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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 10:45

Merci pour tes commentaires !  Very Happy

Perosia a écrit:
Oui ! Et cela donne des sueurs froides dans le dos rien que d’y penser !! affraid affraid

=> Le prochain "arc" qui se déroulera en deux temps sera encore plus difficile pour les Aigles !

Perosia a écrit:
Puis-je me permettre une petite explication aéronautique Question

=> Merci pour toutes ces précisions ! Ca va me permettre d'améliorer le récit !  Very Happy    

Perosia a écrit:
Comme pour toute manip sur un avion !! Very Happy Very Happy

=> C'est on ne peut plus logique ... et mieux vaut ne pas prendre de risques !

Perosia a écrit:
Je comprends ce que tu veux dire, mais ce ne sont malgré tout pas des ailes…elles ne servent pas à faire voler….

=> Mais leur apport est indispensable pour lui assurer une stabilité optimale en vol. C'est d'ailleurs quelque chose qui m'a souvent surpris et c'est surtout flagrant au début de la série car les ailerons stabilisateurs sont parfois oubliés par les dessinateurs. D'autre part, la représentation de la soucoupe porteuse une fois Goldorak éjecté varie d'un épisode à l'autre. Parfois, le tunnel d'éjection est fermé et les ailerons stabilisateurs rentrés (la forme la plus courante et la plus logique selon moi) et d'autres fois non.


Comparaison entre les épisodes #32 "La reine fantôme" et l'épisode #40 "Le réveil des volcans"

Perosia a écrit:
Je me suis toujours demandée comment le centre arrivait à réparer Goldorak avec son alliage spécial. J’en déduis que tous les matériaux existent sur terre, et que soit Actarus connaît la composition, soit Procyon a fait appel à un laboratoire pour une analyse poussée (possible avec un spectrolaser…mais pas sûre que cela existait déjà dans les années 70). Dans le 2ème cas le labo a du rester comme ‘une tombe’ pour ne pas trahir le secret de Goldorak.. scratch scratch

=> Très bonne question qui a déjà été soulevée par ailleurs. Dans la série, il est fortement suggéré que l'alliage "Gren" utilisé par les scientifiques d'Euphor pour construire Goldorak n'existe pas sur Terre. Par conséquent, deux solutions sont possibles :

1) Sachant qu'un alliage est la combinaison d'un élément métallique avec un ou plusieurs autres éléments chimiques par fusion, l'alliage "Gren" a pu être recréé "artificiellement" par Procyon et ses équipes avec le support d'autres laboratoires de recherche, d'un conglomérat industriel ou du Ministère de la Défense dans la mesure où le Centre dispose d'un statut privilégié (c'est ce que j'explique dans l'un des épisodes suivants).

2) Les appareils de la Patrouille des Aigles ont été construits en utilisant le nouveau super-alliage Z, celui-là même qui a servi à construire Great Mazinger et qui est 4 fois plus résistant que le super-alliage Z d'origine utilisé pour construire Mazinger Z. On peut donc supposer que c'est le nouveau super-alliage Z qui est utilisé pour réparer Goldorak lorsque celui-ci est endommagé.

Perosia a écrit:
Dommage  Embarassed  Embarassed …A moins qu’il y a une porte communicante entre les deux chambres…. lol!

=> Et ben non ! Pas de porte communicante entre les deux chambres !  Laughing  Laughing  Laughing  

Perosia a écrit:
Quand même ! je veux bien qu’il ait des capacités extraordinaires notre (beau) jeune homme ! il y a des limites… No No

=> Je peux certainement me tromper (si c'est le cas, merci de corriger !) mais je ne me rappelle pas avoir déjà vu, dans la série, Actarus dans un tel état de fatigue ...

Perosia a écrit:
Je me demande ce que seront les résultats des examens médicaux… pale pale

=> Wait and see ...  affraid  affraid  affraid  

Kimi a écrit:
Même si tu es un extraterrestre, tu as également des limites que ton organisme ne peut dépasser. Je pense malgré tout que ces quelques heures de sommeil t’ont fait le plus grand bien. Je me trompe ?
Merci professeur de conforter mon opinion ! bounce bounce

Perosia a écrit:
Une bataille d’oreillers….souvenirs, souvenirs…. Cool Cool

=> Ah ? Toi aussi ?  lol!

Perosia a écrit:
Jolie tentative d’Alcor de modifier la relation (des chamailleries à….) flower flower

=> J'en ai profité justement pour glisser une petite référence à l'épisode #60, "Les rats" (la discussion entre eux alors qu'ils sont en patrouille au début de l'épisode).

Perosia a écrit:
Clin d’œil à un épisode où il donne l’écharpe de sa maman je crois. C’est très joliment tourné… Very Happy

=> Bien vu ... petite allusion aussi à l'épisode #69 "Tel père, tel fils ...".

Perosia a écrit:
J’aime beaucoup le passage émotions que Rigel essaye de cacher avec une ‘sortie’ bien à lui… Very Happy

=>  L'avantage avec une fan-fiction, c'est qu'on peut explorer certains aspects de la personnalité de nos héros favoris. La fin de la série nous propose déjà, dans certains épisodes, un côte plus attachant, plus vulnérable, chez Rigel. Cet épisode m'a donné l'occasion d'aller encore plus loin ... mais je n'en ai pas encore fini avec lui !

Perosia a écrit:
Ohoh, très belle séquence émotion avec le papa qui accepte que sa fille vive sa vie sans qu’elle culpabilise pour le futur… Rolling Eyes Rolling Eyes

=> Rigel se projette déjà dans l'avenir ...

Perosia a écrit:
Ou un joli conte de Noël... qui devient réalité Wink Wink

=> C'est la période, justement. Et j'ai bien saisi l'allusion !  Very Happy  

Perosia a écrit:
Et de nouveau les émotions qui la dominent…et elle se demande pourquoi elle n’arrive pas !!  No  No

Si avec le symbiorak, elle avait mis la puissance à fond sans ‘jouer’ avec Actarus, à l’heure qu’il est, il serait mort. What a Face What a Face

=> C'est juste. Mais comme elle le dit elle-même, le fait de savoir la vie de son ennemi "entre ses mains" pour pouvoir en disposer à sa guise était une sensation "grisante". En tant que commandant de la Division Ruine, elle n'est pas censée avoir ce genre de comportement. En général (mais je le mentionnerai plus tard), dans un combat, "il faut tuer l'ennemi ... avant qu'il ne vous tue".

Perosia a écrit:
Mais si elle le réalise, elle va chercher de ‘l’aide’ et alors danger… affraid affraid

=> Bien vu ... parce que c'est exactement ce qui va arriver !

Perosia a écrit:
Un secret chez Erea ? Nous en diras-tu plus un jour Kimi ? Suspect Suspect

=> Je l'ai déjà évoqué précédemment, mais je te fais une petite piqûre de rappel par MP !  Very Happy

Perosia a écrit:
Et voilà ! Très bien amené Kimi ! Et Erea c’est une autre paire de manches car pas d’implications émotionnelles… pale pale

=> C'est là sa grande force. Contrairement à Végalina qui a du mal à les gérer (c'est désormais une évidence), elle est totalement dépourvue d'émotions ou presque en raison de ce qui lui est arrivé précédemment. Vous pourrez vous faire une petite idée de la façon dont elle a vécu ce traumatisme dans la side-story que je compte lui consacrer.

Perosia a écrit:
La patrouille des Aigles a du souci à se faire…. affraid  affraid

=> C'est le moins qu'on puisse dire. Actarus et les autres vont-ils résister ?

Perosia a écrit:
Très bon chapitre comme d’habitude Kimi  cheers  cheers

=> Merci ! L'épisode #32 arrive très bientôt !

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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 13:16

Merci Kimi Wink Je ne détaillerai pas autant que Perosia Very Happy Mais j'aime bien comme toujours cette alternance de moments plus intimes (Venusia-Actarus/ Venusia-Rigel, Alcor-Phenicia) et plus "techniques" -les réparations, ainsi que les états d'âme de Végalina qui saccage sa chambre. Intéressante aussi, l'idée de laisser à Erea la place de combattante ! Ca promet Shocked Shocked

Merci Wink
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 13:25

=>
Citation :
Très bonne question qui a déjà été soulevée par ailleurs. Dans la série, il est fortement suggéré que l'alliage "Gren" utilisé par les scientifiques d'Euphor pour construire Goldorak n'existe pas sur Terre. Par conséquent, deux solutions sont possibles :

1) Sachant qu'un alliage est la combinaison d'un élément métallique avec un ou plusieurs autres éléments chimiques par fusion, l'alliage "Gren" a pu être recréé "artificiellement" par Procyon et ses équipes avec le support d'autres laboratoires de recherche, d'un conglomérat industriel ou du Ministère de la Défense dans la mesure où le Centre dispose d'un statut privilégié (c'est ce que j'explique dans l'un des épisodes suivants).

Je pense notamment aux épisodes 52/53 où Goldorak se fait arracher le bras et que très vite (heureusement) il a a sa disposition un bras tout neuf, à moins que celui d'origine ait pu être récupéré tout du moins en partie...

merci pour ce nouveau chapitre Kimi ! cheers cheers cheers

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 13:58

venusia45 a écrit:
Merci Kimi Wink

=> Mais de rien !  Very Happy

venusia45 a écrit:
Je ne détaillerai pas autant que Perosia Very Happy Mais j'aime bien comme toujours cette alternance de moments plus intimes (Venusia-Actarus/ Venusia-Rigel, Alcor-Phenicia) et plus "techniques" -les réparations, ainsi que les états d'âme de Végalina qui saccage sa chambre.

=> Je trouve qu'alterner entre ces différents moments permet de rendre le récit plus "lisible". Pour ce qui est de Végalina et de ses états d'âme, elle réagit de la même façon que dans l'épisode #2 "Les larmes d'un ange". Elle aimerait mettre ses sentiments personnels de côté pour se focaliser sur sa mission, mais ça n'est pas aussi simple que cela ...

venusia45 a écrit:
Intéressante aussi, l'idée de laisser à Erea la place de combattante ! Ca promet Shocked Shocked

=> Erea a un style de combat bien à elle, comme vous allez le voir dans les prochains épisodes ...

Gurendaizä a écrit:
Je pense notamment aux épisodes 52/53 où Goldorak se fait arracher le bras et que très vite (heureusement) il a a sa disposition un bras tout neuf, à moins que celui d'origine ait pu être récupéré tout du moins en partie...

=> C'est possible ... mais je me demande comment ils auraient pu le récupérer vu que King Gori (monstrogoth Alpha / Golgoth #53) était toujours sur place et qu'il n'allait pas les laisser faire si facilement ! De plus, il fallait également récupérer Vénusiak pour le remettre en état ... ce qui a forcément nécessité une opération (Alcor étant occupé à ramener Goldorak au Centre, Phénicia ayant porté secours à Actarus et Vénusia en utilisant les filins de sauvetage de Fossoirak et Vénusia certainement incapable de piloter suite à son accident) suite à cette attaque avortée ...

=> On peut également établir le parallèle avec les épisodes #15 "Akérèbe la Rouge", #36 "L'invincible du Cosmos" et #54 "Le serpent" où Goldorak perd successivement l'aile gauche de sa soucoupe porteuse (#15), son aile droite et son gouvernail (#36) et de nouveau son aile droite (#54). Dans ces trois cas, je ne suis pas sûr que les techniciens du Centre aient réussis à récupérer les morceaux ... raison pour laquelle je pencherais plutôt pour une reproduction en utilisant soit un alliage "Gren" reconstitué, soit le nouveau super-alliage Z ...

venusia45 a écrit:
Merci Wink

Gurendaizä a écrit:
merci pour ce nouveau chapitre Kimi ! cheers cheers cheers

=> You're welcome ! L'épisode #32 arrive bientôt ! Very Happy


  "Alors ça c'est une bonne nouvelle !"

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 18:52

C'est drôle parce que, même si cela fait déjà quelque temps que j'ai lu le début de ta fanfic, je me souvenais parfaitement de ce passage entre Vénusia et son père, de l'émotion qui s'en dégageait, ainsi que les mots qu'il avait envers Actarus. Wink

Et j'en ai tout autant apprécié la relecture.

Merci Kimi_san pour ce nouveau chapitre et comme les autres, j'avoue que l'idée que ce soit Erea qui pilote au prochain combat ne me dit rien qui vaille. affraid affraid affraid
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 19:13

hikaru a écrit:
C'est drôle parce que, même si cela fait déjà quelque temps que j'ai lu le début de ta fanfic, je me souvenais parfaitement de ce passage entre Vénusia et son père, de l'émotion qui s'en dégageait, ainsi que les mots qu'il avait envers Actarus. Wink

=> Certains passages marquent plus que d'autres. Je peux en dire autant lorsque je lis des récits comme "Inferno", "Il était une fois parmi les étoiles" ou encore "Et seule la volonté décidera de notre destin" pour ne citer que ceux que j'ai lu / relu récemment.

hikaru a écrit:
Et j'en ai tout autant apprécié la relecture.

=> Tu m'en vois ravi. Dans mon travail de relecture / réécriture (57 chapitres remis à jour à la date d'aujourd'hui et pas mal de modifications en vue pour le reste), je n'ai pas apporté beaucoup de changements sur celui-là.

hikaru a écrit:
Merci Kimi_san pour ce nouveau chapitre et comme les autres, j'avoue que l'idée que ce soit Erea qui pilote au prochain combat ne me dit rien qui vaille. affraid affraid affraid

=> Il vous faudra cependant attendre quelques épisodes supplémentaires pour voir Erea en action aux commandes de son symbiorak. D'ici là, vous allez faire (ou refaire) connaissance avec un autre personnage qui a un lien direct avec l'un des antagonistes vus dans la série, un "méchant" mémorable, d'ailleurs.

"C'est le plus rude adversaire que j'aie jamais eu ..."

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 19:52

Oh oh cela me dit quelque chose ! Wink affraid

Pour fermer la parenthèse des "morceaux perdus" je me demande d'ailleurs ce qu'ils sont ensuite devenus, s'ils ont été récupérés plus tard après les combats ! scratch


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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 19:54

Citation :
Certains passages marquent plus que d'autres. Je peux en dire autant lorsque je lis des récits comme "Inferno", "Il était une fois parmi les étoiles" ou encore "Et seule la volonté décidera de notre destin" pour ne citer que ceux que j'ai lu / relu récemment.

Merci Embarassed Embarassed

Citation :
"C'est le plus rude adversaire que j'aie jamais eu ..."

Ergastule ?
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 20 Déc 2017 - 21:17

Gurendaizä a écrit:
Oh oh cela me dit quelque chose ! Wink affraid

venusia45 a écrit:
Ergastule ?

=> Bien vu ... j'étais sûr que cette réplique d'Actarus tirée de l'épisode #34 "Le mercenaire de l'oppression" ne vous échapperait pas ! Ce personnage (que je ne comptais pas développer autant, décidément), c'est aussi une façon pour moi de renforcer un peu plus le lien entre la série et LDDP ...

venusia45 a écrit:
Pour fermer la parenthèse des "morceaux perdus" je me demande d'ailleurs ce qu'ils sont ensuite devenus, s'ils ont été récupérés plus tard après les combats ! scratch  

=> Bonne question.

1) Pour l'épisode #15, je ne pense pas. Suite au déclenchement du tremblement de terre et à la destruction de golgoth #15 ayant déclenché une avalanche dans la région, l'aile manquante a sûrement été ensevelie.

2) Pour l'épisode #36, idem. Honnêtement, la puissance de l'héliodardeur de l'antérak #136 de Titios a certainement réduit l'aile et le gouvernail de la soucoupe porteuse en poussière ...

3) Pour les épisodes #52-53, c'est possible que le bras ait pu être récupéré en même temps que Vénusiak. Cependant, seul le Fulguro-poing devait être récupérable, car pour le reste ...

4) Pour l'épisode #54, c'est une éventualité dans la mesure où l'aile droite de la soucoupe semble avoir été "rafistolée" ...


venusia45 a écrit:
Merci Embarassed Embarassed


=> C'est normal. Quand quelqu'un a du talent, on lui dit ... tout simplement !  Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Jeu 21 Déc 2017 - 0:10

Pour le 54 en effet l'aileron réapparaît peu après comme si de rien n'était, cela m'a toujours intriguée ! Wink

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Jeu 21 Déc 2017 - 9:10

Gurendaizä a écrit:
Pour le 54 en effet l'aileron réapparaît peu après comme si de rien n'était, cela m'a toujours intriguée ! Wink

=> Je pense que c'est une deuxième opération de reconnaissance, il ne faut pas chercher une suite immédiate à la première. Je pense qu'après l'attaque de navettes, les Aigles reviennent au Centre et que Goldorak est réparé à ce moment-là avant de repartir. C'est une mission "en deux temps" un peu comme dans l'épisode #43 "La victoire des Aigles" (puisqu'il a aussi fallu remettre Alcorak en état ...).

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Jeu 21 Déc 2017 - 13:16

Je le pense également ! Wink

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Ven 22 Déc 2017 - 12:29






Les quatre panneaux supérieurs de la soucoupe amirale étaient restés ouverts. Une navette « Mark III » avait décollé quelques heures plus tôt avec deux personnes à bord pour se poser dans le hangar principal du Camp de la Lune noire, toujours en travaux. Végalina et Erea avaient défini, dans les grandes lignes et dans le plus grand secret, un nouveau plan de bataille visant à éliminer Actarus et ses compagnons. Personne n’était encore au courant.

Cette nouvelle opération qui s’annonçait serait différente des précédentes puisque Végalina n’y participerait pas directement. Bien sûr, elle pourrait tout superviser et coordonner les efforts des différentes équipes susceptibles d’être impliquées dans son déroulement, mais elle ne le ferait pas : cette mission était celle d’Erea et la jeune femme n’avait besoin d’aucune aide. Son expérience, son sens de la stratégie, son absence d’états d’âme et son tableau de chasse parlaient pour elle.

Sans dire un mot, les deux jeunes femmes traversèrent le hangar sans se soucier de ceux qui y travaillaient et empruntèrent l’ascendeur translucide pour rejoindre la salle de réunion qui avait été complètement remise à neuf. En effet, par le plus grand des hasards, les techniciens du Génie avaient retrouvé dans les armoires de stockage situées dans le local voisin de la salle des archives les plans détaillés des différents niveaux souterrains et s’étaient aussitôt mis au travail pour fournir à Végalina un véritable poste de commandement fonctionnel dans les plus brefs délais.

Le résultat était extraordinaire. Rien ne manquait : les panneaux de contrôle, la gigantesque table de travail en forme de « T » munie de quatre terminaux, les cinq sièges de couleur verte munis de leurs accoudoirs caractéristiques, l’écran de contrôle de forme ovale fixé au mur et les globes lumineux qui diffusaient une lumière blanche suffisamment forte pour éclairer la pièce étaient en place. Avec un peu d’imagination, on aurait très bien pu croire que Minos ou Horos, s’ils étaient encore de ce monde, allaient franchir le seuil de la porte automatique d’un instant à l’autre.

Végalina prit un siège et s’installa la première. Comme à son habitude, elle présiderait cette réunion mais laisserait à Erea la direction des débats. Le commandant Eslan et le capitaine Thalis se joignirent à elles quelques minutes plus tard.

- Parlons peu, mais parlons bien. Je pense que vous connaissez l’issue de notre dernière offensive contre le prince d’Euphor et ses alliés, n’est-ce pas ?

Les deux officiers acquiescèrent.

- Le commandant Erea et moi-même avons suivi l’intégralité du combat depuis la soucoupe amirale, commandant. Vous étiez dans une position plus que favorable dans la mesure où le prince d’Euphor, privé de ses équipiers, n’était plus en mesure de se défendre. Si Vénusia n’était pas intervenue, nous aurions assurément remporté la victoire, soupira Eslan.

- Je partage l’avis du commandant Eslan, Commandant. D’après les enregistrements que j’ai pu visionner et même si je connaissais déjà le potentiel de votre symbiorak, j’admets avoir été impressionné par ses performances en situation de combat. Si nos prochains appareils sont aussi efficaces, nous aurons de bonnes chances d’en finir avec lui une fois pour toutes … ajouta Thalis.

- Nous en avons la certitude, répondit Erea. Toutefois, si vous avez des suggestions à formuler, n’hésitez pas à nous en faire part. Vos compétences techniques ne sont plus à démontrer et nous seront assurément très utiles.

- Si vous m’accordez suffisamment de temps, je peux effectuer une analyse complète des plans et de la structure de notre nouveau symbiorak. Néanmoins, mes connaissances sur le système de contrôle par la pensée sont limitées et je dois comprendre exactement comment il fonctionne avant d’envisager d’éventuelles retouches.

- Je comprends. Combien de temps vous faudra-t-il ?

- Difficile à dire, commandant Erea. Cette technologie est très complexe et …

- Oui capitaine, nous le savons. C’est justement pour cela que nous allons tout mettre en œuvre pour vous faciliter la tâche. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous l’aurez. Comme vient de le souligner le commandant Erea, il serait stupide de nous passer de vos services, coupa Végalina.

- Si tu me le permets, j’aimerais également participer à cette analyse.

- C’est une bonne idée. Tu as déjà piloté bon nombre de nos appareils à commencer par nos meilleurs antéraks. Ton expertise nous sera très précieuse. J’espère que cela ne vous posera pas de problème, capitaine ?

- Bien au contraire, Commandant. Nous pourrions également profiter de l’occasion pour améliorer encore la liaison pilote / machine. Rien ne serait plus facile avec l’aide d’un pilote de votre trempe, commandant Erea. Je regrette de ne pas y avoir pensé plus tôt.

- C’est parfait. Nous allons donc agir de la façon suivante. Capitaine Thalis, vous allez immédiatement vous rendre dans les ateliers souterrains pour examiner les plans et la structure du symbiorak « Delta » dont la construction vient de débuter. Vous disposerez de tout le temps nécessaire pour assimiler les principes de base de cette technologie et travaillerez en étroite collaboration avec le commandant Erea. Contrairement à feu le professeur Ezequios, vous êtes intelligent et savez travailler en équipe. Je suis sûre que vous ferez un excellent travail.

- Merci de votre confiance, Commandant. Cependant, le « projet Symbiorak » est placé sous la responsabilité du professeur Nida. Je ne tiens pas à interférer dans ses travaux.

- J’en suis consciente, mais dans la situation qui est la nôtre, il ne peut assumer seul une tâche de cette importance. C’est la raison pour laquelle je vous nomme co-responsable de notre Groupe de Recherches Scientifiques. Cette décision prend effet à l’instant même.

- Merci de votre confiance, Commandant. Je ferai l’impossible pour vous satisfaire, et ce pour la plus grande gloire de Véga.

Végalina acquiesça avant de se tourner vers Eslan.

- Commandant Eslan, je vous demande de poursuivre l’analyse des données récupérées dans les différentes armoires de stockage de la salle des archives ainsi que de celles dont vous vous êtes emparé sur la Terre. Nous trouverons peut-être des informations susceptibles de nous servir par la suite.

- Oui Commandant. Je vais m’en occuper, répondit-il en se levant de son siège.

- Un instant. Je n’ai pas terminé. J’ai une autre mission à vous confier.

- De quoi s’agit-il ? demanda-t-il, surpris.

- En attendant que notre symbiorak soit opérationnel, il serait intéressant d’envoyer sur Terre quelqu’un qui soit à même de nous fournir des renseignements sur nos adversaires, en particulier sur leur vie de tous les jours : leurs déplacements, leurs occupations, leurs habitudes …

- Je vois. Ne vous inquiétez pas, Commandant. Je pense disposer de l’agent idéal pour ce type d’opération.

- C’est parfait. Cette réunion est à présent terminée. Vous pouvez disposer.

- A vos ordres, répondirent-ils simultanément.

Tous deux quittèrent la pièce, laissant Végalina et Erea seules.

- Je pense que cela te convient, Erea ?

- Je n’ai rien à ajouter, Végalina. Le fait de m’impliquer dans le « projet Symbiorak » me sera très profitable. Connaître les moindres aspects de cette technologie me mettra dans les meilleures dispositions pour la maîtriser et ainsi mettre le prince d’Euphor en difficulté.

- C’est exact. Tu entreras en action au moment qui te semblera le plus opportun. Tu as carte blanche pour cette opération. En cas de besoin, tu sais où me trouver.

- Merci Végalina. Je tâcherai de ne pas te décevoir, répondit-elle en hochant la tête.

Végalina se leva de son siège et regarda attentivement son amie.

- Même si notre symbiorak n’est pas prêt, nous pourrions peut-être essayer de tirer profit des faiblesses actuelles de nos adversaires en les attaquant une nouvelle fois. Qu’en penses-tu ?

- Honnêtement, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je doute que nous soyons en mesure de mettre Actarus et ses alliés en difficulté pour le moment. Envoyer sur Terre un golgoth de première génération et plusieurs escadrilles de navettes ne servirait à rien.

- Sans doute. Cependant, j’ai une idée à te soumettre.

- A quoi est-ce que tu penses ? demanda Erea avec intérêt.

- A l’heure où nous parlons, je sais que les techniciens du G.R.S. poursuivent la remise en état de nos différentes machines de combat et deux antéraks de deuxième génération sont justement disponibles. Comme tu le sais, nous avons déjà perdu plusieurs officiers de valeur avec Bardos et Ergos et il est hors de question d’en perdre davantage. Par conséquent, nous pourrions faire appel à d’autres hommes pour les piloter, des éléments insignifiants qui ne manqueront à personne …

- Je vois ou tu veux en venir. Je crois savoir qu’il existe encore quelques pilotes de valeur détenus sur Akérèbe et qui ne sont pas de la même race que la nôtre. Ils pourront donc être sacrifiés si les choses se passaient mal. Nous pouvons envoyer Thétis pour les récupérer. Il connaît bien l’endroit et les officiers stationnés sur place l’aideront à faire son choix.

Végalina opina.

Quelques heures plus tard, la navette « Mark III » pilotée par Thétis décolla depuis l’une des anciennes rampes lance-missiles situées à proximité du hangar principal de la base véghienne. Ces installations, conçues pour en assurer la protection, étaient désormais désaffectées et seule l’une d’entre elles avait été remise en état par les soldats du Génie. A  son bord, l’officier soupira : il s’était rendu sur Akérèbe quelques semaines plus tôt et il devait déjà y retourner. S’il n’en avait jamais rien dit à personne, il détestait comme beaucoup cet endroit sinistre et considérait les quelques semaines qu’il y avait passées durant sa formation comme les pires de sa carrière militaire.

De leur côté, Thalis et Eslan s’étaient mis au travail sans perdre de temps. Le premier s’était immédiatement rendu dans les ateliers souterrains pour y retrouver le professeur Nida et les autres techniciens du G.R.S. tandis que le second s’était retiré dans sa cabine sur le vaisseau amiral pour consulter les dossiers des soldats issus des Commandos Ruine ayant déjà servi sous ses ordres. Il les étudia attentivement en tenant compte des forces et des faiblesses de chacun. Il les connaissait bien et savait qu’ils étaient tous (ou presque) capables de mener à bien une mission comme celle-ci. Intérieurement, il avait cependant fait son choix depuis longtemps.

Après avoir changé d’uniforme, il quitta la pièce et gagna le hangar principal de la base véghienne pour s’installer aux commandes d’un appareil d’interception biplace. Il activa les moteurs et tira vers lui ses deux leviers de commande. L’engin décolla quelques instants plus tard pour se diriger vers l’annexe nord du Camp de la Lune noire. Située approximativement, comme toutes les autres installations périphériques à une vingtaine de kilomètres du site principal, celle-ci était réservée aux soldats et officiers résidant sur les base et n’avait pas été détruite par les explosions déclenchées par le Grand Stratéguerre et ses troupes lors de leur départ pour la Terre, contrairement aux annexes Est / Ouest et aux différents hangars où étaient entreposées toutes les matières premières utilisées pour la création des engins de mort utilisés successivement par Hydargos, Minos et Horos contre Actarus et ses compagnons.

Une fois sur place, il descendit de sa machine et regarda tout autour de lui avant de reprendre sa marche en avant. Il se fraya un passage entre les baraquements provisoires édifiés par les techniciens du Génie, saluant machinalement tous les officiers qu’il rencontrait sur sa route avant de pénétrer dans le petit hall du bâtiment principal. Après avoir réajusté son uniforme, il descendit l’escalier intérieur pour rejoindre le premier niveau souterrain, exclusivement réservés aux Commandos Ruine. Il marqua un temps d’arrêt et observa avec intérêt tous les soldats présents en esquissant un léger sourire. Il les connaissait bien et tous lui vouaient un respect absolu : après tout, c’était grâce à lui qu’ils étaient devenus ce qu’ils étaient. Quelques minutes lui suffirent pour retrouver celui, ou plutôt celle qu’il avait choisie pour conduire cette opération.

Ce n’était pas un officier ordinaire, loin de là. Elle avait des cheveux d’un vert très clair, un teint très pâle et des yeux noirs teintés d’un vert profond. Elle avait grandi sur Vestalie, l’une des planètes de la nébuleuse de Véga. A l’instar d’Euphor ou de Pallas, elle avait été rapidement conquise par les armées du Grand Stratéguerre. Les combats qui s’y déroulèrent furent des plus sanglants et causèrent la mort de dizaines de millions d’individus. Ceux qui échappèrent aux massacres furent pour la plupart déportés sur Akérèbe la Rouge tandis qu’une poignée d’autres avaient fini, sans toujours le comprendre, par servir les intérêts du « Maître de l’Univers » comme le prince Ergastule. Dernier représentant (en apparence, du moins) de la famille royale, il s’était vu promettre la libération de sa planète contre la vie d’Actarus. Comme tant d’autres avant lui, il s’en était allé défier le prince d’Euphor et Goldorak. Et comme les autres, il n’était jamais revenu.

Contrairement à son frère aîné, la jeune Lyra n’avait pas choisi de servir Véga. Faite prisonnière pendant les dernières attaques, elle fut rapidement transférée sur Stykadès dans le plus grand secret pour se retrouver entre les mains de scientifiques peu recommandables qui lui firent subir de multiples lavages de cerveau. D’autres traitements du même genre, tous plus abominables les uns que les autres, avaient suivi pour faire d’elle un soldat surentraîné sans état d’âme. Elle ne savait plus qui elle était et avait tout oublié de son passé. Placée par la suite sous les ordres d’Eslan, elle avait suivi l’enseignement dispensé aux Commandos Ruine pour devenir un assassin d’élite capable de se sortir de toutes les situations.

Pourtant, malgré les qualités qui étaient les siennes, on ne faisait pratiquement jamais appel à elle, à moins que la situation ne fût vraiment critique. En effet, les traitements visant à la « rééduquer » avaient laissé de graves séquelles d’un point de vue psychologique : ses réactions étaient imprévisibles, dangereuses, voire suicidaires dans certains cas, notamment quand une mission paraissait vouée à l’échec. Elle était loin de faire l’unanimité auprès de ses semblables et de ses officiers supérieurs. Seul Eslan était réellement parvenu à la comprendre et à anticiper ses réactions.

Elle l’avait entendu arriver mais demeura immobile avant de s’adresser à lui sur un ton monocorde.

- Cela faisait longtemps, commandant Eslan.

- C’est vrai. Je constate que tu n’as pas beaucoup changé depuis notre dernière rencontre, Lyra. Tu restes toujours à l’écart de tes frères d’armes. C’est quelque chose que je n’ai d’ailleurs jamais compris.

- Je n’ai rien de commun avec eux. Ce qu’ils pensent, ce qu’ils disent ou ce qu’ils font ne m’intéresse pas. Et je doute fort que vous soyez venu jusqu’ici simplement pour prendre de mes nouvelles. Je me trompe ?

- C’est exact. La mission que je vais te confier est d’une importance capitale pour notre survie à tous. Tu es la seule à pouvoir la mener à bien.

- De quoi s’agit-il ? demanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

- Tout ce que tu as besoin de savoir se trouve dans cette carte électronique, dit-il en lui tendant cette dernière. Je te laisse tout le temps nécessaire pour prendre connaissance de ces informations. De mon côté, je vais regagner notre base et faire préparer une navette à ton intention. Une escadrille complète se chargera de faire diversion pour te permettre de rejoindre ta zone d’opération sans être repérée. Bonne chance.

- Je n’ai jamais cru en la chance et vous le savez. Je remplirai ma mission. Vous pouvez partir, maintenant.

Sans rien dire, il tourna les talons et disparut dans le couloir. Elle le regarda partir en serrant de toutes ses forces l’objet qu’il venait de lui remettre. Son regard ne manifestait aucune émotion. Elle le glissa dans sa poche et réajusta son uniforme bleu nuit et ses gants blancs avant de rejoindre la salle de conférence située deux étages plus bas. Celle-ci était faiblement éclairée mais elle s’en moquait. Sans rien dire, elle prit place derrière l’un des quatre terminaux et inséra la carte dans le lecteur. Les informations qui y étaient stockées s’affichèrent quelques secondes plus tard sur l’écran de contrôle.

Eslan n’avait pas menti : tout ce dont elle avait besoin se trouvait là. Elle fit lentement défiler toutes les données en marquant de fréquentes pauses et en s’attardant longuement sur le profil des quatre cibles qu’elle devrait approcher et abattre le moment venu : deux hommes et deux femmes. Grâce à ses exceptionnelles facultés de mémorisation, elle n’eut besoin que de quelques heures pour tout assimiler. Comme à son habitude, elle agirait en deux temps : observer d’abord, tuer ensuite. Cette tactique lui avait toujours réussi et elle était persuadée que ce serait le cas cette fois encore.

Elle récupéra la carte et la glissa dans la poche gauche de son uniforme avant de se lever de son siège et d’éteindre son terminal. Après avoir de nouveau réajusté ses gants, elle quitta la pièce pour rejoindre ce qui lui servait de chambre. Une fois à l’intérieur, elle ouvrit le petit placard qui faisait office de penderie et revêtit une tenue intégralement noire avec des gants et de longues bottes de même couleur dissimulant deux poignards. Après avoir vérifié la présence de son pistolet-laser dans son étui, elle ramassa son casque et quitta l’annexe pour rejoindre le Camp de la Lune noire sous l’œil soupçonneux de ses collègues. Contrairement à Eslan ou aux autres officiers, elle ferait le trajet à pied. C’était un rituel auquel elle se livrait chaque fois qu’elle partait en opération : elle voulait rester seule pour mieux se concentrer sur l’objectif à atteindre. Rien d’autre ne comptait.

Après avoir marqué de fréquentes pauses sur la route, elle rejoignit le hangar principal et le balaya du regard, repérant rapidement la navette « Mark II » blanche à parements noirs qui lui avait été assignée et qui était, à quelques détails près, identique à celles utilisées par les Commandos Ruine. Elle remarqua la présence d’Eslan, en grande conversation un groupe de soldats, quelques mètres plus loin mais se garda bien de lui signaler sa présence. Elle réajusta son uniforme et enfila son casque bleu nuit orné de trois flèches noires rehaussées de blanc avant de grimper dans son poste de pilotage. Elle alluma son ordinateur de bord et attendit que les différents systèmes soient complètement initialisés pour déclencher l’allumage de ses moteurs. Sans rien dire, elle tira sèchement vers elle ses deux leviers de commande pour décoller. L’appareil prit son envol et quitta le hangar en direction de la planète bleue sous le regard de son ancien officier instructeur. L’escadrille de navettes « Mark III » censée l’appuyer partirait dans les minutes à venir.

Sur Terre, la nuit était tombée depuis longtemps. Si le professeur Procyon et les membres de l’équipe de nuit étaient comme prévu à leur poste dans la salle des commandes, les autres occupants du Centre de recherches spatiales, à commencer par les techniciens chargés de remettre en état les différents appareils de la Patrouille des Aigles, étaient déjà en train de dormir. Même Actarus, qui avait passé le plus clair de son temps dans le hangar de Goldorak pour superviser les travaux sur sa machine, s’était finalement décidé à prendre un peu de repos et Vénusia n’était d’ailleurs pas étrangère à sa décision. Elle lui avait fait comprendre à sa façon qu’il était essentiel pour lui de souffler un peu … et cette perspective n’était pas pour lui déplaire.

Il en était tout autrement pour Alcor et Phénicia puisque les deux jeunes gens, qui avaient quitté le Centre très tôt dans la matinée, n’étaient revenus qu’aux alentours de minuit et demie. Presque comme d’habitude, la jeune fille était arrivée la première et avait franchi le portique sécurisé marquant l’entrée du complexe pour s’arrêter devant l’entrée du bâtiment principal. Elle dut patienter une dizaine de minutes avant que son équipier, qu’elle avait involontairement fini par semer, ne la rejoigne. Celui-ci avait en effet rencontré bien des difficultés sur le chemin du retour pour contrôler sa machine dans la mesure où celle-ci était chargée de paquets et de sacs en plastique et en papier de toutes tailles.

Après s’être lui aussi arrêté, il coupa son moteur et enleva son casque, visiblement marqué par l’effort. Son premier réflexe fut d’envoyer un regard vengeur à sa partenaire qui lui répondit par un simple haussement d’épaules … et un petit sourire qui en disait long. Dans le fond, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même : il avait accepté de la suivre sans poser de question quant à leur destination et au but de cette expédition « inédite » vu qu’il s’agissait, selon elle, de « quelque chose d’important ». Ce n’est qu’en arrivant à Perlépolis qu’il comprit son « erreur » puisque cette excursion dans la capitale n’avait qu’un seul et unique but : faire les boutiques !

En dépit des horaires d’ouverture souvent restreints, elle s’était montrée suffisamment persuasive pour rester un peu plus longtemps et faire ses choix sans être dérangée, le tout sous le regard mi-ahuri, mi-irrité d’Alcor. Après avoir réglé tous leurs achats, ils avaient regagné le Centre en emportant un certain nombre de présents, presque tous destinés à Vénusia. Phénicia avait cependant profité de l’occasion pour se faire plaisir, ce qui, chez elle, était assez inhabituel.

- Allez, viens, dépêche-toi ! dit-elle en souriant.

- Me dépêcher ? Ça te va bien de me dire ça … tu as vu comment je suis chargé ?

- Tiens oui, c’est vrai. Je ne l’avais pas remarqué … répondit-elle d’un air faussement innocent.

- Là, tu exagères ! Qui est-ce qui m’a tiré du lit pour aller en ville faire les boutiques ? Tu m’avais dit que c’était important ! J’aurais jamais dû t’écouter, je me suis fait avoir comme un débutant !

Il n’obtint pour seule réponse qu’un simple clin d’œil. La jeune fille tourna les talons et franchit la double-porte vitrée pour rejoindre la salle de détente. Une fois à l’intérieur, elle ôta sa veste noire et s’installa dans l’un des sièges disposés tout autour de la petite table basse. Elle ferma les yeux quelques instants et ne put s’empêcher de sourire en l’entendant pester dans le couloir, ne sachant pas comment s’y prendre pour ramener tout ce qu’il transportait sans rien casser. Il parvint, non sans mal, à ouvrir la porte et à déposer son précieux chargement sous le regard amusé de son amie. Il se laissa ensuite tomber sur le siège voisin en soupirant bruyamment.

- Je suis vanné ! Ça m'apprendra à te faire confiance !

- C’est vrai, j'aurais dû t’en parler … mais tu n’aurais peut-être pas voulu venir si je t’avais dit pourquoi. Dis-toi que ça fera plaisir à Vénusia lorsqu’elle verra tout ça demain matin.

Il baissa la tête et acquiesça avant d’esquisser un léger sourire.

- Dans le fond, tu as peut-être raison. Je suis le dernier des idiots …

- Non, Alcor. Si c’était vrai, tu ne m’aurais pas fait ce si joli cadeau. Je ne pensais pas que tu ferais une chose pareille … et je peux te dire que ça m’a beaucoup touché.

Alcor prit un air gêné. Il ne savait pas vraiment quoi répondre. Il avait agi, comme souvent, sur un coup en tête, en passant devant cette joaillerie située dans un quartier huppé et y était entré sans même se soucier du prix de l’objet qu’il avait vu dans la vitrine et presque toutes ses économies y étaient passées.

- C'est rien. Je sais pas ce qui m'a pris sur le moment, mais c’est quelque chose que je devais faire. Je pense que je l’aurais regretté à un moment ou à un autre si je ne l’avais pas fait. Je suis content que ce collier te plaise.

- Tu m'étonneras toujours. Dans le fond, tu es un grand sentimental … même si tu ne veux pas toujours l’admettre !

Phénicia se leva de son siège et l’incita à en faire de même. Sans rien dire, elle plongea son regard dans le sien et lui effleura lentement la joue avec le revers de sa main gauche avant de se mettre sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur les siennes. Il lui rendit son baiser en la prenant par la taille avant de passer sa main dans ses cheveux. Ils allaient s’embrasser de nouveau lorsqu’ils virent une traînée lumineuse traverser le ciel étoilé en suivant une trajectoire descendante. Après avoir échangé un bref regard, ils se hâtèrent vers la vitre blindée qui donnait sur l’extérieur pour apercevoir un panache de fumée grise s’échapper de la forêt.

- Qu’est-ce que c’était ? question Phénicia.

- J’en sais rien mais je crois pas que ça soit une météorite !

- Tu penses que c’est encore un coup de Véga ?

- Peut-être bien. La seule façon de le savoir, c’est d’y aller ! Tu viens ?

- Je te suis !

Tous deux quittèrent précipitamment la pièce et, une fois à l’extérieur, enfourchèrent leurs motos respectives pour se rendre sur les lieux. Le point d’impact se situait approximativement à une vingtaine de kilomètres du Centre. Une fois sur place, ils descendirent de leurs machines et s’enfoncèrent dans la forêt. Alcor, qui avait son pistolet-laser en main, marchait en tête. Quelques minutes leur suffirent pour retrouver la trace de l’engin qui s’était abattu en arrachant plusieurs arbres au passage.

Le jeune homme ne s’était pas trompé : ce n’était pas une météorite mais bien une navette spatiale désormais en piteux état. L’impact avait été violent mais son pilote avait néanmoins réussi à s’extraire de son poste de pilotage. La visière fumée de son casque était brisée et ses gants couverts de sang. Était-il mort ou au contraire encore en vie ? Ils l’ignoraient.

Alcor posa un genou à terre et entreprit de déplacer le corps sous le regard inquiet de Phénicia. Il esquissa brièvement un mouvement de recul : contrairement à ce qu’il avait supposé, le pilote, une femme, était toujours en vie et respirait avec difficulté.

- Qu’est-ce qu’on fait ?

- On ferait bien de contacter le Centre pour …

Il s’interrompit brusquement et regarda le ciel, apercevant à cet instant une escadrille composées de dix navettes « Mark III ». Les deux premières quittèrent la formation et tirèrent à deux reprises sur l’appareil de Lyra avant de prendre les deux Aigles pour cible. L’une de salves ne le manqua que de quelques mètres. Il avait eu chaud.

- Mets-toi à l’abri ! C’est dangereux de rester là !

- Mais toi ? Qu’est-ce que tu vas faire ?

- Je vais tenter de les disperser avec Vénusiak. C’est la seule solution pour se débarrasser d’eux !

- Tu es sûr de pouvoir y arriver ?

- On a pas vraiment le choix. Trouve-toi un endroit où tu seras en sécurité et restes-y jusqu’à ce que je revienne. Fais-le pour moi, d’accord ?

- D’accord. Sois prudent surtout.

- T’inquiète pas pour moi. Ça ira.

Il se mit à courir et échappa à deux autres tirs de laser avant de grimper sur sa moto. Il démarra en trombe et slaloma à travers les arbres pour rejoindre le Centre par la route. Il activa l’émetteur de sa montre, espérant joindre Procyon ou l’un de ses collaborateurs.

- Professeur, est-ce que vous me recevez ? Ici Alcor, est-ce que vous m’entendez ?

Pas de réponse. Il réitéra son appel à deux reprises, sans succès. « On avait bien besoin de ça, tiens … » soupira-t-il tout en continuant à accélérer. Il dérapa en passant sous le portique d’entrée et sauta de sa machine pour s’engouffrer dans le bâtiment principal et ainsi prendre les commandes de son appareil. Le volet roulant du hangar se releva et le feu tricolore passa du rouge à l’orange, puis au vert.

- « Vénusiak …GO !!! »

Propulsé par la catapulte du hangar, le spacer jaune et rouge prit son envol et se rua sur les engins ennemis. Sans se poser de question, Alcor appuya simultanément sur les deux boutons placés sur ses leviers de commande pour lancer sa première attaque.

- « Missiles Oméga !!! »

Les deux premières navettes explosèrent. Celles qui se trouvaient juste derrière changèrent brutalement de trajectoire pour se replacer en position d’attaque. Elles firent feu à plusieurs reprises sur Vénusiak sans parvenir à le toucher. Alcor contre-attaqua immédiatement en tirant vers lui le levier se trouvant en arrière de celui actionnant la post-combustion de son vaisseau.

- « Delta-Lame !!! »

L’aile Delta fixée au-dessus du poste de pilotage du spacer quitta son support pour découper deux navettes. Celles qui avaient pu s’échapper furent abattues quelques instants plus tard par les deux lasers tirés par le jeune homme.

- « Electronium !!! »

Une fois sa tâche accomplie, Vénusiak décrocha sur sa droite et amorça un long virage tout en réduisant sa vitesse pour se poser à quelques mètres des restes de la navette. La vitre blindée protégeant le poste de pilotage s’abaissa, permettant à son pilote d’en sortir pour retrouver Phénicia et Actarus qui venait d’arriver sur les lieux.

- Tu t’en es bien tiré, Alcor.

- C’était juste. En tout cas, je suis content que tu sois là, Actarus. J’ai essayé de vous joindre plusieurs fois sur la route, mais je n’ai pas réussi à vous contacter.

- Nous avons repéré l’escadrille peu de temps après votre départ à tous les deux. J’aurais aimé vous prêter main-forte avec Goldorak, mais les réparations sont encore loin d’être terminées.

- Ça fait rien. Ce qui compte, c’est qu’on ait réussi à les repousser. Maintenant, reste à savoir ce qu’on va faire d’elle.

Actarus acquiesça et se dirigea vers Lyra, toujours inconsciente. Il posa un genou à terre et la regarda attentivement avant de se tourner vers ses équipiers.

- Je ne pense pas qu’elle soit sérieusement blessée. Elle s'en tirera.

- Qui peut-elle être ? interrogea Phénicia.

- Je l'ignore. Peut-être nous le dira-t-elle une fois qu’elle aura repris connaissance. En attendant, il vaut mieux la transporter au Centre pour qu’elle reçoive les premiers soins.

- Attends un peu. C’est une envoyée de la Division Ruine, Actarus. Ils nous ont déjà fait le coup par le passé et ça a failli nous coûter cher si tu te souviens bien. Si on ne prend aucune précaution, on court à la catastrophe ! réagit Alcor.

- Je sais que ça peut être dangereux, mais nous ne nous pouvons pas nous permettre de la laisser ici. Et puis, regarde les impacts à l’arrière de son appareil, répondit-il en les désignant du doigt. On dirait qu’on lui a tiré dessus. Elle a peut-être essayé d’échapper à cette escadrille …

- Peut-être bien, oui. En tout cas, j’espère qu’elle ne nous causera pas d’ennuis.

- Je comprends ce que tu ressens … mais tu sais qu’Actarus a raison. On ne peut pas la laisser là. Je t’en prie, sois raisonnable … fit Phénicia en effleurant sa main.

Tous regagnèrent leurs machines respectives. Vénusiak décolla le premier sous le regard de Phénicia qui démarra quelques instants plus tard. Elle fut bien vite rejointe par son frère qui avait entretemps déposé le corps inerte de Lyra sur le siège passager voisin du sien. Les deux jeunes gens regagnèrent le Centre où Procyon et Alcor les attendait.

- Alcor m’a brièvement résumé la situation. Qu’est-ce que tu en penses ?

- Difficile à dire père. Elle a très certainement été éjectée de son appareil lorsqu’il s’est écrasé. Et si j’en juge par les brûlures causées par des tirs de laser que nous avons vues sur le fuselage, je pense qu’elle a essayé d’échapper à l’escadrille que nous avons repérée sur le radar. J’ai estimé qu’il était préférable de la ramener ici pour la soigner et en apprendre plus sur elle. Nous ne pouvions pas la laisser là-bas.

- Hmm, je vois. Nous allons la transporter jusqu’au bloc médical pour l’examiner et lui administrer les soins adéquats. Néanmoins, nous devons rester sur nos gardes au cas où l’ennemi se manifesterait de nouveau.

- Entendu, répondirent-ils en chœur.

Il s’écoula plusieurs heures avant que Lyra ne finisse par ouvrir les yeux. Elle regarda sur sa droite, puis sur sa gauche. Elle tenta de se redresser mais se ravisa aussitôt en raison de son cou et de ses hanches douloureuses. C’est à cet instant qu’elle constata la présence d’Actarus, adossé contre un des murs de la pièce. Elle voulut se redresser de nouveau et esquissa un geste de défense avec son bras pour se protéger le visage en le voyant s’approcher. Il se pencha en avant et s’adressa à elle sur un ton qui se voulait rassurant.

- Calme-toi, tu n'as rien à craindre. Tu es en sécurité.

Elle ne répondit pas et baissa le bras tout en le regardant fixement. Elle remua les lèvres pour essayer de lui répondre, mais en vain. Elle était incapable d’émettre le moindre son et il l’avait compris.

- Ne fais pas d'efforts. Pour le moment, tu es encore faible et tu as besoin de te reposer. Ne t’inquiète pas, tout ira bien. Je repasserai te voir tout à l’heure.

Actarus tourna les talons et posa la main sur la poignée de la porte. Il se retourna et la regarda de nouveau : elle avait réussi à se redresser et ne l’avait pas quitté des yeux. Il lui sourit et quitta la pièce. Alcor, qui était resté dans le couloir, l’attendait.

- Tu as appris quelque chose ?

- Non, rien du tout. Elle est encore désorientée et incapable de parler. Elle semble le vouloir, mais elle ne le peut pas.

- Laisse-moi avec elle rien qu'une minute et …

- Non, Alcor. Laisse-lui un peu de temps, fit-il en lui posant la main sur l’épaule.

- Puisque tu me le demandes, ça me va. Mais j'ai un mauvais pressentiment.

Les deux hommes se rendirent dans la salle de détente où Procyon et Phénicia les attendaient.

- Tu as du nouveau, grand frère ? demanda Phénicia, intriguée.

- Non. Comme je l’ai dit à Alcor, c'est peut-être un peu tôt pour espérer en apprendre plus sur elle. Père, qu'en penses-tu ?

- Je suis d’accord avec toi. Nous devons lui laisser un peu de temps, mais nous ne devons pas oublier qu’il existe un lien entre elle et la Division Ruine. Nous ne pouvions certes pas la laisser seule, mais les inquiétudes d’Alcor sont légitimes. Je n’ai pas besoin de te rappeler que nous avons déjà eu affaire à ce genre de situation. Est-elle une alliée ou une ennemie ? Seul le temps pourra nous le dire.

- Et vous dire quoi ?

Tous les regards convergèrent vers la porte. Vénusia, qui portait une longue robe de couleur mauve ornée de fleurs argentées venait de faire son entrée.

- Et voilà la plus belle ! fit Alcor en souriant.

- Il a raison, on dirait une princesse ! renchérit Phénicia.

- Je crois qu’ils ont déjà tout dit … comment te sens-tu ? demanda Actarus.

- Je vais bien, rassure-toi … j'aurais pu dormir un peu plus, mais il s'est montré un peu remuant … répondit-elle en souriant.

Tous sourirent et se mirent à rire franchement ensuite, après qu'Alcor eut lancé un « Au moins, on sait qu'il est en bonne santé ! …  ».

Vénusia s'installa auprès d’Actarus. Tous lui résumèrent brièvement les évènements de la nuit passée. Elle les écouta avec attention. Si elle n’était plus en mesure de participer à l’action comme elle l’avait si souvent fait auparavant, elle n’en était pas moins soulagée : on ne la tenait pas à l’écart de ce qui se passait.

- Je ne vois pas ce qu'on peut faire pour l'aider. Il faut attendre. C’est la seule chose à faire.

- Tu as raison petite sœur, répondit Phénicia. Il faut qu’on fasse preuve de patience et …

La fin de sa phrase fut couverte par deux détonations semblables à des tirs de laser. Alcor réagit immédiatement.

- Ça vient du bloc médical ! J’étais sûr que c’était pas net, tout ça ! dit-il en se levant d’un bond.

- Laisse-moi y aller ! répondit Phénicia en forçant le passage.

- Non Phénicia ! Attends !

La jeune fille quitta la pièce en courant pour rejoindre le bloc médical. Elle pénétra à l’intérieur mais fut vite repoussée contre le mur du couloir par un tir de laser qui l’atteignit à l’épaule droite. Alcor ne put que constater les dégâts et posa un genou à terre en prenant appui contre le mur.

- Est-ce que ça va ?

- Ne t’inquiète pas pour moi … ça va aller, répondit-elle en posant sa main sur son épaule blessée.

Il grimaça. Elle disait aller bien mais rien n’était moins sûr. Procyon et Vénusia la rejoignirent quelques secondes plus tard et l’aidèrent à se relever pour la transporter dans la salle de soins voisine. Seuls, Actarus et Alcor échangèrent un bref regard avant d’entrer dans le bloc médical.

Lyra était en nage et tenait à peine debout. Ses gestes étaient hésitants et elle tenait son arme à deux mains. Les deux jeunes gens furent surpris d’entendre pour la première fois le son de sa voix, une voie aiguë et tremblante.

- Restez où vous êtes … et … ne bougez pas !

- Que je ne bouge pas ? répondit Alcor, visiblement hors de lui. Tu as vu ce que tu viens de faire ? J’ai pas l’intention de laisser passer ça !

- Reste où tu es … ou tu … subiras le … même … sort.

- Tu crois ça ? Et bien détrompe-toi !

Le jeune homme ouvrit le feu et la blessa au bras droit, ce qui lui fit lâcher son arme. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour la calmer. Folle de rage, elle se jeta littéralement sur lui, les mains en avant.

- Meurs ! Meurs !

Il se décala au dernier moment et lui asséna un coup de poing au ventre qui la fit chuter. Elle bascula sur le côté et se releva presque aussitôt pour récupérer son arme. Actarus anticipa son geste et parvint à l’immobiliser. Alcor, qui se tenait derrière lui, la mit en joue.

- Écarte-toi, Actarus. Écarte-toi, s’il te plaît.

- Calme-toi, Alcor. Ne te laisse pas submerger par tes émotions.

- Elle doit payer pour ce qu’elle a fait. N’essaie pas de m’en empêcher.

- Calme-toi et écoute-moi. Tu ferais mieux de rejoindre Phénicia et de rester auprès d’elle. Je vais m’occuper de ça.

Il grimaça. Actarus avait raison. Ses sentiments vis-à-vis de Phénicia pouvaient obscurcir son jugement. Peinant à reprendre une respiration normale, il quitta le bloc médical non sans s’adresser à elle une dernière fois.

- Tu peux dire merci à Actarus. S’il avait pas été là, tu ne respirerais même plus à l’heure qu’il est !

Incapable de bouger, Lyra dévisagea longuement Actarus avant de perdre connaissance. Le prince se releva, perplexe. Procyon le rejoignit peu après.

- Elle a essayé de s’en prendre à Alcor. J’ai essayé de la maîtriser et elle s’est débattue avec violence pendant quelques instants … avant de perdre connaissance. Je ne sais pas ce qui a pu se passer.

- Voilà qui est troublant. Pour le moment, nous allons la transporter dans une pièce à l’écart pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise. Nous en reparlerons tous ensemble un peu plus tard.

- D’accord. Comment va Phénicia ?

- Par chance, sa blessure n’est que superficielle. Alcor et Vénusia sont avec elle. Tu devrais aller les rejoindre.

- Je vais y aller.

Actarus quitta le bloc médical pour la salle de soins voisine. Phénicia était assise sur un brancard et avait gardé sa main sur son épaule. Vénusia s’était assise près d’elle tandis qu’Alcor tenait son autre main dans la sienne.

- Comment est-ce que tu te sens, petite sœur ?

- Ça m’a fait mal sur le coup, mais maintenant ça va mieux, répondit-elle en se forçant à sourire.

- Tu n’aurais pas dû agir comme ça, tu sais. Pas toute seule … renchérit Alcor.

- Je sais. J’ai eu tort … dit-elle en posant sa tête sur son épaule.

- Qu’est-ce qui lui est passé par la tête, à ton avis ?

- Je n’en sais rien, Alcor. Je suppose que nous ne tirerons plus rien d’elle aujourd’hui. Elle a de nouveau perdu connaissance. Pour éviter toute récidive, nous allons la transférer dans un endroit plus au calme et loin de toute zone « sensible », répondit Actarus.

- Franchement, je pense pas que ça suffira pour me tranquilliser. Je sais pas comment l’expliquer, mais j’ai l’impression qu’on est pas au bout de nos surprises avec elle …




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Dernière édition par kimi_san le Ven 12 Jan 2018 - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Ven 22 Déc 2017 - 14:15

Hé bien, ça promet encore, tiens ! Bonne idée d'avoir "déterré" le personnage de Lyra, jolie petite fille parmi les fleurs dans le DA. Tu en fais une tueuse sans remords, impressionnant Shocked Et toujours la bonté des Aigles (comme avec Eurydie)...A voir où tout cela les mènera. Est-ce qu'elle va elle aussi voir quelque chose qui fera "tilt" et lui rappellera un souvenir profondément enfui Question

Merci Kimi !
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Ven 22 Déc 2017 - 18:36

venusia45 a écrit:
Hé bien, ça promet encore, tiens !

=> Pouvait-il décemment en être autrement ? S'il ne se passait rien, ce ne serait pas amusant ...  Wink

venusia45 a écrit:
Bonne idée d'avoir "déterré" le personnage de Lyra, jolie petite fille parmi les fleurs dans le DA.

=> C'était l'occasion pour moi de mettre un lien supplémentaire avec la série.


Le temps de l'innocence : Lyra parmi les fleurs sur Vestalie. Mais ensuite ...

venusia45 a écrit:
Tu en fais une tueuse sans remords, impressionnant Shocked Et toujours la bonté des Aigles (comme avec Eurydie)...A voir où tout cela les mènera.

=> Il faut dire merci au Grand Stratéguerre et à ses scientifiques qui ont la bonne idée de la capturer en même temps que son frère ... sans que celui-ci ne le sache ...

venusia45 a écrit:
Est-ce qu'elle va elle aussi voir quelque chose qui fera "tilt" et lui rappellera un souvenir profondément enfui Question

=> Bonne question. Aura-t-elle un déclic susceptible de la faire changer ? Peut-être ... ou pas.  affraid

venusia45 a écrit:
Merci Kimi !

=> You're welcome, as usual !  Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Ven 22 Déc 2017 - 19:18

Je crois que sur ce coup-là, Alcor s'est bien fait avoir par Phénicia.  
Je l'imagine bien chargé comme un mulet avec tous les colis.  lol!
Qu'est-ce que l'amour ne fait pas faire !!!  Wink


Citation :
Tous les regards convergèrent vers la porte. Vénusia, qui portait une longue robe de couleur mauve ornée de fleurs argentées venait de faire son entrée.

- Et voilà la plus belle ! fit Alcor en souriant.

- Il a raison, on dirait une princesse ! renchérit Phénicia.

- Je crois qu’ils ont déjà tout dit … comment te sens-tu ? demanda Actarus.

Joli passage.  Very Happy
C'est bien en effet que Vénusia ne soit pas mise de côté et qu'elle continue à participer aux décisions de l'équipe.  cheers  


Citation :
Franchement, je pense pas que ça suffira pour me tranquilliser. Je sais pas comment l’expliquer, mais j’ai l’impression qu’on est pas au bout de nos surprises avec elle …

Bizarre, mais pour une fois, je suis à 100% d'accord avec Alcor. affraid affraid affraid

Actarus et sa bonté à toutes épreuves. Grrr...!!! Quand est-ce qu'il ouvrira les yeux ? Pourtant, Véga lui a déjà fait le coup. Il devrait être plus prudent et prendre en compte les craintes d'Alcor.

Merci pour ce nouveau chapitre Kimi_san. Very Happy Et pourvu que la petite Lyra qui aimait tant les fleurs sur Vestalie refasse surface ou au moins que celle qu'elle est devenue ne fasse pas trop de dégâts.  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Ven 22 Déc 2017 - 21:58

Kimi a écrit:
Son expérience, son sens de la stratégie, son absence d’états d’âme et son tableau de chasse parlaient pour elle.
N’en rajoutez pas !! C’est la meilleure toute catégorie….dans son domaine. Shocked  Shocked ...sacré personnage que tu as inventé là Kimi! cheers

Kimi a écrit:
Contrairement à feu le professeur Ezequios,
Feu ??? Que devient-il d’ailleurs ? Suspect Suspect

Kimi a écrit:
- En attendant que notre symbiorak soit opérationnel, il serait intéressant d’envoyer sur Terre quelqu’un qui soit à même de nous fournir des renseignements sur nos adversaires, en particulier sur leur vie de tous les jours : leurs déplacements, leurs occupations, leurs habitudes …
Enfin ! Il serait temps de s’y intéresser !  Je n’ai jamais compris pourquoi ils ne l’ont pas fait dans le DA. Rolling Eyes Rolling Eyes

Kimi a écrit:
Eslan n’avait pas menti : tout ce dont elle avait besoin se trouvait là. Elle fit lentement défiler toutes les données en marquant de fréquentes pauses et en s’attardant longuement sur le profil des quatre cibles qu’elle devrait approcher et abattre le moment venu : deux hommes et deux femmes.
Eliminer « la cible » d’une autre manière que celle ‘officielle’….un peu ‘service secret’ en passant, genre les méchantes de James Bond ?... lol!   lol!

Kimi a écrit:
il avait accepté de la suivre sans poser de question quant à leur destination et au but de cette expédition « inédite » vu qu’il s’agissait, selon elle, de « quelque chose d’important ». Ce n’est qu’en arrivant à Perlépolis qu’il comprit son « erreur » puisque cette excursion dans la capitale n’avait qu’un seul et unique but : faire les boutiques !
Alcor en manque d’experience des femmes  bounce  bounce …et qui se fait avoir comme un bleu….j’adore I love you I love you

Kimi a écrit:
J’aurais jamais dû t’écouter, je me suis fait avoir comme un débutant !
Et oui pauvre Alcor !! Laughing Laughing   C'est bien de t'en rendre compte... Wink Wink

Kimi a écrit:
Dans le fond, tu es un grand sentimental … même si tu ne veux pas toujours l’admettre !
Bah, il est pas le seul….n’est-ce pas Kimi_san ? lol!

Kimi a écrit:
- Attends un peu. C’est une envoyée de la Division Ruine, Actarus. Ils nous ont déjà fait le coup par le passé et ça a failli nous coûter cher si tu te souviens bien. Si on ne prend aucune précaution, on court à la catastrophe ! réagit Alcor.
Le sage Alcor! Après la scène pleine d'humour, joli contraste... cheers

Kimi a écrit:
- Je sais que ça peut être dangereux, mais nous ne nous pouvons pas nous permettre de la laisser ici. Et puis, regarde les impacts à l’arrière de son appareil, répondit-il en les désignant du doigt. On dirait qu’on lui a tiré dessus. Elle a peut-être essayé d’échapper à cette escadrille …
Le "benêt" d’Actarus Evil or Very Mad  Evil or Very Mad ….(pardon)…..roles inversés pour une fois… Very Happy

Kimi a écrit:
- Je crois qu’ils ont déjà tout dit … comment te sens-tu ? demanda Actarus.
C’est pas son jour a Actarus !  No  No
Pas capable de faire un joli compliment à sa belle  Mad et ne se mefiant pas de l’ennemi…..ca ne va pas cela Mad

Kimi a écrit:
- Franchement, je pense pas que ça suffira pour me tranquilliser. Je sais pas comment l’expliquer, mais j’ai l’impression qu’on est pas au bout de nos surprises avec elle …
En conclusion, Alcor le plus sage de tous dans cet épisode…une fois n’est pas coutume Very Happy

  Humm je ne sais pas si je dois prendre cela comme un compliment!!

 Mais si Alcor.....tu viens j'ai quelque chose d'important à faire en ville

 Tu ne m'auras pas deux fois Phénicia....


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Sam 23 Déc 2017 - 0:47

merci Kimi !!! cheers cheers cheers

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Sam 23 Déc 2017 - 10:38

merci Kimi Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Sam 23 Déc 2017 - 20:33

hikaru a écrit:
Je crois que sur ce coup-là, Alcor s'est bien fait avoir par Phénicia.

Perosia a écrit:
Alcor en manque d’experience des femmes  bounce  bounce …et qui se fait avoir comme un bleu….j’adore I love you I love you
 

Séquence "shopping" pour Alcor et Phénicia à Perlépolis.

=> C'était assez irrésistible à rédiger comme passage ... et c'est naturellement un clin d'oeil à la séquence "shopping" d'Alcor et Phénicia à Perlépolis pendant leur journée de congé dans l'épisode #57 "Le monstre et l'enfant".

hikaru a écrit:
Je l'imagine bien chargé comme un mulet avec tous les colis.  lol!


Si Alcor avait vu "Sharivan", il aurait compris qu'il ne faut jamais faire de shopping avec son équipière ...

=> Comme ça ?

hikaru a écrit:
Qu'est-ce que l'amour ne fait pas faire !!!  Wink

=> Ah, les mystères de l'amour ...

hikaru a écrit:
C'est bien en effet que Vénusia ne soit pas mise de côté et qu'elle continue à participer aux décisions de l'équipe.  cheers

=> Même si elle n'est plus en mesure de piloter (encore que ...), je ne voulais pas que Vénusia soit mise à l'écart, bien au contraire. Elle a son mot à dire sur ce qui se passe ... et sa dernière intervention s'est d'ailleurs révélée décisive, non ?  

hikaru a écrit:
Bizarre, mais pour une fois, je suis à 100% d'accord avec Alcor. affraid affraid affraid

Perosia a écrit:
En conclusion, Alcor le plus sage de tous dans cet épisode…une fois n’est pas coutume Very Happy

=> D'une certaine façon, Alcor s'est déjà bien mis en valeur lors de l'arc "polaire" ... puisque c'est grâce à lui qu'Actarus et les Aigles sont parvenus à tirer Vénusia des griffes de Végalina. Je reste sur le même rythme pour lui avec un mélange de fougue, d'expérience et de sagesse !

hikaru a écrit:
Actarus et sa bonté à toutes épreuves. Grrr...!!! Quand est-ce qu'il ouvrira les yeux ? Pourtant, Véga lui a déjà fait le coup. Il devrait être plus prudent et prendre en compte les craintes d'Alcor.

=> Quelque part, Actarus ne fait que suivre les conseils énoncés par Alcor dans l'épisode #9 "Le camp de la Lune noire" après qu'ils aient tous deux récupéré Eurydie : "Sur notre planète, on ne laisse jamais un blessé. C'est la règle ...".  Et il n'a pas oublié cet épisode ...

hikaru a écrit:
Et pourvu que la petite Lyra qui aimait tant les fleurs sur Vestalie refasse surface ou au moins que celle qu'elle est devenue ne fasse pas trop de dégâts.  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad

=> Compte-tenu des traitements qui lui ont été infligés depuis sa capture, à commencer par les lavages de cerveau et d'autres joyeusetés du même genre que je me suis bien gardé de détaillé (je suis resté "soft" sur ce coup-là), je doute que cette petite fille existe encore ... mais qui sait ?

Perosia a écrit:
N’en rajoutez pas !! C’est la meilleure toute catégorie….dans son domaine. Shocked  Shocked ...sacré personnage que tu as inventé là Kimi! cheers

=> Comme je l'ai souvent dit, c'est vraiment le premier personnage que j'ai "conçu et imaginé" dans sa globalité. Il n'est pas celui qui me correspond le plus, mais j'y suis très attaché !  

Perosia a écrit:
Feu ??? Que devient-il d’ailleurs ? Suspect Suspect

=> L'épisode #33 "Esprits dérangés" devrait répondre à ta question ...

Perosia a écrit:
Enfin ! Il serait temps de s’y intéresser !  Je n’ai jamais compris pourquoi ils ne l’ont pas fait dans le DA. Rolling Eyes Rolling Eyes

=> Je suis d'accord avec toi. On se demande pourquoi ce genre de tactique n'a jamais été employée par les maîtres du Camp de la Lune noire. A ma connaissance, elle n'a été employée que dans un seul épisode, le #31 "Don Quichotte de l'Espace". Et encore, c'était pour surveiller Boss / Bélier et ses comparses ...  scratch  

Perosia a écrit:
Eliminer « la cible » d’une autre manière que celle ‘officielle’….un peu ‘service secret’ en passant, genre les méchantes de James Bond ?... lol!   lol!

=> Je n'aurais jamais pensé faire le rapprochement !  Very Happy

Perosia a écrit:
Le sage Alcor! Après la scène pleine d'humour, joli contraste... cheers

=> Alcor sous toutes les coutures !  

Perosia a écrit:
Le "benêt" d’Actarus Evil or Very Mad  Evil or Very Mad ….(pardon)…..roles inversés pour une fois… Very Happy

=> Tout le monde peut se tromper ... et même les princes ne font pas exception à cette règle !  pale

Perosia a écrit:
C’est pas son jour a Actarus !  No  No
Pas capable de faire un joli compliment à sa belle  Mad et ne se mefiant pas de l’ennemi…..ca ne va pas cela Mad

=> Tu remarqueras que Vénusia ne lui en a pas tenu rigueur !  Very Happy  

hikaru a écrit:
Merci pour ce nouveau chapitre Kimi_san.  Very Happy

Gurendaizä a écrit:
merci Kimi !!! cheers cheers cheers

anterak 08 a écrit:
merci Kimi Very Happy

=> De rien ... et bonnes fêtes de fin d'année à tous !

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Sam 23 Déc 2017 - 22:07

Citation :
Hikaru a écrit:
Je l'imagine bien chargé comme un mulet avec tous les colis.  lol!

=> Comme ça ?

Oui, exactement comme ça. Wink lol!

Bonnes fêtes de fin d'année à toi aussi. Very Happy cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 27 Déc 2017 - 14:14








Cela faisait plus de trois semaines qu’il se trouvait là, dans la mine. Si l’air, saturé de particules radioactives, était presque irrespirable en surface, il l’était encore plus dans ces tunnels boueux, exigus et non ventilés. Le sol était glissant et l’éclairage réduit à sa plus simple expression : quelques ampoules diffusant une lumière orangée disposées tous les cent mètres et dépourvues de toute protection. Si elles venaient à se briser, ce qui arrivait fréquemment, les conditions de travail, déjà pénibles, étaient rendues plus difficiles encore par l’absence de lumière.

Les galeries mesuraient à peine cinq mètres de large, juste assez pour faire passer deux petits wagonnets de front. Ces conteneurs montés sur six roues et poussées par des hommes devenus des moins-que-rien permettaient d’amener jusqu’aux transporteurs stationnés devant l’entrée le précieux minerai extrait des gisements creusés dans les entrailles de cette terre dévastée qui n’avait plus de planète que le nom.

Dépouillés de leur identité, ils ne savaient plus qui ils étaient, d’où ils venaient et s’ils avaient encore une famille ou des amis quelque part. Ils n’avaient pour seul horizon que ce travail pénible qui se limitait à piller les ressources naturelles dont les hommes de Véga avaient besoin. Leur espérance de vie dans cet environnement hostile était des plus limitées et se mesurait en mois, en semaines, voire en jours pour les plus faibles. Et le professeur Ezequios n’échappait pas à cette règle.

Contrairement à ses compagnons d’infortune, il connaissait le « pourquoi » de sa présence parmi eux : il avait osé s’opposer frontalement à son officier supérieur qui n’était autre que le Commandant suprême de la Division Ruine en faisant échouer une mission de la plus grande importance. En agissant de la sorte, il s’était attiré les foudres de Végalina et celles du responsable de ce camp d’extermination planétaire qu’était devenue au fil des ans Akérèbe la sanglante. Blessé au genou, ne voyant plus que d’un œil, tout semblait indiquer, vu son état, qu’il finirait, lui aussi, par mourir dans cet enfer comme tant d’autres avant lui. Il aurait pu céder au désespoir mais n’en avait rien fait : malgré son handicap, il était persuadé de pouvoir s’évader et d’échapper ainsi au destin funeste qui l’attendait. Il agirait dès qu’il en aurait l’opportunité. « Bientôt … très bientôt … », se disait-il.

Il venait de sortir du tunnel lorsqu’il entendit le bruit familier des moteurs qui équipaient habituellement les navettes utilisées par la Division Ruine. Il leva instinctivement les yeux vers le ciel et vit passer la navette « Mark III » pilotée par le lieutenant Thétis. Le vaisseau survola la mine à basse altitude et poursuivit sa route tout en réduisant sa vitesse pour finalement atterrir sur l’une des deux pistes d’atterrissage de l’astroport. Une fois posé, il quitta son poste de pilotage pour prendre la direction du bâtiment principal, protégé par sa combinaison étanche. Il salua les deux gardes en faction et, après avoir franchi les sas de sécurité, pénétra dans le poste de commandement. Il ôta son casque et le déposa sur la table de travail sous les yeux du Capitaine qui vint aussitôt à sa rencontre. Ils s’étaient quittés quelques jours plus tôt et il était déjà de retour.

- Je ne m’attendais pas à vous revoir de sitôt, lieutenant. Ne me dites pas que vous venez prendre des nouvelles de notre « invité » ?

- Malheureusement non, Capitaine. Mais puisque nous en parlons, comment va-t-il ?

- Il est au travail dans la mine principale. Je dois cependant vous confier qu’il est loin d’être dans un état physique irréprochable. Il a essayé de se rebeller tout en tenant des propos indécents sur le Commandant Végalina. Il y a laissé un œil.

- Je vois. Je suppose qu’il vous a appris la vérité au sujet du Commandant, n’est-ce pas ?

- C’est exact. Pourquoi m’avoir caché cette information ? demanda-t-il.

- Cette information doit demeurer confidentielle. Notre Commandant l’a personnellement exigé. Nous devons rester concentrés sur notre objectif qui est de faire de la planète que nous convoitons le cœur du nouveau Royaume de Véga.

Il s’interrompit quelques instants, puis reprit.

- Ce que je vais vous dire doit rester entre nous. Sans entrer dans les détails, notre situation n’est guère brillante. Comme vous le savez, le Grand Stratéguerre n’est plus de ce monde et nous avons perdu Stykadès. Certaines des planètes conquises ont même essayé de prendre les armes contre nous. Pour l’instant, nous avons toujours l’avantage mais nous ne devons pas relâcher nos efforts.

- Effectivement. Cela n’a rien de réjouissant, en effet. Je comprends mieux votre silence, à présent. Excusez-moi de m’être montré un peu trop curieux.

- Ce n’est rien, Capitaine. Vous auriez de toute façon fini par l’apprendre un jour ou l’autre. Mais pour en revenir à ce qui nous intéresse, je ne suis pas venu jusqu’ici pour m’enquérir de l’état de santé de notre cher professeur. Le Commandant Végalina m’a confié une mission très importante.

- De quoi s’agit-il ?

- Nous comptons mener prochainement un nouveau raid contre la planète Terre avec deux antéraks que nous venons de réarmer. Dans la mesure où nous avons perdu plusieurs officiers de valeur comme les capitaines Ergos et Bardos, le Commandant estime qu’il est préférable de faire appel à des éléments extérieurs pour les piloter. Si jamais les choses ne se déroulaient pas comme prévu, ces hommes ne manqueront à personne, si vous voyez ce que je veux dire …

- Absolument. J’ai bien connu Ergos et Bardos. Nous avons servi ensemble avant que je ne sois détaché sur Akérèbe. C’est une perte regrettable. Conservez votre équipement de protection et laissez-moi le temps de m’équiper à mon tour. Nous partirons ensuite pour l’usine de retraitement. Nous y trouverons certainement des hommes susceptibles de vous convenir.

Thétis acquiesça.

Quelques minutes plus tard, la navette de transport quitta le hangar qui faisait face au bâtiment principal. De couleur noire et verte, elle était de forme triangulaire et comportait un seul réacteur placé juste sous la gouverne de direction, elle aussi triangulaire. Très effilée, la partie avant comportait deux orifices dissimulant deux petits canons laser de faible calibre qui constituaient son seul armement. L’engin disparut rapidement à l’horizon pour rejoindre l’usine, distante d’une centaine de kilomètres.

Sur Terre, la nuit était déjà tombée. L’ambiance était pesante et l’attaque dont Phénicia avait fait l’objet était encore présente dans toutes les mémoires. Suite à un examen médical poussé mené par le professeur Procyon qui lui avait administré le traitement adéquat, la jeune fille s’était retirée dans sa chambre et y avait passé le reste de la journée. Alcor était resté à ses côtés pour lui tenir compagnie. S’il était, comme tout le monde, sous le choc, il le vivait encore plus mal que tous les autres et il se disait qu’il aurait abattu celle qu’il surnommait « l’inconnue » si Actarus ne s’était pas interposé.

De son côté, Actarus se trouvait dans la salle des commandes, observant le panoramascope d’un air songeur. L’attitude de la prisonnière (puisqu’il fallait bien la désigner ainsi, à présent) suscitait bien des interrogations. Pourquoi avait-elle agi de la sorte ? Pourquoi s’en était-elle prise à eux alors qu’ils ne songeaient qu’à l’aider ? Pourquoi avait-elle fait feu sur Phénicia alors qu’elle ne lui avait rien fait ? Et pourquoi avait-elle perdu connaissance aussi brutalement ? Il n’en avait pas la moindre l’idée. Procyon le rejoignit quelques minutes plus tard. Lui aussi cherchait des réponses.

- Tu as du nouveau, père ?

- Malheureusement non. Nous l’avons fait transférer dans un local désaffecté situé dans les niveaux souterrains à l’écart de toute zone sensible. L’accès est protégé par une sécurité électronique et les murs sont suffisamment épais pour constituer une protection suffisante en cas de problème. Cependant, il est une chose que je ne parviens pas à m’expliquer.

- Laquelle ?

- Bien que plusieurs heures se soient écoulées, elle n’a toujours pas repris conscience. J’y ai longuement réfléchi et il semble que cet état soit directement en rapport avec ce qui s’est passé ce matin.

- Tu crois qu’elle a été conditionnée pour agir comme elle l’a fait ?

- C’est possible. N’oublie pas que nous avons déjà été confrontés à des situations similaires par le passé. Cependant, seul un examen poussé pourra nous le confirmer.

- Veux-tu que j’aille la voir pour savoir exactement ce qu’il en est ?

- Ce serait courir un grand risque, Actarus. Personne ne peut prédire quelles seront ses réactions quand elle se réveillera. Elle peut très bien s’en prendre à toi et te mettre en difficulté même si elle n’est plus armée.

- J’en suis conscient, père. Mais si je peux en apprendre davantage sur elle et sur ses motivations, je ne dois pas laisser passer cette chance. Ne t’inquiète pas pour moi, je ferai attention.

- Très bien. Alors vas-y.

Le prince quitta la salle des commandes et emprunta l’ascenseur intérieur pour gagner le cinquième niveau souterrain. Situé au bout du couloir, le petit local dans laquelle Lyra était détenue avait été vidé de son mobilier. Il ne restait plus qu’un brancard qui faisait office de lit, une petite étagère métallique pliante soudée au mur et un siège. Si la jeune femme était toujours allongée, elle avait finalement repris conscience et fixait d’un air songeur le plafond bleu nuit et les deux néons qui éclairaient la pièce. Actarus l’observa attentivement et débloqua le système de sécurité électronique avant d’ouvrir la porte. Elle sursauta dès qu’elle l’aperçut : elle ne s’attendait pas à sa venue.

Sans rien dire, il prit le siège et s’installa près du brancard avant de prendre la parole. Il ne savait pas s’il réussirait à se faire comprendre, mais comme il l’avait expliqué à son père adoptif, il devait au moins essayer de lui parler.

- Je constate que tu es enfin réveillée. Comment te sens-tu ? demanda-t-il.

Elle détourna la tête et baissa les yeux, incapable de soutenir son regard. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’elle se décidât à lui répondre. Sa voix était aiguë et sa diction pour le moins hésitante. Elle avait du mal à trouver ses mots.

- Je … ne sais pas … Tout est noir dans ma tête … Qu’est-ce que je fais ici ?

- Tu t’es écrasée avec ta navette spatiale près d’ici. Nous sommes venus te porter secours et t’avons transportée ici pour te soigner. Tu sembles déjà aller mieux puisque tu étais incapable de prononcer le moindre mot ce matin. Peux-tu me dire qui tu es ?

- L … Ly … Lyra … c’est … Lyra.

- Est-ce que c’est ton nom ?

- Oui. Enfin, je crois. Tout le monde … m’appelle … comme ça.

- Tu as déjà un nom. Peux-tu me dire qui est « tout le monde » ?

- Ce sont … ce sont mes frères. Ils sont … tous pareils. Ils se ressemblent tous, mais je … je sais qu’ils ne sont pas comme moi.

- Est-ce qu’ils te ressemblent ? Est-ce qu’ils portent les mêmes vêtements que toi ?

- Presque … presque tous. Enfin, je crois. Seulement … je ne suis pas comme eux. Je sais que je ne suis pas comme eux. Ils disent que … que je suis différente. Que je …

Elle s’interrompit et baissa les yeux avant de se redresser.

- Tous ces gens … disent que ce sont mes frères. C’est ce qu’ils disent … mais ça n’est pas vrai. Des mensonges. Ils ont peur … peur de moi. Je le sais. Ils veulent me … Ils veulent me faire du mal … Je sais que …

Elle commençait à perdre son calme. La peur se lisait désormais sur son visage et elle était incapable de garder le contrôle. Actarus réagit et prit ses deux mains dans les siennes pour essayer de la rassurer.

- Essaie de te calmer, Lyra. Je …

- NON ! NON ! Ils veulent … ils veulent me faire du mal ! dit-elle en se dégageant sèchement.

- Attends. Calme-toi et écoute-moi. Tu es en sécurité et je peux t’assurer que personne ne te fera le moindre mal, répondit-il.

- Je … je …

Elle était en nage et respirait difficilement. Il lui fallut quelques minutes pour retrouver son calme. Elle s’allongea de nouveau et dévisagea longuement Actarus avant de finalement fermer les yeux. Perplexe, celui-ci se leva de son siège et quitta la pièce. Il referma la porte et réactiva la sécurité pour reprendre le chemin de la salle des commandes. En entendant le bruit de ses pas dans le couloir, Lyra rouvrit les yeux et se releva, regardant la porte métallique tout en esquissant un sourire diabolique.

Lorsqu’il pénétra dans la pièce, il constata la seule présence de Procyon. L’équipe de nuit censée le seconder n’était pas encore arrivée.

- Alors ? Est-ce que tu as pu apprendre quelque chose ?

- Oui père. Elle s’est exprimée avec beaucoup de difficultés et ne semble pas se rappeler de quoi que ce soit. Elle m’a néanmoins appris son nom et m’a dit avoir des « frères » qui voudraient, selon elle, lui faire du mal.

- C’est étrange, répondit le scientifique. Je suppose qu’elle doit faire allusion aux hommes de la Division Ruine lorsqu’elle parle de ses « frères ». Quant à savoir de quel mal elle parle …

- Je le crois aussi. Elle a insisté sur le fait qu’elle se sentait différente, qu’elle n’était pas comme eux. C’est peut-être un début de piste. Et je reste persuadé qu’elle a sûrement vu quelque chose qu’elle n’aurait pas dû voir …

- Hmm. C’est possible. Cela expliquerait en partie pourquoi Végalina ait été tentée de se débarrasser d’elle en lançant une escadrille de navettes à ses trousses …

Actarus acquiesça.

- Je pense que nous ne pouvons rien faire de plus pour l’instant. Elle a fait beaucoup d’efforts pour te confier tout cela et elle doit être épuisée. Peut-être en apprendrons-nous davantage demain. Nous en profiterons pour l’examiner plus attentivement.

- Oui tu as raison. Cela nous permettra de vérifier si elle a effectivement été conditionnée ou si elle a agi d’elle-même.

- Je pense que tu ferais bien d’aller dormir toi aussi, mon fils. Tu en as besoin.

- Oui père. Bonne nuit.

Le jeune homme fit demi-tour pour rejoindre sa chambre. Une fois à l’intérieur, il s’allongea sur son lit sans même se déshabiller. Bras croisés derrière la tête, il soupira longuement en fixant le plafond. Il était persuadé, tout comme Alcor, que les jours à venir seraient tous aussi animés que celui qui venait de s’écouler. Il ne savait pas encore que cette intuition allait se révéler exacte.

A des milliers de kilomètres de là, Eslan s’était retiré dans sa cabine sur le vaisseau amiral pour prendre un peu de repos. Assis sur sa couchette, il ne pouvait s’empêcher de repenser à son entrevue avec Lyra. Elle n’avait guère changé depuis leur dernière rencontre : elle parlait peu et restait à l’écart de ses congénères. Une seule chose lui importait : mener à bien les quelques (rares) missions qu’on lui confiait. Elle s’y investissait totalement et ne renonçait jamais avant d’avoir atteint son objectif. Sa façon d’agir était très différente de celle des membres des Commandos Ruine puisqu’elle préférait travailler en solitaire. Rares étaient les fois où elle gardait le contact avec celui ou ceux qui la secondaient. Même si la situation était désespérée, elle n’avait jamais envoyé d’appel de détresse ou demandé des renforts. Avec elle, tout était clair : il fallait juste attendre son retour. Un retour qui se résumait, la plupart du temps, par deux mots : « Mission accomplie ». Rien d’autre.

Selon ses calculs, elle devait déjà se trouver dans les environs immédiats du Centre de recherches spatiales qu’elle devait infiltrer. Peut-être avait-elle déjà réussi à s’y introduire pour observer discrètement ceux et celles qu’elle était censée abattre. Elle passerait à l’action à la première occasion et les éliminerait sans coup férir. Elle remplirait sa mission comme elle l’avait toujours fait. Il en avait la certitude. Mais il était bien le seul à voir les choses de cette façon.

Elle était loin de faire l’unanimité. Certains membres des Commandos Ruine ne cachaient pas leur hostilité envers elle. Elle ne leur inspirait que du mépris et ils pensaient également que ses réactions et son incapacité (supposée) à travailler en équipe risquaient à tout moment de faire échouer les missions qui leur étaient confiées si elle venait à y participer. Même le Commandant Végalina avait déclaré un jour qu’elle constituait une menace potentielle et qu’il fallait s’en débarrasser. Eslan n’ignorait rien de cela. Mais il avait confiance en elle et il estimait que la réciproque était vraie.

L’émetteur qu’il portait à la ceinture se mit à sonner. Il se redressa et s’en saisit pour lire sur le petit écran digital l’identité de son correspondant. Il se leva de sa couchette et réajusta son uniforme et ses gants avant de quitter sa cabine pour rejoindre la salle de réunion où Végalina et Erea l’attendaient.

Si Végalina était assise derrière l’un des terminaux de l’imposante table de travail, Erea était restée debout et se tenait légèrement en retrait près de l’écran panoramique qui faisait face à la porte automatique qu’il venait de franchir. Il salua les deux jeunes femmes et s’installa à son tour. Le visage de son officier supérieur était fermé et son regard particulièrement sombre. Elle entra rapidement dans le vif du sujet.

- Comment se présente la situation, commandant ? Avez-vous des nouvelles de l’agent que vous avez envoyé sur Terre ?

- Pas encore, Commandant. Selon toute vraisemblance, il est déjà en poste et il passera à l’action le moment venu, répondit-il avec conviction.

- Vous êtes bien sûr de vous, répondit Erea, d’un ton monocorde. Qu’est-ce qui vous rend si confiant ?

- Le lieutenant Lyra est le meilleur élément dont nous disposons pour mener à bien ce genre d’opération, commandant. Je sais que ses méthodes sont quelque peu « différentes » des nôtres mais je suis persuadé qu’elle remplira sa mission. Elle n’a jamais connu l’échec et ses résultats parlent pour elle.

- Je respecte votre point de vue mais je ne le partage pas, répliqua Végalina. Nous avons attentivement étudié son dossier. Même si ses compétences sont indéniables et si elle n’a, selon vos dires, jamais connu l’échec, son comportement est loin d’être irréprochable et vous le savez. Je me trompe ?

- J’en suis conscient, Commandant. Cependant, il n’est pas dans mes habitudes de confier une mission à un agent qui ne dispose pas des compétences nécessaires pour la mener à bien. Elle est certes différente des autres membres de nos Commandos Ruine, mais son efficacité en opération ne peut être remise en cause.

Végalina le considéra attentivement. Il était visiblement convaincu de la véracité de ses propos.

- Je vois. Cependant, même si vous avez confiance en elle au point de lui accorder une certaine autonomie, il serait souhaitable que vous vous rendiez à votre tour sur la Terre pour superviser ses agissements. De cette façon, nous aurons une vision plus claire de la situation.

- Nous comprenons et respectons votre façon de voir les choses, ajouta Erea. Cependant, vous comprendrez que nous ne pouvons pas nous permettre de rester dans l’incertitude. Si nous voulons éliminer le prince d’Euphor et ses alliés, nous devons mettre toutes les chances de notre côté.

- Oui, c’est juste.

- Nous allons faire préparer une navette de transport pour que vous puissiez rejoindre la Terre dans les plus brefs délais. Il serait judicieux d’emmener avec vous quelques soldats issus de nos Commandos Ruine pour vous appuyer en cas de besoin. Dès que vous serez prêt, faites-le nous savoir.

- Entendu, Commandant.

Eslan se leva de son siège et quitta la pièce sous le regard des deux jeunes femmes. Végalina se releva à son tour et regarda Erea en soupirant. Elle semblait préoccupée.

- Qu’en penses-tu ?

- Il a confiance en elle, Végalina. Et comme il le dit lui-même, il n’a aucune raison de mettre ses capacités en doute.

- Sa confiance est peut-être mal placée, Erea. Elle est certes très compétente, mais aussi mentalement très instable et incapable de travailler en équipe. Si nous voulons vaincre, nous devons travailler ensemble.

- Je comprends tes doutes. Le fait d’envoyer Eslan sur le terrain est une bonne chose. S’il est sur place, il lui sera facile de la contacter. Et si elle ne se manifeste pas, il connaît sa façon d’agir et pourra la guider dans ses choix. Et si la situation l’exige, nous pourrons toujours utiliser les soldats du Commando Ruine.

- Effectivement. Je n’avais pas envisagé les choses sous cet angle.

- Pour le moment, notre priorité est de mettre à disposition d’Eslan et de ses hommes un vaisseau capable de les emmener sur Terre en un minimum de temps. Je vais demander aux techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques de faire le nécessaire. Dès que j’en aurai terminé, je ferai le point avec Thalis au sujet du symbiorak « Delta ».

- Très bien. Tiens-moi au courant.

- Sois tranquille.

Toutes deux quittèrent la salle de réunion quelques secondes plus tard et partirent chacune de leur côté.

Sur Akérèbe, Ezequios et les autres poursuivaient leur travail dans la mine sous le regard plus ou moins attentif des gardiens chargés de les surveiller. Le scientifique déchu avait, dans son esprit malade et torturé, songé à un plan d’évasion qu’il comptait rapidement mettre en œuvre. Dans la mesure où celui-ci exigeait une grande rapidité d’exécution, il lui fallait agir vite et bien. Manipulant avec difficulté les deux wagonnets dont il avait la charge, il observa attentivement les deux soldats qui se trouvaient dans son champ de vision. Pour résister à la chaleur et respirer normalement, ils portaient une combinaison spéciale faite dans un alliage semblable à ceux utilisés par les techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques pour la construction des appareils utilisés par la Division Ruine. A cela s’ajoutait un masque conçu pour protéger les yeux du porteur et directement relié à une petite bouteille d’air comprimé placée dans son dos.

Longeant le mur de la galerie, il parvint à s’approcher sans se faire repérer. D’un geste brusque, il poussa le premier soldat dans le vide et parvint dans la foulée à se saisir d’une pelle qui traînait sur le sol pour assommer le second avant que celui-ci ne donne l’alerte. Il le frappa sans relâche pendant plusieurs minutes pour ensuite le transporter dans un endroit discret sans que personne ne le remarque. Une fois à l’abri des regards, il lui ôta son précieux équipement et s’en revêtit avant de lui asséner un autre coup au visage. « Toi au moins, tu ne me gêneras plus … » songea-t-il en poussant du pied le corps de sa victime. Son regard était empli de haine, mais aussi d’une certaine satisfaction : tout se passait comme prévu.

Désormais équipé, il pouvait envisager de remonter à la surface sans se soucier de son handicap puisque la combinaison, conçue pour résister à la chaleur, était doublée par un tissu flexible destinée à maintenir les articulations en place. En outre, grâce au masque, il serait impossible de le reconnaître. A vrai dire, seule sa vue déficiente était susceptible de le trahir. Quelques minutes lui suffirent pour se frayer un passage entre les prisonniers et les autres gardiens pour se retrouver à l’air libre. Il contourna les deux transporteurs et remarqua, quelques mètres plus loin, la présence d’une navette de transport gardée par un homme solidement armé. « Il faut que je m’empare de cet appareil. Il le faut absolument … ».

Il avança de quelques pas et se jeta sur le garde qui, surpris, ne parvint pas à utiliser son arme. Ezequios le frappa plusieurs fois au visage et passa ses mains autour de son cou pour l’étrangler. Une fois sa besogne accomplie, il jeta un regard méprisant sur sa victime et s’empara de son arme avant de se glisser dans le poste de pilotage. Le vaisseau décolla quelques instants plus tard et reprit la route de l’astroport. Manœuvrant avec précaution, il contourna le bâtiment principal pour se poser quelques centaines de mètres plus loin.

Dans l’usine de retraitement, le Capitaine et Thétis s’étaient rendus directement dans les niveaux inférieurs du complexe pour chercher ce dont Végalina avait besoin : deux pilotes expérimentés et suffisamment dociles pour les utiliser contre Actarus et ses compagnons. Ils franchirent plusieurs sas de sécurité et empruntèrent l’ascenseur qui menait au dixième niveau. Une fois sur place, l’officier désigna du doigt deux hommes qui s’affairaient tout autour du puits fumant situé au centre de la pièce d’où s’échappait une fumée verdâtre à l’odeur nauséabonde. Le dos voûté et le regard terne, ils étaient visiblement las de ce travail sans intérêt et ne savaient plus depuis quand ils arpentaient les couloirs du complexe.

- Ce sont eux ? demanda Thétis, visiblement perplexe.

- Tout à fait, lieutenant.

- Ils ne ressemblent guère à des pilotes d’élite. Leur démarche est hésitante et leurs gestes manquent de coordination. Je n’ose imaginer quelles sont leurs capacités cérébrales … en admettant qu’ils aient un cerveau.

- Les apparences sont parfois trompeuses. Contrairement à ce que vous pensez, ces deux hommes nous ont causé bien des tracas par le passé. Vous souvenez-vous de l’invasion de la planète Pallas ?

- Je n’avais pas encore rejoint les rangs de la Division Ruine à cette époque, mais j’en ai entendu parler. Ce n’était pas beau à voir, parait-il.

- Pas vraiment, non. Si nous avons remporté la victoire et éliminé la plupart de ceux qui ont essayé de nous résister, nous avons néanmoins subi de lourdes pertes, en grande partie à cause de ces deux officiers.

- J’ai beaucoup de mal à vous croire, Capitaine. Cependant, s’ils sont aussi bons que vous le prétendez, ils nous seront assurément très utiles.

- Vous n’avez aucun souci à vous faire, lieutenant. Ils sont capables de s’adapter à toutes les situations et leur sens tactique est remarquable. Seule leur condition physique laisse quelque peu à désirer, mais vous conviendrez que les conditions climatiques qui règnent ici n’arrangent rien. Une fois revenus dans un environnement « sain », ils recouvreront toutes leurs facultés. J’en suis persuadé.

- Espérons-le. Dites à vos hommes de les emmener jusqu’à ma navette et administrez-leur le traitement prévu. Je tiens à ce que le voyage de retour se passe tranquillement.

- Aucun problème. Je vais m’en occuper personnellement.

- Merci Capitaine, mais faites vite. Le Commandant Végalina attend très certainement mon retour avec impatience et il vaut mieux ne pas le faire attendre, si vous voyez ce que je veux dire.

Celui-ci opina : il avait parfaitement compris le message. Il se tourna vers les deux soldats qui se tenaient derrière lui et leur fit un signe de la main. Ils réagirent aussitôt et s’emparèrent des deux prisonniers qui n’opposèrent aucune résistance. Ils ne savaient pas encore qu’ils allaient bientôt reprendre du service.

Une heure plus tard, la navette quitta l’astroport pour reprendre le chemin du Camp de la Lune noire avec deux prisonniers enfermés dans la soute. Le Capitaine la regarda partir et se saisit d’une bouteille contenant une liqueur jaunâtre. Il se versa un verre et l’avala d’une traite avant de le poser sur sa console en soupirant. Non, la situation n’était pas brillante. Et à moins d’un miracle, il ne pensait pas qu’elle s’améliorerait dans les jours, les semaines ou les mois à venir.

Le départ de Thétis ne passa pas inaperçu. Tous les personnels de la base et les gardes surveillant les entrées et sorties des différentes installations, à commencer par la mine principale, le remarquèrent. Resté à bord de son engin, Ezequios sourit. « Maintenant, c’est à moi de jouer … », se dit-il.

Rasant le mur du bâtiment principal, il regarda attentivement sur sa gauche, puis sur sa droite : aucun soldat à l’horizon, exception faite des deux gardes postés à l’entrée. Il ne lui serait pas facile de s’en débarrasser mais il était bien décidé à tenter le tout pour le tout. Il sortit son arme et se jeta au sol en tirant à plusieurs reprises sur les deux hommes. Touchés à la tête et au torse, ils s’effondrèrent l’un après l’autre. « Parfait ! » exulta-t-il en se relevant. Il ôta son masque et détacha la bouteille d’air comprimé de sa combinaison avant de les jeter au sol. Il franchit successivement la porte et les sas de sécurité pour finalement pénétrer dans le poste de commandement : celui-ci était désert. Le Capitaine n’était pas à son poste comme il l’avait espéré et cela ne lui plaisait pas.

C’est à cet instant qu’une idée lui traversa l’esprit. Revenant sur ses pas, il prit l’ascenseur intérieur pour se rendre dans le niveau souterrain et emprunta le couloir qui permettait d’accéder au bâtiment annexe. Une fois sur place, il constata l’absence de gardes, mais surtout la présence de son ennemi. Celui-ci, perdu dans ses pensées, observait les deux détenus sur son poste de contrôle. Ezequios sourit : il allait pouvoir se venger.

Sans se poser de question, il fit feu à plusieurs reprises dans sa direction. Blessé à l’épaule et au dos, l’officier tenta de s’agripper à la console sans y parvenir. Il tomba sur le sol glacé et tenta vainement de se saisir de son arme. C’est à cet instant qu’un nouveau tir de laser le toucha à la main droite. Il ferma les yeux et grimaça de douleur avant de se reprendre en entendant le bruit des pas de son agresseur.

- Vous ! C’est impossible !

- Rien n’est impossible pour peu qu’on le veuille vraiment, « Capitaine ». Non seulement mon séjour sera bien plus court que vous ne l’aviez envisagé et il me sera définitivement agréable puisque je vais avoir le plaisir d’en finir avec vous …

Il déchargea une nouvelle fois. Le visage du Capitaine était en sang, tout comme ses mains et son genou droit.

- Ce traitement vous plaît, « Capitaine » ? Je l’ai imaginé spécialement pour vous lorsque j’étais encore au fond de cette fichue mine …

- Vous êtes fou. Vous ne savez pas à quoi vous vous exposez en agissant de cette façon. La vengeance du Commandant Végalina sera terrible lorsqu’elle l’apprendra ! Vous ne savez pas ce dont elle est capable !

- C’est le cadet de mes soucis. Son sort est de toute façon déjà scellé. Vous souvenez-vous de notre ultime conversation ? Je vous avais dit que vous seriez l’un des premiers à mourir une fois à la tête de notre armée … Même si ce n’est pas encore tout à fait le cas, je vais tenir parole …

Nouveau tir. A bout portant, cette fois. Tout était terminé. Il rengaina son arme et éclata de rire. Un rire démoniaque.

- Ha, ha, ha, ha !!! Tremblez, « Commandant » ! Votre dernière heure est proche !

D’un geste brusque, il s’empara de l’émetteur et de la carte électronique que le Capitaine gardait toujours dans la poche gauche de son uniforme. Il inséra cette dernière dans le lecteur prévu à cet effet. Les portes des cellules s’ouvrirent. Surpris, Eraska se précipita à l’extérieur pour découvrir le visage de celui qui venait de le libérer. Il ne l’avait jamais vu mais cela n’avait aucune importance.

- Vous êtes libres. Si vous souhaitez quitter cet endroit, c’est maintenant ou jamais. Alors dépêchez-vous où je vous laisse ici.

Le vieil homme s’exécuta et lui emboîta le pas, trop heureux de pouvoir quitter cet endroit sordide où il était resté enfermé pendant tant d’années. Il allait pénétrer dans le couloir lorsqu’il se retourna une dernière fois. C’est à cet instant qu’il aperçut Cydonia, assise sur sa couchette. Elle était restée dans sa cellule, sans réaction, le regard perdu dans le vide. Une sensation étrange l’envahit : il avait l’impression de connaitre cette femme, de l’avoir déjà vue par le passé même s’il ne se rappelait pas des circonstances de cette rencontre. Son esprit était confus et cette liberté fraîchement acquise l’empêchait d’accéder à ses souvenirs. Une chose était certaine : il était hors de question de la laisser ici.

Il revint sur ses pas et pénétra dans la pièce. Arrivé auprès d’elle, il tendit sa main pour l’inciter à se relever, ce qu’elle fit en s’accrochant à son épaule. Marcher lui était très pénible et Eraska l’avait compris. Lentement, les deux anciens pensionnaires du bâtiment annexe rejoignirent Ezequios qui les attendait dans l’ascenseur. Son attitude avait quelque chose de surréaliste : pourquoi s’intéressait-il à leur sort alors qu’il n’existait aucun lien entre eux ? Il ne le savait pas lui-même et cela n’avait, au fond, aucune importance.

Le petit groupe regagna le vaisseau qui les attendait à l’extérieur. Eraska aida Cydonia à y monter tandis qu’Ezequios s’installa aux commandes avec assurance. Il savait précisément où il voulait aller. Lentement, l’engin s’éleva dans les airs et quitta l’atmosphère polluée d’Akérèbe en direction de la planète bleue.



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Dernière édition par kimi_san le Ven 12 Jan 2018 - 19:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 27 Déc 2017 - 22:49

Kimi a écrit:
Les galeries mesuraient à peine cinq mètres de large, juste assez pour faire passer deux petits wagonnets de front. Ces conteneurs montés sur six roues et poussées par des hommes devenus des moins-que-rien permettaient d’amener jusqu’aux transporteurs stationnés devant l’entrée le précieux minerai extrait des gisements creusés dans les entrailles de cette terre dévastée qui n’avait plus de planète que le nom.
On s'y croirait! C'est très bien décrit comme dans nos anciennes mines de charbon... bounce  bounce

Kimi a écrit:
il était persuadé de pouvoir s’évader et d’échapper ainsi au destin funeste qui l’attendait. Il agirait dès qu’il en aurait l’opportunité. « Bientôt … très bientôt … », se disait-il.
C’est son adrénaline…. bom  bom

Kimi a écrit:
Nous partirons ensuite pour l’usine de retraitement. Nous y trouverons certainement des hommes susceptibles de vous convenir.
Allons faire notre marché….brrrr ca fait froid dans le dos…. What a Face

Kimi a écrit:
En entendant le bruit de ses pas dans le couloir, Lyra rouvrit les yeux et se releva, regardant la porte métallique tout en esquissant un sourire diabolique.
Aie, c’est ce que je me demande depuis le début….simule-t-elle ?  Suspect  Suspect  La mise en garde d’Alcor est encore plus critique  affraid  affraid

 Actarus! Méfie-toi de Lyra...

Kimi a écrit:
- Tous ces gens … disent que ce sont mes frères. C’est ce qu’ils disent … mais ça n’est pas vrai. Des mensonges. Ils ont peur … peur de moi. Je le sais. Ils veulent me … Ils veulent me faire du mal … Je sais que …
Ce qui est diabolique est qu’elle se sert d’une situation  réelle!! Pas besoin d'en inventer une!  affraid  ce qui donne encore plus de poids à ce qu’elle peut dire.  No  No

Kimi a écrit:
- Nous allons faire préparer une navette de transport pour que vous puissiez rejoindre la Terre dans les plus brefs délais. Il serait judicieux d’emmener avec vous quelques soldats issus de nos Commandos Ruine pour vous appuyer en cas de besoin.
Est-ce que cela ne risque pas de provoquer l’effet inverse ?  Suspect  Suspect  
Puisque ces soldats sont prêts à l’éliminer, ne la considérant pas comme eux et dangereuse.
Est-ce que ce n’est pas ce qui va sauver nos amis ?  cheers

Kimi a écrit:
Et si la situation l’exige, nous pourrons toujours utiliser les soldats du Commando Ruine.
Ce que confirme Erea…  bounce  bounce

Kimi a écrit:
A cela s’ajoutait un masque conçu pour protéger les yeux du porteur et directement relié à une petite bouteille d’oxygène placée dans son dos.
Puis-je me permettre ? Je suppose que tu leur fais respirer de l’air comme nous. Dans ce cas, toute bouteille est à l’air comprimé dans les cas standards (plongée moins de 60m, spéléologie, etc…). L’oxygène pur est réservé à usage médicale, car toxique et mortel sur la durée (maximum 1h) et/ou en-dessous de 7m de profondeur (sur Terre).

Kimi a écrit:
- Ha, ha, ha, ha !!! Tremblez, « Commandant » ! Votre dernière heure est proche !
De l’action entre Végalina et Ezequios. J’attends cela avec impatience. pirat  pirat

 Je lui trouve un air de ressemblance avec moi ce Ezequios....

Kimi a écrit:
les deux anciens pensionnaires du bâtiment annexe rejoignirent Ezequios qui les attendait dans l’ascenseur. Son attitude avait quelque chose de surréaliste : pourquoi s’intéressait-il à leur sort alors qu’il n’existait aucun lien entre eux ? Il ne le savait pas lui-même et cela n’avait, au fond, aucune importance.
Et quel sera le rôle de ses « deux anciens pensionnaires », dont la mère de Végalina si je ne me trompe !

  Ma femme libre!! Vous n'êtes pas sorti de l'auberge....croyez-en mon expérience....

Merci Kimi! cheers cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Mer 27 Déc 2017 - 23:25

Brrr, rien que le titre...Et le chapitre tient toutes les promesses du titre: Ezequios, Lyra, les membres de la division ruine qui se servent en main d'œuvre humaine...Fort réjouissant...Et angoissant pour les aigles. La petite Lyra ne me dit décidément rien qui vaille...Et avec les prisonniers libérés, que va-t-il advenir de nos amis...? Cydonia, la maman de Végalina, va-t-elle influer sur les actes futurs de sa fille? Merci Kimi pour cette suite palpitante comme toujours !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   Jeu 28 Déc 2017 - 0:04

J'ai bien aimé aussi ta description des mines d'Akérèbe !

Je me demande également quelle est la signification du sourire diabolique de la jeune Lyra, et comme Actarus, je pense que lui et ses amis vivront sans doute d'autres jours aussi animés que celui qu'il vient de connaître... affraid

merci Kimi ! cheers cheers cheers

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   

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FanFiction : une parmi tant d'autres ...
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