision.

Ils étaient encore en train de deviser lorsque Végalina et Erea se joignirent à eux. Tous deux les saluèrent respectueusement.

- Je suis satisfaite de vous savoir ici, lieutenant Pandia. J’espère que votre mission s’est déroulée sans problème.

- Oui Commandant. J’ai quadrillé toute la zone autour du point JS et j’ai récupéré un grand nombre de données qui nous seront certainement très utiles par la suite. Je compte me rendre dans l’un de nos laboratoires pour les analyser en détail. Mais je peux d’ores et déjà vous dire que ce site dépasse toutes mes espérances.

- Pensez-vous qu’il soit possible d’y établir une base ?

- Il est trop tôt pour le dire, Commandant. Laissez-moi 48 heures pour faire le tri dans toutes ces données et je vous dirai exactement ce qu’il en est.

- Vous les avez. Mettez-vous immédiatement au travail et tenez-moi au courant.

- A vos ordres.

Pandia s’éclipsa quelques secondes plus tard. Végalina se tourna alors vers Thalis et reprit la parole.

- Où en êtes-vous de votre côté, capitaine ?

- Nous avons presque terminé. Les équipes du professeur Nida ont accompli un travail remarquable en renforçant la structure interne de la soucoupe amirale en faisant appel à des solutions techniques issue de la technologie « symbiorak ».

- Très bien. Qu’en est-il de nos appareils ? questionna Erea.

- Six escadrilles de navettes de type « Mark III » sont à bord, prêtes à décoller. Nous avons également chargé le golgoth ainsi que le transporteur contenant votre symbiorak, commandant Erea. Nous n’attendons plus que le symbiorak d’Ezequios, à présent. Je sais que nos équipes sont …

- Nous sommes au courant, capitaine. Selon les dires du lieutenant Diandra, les techniciens du G.R.S. n’auront besoin que de quelques heures pour activer les systèmes de sécurité du symbiorak. Je lui ai d’ailleurs demandé de vous tenir au courant.

- Merci Commandant.

- Combien de temps vous faudra-t-il pour le faire transporter à bord ? demanda Erea de son ton habituel.

- Trois ou quatre heures devraient suffire. Il faudra ensuite faire le plein des réservoirs de la soucoupe amirale et nous assurer du bon fonctionnement de ses réacteurs. Tout sera prêt pour demain au plus tard.

- Parfait. Nous lancerons notre opération dès que vous nous donnerez le feu vert.

- A vos ordres, Commandant.

Végalina et Erea s’éclipsèrent quelques instants plus tard pour rejoindre la salle de réunion située dans les niveaux supérieurs. Désormais, il n’y avait plus qu’à attendre.

Sur Terre, la nuit était à présent tombée. Le calme qui régnait dans la salle des commandes du Centre de recherches spatiales n’était troublé que par le bruit des instruments de mesure et des dispositifs de surveillance. Si ces derniers n’avaient décelé aucune activité suspecte en provenance de l’espace depuis plusieurs jours, tous savaient que ce calme relatif n’était que passager : Végalina et ses sbires pouvaient attaquer à n’importe quel moment.

Si la plupart des techniciens goûtaient à présent un repos bien mérité, le professeur Procyon n’était pas de ceux-là. Il n’avait pas sommeil et avait préféré rester dans la salle des commandes au lieu d’aller se coucher. De cette façon, il pouvait mettre à profit ces instants de tranquillité pour passer en revue les derniers évènements et refaire un point rapide sur toutes les opérations en cours. Il ne resta pourtant pas seul bien longtemps, puisque Alcor se joignit à lui quelques minutes plus tard.

- Bonsoir Alcor. Je suis surpris de te voir encore ici.

- Je dois avouer que je commence à fatiguer, professeur. Je voulais simplement vous dire que les réparations sur Alcorak sont terminées. Si vous m’y autorisez, je souhaite commencer mes essais en vol dès demain.

- Voilà une excellente nouvelle. Si ton appareil est au point, nous serons en mesure de résister plus efficacement à une éventuelle attaque des troupes de Végalina.

- Exactement ! Et s’ils essaient de s’en prendre à nous une nouvelle fois, ils vont trouver à qui parler, je vous le garantis !

- Ne sois pas trop optimiste, Alcor. Il est préférable d’attendre le résultat de tes essais en vol pour voir si ta machine se comporte comme tu le souhaites. De plus, il te faudra les mener seul puisque Phénicia est incapable de piloter.

- Soyez tranquille, je saurai bien m’en sortir tout seul. C’est sûr que son aide m’aurait été utile en cas de problème … mais je ne tiens pas à ce qu’elle pilote dans son état. Je ne lui ai pas dit autre chose tout à l’heure …

Il s’interrompit quelques instants, puis reprit.

- Vous la connaissez aussi bien que moi, professeur. Je sais que je ne l’empêcherai pas de se battre à nos côtés si elle le veut, mais je voudrais qu’elle prenne tout de même le temps de se soigner. C’est ce qu’elle a de mieux à faire.

Procyon opina et sourit. Voir Alcor évoquer Phénicia de cette façon alors qu’ils partageaient le même tempérament fougueux et impulsif avait quelque chose de surréaliste.

- Oui, tu as raison. Même si ses facultés de récupération sont supérieures aux nôtres, elle doit se ménager. Si elle décide de combattre dans son état, elle ne pourra pas tirer la quintessence de son appareil.

- Exactement. D’ailleurs puisqu’on en parle, où est-ce que vous en êtes avec Fossoirak ?

- Nous avons testé le bon fonctionnement des propulseurs principaux et avons vérifié l’état des superstructures. L’aile manquante a été remplacée mais le montage du turboréacteur n’est pas encore terminé. Si nous ne rencontrons pas de difficultés imprévues, nous devrions en avoir terminé d’ici un ou deux jours. Nous aurions sans doute pu aller plus vite, mais il était primordial de remettre Goldorak et ton appareil en état en premier.

- Vous avez raison, c’était la meilleure chose à faire … répondit-il en s’étirant.

- Tu ferais bien d’aller dormir un peu. Il se fait tard et tu n’as pas ménagé tes efforts ces derniers jours …

- Je vais pas dire le contraire, répondit-il en tentant vainement de réprimer un bâillement sonore. Bonne nuit et à demain, professeur.

Le jeune homme quitta la pièce pour retrouver sa chambre. Il s’apprêtait à y entrer lorsqu’un détail attira son attention : la porte de la chambre de Phénicia était restée ouverte. Il aurait pu y entrer mais chassa rapidement cette idée de son esprit. « Je préfère la laisser se reposer, elle en a bien besoin … », songea-t-il en refermant la porte avec douceur. Il pénétra dans sa chambre et se laissa tomber brutalement sur son lit sans prendre la peine d’enlever ses vêtements. Il pensait trouver le sommeil rapidement. Il se trompait.

Bras croisés derrière la tête, il regardait le plafond d’un air pensif. Il avait certes atteint son objectif en réparant Alcorak et il pourrait ainsi seconder Actarus en cas de besoin. Malgré tout, il ne se sentait pas tranquille : l’état de santé de Phénicia le préoccupait beaucoup. Si elle refusait de l’admettre ouvertement, son air soucieux et les regards qu’ils s’étaient échangés dans la salle de détente parlaient plus qu’un long discours : elle n’avait pas le moral et il fallait absolument faire quelque chose pour lui redonner le sourire. Il se releva et se dirigea vers la fenêtre. « Tant pis. Mes essais en vol attendront. Phénicia passe avant tout, maintenant … » songea-t-il.

Contrairement à Phénicia, Vénusia avait passé le plus clair de son temps dans sa chambre, ses déplacements se limitant à de brefs allers-retours avec la salle de bains voisine. Malgré une fatigue évidente, elle n’avait jamais réussi à dormir plus de deux heures d’affilée. Elle souffrait de vertiges et il lui était difficile de rester debout très longtemps. En choisissant soigneusement ses mots, Procyon avait essayé de lui faire comprendre que ce qu’elle traversait n’avait rien de surprenant vu son état. Cependant, en dépit du ton rassurant qu’il avait employé, ses paroles ne l’avaient rassurée qu’à moitié. C’était pour cela qu’il s’était mis en en rapport avec le docteur Yasabi, estimant qu’il était le mieux placé pour répondre aux questions qu’elle se posait. Celui-ci avait rapidement accédé à sa demande et s’était rendu au Centre en compagnie d’une de ses consœurs pour l’examiner.

Fidèle à ses habitudes, il avait pris le temps de faire tous les tests nécessaires. Il avait non seulement effectué des examens basiques en prenant son pouls ou en mesurant sa tension artérielle, mais il avait également prélevé un échantillon sanguin pour en faire une analyse détaillée, laissant le soin à sa collègue de pratiquer une échographie sur la jeune femme. Ce travail d’analyse n’était pas chose aisée dans la mesure où la composition du sang de Vénusia avait été altérée par la transfusion dont elle avait précédemment bénéficié. Il lui avait fallu deux heures pour y parvenir et c’était en toute franchise qu’il lui avait fait part de ses conclusions. Il avait également précisé à Actarus, qui s’était entre-temps joint à eux, qu’il faudrait suivre de près l’évolution de la grossesse. « Si vous avez le moindre doute ou la moindre question, n’hésitez pas à me contacter … » avait-il dit. Ces derniers mots les avaient tous deux rassurés.

Il s’écoula encore plusieurs heures avant que le soleil ne fît finalement son apparition. Si Alcor s’était finalement endormi, ses ronflements avaient incité Phénicia à se lever. Excédée, elle se rendit dans sa salle de bains et en ressortit quelques minutes plus tard après avoir échangé sa chemise de nuit beige à volants contre un ensemble coordonné noir et violet. Elle se saisit de ses béquilles et quitta sa chambre pour rejoindre la salle de détente. C’est en entrant dans la pièce qu’elle constata la présence de son frère. Celui-ci dégustait une tasse de lait chaud tout en regardant le paysage au travers de la vitre blindée. Dès qu’il l’aperçut, il déposa sa tasse sur la petite table basse et se hâta dans sa direction pour l’aider à s’installer sur l’un des sièges disposés autour de celle-ci.

- Bien dormi, petite sœur ?

- Mieux que la nuit dernière, en tout cas. Je serais peut-être restée un peu plus longtemps au lit si Alcor ne faisait pas autant de bruit …

- Il ne faut pas lui en vouloir. Il s’est couché tard d’après ce qu’on m’a dit.

- Je suis sûre que c’est en rapport avec Alcorak. Je demande parfois s’il ne le fait pas exprès, juste pour m’embêter …

- Je ne le pense pas. Tu sais comment il est. Quand il a quelque chose en tête, il est difficile de le faire changer d’avis.

- Je le sais … soupira-t-elle. Simplement, je …

- Nous avons tous nos bons et nos mauvais côtés, Phénicia. Alcor est comme il est et je ne pense pas que cela changera. Et je sais que tu ne tiens pas à ce qu’il change.

Phénicia marqua un temps d’arrêt et regarda son frère avec curiosité.

- Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

- Lui et moi avons eu une petite discussion à ce sujet … et il m’a dit exactement la même chose pour ce qui te concerne. Vous partagez le même tempérament et voyez souvent les choses de la même façon. Sans trop m’avancer, je sais qu’il t’aime comme tu es et qu’il ne te demandera jamais de changer ta façon d’être …

- Je ne sais pas quoi te dire. Je ne pensais pas qu’il t’en parlerait …

- Je dois admettre que je ne m’y attendais pas moi non plus … mais je comprends sa réaction. D’une certaine façon, il n’a fait qu’exprimer ouvertement ses sentiments, plus qu’il ne l’a jamais fait.

La jeune fille esquissa un léger sourire, visiblement surprise par la démarche d’Alcor. Qu’il décidât d’aborder, de lui-même et avec Actarus qui plus est, un sujet de cette importance avait quelque chose d’irréel.

Dans le Bois Ouest, Eslan était dans une situation délicate. Adossé contre un arbre, il respirait avec difficulté et peinait à garder les yeux ouverts. Les effets du sérum utilisé par ceux qui lui avaient porté secours commençaient à s’estomper et le petit stimulateur cardiaque qui l’aidait à rester en vie commençait à donner des signes de faiblesse, ce qui n’avait, à vrai dire, rien d’étonnant : les différentes pièces utilisées pour le construire avaient été conçues à des fins militaires pour alimenter en énergie les instruments de navigation d’une navette spatiale et n’étaient guère adaptées à leur fonction actuelle. Il savait ce que cela signifiait : tôt ou tard, celui-ci finirait par s’arrêter. Il lui fallait donc impérativement trouver une solution de rechange pour lui permettre d’échapper au destin qui lui semblait promis.

Il se releva en grimaçant et regarda tout autour de lui avant d’escalader le fuselage de son appareil. Il glissa en pénétrant dans le poste de pilotage et se blessa à la main. Prenant place sur le siège du pilote, il manipula désespérément pendant plusieurs minutes les différents interrupteurs de son panneau de commande gauche en espérant réactiver l’ordinateur de bord. Par chance, l’écran de contrôle placé au centre du tableau de bord s’alluma, faisant apparaitre la carte détaillée de la région. La position exacte de sa navette s’afficha quelques instants plus tard sous la forme d’un point rouge clignotant. D’autres points, blancs ceux-là, désignant les habitations environnantes se matérialisèrent quelques instants plus tard. Un rapide coup d’œil lui permit d’estimer la distance qui le séparait du Centre de recherches spatiales. Il était sûr d’y trouver ce dont il avait besoin pour se soigner mais il ne se faisait guère d’illusions : dans son état, il lui serait impossible de parcourir à pied une telle distance et il ne pourrait jamais y pénétrer sans se faire repérer. « Les terriens sont sûrement sur leurs gardes … Il n’y a rien à espérer de ce côté-là … », maugréa-t-il.

C’est à cet instant qu’un autre point présent sur la carte attira son attention : il désignait le ranch du Bouleau blanc qui n’était pas si loin de l’endroit où il se trouvait. Contrairement au Centre, il ne devait pas faire l’objet d’une surveillance rapprochée et il lui serait peut-être plus aisé de s’y cacher pour pouvoir s’y soigner. Il hocha la tête et soupira de nouveau avant de quitter le poste de pilotage de son appareil, en serrant de toutes ses forces le stimulateur contre lui en tirant sur les câbles électriques qui le maintenaient en place. Une fois au sol, il le considéra longuement. Réussirait-il à atteindre le ranch ? Il l’ignorait et s’en fichait. « De toute façon, je n’ai plus rien à perdre, maintenant … » dit-il avant de se mettre en route.

Sur la face cachée de la Lune, les derniers préparatifs de l’offensive que comptaient lancer Végalina et Erea touchaient à leur fin. Désormais opérationnel, le symbiorak d’Ezequios avait été replacé dans son transporteur, puis chargé sur l’une des rampes de lancement de la soucoupe amirale. Thalis avait personnellement supervisé cette opération qui s’était au final révélée plus longue que prévu. A l’intérieur du poste de pilotage, le scientifique déchu devenu simple rouage de cette nouvelle machine de mort n’avait pas encore repris connaissance.

Végalina avait de son côté rejoint le poste de commandement du vaisseau. Elle espérait que cette mission qui commençait se solderait, contrairement aux précédentes, par un succès. Si ses troupes, menées pour l’occasion par Erea, parvenaient à vaincre Actarus et à détruire Goldorak et les autres appareils de la Patrouille des Aigles, il leur serait ensuite facile de conquérir la Terre pour y bâtir un nouveau royaume de Véga. Elle réussirait là où son père et ses différentes capitaines d’armes avaient échoué. Elle se gardait cependant de tout triomphalisme : la partie promettait d’être difficile et elle le savait.

Quelques minutes plus tard, Erea fit son entrée et s’adressa à elle de son ton habituel.

- Tout est prêt, Végalina. Nous n’attendons plus que ton signal.

- Parfait. Tu peux donner l’ordre de décollage de la soucoupe amirale. Je ne te cache pas que je suis impatiente de connaître la puissance exacte de ce symbiorak … et de découvrir l’habileté au combat de cet imbécile d’Ezequios contre le prince d’Euphor …

Erea se tourna vers l’un des soldats situés sur sa droite et lui fit un signe de la tête. Ce dernier tira vers lui l’un des leviers placés sur le tableau de bord. Le grondement des moteurs se fit sentir et le vaisseau décolla quelques secondes plus tard. La durée du trajet n’excèderait pas une heure.

Une fois stabilisée au-dessus de la planète bleue et demeurant hors de portée des différents satellites de surveillance en orbite tout autour du globale, les trois panneaux supérieurs de l’engin véghien se relevèrent, laissant apparaître les multiples rampes de lancement d’où décolleraient les appareils engagés pour cette opération. Les deux premières escadrilles de navettes « Mark III » étaient prêtes à partir. Les suivantes décolleraient dès que Végalina et Erea en donneraient l’ordre.

- Tout est paré. Nous pouvons maintenant passer aux choses sérieuses, observa Erea en ébauchant un bref sourire à l’attention de Végalina.

- Bien. Allons-y.

Quelques secondes plus tard, les deux escadrilles quittèrent la soucoupe amirale sous le regard des deux jeunes femmes pour ensuite se séparer et suivre deux trajectoires bien distinctes. Les deux formations seraient rapidement repérées par les radars terriens et elles le savaient. Erea quitta le poste de commandement pour rejoindre le niveau inférieur et s’assurer que le golgoth et le transporteur du symbiorak « Epsilon » fussent prêts à décoller dès que possible. Cette mission était la sienne et elle tenait à superviser personnellement le travail des soldats placés sous ses ordres.

Dans la salle des commandes du Centre, Argoli, qui venait de reprendre son poste, aperçut sur son scope de contrôle une multitude de points lumineux se déplaçant à grande vitesse.

- Professeur ! Je capte toute une série d’échos suspects sur le scope radar !

- Bon sang, les revoilà … dit-il d’un ton agacé. Est-ce qu’ils se dirigent vers nous ?

- Non, professeur. Ils viennent de changer de cap et suivent à présent la trajectoire T-95.

- C’est pour le moins troublant. Antarès, faites-moi un gros plan sur le scope de contrôle et surveillez attentivement vos écrans au cas où. Cochir, contactez Actarus et Alcor sur leurs fréquences personnelles et vite.

- Oui tout de suite, répondirent en chœur les deux techniciens.

L’image apparut presque instantanément sur l’écran principal. Procyon se leva de son siège et considéra l’escadrille de navettes avec intérêt. La porte automatique s’ouvrit quelques instants plus tard : Actarus et Alcor venaient de faire leur entrée.

- On est là, professeur. Qu’est-ce qui se passe ? Ils ont remis ça ? demanda Alcor en reprenant son souffle.

- J’en ai peur. Nous avons repéré une escadrille de navettes en approche rapide sur la trajectoire T-95. Vous devez l’intercepter et la détruire avant qu’elle ne saccage tout sur son passage.

- Compris professeur, je vais m’en occuper ! répondit Alcor en serrant le poing. Le jeune homme allait quitter la pièce lorsque la voix d’Argoli retentit de nouveau.

- Professeur, voilà une autre escadrille ! Sur la T-70 cette fois !

Actarus fut cette fois le plus prompt à réagir.

- J’aurais dû m’en douter. Ils attaquent de tous les côtés pour nous disperser …

- Oui. De toute façon, il n’y a plus à hésiter. Décollez tous les deux sans tarder et faites vite. Chaque minute compte … répondit Procyon, visiblement inquiet.

- Tout de suite ! répondirent-ils d’une seule et même voix.

Si Alcor prit la direction de la salle des départs pour prendre place dans la bulle blanche et rouge qui lui permettrait de rejoindre le hangar d’Alcorak, Actarus remonta le couloir et utilisa le sas secret pour prendre les commandes de l’asporat. Quelques secondes plus tard, il sauta du véhicule lancé à pleine vitesse pour prendre place dans son poste de pilotage en ayant au passage revêtu sa tenue de pilote.

- « Métamorphose !!! »

D’un geste assuré, il pressa la commande activant l’ouverture de la porte qui donnait sur le barrage. Il tira ensuite énergiquement vers lui ses deux leviers de commande.

- « Goldorak … GO !!! »

Au même instant, le volet roulant qui protégeait le hangar du spacer d’Alcor se releva. Le feu tricolore passa du rouge à l’orange, puis au vert. Le jeune homme actionna immédiatement la post-combustion de son appareil.

- « Alcorak … GO !!! »

Les deux appareils décollèrent l’un après l’autre et se séparèrent quelques dizaines de mètres plus loin, suivant chacun une direction différente. Actarus se chargerait de la première escadrille tandis qu’Alcor s’occuperait de la seconde. Tous deux disparurent rapidement à l’horizon sur les regards anxieux de Procyon et de Phénicia qui était venue le rejoindre.

- Vous pensez qu’ils arriveront à temps, professeur ?

- Espérons-le, Phénicia. Pourvu que ces attaques simultanées ne cachent pas quelque chose d’autre …

- Si seulement j’avais pu prendre Fossoirak pour les aider …

- Tu sais que Fossoirak n’est pas encore opérationnel. Bien sûr, Vénusiak est prêt à décoller mais je doute que tu sois à même de le piloter dans ton état.

- Je le sais, répondit-elle sans chercher à masquer sa déception. Seulement, qu’est-ce qui se passera si Végalina décide de lancer une attaque massive ? Ils ne sont que deux et trop loin l’un de l’autre pour s’entraider …

- Je comprends tes inquiétudes … mais nous ne pouvons rien faire d’autre pour l’instant.

La jeune fille soupira et quitta la salle des commandes la tête basse. Procyon la regarda partir avant de s’installer derrière son pupitre de contrôle pour coordonner les opérations.

- Argoli, où en sommes-nous ?

- A cette vitesse, la première escadrille va atteindre le point 305 dans moins de cinq minutes, professeur. Quant à la seconde, elle se dirige vers le point 705.

Le scientifique acquiesça et pressa l’un des boutons présents sur son pupitre de contrôle. Le visage d’Actarus apparut sur l’écran quelques secondes plus tard. Celui d’Alcor s’afficha en médaillon l’instant d’après.

- Écoutez-moi attentivement. Selon nos dernières estimations, les cibles choisies par les forces de Véga sont respectivement Lumiville et Écumeville. Vous savez ce qu’il vous reste à faire. Bonne chance.

Actarus approuva silencieusement et jeta un coup d’œil rapide sur le levier qui commandait la post-combustion de sa machine. Si tout avait été fait pour rendre Goldorak plus rapide qu’il ne l’avait jamais été, les essais en vol initialement prévus pour tester les modifications apportées par les techniciens impliqués dans ce processus n’avaient pas eu lieu. Que se passerait-il s’il se décidait à utiliser toute la puissance dont il disposait ? Il n’avait pas la réponse et il s’en fichait. Il fallait empêcher les hommes de Véga de tout ravager sur leur passage. Rien d’autre ne comptait. Déterminé, il tira vers lui le levier placé sur son panneau de commande gauche.

- « Goldorak … Méga-mach !!! »

Goldorak prit de la vitesse et n’eut besoin que de quelques minutes pour parvenir à destination. Les navettes ne l’avaient cependant pas attendu pour commencer leur entreprise de destruction. Plusieurs bâtiments étaient déjà la proie des flammes et ceux qui avaient réussi à s’en échapper s’étaient rapidement mis en quête d’un abri. Certains levèrent les yeux vers le ciel et parvinrent à l’apercevoir. Sa simple présence sur les lieux avait pour eux quelque chose de rassurant.

- Je vais vous empêcher de continuer, réagit-il en pressant l’un des boutons placés sur l’accoudoir gauche de son siège. « Planitronks !!! »

Les deux disques situés au bout des ailes de la soucoupe porteuse exhibèrent leurs lames tranchantes et quittèrent leurs supports pour découper les deux navettes de tête avant de revenir à leur point de départ. Goldorak décrocha ensuite sur sa gauche et fit demi-tour pour se lancer à la poursuite des trois engins véghiens qui lui avaient échappé. Actarus lança alors une nouvelle attaque.

- « Corno-fulgur !!! »

Touchées par la foudre émise par les cornes du robot, les trois navettes explosèrent à leur tour. Celles qui n’avaient pas encore été détruites avaient poursuivi leur travail de pilonnage à travers la ville, réduisant en cendres plusieurs immeubles d’habitation heureusement désertés par leurs occupants. Le prince ne leur laissa pas le temps de causer des dégâts supplémentaires.

- « Mégavolts !!! »

Les quatre rayons acides crachés par la soucoupe porteuse firent disparaître les navettes restantes dans un panache de fumée noire. Actarus poussa un soupir de soulagement. Son répit fut pourtant de courte durée puisqu’une nouvelle escadrille apparut devant ses yeux quelques secondes plus tard. « Si vous pensez que je vais vous laisser faire … », songea-t-il en changeant de trajectoire pour repartir à l’assaut.

Restées en formation, les dix navettes firent feu sur lui en utilisant leurs lasers, mais il parvint à les éviter en prenant de l’altitude. Goldorak amorça un long virage à gauche pour se replacer dans leur sillage. La formation n’eut ni le temps de se séparer, ni la vitesse pour répliquer. Actarus baissa le levier noir et blanc de son accoudoir gauche tout en faisant pivoter son levier de commande droit.

- « Hyper Corno-fulgur !!! »

La foudre fit exploser la plupart des soucoupes, ces dernières répandant quantité de débris enflammés dans toutes les directions, endommageant celles qui se trouvaient en-dessous et qui avaient réussi à échapper à l’offensive du prince. Elles ne tinrent guère longtemps puisque le robot pointa ses deux bras dans leur direction pour lancer son ultime attaque.

- « Fulguro-poings !!! »

Transformés en torpilles, les deux avant-bras du robot se détachèrent et transpercèrent chacun une navette avant de reprendre leur position d’origine. Tout était terminé. « Ouf, il était temps … » souffla-t-il.

Les choses étaient bien différentes à Écumeville. La ville avait déjà été durement touchée au cours du conflit précédent, notamment lors d’un affrontement entre Goldorak et un antérak en perdition ayant quitté le Camp de la Lune noire sans autorisation. Certains quartiers laissés en l’état n’étaient toujours pas habitables et l’attaque d’aujourd’hui n’arrangerait pas la situation. Alcor le savait et allait tenter l’impossible pour limiter les dégâts. « Si vous pensez vraiment qu’on va vous laisser le champ libre pour tout détruire, vous faites une très grosse erreur … », jura-t-il derrière son masque.

Il tira vers lui ses leviers de commande pour prendre de l’altitude avant de faire demi-tour pour descendre en piqué tout en gardant une vitesse élevée. C’était là une manœuvre risquée car il lui faudrait à la fois être rapide et précis pour atteindre les appareils adverses.

- « Missiles Alpha !!! »

Alcorak tira à deux reprises. Les deux salves atteignirent leur objectif en détruisant quatre navettes. Les engins rescapés répliquèrent immédiatement sans parvenir à le toucher : le spacer blanc et rouge opéra une manœuvre d’évitement en décrochant sur sa gauche. Alcor poursuivit sur sa lancée et changea de trajectoire en coupant l’espace de quelques instants ses propulseurs auxiliaires pour revenir ensuite vers l’escadrille en ignorant les données transmises par son ordinateur de bord. Cette fois, il se fia à son instinct et tira soudainement le levier rouge situé sur sa gauche.

- « Mortanium !!! »

Les rayons tirés par les ailes du spacer firent exploser deux navettes. Le reste de l’escadrille se scinda alors en deux groupes distincts : le premier conserva sa trajectoire initiale tandis que le second fit demi-tour pour tenter de le prendre à revers. Ce n’est qu’en ressentant une violente secousse dans son poste de pilotage qu’Alcor réalisa la précarité de sa situation. « Je me suis laissé avoir comme un débutant ! Il faut que je fasse quelque chose pour m’en débarrasser … et vite ! ». Il s’apprêtait à changer de direction lorsqu’il entendit, par le biais des haut-parleurs, une voix familière.

- « Mégavolts !!! »

Les rayons acides émis par la machine d’Actarus détruisirent les navettes qui l’avaient pris en chasse. Alcor détourna la tête et ébaucha un sourire en apercevant son équipier. Libéré de ses poursuivants, il prit pour cible les appareils restants et les abattit sans coup férir.

- C’est pas passé loin ! Merci pour le coup de main, vieux frère !

- Une chance que je sois arrivé à temps. Si …

Actarus ne termina pas sa phrase, interrompu par la voix de son père adoptif.

- Attention les garçons. Nous venons de repérer sur le radar deux échos qui semblent se diriger droit sur le Centre.

- Ils ne nous laisseront donc jamais tranquilles … répondit Alcor en grimaçant.

- Bien, compris. Ne t’inquiète pas père, nous arrivons.



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMer 9 Mai 2018 - 1:00

merci Kimi ! Very Happy cheers cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 2045937091

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMer 9 Mai 2018 - 1:31

merci cheers cheers cheers
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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeJeu 10 Mai 2018 - 12:45

Hâte de savoir comment va se dérouler le combat entre Goldorak et Ezequios What a Face What a Face What a Face Les manipulations sur Ezequios font d'ailleurs froid dans le dos ! Merci Kimi pour ce chapitre qui augure de combats bien difficiles pour nos héros.
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Perosia

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeVen 11 Mai 2018 - 18:15

venusia45 a écrit:
Hâte de savoir comment va se dérouler le combat entre Goldorak et Ezequios What a Face What a Face What a Face Les manipulations sur Ezequios font d'ailleurs froid dans le dos ! Merci Kimi pour ce chapitre qui augure de combats bien difficiles pour nos héros.

Moi aussi pale pale
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeVen 11 Mai 2018 - 19:32

Même chose pour moi ! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 1752787198

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeSam 12 Mai 2018 - 20:15

J'ai comme qui dirait l'impression que le combat à venir va nous réserver quelques surprises, car malgré toutes les sécurités que Végalina a fait mettre sur l'appareil d'Ezequios, quelque chose me dit qu'il ne va pas se laisser faire aussi facilement.

Malgré tout, à deux contre deux, voir même trois, ce combat promet d'être très difficile pour Actarus et Alcor.

Hâte de voir ce que tu nous réserves. bounce bounce bounce

Merci Kimi_san. Very Happy cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeJeu 17 Mai 2018 - 19:47

Citation :
Procyon opina et sourit. Voir Alcor évoquer Phénicia de cette façon alors qu’ils partageaient le même tempérament fougueux et impulsif avait quelque chose de surréaliste.

- Oui, tu as raison. Même si ses facultés de récupération sont supérieures aux nôtres, elle doit se ménager. Si elle décide de combattre dans son état, elle ne pourra pas tirer la quintessence de son appareil.
J'aime bien ce passage en particulier ! Et puis la quintessence de l'appareil, comme c'est bien dit !
Merci et bravo comme toujours Kimi c'est très réussi parce que ça tient en haleine.
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeLun 21 Mai 2018 - 16:11

venusia45 a écrit:
Hâte de savoir comment va se dérouler le combat entre Goldorak et Ezequios What a Face What a Face What a Face
 

Perosia a écrit:
Moi aussi pale pale

Gurendaizä a écrit:
Même chose pour moi ! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 1752787198

hikaru a écrit:
Hâte de voir ce que tu nous réserves. bounce bounce bounce


=> Patience, patience ... vous n'allez pas tarder à la découvrir !  Very Happy

venusia45 a écrit:
Les manipulations sur Ezequios font d'ailleurs froid dans le dos !

=> Admettez quand même qu'il l'a bien cherché, non ?  Twisted Evil

venusia45 a écrit:
Merci Kimi pour ce chapitre qui augure de combats bien difficiles pour nos héros.

=> De rien, la suite sera bientôt en ligne !

hikaru a écrit:
J'ai comme qui dirait l'impression que le combat à venir va nous réserver quelques surprises, car malgré toutes les sécurités que Végalina a fait mettre sur l'appareil d'Ezequios, quelque chose me dit qu'il ne va pas se laisser faire aussi facilement.

=> Il est clair qu'Ezequios va tout mettre en oeuvre pour reprendre le contrôle total de sa machine. Mais en admettant qu'il y parvienne (il est fou, mais pas idiot), que fera-t-il ensuite ? Va-t-il essayer de détruire Goldorak ou, au contraire, essayer de la jouer "perso" ?

hikaru a écrit:
Malgré tout, à deux contre deux, voir même trois, ce combat promet d'être très difficile pour Actarus et Alcor.

=> C'est le moins qu'on puisse dire ... mais quelque chose de me dit qu'ils vont pouvoir compter prochainement sur un allié bienvenu ...

Biniou a écrit:
J'aime bien ce passage en particulier ! Et puis la quintessence de l'appareil, comme c'est bien dit !

=> Même si Actarus et Phénicia ont une physiologie différente de la notre, ils ont eux aussi des limites ...

Biniou a écrit:
comme toujours Kimi c'est très réussi parce que ça tient en haleine.

=> C'est le but ! J'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes ! Very Happy

anterak 08 a écrit:
merci cheers cheers cheers

hikaru a écrit:
Merci Kimi_san. Very Happy cheers

Biniou a écrit:
Merci et bravo

=> You're welcome !  Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeDim 17 Juin 2018 - 18:43

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Actarus et Alcor avaient quitté Écumeville et étaient à présent sur le chemin du retour. Le message que venait de leur transmettre le professeur Procyon depuis la salle des commandes du Centre de recherches spatiales était parfaitement clair : le radar venait de repérer l’approche de deux appareils inconnus et il était évident qu’il ne pouvait s’agir que de deux antéraks. Cette fois encore, Végalina avait décidé de jouer la carte de l’attaque massive en envoyant non seulement plusieurs escadrilles de navettes sur des points géographiquement éloignés les uns des autres, mais aussi plusieurs engins de mort destinés à détruire tout ce qui se trouvait sur leur chemin. Cette façon de faire était très différente des tactiques utilisées précédemment par les anciens maîtres du Camp de la Lune noire, au cours du conflit précédent. Exception faite de l’ultime attaque massive menée par le général Hydargos contre la Terre, jamais ces derniers n’avaient engagé autant de moyens dans une seule bataille.

A l’image des précédents, le combat qu’ils s’apprêtaient à livrer promettait d’être difficile, notamment pour Actarus dans la mesure où il subsistait encore quelques doutes quant aux performances réelles de Goldorak face à une opposition sérieuse. Il n’avait en effet jusqu’à maintenant combattu que de simples navettes et il se demandait s’il serait en mesure d’exploiter pleinement le potentiel de sa machine contre un golgoth ou un antérak. Si sa science du combat, son sens de la stratégie et le lien si particulier qui l’unissait à Goldorak parlaient pour lui, il savait cependant que cela ne serait pas suffisant pour lui permettre de mettre en échec Végalina et ses troupes. Il demeura silencieux durant la plus grande partie du trajet et ce n’est qu’en apercevant au loin le barrage et la silhouette caractéristique du Centre qu’il se décida à prendre contact avec Alcor. Celui-ci ne se sentait pas vraiment à l’aise lui non plus.

- Alcor, tu n’as rien remarqué de suspect sur ton écran ?

- Non, rien du tout. Aucune trace des échos suspects dont nous a parlé le professeur tout à l’heure. Si ce sont vraiment des antéraks, ils semblent avoir disparu sans laisser de traces derrière eux. Ça n’a rien de rassurant …

- C’est le moins qu’on puisse dire. Je vais contacter le Centre pour essayer d’en apprendre davantage. Père, est-ce que tu me reçois ?

Le prince n’obtint pour seule réponse qu’un simple grésillement. Il réitéra son appel, imité quelques secondes plus tard par Alcor. Le résultat fut identique.

- C’est inquiétant. Si on ne peut pas joindre Procyon et les autres, il va falloir qu’on se débrouille par nos propres moyens, Actarus. On ferait mieux de se séparer pour voir ce qu’il en est.

- Bonne idée. Fais attention et préviens-moi si tu vois quelque chose d’anormal.

- Tu peux compter sur moi.

Les deux Aigles se séparèrent et prirent des trajectoires différentes : décrochant sur sa gauche, Alcorak fit cap au sud tandis que Goldorak bascula sur sa droite pour prendre la direction du nord. En agissant de cette façon, ils risquaient de se retrouver en difficulté puisqu’ils ne pourraient pas compter l’un sur l’autre en cas de mauvaise rencontre. Ils en étaient conscients mais il n’y avait pas d’autre solution. Tandis qu’il poursuivait sa route en surveillant en même temps ses instruments de bord et le paysage environnant, Actarus tenta une nouvelle fois de joindre son père adoptif et ses collaborateurs par radio.

- Actarus appelle le Centre. Père, est-ce que tu me reçois ?

Pas de réponse.

Inquiet, il renouvela son appel, sans résultat. Il s’apprêta à recommencer lorsqu’il ressentit un choc derrière lui : un tir de laser venu de l’arrière venait de toucher le blindage inférieur de la soucoupe porteuse, la faisant ainsi dévier de sa route. Actarus parvint à reprendre le contrôle de sa machine en tirant vers lui ses deux leviers de commande. Il fronça les sourcils et consulta de nouveau son écran de contrôle. Un nouveau tir frappa le réacteur gauche de Goldorak quelques instants plus tard. « Bon sang … Cet engin doit me suivre depuis un moment et je ne m’en suis même pas rendu compte ! ». A l’évidence, son adversaire était indétectable au radar. Il lui faudrait pourtant réagir au plus vite … ce qu’il fit en changeant de trajectoire pour finalement se retrouver face à l’appareil ennemi.

Celui-ci se présentait sous la forme d’une fusée noire avec trois liserés orangés courant tout le long du fuselage. Actarus remarqua la présence de deux orifices circulaires percés à l’avant de l’appareil et renfermant les deux canons laser précédemment utilisés par son pilote ainsi que plusieurs stabilisateurs rétractables triangulaires de taille variable légèrement recourbés vers l’avant et qui lui permettaient de maintenir son cap même en cas d’attaque. Le symbole de la Division Ruine peint sur ses flancs indiquait clairement sa provenance … et son contenu puisque ce transporteur devait renfermer dans ses entrailles un monstre semblable à ceux utilisés par Végalina et Erea. Réussirait-il à en venir à bout sans aide ? Il n’en était pas certain.

- Alcor ! Alcor, est-ce que tu me reçois ?

- Oui je t’écoute. Est-ce que … Oh !!!

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda le prince, surpris.

- Je l’ai trouvé, Actarus ! Le professeur ne s’était pas trompé, c’est bien un golgoth. Et il est sacrément rapide !

- Tu n’es pas le seul à avoir trouvé ce que tu cherchais. Végalina nous a envoyé quelque chose qui ressemble à un transporteur …

- Il manquait plus que ça. Je vais essayer d’entraîner cet engin dans mon sillage et je te rejoins dès que je peux. A deux, on pourra sûrement s’en débarrasser plus facilement.

- D’accord. Fais vite, tu veux ?

- Je ferai au mieux. A tout de suite !

La communication s’interrompit. Le transporteur tira à deux reprises sur Goldorak sans le toucher. Actarus esquiva deux salves supplémentaires pour ensuite se replacer en position de combat. « Pas question de le laisser faire … il faut que je contre-attaque ! », pensa-t-il en pressant un des boutons de l’accoudoir gauche de son siège.

- « Missiles Gamma !!! »

Les deux planitronks déployèrent leurs pétales pour laisser apparaître les deux mitrailleuses qui lancèrent plusieurs salves de missiles en direction du transporteur sans que celui-ci n’en souffre : tous les projectiles ricochèrent sur son blindage sans exploser. Il faudrait trouver autre chose pour en venir à bout. Goldorak reprit de l’altitude et décrocha subitement pour prendre un virage à droite très serré. Actarus se retrouva la tête en bas mais parvint à se rétablir en lançant une attaque qui fut cette fois couronnée de succès.

- « Mégavolts !!! »

Les rayons acides émis par les orifices placés de chaque côté du poste de pilotage de la soucoupe porteuse entamèrent progressivement le blindage de l’engin véghien. Ce ne serait cependant pas suffisant pour en venir à bout. Tout en conservant le doigt sur le bouton qui maintenait son arme en fonction, il releva de l’index le levier placé sur l’accoudoir gauche de son siège.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre émise par les cornes du robot frappa le vaisseau au même endroit, élargissant progressivement l’ouverture provoquée par la substance acide contenue dans les rayons tirés par son transporteur, permettant au prince d’apercevoir ce qui se trouvait à l’intérieur. Il ne s’était pas trompé : il s’agissait bel et bien d’une machine de guerre identique à celles qu’il avait déjà affrontées avec ses équipiers. Instinctivement, il effleura du bout des doigts la trappe qui renfermait le fameux petit bouton rouge qui lui avait sauvé la vie lors de son dernier combat. Il espérait ne pas avoir à s’en servir. Quelques secondes plus tard, une voix familière résonna à l’intérieur de son poste de pilotage.

- « Missiles Alpha !!! »

Alcorak venait de faire son entrée et avait marqué le coup en tirant trois salves de missiles consécutives qui terminèrent leur course dans le réacteur principal du transporteur qui explosa quelques instants plus tard. Dépourvu de tout moyen de propulsion, celui-ci partit en vrille et percuta violemment le sol. La rudesse de l’impact fut confirmée l’instant d’après par une seconde explosion, plus violente que la précédente.

- Je crois que je suis arrivé à temps, Actarus !

- Bien joué, Alcor. Où est passé le golgoth ?

- Il était encore à mes trousses lorsque j’ai effectuée une petite manœuvre serrée dans la vallée rocheuse qui se trouve pas loin d’ici … Il a percuté une falaise et s’est écrasé dans la rivière. Plusieurs blocs de rocher lui sont tombés dessus. Et comme tu avais besoin d’aide, j’ai pas pris le temps de vérifier s’il était hors d’état de nuire.

- De toute façon, il faudra s’occuper de lui tôt ou tard. Pourvu qu’on ait suffisamment de temps pour neutraliser ce qui se trouve dans cette capsule de transport …

- Tu crois que c’est …

- On dirait bien, oui … répondit Actarus, en grimaçant derrière la visière de son casque.

- Bon sang, ils ne s’arrêteront donc jamais ?

- Il est trop tard pour se poser des questions, Alcor. Tu es prêt pour l’accrochage ?

- Quand tu voudras. J’ouvre le corset d’assemblage !

- Parfait … « Transfert !!! »

Le siège d’Actarus descendit de la cabine de la soucoupe porteuse à celle de Goldorak, après avoir fait deux demi-tours consécutifs. Une fois à l’intérieur, le prince baissa le levier actionnant l’éjection de son robot.

- « Autolargue !!! »

- Fais ton retournement ! demanda Alcor, prêt à la manœuvre.

- D’accord ! « Retournement … Accrochage !!! »

L’accrochage se déroula sans problème, les ailes du spacer se relevant quelques secondes plus tard. De son côté, la soucoupe porteuse prit de l’altitude pour rester au-dessus du champ de bataille.

- Il n’y a pas un moment à perdre. Prêt à attaquer ?

- Prêt !

- Très bien. « Corno-fulgur !!! »

- « Mortanium !!! »

Les deux armes énergétiques utilisées par les Aigles firent exploser les restes du transporteur qui disparurent derrière un panache de fumée noire. Les deux jeunes gens savaient pourtant que le combat ne faisait que commencer.

Un peu plus loin, en dépit du mauvais fonctionnement des dispositifs de communication et de la mauvaise qualité des images transmises, le professeur Procyon avait pu suivre le combat depuis la salle des commandes du Centre et poussa un soupir de soulagement en voyant exploser le transporteur. Ce répit fut cependant de courte durée puisque la voix d’Argoli se fit entendre quelques instants plus tard. Le technicien se releva brusquement et prit appui sur son pupitre de commande avant de s’adresser au scientifique, visiblement inquiet.

- Oh ! Professeur !

- Qu’est-ce qu’il y a ? interrogea-t-il en regardant son collaborateur.

- Je capte une nouvelle escadrille de navettes sur le scope. Elle se dirige sur le point V-40.

- On dirait que Végalina a décidé d’employer les grands moyens, cette fois. Et dire qu’ils ne sont que deux … Que faire ?

Il reprit place derrière son pupitre et décida d’utiliser tous les canaux de transmission disponibles, y compris ceux qui n’étaient pas sécurisés. La situation était préoccupante et il fallait tout tenter pour contacter Actarus et Alcor, chose qu’il n’avait pas réussi à faire jusqu’à maintenant.

- Actarus, est-ce que tu me reçois ? Si tu m’entends, réponds !

Cette fois, la réponse du prince ne se fit guère attendre.

- Oui père, je t’entends. Qu’est-ce qui se passe ?

- Nous venons de repérer une nouvelle escadrille de navettes qui semble se diriger vers Perlépolis. Puisque vous n’êtes que deux, il faut qu’Alcor essaie de les arrêter. Tu penses pouvoir combattre seul contre cet antérak ?

- Il le faudra bien, père. Pas question de laisser Perlépolis sans défense. Alcor, tu as entendu ?

- J’ai compris. Ne t’inquiète pas, je reviendrai vite.

- Parfait. J’essaierai de faire au mieux en attendant ton retour. « Séparation !!! »

Les deux appareils se séparèrent quelques instants plus tard. Alcor activa la post-combustion de son appareil et quitta rapidement les lieux pour prendre la route de Perlépolis, tandis que Goldorak se réceptionna au sol sans problème. Sa posture ne laissait pas planer le moindre doute : il était prêt au combat.

De son côté, Phénicia était toujours dans sa chambre, assise sur le bord de son lit et regardant dans le vide. Actarus et Alcor étaient partis se battre sans elle et cela ne faisait que renforcer son sentiment de frustration. Même si elle n’avait rien à se reprocher, elle était en colère contre son handicap. Elle tenta de se relever et de faire quelques pas sans utiliser ses béquilles mais y renonça rapidement. Elle tenta maladroitement de ravaler sa déception lorsque Vénusia entra dans la pièce.

- Ils sont repartis se battre encore une fois. Si je n’avais pas aussi mal à ma cheville, je serais avec eux en ce moment. Ils ne sont que deux … et ils risquent de se retrouver en difficulté s’ils sont attaqués de plusieurs côtés.

- Je ressens la même chose. Je voudrais tellement faire quelque chose pour les aider. Je me sens si impuissante … Qu’est-ce qui se passera s’ils ne reviennent pas ? Qu’est-ce qu’on va devenir ? demanda la jeune femme, visiblement inquiète.

- Je ne veux même pas y penser, Vénusia. Si seulement je …

La jeune fille s’arrêta brutalement et regarda attentivement son équipière. A en juger par le regard qu’elle lui avait adressé, il était évident qu’elle avait déjà quelque chose en tête.

- Vénusia, je crois que j’ai une idée. Est-ce que tu peux me rendre un petit service ?

- A quoi est-ce que tu penses ?

- Est-ce que tu veux bien m’aider à aller jusqu’à la salle des départs ?

- Tu ne vas pas faire ça, quand même … répondit la jeune femme, visiblement surprise.

- Et pourquoi pas ? Tu as pris un risque encore plus grand lorsque tu es venue nous aider, répliqua la jeune fille en haussant le ton.

Vénusia ferma les yeux et soupira. Quand Phénicia avait une idée en tête, elle savait qu’il était difficile, voire impossible de la faire changer d’avis.

- Je vais toujours essayer. Je ne suis pas d’accord avec toi mais je comprends ce que tu ressens. A ta place, j’en aurais sûrement fait autant …

Visiblement satisfaite, Phénicia sourit et s’appuya sur l’épaule de Vénusia après s’être saisie de ses béquilles. Toutes deux quittèrent la chambre et empruntèrent le couloir permettant d’accéder à la salle des départs, ce qui leur prit une dizaine de minutes. Une fois à l’intérieur, Phénicia prit place dans la bulle jaune et rouge qui lui permettrait de rejoindre le hangar de Vénusiak.

- Merci, petite sœur. Excuse-moi d’avoir réagi comme je l’ai fait tout à l’heure. Je n’aurais pas dû …

- Ça ne fait rien. Fais attention à toi, Phénicia. C’est tout ce que je te demande.

- Ne t’inquiète pas, je serai prudente … comme toujours ! répondit-elle en lui adressant un clin d’œil complice.

Elle tira les deux leviers de commande vers elle. La bulle disparut presque aussitôt dans le tunnel sous le regard inquiet de Vénusia. Quelques secondes plus tard, Phénicia sauta dans le poste de pilotage et ne put réprimer un cri de douleur en atteignant son siège. Sa cheville lui faisait mal, mais il fallait qu’elle surmontât la douleur. L’enjeu était bien trop grand pour qu’elle s’apitoyât sur son sort. D’un geste précis, elle déclencha manuellement l’ouverture de la porte du hangar et tira vers elle le levier actionnant les moteurs de son appareil.

- « Vénusiak … GO !!! »

Vénusiak quitta le hangar pour prendre immédiatement la direction de Perlépolis. Le visage du professeur Procyon s’afficha sur l’écran de contrôle quelques secondes plus tard.

- Phénicia, où est-ce que tu vas ?

- Il faut que j’aille les aider, professeur. Je ne peux pas faire autrement !

- Est-ce que tu es consciente de ce que tu fais ? Tu n’es pas encore rétablie et tu risques d’aggraver tes blessures en cas d’accident !

- Je le sais professeur, mais je ne peux pas rester là à ne rien faire. Alcor et Actarus ne pourront pas se battre tous seuls contre Végalina et tous les autres. Je dois les aider. Il le faut. Je ne veux pas qu’il leur arrive malheur.

- Très bien, soupira-t-il. Mais sois prudente.

- Ne vous inquiétez pas, professeur. Je ferai attention.

De son côté, Alcor venait d’atteindre Perlépolis et s’était immédiatement mis à la recherche de l’escadrille repérée par les radars du Centre. Dès qu’il les aperçut, il tira vers lui ses leviers de commande pour prendre de l’altitude avant de décrocher sur sa gauche pour redescendre en piqué afin de leur couper la route. Dans sa manœuvre, il survola quelques uns des quartiers résidentiels situés à une dizaine de kilomètres de l’hyper-centre. Densément peuplés, ils constituaient une cible de choix pour les pilotes de la Division Ruine et il le savait. Les dix « Mark III » apparurent dans son champ de vision quelques instants plus tard.

- A moi de jouer maintenant, dit-il en appuyant simultanément sur les deux gâchettes placées derrière ses leviers de commande. « Missiles Alpha !!! »

Il tira deux salves consécutives. Si la première manqua les deux navettes de tête, la seconde fit exploser les deux suivantes. Le reste de l’escadrille répliqua en se scindant en deux groupes distincts : le premier l’attaqua de front tandis que le second entreprit de le prendre à revers. Alcor anticipa immédiatement leur manœuvre. « S’ils pensent que je vais me laisser faire, ils se mettent le doigt dans l’œil ! » pensa-t-il.

Les quatre engins véghiens qui lui faisaient face firent feu sur lui à plusieurs reprises. Il répliqua de la meilleure des façons en dégageant au dernier moment sur sa droite pour effectuer par la suite un virage à gauche destiné à le remettre en position d’attaque. D’un geste ferme, il pressa le levier noir placé sous sa main droite.

- « Victorang !!! »

Les deux lames jaunes recourbées jaillirent des ailes du spacer blanc et rouge et frappèrent chacune une navette avant de s’assembler en une seule arme en forme de « V » qui détruisit deux autres soucoupes. Alcor fit demi-tour et chercha ensuite du regard celles qui l’avaient précédemment pris en chasse et qui avaient trouvé une autre objectif : le premier (et le plus ancien) des deux aéroports internationaux. Construit au début des années 30 en bord de mer à une trentaine de kilomètres au sud-ouest du centre-ville, il comportait quatre pistes et était particulièrement fréquenté. « Encore un nouveau carnage en perspective … A moi de faire en sorte que ça n’arrive pas ! », s’encouragea-t-il à voix haute tout en actionnant la post-combustion de sa machine. Il n’aurait besoin que d’une poignée de secondes pour s’y rendre. Une fois en position, il lança une nouvelle attaque.

- « Mortanium !!! »

Les rayons firent exploser deux navettes. Les « Mark III » survivantes prirent de la vitesse et débutèrent leur sinistre travail de destruction : plusieurs bâtiments et véhicules étaient en feu, tout comme les avions situés près de la première aérogare. Pour ne rien arranger, un autre appareil gros porteur avait débuté son approche et constituerait, à n’en point douter, une cible facile pour les hommes de Véga. Il fallait qu’Alcor les détruise avant qu’elles ne passent à l’attaque … mais il se devait également d’agir avec prudence : un seul tir manqué suffirait à sceller le sort de ses passagers.

- « Missiles Alpha !!! »

Les deux missiles détruisirent deux appareils. A sa grande surprise, les autres explosèrent quelques secondes plus tard.

- « Missiles Oméga !!! »

Alcor ne put réprimer un sourire en apercevant Vénusiak. Phénicia était venue l’aider et son intervention s’était révélée bénéfique puisque l’avion allait pouvoir atterrir normalement et ainsi débarquer les passagers qu’il transportait. Le jeune homme remarqua que les équipes de pompiers étaient déjà en place, occupées à éteindre les multiples incendies qui s’étaient déclarés un peu partout. Les deux spacers se croisèrent avant de se remettre en formation.

- Je pensais pas que tu viendrais me retrouver ici, tu sais. Est-ce que tu tiens le coup ?

- Je ne suis peut-être pas capable de marcher toute seule … mais je suis encore assez forte pour me battre contre Végalina et ses troupes ! répondit-elle d’un ton assuré.

- Bien dit. Bon, ça n’est plus la peine de nous attarder ici. Il vaut mieux qu’on aille aider Actarus. Il doit avoir besoin de nous.

La jeune fille acquiesça. Les deux Aigles survolèrent une nouvelle fois l’aéroport et s’apprêtaient à rejoindre leur chef de file lorsqu’un signal sonore résonna dans leurs postes de pilotage respectifs. Ce qu’ils virent ne leur plut pas du tout.

- C’est pas vrai … ils vont remettre ça ! Phénicia, on a encore de la visite ! Regarde ton écran.

- J’ai vu ! Ne t’en fais pas Alcor, on va leur montrer à qui ils ont affaire !

Une nouvelle escadrille de navettes apparut devant eux quelques instants plus tard. Le jeune homme soupira et s’adressa à son équipière par radio.

- Ils veulent nous maintenir éloignés les uns des autres. Ils peuvent tranquillement s’en prendre à Actarus pendant qu’on est occupés ici …

- Écoute, je crois que j’ai une idée. Il faut qu’on essaie de les emmener derrière nous. S’ils nous prennent en chasse, on …

- J’y ai pensé mais ça m’étonnerait qu’ils tombent dans le piège. Leur seul but, c’est de nous garder ici tout en faisant un maximum de dégâts … et de victimes.

- Tu crois ?

- Il n’y a pas de doute, Phénicia. Regarde ce qu’ils ont fait à l’aéroport. Si on ne les arrête pas maintenant, les choses risquent d’empirer.

Phénicia opina et prit de l’altitude avant de descendre en piqué tout en prenant pour cible le flanc gauche de l’escadrille. L’expression de son visage était éloquente : elle les détestait et allait clairement le leur faire comprendre. Le spacer jaune et rouge tira à deux reprises en l’espace de quelques secondes, détruisant quatre navettes.

- « Missiles Oméga !!! »

La jeune fille poursuivit son effort et décida, par une manœuvre osée que n’aurait pas renié Alcor, d’aller semer le trouble à l’intérieur de la formation adverse pour disperser les navettes restantes et ainsi permettre au pilote d’Alcorak d’attaquer à son tour.

- « Missiles Alpha !!! »

Les pilotes véghiens parvinrent à éviter les fusées explosives et répliquèrent en tirant dans sa direction, endommageant la gouverne de direction et l’empennage du spacer blanc et rouge qui, touché, changea brutalement de direction. Dans son poste de pilotage, le jeune homme réalisa rapidement la gravité de la situation et tira énergiquement vers lui ses leviers de commande pour reprendre de l’altitude … mais en vain.

- Alcor, redresse !!! Redresse ou tu vas t’écraser … REDRESSE !!!

Pas de réponse. Elle ne pouvait rien faire pour lui, si ce n’était de détruire ses poursuivants.

- Vous allez me le payer cher ! « Delta-Lame !!! »

L’aile Delta se détacha de son support pour couper en deux la navette qui était juste devant lui. Phénicia était visiblement hors d’elle et tira deux salves de missiles consécutives.

- « Missiles Oméga !!! »

Les dernières soucoupes véghiennes explosèrent. Tout était terminé … ou presque. La jeune fille tenta une nouvelle fois de contacter son équipier.

- Alcor, réponds ! Alcor, réponds-moi !

Celui-ci n’en menait pas large : les commandes ne répondaient plus et le sol se rapprochait à toute allure. « Allez sois gentil, me lâche pas maintenant … », pria-t-il en tentant de reprendre le contrôle de sa machine, ce qu’il parvint à faire quelques secondes plus tard  non sans avoir heurté l’un des immeubles environnants avec son aile gauche. La maniabilité de sa machine s’en ressentirait mais cela n’avait pas vraiment d’importance : il était en vie et c’était là l’essentiel. Phénicia poussa un soupir de soulagement en le voyant revenir à sa hauteur.

- Tu n’as rien ?

- T’inquiète pas. Les commandes ne répondent pas très bien, mais ça ira.

- Tu sais que tu m’as fait une sacrée peur, « Alcor chéri » ?

- Désolé de t’avoir fichu la frousse, Phénicia. Pour le moment, la seule chose qui importe, c’est d’aller aider Actarus. C’est ce qu’on a de mieux à faire.

- Je suis d’accord. Pas question de laisser mon frère se battre tout seul. On y va !

Les deux Aigles quittèrent les lieux pour rejoindre leur leader. Leur départ ne passa pas inaperçu, notamment pour les passagers de l’avion qui avaient été sauvés par leur intervention. Parmi eux se trouvaient un petit groupe composé d’un jeune homme, d’une jeune fille et d’un petit garçon. A l’instar des autres passagers et des membres de l’équipage, ils ne s’attendaient pas à une arrivée aussi mouvementée. Tandis qu’ils se trouvaient désormais dans l’aérogare, le jeune garçon s’adressa à ses deux amis.

- Alors, c’était son appareil ? demanda-t-il d’un air admiratif.

- Oui. Et tu constateras que son style de pilotage n’a pas beaucoup changé … répondit le jeune homme en esquissant un léger sourire.

- Oh, je ne pense pas que ça changera. Ni de ce côté-là, ni sur le reste ! ajouta la jeune fille avec un sourire amusé.

- A ta place, je n’en serais pas si sûr ! La dernière fois qu’on s’est croisés, je l’ai trouvé plus calme et plus réfléchi que d’habitude …

- Calme et réfléchi, lui ? Je ne pense pas qu’on parle de la même personne !

- Et pourtant, je t’assure que si ! Bon, assez bavardé. Je vous laisse le soin de récupérer les bagages. Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour vous rendre là où nous devons aller, fit le jeune homme en lui tendant une enveloppe grand format. Partez devant, je vous rejoindrai un peu plus tard.

- Encore ? C’est toujours la même chose avec toi ! Dès qu’on va quelque part, tu trouves toujours le moyen de nous fausser compagnie. Où est-ce que tu comptes aller, encore ?

- Ne t’inquiète pas, je ne serai pas long. Enfin j’espère.

Le jeune homme leur fit un signe de la main avant de quitter l’aérogare. A peine eut-il franchi la double porte vitrée que son regard se porta sur une puissante moto stationnée à quelques mètres de là. Il sourit : c’était exactement ce dont il avait besoin. Après avoir récupéré les clés et signé son contrat de location, il glissa négligemment les deux documents dans la poche de sa veste et s’installa derrière le guidon avant de démarrer en trombe. Il fallait faire vite.

Plutôt que d’utiliser les grandes voies de circulation pour se rendre là où il voulait aller, il décida d’emprunter des petites routes certes plus sinueuses mais moins fréquentées, estimant que cela lui ferait gagner du temps. Il était visiblement concentré sur son pilotage et n’avait pas hésité à prendre quelques raccourcis improvisés pour parvenir à ses fins. Comme la plupart des gens de son âge, il était fan de vitesse et légèrement casse-cou sur les bords comme pouvait parfois l’être Alcor. Ils partageaient le même tempérament impulsif, ce qui avait occasionné quelques frictions entre eux par le passé. Leurs relations n’avaient pas toujours été cordiales, loin de là, mais ils avaient, au final, réussi à mettre leurs différends de côté pour travailler ensemble. Ce serait certainement le cas cette fois encore.

Il lui fallut un peu moins d’une heure pour atteindre sa destination : une ancienne zone industrielle située à une quarantaine de kilomètres à l’est de la ville. Exception faite de plusieurs entrepôts abandonnés dont certains étaient dans un état de délabrement avancé et de quelques bâtiments murés aux vitres brisées, rien ne laissait supposer que ce secteur avait été autrefois un pôle industriel et commercial majeur grouillant d’activité. Malheureusement, faute d’investissements et victimes d’une conjoncture économique défavorable, toutes les usines implantées sur le site avaient fermé les unes après les autres avant d’être démantelées par la suite. En dépit de l’état déplorable de la chaussée, des pierres et des débris métalliques qui se trouvaient sur sa route, il poursuivit son chemin à vitesse soutenue pour finalement s’arrêter devant l’entrepôt qui portait le numéro 44.

Contrairement aux constructions voisines, l’entrepôt était en assez bon état. De forme rectangulaire, il devait mesurer une centaine de mètres de long sur cinquante mètres de large environ, le tout pour une hauteur avoisinant les trente mètres. Les portes métalliques qui permettaient d’y accéder étaient maintenues fermées par deux lourdes chaînes complètement rouillées reliées entre elles par un cadenas. Après être descendu de sa moto, il fouilla dans la poche droite de sa veste et en sortit une clé sur laquelle était gravé le numéro de l’entrepôt. Il l’avait conservée sur lui pendant des années sans trop savoir pourquoi. Peut-être pensait-il en avoir besoin un jour ? Il n’avait pas la réponse et il s’en fichait. Pour lui, seul comptait ce qui se trouvait à l’intérieur.

Malgré leur état, il n’eut besoin que de quelques minutes pour ouvrir les deux portes de l’entrepôt. Satisfait, il s’engouffra à l’intérieur et esquissa un léger sourire en voyant l’objet de ses recherches : un petit jet de combat triangulaire noir et gris entreposé sous une bâche recouverte d’une épaisse couche de poussière. La question était de savoir s’il était encore opérationnel. Le jeune homme se passa la main dans les cheveux et s’avança dans sa direction avant de grimper sur le fuselage. Il débloqua manuellement l’ouverture de la bulle permettant d’accéder au cockpit et se glissa à l’intérieur avant de pousser trois des cinq interrupteurs du tableau de bord. Les témoins lumineux placés sur le panneau de contrôle s’illuminèrent l’instant d’après. A l’exception du cadran placé entre les deux leviers de commande, les instruments de bord paraissaient fonctionner normalement. Il soupira et appuya sur les deux boutons placés à sa gauche qui commandaient l’allumage des moteurs. A sa grande surprise, rien ne se produisit. Il répéta l’opération à plusieurs reprises et ce pour un résultat identique. « Quelle malchance … » pesta-t-il.

Son obstination fut cependant récompensée quelques minutes plus tard lorsqu’un grondement sourd se fit entendre. Le propulseur gauche se mit en marche le premier, imité peu de temps après par son homologue de droite. Si tout allait bien, il pourrait bientôt décoller. Mais après tant d’années passées dans cet endroit désert, le jet en serait-il encore capable ? Aurait-il suffisamment de carburant dans ses deux réservoirs pour rejoindre l’endroit où il voulait aller ? Il l’ignorait. Après ce qu’il venait de voir, il fallait qu’il tentât le coup, même si cela devait lui coûter cher.

- Et voilà … c’est le moment de vérité … « Décollage !!! »

Les réacteurs firent exploser le mur arrière de l’entrepôt qui s’effondra presque tout de suite après, entraînant dans sa chute le reste de la construction. Le jet prit son envol et atteignit assez rapidement sa vitesse maximale, de l’ordre de 800 km/h. Le pilote, très concentré, tenait fermement ses leviers de commande. « Je dois faire vite … Ils vont avoir besoin de moi et il n’est pas question que je les laisse se débrouiller tout seuls … », jura-t-il.

De son côté, Actarus était perplexe. Le monstre dissimulé à l’intérieur du transporteur ne s’était toujours pas montré. « C’est étrange. D’habitude, les engins de mort envoyés par Végalina réagissent beaucoup plus rapidement. Peut-être a-t-il été endommagé lorsque le transporteur a explosé … Le mieux, c’est que j’aille voir ça de plus … ARGH !!! ».

Il ne termina pas sa phrase. Deux rayons laser venus d’on ne sait où frappèrent Goldorak de plein fouet dans le dos. Ce dernier se retrouva à terre. Sous le choc, le casque d’Actarus frappa le tableau de bord. Il saignait du nez mais ce n’était pas sa principale préoccupation, bien au contraire. « D’où sont venus ces rayons ? » se demanda-t-il en regardant sur sa droite, puis sur sa gauche. Lentement, le robot se releva mais fut de nouveau projeté au sol par deux autres tirs de laser. « Je ne sais pas ce que c’est mais je ne vais pas me laisser faire ! » réagit-il en utilisant l’une de ses armes.

- « Fulguro-poing !!! »

L’avant-bras gauche du robot, transformé en torpille, partit en vrille, mais sa trajectoire fut déviée par un autre rayon. Il revint à son point de départ quelques instants plus tard. Actarus consulta ses instruments de bord et regarda de nouveau autour de lui sans rien remarquer de suspect. C’est à cet instant que deux nouveaux tirs frappèrent cette fois le poste de pilotage du robot. Le prince esquissa instinctivement un geste de défense en se protégeant le visage avec le revers de sa main droite. « J’aurais dû m’en douter … », dit-il en prenant en main ses deux leviers de commande.

Contrairement à ce qu’il avait envisagé, son agresseur n’était pas le monstre qu’il avait cru voir dans le transporteur, mais bien le golgoth dont Alcor pensait s’être débarrassé quelques minutes auparavant. Celui-ci se tenait à présent devant lui, protégé par ses deux boucliers circulaires vers dotés de plusieurs pointes acérées de couleur argentée. Actarus nota également la présence de quatre orifices circulaires visiblement destinés à lancer des rayons ou des projectiles explosifs.

- A nous deux … « Corno-fulgur !!! »

La foudre frappa les boucliers du golgoth sans les endommager. « Si la foudre n’a pas prise sur lui, ça risque de me compliquer la tâche … », dit-il en grimaçant derrière la visière de son casque. Il faudrait trouver autre chose pour le mettre en difficulté. Il décida alors de faire appel à sa soucoupe porteuse.

- « Récupération !!! »

Quelques instants après, celle-ci fit son apparition et plongea en direction de l’engin véghien.

- « Mégavolts !!! »

Les rayons acides de la soucoupe porteuse le frappèrent à la tête. Par réflexe, celui-ci recula de deux pas et posa un genou à terre avant de se redresser brutalement pour lancer l’un de ses boucliers dans sa direction à la grande surprise du prince qui les pensait solidaires de ses bras. Cette manœuvre lui permit cependant de découvrir son point faible puisqu’il était désormais à découvert. Il ne devait pas laisser passer cette chance.

- « Fulguro-poings !!! »

Transformés en torpilles, les deux avant-bras du robot partirent en vrille et transpercèrent le golgoth de part en part. Bien qu’endommagé, celui-ci répliqua en projetant son deuxième bouclier vers Goldorak, qui parvint à l’éviter d’un saut en arrière. Désormais privé de ses équipements de protection, le monstre n’était plus en mesure de se défendre. Après avoir récupéré ses deux armes, il prit son élan et sauta en l’air pour lancer sa dernière attaque.

- « Astéro-haches !!! »

Les deux clavicogyres et leurs manches jaillirent des épaules de Goldorak qui les assembla au moment précis où il atteignit sa hauteur de saut maximale. Pieds en avant, il la lança de toutes ses forces sur le golgoth qui ne put répliquer. A peine était-il arrivé à terre qu’il se retourna pour lui porter le coup de grâce.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre fit exploser le torse du robot véghien. Le combat n’était cependant pas tout à fait terminé puisque ses boucliers étaient toujours actifs. L’un d’eux frappa Goldorak dans le dos, ce qui le fit chuter lourdement. Lorsqu’il se releva, Actarus ne put que constater leur présence sur les restes du golgoth qu’il pensait avoir détruit. Ce dernier, toujours opérationnel, les lança de nouveau mais les deux armes furent chacune déviées par deux tirs de missiles.

- « Missiles Alpha !!! »

- « Missiles Oméga !!! »

- Et ben, on dirait qu’on arrive à temps, Actarus, fit Alcor en souriant.

- Bravo à tous les deux ! Mais on n’a pas fini … Attention !

Les deux boucliers rebondirent sur le sol et poursuivirent leur route avant de changer de trajectoire pour revenir vers Goldorak. Dans son poste de pilotage, Actarus lança une nouvelle attaque, faisant cette fois appel à sa soucoupe porteuse.

- « Planitronks !!! »

Les deux disques se détachèrent des ailes de cette dernière et, lancés à grande vitesse, frappèrent les deux boucliers pour leur faire changer de trajectoire.

- Alcor, Phénicia, attaque simultanée ! « Clavicogyres !!! »

- « Victorang !!! »

- « Delta-Lame !!! »

Les deux armes blanches lancées par Alcorak et Vénusiak sectionnèrent les deux boucliers. Il était temps d’en finir.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre fit exploser ce qui restait des boucliers. Les débris tombèrent ensuite au sol, dans un nuage de poussière.

- Bravo, Actarus ! fit Phénicia tout sourire.

Actarus n’eut pas le temps de répondre, puisque Goldorak chuta une nouvelle fois au sol pour une raison inexplicable avant d’être progressivement entraîné vers les restes du transporteur, toujours masqués par le panache de fumée qui continuait de s’en échapper. Rien de ce qui se trouvait aux alentours ne lui permettait de s’agripper et d’échapper au piège qui semblait se refermer sur lui.

- Alcor, regarde ! Ça vient de là ! fit Phénicia, interloquée.

- Oui, j’ai vu. Je vais m’en charger … « Missiles Alpha !!! »

Les deux missiles lancés par Alcorak explosèrent quelques secondes à peine après avoir disparu à travers la fumée. Certain d’avoir manqué sa cible, il réitéra sa manœuvre, espérant cette fois y parvenir. Goldorak n’était plus qu’à quelques mètres de ce qui restait du vaisseau véghien lorsque celui-ci explosa. Le souffle de l’explosion repoussa les deux Aigles à plusieurs mètres de distance. Ils manquèrent même de se percuter mais Alcor et Phénicia réussirent à reprendre le contrôle de leurs machines respectives.

- Il y a trop de fumée, Alcor ! On ne peut pas continuer à tirer comme ça sans aucune visibilité … observa Phénicia en tentant de garder son sang-froid.

- Il faut qu’on essaie de la dissiper … mais je vois pas vraiment comment y parvenir …

Quelques secondes après, un grognement se fit entendre, un bruit sourd, semblable à celui d’un animal s’apprêtant à dévorer sa proie. Cela n’annonçait rien de bon.


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitimeMar 19 Juin 2018 - 13:41

Ca sent comme une surprise qui arrive ! Merci Kimi !!
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 24 Icon_minitime

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