Site dédié à Goldorak et à son univers
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 21, 22, 23 ... 26 ... 30  Suivant
AuteurMessage
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeLun 12 Fév 2018 - 9:48

Perosia a écrit:
venusia45 a écrit:
Nous dirons adieu à la maman de mon mari demain. Ma mère est partie il y a un peu plus d'un an. Les soucis de santé de mes beaux parents se sont enchaînés depuis, et je porte aussi mon papa resté seul (les fameux "aidants familiaux"...). C'est bouleversant et parfois difficile à porter. Merci Gurendaiza I love you I love you

Avec humilité, je te souhaite bon courage. Ayant perdu mon père très jeune, je sais combien ce sont des moments très difficile.... Crying or Very sad Crying or Very sad

Gurendaizä a écrit:
De rien, je suis de tout coeur avec toi Vénusia ! Sad Sad Sad FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 4072822622

anterak 08 a écrit:
moi aussi Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

hikaru a écrit:
Bon courage à toi, ma chère Vénusia.

I love you I love you I love you merci à vous
Revenir en haut Aller en bas
Biniou

Biniou

Messages : 567
Date d'inscription : 01/01/2018
Age : 45
Localisation : AILLEURS

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMar 13 Fév 2018 - 21:08

Bon courage Vénusia.

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 180213091238994844
Revenir en haut Aller en bas
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeJeu 15 Fév 2018 - 17:07

Merci biniou. J'aime beaucoup cette scène qui traduit l'appropriation du deuil d'Actarus par Vénusia. Cela me parle vraiment I love you I love you I love you

Et en attendant Ezequios fourbit sa vengeance What a Face What a Face What a Face Et Végalia rumine ! Ca promet !
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMer 21 Fév 2018 - 19:28

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Header15

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 043_tr10




Dans l’atelier de conception de l’ancienne base polaire, le professeur Ezequios pouvait se montrer satisfait. Il avait travaillé sans relâche pour terminer sa nouvelle combinaison, cette seconde peau qui lui permettrait de pallier (en partie) son infirmité physique. Chaque élément était à sa place et il lui fallait à présent l’essayer. Après s’être assis sur une caisse posée près de sa table de travail, il ôta sa vieille combinaison en prenant de multiples précautions pour enfiler ensuite les genouillères et coudières magnétiques qui lui permettraient de soulager ses articulations. Une fois équipé, il revêtit sa combinaison, ce qui lui prit quelques minutes en raison de ses blessures. Celles-ci étaient en effet loin d’être complètement cicatrisées.

Il finit par se relever et, après quelques étirements, fit quelque pas à travers l’atelier sans éprouver la moindre difficulté. Il était lui-même surpris par l’efficacité de son invention : il ne ressentait aucune douleur et il n’y aurait aucun ajustement à faire. Tout était parfait. Il revint sur ses pas et esquissa un sourire diabolique. « Voilà qui est parfait. Maintenant plus rien ne pourra m’arrêter ! », songea-t-il, impatient de pouvoir se venger non seulement de Végalina, mais aussi de tous ceux qui s’étaient moqués de lui ou qui l’avaient humilié en remettant en cause ses compétences scientifiques ou son génie créatif. Une fois ces derniers réduits au silence, il pourrait devenir le nouveau Maître des forces de Véga.

Pour le moment, il n’en était pas encore là. Il fallait aussi qu’il se débarrassât des gêneurs qui pourraient l’empêcher de mettre son plan à exécution. Il s’était déjà débarrassé du Capitaine sur Akérèbe et avait emmené avec lui les deux prisonniers « de marque » qui croupissaient à ses côtés dans les cellules souterraines. Cela faisait, à vrai dire, plusieurs jours qu’ils n’avaient plus donné signe de vie. Ils ne l’avaient pas suivi et s’étaient tenus à l’écart. Leur présence avait cependant quelque chose de préoccupant. En effet, comment réagiraient-ils s’ils venaient à découvrir ses véritables intentions ? Il l’ignorait. « Je ferais peut-être bien de les éliminer eux aussi … » grogna-t-il. Il s’en occuperait dès qu’il en aurait l’occasion.

A l’instar du scientifique déchu, Eraska n’avait pas réussi à trouver le sommeil, guère aidé par le froid et le vent ambiants. Ce qu’il avait appris l’avait bouleversé. Celle qui s’était endormie sur le lit voisin du sien n’était autre que la reine Cydonia, la propre épouse du Grand Stratéguerre. Il pensait qu’elle était morte depuis longtemps. Pourtant elle était là, devant lui, bien vivante.

Tout n’était donc que mensonges. Bien sûr, il savait que son Maître pouvait user de ce genre de méthodes pour imposer ses idées ou se débarrasser d’un rival encombrant. Et s’il n’en avait lui-même aucun souvenir, il avait lui aussi employé cette stratégie en temps de guerre pour déstabiliser psychologiquement ses adversaires et les mettre à sa merci … avant de les achever sans le moindre remord. Ceux qu’il avait entraîné pendant des années dans le plus grand secret avaient eu aussi eu recours à cette technique pour remplir les missions qui leur avaient été assignées … ce qui leur avait également permis d’asseoir leur réputation.

Il ferma les yeux et repensa à la première offensive qu’il avait menée pour le compte de Véga et qui avait pour objectif de s’emparer des formidables ressources naturelles de la « terre de l’ange blond ». Pour y parvenir, il avait pu compter sur des officiers adroits, efficaces et sans états d’âme : de véritables machines de guerre capables de vaincre n’importe quel ennemi sans difficulté. Il était persuadé qu’ils s’acquitteraient de cette mission sans difficultés et ses prédictions s’étaient révélées exactes. D’autres offensives du même genre menées contre les planètes de la nébuleuse de Véga comme Euphor, Pallas ou Vestalie furent elles aussi couronnées de succès. Puis ce fut la disgrâce, aussi soudaine qu’inattendue. Il n’avait jamais obtenu la moindre explication et ceux qui l’avaient fait déporter sur cet enfer grandeur nature s’étaient contentés de lui dire qu’ils « n’avaient fait que suivre les ordres qui leur avaient été transmis ».

C’est alors que lui revint en mémoire le souvenir d’un événement à priori sans importance mais qui, avec le recul, prenait une toute autre dimension : une très violente altercation qui avait opposé le Grand Stratéguerre à son épouse peu avant un dîner donné en son honneur et auquel elle ne se rendit pas. L’objet de cette discorde portait sur la nature des liens existant entre le berceau de la civilisation véghienne, Stykadès, et les mondes environnants. Fidèle à ses habitudes, il estimait qu’il devait les soumettre par la force pour assurer la pérennité de son royaume. Elle s’y était opposée avec virulence, estimant qu’il valait mieux vivre en paix avec les autres peuples plutôt que de leur faire la guerre. La discussion, au début courtoise, s’était rapidement envenimée et elle était partie en claquant la porte pour se réfugier auprès de ses deux filles. Quelques temps plus tard, le despote annonça la mort de son épouse, survenue lors d’un voyage officiel sur une planète éloignée.

En un instant, tout devint clair : Cydonia avait été faite prisonnière, puis envoyée sur Akérèbe pour ne pas nuire aux ambitions de son époux. Elle constituait une menace pour ses projets et il lui fallait donc s’en débarrasser. Et quoi de mieux que de l’envoyer sur cette planète maudite, là où personne ne songerait à la chercher ?

Son regard s’assombrit. Cela paraissait incroyable … mais cette hypothèse était plus que plausible. Et il se disait qu’il s’était peut-être retrouvé là-bas pour les mêmes raisons : il était lui aussi devenu « trop gênant ». Il n’avait pourtant aucune ambition politique et n’avait aucune raison de s’opposer à son souverain, bien au contraire.

Il se leva subitement tout en poursuivant son raisonnement. S’il avait percé le mystère entourant la véritable identité de Cydonia, d’autres parviendraient peut-être à la même conclusion que lui. Ils auraient tôt fait de découvrir ce qui s’était exactement produit sur Akérèbe et était convaincu qu’une fois mis au courant, le Grand Stratéguerre n’hésiterait pas à employer les grands moyens pour les retrouver (et les éliminer définitivement) en envoyant la Division Ruine à leurs trousses. S’il avait vu juste, leurs vies, la sienne et celle de Cydonia, étaient en danger. Il fallait fuir … et vite. Mais comment ? Pour aller où ? Il n’en avait pas la moindre idée. Pour l’instant du moins.

Quelques centaines de kilomètres plus loin, plus au sud, le jour était désormais levé au-dessus de la région du Centre de recherches spatiales. La nuit avait été courte et les techniciens qui avaient travaillé jusqu’à une heure tardive en suivant scrupuleusement les consignes qui leur avaient été transmises prenaient désormais un repos amplement mérité. Ils n’avaient pas ménagé leurs efforts mais ils savaient que leur tâche était loin d’être terminée : les dégâts subis par Goldorak et ses deux appareils d’escorte étaient considérables et de tels dommages ne se répareraient pas en un jour.

Contrairement à ses équipiers et aux personnels impliqués, Alcor n’avait pas jugé utile d’aller se reposer. S’il avait partagé quelques moments d’intimité avec Phénicia, parlant de choses et d’autres, il l’avait ensuite raccompagnée jusqu’à sa chambre avant de reprendre le chemin de l’atelier pour passer en revue le résultat des tests précédemment effectués. Si le plus gros du travail était fait, l’état de son appareil le préoccupait beaucoup. En effet, si Végalina décidait de passer à l’action, lui et ses équipiers ne pourraient compter que sur Vénusiak et un Goldorak pas tout à fait réparé. C’était insuffisant et il le savait.

Après avoir consulté une nouvelle fois les plans détaillés du spacer, il grimpa sur la plate-forme et s’installa dans le poste de pilotage pour tester le bon fonctionnement de son ordinateur de bord et de ses commandes manuelles : tout semblait fonctionner de ce côté. La fatigue avait cependant fini par le rattraper et il avait fini par s’endormir à l’intérieur. Et c’est précisément à cet endroit que Phénicia le retrouva.

La jeune fille s’était levée de bonne heure et portait encore sa chemise de nuit lorsqu’elle quitta sa chambre pour se rendre dans celle d’Alcor. Une fois à l’intérieur, elle soupira en constatant que celle-ci était déserte. Dépitée, elle regagna se chambre et en ressortit quelques minutes plus tard, vêtue d’un pantalon violet, d’une chemise à manches longues de la même couleur et chaussée de bottes noires. Elle emprunta l’ascenseur intérieur pour rejoindre l’atelier, persuadée de l’y retrouver. Lorsqu’elle y pénétra, elle soupira de nouveau : ce qu’elle vit ne la surprit qu’à moitié. Elle savait à quel point il pouvait se montrer entête et c’est à cet instant qu’elle eut l’idée, pour le réveiller, de lui jouer un autre mauvais tour …

Quelques minutes plus tard, elle grimpa sur la plate-forme surélevée en portant un seau rempli d’eau glacé. En prenant de multiples précautions, elle parvint à pénétrer dans le poste de pilotage sans le réveiller et prit place sur le siège passager … avant de déverser le contenu du seau sur l’infortuné pilote. Celui-ci se releva d’un bond et poussa un hurlement en se raidissant d’un bloc. Il grimaça et serra les dents, visiblement furieux. Il ne prit même pas la peine de se retourner : il savait déjà d’où venait le coup.

- Et tu trouves ça drôle … grogna-t-il.

- Tu veux vraiment que je te le dise ? répondit-elle en souriant.

- Il vaut mieux pas. Et qu’est-ce que tu me réserves la prochaine fois ?

- Je n’y ai pas encore réfléchi … mais je trouverai bien quelque chose !

- Ben moi ça me fait pas rire du tout. Et je te conseille de filer en vitesse si tu ne veux pas que je t’étrangle …

- Quoi ? Tu n’oserais pas, quand même ? demanda-t-elle avec malice.

- Je vais me gêner, tiens !

Bien décidé à lui faire payer ce qu’elle lui avait fait subir, il se retourna brusquement avant de s’arrêter tout aussi rapidement. La jeune fille avait posé ses deux mains sur l’appuie-tête de son siège et le fixait de ses grands yeux bleus. Il soupira et hocha la tête en laissant échapper un sourire : impossible pour lui de résister à ce regard charmeur …

- C’est pas croyable … laissa-t-il échapper en passant sa main dans ses cheveux mouillés.

- Ça veut dire quoi ?

- Que j’arrive même pas à t’en vouloir malgré toutes tes plaisanteries douteuses. Je peux te garantir que ça se serait passé autrement dans le passé, mais …

- … le passé, c’est le passé. Et c’est très bien comme ça !

- Je sais même pas pourquoi je continue à parler puisque tu termines toutes les phrases que je commence ! Tu pourrais pas arrêter avec ça ? C’est fatiguant à la fin …

- Je suis désolée, « Alcor chéri ». Je n’ai pas pu m’en empêcher …

Elle se leva à son tour et se pencha en avant pour poser ses lèvres sur les siennes. Elle lui sourit de nouveau avant de reprendre son sérieux.

- Tu n’es pas raisonnable, Alcor. Pourquoi est-ce que tu n’es pas allé te coucher ?

- Je te jure que j’ai essayé. Seulement, pas moyen de dormir. C’est pour ça que j’ai préféré revenir ici et m’occuper d’Alcorak. Je me suis dit qu’il fallait mieux que j’essaie de faire quelque chose d’utile plutôt que de rester comme un idiot dans ma chambre à essayer de trouver le sommeil …

- Je suis d’accord … mais tu ne devrais pas négliger ta santé. Si tu passes tout ton temps à travailler de cette façon sans prendre la peine de dormir au moins quelques heures, tu risques d’avoir des problèmes. Et si Végalina décide de nous attaquer, tu ne seras pas en état pour lui tenir tête …

Alcor acquiesça. Elle avait raison et il le savait.

- De toute façon, pas la peine que je reste ici et surtout pas dans cet état.

- Oui, tu ferais bien de te changer et d’aller te reposer un peu.

La jeune fille quitta le poste de pilotage pour regagner la plate-forme. Alcor l’imita quelques instants plus tard, suivant le même chemin. Les deux jeunes gens quittèrent l’atelier et prirent l’ascenseur intérieur. Si Phénicia s’y engouffra immédiatement, Alcor marqua un temps d’arrêt et jeta un dernier coup d’œil vers sa machine. Elle réagit immédiatement et le tira par le bras.

- Ne t’en fais pas pour Alcorak. Dès que les réparations seront finies, il remarchera comme avant.

- J’aimerais en être aussi sûr que toi, soupira-t-il. Pour te dire la vérité, je ne me sentirai tranquille qu’à partir du moment où j’aurai fait mes essais en vol.

Un peu plus haut, dans la salle des commandes, le professeur Procyon venait juste de prendre son service et s’était servi une tasse de café tout en consultant les données enregistrées durant la nuit par les instruments de mesure et les détecteurs du Centre : à son grand soulagement, aucune anomalie  n’avait été recensée.

La porte automatique s’ouvrit une dizaine de minutes plus tard. Procyon fit pivoter sa chaise et constata la présence d’Actarus. Le scientifique se leva de son siège et vint à sa rencontre.

- Bonjour, mon fils. Bien dormi ?

- Je me sens en pleine forme. Mais toi ? Est-ce que tu te sens mieux ?

Procyon le regarda attentivement. Il avait parfaitement compris où Actarus voulait en venir.

- Ne t’inquiète pas. Nous connaissons tous, à un moment ou à un autre, des moments de découragement ou de lassitude. C’est dans la nature humaine et je n’échappe pas à cette règle.

- Je comprends. Je ne te cache pas cependant que notre conversation d’hier m’a quelque peu troublé. Je ne t’avais pour ainsi dire jamais vu ainsi …

- Je m’excuse de t’avoir perturbé de cette façon, Actarus. Mais tu n’as pas à t’en faire, tout va bien. La seule chose qui me préoccupe, c’est de savoir si nous réussirons à réparer vos appareils avant que Végalina ne nous attaque.

Il poursuivit.

- Si tout se passe comme nous le souhaitons, nous pourrons bientôt compter sur Alcorak puisque les réparations sont pratiquement terminées et Alcor y a largement contribué comme tu peux t’en douter. Seuls quelques tests seront nécessaires pour nous assurer que tout va bien.

- J’ai cru comprendre qu’il avait passé une bonne partie de la nuit à l’atelier. Le connaissant, cela ne me surprend pas … répondit-il en esquissant un sourire. Si nous pouvons compter sur Alcorak et Vénusiak, nous ne serons pas complètement démunis.

- Je suis d’accord avec toi. En revanche, nous devrons encore nous passer de Fossoirak pendant un moment. Les dégâts sont importants et nous ne disposons pas encore des pièces nécessaires pour construire un nouveau turboréacteur. J’ai contacté nos différents sous-traitants pour voir exactement ce qu’il en est et nous devrions les recevoir d’ici deux à trois jours. En attendant, nous allons poursuivre nos vérifications et nous assurer que sa structure interne est bien intacte.

Actarus acquiesça.

- Et pour Goldorak, père ?

- Nous avons progressé de ce côté mais notre travail est loin d’être achevé. J’espère être en mesure de t’en dire plus dans le courant de la journée.

- Oui. Je vais quand même me rendre dans le hangar pour voir où nous en sommes. A tout à l’heure.

Le scientifique approuva. Actarus quitta la pièce et prit l’ascenseur intérieur pour rejoindre le hangar de Goldorak. Une fois à l’intérieur, il constata que le robot n’avait été replacé dans sa soucoupe porteuse. Une grande plate-forme rectangulaire sur laquelle se dressaient deux échafaudages hauts d’une trentaine de mètres avait spécialement été aménagée pour l’accueillir. Cette structure provisoire permettrait aux différents ingénieurs et techniciens d’accéder à ses points névralgiques, à commencer par ceux qui avaient le plus souffert lors du combat qu’il avait livré au symbiorak d’Erea : le poste de pilotage et le réservoir principal situé dans son torse.

Inquiet, les bras croisés, il considéra sa machine avec attention et constata que la vitre blindée qui protégeait son cockpit avait été déjà remplacée, tout comme le Fulguro-poing perdu pendant la bataille. Le blindage du bras gauche avait également été refait. Ce n’est qu’en se retournant qu’il constata la présence de Mizar. Le jeune garçon, les mains derrière la tête et adossé au mur, assistait lui aussi au spectacle. Son regard croisa finalement celui d’Actarus qui vint à sa rencontre.

- Ben dis donc il est sacrément amoché, Actarus … T’es sûr que vous allez pouvoir le réparer ?

- Ce ne sera pas facile, Mizar. Le temps nous est compté et il nous reste encore beaucoup à faire pour y parvenir. Mais tu peux me dire ce que tu  fais ici ?

- Vu qu’y a pas école aujourd’hui, j’suis venu voir Vénusia. En fait, j’dois dire que j’ai pas vraiment envie de rester au ranch en ce moment … surtout avec ce qui s’est passé l’autre jour. J’ai besoin de changer d’air.

- Je comprends que cela ait pu te perturber … mais tu ne devrais peut-être pas laisser ton père tout seul.

- Papa ? Il s’est enfermé dans sa chambre à double-tour hier soir et il en est pas ressorti depuis alors que j’pensais le voir sur son perchoir ce matin. Si ça se trouve, il est encore en train de dormir …

- Je vois. Pour en revenir à Vénusia, tu peux aller la voir. Elle est réveillée mais je lui ai conseillé de rester allongée. Elle doit se reposer … mais je suis sûr qu’elle sera ravie que tu lui rendes visite.

Mizar hocha la tête avant de baisser les yeux, à la grande surprise d’Actarus.

- Dis Actarus … J’peux te poser une question ?

- Je t’écoute.

- C’est vrai que vous repartirez sur Euphor et que vous vous marierez quand tout ça sera fini ?

- Nous n’en sommes pas encore là … mais je ne te cache pas qu’il me faudra repartir pour Euphor. Beaucoup de gens m’y attendent. J’ai des responsabilités et des obligations auxquelles je ne peux me soustraire. J’espère que tu comprends cela.

- Ben oui, j’sais bien. Mais tu emmèneras Vénusia avec toi ?

Actarus posa un genou à terre et lui répondit d’un ton rassurant.

- Je dois reconnaître que ta sœur m’a beaucoup manqué. Il m’a fallu du temps pour admettre ce que je ressentais réellement pour elle … mais je l’ai compris aujourd’hui. Et c’est vrai que je lui ai demandé de m’accompagner.

- C’est bien c’que j’avais compris. J’espère que vous serez heureux là-bas … et que vous penserez à nous de temps en temps …

Il baissa la tête et s’essuya brièvement les yeux. Actarus l’incita à relever la tête et le regarda dans les yeux.

- Je comprends ce que tu ressens … mais je veux que tu saches que même si nous partons, nous ne vous oublierons pas. Il s’agit de ta sœur et je ne veux pas que ce lien qui vous unit soit brisé. Rebâtir Euphor prendra du temps et demandera toute notre attention … mais vous ne resterez pas sans nouvelles, bien au contraire.

- Tu me le promets ? demanda-t-il en versant une nouvelle larme.

- Oui, c’est promis. Et je te promets également que nous reviendrons vous voir dès que nous le pourrons. Pour répondre à la question que tu m’as posé tout à l’heure, nous pourrons peut-être nous marier quand cette fichue guerre sera finie. Je n’en ai pas encore discuté avec elle …

- Tu sais, pas besoin de lui demander, répondit-il. J’suis sûr qu’elle te dira oui … parce qu’elle t’aime trop pour dire non !

Actarus lui répondit par un sourire et lui passa la main dans les cheveux.

- C’est gentil, Mizar. Je pense que tu peux aller la voir. Je suis sûr que cela lui fera très plaisir. Je vous rejoindrai tout à l’heure, dès que j’en aurai terminé ici.

- Ouais … Alors à tout à l’heure Actarus !

Le jeune garçon lui sourit et fit un signe de la main avant de quitter le hangar sans refermer la porte derrière lui. Le prince le regarda partir et esquissa un sourire. Cette petite discussion l’avait, semble-t-il, rassuré. Il referma soigneusement la porte et revint sur ses pas. Cochir remarqua se présence et rengaina le petit carnet bleu qu’il conservait toujours sur lui et sur lequel il consignait ses remarques et observations avant de le rejoindre.

- On avance toujours, Actarus. Ta soucoupe porteuse est presque réparée. La structure est intacte et nous l’avons renforcée. Il nous reste encore quelques vérifications à faire sur ses réacteurs mais l’essentiel est fait. Comme tu peux le voir, les ailerons rétractables ont été modifiés et l’aile manquante a été remplacée, dit-il en la désignant du doigt.

- Voilà qui est rassurant.

- Il faudra quand même que tu effectues des essais en vol dès que nous aurons effectué les ajustements nécessaires. Cela te permettra de voir si tout fonctionne bien et s’il y a encore des choses que nous pouvons améliorer pour que tu puisses l’utiliser au maximum de ses possibilités.

- Oui, tu as raison. Nous ne devons pas prendre de risque de ce côté. J’essaierai de les mener discrètement pour éviter de me faire repérer par les forces de Véga. Et pour ce qui concerne Goldorak ?

Le technicien se tourna en direction du robot géant et soupira.

- Les dégâts sont plus sérieux que nous ne le supposions. Nous ne devrions pas rencontrer de problème pour réparer son blindage, mais le réservoir principal et les composants qui y sont reliés ont été sérieusement touchés.

- C’est ce que je craignais. L’utilisation de ce système de sécurité a causé bien plus de dommages que le combat lui-même … répondit-il à voix basse.

- Oui sans doute. Je n’avais jamais rien vu de pareil jusqu’à maintenant.

- Moi non plus. Mon père m’a expliqué son origine. J’étais loin de me douter que Goldorak disposait d’un tel équipement.

- Nous allons poursuivre les réparations et mettre tout en œuvre pour qu’il soit prêt le plus tôt possible. Je te tiendrai au courant.

- Merci. Si tu as besoin d’aide, tu sais où me trouver.

Cochir acquiesça et tourna les talons pour rejoindre les autres techniciens. Actarus quitta le hangar et emprunta l’ascenseur intérieur pour regagner sa chambre. Il savait que son père adoptif et ses hommes feraient tout ce qu’il était possible de faire pour remettre Goldorak sur pieds. Il espérait seulement que Végalina ne profiterait pas de son immobilisation forcée pour s’en prendre à lui une nouvelle fois.

A des milliers de kilomètres de là, dans l’un des laboratoires du Groupe de Recherches Scientifiques situés dans les niveaux souterrains du Camp de la Lune noire, le capitaine Thalis poursuivait ses investigations. Il s’y était retiré dès son arrivée et n’en était pas ressorti depuis. Il avait certes pris un grand nombre de notes et avait tout consigné dans un rapport complet, mais les données collectées jusqu’à présent n’étaient pas suffisantes pour expliquer l’échec du symbiorak contre le robot du prince d’Euphor. C’était la raison pour laquelle il regardait, encore et encore, la séquence finale du combat qui les avait opposés.

De son côté, Erea s’était, sur l’insistance de Végalina, rendue au bloc médical pour effectuer un examen complet. La jeune femme était restée sous surveillance pendant 48 heures avant de regagner ses quartiers pour prendre un peu de repos. Cela s’était avéré bénéfique puisqu’elle semblait avoir récupéré l’intégralité de ses moyens. Les deux séances d’entraînement intensif qu’elle s’était imposées par la suite l’avaient d’ailleurs prouvé.

Rassurée quant à son état de santé, elle décida de rejoindre Thalis dans le laboratoire. Ce qu’elle vit en arrivant sur place la laissa perplexe. Installé derrière son terminal, l’officier était visiblement contrarié, hochant la tête de dépit et agitant même les mains en signe d’impuissance. Pour qu’il réagisse de cette façon, il fallait vraiment qu’il fût confronté à un problème insoluble et elle le savait.

D’un pas assuré, elle pénétra dans la pièce et l’observa longuement. Constatant sa présence, il se leva de son siège avant de prendre la parole.

- Je ne sais plus quoi faire, commandant. J’ai regardé cet enregistrement un nombre incalculable de fois. J’ai mis toutes les données sur ordinateur en espérant trouver un indice susceptible de nous mettre sur une piste … mais en vain. Il y a forcément quelque chose qui nous échappe …

- Je comprends votre agacement. J’ai longuement parcouru votre rapport tout en essayant de me rappeler exactement ce qui est arrivé. Je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante moi non plus.

Elle s’interrompit quelques instants avant de reprendre le fil de sa pensée.

- Nous savons que cette arme est très puissante dans la mesure où elle a littéralement désintégré le symbiorak. De plus, elle n’a eu aucun effet sur l’environnement ou les êtres vivants qui auraient pu se trouver à proximité au moment où l’explosion s’est produite.

- Je sais que je vous ai déjà posé plusieurs fois cette question, mais n’avez-vous rien ressenti avant que l’explosion ne se produise ? La moindre information, y compris la plus insignifiante, pourrait nous être utile …

- Non, absolument rien. J’avais la situation bien en mains. Le prince d’Euphor n’était plus en mesure de lutter et quelques minutes de plus m’auraient suffi pour l’éliminer. C’est à ce moment-là que j’ai vu la lumière. Ensuite, c’est le trou noir. Lorsque j’ai finalement repris conscience, j’ai réalisé que j’étais finalement assez loin de l’endroit où le combat a eu lieu. C’est comme si une force mystérieuse m’avait projeté à plusieurs centaines de mètres de distance. Et hormis quelques contusions et douleurs musculaires, je n’ai gardé aucune séquelle physique …

Thalis soupira et baissa la tête en se tenant le menton. Il se reprit quelques instants plus tard et se tourna vers la jeune femme en secouant la tête comme pour faire fuir une mauvaise pensée.

- Non. C’est impossible.

- Que voulez-vous dire ? demanda-t-elle avec curiosité.

- Je viens de songer à une autre hypothèse, mais elle me paraît hautement improbable.

- De quoi s’agit-il ?

- Notre raisonnement est peut-être erroné depuis le début, commandant. Nous considérons cette arme comme une arme conventionnelle à vocation offensive dont le prince d’Euphor pourrait contrôler l’intensité … alors que ce n’est peut-être pas le cas.

- Expliquez-vous.

- Ce n’est peut-être pas une arme. Je pencherais plutôt pour un équipement autonome doté de sa propre intelligence.

- Une arme « intelligente » ?

- Exactement. Le symbiorak est le seul appareil à avoir été détruit. Si Goldorak a résisté, c’est en grande partie grâce aux solutions techniques et aux alliages utilisés pour sa construction. Les dégâts qui lui ont été infligés résultent plus du combat lui-même et non de l’explosion qui a suivi selon moi.

Il poursuivit.

- Je perçois cet équipement non pas comme une arme, mais plutôt comme un dispositif de sécurité très perfectionné censé protéger celui qui l’active contre une attaque venant de l’extérieur. L’assaillant est neutralisé sans que sa vie ne soit mise en danger. Ma théorie peut vous sembler aberrante, mais au vu des données dont nous disposons, elle se tient.

- Je dois admettre que c’est une théorie intéressante. Absurde au premier abord, mais pas dénuée d’intérêt …

- Je vais continuer à explorer cette piste si vous me le permettez tout en surveillant de près la construction et la mise au point de notre prochain symbiorak. Je sais que le professeur Nida et ses collaborateurs ont terminé les plans … mais je ne sais pas où ils en sont.

- Excellente idée. J’espère que ce nouvel appareil sera bientôt achevé. Nous pourrons ainsi l’utiliser rapidement. Nous ne devons pas laisser au prince d’Euphor le  temps de réparer sa machine. Nous devons agir vite … sans toutefois confondre vitesse et précipitation.

Thalis acquiesça. Erea se leva de son siège et quitta le laboratoire pour regagner le niveau abritant les quartiers réservés aux officiers. Arrivée devant la porte de Végalina, elle sortit de sa poche sa carte électronique et l’inséra dans le lecteur avant de pénétrer à l’intérieur. La pièce était plongée dans le noir le plus complet et il n’y avait aucun bruit.

La jeune femme s’apprêtait à faire demi-tour lorsqu’elle entendit la voix de son officier supérieur. Celle-ci se leva de sa couchette et réajusta son uniforme et ses gants avant d’activer l’éclairage.

- J’espère que je ne te dérange pas ?

- Tu sais que tu ne me dérangeras jamais, Erea. J’ai simplement mis à profit ces quelques heures de repos pour récupérer. Est-ce que vous avez réussi à trouver quelque chose d’intéressant, Thalis et toi ?

- Peut-être, oui. Il vient de me soumettre une nouvelle théorie. Elle te paraîtra sûrement absurde, mais aussi incroyable que cela puisse paraître, plusieurs éléments tendent à la confirmer.

- De quoi s’agit-il ?

Erea prit un siège et lui fit un rapide compte-rendu de leurs investigations. Végalina l’écouta avec intérêt. Dès qu’elle eut terminé, la jeune femme se releva et réajusta son uniforme avant de prendre la parole.

- Voilà qui est préoccupant. Si Actarus peut utiliser cet équipement à sa guise, nous allons rencontrer beaucoup de difficultés pour le vaincre. Nous n’avions pas besoin de cela.

- Je suis d’accord. Cependant, n’oublie pas que Goldorak a été endommagé par l’explosion lui aussi. Il ne s’en est pas sorti indemne.

Végalina opina.

- Je suppose que tu as déjà quelque chose en tête, n’est-ce pas ?

- Exactement. Je suppose qu’il n’est toujours pas réparé à l’heure actuelle. Bien entendu, les dégâts que je lui ai infligés pendant notre combat sont importants mais contrairement à ce que pense Thalis, j’estime que c’est l’utilisation de cet équipement qui a causé le plus de dommages. La structure interne de Goldorak a sûrement été mise à rude épreuve.

- Est-ce que tu sous-entends qu’Actarus ne pourrait plus l’utiliser contre nous ?

- Je l’ignore. Nous savons que ce dispositif est fonctionnel et il n’est pas exclu qu’Actarus puisse de nouveau l’employer. Cependant, nous savons aussi qu’il consomme une quantité d’énergie phénoménale. Connaissant Actarus, je le vois mal s’en servir en situation de combat. Et s’il doit y faire appel, il ne le fera qu’en dernier recours et pas avant. Si nous réussissons à le neutraliser à ce moment-là, Goldorak se retrouvera sans énergie … et donc incapable de se défendre. Il nous sera alors facile de le détruire.

- Hmm. C’est une approche très séduisante. Mais pour y parvenir, nous devons trouver un moyen de contrer ce système ou d’empêcher Actarus de l’utiliser. Ce ne sera pas facile.

- Non, je te l’accorde. Mais ce n’est pas impossible. Il nous faut …

Erea ne termina pas sa phrase. L’émetteur de Végalina se mit à sonner. Elle s’en saisit et prit aussitôt la communication. La voix de Thalis résonna dans l’appareil.

- Commandant Végalina ? Ici le capitaine Thalis. Appel prioritaire !

- Je vous écoute, capitaine. Qu’y a-t-il ?

- Pouvez-vous me retrouver dans la salle de réunion ? Ce que je dois vous montrer est de la plus haute importance !

- Soit. Le commandant Erea et moi-même allons vous rejoindre immédiatement.

La communication s’interrompit. Les deux jeunes femmes échangèrent un regard empli de curiosité.

- En temps normal, il ne se serait jamais permis de nous déranger de la sorte, observa Erea, perplexe.

- Je le sais. Pour qu’il agisse de cette façon, il faut vraiment que ce soit important. Allons voir ce qu’il veut.

Toutes deux quittèrent la pièce.



FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 A_suiv10

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Biniou

Biniou

Messages : 567
Date d'inscription : 01/01/2018
Age : 45
Localisation : AILLEURS

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeSam 24 Fév 2018 - 9:30

Merci Kimi et bravo ! Une arme "intelligente", c'est du Euphor tout craché ça... Si seulement on pouvait avoir un peu de leurs technologies chez nous...
Beau visuel, par ailleurs je trouve.
Revenir en haut Aller en bas
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeSam 24 Fév 2018 - 10:42

La fin ne laisse rien augurer de bon. Et si les véghiens perçaient le secret de cette fameuse arme... Shocked What a Face What a Face affraid affraid

Merci Kimi !
Revenir en haut Aller en bas
anterak 08

anterak 08

Messages : 11901
Date d'inscription : 16/05/2009
Age : 52

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeSam 24 Fév 2018 - 12:27

merci kimi Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Fév 2018 - 10:50

J'aime beaucoup la conversation entre Mizar et Actarus, c'est vraiment touchant.

Citation :
- Tu sais, pas besoin de lui demander, répondit-il. J’suis sûr qu’elle te dira oui … parce qu’elle t’aime trop pour dire non !

Il a tout compris le petit. Wink  Very Happy

Quant à la fin, je suis d'accord, cela ne laisse rien augurer de bon. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Merci pour cette suite Kimi_san et désolée pour le retard, mais là haut dans nos belles montagnes, internet ne fonctionne pas toujours très bien. Wink Embarassed
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Fév 2018 - 13:44

Biniou a écrit:
Merci Kimi et bravo ! Une arme "intelligente", c'est du Euphor tout craché ça... Si seulement on pouvait avoir un peu de leurs technologies chez nous...

=> Peut-être pas que la technologie. Un peu de sagesse et d'intelligence seraient également les bienvenues dans ce monde qui est le nôtre ...

Biniou a écrit:
Beau visuel, par ailleurs je trouve.

=> Merci ! J'essaie d'être original à chaque fois ... et c'est pas toujours simple !

venusia45 a écrit:
La fin ne laisse rien augurer de bon. Et si les véghiens perçaient le secret de cette fameuse arme... Shocked  What a Face  What a Face  affraid  affraid


=> Vont-ils y parvenir ? Telle est la question ! Quant au final, attendez-vous à quelque chose de violent ! affraid

hikaru a écrit:
J'aime beaucoup la conversation entre Mizar et Actarus, c'est vraiment touchant.

=> C'est bien aussi de le mettre en évidence, le p'tit Mizar. Il est resté un peu "en retrait" jusque-là mais je compte bien rattraper "le temps perdu" avec lui !

hikaru a écrit:
Il a tout compris le petit. Wink  Very Happy

=> Ben oui ... et au moins, il est pas abonné à Free ! Very Happy

hikaru a écrit:
Quant à la fin, je suis d'accord, cela ne laisse rien augurer de bon. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

=> Climax prévu aux alentours de l'épisode #45 !

hikaru a écrit:
Merci pour cette suite Kimi_san et désolée pour le retard, mais là haut dans nos belles montagnes, internet ne fonctionne pas toujours très bien. Wink Embarassed

=> Profite-en bien surtout ! Et pense à prendre quelques photos ! Very Happy

venusia45 a écrit:
Merci Kimi !

anterak 08 a écrit:
merci kimi Very Happy

=> You're welcome !

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Gurendaizä

Gurendaizä

Messages : 10791
Date d'inscription : 29/10/2011
Age : 52
Localisation : A bord de Goldorak

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Fév 2018 - 16:12

J'ai beaucoup aimé le passage du mauvais tour que fait Phénicia à Alcor ! Il me fait l'effet d'une "pause" au milieu de cette inquiétude ambiante quant à l'avancement des réparations de Goldorak plus gravement touché que prévu et des autres appareils !

J'ai été touchée aussi par le dialogue entre Actarus et Mizar !

Citation :
> Vont-ils y parvenir ? Telle est la question ! Quant au final, attendez-vous à quelque chose de violent ! affraid

Ouch ! Que nous promets tu Kimi ? affraid

merci pour ce nouveau chapitre !!! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1752787198

_________________
Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 20914310
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Fév 2018 - 18:23

Gurendaizä a écrit:
J'ai beaucoup aimé le passage du mauvais tour que fait Phénicia à Alcor ! Il me fait l'effet d'une "pause" au milieu de cette inquiétude ambiante quant à l'avancement des réparations de Goldorak plus gravement touché que prévu et des autres appareils !

=> Pour la mauvaise blague de Phénicia à Alcor, c'est ce que j'ai essayé de faire passer : un peu de légèreté dans une ambiance tendue. Et pour Goldorak, l'utilisation du système de sécurité a causé de sérieux dégats. Mais fallait-il attendre autre chose dans la mesure où cet équipement n'avait jamais été testé jusqu'à maintenant ?

Gurendaizä a écrit:
J'ai été touchée aussi par le dialogue entre Actarus et Mizar  !

=> Quand on y réfléchit bien, il y a beaucoup de moments dans la série où Actarus et Mizar discutent tous les deux : c'est un thème qui revient de façon récurrente dans plusieurs séries de l'époque avec l'initiation à la vie d'un petit garçon (on peut retrouver cela par exemple avec Shirô pour Mazinger Z / Great Mazinger ou avec Genki, le fils du professeur Saotomé dans Getter Robo / Getter Robo G).

Gurendaizä a écrit:
Ouch ! Que nous promets tu Kimi ?  affraid

=> Si je te le disais, ce ne serait pas amusant. Sache seulement qu'il y aura un peu d'hémoglobine versée ...

Gurendaizä a écrit:
merci pour ce nouveau chapitre !!! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1752787198

=> L'épisode #44 va bientôt arriver ! Very Happy

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Fév 2018 - 19:31

kimi_san a écrit:
hikaru a écrit:
Il a tout compris le petit. Wink  Very Happy

=> Ben oui ... et au moins, il est pas abonné à Free ! Very Happy

lol!  lol!  lol!


kimi_san a écrit:
hikaru a écrit:
Merci pour cette suite Kimi_san et désolée pour le retard, mais là haut dans nos belles montagnes, internet ne fonctionne pas toujours très bien. Wink Embarassed

=> Profite-en bien surtout ! Et pense à prendre quelques photos ! Very Happy

Merci, mais malheureusement c'est déjà fini. Sad
Remarque vu que la météo annonce des -20 à - 25°C la semaine prochaine là bas, je suis mieux chez moi. Wink Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Perosia

Perosia

Messages : 477
Date d'inscription : 05/09/2017
Age : 50
Localisation : Cologne (Allemagne)

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeLun 26 Fév 2018 - 14:28

Kimi a écrit:
Tout n’était donc que mensonges. Bien sûr, il savait que son Maître pouvait user de ce genre de méthodes pour imposer ses idées ou se débarrasser d’un rival encombrant. Et s’il n’en avait lui-même aucun souvenir, il avait lui aussi employé cette stratégie en temps de guerre pour déstabiliser psychologiquement ses adversaires et les mettre à sa merci … avant de les achever sans le moindre remord. Ceux qu’il avait entraîné pendant des années dans le plus grand secret avaient eu aussi eu recours à cette technique pour remplir les missions qui leur avaient été assignées … ce qui leur avait également permis d’asseoir leur réputation.

Cela s'appelle de la diplomatie... lol!  lol!  Je sens que je vais m'attirer les foudres...Mais pas de Goldorak heureusement... Laughing

Kimi a écrit:
s’était rapidement envenimée et elle était partie en claquant la porte pour se réfugier auprès de ses deux filles

Ils n’ont pas des portes coulissantes sur Végha, qui reconnaissent automatiquement la personne ? Il me semblait que c’était le cas sur le camp de la lune noire.. Suspect  Suspect

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 4177813809 Remplacez-moi ces portes immédiatement!!

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 3438110717  A vos ordres grand Stratéguerre

Kimi a écrit:
S’il avait vu juste, leurs vies, la sienne et celle de Cydonia, étaient en danger. Il fallait fuir … et vite.

Oui! Il a vu juste dans la conclusion, mais pas dans la menace (son origine) ! Va-t-il mettre sa confiance au mauvais endroit ?

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 4177813809  Je renaitrais bien, rien que pour la renvoyer sur Akérèbe!!

Kimi a écrit:
Quelques minutes plus tard, elle grimpa sur la plate-forme surélevée en portant un seau rempli d’eau glacé. En prenant de multiples précautions, elle parvint à pénétrer dans le poste de pilotage sans le réveiller et prit place sur le siège passager … avant de déverser le contenu du seau sur l’infortuné pilote. Celui-ci se releva d’un bond et poussa un hurlement en se raidissant d’un bloc. Il grimaça et serra les dents, visiblement furieux. Il ne prit même pas la peine de se retourner : il savait déjà d’où venait le coup.

Glacé…tu y vas fort Kimi…pour l’avoir fait moi-même.

Et je suis sûre qu’il y en a d’autres...que les coupables se dénoncent  lol!  lol!

L’eau froide c’est bien suffisant….au fait as-tu pensé aux conséquences sur l’électronique ?

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1151347092 Oui, t'aurais pu utiliser de l'eau tiède au moins!

Elle s’en sort bien ! Plus d’un ou d’une lui aurait passé un sacré savon…  

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 2390522320 Quelqu'un qui sait mieux résister que moi à ces grands yeux bleus...

Kimi a écrit:
- Oui, tu ferais bien de te changer et d’aller te reposer un peu.

Phénicia ne lui propose pas de l’aider….dommage

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1706371011 Out of screen...

Kimi a écrit:
- Si tout se passe comme nous le souhaitons, nous pourrons bientôt compter sur Alcorak puisque les réparations sont pratiquement terminées et Alcor y a largement contribué comme tu peux t’en douter. Seuls quelques tests seront nécessaires pour nous assurer que tout va bien.

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 2526988808 Oui, histoire de voir si l’eau n’a pas tout déréglé…

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 517954911 Trop chou, le dialogue entre Mizar et Actarus, excatement comme dans le DA….Merci Kimi

Kimi a écrit:
De plus, elle n’a eu aucun effet sur l’environnement ou les êtres vivants qui auraient pu se trouver à proximité au moment où l’explosion s’est produite.

Ceci dit, elle-même non plus n’est pas morte.

Kimi a écrit:
Le prince d’Euphor n’était plus en mesure de lutter et quelques minutes de plus m’auraient suffi pour l’éliminer

D’après ce que je me souviens, moins que cela.  affraid  affraid

Kimi a écrit:
- Je perçois cet équipement non pas comme une arme, mais plutôt comme un dispositif de sécurité très perfectionné censé protéger celui qui l’active contre une attaque venant de l’extérieur. L’assaillant est neutralisé sans que sa vie ne soit mise en danger. Ma théorie peut vous sembler aberrante, mais au vu des données dont nous disposons, elle se tient.

Et, je ne me suis pas trompée. Bravo, Thalis  cheers  cheers

Kimi a écrit:
- Je dois admettre que c’est une théorie intéressante. Absurde au premier abord, mais pas dénuée d’intérêt …

Pas absurde même au premier abord ! Est-ce que Erea serait incapable de penser ‘out of the box’ ?  Suspect  Suspect

Kimi a écrit:
Je sais que le professeur Nida et ses collaborateurs ont terminé les plans … mais je ne sais pas où ils en sont.

Si il sait qu’ils ont terminé les plans, il sait où ils en sont, non ? Ne manquerait-il pas un mot comme ‘depuis’ ?  bounce  bounce

Kimi a écrit:
- Je suis d’accord. Cependant, n’oublie pas que Goldorak a été endommagé par l’explosion lui aussi. Il ne s’en est pas sorti indemne.

Oui, mais comme Thalis l’a expliqué: quel est le pourcentage de dégâts du au combat et celui dû à l’explosion. Elles n’en savent strictement rien. Erreur de raisonnement, ou plutôt pas assez analysé, et en contradiction avec ce que Thalis a dit lui-même.  Rolling Eyes  Rolling Eyes

Kimi a écrit:
- Exactement. Je suppose qu’il n’est toujours pas réparé à l’heure actuelle. Bien entendu, les dégâts que je lui ai infligés pendant notre combat sont importants mais contrairement à ce que pense Thalis, j’estime que c’est l’utilisation de cet équipement qui a causé le plus de dommages. La structure interne de Goldorak a sûrement été mise à rude épreuve.

C’est bien d’avoir mis en lumière la différence de raisonnement. Qui a donc raison ? Ou aura ? Nous prépares-tu quelque chose à ce sujet Kimi ?

Kimi a écrit:
Cependant, nous savons aussi qu’il consomme une quantité d’énergie phénoménale.

Sur quelle preuve ?  Shocked  Shocked

Goldorak était dans un état déplorable et beaucoup d’énergie consommée. S’il fallait une énergie phénoménale, il ne se serait rien passé en appuyant sur le bouton (irisé ? N'est ce pas Venusia45  Laughing  Laughing ).

Kimi a écrit:
Mais pour y parvenir, nous devons trouver un moyen de contrer ce système ou d’empêcher Actarus de l’utiliser. Ce ne sera pas facile.

En effet, quel que soit la bonne théorie….Mais à quel bon moment ? Et comment ? Là toute est la question et certainement la réponse est différente suivant l’hypothèse de base.  confused  confused

Kimi a écrit:
Mais ce n’est pas impossible. Il nous faut …

1er suspens : Nous ne le saurons pas tout de suite… Twisted Evil  Twisted Evil

Kimi a écrit:
- Je le sais. Pour qu’il agisse de cette façon, il faut vraiment que ce soit important. Allons voir ce qu’il veut.

2eme suspens....

Kimi a écrit:
A suivre...

Attendons donc la suite… study study Razz Razz

Toujours aussi excellent, Kimi... king king
Revenir en haut Aller en bas
Kass01

Kass01

Messages : 107
Date d'inscription : 21/04/2016
Age : 47

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeLun 26 Fév 2018 - 14:35

Coucou

J'ai rattrapé tout mon retard entre le boulot, la réponse pour l'entrée au gymnase de ma fille et son stress qui a été difficile à gérer, elle a eu besoin de sa maman pour la rassurer Very Happy mais c'est tout bon elle y entre avec les honneurs, après l'été c'est une nouvelle aventure qui va commencer pour elle. Et pour finir on est parti skier une semaine dans les alpes bernoises mais j'y suis j'ai tout lu.

J'ai beaucoup aimé comme toujours surtout les rebondissements qui sont souvent spectaculaires. Vivement la suite surtout en ce qui concerne Lyra, on n'a plus entendu parler d'elle.

Merci Kimi
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMar 27 Fév 2018 - 21:13

Perosia a écrit:
Cela s'appelle de la diplomatie... lol!  lol!  Je sens que je vais m'attirer les foudres...Mais pas de Goldorak heureusement... Laughing

=> Ca c'est de la diplomatie ! lol!  

Perosia a écrit:
Ils n’ont pas des portes coulissantes sur Végha, qui reconnaissent automatiquement la personne ? Il me semblait que c’était le cas sur le camp de la lune noire.. Suspect  Suspect

=> Il y a peut-être quelques différences entre un lieu de vie (les appartements royaux surtout) et une base militaire hi-tech où tout est sacrifié sur l'autel de l'efficacité ... Shocked  

Perosia a écrit:
Oui! Il a vu juste dans la conclusion, mais pas dans la menace (son origine) ! Va-t-il mettre sa confiance au mauvais endroit ?

=> Va-t-il faire confiance à Ezequios ou non ? Réponse à l'épisode 45 ... Cool

Perosia a écrit:
Glacé…tu y vas fort Kimi…pour l’avoir fait moi-même.

=> Une chance que je ne t'aie pas nommée au "Ice Bucket Challenge" ! Laughing Laughing Laughing

Perosia a écrit:
L’eau froide c’est bien suffisant….au fait as-tu pensé aux conséquences sur l’électronique ?

=> Ne te fais aucun souci de ce côté ... Phénicia a exactement su où viser sans abîmer le matériel ! Very Happy

Perosia a écrit:
Phénicia ne lui propose pas de l’aider….dommage

=> Tout vient à point à qui sait attendre ! Je préfère prendre mon temps pour tout ce qui concerne la relation entre Alcor et Phénicia ... et vous n'êtes pas au bout de vos surprises de ce côté-là ...

Perosia a écrit:
Trop chou, le dialogue entre Mizar et Actarus, excatement comme dans le DA….

=> Je suis content que ce petit échange vous ait plu ...

Perosia a écrit:
Ceci dit, elle-même non plus n’est pas morte.

=> Ben non ... la preuve !  Very Happy

Perosia a écrit:
D’après ce que je me souviens, moins que cela.  affraid  affraid

=> Tout juste ...

Perosia a écrit:
Et, je ne me suis pas trompée. Bravo, Thalis  cheers  cheers

=> Peut-être l'un des meilleurs techniciens véghiens qui soient ! Je ne pensais pas lui donner une telle importance au début du récit, mais c'est un personnage qui s'est progressivement imposé ... et que je vais continuer à étoffer dans les prochains épisodes ...

Perosia a écrit:
Oui, mais comme Thalis l’a expliqué: quel est le pourcentage de dégâts du au combat et celui dû à l’explosion. Elles n’en savent strictement rien. Erreur de raisonnement, ou plutôt pas assez analysé, et en contradiction avec ce que Thalis a dit lui-même.  Rolling Eyes  Rolling Eyes


Perosia a écrit:
C’est bien d’avoir mis en lumière la différence de raisonnement. Qui a donc raison ? Ou aura ? Nous prépares-tu quelque chose à ce sujet Kimi ?

=> Cela me semblait intéressant de faire réagir les personnages différemment. Quant au reste, ça se pourrait bien, oui ...  Laughing

Perosia a écrit:
Goldorak était dans un état déplorable et beaucoup d’énergie consommée. S’il fallait une énergie phénoménale, il ne se serait rien passé en appuyant sur le bouton (irisé ? N'est ce pas Venusia45  Laughing  Laughing ).

=> Il ne se serait rien passé si le dispositif de sécurité allait directement puiser dans les réserves énergétiques de Goldorak, ce qui n'est pas vraiment le cas puisque c'est le réservoir principal (notamment son enveloppe protectrice qui contient une certaine quantité d'énergie à laquelle Actarus n'a pas accès) qui a servi de déclencheur ...

Perosia a écrit:
En effet, quel que soit la bonne théorie….Mais à quel bon moment ? Et comment ? Là toute est la question et certainement la réponse est différente suivant l’hypothèse de base.  confused  confused

=> Le fait est que ce sera difficile ... Mais comme le dit Actarus lui-même dans l'épisode #20 "Terre en danger", "leur technologie est si avancée que rien ne leur est impossible ..."  Twisted Evil

Perosia a écrit:
Attendons donc la suite… study study Razz Razz :

=> Ben elle arrive !

Kass01 a écrit:
Coucou

=> Hello !

Kass01 a écrit:
J'ai beaucoup aimé comme toujours surtout les rebondissements qui sont souvent spectaculaires. Vivement la suite surtout en ce qui concerne Lyra, on n'a plus entendu parler d'elle.

=> Malheureusement pour eux, Lyra ne tardera pas à se rappeler au bon souvenir des Aigles ... affraid

Kass01 a écrit:
Merci Kimi

=> De rien ! La suite arrive ... et pas plus tard que maintenant ! Laughing

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMar 27 Fév 2018 - 21:42

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 En_tet10

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 044_la10




L’ambiance était tendue dans la salle de réunion du Camp de la Lune noire. Cela faisait plusieurs minutes que le capitaine Thalis avait pris le risque de déranger ses officiers supérieurs. Il avait agi en son âme et conscience, persuadé que ce qu’il venait de découvrir était trop important pour être passé sous silence. Il était encore en train de visionner les images sur l’écran panoramique principal lorsqu’il entendit derrière lui le bruit de la porte automatique : Végalina et Erea venaient de faire leur entrée. Les deux jeunes femmes prirent place autour de la table de travail et regardèrent Thalis avec intérêt. Celui-ci réajusta son uniforme avant de débuter son exposé.

- Quelques heures après votre départ pour la Terre, nous avons lancé et mis sur orbite un petit satellite d’observation. En raison de ses dimensions réduites, il ne devrait pas être détecté par les terriens. En outre, ses instruments de mesure et de détection sont d’une puissance suffisante pour nous permettre de surveiller tout ce qui se passe sur Terre et …

- Venez-en au fait capitaine, répondit Végalina d’un ton ferme.

- Regardez. Vous allez comprendre pourquoi j’ai tenu à votre présence.

Il changea de canal de transmission et fit basculer l’image de l’un des écrans annexes vers l’écran principal, faisant apparaître la carte détaillée de la région du Centre de recherches spatiales. Il se saisit ensuite de son pointeur-laser et fit apparaître trois points qui se mirent à briller quelques instants plus tard. Si les deux premiers désignaient respectivement le Centre et le ranch du Bouleau blanc distant de quelques kilomètres, le troisième correspondait à une zone boisée apparemment inhabitée et située à proximité d’un lac. Grâce à un système de zoom très élaboré, il agrandit progressivement l’image. Très vite, les trois navettes « Mark II » utilisées par Eslan et son commando Ruine apparurent. L’officier pointa ensuite de doigt ce qu’il pensait être un cadavre. Et à en juger par la couleur de son uniforme, tout laissait penser qu’il s’agissait d’Eslan. Erea fronça les sourcils et se leva de son siège avant de prendre la parole.

- Que s’est-il passé ?

- Je l’ignore. Si nous voulons le découvrir, nous devons impérativement envoyer quelqu’un sur place. Puisque nous avons ici trois navettes, j’en déduis que la quatrième doit encore se trouver à bord de notre appareil d’observation. Nous devrions contacter les autres membres du Commando Ruine et leur demander de se rendre sur les lieux au plus vite.

- C’est peut-être la meilleure chose à faire, répondit Végalina. Y a-t-il autre chose dont vous souhaitez nous faire part ?

- Oui Commandant. Regardez.

Thalis pressa cette fois le second bouton du panneau de contrôle et fit apparaître sur l’écran principal les images montrant les restes encore visibles de la base polaire. Végalina et Erea remarquèrent immédiatement la présence sur la banquise immaculée d’un petit appareil de transport posé à proximité de ce qui semblait être un puits d’accès.

- C’est étrange. Cette base est censée être abandonnée, remarqua Erea, perplexe. Toutes nos troupes se sont retirées suite à notre défaite contre le prince d’Euphor et ses alliés …

- Une défaite totalement imputable à cet imbécile d’Ezequios ! S’il n’était pas intervenu, nous l’aurions certainement emporté ! dit Végalina en frappant violemment du poing la table de travail. Elle n’avait visiblement toujours pas dirigé cette défaite.

- Observez attentivement cet engin Commandant, reprit Thalis en le désignant avec son appareil. Contrairement à ce que j’avais supposé au départ, ce n’est ni une navette ou un intercepteur, mais un vaisseau de transport. C’est un modèle assez ancien et qui n’est plus utilisé depuis longtemps. A ma connaissance, les seuls appareils de ce type qui sont encore en service le sont sur certaines de nos colonies et …

- … sur Akérèbe, répondit Végalina d’un ton monocorde.

- C’est exact, Commandant.

La jeune femme baissa les yeux et soupira, ce qui ne manqua pas de faire réagir Erea.

- A quoi est-ce que tu penses ?

- Je pense que nos ennuis ne sont pas terminés. Si c’est ce que je crois, nous allons devoir faire face à un adversaire supplémentaire …

- Tu penses qu’il pourrait s’agir d’Ezequios, n’est-ce pas ?

Végalina acquiesça silencieusement.

- A ma connaissance, personne n’avait jamais réussi à s’évader d’Akérèbe. Seulement, les choses peuvent changer. Avec un homme comme lui, il faut s’attendre à tout et surtout au pire. Nous devons régler ce problème au plus vite.

- Je comprends. Avez-vous terminé, capitaine ? demanda Erea en se tournant vers Thalis.

- Absolument, commandant Erea.

- Dans ce cas, vous pouvez disposer. Je vous demande de poursuivre vos recherches sur le mécanisme utilisé contre nous par le prince d’Euphor lors de notre dernier combat. Si vous trouvez quoi que ce soit d’intéressant, faites-le nous savoir.

- A vos ordres. Je compte également m’entretenir au cours des prochaines heures avec le professeur Nida au sujet de notre nouveau symbiorak. J’espère pouvoir vous en dire plus très rapidement.

L’officier salua les deux jeunes femmes et quitta la pièce pour rejoindre les niveaux souterrains. Végalina se leva brutalement et lança un violent coup de pied dans un des sièges qui se trouvait près d’elle. Elle n’avait guère apprécié ce qu’elle venait d’apprendre.

- J’aurais dû le tuer de mes propres mains plutôt que de l’envoyer sur Akérèbe ! Je me suis montrée trop clémente envers lui … J’ai commis une erreur.

- Rien ne nous dit qu’il s’agit d’Ezequios. Il peut très bien s’agir d’autre chose …

- NON ! C’EST LUI ! Il ne peut en être autrement. Thalis l’a dit lui-même. Plus personne n’utilise ce genre de vaisseau aujourd’hui et les seuls qui fonctionnent encore se trouvent sur Akérèbe ! De plus, personne ne connaît l’existence et la position exacte de notre base polaire. Lui si. Il prépare quelque chose, c’est évident.

- Tu penses qu’il va essayer de jouer une nouvelle fois sa carte personnelle pour se venger de ce que tu lui as fait subir ?

- J’en suis persuadée. Mais s’il pense que je vais le laisser agir à sa guise, il se trompe. Je ne le laisserai pas faire, tu entends ? JE NE LE LAISSERAI PAS FAIRE !

Elle lança un nouveau coup de pied dans le siège qu’elle avait fait tomber. Elle avait les poings serrés et ne parvenait pas à retrouver son calme. Elle prit appui sur la table de travail et garda les yeux clos pendant quelques instants. Lorsqu’elle les rouvrit, elle se tourna vers Erea. Son regard se teinta lentement de rouge et celle-ci savait exactement ce que cela signifiait. Dans ces moments-là, mieux valait éviter de s’opposer à elle ou de lui faire la moindre remarque.

- Erea, je te charge de coordonner les deux opérations que nous allons mener. Dans un premier temps, tu vas prendre contact avec les hommes du Commando Ruine qui sont restés à bord de notre appareil d’observation. Il faut qu’ils retrouvent Eslan et qu’ils le ramènent ici au plus vite.

- Je vais m’en occuper. Cependant, je ne suis pas très optimiste, Végalina. Si j’en juge par ce que nous avons vu, il est peut-être déjà mort.

- Peut-être … ou peut-être pas. De toute façon, nous le saurons une fois qu’ils l’auront retrouvé. S’il est encore en vie, je veux le voir en salle d’interrogatoire dès qu’il sera revenu au Camp de la Lune noire afin qu’il puisse nous expliquer pourquoi la mission que nous lui avons confié a mal tourné.

Elle poursuivit.

- Dans un deuxième temps, nous enverrons une escadrille de navettes sur notre base polaire. J’en prendrai personnellement le commandement. Si cet imbécile d’Ezequios est encore sur place, je dois mettre un terme à ses agissements une fois pour toutes.

Surprise, Erea marqua un temps d’arrêt et se tourna vers Végalina.

- Tu es sûre que c’est la meilleure chose à faire ? Tu prends un grand risque en agissant de cette façon. Tu ne sais pas ce qui t’attend là-bas.

- J’en suis consciente, mais je ne peux pas faire autrement. J’ai commis une erreur en l’envoyant sur Akérèbe. C’est à moi de la réparer. Moi et personne d’autre. Rien ne doit nous détourner de notre objectif premier … et ce misérable rebut représente une menace que nous devons éradiquer.

- Je comprends. Je n’irai pas contre ta décision. Je vais faire le nécessaire pour que tout soit prêt rapidement. Laisse-moi juste un peu de temps.

Végalina acquiesça et quitta la salle de réunion pour regagner ses quartiers, persuadée que tout serait prêt en temps et heure. Elle en eut la confirmation quelques heures plus tard lorsque l’émetteur qu’elle portait à sa ceinture se mit à sonner. Elle l’éteignit et se leva de sa couchette pour se rendre dans le hangar principal où Erea, qui observait avec intérêt les techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques s’affairer dans et autour de la soucoupe amirale, l’attendait.

- J’ai pu contacter les hommes du Commando Ruine sur la Terre et je leur ai expliqué le but de leur mission. Ils agiront cette nuit et profiteront de l’obscurité pour partir à la recherche d’Eslan et le ramener ensuite sur notre base. Une escadrille de navettes est également prête à partir pour faire diversion en cas de besoin.

- Très bien. Et pour notre deuxième escadrille ?

- Nous sommes en train de faire quelques modifications sur ton intercepteur personnel et sur nos autres appareils pour qu’ils puissent résister aux conditions météo extrêmes de cette région. Dès que nous en aurons terminé, nous les positionnerons sur les rampes de lancement supérieures de la soucoupe amirale. De cette façon, tu pourras attaquer dès demain matin.

Végalina ne répondit pas. Erea reprit la parole et lui posa la main sur l’épaule.

- Écoute-moi, Végalina. Je sais que tu tiens plus que tout à retrouver Ezequios et à régler ce problème à ta manière. Mais pour que cette opération réussisse, nous devons mettre tous les atouts de notre côté. Je te l’ai dit : tu ne sais pas ce qui t’attends là-bas.

Elle releva la tête et la considéra avec attention. Erea lui répondit silencieusement en lui adressant un regard qui se voulait rassurant. Elle comprenait ses motivations, mais tenait également à ce que son officier supérieur et amie ne prît pas de risques inutiles.

- Merci de te soucier de moi de cette manière, Erea.

- C’est normal. Souviens-toi de ce que je t’ai dit peu après mon retour. Si tu as besoin de moi, je ne serai jamais très loin.

Les deux jeunes femmes se séparèrent ensuite. Si Végalina regagna ses quartiers pour prendre un peu de repos, Erea quitta le hangar pour se rendre dans les ateliers souterrains pour s’entretenir avec Thalis et le professeur Nida. « J’espère que tout se déroulera comme prévu et que nous mettrons un terme aux agissements de cet idiot … » songea-t-elle en pénétrant dans l’ascenseur translucide qui l’emmènerait deux étages plus bas.

Sur Terre, la nuit était déjà bien avancée. Si les deux jours qui venaient de s’écouler s’étaient, au final, révélés relativement calmes, les travaux de rénovation des différents appareils de la Patrouille des Aigles s’étaient poursuivis sous la direction du professeur Procyon. Celui-ci avait multiplié les allées et venues entre la salle des commandes, l’atelier le hangar de Goldorak. Il s’était particulièrement intéressé à Fossoirak : les superstructures du spacer bleu et rouge avaient été renforcées et les restes de l’aile perdue lors du dernier combat contre les machines de la Division Ruine envoyées par avaient été ôtés. De plus, les pièces attendues pour la construction du turboréacteur manquant avaient finalement été livrées.

S’il pouvait se montrer satisfait sur ce dernier point, il savait pertinemment qu’il faudrait du temps pour le construire et le mettre au point. Pour mener à bien une opération comme celle-ci, une équipe complète de techniciens dirigée par l’un de ses collaborateurs devait être constituée. Cependant, compte-tenu des ressources humaines dont il disposait et de la charge de travail qui pesait déjà sur les épaules des techniciens et ingénieurs  œuvrant à la fois sur Goldorak et Alcorak, il ne pouvait se permettre d’agir de la sorte. Si Végalina venait à attaquer la Terre une nouvelle fois, il fallait impérativement que le robot d’Actarus fût en état de combattre. Tous partageaient son opinion.

De son côté, Alcor, fidèle à sa promesse, avait passé le plus clair de son temps avec Phénicia tout en se rendant de temps à autre dans l’atelier pour discuter avec ceux qui s’occupaient de son appareil. Pour cela, il avait constitué une petite équipe composée d’un ingénieur et de quatre techniciens. Le fait de s’appuyer sur une équipe restreinte avait de quoi surprendre, mais le jeune homme avait ses raisons : il connaissait parfaitement son appareil et il pourrait ainsi les aider ou les guider dans leur choix. En son absence, les tests sur les propulseurs principaux et auxiliaires s’étaient poursuivis et avaient donné toute satisfaction. La partie supérieure du fuselage, située en arrière des deux lance-missiles et qui protégeait les réacteurs avait été démontée pour leur permettre d’intervenir sur les composants mécaniques en cas de besoin.

Adossée contre le mur, bras croisés, Phénicia l’avait regardé s’affairer durant un long moment avant de s’éclipser discrètement pour prendre l’air et se changer les idées. Ce fut dans cette optique qu’elle décida de se rendre au ranch en moto pour faire une petite ballade à cheval. Surpris par sa requête, Mizar et Rigel accédèrent rapidement à sa demande et ne se firent guère prier pour l’accompagner. Suite à cette promenade qui leur avait tous fait le plus grand bien, elle avait repris la direction du Centre. Après s’être garée devant le bâtiment principal, elle descendit de sa machine mais, plutôt que de se rendre directement dans l’atelier comme elle l’avait envisagé, elle décida de rejoindre sa chambre. C’était pour elle l’occasion idéale de mettre à l’épreuve les bonnes résolutions d’Alcor. « S’il a envie de me voir, il sait où me trouver … », songea-t-elle en se rendant dans sa salle de bains pour se doucher et ensuite changer de vêtements.

Quelques centaines de kilomètres plus loin, dans les eaux sombres et froides de la baie de Lexibourg, les deux derniers membres du Commando Ruine dirigé par Eslan avaient quitté leur appareil d’observation à bord de leur navette « Mark II ». Les ordres qui leur avaient été transmis par Erea étaient clairs : il leur fallait retrouver Eslan et les soldats qui l’avaient accompagné sans se faire repérer par les radars ou les sonars terriens. Pour y parvenir, ils suivraient la route précédemment empruntée par l’officier véghien en essayant de rester aussi longtemps que possible sous la surface de l’eau. De cette façon, leur approche ne pourrait être décelée. Si tout se passait bien, ils seraient sur les lieux en moins de deux heures et pourraient ensuite commencer leurs recherches.

Eslan était justement en très mauvaise posture. Il avait perdu beaucoup de sang, mais il avait finalement réussi à se traîner jusqu’à sa navette, prenant ensuite appui sur l’une de ses deux dérives pour se relever. Après avoir repris son souffle, il déchira la veste de son uniforme pour se confectionner un garrot susceptible de stopper l’hémorragie. Les efforts qu’il consentit en ce sens ne furent pas sans conséquences : si le sang ne coulait plus, il respirait avec difficulté et ne sentait plus ni ses bras, ni ses jambes. Il baissa les yeux et se laissa lentement glisser au sol. Si les choses restaient en l’état et si personne  ne venait le secourir, il estimait qu’il ne lui restait plus que quelques heures à vivre. En tant que membre de la Division Ruine, l’idée de la mort ne lui faisait pas peur. Il aurait seulement préféré que son agresseur l’achevât au lieu de le laisser agoniser de cette façon. Ses yeux se refermèrent quelques secondes plus tard.

Sur la face cachée de la Lune, les préparatifs de l’attaque que comptait mener Végalina sur la base polaire avaient pris un peu de retard mais tout était désormais fin prêt : les dix navettes « Mark III » qui prendraient part à l’opération étaient positionnées sur les trois rampes de lancement dissimulées sous les panneaux coulissants de la soucoupe amirale. Si Erea avait rejoint le poste de commandement du vaisseau pour s’entretenir avec l’officier navigateur, Végalina avait quant à elle pris place à bord de son intercepteur « Léopard » personnel. Celui-ci avait été spécialement modifié pour l’occasion puisqu’il disposait désormais de deux canon-lasers supplémentaires placés de part et d’autre de son fuselage. Avant d’embarquer sur leurs appareils respectifs, tous les pilotes engagés aperçurent distinctement la jeune femme, casquée et tenant fermement ses leviers de commande. Si elle était là, parmi eux, ce n’était pas un hasard. Pour qu’elle s’implique personnellement dans ce raid, il fallait vraiment que ce soit important. Elle ne faisait jamais rien pour rien et ils le savaient.

A l’heure prévue, la soucoupe amirale quitta le hangar principal du Camp de la Lune noire à vitesse réduite en direction de la planète bleue. Elle n’aurait besoin que d’une heure pour arriver à destination et se placer en position stationnaire au-dessus du pôle nord. Dans un grondement sourd, deux des quatre panneaux supérieurs de l’engin véghien s’ouvrirent pour permettre aux différents appareils de décoller. Le départ était imminent.

Dans son poste de pilotage, Végalina réajusta la visière de son casque et ferma les yeux un bref instant pour mieux se concentrer sur l’objectif à atteindre. Quelques secondes plus tard, le visage d’Erea apparut sur l’écran ovale de son tableau de bord.

- Nous sommes en position. A toi de jouer, maintenant.

Végalina acquiesça et enclencha la post-combustion de son appareil tout en tirant sèchement vers elle ses deux leviers de commande. L’intercepteur bleu et noir quitta sa rampe de lancement et prit progressivement de la vitesse, entraînant dans son sillage les autres appareils de l’escadrille. Tous les pilotes activèrent ensuite le dispositif « anti-scratch » de leurs navettes respectives pour masquer leur approche. Si leur zone d’opération n’était pas aussi bien surveillée que pouvait l’être celle du Centre ou des installations militaires placées sous le contrôle de la Défense Nationale, il leur fallait impérativement éviter d’être repérés par les radars terriens.

Dans la salle des commandes du Centre, installé sur le siège habituellement occupé par son père adoptif, Actarus était perdu dans ses pensées. Il avait veillé toute la nuit et avait profité de ce calme tout relatif pour remettre en perspective l’ensemble des évènements survenus au cours des dernières semaines. Les paroles qu’il avait prononcées quelques heures seulement après son retour sur Terre résonnaient encore dans son esprit. « C’est une nouvelle guerre qui s’annonce. Et j’ai bien peur qu’elle ne soit encore plus dure que la précédente … », avait-il dit ce soir-là. Et force était de reconnaître qu’il avait vu juste.

Son équipier avait quant à lui discrètement quitté sa chambre en plein milieu de la nuit pour retourner à l’atelier et vérifier l’état de son appareil. Il avait de nouveau testé le bon fonctionnement des différentes commandes manuelles du spacer et revu la programmation de son ordinateur de bord en prévision de ses essais en vol, prévus d’ici la fin de semaine.

Visiblement satisfait, il quitta son poste de pilotage et descendit via la passerelle rétractable sur la plate-forme avant de se diriger vers sa table de travail. Après avoir consulté une dernière fois les plans de sa machine et revu le résultat des tests menés au cours des jours précédents, il ne put réprimer un bâillement sonore : même s’il refusait de l’admettre, la fatigue commençait à se faire sentir. Il se passa la main dans ses cheveux en bataille et s’essuya longuement les yeux avec le revers de sa main droite avant de quitter l’atelier pour rejoindre sa chambre. « Après la nuit que j’ai passé, je pense que ça me fera pas mal de dormir un peu … en admettant que j’y arrive ! » songea-t-il en empruntant l’ascenseur intérieur. Il était, à cet instant, bien loin de se douter que son retour serait bien plus rapide qu’il ne l’avait imaginé …

Arrivé devant la porte de sa chambre, il tourna la poignée métallique de la porte en essayant de se montrer le plus discret possible. En agissant de cette façon, il espérait ne pas réveiller Phénicia puisque cette dernière devait, dans son esprit du moins, encore dormir. Il s’apprêta à y entrer lorsqu’il entendit derrière lui une voix familière. Il baissa la tête et ferma les yeux en grimaçant. « Là, je crois que je l’ai pas volé, cette fois … », songea-t-il en se retournant lentement. Phénicia se tenait là, devant lui, bras croisés et adossée au mur. Son regard était éloquent : à ses yeux, il n’en avait fait qu’à sa tête. Une fois de plus.

- Je suppose que tu y as passé toute la nuit ?

- Ben … c’est-à-dire que … Enfin, non … même si …

Il prit un air gêné. Impossible de lui résister.

- Je m’en doutais. Tu n’as pas pu t’en empêcher … soupira-t-elle.

- C’est pas ce que tu crois. Je me suis couché en même temps que toi hier soir … mais pas moyen de dormir. Je te jure que j’ai essayé, pourtant. Il n’y avait rien à faire. C’est pour ça que je me suis éclipsé discrètement. Et tu sais bien que …

- Attends et écoute-moi avant de me répondre, dit-elle en posant son index sur ses lèvres. Je sais que Végalina peut attaquer à chaque instant. Je sais que c’est important pour toi de t’assurer qu’Alcorak soit prêt à combattre. Mais dis-toi que tu ne peux pas tout faire tout seul. Regarde-toi ! Tu dis que tu n’as pas réussi à dormir cette nuit … et c’est tout juste si tu arrives à tenir debout.

- Pas la peine de me sermonner. J’ai compris et je dois reconnaître que tu as raison. Je veux trop en faire … et maintenant qu’on en parle, je me rends compte que je n’ai pas pris la meilleure décision …

- Je ne te demande pas de passer tout ton temps avec moi parce que je sais que tu as beaucoup à faire. Seulement, je voudrais que tu prennes le temps de te reposer parce que tu en as vraiment besoin, même si tu penses le contraire.

Il se passa la main sur la nuque et acquiesça.

- Allez, file. Essaie de dormir un peu. Fais-le pour moi, je te le demande … dit-elle en prenant ses deux mains dans les siennes.

- J’irai … mais pas maintenant. Laisse-moi juste le temps de prendre une douche, de me changer et d’avaler quelque chose. Dès que j’aurai terminé, on ira faire un tour rien que toi et moi. Pas forcément en moto, mais au moins pour essayer de se changer les idées. Ça nous permettra aussi d’avoir un peu de temps pour nous …

- Très bien. Alors fais vite ! Je t’attends en bas !

Le jeune homme entra dans sa chambre et en ressortit quelques minutes plus tard, ayant troqué ses vêtements habituels pour un polo blanc orné de deux rayures vertes et bleu nuit, un jean noir et une paire de baskets blanches toutes neuves. Il se passa la main dans ses cheveux encore humides et prit ensuite la direction de la salle de détente, pensant y retrouver non seulement Phénicia, mais également Procyon et Actarus.

Le prince avait effectivement quitté la salle des commandes pour s’accorder quelques instants de repos et s’informer en lisant le journal du jour. De son côté, le scientifique avait délaissé son uniforme gris pour un costume bleu nuit du meilleur goût et regardait le paysage à travers la vitre blindée, une tasse de café à la main. Il se retourna en entendant le bruit de la porte et esquissa un sourire en apercevant Alcor.

- Bonjour tout le monde ! lança-t-il.

- Bonjour Alcor. J’avoue être surpris de te voir en aussi bonne forme ce matin. Tu as passé beaucoup de temps à l’atelier cette nuit, paraît-il.

Le jeune homme opina et jeta un bref regard à Phénicia qui lui répondit en tirant la langue.

- Je n’arrivais pas à dormir, professeur. Seulement, avec le recul, je ne pense pas avoir fait le meilleur choix … répondit-il en se servant une tasse de café.

- Quoi qu’il en soit, tu as fait un excellent travail. Ton appareil est opérationnel et il ne te reste plus qu’à faire tes essais en vol.

- Tu vois ? Tu t’inquiétais pour rien … fit Phénicia en l’embrassant sur la joue gauche.

- C’est rassurant. Au moins ça me prouve que j’ai pas travaillé pour rien !

- Tu n’as aucune raison de minimiser tes mérites. Même si nos ingénieurs et techniciens t’ont bien aidé dans cette tâche, tu n’en as pas moins accompli une grande partie de ce travail seul.

- Vous savez, j’ai juste essayé de faire de mon mieux … répondit-il en se frottant la nuque pour masquer sa gêne.

- Peut-être, oui. Mais cela me confirme que j’ai fait le bon choix, conclut le scientifique en esquissant un léger sourire.

Alcor baissa brièvement les yeux avant de se ressaisir une autre tasse. Il avait parfaitement compris où Procyon voulait en venir, contrairement à Actarus qui réagit immédiatement.

- Père, à quoi fais-tu allusion ?

- Oh c’est vrai, Actarus. Tu n’es pas au courant.

Procyon termina sa tasse de café et la déposa sur son bureau avant de poursuivre.

- Peu de temps avant que vous ne partez toi et Phénicia, Alcor et moi avons eu une petite conversation des plus instructives.

- Et de quoi avez-vous parlé, professeur ? demanda Phénicia avec curiosité.

- Essentiellement du rôle que tiendra Alcor dans l’organigramme du Centre dans un avenir plus ou moins proche. Comme vous le savez, il a conçu et mis au point de nouveaux équipements destinés à assurer sa protection. Je lui ai également demandé de superviser certains dossiers particuliers sans aucun rapport avec son fonctionnement.

- Je comprends. D’une certaine façon, Alcor est devenu ton bras doit.

- Je pense qu’on peut résumer les choses de cette façon, fit ce dernier, faussement modeste.

- Malheureusement, nous n’avions pas envisagé qu’une nouvelle guerre éclaterait si peu de temps après la précédente.

- Personne ne pouvait prévoir ce qui allait se passer, répondit Actarus en se levant de son siège. Nous étions tous persuadés que la mort du Grand Stratéguerre mettrait un terme aux exactions de la Division Ruine et permettrait ainsi aux mondes conquis de se libérer du joug de l’occupant …

- Oui je sais. Et c’est justement pour préserver et maintenir la paix sur notre planète que nous devons tout mettre en œuvre pour empêcher Végalina et ses troupes de mettre à exécution leurs sinistres projets. Si nous y parvenons, nous pourrons ensuite envisager l’avenir plus sereinement.

Il poursuivit.

- Si tout se passe comme nous l’espérons, bien des choses changeront lorsque tout sera fini, Actarus. Je sais que toi, Vénusia et votre bébé repartirez sur Euphor. Ta place est là-bas et je sais qu’il vous reste encore beaucoup à faire pour qu’elle redevienne la planète que tu as toujours connue …

- Je sais, père. Il ne se passe pas un jour sans que j’y pense, même si je dois reconnaître que j’ai également d’autres préoccupations en tête pour l’instant …

- C’est en rapport avec Vénusia et le bébé ? demanda Alcor.

- En partie. Je sais que notre combat contre Végalina et les siens est loin d’être fini et il nous faudra certainement lutter de toutes nos forces pour l’emporter. Mais je ne te cache pas qu’ils occupent le plus clair de mes pensées.

- C’est normal, tu sais. A ta place, je pense que je réagirais de la même façon que toi.

Procyon se servit une nouvelle tasse de café avant de reprendre la parole.

- Tu ne seras pas le seul à partir. En admettant qu’il l’accepte, le rôle que tiendra Alcor dans l’avenir sera bien plus étendu qu’il ne l’est actuellement.

- Si je comprends bien, tu comptes prendre du recul et laisser à Alcor la direction du Centre ?

- Oui c’est ça. Toutefois, au vu des évènements actuels, je ne suis pas sûr que ce projet demeure d’actualité. De plus, je sais que tes sentiments envers Phénicia sont tout aussi forts que ceux qui unissent Vénusia et Actarus, dit-il en se tournant vers le jeune homme.

- Ne vous inquiétez pas pour ça, professeur. Pour tout vous dire, Phénicia et moi en avons déjà discuté.

- C’est vrai, professeur. Alcor a raison, ajouta la jeune fille en se tournant vers son frère, visiblement émue.

- Lorsque nous sommes repartis pour Euphor, je savais que ma place était là-bas et que mon devoir était de t’aider à la reconstruire pour en refaire la planète heureuse où nous avons grandi. J’aurais été égoïste de te laisser accomplir cette tâche tout seul …

- Nous avons souvent évoqué ce sujet, petite sœur. Je t’ai toujours dit que ton bonheur passait avant tout.

- Oui. Je sais que si je décidais de repartir avec toi, Vénusia et le bébé, Alcor nous aurait accompagnés. Je le sais. Il me l’a dit. Seulement, il m’a demandé de rester … et j’ai accepté. Je ne veux plus qu’on soit séparés. J’espère que tu me comprends …

- Elle a raison. Je ne vais pas te raconter d’histoires, Actarus. C’est vrai que Phénicia m’a beaucoup manqué. Et maintenant qu’elle est revenue, je n’ai aucune envie de la voir repartir. Je sais que le professeur compte sur moi pour prendre la relève, mais ce que je ressens pour elle est plus important que tout le reste. Je sais pas quoi dire d’autre.

- Voilà qui a le mérite d’être clair, réagit Procyon. Nous savons à présent de quoi notre avenir à tous sera fait …

Actarus acquiesça avant de se tourner vers son père adoptif.

- Mais père, que feras-tu ensuite ?

- Rassure-toi, mon fils. Je ne partirai pas du jour au lendemain. La transition se fera en douceur. A vrai dire, j’ai reçu une offre de la Défense Nationale qui m’a proposé un poste à responsabilité peu après votre départ. Je n’y ai pas donné suite. Je suis un scientifique et pas un politicien.

Il marqua un temps, puis poursuivit.

- Comme tu le sais, j’ai créé ce Centre pour tenter de percer, comme tant d’autres avant moi, l’énigme que pose l’univers spatial à chacun d’entre nous. Seulement, ce qu’il est devenu ne me permettra sans doute jamais de réaliser ce rêve que je caresse depuis mon enfance et qui ne m’a jamais quitté. J’ignore si j’y parviendrai un jour … mais je voudrais au moins essayer … pour ne pas avoir de regrets.

Il s’interrompit et les regarda, non sans une certaine émotion.

- Mon départ ne m’empêchera pas d’avoir une pensée pour vous tous le moment venu. Je sais qu’avec toi aux commandes, le Centre sera entre de bonnes mains, Alcor. De plus, Phénicia sera à tes côtés pour t’assister et te soutenir dans les moments difficiles. On dit souvent que l’amour peut déplacer des montagnes … et le vôtre vous permettra de surmonter tous les obstacles que vous pourrez rencontrer sur votre chemin …

Alcor acquiesça. Phénicia, qui se tenait désormais à ses côtés, le tenait par la main.

- Je ne vois pas les choses autrement te concernant, Actarus. Je t’ai dit à plusieurs reprises que tu es le fils que je n’ai jamais eu et que j’aurais tant souhaité avoir si j’en avais eu l’opportunité. Je ne l’aurais pas aimé davantage, sois-en sûr.

- Oui père. Je me souviens encore du moment où tu as prononcé ces mots pour la première fois. J’ignorais tout de ce monde qui ressemblait tant à celui que j’avais perdu … mais ce que j’y ai trouvé a dépassé toutes mes espérances. Et si je suis devenu celui que je suis aujourd’hui, c’est aussi grâce à toi … et je ne te remercierai jamais assez pour cela.

- Une vie heureuse vous attend sur Euphor, toi, Vénusia et l’enfant à venir. J’espère que vous profiterez pleinement de ces moments de bonheur qui s’annoncent.

Le silence s’installa dans la pièce. L’atmosphère était chargée en émotion. Tout cela changea pourtant rapidement lorsque le signal d’alarme retentit. Alcor fut le plus prompt à réagir et se rua vers la salle des commandes en entraînant Phénicia, Actarus et Procyon dans son sillage. A peine y était-il entré qu’il prît place derrière le pupitre où officiait habituellement Argoli.

- Je crois qu’on va avoir de la visite ! Je capte plusieurs échos sur le scope radar !

- Est-ce qu’ils se dirigent vers nous ? demanda Procyon, anxieux.

- Pour une fois, on dirait qu’ils n’en ont pas après nous, professeur. Est-ce que vous pouvez essayer d’obtenir une image sur grand écran ?

Le scientifique s’exécuta aussitôt. Très vite, les images de l’escadrille menée par Végalina apparurent.

- Bon sang. C’est une escadrille de navettes !

- Alcor, est-ce que tu as remarqué quelque chose d’autre ? demanda Actarus, inquiet.

- La seule chose que je puisse te dire, c’est qu’ils suivent une trajectoire en ligne droite vers le point 015.

- Dans les parages du cercle arctique, observa Procyon. Je me demande ce que ces engins vont faire dans ce secteur …

- Père, penses-tu qu’elle puisse faire route vers la base que nous avons détruite ?

- Ça n’est pas impossible. Cependant, je ne comprends pas pourquoi Végalina et ses troupes prendraient le risque de s’y rendre …

- Peut-être pour la remettre en état ? demanda Phénicia, perplexe.

- J’en doute. Nous avons affaire à des navettes de combat et pas à des vaisseaux destinés au transport de troupes ou de matériaux. Pour reconstruire une installation de cette importance, je pense qu’ils s’y seraient pris autrement … et plus discrètement.

- Au lieu de nager dans les suppositions, on pourrait peut-être aller voir sur place ce qu’il en est ? fit Alcor, visiblement impatient d’en découdre.

- Oui, Alcor. Prends Vénusiak et décolle au plus vite.

- Bien professeur, répondit-il.

- Attends-moi Alcor, je viens aussi ! ajouta Phénicia.

- Dans ce cas, prends Vénusiak et pars devant, Phénicia. Je te rejoins avec Alcorak.

- Ce serait de la folie, Alcor. Tu n’as pas encore fait tes essais en vol. Rien ne dit que ton appareil supportera les conditions climatiques qui règnent là-bas !

- C’est ce qu’on verra, professeur. A tout à l’heure !

Tous deux quittèrent la pièce en courant. Si Phénicia prit la direction de la salle des départs pour rejoindre son appareil, Alcor descendit directement dans l’atelier sans prendre la peine de récupérer sa tenue de pilote et son casque. Il avait une mission à accomplir et rien ne le détournerait de son objectif.

Lorsqu’il y pénétra, il constata que la partie arrière du fuselage du spacer censée protéger les propulseurs n’avait pas été remontée. « Tant pis … on s’en passera ! », songea-t-il en grimpant sur la plate-forme surélevée pour s’installer à bord. Il prit place sur son siège et tira vers lui le levier situé à sa droite et qui actionnait les rétrofusées placées sous les ailes de sa machine. Celles-ci entrèrent instantanément en action, permettant ainsi à Alcorak de s’élever progressivement à une allure modérée jusqu’à se retrouver à l’air libre devant la rampe de lancement.

D’un geste précis, son pilote appuya sur les deux pédales placées sous ses pieds et activa la post-combustion. Le nez et les ailes du spacer blanc et rouge se relevèrent et reprirent leur position habituelle tandis que les réacteurs auxiliaires commencèrent à délivrer toute la puissance dont ils disposaient. Alcor n’utiliserait ses propulseurs principaux qu’en cas de besoin.

- « Alcorak … GO !!! »

Alcorak prit de la vitesse avant de disparaître à l’horizon. Direction : plein nord.




FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 A_suiv10

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMer 28 Fév 2018 - 14:32

La futur rencontre entre Végalina et Ezequios promet d'être explosive , je ne donne pas cher de la vie de ce dernier. Wink
Le mieux serait qu'ils s’entretuent. Wink On peut toujours espérer. Very Happy  

Quant à l'avenir de tous nos héros, il semble que tout soit déjà décidé, encore faut-il mettre fin à cette foutue nouvelle guerre.

Merci pour cette suite Kimi_san.
Revenir en haut Aller en bas
Perosia

Perosia

Messages : 477
Date d'inscription : 05/09/2017
Age : 50
Localisation : Cologne (Allemagne)

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeVen 2 Mar 2018 - 13:44

Kimi a écrit:
- J’en suis consciente, mais je ne peux pas faire autrement. J’ai commis une erreur en l’envoyant sur Akérèbe. C’est à moi de la réparer. Moi et personne d’autre. Rien ne doit nous détourner de notre objectif premier … et ce misérable rebut représente une menace que nous devons éradiquer.

Vas-y Végalina !! Quand elle s’y met..vaut mieux pas être sur son chemin  affraid  affraid

j’attends avec impatience la suite entre eux deux !  bounce  bounce

Est-ce qu’elle va croiser le chemin de sa mère à cette occasion ?  scratch  scratch

Kimi a écrit:
Surpris par sa requête, Mizar et Rigel accédèrent rapidement à sa demande et ne se firent guère briller pour l’accompagner
Prier ?

Kimi a écrit:
les dix navettes « Mark III » qui prendraient part à l’opération

Elle met les moyens !

Kimi a écrit:
- Je comprends. D’une certaine façon, Alcor est devenu ton bras doit.

Alcor prend du grade !!

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 2526988808  Il le mérite amplement

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 3352874800 Félicitations vieux frère

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 2593917539  Oh ...mais je ne suis qu'un parmi d'autres...

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 517954911 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1706371011   Et modeste avec cela...


Kimi a écrit:
- Oui. Je sais que si je décidais de repartir avec toi, Vénusia et le bébé, Alcor nous aurait accompagnés. Je le sais. Il me l’a dit. Seulement, il m’a demandé de rester … et j’ai accepté. Je ne veux plus qu’on soit séparés. J’espère que tu me comprends …

Ils arrivent à faire des projets malgré la situation ? Cela change du DA ! Un couple sur Euphor et un sur Terre.

Hikaru a écrit:
Quant à l'avenir de tous nos héros, il semble que tout soit déjà décidé, encore faut-il mettre fin à cette foutue nouvelle guerre.

Tout est dit!!
Revenir en haut Aller en bas
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 4 Mar 2018 - 10:46

Citation :
La futur rencontre entre Végalina et Ezequios promet d'être explosive , je ne donne pas cher de la vie de ce dernier.
Le mieux serait qu'ils s’entretuent. On peut toujours espérer.

tu as bien raison Hikaru ! Ezequios peut compter ses abattis What a Face

Allez les Aigles, au boulot !


Merci Kimi.
Revenir en haut Aller en bas
Gurendaizä

Gurendaizä

Messages : 10791
Date d'inscription : 29/10/2011
Age : 52
Localisation : A bord de Goldorak

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMer 7 Mar 2018 - 0:02

merci Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1752787198

_________________
Goldorak, Go !     グレンダイザー    Gurendaizä go ! 
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 20914310
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMer 7 Mar 2018 - 13:29

hikaru a écrit:
La futur rencontre entre Végalina et Ezequios promet d'être explosive , je ne donne pas cher de la vie de ce dernier. Wink

venusia45 a écrit:
tu as bien raison Hikaru ! Ezequios peut compter ses abattis  What a Face


=> Effectivement, ce sera explosif ! Dans la mesure où ils ne peuvent pas se supporter, il y en a un pour qui ça va mal se terminer ...

hikaru a écrit:
Le mieux serait qu'ils s’entretuent. Wink On peut toujours espérer. Very Happy

=> Ils se sont déjà accrochés par machines interposées précédemment ... Rebelote ?

hikaru a écrit:
Quant à l'avenir de tous nos héros, il semble que tout soit déjà décidé, encore faut-il mettre fin à cette foutue nouvelle guerre.

=> Ce sera plus facile à dire qu'à faire ... vu les nombreux rebondissements qui se profilent à l'horizon ...  Wink

Perosia a écrit:
Vas-y Végalina !! Quand elle s’y met..vaut mieux pas être sur son chemin  affraid  affraid

=> C'est le moins qu'on puisse dire ... et l'épisode #45 présentera une nouvelle facette du personnage (et pas forcément la meilleure).

Perosia a écrit:
j’attends avec impatience la suite entre eux deux !  bounce  bounce


=> Comme je l'ai indiqué plus haut, ça sera explosif !

Perosia a écrit:
Est-ce qu’elle va croiser le chemin de sa mère à cette occasion ?  scratch  scratch

=> Bonne question. Quoi qu'il en soit, jamais elles n'auront été aussi proches ...

Perosia a écrit:
Prier ?

=> Sombre idiot que je suis. C'est corrigé !

Perosia a écrit:
Ils arrivent à faire des projets malgré la situation ? Cela change du DA ! Un couple sur Euphor et un sur Terre.

=> Ce ne sont que des projets ... et rien ne dit qu'ils deviendront une réalité puisque cette guerre est encore loin d'être finie ...

venusia45 a écrit:
Allez les Aigles, au boulot !

=> Vont-ils peser sur la situation présente ? Peut-être ... ou pas !

hikaru a écrit:
Merci pour cette suite Kimi_san.

venusia45 a écrit:
Merci Kimi.

Gurendaizä a écrit:
merci Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 1752787198

=> You're welcome (as usual). L'épisode #45 arrive !

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
anterak 08

anterak 08

Messages : 11901
Date d'inscription : 16/05/2009
Age : 52

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeMer 7 Mar 2018 - 13:44

merci bien cheers
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeSam 24 Mar 2018 - 13:47

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Header11

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 045_du10




L’escadrille véghienne poursuivait son périple à grande vitesse. A bord de son intercepteur, Végalina tenait fermement ses leviers de commande mais n’avait, malgré tous ses efforts, pas réussi à retrouver son calme. Elle avait bien tenté de mettre ses sentiments personnels de côté comme n’importe quel soldat ou officier rattaché à la Division Ruine, mais elle n’y était pas parvenue. Elle s’était montrée trop clémente avec Ezequios et se disait qu’elle aurait dû l’abattre plutôt que de l’envoyer sur Akérèbe la Rouge. Elle maudissait cette faute et elle se devait de la réparer. C’est dans ce but qu’elle s’était lancée dans cette opération à l’issue incertaine. Si tout avait été fait pour lui permettre d’atteindre son objectif, elle commençait à se demander si Erea n’avait, au final, pas eu raison : ce n’était peut-être pas la meilleure façon de régler ce problème. En agissant de cette manière, elle avait outrepassé la règle de conduite qu’elle s’était fixée : réfléchir avant d’agir.

Tout en poursuivant sa route, elle se remémorait leurs derniers échanges. Il était si sûr de lui, si suffisant, si arrogant. En raison de sa position, il se croyait au-dessus des lois et méprisait la hiérarchie militaire. Végalina lui avait répondu en lui laissant un avertissement (sanglant) mais il n’en avait pas tenu compte, bien au contraire. Quelques minutes plus tard, les vestiges de la base polaire apparurent devant ses yeux. Elle fronça les sourcils et ne put s’empêcher de jurer à voix haute. « Vous avez eu de la chance jusqu’à présent … « professeur ». Mais je ne fais jamais la même erreur deux fois. Préparez-vous à mourir dans les minutes qui viennent … car cette fois, je n’aurai aucune pitié ! ». D’un geste ferme, elle baissa deux des interrupteurs placés sur son tableau de bord et s’adressa à ses troupes avec détermination.

- Ici le Commandant Végalina. Vous avez devant vous les restes de la base que nous avions précédemment construite sur Terre. Nous avons dû l’abandonner par la faute d’un de nos hommes qui a cru bon de jouer sa carte personnelle. Je veux que cette base soit détruite et que rien ne reste debout ! Suis-je claire ?

- Oui Commandant ! répondirent-ils en s’adressant à elle comme un seul homme.

L’appareil de la jeune femme quitta la formation et prit de l’altitude, laissant ainsi le champ libre à ses hommes. Ils suivraient ses directives à la lettre et détruiraient sans ce qui avait été la première base d’opération de la Division Ruine. D’autres seraient venues ensuite.

Quelques centaines de kilomètres plus au sud, Phénicia et Alcor volaient à basse altitude en maintenant une vitesse constante. En dépit d’une légère perte de puissance constatée sur ses propulseurs principaux, le jeune homme n’avait eu aucun mal à rattraper son équipière, pourtant partie quelques minutes avant lui. S’il ne le montrait pas, il avait cependant toutes les raisons d’être satisfait puisque sa machine se comportait exactement comme il le voulait.

Les deux Aigles ne disaient pas le moindre mot. La présence de cette escadrille suscitait bien des interrogations. N’y tenant plus, Phénicia décida de le contacter par radio.

- Qu’est-ce qu’ils fichent là, à ton avis ?

- Je n’en ai pas la moindre idée. En tout cas, je suis sûr que le professeur et Actarus ne se sont pas trompés. C’est peut-être un simple vol de reconnaissance … mais ça peut tout aussi bien cacher quelque chose d’autre.

- Je ne vois pas ce que ça peut être. Il ne reste presque plus rien de cette base … et je doute qu’elle puisse encore servir à quelque chose …

- De toute façon, avec eux il faut s’attendre à tout. Peut-être que Végalina et ses hommes ont décidé de finir le travail qu’on a commencé, histoire de ne laisser aucune trace de leur passage …

- Tu as peut-être raison … répondit la jeune fille, perplexe.

- De toute façon, on le saura bientôt. Avec un peu de chance, on devrait y être d’ici une heure.

De leur côté, les pilotes de l’escadrille ne faisaient pas dans la dentelle. La banquise avait cédé sous l’effet des tirs de laser et la quasi-totalité du premier niveau avait été détruite. En effet, plusieurs débris et sections de l’ossature métallique de la base flottaient à présent à la surface des eaux. Les missiles tirés via les équipements placés sous le blindage inférieur des navettes avaient atteint leur cible avec une implacable précision. Le dépôt de munitions du deuxième niveau avait explosé, déchiquetant plusieurs cloisons et portes étanches, permettant ainsi à l’eau glacée d’inonder les niveaux souterrains encore intacts. Les différents équipements électriques et électroniques encore en place qui en assuraient la protection avaient grillé les uns après les autres. Dans le premier des deux ateliers de conception, Ezequios, toujours au travail, ne se souciait guère de la gravité de la situation. Il en fut tout autrement quelques secondes plus tard lorsqu’une explosion plus violente que les autres se fit entendre.

Le doute n’était plus permis : la base était attaquée. Or, seules les troupes de Végalina et les pilotes de la Patrouille des Aigles en connaissaient l’existence. Qui était l’agresseur ? Et pourquoi s’en prenait-il à cette structure supposément abandonnée ? Il n’avait pas la réponse et il s’en fichait … contrairement à Eraska qui avait rapidement mesuré la gravité de la situation.

Si sa vision des choses était partiellement erronée, il était certain que cette attaque était en rapport avec leur évasion. Pour lui, tout était clair : le Grand Stratéguerre avait envoyé la Division Ruine à leurs trousses pour le réduire, lui et Cydonia, au silence. Ce qu’il craignait était en train de se produire et il lui fallait impérativement trouver un moyen d’échapper au destin qui les attendait. Il prit la main de Cydonia dans la sienne et l’incita à se lever, ce qu’elle fit sans poser de question. Tous deux quittèrent la pièce où ils se trouvaient pour rejoindre l’atelier où devait encore se trouver celui qui leur avait sauvé la vie. En y pénétrant, ils constatèrent que le scientifique, toujours penché sur sa table de travail, restait étonnamment serein.

- Nous sommes attaqués par la Division Ruine ! Si nous voulons rester en vie, nous devons quitter cet endroit au plus vite ! Dépêchez-vous !

- La Division Ruine ? Vraiment ? C’est bien ce que j’avais supposé … répondit-il sans même le regarder.

- Vous ne comprenez donc pas la gravité de la situation ? Si ces hommes nous trouvent, ils nous tueront !

- Soyez sans crainte … je n’ai nullement l’intention de mourir. Ce que je dois accomplir est bien trop important …

- Rien n’est plus important que de rester en vie !

Ezequios ne répondit pas et esquissa un sourire démoniaque. Il se leva lentement et se saisit brusquement du pistolet-laser qui se trouvait sur sa table de travail avant de le pointer dans leur direction. Ses yeux étaient injectés de sang et il ne semblait plus avoir toute sa tête.

Eraska recula d’un pas tout en essayant de protéger Cydonia. Il n’aurait jamais imaginé que celui qui leur avait sauvé la vie sur Akérèbe la Rouge avait désormais l’intention de la leur ôter.

- Arrêtez ! Vous êtes complètement fou !

- Je ne suis pas fou. Et je ne mourrai pas … contrairement à vous.

- Pourquoi vous en prendre à nous ? Nous ne sommes pas vos ennemis !

- Je n’ai aucune explication à vous donner. De toute façon, peu importe la façon dont vous mourrez. J’ai bien réfléchi … et j’ai finalement réalisé que votre présence constituait un danger pour moi et pour ce que j’ai l’intention de mettre en œuvre. Vous pouvez d’ores et déjà faire vos prières …

Il pressa la détente et le blessa à la jambe droite. Il n’aurait cependant pas le temps de l’achever : plusieurs plaques de métal se détachèrent du plafond et s’écrasèrent au sol, ne le manquant que de quelques mètres. Il se releva avec peine et tira à deux autres reprises dans leur direction sans les atteindre. Les deux fugitifs quittèrent l’atelier en courant. Il fallait fuir et vite.

Plus question cependant de compter sur l’appareil qui les avait transportés jusqu’ici et qui avait sûrement déjà été détruit. D’autres dalles métalliques du faux-plafond tombèrent et les murs blindés commencèrent à se lézarder. Les premières voies d’eau apparurent quelques secondes seulement après leur passage. Ils descendirent avec peine l’escalier pour se retrouver dans le quatrième niveau souterrain qui n’avait, pour l’instant du moins, subi aucun dommage. C’est à cet instant que Cydonia chuta lourdement. Elle était épuisée et n’avait plus la force de continuer.

- C’est trop tard, maintenant. Je ne pourrai pas faire un pas de plus. Partez et essayez de vous échapper …

- C’est impossible. Je ne peux pas vous laisser ici. Vous risquez d’être tuée par tous ces gravats qui sont en train de s’abattre sur nous … et n’oubliez pas que ce fou qui a essayé de nous supprimer s’est peut-être lancé à notre poursuite !

- Je n’ai plus la force de continuer. Vous avez déjà tant fait pour moi … et j’aurai au moins la satisfaction de mourir en sachant qui je suis vraiment. C’est une belle récompense …

- Ne renoncez pas aussi facilement, je vous en prie. Venez …

Il posa un genou à terre et l’aida à se relever. Elle le regarda fixement, incapable de croire qu’il faisait tout cela pour elle. Ils poursuivirent leur route à travers les multiples couloirs pour finalement se retrouver devant une épaisse porte automatique qui donnait sur ce qui semblait être un hangar. Il déposa délicatement Cydonia au sol et pressa, sans grande conviction, le bouton circulaire qui en assurait l’ouverture. Dans un grondement sourd, la porte s’ouvrit. Il pénétra à l’intérieur et y demeura quelques instants avant de faire demi-tour pour récupérer sa compagne d’infortune qui avait entretemps perdu connaissance. La porte se referma peu de temps après leur passage.

Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’il ne réussisse à se relever en prenant appui sur le mur contre lequel il s’était précédemment adossé. Son visage changea d’expression lorsqu’il sentir sous ses doigts ce qui ressemblait à un interrupteur. Il l’abaissa, ce qui eut pour effet d’allumer les multiples néons bleutés fixés au plafond. Son regard se posa sur le vaisseau qui se trouvait devant lui. Avec ses ailerons latéraux, ses deux réacteurs surplombés par deux gouvernes de direction triangulaires légèrement recourbées, il n’était pas sans rappeler, par certains aspects, les navettes « Mark II » utilisées par les Commandos Ruine. Le vieil homme poussa un soupir de soulagement : cet engin pourrait leur permettre de s’échapper. Mais serait-il en mesure de le mettre en marche, puis de le piloter ? Rien n’était moins sûr.

Il escalada le fuselage et ouvrit la trappe qui permettait d’accéder au poste de pilotage, prévu pour transporter deux personnes. Une fois installé sur le siège dévolu au pilote, il observa avec attention les différents instruments de navigation, l’écran de l’ordinateur de bord et les leviers de commande qui se trouvaient juste devant lui. Il s’en empara et les manipula lentement tout en effleurant du bout des doigts les interrupteurs placés sur sa gauche. Il ressentir à cet instant, une étrange sensation : cet environnement lui semblait familier et ses gestes ne laissaient guère de place au doute. Ce n’était pas la première fois qu’il se trouvait à bord de ce genre d’appareil. Il en avait déjà piloté de semblables par le passé. Il en avait la certitude. Il relâcha les deux leviers et regarda ses mains. « Je … je me souviens. Je me rappelle … », murmura-t-il.

Sans rien dire, il quitta son cockpit et descendit du vaisseau avant de se saisir délicatement du corps inerte de Cydonia avant de refaire le chemin inverse. Il prit de multiples précautions pour l’installer sur le siège passager et boucla le harnais de sécurité avant de prendre place sur celui du pilote. Il regarda de nouveau le tableau de bord et actionna plusieurs interrupteurs pour allumer les deux réacteurs de l’appareil. Malheureusement pour lui, rien ne vint. Il recommença l’opération à plusieurs reprises, mais sans succès. « Je ne comprends pas … que se passe-t-il ? » se demanda-t-il en consultant les données contenues dans l’ordinateur de bord. Il s’écoula plusieurs minutes avant que l’ancien officier ne finisse par trouver l’origine du problème. « Voilà qui ne va pas arranger nos affaires … Si je ne trouve pas de solution, nous ne pourrons jamais quitter cet endroit … ».

Plus haut, en surface, le bombardement avait cessé. Végalina effectua un passage à basse altitude avant de poser son intercepteur à quelques mètres de ce qui restait de l’ancien relais de communication. Elle quitta son appareil et s’engouffra dans ce qu’elle pensait être le point d’accès le plus sûr pour accéder aux restes du vaisseau sans se soucier ni des débris qui se trouvaient sur sa route, ni de l’eau glacée. Elle et ses hommes n’avaient d’ailleurs rien à craindre de ce côté puisque leurs uniformes étaient doublés par une fine couche de matière synthétique leur permettant de supporter des températures extrêmes. Les dix membres de l’escadrille lui emboitèrent le pas. Si Ezequios se trouvait réellement à l’intérieur, il lui fallait absolument le retrouver. « Peu importe la méthode … seul compte le résultat », dit-elle en ouvrant l’une des portes blindées qui donnait sur l’un des couloirs qui parcouraient le quatrième niveau souterrain. Le dernier soldat referma immédiatement l’accès après son passage.

Quelques minutes plus tard, elle pénétra dans le premier atelier qui n’avait plus d’atelier que le nom. Tout n’était que chaos. Le sol était jonché de débris. Il n’y avait plus de faux-plafond et les murs pourtant blindés comportaient de multiples fissures qui semblaient s’élargir au fil des minutes. Tout pouvait s’effondrer d’un moment à l’autre et elle le savait. Malgré cela, elle poursuivit sa route en direction du deuxième atelier en jetant de fréquents regards sur sa droite, puis sur sa gauche, espérant trouver un indice susceptible de la mettre sur la piste de son ennemi. « Je suis sûre qu’il n’est pas loin … » pensa-t-elle. Elle avait raison.

Retranché derrière une pile de caisses métalliques blanches frappées du symbole de la Division Ruine, il regarda attentivement les membres du commando se déployer aux quatre coins de l’atelier. C’était là leur tactique habituelle et il se disait qu’il pourrait néanmoins leur échapper sans trop de difficultés en se repliant dans l’atelier voisin. Il recula de deux pas et constata la présence de Végalina. Un sourire diabolique se dessina sur son visage : elle était venue à lui. Il ne s’y attendait pas et ce n’était pas pour lui déplaire. « C’est encore plus beau que je ne l’avais imaginé … », dit-il en dégainant son arme avant de régler l’intensité du laser sur la puissance maximale. Il la considéra avec attention et finit par pointer son pistolet dans sa direction. Il était condamné à réussir : il était loin d’être un tireur d’élite et elle lui était clairement supérieure sur ce terrain. S’il la manquait, elle répliquerait aussitôt et il le savait. « C’est le moment ! Adieu … « Commandant ! » dit-il en pressant la détente.

Le coup partit et atteignit Végalina à l’épaule. La jeune femme grimaça et posa un genou à terre en se tenant l’épaule. Personne ne lui vînt en aide : dès qu’ils entendirent la détonation, tous les soldats se mirent à la recherche du tireur. Celui-ci déchargea à deux autres reprises sans toucher sa cible. Ce fut sa dernière action puisqu’un tir de laser précis lui transperça littéralement les deux mains, lui faisant ainsi lâcher son arme dans un hurlement bestial. Il tomba à genoux, vaincu par la douleur, et se retrouva rapidement encerclé. Le premier officier lui écrasa les mains pour l’immobiliser tout en se tournant vers Végalina. « Nous le tenons, Commandant ! ». La jeune femme sourit et se releva pour les rejoindre. Sa blessure ne l’empêcherait pas de faire ce qu’elle estimait devoir faire …

Le groupe se sépara dès son arrivée. Son ennemi était là, devant elle, les mains en sang et la tête basse, conscient d’avoir laissé passer sa chance. Elle le regarda avec dégoût avant de lui asséner un coup de pied au visage qui l’envoya au sol. Il tenta désespérément de se relever, mais n’y parvint pas. Pourtant, dans son esprit dérangé, tout n’était pas encore perdu. Il finirait par trouver un moyen de prendre l’avantage. Et s’il devait mourir, il ne mourrait pas seul.

- Vous êtes plein de ressources, « professeur ». Je crois que je vous ai sous-estimé.

- Vous êtes toujours trop sûre de vous, « Commandant ». Vous pensiez vous être débarrassé de moi en m’envoyant sur Akérèbe … mais je suis toujours vivant !

- Vous l’êtes … pour le moment, du moins.

- Si l’un de nous doit mourir, ce ne sera pas moi, « Commandant ». Je vous en fais le serment.

Végalina posa un genou à terre et se saisit de sa jambe droite avant de la tordre de toutes ses forces, faisant ainsi sauter la protection magnétique intégrée à sa combinaison. Elle entendit à cet instant un craquement qui la fit sourire : la prothèse mise au point par Ezequios pour protéger son genou blessé avait cédé, ce qui le fit hurler de douleur.

- Ça ne doit pas être très agréable de souffrir de cette façon, « professeur ». Rassurez-vous, ce n’est rien à côté de ce qui vous attend.

- Qu’importe ! Même si vous êtes la fille du Grand Stratéguerre, jamais je ne vous ferai le plaisir d’implorer votre clémence … bien au contraire !

Surpris par cette révélation inattendue, tous les regards convergèrent vers la jeune femme qui répondit aussitôt à ses hommes et de la même manière : le fait qu’elle soit la fille de celui qui s’était en son temps auto-proclamé « Maître de l’Univers » n’avait aucun impact sur la situation présente. Elle était avant tout leur officier supérieur. Rien d’autre ne comptait.

- Ça n’a aucune importance. Je connais non seulement votre mépris envers nos hommes et la hiérarchie militaire en général, mais aussi envers les femmes qui ne sont pour vous que des « sous-êtres » …

- Exactement ! Comme toutes les femmes, vous êtes faible et répugnante … et ne méritez que la mort. Un jour viendra où je mettrai définitivement un terme à votre misérable existence ! Souvenez-vous de mes paroles ! répondit-il avec mépris.

Piqué au vif, l’un des officiers dégaina son arme pour l’abattre mais Végalina lui intima l’ordre de s’arrêter. Elle saisit Ezequios au collet et le plaqua contre le mur. Ses yeux noirs se teintèrent progressivement de rouge.

- Même blessé, vous êtes encore bien sûr de vous … Êtes-vous vraiment certain de pouvoir me vaincre dans un combat à mort et sans armes ?

- Mon handicap ne m’empêchera pas d’en finir avec vous le moment venu. Ce n’est qu’une question de temps !

- Soit. J’accepte votre proposition. Et puisque vous êtes visiblement sûr de votre victoire, nous allons régler cette petite affaire non pas en petit comité, mais devant TOUTES nos troupes. Cela vous convient-il ?

- Vous venez de signer votre arrêt de mort, « Commandant » ! Vous ne savez pas de quoi je suis capable !

Végalina se tourna vers le premier officier qui se tenait à ses côtés et qui avait toujours son pistolet-laser en main.

- Transportez notre cher professeur jusqu’à mon appareil et enfermez-le dans la soute en veillant à ce qu’il ne soit pas trop mal installé. Je tiens à ce qu’il soit en pleine forme pour la suite des évènements …

- A vos ordres Commandant.

Il le regarda avec dégoût et tira à deux reprises pour le pousser à se relever. Le groupe quitta l’atelier de conception pour rejoindre la surface et leurs appareils respectifs. C’est à ce moment qu’Alcorak et Vénusiak apparurent. Végalina jeta un bref coup d’œil dans leur direction avant de prendre place dans le poste de pilotage de son intercepteur. « J’aurais dû m’en douter … », pensa-t-elle en tirant vers elle ses leviers de commande.

- Les voilà ! cria Alcor.

- J’ai vu, répondit Phénicia. Suis-moi, on va leur régler leur compte !

Végalina décolla la première, bien vite suivie par les autres navettes de l’escadrille. Les Aigles étaient cependant bien décidés à ne pas les laisser s’échapper. Bien qu’ayant constaté une légère perte de puissance sur ses propulseurs principaux, Alcor passa à l’action en pressant les gâchettes de ses leviers de commande.

- Toi, ça va être ta fête … « Missiles Alpha !!! »

Les missiles tirés par le spacer blanc et rouge manquèrent assez largement l’intercepteur de la jeune femme qui intima par radio à ses hommes de contre-attaquer, ce qu’ils firent immédiatement en tirant à plusieurs reprises sur leurs poursuivants. Phénicia répliqua aussitôt.

- « Missiles Oméga !!! »

Contrairement à ceux précédemment expédiés par Alcor, ses missiles détruisirent la navette de tête. Elle poursuivit sur sa lancée et répéta l’opération quelques instants plus tard … pour un résultat identique.

- Bravo Phénicia ! A moi maintenant ! « Victorang !!! »

Les deux lames qui jaillirent des deux ailes d’Alcorak firent exploser deux navettes avant de se rejoindre pour en détruire une troisième. Les engins survivants changèrent brutalement de trajectoire pour faire demi-tour en prenant progressivement de l’altitude. Phénicia se décida malgré tout de se lancer à leur poursuite.

- Vous ne vous échapperez pas comme ça … « Missiles Oméga !!! »

Les deux fusées manquèrent leur cible et explosèrent quelques secondes plus tard.

- Laisse-les filer, Phénicia.

- Je ne peux pas les laisser partir, quand même !

- Elles sont hors de portée et on ne pourra plus les rattraper, maintenant. Il vaut mieux faire demi-tour et explorer tout le secteur. De cette façon, on découvrira peut-être les raisons de leur présence ici …

- Comme tu voudras, soupira-t-elle. Je passe en immergation.

- Bien reçu. Prends des photos surtout. De mon côté, je vais survoler les alentours pour voir si je trouve quelque chose d’intéressant.

- Compris. A tout à l’heure !

Vénusiak replia ses ailes et plongea dans l’eau glacée sous le regard d’Alcor qui poursuivit sa route en volant à basse altitude au-dessus de la banquise. Dans le poste de pilotage, Phénicia déclencha quelques secondes plus tard son appareil photographique et commença à prendre quelques clichés. La structure métallique assurant l’ossature de la base s’était partiellement effondrée et plusieurs des piliers obliques censés assurer la stabilité de l’ancien vaisseau amiral s’étaient également rompus. Quant à l’appareil lui-même, il était désormais en piteux état : tous les joints de flexibilité avaient sauté et son blindage pourtant si résistant était fissuré de toutes parts. La jeune fille estima qu’il était bien trop risqué de s’aventurer jusque-là et décida de prendre d’autres photos à bonne distance avant de refaire surface une demi-heure plus tard.

- Alors, qu’est-ce que ça donne ?

- Rien de particulier, Alcor. Ce qui reste de la base risque de s’effondrer d’un moment à l’autre. Et toi ?

- J’ai fait plusieurs passages à basse altitude au-dessus des vestiges de la structure et je ne pense pas qu’il y ait encore quelque chose d’exploitable à l’intérieur. Il n’y a que des débris un peu partout et je n’ai rien remarqué de suspect aux alentours. Je crois qu’on en a assez vu, Phénicia. On rentre.

- Compris, « mon cher Alcor » !

Les deux spacers reprirent le chemin du retour. Trois heures s’écoulèrent entre leur départ et leur arrivée au Centre. Une fois posés, les deux Aigles regagnèrent la salle des commandes où Procyon, Actarus et Vénusia les attendaient.

- Alors ? Quelles sont vos impressions ? demanda Procyon d’un air inquisiteur.

- Honnêtement, je ne sais pas quoi penser de tout ça, professeur. Même en étant allé sur place, je suis bien incapable de vous dire pourquoi ils ont agi de cette façon … répondit Alcor en haussant les épaules.

- La base est presque entièrement détruite, ajouta Phénicia. Je suis passée en immergation et j’ai pris quelques photos. Peut-être qu’elles nous aideront à trouver quelque chose …

- Il y a autre chose, reprit-il. L’escadrille était en train de repartir quand on est arrivés. Ça veut dire qu’ils se sont posés à un moment donné pour chercher quelque chose qui devait se trouver à l’intérieur …

- Tu as peut-être raison, répondit Procyon. Reste à savoir ce qu’ils sont réellement venus chercher. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’équipements ou de matériaux susceptibles de les aider à concevoir de nouveaux antéraks. Si c’était réellement le cas, ils auraient utilisé d’autres appareils pour les récupérer.

- Je suis d’accord, père. Seulement, c’est là-bas que j’ai combattu pour la première fois ces nouveaux antéraks. Peut-être ont-ils été conçus et mis au point dans cette base ?

- Si je comprends bien, tu penses qu’ils sont revenus exprès pour récupérer les plans de ces engins et s’assurer qu’il n’en reste rien ? demanda Alcor, perplexe.

- Je pense que ce n’est pas impossible, fit Procyon. Ces engins sont différents de tous ceux que nous avons affrontés jusqu’à maintenant. Si ces documents recensent les solutions et les procédures techniques utilisées pour leur construction, leur mise au point ou leur maintenance, leur importance doit être considérable.

Actarus et Alcor acquiescèrent.

- C'est peut-être encore autre chose … fit Vénusia qui était jusque-là demeurée silencieuse.

- A quoi est-ce que tu penses ? demanda Alcor, visiblement intrigué.

- Quand j’étais là-bas, Végalina m’a dit qu’ils avaient fait des tests et des examens sur moi alors que j’étais encore inconsciente. C’est peut-être ça qu’ils sont venus chercher …

- Hmm. C’est une possibilité. Je n’ai pas besoin de te rappeler que ta physiologie et celle de l’enfant que tu portes n’a rien d’ordinaire, observa le scientifique avec inquiétude.

La jeune femme hocha la tête et se leva de son siège pour se blottir dans les bras d’Actarus, venu à sa rencontre.

- Si nous en sommes là, c’est à cause de moi. Même sans le vouloir, je vous mets en danger alors que vous avez risqué vos vies pour me tirer de cet enfer …

- Ne pense pas des choses pareilles. Tu n’as pas à te sentir responsable de quoi que ce soit, répondit Actarus en passant la main dans ses cheveux. Quoi qu’il arrive, je serai toujours là pour vous protéger.

- Actarus a raison. Tu n’es pour rien dans cette histoire, ajouta Alcor. Et il ne sera pas tout seul pour te protéger contre ces monstres. Je serai là. On sera tous là.

- Tu ne seras jamais toute seule. On est tous prêts à se battre jusqu’au bout pour les empêcher de te faire du mal, petite sœur, conclut Phénicia en lui adressant un regard qui se voulait rassurant.

La jeune femme esquissa à cet instant un léger sourire et regarda ses équipiers. Leur détermination ne faisait aucun doute. Ce qu’elle venait d’entendre avait, temporairement du moins, apaisé ses angoisses. Elle quitta la salle des commandes avec Actarus pour rejoindre sa chambre. Alcor et Phénicia leur emboitèrent le pas avant de quitter le Centre pour retourner au ranch. Il était temps pour d’aller se restaurer … et ils étaient également bien décidés par la suite à partager quelques moments d’intimité à l’abri des regards.

De son côté, Actarus avait aidé sa compagne à s’installer sur son lit. Elle se sentait mieux et il l’avait compris. Il la regarda avec tendresse et l’embrassa sur le front.

- Tout ce que tu as entendu ne doit pas te déstabiliser Vénusia. Sois tranquille, nous serons tous là pour te protéger et veiller sur toi.

- Je le sais. Même si je me sens mieux maintenant, je ne peux pas m’empêcher de repenser à ce qui s’est passé là-bas et à tous ces examens qu’ils m’auraient fait passer alors que j’étais encore inconsciente …

- Je comprends que cela puisse te perturber. Végalina est capable de tout, nous le savons tous les deux. Pour l’instant, tu ne dois songer qu’à te reposer. Je repasserai te voir tout à l’heure et je resterai aussi longtemps que je le pourrai.

Vénusia acquiesça et sourit. Ils s’embrassèrent longuement avant qu’Actarus ne quitte la chambre pour rejoindre le hangar de Goldorak. L’attitude de Végalina à leur égard avait quelque chose de troublant. Elle savait pertinemment que sa machine était endommagée et elle aurait pu en profiter pour l’attaquer sans qu’il ne puisse se défendre. Elle ne l’avait pas fait et il ne savait pas pourquoi.

Lorsqu’il pénétra dans le hangar, il constata que les travaux avaient bien avancé même si Goldorak n’avait pas encore été replacé dans sa soucoupe porteuse. Cochir se dirigea vers lui dès qu’il l’aperçut.

- Je suis content de te voir, Actarus. Nous avons bien avancé. La réfection du blindage extérieur de Goldorak est pratiquement terminée. Il nous reste encore quelques petites choses à vérifier, mais ça ne devrait pas être bien long. Si tout se passe bien, nous aurons terminé dans la soirée.

Il poursuivit.

- Tous les équipements qui ont été endommagés sur le poste de pilotage ont également été remplacés. Nous avons optimisé tous les paramètres de ton ordinateur de bord et passé en revue le bon fonctionnement de tes instruments de détection et de mesure. Tout fonctionne parfaitement.

- C’est bonne nouvelle. Est-ce que vous avez pu progresser sur la remise en état du réservoir principal ?

- Les choses sont un peu plus compliquées à ce niveau. La structure a été sérieusement endommagée. Nous avions envisagé de remplacer uniquement les segments endommagés au départ, mais il est préférable, vu son état, de tout changer. En revanche, les réservoirs annexes sont réparés et tous les compresseurs ont été remplacés. Il faudra juste recharger et faire quelques tests pour nous assurer que tout fonctionne bien.

- Je vois. Tu penses que Goldorak pourrait combattre si le besoin s’en faisait sentir ?

- Oui, mais il ne pourra fonctionner qu’à 60% de ses possibilités environ. En désactivant les sécurités, tu peux gagner 10% de puissance supplémentaire, mais uniquement sur une courte période, de l’ordre de 5 minutes environ. Mais à ta place, j’éviterais de prendre ce risque … sans compter qu’il te faut encore tester le bon fonctionnement de ta soucoupe porteuse.

- Oui je sais. Préviens-moi dès que vous aurez terminé. Je décollerai immédiatement après.

Le technicien acquiesça. Le prince quitta le hangar et emprunta l’ascenseur intérieur, puis le couloir principal. Une fois à l’extérieur, il descendit le petit escalier et prit appui sur la balustrade métallique qui donnait sur le barrage. Il baissa la tête et ferma brièvement les yeux, visiblement inquiet. « A quoi devons-nous nous attendre, maintenant ? Qu’est-ce que tu es encore en train de préparer, Végalina ? » se demanda-t-il. Il n’avait pas la réponse.

La jeune femme avait pour le moment d’autres choses en tête. Elle s’était retirée dans ses quartiers sur le vaisseau amiral dès son arrivée. A l’abri des regards, elle avait enlevé sa veste d’uniforme et regardé avec inquiétude la blessure infligée par Ezequios. Si le sang ne coulait plus, elle n’en était pas moins douloureuse. Elle prit place sur sa couchette et baissa les yeux. Perdue dans ses pensées, elle n’entendit ni la porte automatique ni le bruit des pas d’Erea. Celle-ci vint s’asseoir à ses côtés et lui posa la main sur l’épaule en lui adressant un regard qui se voulait rassurant. Un regard auquel elle répondit par un sourire : elle s’attendait à sa venue.

- Comment te sens-tu ? demanda Erea avec tact.

- Ne t’inquiète pas pour moi. Je me sens suffisamment bien pour faire ce que je dois faire.

- Tu en es sûre ? répondit-elle en la regardant droit dans les yeux.

- J’ai pris ma décision. Je ne pensais pas qu’il réussirait à s’évader d’Akérèbe. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Peut-être qu’un maillon a cédé dans notre chaîne de commandement. De toute façon, ça n’a plus beaucoup d’importance, maintenant.

- Je sais que je ne devrais pas te demander ce genre de chose … mais es-tu consciente de ce qui t’attend ? Affronter Ezequios devant nos troupes est un pari risqué. Même handicapé, il reste dangereux … et sa haine envers toi est conséquente.

- Je connais les risques. Aussi dangereux soit-il, il ne me fait pas peur. Lorsque nous étions sur Terre, j’aurais très bien pu en finir avec lui et je ne l’ai pas fait. Je me dois de prouver à nos hommes que je suis préparée à faire face à n’importe quelle situation, y compris celle-ci.

- Je te comprends. Est-ce que tu veux que je donne des consignes particulières à nos hommes en cas de problème ?

- Aucune consigne, Erea. S’il gagne, il l’aura mérité parce que je ne me serai pas montrée à la hauteur. Mais si je gagne, sois sûre qu’il aura le traitement qu’il mérite.

- Très bien. Fais attention.

Les deux jeunes femmes rejoignirent quelques minutes plus tard la salle d’entraînement. La pièce était de forme rectangulaire et ses murs de couleur rouge étaient rehaussés dans leur partie supérieure de discrets liserés jaunes. L’éclairage était assuré par plusieurs globes lumineux blancs disposés tous les trois mètres et par plusieurs néons rectangulaires fixés au plafond. Chaque mur se terminait par quatre vitres blindées légèrement teintées, toutes protégées par un épais volet roulant censé stopper toute attaque à l’arme conventionnelle. Pour aujourd’hui, et aujourd’hui seulement, ces volets avaient été relevés pour permettre aux nombreux soldats présents d’assister à ce duel qui sortait de l’ordinaire. Après tout, ce n’était pas tous les jours que leur Commandant en chef devait se battre contre l’un d’entre eux.

Exception faite d’Eslan, toujours « porté disparu » et du lieutenant Pandia, parti en mission quelques heures plus tôt aux commandes d’une navette d’observation, la plupart des officiers étaient présents : Erea naturellement, mais aussi le capitaine Thalis, le lieutenant Voss, le lieutenant Thétis et le professeur Nida.

Ezequios pénétra dans la salle le premier. Il était légèrement voûté et avait toutes les peines du monde à se tenir debout. Il ressemblait davantage à une bête sauvage prête à bondir sur sa proie qu’à un être humain. Végalina apparut quelques minutes plus tard. La lourde porte blindée se referma immédiatement derrière elle. D’un geste brusque, elle ôta la veste de son uniforme, ce qui provoqua quelques réactions dans l’assistance. La marque de sa blessure à l’épaule et ses quelques cicatrices étaient clairement visibles.

- Tremblez, « Commandant ». Votre dernière heure est arrivée. Une fois que je vous aurai écrasé, roué de coups et étranglé devant tous ceux qui sont ici, je deviendrai enfin le maître absolu des forces de Véga. Il est temps que nos soldats comprennent exactement ce que doit être un meneur. Un vrai !

Végalina ne prit même pas la peine de répondre et se contenta de le défier du regard, ce qui le prit au dépourvu : elle n’était pas tombée dans le piège d’une joute verbale stérile.

Il prit son élan et se jeta sur elle pour tenter de l’immobiliser au sol. Elle l’esquiva en faisant un saut de côté et se retourna tout aussi vite pour lui faire face. Il se jeta de nouveau sur elle les mains en avant afin de l’étrangler mais le résultat fut identique : emporté par son élan, il se retrouva à terre. Végalina n’avait même pas bougé.

Il se releva avec peine et ne put réprimer un grognement. Pas question pour lui de perdre la face devant une femme et plus particulièrement CETTE femme. Il recula de deux pas et se précipita sur elle, le poing gauche en avant. Il la manqua de peu mais parvint à la toucher au ventre avec son poing droit. Végalina tomba à terre : c’était une chance à saisir.

Il la saisit au collet et la frappa au visage avant de la jeter au sol l’instant d’après. Sûr de son avantage, il s’apprêtait à la frapper une nouvelle fois lorsqu’elle bascula sur le côté avant de se relever. Le regard sombre qu’elle lui adressa parlait plus qu’un long discours : il devrait faire mieux, beaucoup mieux pour l’emporter. Guère découragé, il revint à la charge mais sa tentative échoua une nouvelle fois puisqu’elle parvint à l’esquiver. Il se retrouva au sol mais fut suffisamment vif pour la saisir aux chevilles, ce qui la fit chuter à son tour. Le scientifique déchu se redressa le premier parvint sourit : il avait pris l’avantage.

Lentement, sa main gauche resserra son étreinte autour de son cou. Il avait les yeux exorbités et son visage était déformé par un sourire à la fois diabolique et pervers.

- Préparez-vous à quitter ce monde, « Commandant » … C’est terminé !

Végalina ne se laissa pas intimider. Elle attendait le bon moment pour agir. Soudainement, elle lui donna un genou de genou et le griffa au visage. Il tenta de répliquer mais fut cette fois déséquilibré par un nouveau coup à l’abdomen qui le fit basculer sur le côté. La jeune femme se releva sans prononcer le moindre mot. Sa blessure s’était rouverte et ses vêtements étaient couverts de sang. Elle s’avança lentement et lui asséna deux autres coups de pied au visage et au ventre.

La jeune femme ne s’arrêta pas en si bon chemin puisqu’elle posa son pied sur le genou droit de son adversaire avant d’appuyer de toutes ses forces, ce qui le fit hurler de douleur. Elle relâcha brièvement la pression pour mieux recommencer. Il roula lentement sur sa droite en espérant lui échapper. Elle profita immédiatement de cette erreur de jugement pour le frapper au visage. Il saignait désormais abondamment et, malgré son poids, elle n’eut aucun mal à le traîner sur le sol maculé de sang pour ensuite le plaquer avec violence contre le mur, non sans lui avoir adressé un nouveau coup de genou bien placé.

- Je ne parle pas. J’agis … dit-elle avec mépris.

Elle le laissa tomber et le poussa négligemment du pied. Dans un sursaut d’orgueil, il se releva et courut dans sa direction comme il le pouvait. Elle l’avait cependant entendu venir de très loin. Son acuité auditive était un atout supplémentaire dont il ignorait tout. Végalina se retourna au dernier moment et lui asséna un coup de poing en pleine figure. Une frappe sèche, lourde et puissante qui l’envoya définitivement à terre. Tout était fini.

Sans rien dire, la jeune femme se passa la main sur le visage et essuya négligemment le filet de sang qui coulait de ses narines. Elle ramassa sa veste d’uniforme et quitta la pièce sans prononcer le moindre mot pour regagner ses quartiers. Elle lança cependant un regard noir aux membres de l’unité dont deux des représentants avaient jugé bon de la critiquer quelques jours plus tôt. Le message était clair : la prochaine fois, ce serait leur tour. Erea la rejoignit quelques minutes plus tard.

- Je dois admettre que tu m’as impressionnée. Je ne te savais pas experte en combat à mains nues.

- Je sais me défendre. Je ne suis pas aussi expérimentée que toi, mais je sais comment m’y prendre face à ce genre d’individu, répondit-elle en se tenant l’épaule.

Le sang coulait toujours. Elle ouvrit sa penderie et prit une autre veste d’uniforme qu’elle plaqua ensuite sur son épaule pour stopper l’hémorragie.

- Que comptes-tu faire d’Ezequios, à présent ?

- Je n’ai nullement l’intention de le renvoyer sur Akérèbe ou de l’envoyer en orbite autour du Camp de la Lune noire. J’ai un autre projet le concernant … et je suis sûre qu’il sera ravi d’y participer.

- De quoi s’agit-il ?

- Retrouve-moi dans l’atelier principal dans deux heures. Arrange-toi pour que Thalis et Nida soient là eux aussi.

Erea s’exécuta et quitta la pièce sans dire un mot.

A l’heure dite, les deux officiers et le scientifique se présentèrent dans l’atelier. Devant eux se dressait le symbiorak « Epsilon ». Exception faite des réservoirs auxiliaires et des différents systèmes d’armement qui n’avaient pas encore été installés, il était presque terminé. Un détail attira toutefois l’attention de Thalis : le tableau de bord, les commandes manuelles et les circuits nécessaires au bon fonctionnement du système de contrôle par la pensée avaient été démontés pour une raison inconnue. Quelques minutes plus tard, traîné par deux soldats de forte corpulence et solidement armés, Ezequios apparut dans leur champ de vision. Sa combinaison était déchirée et les différentes prothèses dont il s’était équipé étaient clairement visibles. Les deux soldats le jetèrent ensuite sans ménagement à l’intérieur et l’attachèrent solidement sur le siège réservé au pilote avec des lanières argentées en métal flexible. S’il avait presque repris ses esprits, il était désormais incapable de bouger.

Une fois leur tâche accomplie, ils quittèrent l’atelier sans se retourner pour laisser la place aux techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques. Deux d’entre eux grimpèrent dans le poste de pilotage sans se soucier de sa présence pour installer les nouveaux équipements exigés par Végalina. Ils n’avaient pas voulu croire, au début, ce qui était inscrit sur le document qui leur avait été transmis, mais ils s’étaient pliés à sa demande sans discuter. La jeune femme apparut quelques minutes plus tard sur la passerelle opposée. Tous remarquèrent la présence d’un liseré rouge sang souligné de jaune sur son bras droit. Elle jeta un regard méprisant sur le scientifique déchu et esquissa un sourire pervers.

- Vous rappelez-vous du premier symbiorak, professeur ?

- Quelle question ridicule ! J’en suis moi-même le concepteur ! Il s’agit de MA création et personne ne pourra me retirer ça !

- Je vous l’accorde. Vous en avez même conçu, sans que nous ne le sachions, un second appareil de ce type pour votre usage personnel …

- Pfff … c’est de l’histoire ancienne ! Vous ne savez donc que …

- Silence ! Par votre faute, nous avons perdu une occasion unique de nous débarrasser du prince d’Euphor et de ses alliés. J’ai essayé de vous offrir une mort honorable en vous envoyant sur Akérèbe, « professeur ». J’ai commis une erreur que je vais m’empresser de réparer … dès maintenant.

- Qu’allez-vous faire ?

- Vous souhaitiez tant piloter un symbiorak, « professeur ». La perspective de le contrôler par votre simple pensée devait vous faire rêver. Je vous rassure : votre rêve va devenir réalité.

Ezequios poussa un cri, comprenant à cet instant où Végalina voulait en venir.

- NON ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Vous n’en avez pas le droit ! Vous êtes un monstre !

- Le seul monstre présent dans cette pièce, c’est vous, « professeur ».

De leur côté, Erea, Thalis et Nida avaient eux aussi compris : les prothèses utilisées par Ezequios allaient être modifiées pour assurer de façon permanente le lien entre l’homme et la machine. Il n’aurait pas besoin de casque pour contrôler son engin. Dès que les ajustements demandés par Végalina seraient terminés, il serait un composant à part entière de cette machine de mort.

- Nous enverrons ce symbiorak sur la Terre dès que sa mise au point sera terminée. Vous ne connaissez pas le prince d’Euphor, « professeur ». Moi si. Je le connais bien, très bien même. En voyant arriver ce symbiorak, il saura ce qu’il doit faire …

Et conclut, en riant.

- Je ne vous tuerai pas moi-même, « professeur ». Le prince d’Euphor s’en chargera pour moi …




FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 A_suiv10

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Infini10


Dernière édition par kimi_san le Lun 2 Avr 2018 - 14:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Biniou

Biniou

Messages : 567
Date d'inscription : 01/01/2018
Age : 45
Localisation : AILLEURS

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Mar 2018 - 6:03

kimi_san a écrit:
Végalina ne se laissa pas intimider. Elle attendait le bon moment pour agir. Soudainement, elle lui donna un genou de genou et le griffa au visage. Il tenta de répliquer mais fut cette fois déséquilibré par un nouveau coup à l’abdomen qui le fit basculer sur le côté. La jeune femme se releva sans prononcer le moindre mot. Sa blessure s’était rouverte et ses vêtements étaient couverts de sang. Elle s’avança lentement et lui asséna deux autres coups de pied au visage et au ventre.

La jeune femme ne s’arrêta pas en si bon chemin puisqu’elle posa son pied sur le genou droit de son adversaire avant d’appuyer de toutes ses forces, ce qui le fit hurler de douleur. Elle relâcha brièvement la pression pour mieux recommencer. Il roula lentement sur sa droite en espérant lui échapper. Elle profita immédiatement de cette erreur de jugement pour le frapper au visage. Il saignait désormais abondamment et, malgré son poids, elle n’eut aucun mal à le traîner sur le sol maculé de sang pour ensuite le plaquer avec violence contre le mur, non sans lui avoir adressé un nouveau coup de genou bien placé.

- Je ne parle pas. J’agis … dit-elle avec mépris.
Ben ben ben... Elle agit efficacement, c'est le moins qu'on puisse dire ! Pauvre Ezéquios, alors qu'on lui doit la vie de notre héros dans les débuts de l'histoire (inoubliable passage !), malgré lui certes mais bon Laughing Et alors la suite, excellent, bravo !

Merci Kimi !
Revenir en haut Aller en bas
Biniou

Biniou

Messages : 567
Date d'inscription : 01/01/2018
Age : 45
Localisation : AILLEURS

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitimeDim 25 Mar 2018 - 6:06

kimi_san a écrit:

- C’est bonne nouvelle. Est-ce que vous avez pu progresser sur la remise en état du réservoir principal ?
- Les choses sont un peu plus compliquées à ce niveau. La structure a été sérieusement endommagée. Nous avions envisagé de remplacer uniquement les segments endommagés au départ, mais il est préférable, vu son état, de tout changer. En revanche, les réservoirs annexes sont réparés et tous les compresseurs ont été remplacés. Il faudra juste refaire le plein et faire quelques tests pour nous assurer que tout fonctionne bien.
Au fait : le plein de quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 22 Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
FanFiction : une parmi tant d'autres ...
Revenir en haut 
Page 22 sur 30Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 21, 22, 23 ... 26 ... 30  Suivant
 Sujets similaires
-
» Otaku parmi tant d'autres
» ZanMaker, un fan parmi tant d'autres
» Une orchidée parmi tant d'autres...
» La Caverne de la Rose d'Or
» [Mainard, Dominique] Je voudrais tant que tu te souviennes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Goldorak ... by Invincible ! :: Invincible : Espace Créatif ! :: Fan-Fictions-
Sauter vers: