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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeSam 2 Sep 2017 - 23:32

Gurendaizä a écrit:
Cela va même donner un côté plus réaliste !

Le point faible de la série si je peux dire, c'est le fait que la Terre est prise pour une planète pacifique alors que malheureusement c'est bien loin d'être le cas en réalité...

=> C'est exactement ça. C'est un peu aussi ce que je reproche à la série. Rares sont les moments où il y a une interaction entre nos héros et la population terrienne. De mémoire, seuls les épisodes #59 "Le commando" et #62 "Les cygnes" esquissent ce genre de lien. En revanche, cette thématique est bien plus présente dans les mangas de Gosaku Ota, que ce soit dans "Great Mazinger" ou "Grendizer".

Dans ce dernier cas, la "performance" de Zuril / Horos est très convaincante car il réussit à faire passer Duke Fleed / Actarus pour un allié des forces de Véga aux yeux de la population terrienne ... qui décide donc d'aller mettre le Centre à feu et à sang ! Quand on voit ce genre de comportement, on se demande quelques fois si notre chère planète bleue vaut le coup d'être sauvée ... Shocked

Eurydie a écrit:
l'attente est toujours le piiiiire moment, car on aime ta plume kimi-san !

=> Merci du compliment ! Very Happy

hikaru a écrit:
C'est vraiment une super nouvelle ça! J'ai hâte. cheers cheers cheers

=> Patience, cela ne saurait tarder ! Entretemps, j'ai un super-récit à lire ... et il est signé de ta plume ! Very Happy


Pour vous faire patienter, voilà la nouvelle "En-tête" :

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 789587headerestampe


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Dernière édition par kimi_san le Dim 3 Sep 2017 - 11:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 2:21

Citation :
C'est exactement ça. C'est un peu aussi ce que je reproche à la série. Rares sont les moments où il y a une interaction entre nos héros et la population terrienne. De mémoire, seuls les épisodes #59 "Le commando" et #62 "Les cygnes" esquissent ce genre de lien.

Ou alors une autre hypothèse (je ne vais pas trop m'étendre sinon on va sortir du sujet Wink
A moins que la Terre "pacifique"  soit en fait un ressenti d'Actarus qui est d'ailleurs un extra-terrestre lui-même, et qui, tel un étranger visitant un pays inconnu et qui en tombe sous le charme, n'en verrait que les bons côtés ?
Pour les épisodes, j'aurais également pensé au # 56 avec la conférence en Suisse. Ce qui me fait me souvenir que lorsque j'ai vu pour la première fois le #58 (le sosie) j'ai été quelque peu déçue, bien que j'aime cet épisode par ailleurs,  par rapport au fait que Argoli indique que l'armée avait "reçu l'ordre d'abattre Goldorak" et que l'on ne voit pas de scène en ce sens dans l'épisode à part peut être quelques images arrêtées et que c'est Alcor qui intervient ensuite (désolée pour le hs)

Merci pour ta nouvelle en tête !!! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2977308385

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 11:30

Gurendaizä a écrit:
Ou alors une autre hypothèse (je ne vais pas trop m'étendre sinon on va sortir du sujet) Wink

=> Toute hypothèse est intéressante à étudier !

Gurendaizä a écrit:
A moins que la Terre "pacifique"  soit en fait un ressenti d'Actarus qui est d'ailleurs un extra-terrestre lui-même, et qui, tel un étranger visitant un pays inconnu et qui en tombe sous le charme, n'en verrait que les bons côtés ?

=> Tu as raison, c'est une analyse intéressante. Lorsqu'on se rend dans un pays étranger, on peut facilement ne voir que le bon côté des choses sans se douter que la réalité est parfois toute autre. Ce qui n'est pas valorisant pour le pays est rejeté dans l'ombre.

Gurendaizä a écrit:
Pour les épisodes, j'aurais également pensé au # 56 avec la conférence en Suisse.

=> C'est juste, je n'y avais pas pensé. Cependant, ce qui retient l'attention, c'est la conférence à laquelle Procyon participe et où il se fait "remettre à sa place" par le faux Shubyler (Horos est extrêmement convaincant !). Néanmoins, on reste un peu "entre spécialistes", la population civile passe un peu au second plan.

Gurendaizä a écrit:
Ce qui me fait me souvenir que lorsque j'ai vu pour la première fois le #58 (le sosie) j'ai été quelque peu déçue, bien que j'aime cet épisode par ailleurs,  par rapport au fait que Argoli indique que l'armée avait "reçu l'ordre d'abattre Goldorak" et que l'on ne voit pas de scène en ce sens dans l'épisode à part peut être quelques images arrêtées et que c'est Alcor qui intervient ensuite (désolée pour le hs)

=> Ca ne me choque pas plus que ça. Ce n'est pas la première fois que la série utilise des crayonnés et des plans fixes pour illustrer des moments particulièrement violents (cf. la destruction d'Euphor par exemple) et ça a peut-être plus d'impact qu'une séquence animée classique. Lorsqu'on voit intervenir l'armée face à un ou plusieurs engins véghiens, celle-ci est rapidement réduite au silence ... et les séquences ne durent qu'une poignée de secondes. Idem pour les scènes de panique urbaine.

Gurendaizä a écrit:
Merci pour ta nouvelle en tête !!! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2977308385

=> Merci. J'avais fait celle-ci aussi.

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 12:38

Citation :
Ca ne me choque pas plus que ça. Ce n'est pas la première fois que la série utilise des crayonnés et des plans fixes pour illustrer des moments particulièrement violents (cf. la destruction d'Euphor par exemple) et ça a peut-être plus d'impact qu'une séquence animée classique. Lorsqu'on voit intervenir l'armée face à un ou plusieurs engins véghiens, celle-ci est rapidement réduite au silence ... et les séquences ne durent qu'une poignée de secondes. Idem pour les scènes de panique urbaine.

Je voulais dire aussi que juste après l'intervention d'Alcor, tout semble rentrer dans l'ordre comme par magie comme si de rien n'était, à part pendant un moment Phénicia qui croit toujours son frère devenu fou ! Bon c'est vrai un épisode ne dure "que" pendant une vingtaine de minutes, il faut avoir le temps matériel de caser tout ça ! Wink

Retour dans le sujet lol! : Personnellement je préfère la bannière colorée je la trouve plus dans l'esprit de la série, plus "peps" mais c'est ta fanfic, tu choisis celle que tu veux !!! Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 12:46

C'est vrai qu'il n'est pas évident de faire intervenir des personnes extérieures dans nos fictions tant le huis clos entre nos héros est présent dans le DA, c'est un problème que je rencontre aussi.

C'est vraiment dommage, mais en même temps, vu la durée d'un épisode, c'est compréhensible que l'histoire se concentre sur eux et sur l'action.

kimi_san a écrit:
Entretemps, j'ai un super-récit à lire ... et il est signé de ta plume ! Very Happy

Embarassed  Embarassed  Embarassed

Quand au choix de ta bannière, je ne vais pas être d'une grande aide, pour moi elles ont toutes les deux quelque chose d'intéressant. L'une est plus "peps" comme dit Gurendaizä avec les couleurs et l'autre, je trouve qu'elle colle bien avec le titre. À toi de choisir. Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 12:53

elle sont bien toutes les 2 Very Happy
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 12:55

Gurendaizä a écrit:
Je voulais dire aussi que juste après l'intervention d'Alcor, tout semble rentrer dans l'ordre comme par magie comme si de rien n'était, à part pendant un moment Phénicia qui croit toujours son frère devenu fou ! Bon c'est vrai un épisode ne dure "que" pendant une vingtaine de minutes, il faut avoir le temps matériel de caser tout ça ! Wink

hikaru a écrit:
C'est vrai qu'il n'est pas évident de faire intervenir des personnes extérieures dans nos fictions tant le huis clos entre nos héros est présent dans le DA, c'est un problème que je rencontre aussi.

C'est vraiment dommage, mais en même temps, vu la durée d'un épisode, c'est compréhensible que l'histoire se concentre sur eux et sur l'action.

=> C'est vrai que ça n'est pas simple de "caser" autant de choses dans un épisode "standard". Les films "Mazinger" rencontrent également le même problème. Il n'est pas simple de faire cohabiter en une vingtaine de minutes des séquences de combat et d'autres séquences plus intimes qui mériteraient de se voir consacrer davantage de temps (ex : la mort de Musashi, membre de l'équipe Getter Robo dans le film "Great Mazinger vs Getter Robo G".

=> C'est aussi la raison pour laquelle, sans trop en dire, je prévois dans certains chapitres, l'irruption de certains personnages bien plus intéressés par leurs motivations personnelles (et quelque peu manipulés aussi en raison de leur soif de pouvoir) que par la défense de la planète bleue ... et qui ne sont pas loin de considérer Actarus comme leur ennemi. Je posterai un teaser à l'occasion pour les personnes que cela intéresse.

hikaru a écrit:
Embarassed  Embarassed  Embarassed

=> Quand quelqu'un a du talent, il faut le lui dire ! Je ne fais qu'exprimer ce que je pense ...

Gurendaizä a écrit:
Retour dans le sujet lol! : Personnellement je préfère la bannière colorée je la trouve plus dans l'esprit de la série, plus "peps" mais c'est ta fanfic, tu choisis celle que tu veux !!! Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771


hikaru a écrit:
Quand au choix de ta bannière, je ne vais pas être d'une grande aide, pour moi elles ont toutes les deux quelque chose d'intéressant. L'une est plus "peps" comme dit Gurendaizä avec les couleurs et l'autre, je trouve qu'elle colle bien avec le titre. À toi de choisir. Very Happy

=> J'y ai passé toute l'après-midi pour arriver à un résultat convenable ... mais il y en a encore plein d'autres. J'alternerai sûrement en fonction des chapitres ...

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 13:52

Citation :
mais il y en a encore plein d'autres. J'alternerai sûrement en fonction des chapitres ...

Citation :
C'est aussi la raison pour laquelle, sans trop en dire, je prévois dans certains chapitres, l'irruption de certains personnages bien plus intéressés par leurs motivations personnelles (et quelque peu manipulés aussi en raison de leur soif de pouvoir) que par la défense de la planète bleue ... et qui ne sont pas loin de considérer Actarus comme leur ennemi. Je posterai un teaser à l'occasion pour les personnes que cela intéresse.

Chic !!! (enfin je veux dire pour les bannières.... et le teaser ! ) cheers cheers cheers Wink Wink Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2636677666

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 19:52

Les autres "en-têtes" sur lesquelles j'avais travaillé ... mais que j'ai finalement écartées.

Il y a pas mal de "chutes" du même genre ... Le tout sera disponible dans la version "Collector" !  Wink


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Sep 2017 - 23:09

merci Kimi ! Very Happy FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 1752787198

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Sep 2017 - 13:39

superbe Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Sep 2017 - 19:52

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Cela faisait plusieurs heures que Goldorak avait quitté l’atmosphère terrestre et était passé en vol sub-spatial. La vitesse atteinte était proche de celle de la lumière, et n’importe quel voyageur transitant dans cette partie de l’espace n’aurait vu qu’une traînée lumineuse passer devant ses yeux. Il ne pourrait pas imaginer qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial.

A l’intérieur du poste de pilotage situé dans la soucoupe porteuse, tout était on ne peut plus calme. Actarus et Phénicia, les deux seuls rescapés de la planète Euphor, allaient revoir leur terre natale pour la première fois depuis quatre ans. Quatre ans. Presque une éternité pour eux, mais rien comparé à l’échelle de l’espace. Quatre ans. Cette date était gravée à jamais dans leur mémoire, car c’est à cet instant précis que leur vie avait basculé à jamais. Rien ne serait plus comme avant.

Tout avait changé avec l’invasion d’Euphor par les troupes de la Division Ruine. Rien ne pouvait laisser supposer, du moins en apparence, un acte aussi monstrueux. D’autant plus que les relations entre Euphor et Stykadès étaient cordiales, du moins en ce qui concernait la reine de cette dernière planète. La reine Cydonia entretenait des relations privilégiées avec la reine Astrida, la mère du prince Actarus et de la princesse Phénicia, car elle avait elle aussi des enfants : deux filles, l’une avait pour nom Végalia, l’autre Végalina.

Cette dernière était presque toujours demeurée dans l’ombre de sa sœur, et n’avait que rarement entrevu la lumière du jour qui ne s’était offerte à elle que lors de quelques escapades sur Euphor ou sur les planètes avoisinantes ; quelques jours, pendant lesquels elle oubliait sa vie austère qui était bien loin de celle qu’on aurait pu supposer être celle d’une princesse de son rang.

Ces échanges cordiaux n’étaient pas du goût de tous. Si le roi d’Euphor voyait cela d’un œil bienveillant, comme un gage de paix entre les deux planètes, le Grand Stratéguerre se montrait nettement plus réticent à accepter cet état de fait, car cela nuisait au projet qu’il caressait depuis plusieurs années et qu’il ne tarderait pas à mettre en œuvre : la domination des mondes, à commencer par ceux qui se situaient dans la nébuleuse de Véga. Il n’avait rien laissé au hasard et s’était donné les moyens de ses ambitions. Il avait, dans le plus grand secret, donné naissance à la plus grande armée que l’on n’ait jamais vue : des centaines, des milliers d’hommes qui bénéficiaient des technologies les plus évoluées, les plus meurtrières, et tout cela dans un seul but : détruire.

La « Terre de l’ange blond » fut la première planète attaquée par les armées de Véga en raison de ses immenses ressources naturelles. Sa conquête fut aussi violente que brève et ceux et celles qui avaient survécu furent vite déportés dans les mines pour extraire des entrailles de ce monde ravagé les richesses dont l’envahisseur avait besoin. Le Grand Stratéguerre savait qu’il disposerait à présent des ressources nécessaires pour se lancer à l’assaut des planètes environnantes. Celles qui oseraient lui résister seraient purement et simplement anéanties et les éventuels rescapés seraient eux aussi envoyés dans cet endroit sordide qui serait désormais connu sous le nom d’Akérèbe la Rouge. Euphor était la prochaine sur sa liste.

Les projets de mariage entre Actarus et Végalia n’y résistèrent pas. Les troupes d’élite de la Division Ruine débarquèrent en force en faisant intervenir des milliers de soldats mais aussi les premiers prototypes d’effroyables machines de guerre, autonomes ou menées par des pilotes chevronnés. Tout était allé si vite. Les membres de la famille royale avaient péri sous les coups de ces officiers avides de sang. Ceux qui avaient essayé de se dresser contre l’ennemi furent vite réduits au silence et connurent souvent une mort atroce, que ce soit sur les champs de batailles, dans des cellules froides et sans lumière ou dans des laboratoires aseptisés dans le cadre de douloureuses expériences scientifiques. Ceux qui avaient un quelconque talent à faire valoir ou présentaient un intérêt stratégique certain furent en revanche faits prisonniers : Actarus en faisait partie.

C’est avec tous ces mauvais souvenirs en tête que le prince d’Euphor poursuivait sa route en direction de la terre qui les avait vus naître, sa sœur et lui. Installée derrière lui, Phénicia gardait le silence. Elle était à priori ravie de retourner sur Euphor mais son esprit était ailleurs. Le visage d’Alcor était resté gravé dans sa mémoire et elle ne parvenait pas à l’effacer. Elle aurait aimé mettre de côté ses sentiments personnels en se disant que la tâche qui l’attendait elle et son frère serait immense et qu’elle n’aurait pas le temps d’y songer, mais elle n’y parvenait pas. Seule la voix d’Actarus la tira de sa rêverie.

- Phénicia ! Euphor est en vue !!!

Elle sourit. Elle n’avait pas beaucoup de souvenirs de l’endroit où elle avait vu le jour. Mais le fait de le voir, pour la première fois depuis si longtemps, ne pouvait la laisser insensible.

- Maintenant, nous allons tout pouvoir recommencer …

Tous deux étaient déjà fortement émus. Comme Végalia l’avait montré à Actarus sur les photos qu’elle avait prises alors qu’elle s’en allait retrouver son père au Camp de la Lune noire, Euphor avait retrouvé son atmosphère et était, du moins en apparence, redevenue habitable.

Actarus savait ce qu’il avait quitté : un monde autrefois florissant dont il deviendrait le Roi en succédant à son père le moment venu. Ce qui aurait dû être ne se concrétiserait jamais par la faute du Grand Stratéguerre et de ses sbires. Les scènes d’horreur relatant la destruction de sa planète resteraient gravées dans sa mémoire pour toujours.

Le prince parvint, non sans peine, à les chasser de son esprit pour se concentrer sur le moment présent : il lui fallait désormais pénétrer dans l’atmosphère d’Euphor, puis essayer de retrouver ce qui en avait été la capitale. Cela prit quelques minutes. Il avait réduit sa vitesse et tentait de se repérer en fonction de ses souvenirs. Il ne fallait pas compter sur les instruments de bord de Goldorak : si l’air était redevenu respirable, il devait encore subsister des particules radioactives susceptibles d’affecter leur bon fonctionnement. Les multiples explosions particulièrement violentes qui avaient ravagé les villes et les campagnes n’étaient pas restées sans conséquences. Il ne devait pas l’oublier.

Les turbulences se faisaient de plus en plus fortes. Actarus gardait cependant son sang-froid et agissait comme il l’avait toujours fait : avec calme. Toute fausse manœuvre ou erreur d’appréciation pouvait leur coûter cher. Son objectif se matérialisa finalement devant lui. Ce n’était pas vraiment ce à quoi il s’attendait. Il savait que les destructions subies par la capitale étaient gravissimes. Mais pas à ce point.

De cette métropole qui était le cœur d’un royaume pacifique où tout n’était que paix et tranquillité, il ne subsistait que des pierres calcinées, des éclats de métal hauts de plusieurs mètres, des amas de débris et quelques bâtiments éventrés. Et de ces habitations à l’architecture audacieuse dont la conception résolument novatrice semblait dépasser les rêves les plus fous des visiteurs étrangers, il ne restait que des souvenirs. Rien d’autre.

La silhouette du Palais royal, en dépit de son état de délabrement avancé, était par contre  toujours reconnaissable, même si la tour centrale n’y était plus. Il faudrait des mois, des années de travail peut-être pour qu’il retrouve tout son éclat, ce qui ne serait pas pour tout de suite. Le parvis était jonché de débris et il était hors de question de s’y poser. Il faudrait trouver un autre terrain d’atterrissage. Il en existait un, un peu plus loin : c’était là qu’il fallait aller. Goldorak ralentit et se posa dans un nuage de poussière blanche. A l’intérieur, Actarus et Phénicia échangèrent un regard. Il était temps pour eux de fouler le sol de leur planète natale. Pour la première fois depuis quatre ans.

La vitre du poste de pilotage s’ouvrit. Actarus en sortit le premier et aida sa sœur à en faire de même. Ils se regardèrent de nouveau et descendirent de la soucoupe porteuse pour se retrouver à terre. Tous deux éprouvèrent une sensation étrange, inconnue. Ils avaient l’impression d’être des étrangers. Rien ne ressemblait à ce qu’ils avaient connu par le passé, hormis quelques fragments de monuments ou l’aspect ravagé du Palais royal, là où ils avaient tous deux passé leur enfance. Une enfance heureuse.

Actarus leva la tête et regarda le ciel dont la couleur oscillait entre le rouge et le rose et qui s’était, au fil des mois, progressivement éclairci. Le ciel azur d’avant l’invasion était bien loin. Mais qui sait ? Peut-être qu’un jour, il finirait par réapparaître. Mais ce n’était pour le moment qu’un rêve, même pas une lueur à l’horizon.

Il releva la visière de son casque et regarda autour de lui. Phénicia en fit autant. Elle était si jeune quand tout était arrivé. Elle se sentait perdue, désorientée et ne manqua pas de le faire savoir à son frère, qui se tenait toujours à ses côtés.

- Je ne sais pas quoi penser, Actarus. J’ai une sensation désagréable qui me traverse l’esprit. Je pensais trouver autre chose. Ça ne correspond pas à l’idée que je m’en étais faite au départ …

- Il est normal que tu sois un peu dépaysée, Phénicia. Comparée à la Terre que nous venons de quitter, Euphor n’est pour l’instant qu’un monde désert mais qui, je l’espère, reviendra bientôt à la vie.

- Je ne me rappelle pas vraiment  ce qui s’est passé lorsque les troupes de la Division Ruine ont envahi notre planète. Tout est si flou … Je n’ai que des bribes de souvenirs. Des images. Rien de plus.

- Ce ne sont pas de bons souvenirs, Phénicia. Tu n’étais qu’une jeune fille comme les autres lorsque tout cela est arrivé. Nous n’étions pas au Palais quand tout a commencé. Tout s’est passé si vite. Nous ne nous attendions pas à cela.

- Je me rappelle t’avoir supplié de ne pas me laisser toute seule, de m’emmener avec toi, loin de cet enfer. Tu étais au milieu des flammes et tu avais fini par disparaître dans cette fournaise. C’est la dernière image que j’ai gardée de toi … jusqu’à ce que nous nous retrouvions là-bas, sur Terre, bien des années plus tard.

- Oui, je me souviens de cela. Je voulais seulement te protéger. Tu devais rester avec notre précepteur pour qu’il te mette en sécurité. Je ne savais pas ce qui m’attendait et ce que j’allais trouver en te laissant derrière moi … mais c’était mon devoir de lutter contre l’envahisseur et d’essayer de défendre le Palais où nos parents étaient encore présents. Je ne savais pas que j’allais arriver trop tard, bien trop tard pour les sauver.

- Tu n’as rien à te reprocher, grand frère. Nos ennemis étaient supérieurs en nombre et leur puissance de feu dépassait de loin tout ce que l’univers avait déjà connu. Tu n’aurais rien pu faire …

- Je ne peux pourtant pas m’empêcher de penser le contraire. J’aurais peut-être pu faire quelque chose pour les arracher à la mort. Je les ai vus mourir, sous mes yeux. Cette vision me hante constamment. Je voudrais, ne serait-ce qu’un instant, faire disparaître ces mauvais souvenirs de ma mémoire … mais je n’en suis pas capable.

Phénicia, toujours casquée, prit alors sa main dans la sienne et perçut la colère qu’il tentait de dissimuler. Il s’en voulait d’être resté impuissant, incapable de lutter contre les troupes de la Division Ruine. Ce n’était pas sa faute. Elle le lui avait dit.

Dans son esprit, lui et sa sœur étaient les seuls rescapés de la famille royale. Mais peut-être y en avait-il d’autres quelque part ? Peut-être y avait-il également des survivants qui auraient eux aussi échappé aux massacres ? Nul ne pouvait répondre à ces questions. Et Actarus moins que quiconque.

Tous deux se dirigèrent vers l’entrée du Palais royal. Les couloirs, jonchés de gravats, étaient déserts et ne semblaient pas avoir de fin. Tout paraissait si mort qu’ils se demandèrent pourquoi ils étaient venus ici. Ils ne trouveraient rien. Hormis des souvenirs et peut-être des restes humains. Cette perspective leur glaçait le sang, mais les différentes explosions et les radiations qui en avaient découlé la rendaient hautement improbable.

Ils se retrouvèrent enfin dans la grande salle, le cœur du Palais, là où se tenaient les grandes fêtes et autres banquets, dont les souvenirs restaient si flous dans leurs mémoires. Le jeune homme jeta un œil au fond de la pièce, là où étaient censés se trouver les trônes du roi et de la reine. C’était là-bas qu’il avait retrouvé le corps sans vie de sa mère, abattue par un homme de Véga. Un officier qui répondait au nom de Sogrady. Celui qu’Actarus avait vaincu lorsqu’il était venu le défier sur Terre. Il se rappelait encore son visage démoniaque et le sourire pervers qu’il affichait. Il l’avait tuée par devoir mais aussi (et peut-être surtout) par plaisir. Il serra le poing et baissa la tête. Une larme coula sur sa joue quelques instants plus tard. « Pardon, père. Pardon, mère. Pardon à vous tous, mes amis, mes frères. J’aurais tant voulu tous vous sauver … », songea-t-il. Il était seul avec sa peine.

Phénicia s’était éloignée de lui et avait quitté la pièce pour suivre une autre direction, un autre couloir dont l’issue lui était inconnue. Elle le parcourut avec anxiété jusqu’à ce qu’il se termine. Elle venait d’arriver dans ce qui avait visiblement été un jardin. Elle était incapable de se souvenir à quoi cela pouvait ressembler. Il ne restait guère qu’un peu de sable et quelques pierres portant encore les stigmates de l’invasion, à la place de ce qui fut un jardin magnifique, peuplé de fleurs d’espèces diverses et variées, et au milieu duquel coulait une rivière cristalline. Seule la trace du lit de celle-ci était encore identifiable.

Actarus la rejoignit quelques instants plus tard. Si Phénicia ne se rappelait plus cet endroit, lui en revanche ne l’avait pas oublié. C’était ici qu’il avait rencontré Végalia et sa jeune sœur pour la première fois. A l’époque, il était jeune et insouciant. Dans ces moments de tranquillité et loin du protocole, il oubliait tout et les quelques moments qu’il avait passés et passerait encore avec Végalia ne faisaient que renforcer les sentiments qui commençaient à naître entre eux. Peu de temps avant que l’invasion ne survienne, Végalia lui avait fait part de ses véritables intentions. Elle disait vouloir se marier, ce qui l’avait pris au dépourvu. Il ne s’y attendait pas, même si cette perspective n’était pas pour lui déplaire.

Il marqua un temps d’arrêt en regardant ce spectacle désolant. Phénicia le dévisagea. Elle comprit rapidement ce à quoi il songeait. Elle s’apprêtait à l’interroger mais il la devança.

- C’est peut-être ici que s’est joué l’avenir de notre peuple, dit-il d’un air songeur.

- Qu’est-ce que tu veux dire par là, grand frère ?

- Si nous étions parvenus à trouver un terrain d’entente, cette maudite guerre n’aurait sans doute jamais eu lieu. Notre mère, ainsi que la reine du royaume de Véga, dont je ne me souviens plus du nom, avaient envisagé un projet dans ce sens … pour maintenir la paix entre nos deux mondes. Ce projet n’a jamais vu le jour.

- De quoi s’agissait-il ?

- Excuse-moi Phénicia … mais je ne veux pas évoquer ce sujet. Je n’en ai d’ailleurs jamais parlé à qui que ce soit … et je ne me sens pas vraiment prêt à cela. Cette blessure ne s’est pas encore refermée. J’espère que tu ne m’en veux pas.

Il ne disait pas la vérité. Il s’était en effet confié à Alcor, quelques temps avant que la guerre contre les forces de Véga ne se termine. Pris de court par cette révélation inattendue, il lui avait promis de garder le secret pour éviter de nouvelles souffrances. Pas seulement pour lui, mais aussi pour Vénusia, Phénicia et pour tous les autres.

Phénicia n’insista pas. Il n’avait pas envie de parler et elle respectait sa décision. Tous deux s’assirent sur des pierres gisant à terre et regardèrent l’horizon. Ils ne parlèrent plus et se contentèrent de respirer cet air dont la qualité ne pouvait que s’améliorer au fil des jours, des semaines et des mois à venir. Il n’y avait que le silence.

Actarus baissa la tête et versa une nouvelle larme. Il avait les yeux clos et il se dégageait de lui une infinie tristesse. Il ne pensait pas que cela serait  si difficile à vivre.

Phénicia l’observa pendant un long moment. Elle ne se sentait pas aussi impliquée que lui, dans cette tragédie qui leur avait coûté si cher à tous les deux, peut-être parce qu’elle était trop jeune pour prendre réellement conscience de la gravité de la situation.

Les deux rescapés de la famille royale d’Euphor étaient cependant loin de se douter qu’ils étaient observés depuis leur arrivée.

Ils s’étaient cachés dès qu’ils avaient entendu le bruit des réacteurs de Goldorak. Plusieurs années s’étaient écoulées depuis l’invasion d’Euphor, mais personne n’avait oublié celui qui aurait pu, qui aurait dû, assurer leur protection contre les hommes de Véga et leurs machines de combat sorties de l’imagination aussi fertile que malade des techniciens qui les avaient conçues. Leur puissance de destruction dépassait l’entendement et ceux qui avaient réchappé à leurs assauts répétés avaient eu de la chance. Beaucoup de chance.

C’était le cas pour ce petit groupe. Ils étaient à peu près une trentaine : quelques femmes, mais en majorité des hommes. Tous fixaient Goldorak, posé quelques dizaines de mètres plus loin. Ainsi, il était donc revenu, à l’endroit même où s’était déroulée la plus terrible des tragédies. Pourquoi ? Ils l’ignoraient mais ils étaient persuadés que son pilote, une fois appréhendé, leur apporterait les réponses qu’ils cherchaient.

Le groupe se scinda en deux. Composé uniquement d’hommes solidement armés, le premier pénétra dans les vestiges du Palais royal tandis que le second, dans lequel se trouvaient les femmes, l’attendrait sur le parvis où se tiendrait l’exécution de l’intrus qui avait osé venir fouler le sol d’Euphor aux commandes de cet appareil.

Ils marchaient tous en file indienne, faisant preuve de la plus grande discrétion. Ils avaient atteint, puis dépassé la grande salle, avant d’emprunter le couloir qui les menait vers le jardin, où Actarus et Phénicia se trouvaient toujours. Cette dernière avait fini par enlever son casque. Ils n’avaient pas bougé et restaient toujours aussi silencieux. Ce silence fut rompu par deux détonations qui les firent sursauter. Ils n’étaient donc pas seuls, mais ils ne s’attendaient pas à se retrouver face à ce groupe fortement armé et aux intentions visiblement belliqueuses.

Celui qui semblait être le meneur se dirigea vers eux. De constitution robuste, il devait avoir une quarantaines d’années et tenait une arme légère dans chaque main. Sa peau était très pâle et son visage comportait de nombreuses cicatrices. Ses bras montraient des traces de brûlures plus ou moins marquées, séquelles d’une exposition prolongée au lasernium. Bien que déchirée en de multiples endroits, son uniforme noir, bleu et vert était parfaitement reconnaissable : cet homme avait appartenu à la Garde royale et le blason blanc et violet symbolisant la Royauté d’Euphor brodé sur sa manche gauche en était la preuve. Il avait donc assuré la protection du Palais durant l’attaque. Cependant, c’était la noirceur de son regard qui attirait l’attention. Elle ne laissait planer aucun doute sur ses intentions.

- N’essayez pas de bouger, ni de vous défendre.

- Nous n’en avons pas l’intention. Nous ne sommes pas armés et ne vous voulons aucun mal, répondit Actarus, calmement.

Celui qui se tenait à la droite du meneur s’avança à son tour. Il était un peu plus âgé, avec un visage taillé à la serpe, des yeux gris et une épaisse chevelure noire. S’il ne portait pas d’uniforme, lui aussi portait les marques de l’invasion avec de multiples brûlures et blessures aux bras et aux jambes. Il était pieds nus et sa démarche hésitante. Marcher lui était visiblement très pénible. Ce n’était pas son seul handicap puisqu’il respirait avec beaucoup de difficulté. Le ton de sa voix était quant à lui parfaitement clair.

- Cela n’a de toute façon aucune importance. Il est inutile d’espérer un geste de clémence de notre part. Suivez-nous. Au moindre geste suspect, nous nous ferons un plaisir de vous abattre et ce n’est pas une plaisanterie.

- Cela suffit, Messilas ! intervint le meneur avec autorité.

L’homme se contenta de répondre par un grognement. Le meneur se tourna ensuite vers Actarus.

- Ne vous méprenez pas. Je partage pleinement ses sentiments ainsi que tous ceux de mes compagnons ici présents. Mais contrairement à ceux de votre race, nous ne sommes pas des barbares sanguinaires. Suivez-nous.
-
- On ne va pas les laisser faire, quand même ? fit Phénicia à l’attention de son frère.

- Nous devons garder notre sang-froid et leur montrer que nous n’avons pas de mauvaises intentions, Phénicia. Peut-être nous écouteront-ils par la suite.

Tout en soutenant le regard de son interlocuteur, Actarus ôta son casque et le laissa tomber à terre. Peut-être reconnaîtrait-il son visage ? Il l’espérait. Ce n’était visiblement pas le cas.

- Suivez-nous et quittez cet endroit qui ne mérite pas d’être souillé davantage par votre présence. Notre peuple a déjà suffisamment souffert par votre faute.

- Votre sort est déjà réglé … et soyez sûrs que vous allez payer pour tous les autres, ajouta Messilas en esquissant un sourire lourd de sous-entendus.

- Arrêtez ! Vous ne pensez pas que ça suffit, maintenant ? répliqua Phénicia en serrant les poings.

- Silence jeune fille, ou je t’abats sans hésiter ! répondit-il d’un ton méprisant en pointant son arme vers elle.

- Très bien. Il est inutile d’insister. Nous vous suivrons sans la moindre discussion et ne tenterons rien qui puisse vous porter préjudice, dit posément Actarus à l’attention du meneur.

- Vous savez vous montrer raisonnables. Je ne pensais pas rencontrer ce genre de comportement chez ceux qui ont mis notre planète à feu et à sang … mais cela ne vous sauvera pas. Notre ami Messilas a parfaitement résumé la situation. Vous serez présentés à ceux qui nous attendent à l’extérieur et exécutés dans les minutes qui suivront.

- Non mais vous n’êtes pas malades ? Nous ne sommes pas venus ici pour nous battre ! cria Phénicia en leur direction.

- Je t’ai déjà dit de te taire, petite peste ! Ton comportement va te coûter cher … Je vais m’empresser de te faire comprendre qui est le maître ici !

Messilas jeta son arme à terre et se précipita sur Phénicia avec l’intention évidente de l’immobiliser ou de la blesser. Sa tentative échoua puisqu’elle s’écarta au dernier moment en lui assénant un coup à la nuque au passage. Il se releva et repartit à la charge, telle une bête sauvage. Phénicia se servit de son élan pour le faire tomber. Sa tête heurta le mur. Il lui faudrait du temps pour reprendre connaissance.

Phénicia se tourna vers les autres membres du groupe qui la tenaient en joue. Si elle faisait le moindre geste, ils tireraient sur elle sans hésiter. Elle les défia du regard et leur lança avec rancœur :

- Il n’a eu que ce qu’il méritait. Les membres de la famille royale d’Euphor ne devraient jamais avoir recours à ce genre de moyen pour se faire respecter …

- Ça suffit, Phénicia. Ce n’est pas de cette façon que nous allons calmer les choses. Excusez-nous pour cet incident.

La phrase prononcée par Phénicia jeta le trouble dans l’esprit de la plupart des hommes qui composaient ce petit groupe de résistants. Pourquoi avait-elle fait référence à la famille royale puisque tous ses membres avaient péri ? Les connaissait-elle ? Existait-il un lien entre elle et la famille royale pour l’évoquer de la sorte ? Cela avait piqué leur curiosité.

Tous reprirent le chemin de la sortie pour rejoindre le parvis à l’exception de Messilas, toujours inconscient. Il ne faisait cependant aucun doute que ses réactions seraient terribles quand il reprendrait ses esprits.

Les autres membres du groupe se tenaient sur une petite estrade de fortune dressée au milieu des gravats. Les hommes étaient armés, contrairement aux femmes présentes : quatre, cinq peut-être. Elles avaient à peu près le même âge. Chacune d’entre elles portait une robe longue de couleur différente, déchirée en plusieurs endroits. En dépit des conditions de survie difficiles auxquelles elles avaient été confrontées depuis l’ultime attaque de la Division Ruine sur Euphor, leur visage n’avait pas changé, contrairement à leur regard, empli de haine envers ceux qui se trouvaient à présent devant elles. Elles partageaient les mêmes pensées que celles de leurs compagnons d’infortune : les intrus devaient payer pour tous les autres.

Ils étaient là, devant eux. Tous les dévisageaient du regard et n’attendaient qu’une seule chose : leur mise à mort. Deux hommes d’un physique imposant et solidement armés, vêtus du même uniforme que le meneur, se tenaient derrière eux pour les empêcher de fuir. Le premier, qui n’avait visiblement pas côtoyé de jeune fille depuis longtemps, serrait Phénicia d’un peu trop près. Cette situation ne lui plaisait guère et elle le lui fit clairement comprendre en lui assénant un coup de coude au ventre qui le fit tomber. Sans rien dire, il se releva et la toisa du regard. Phénicia n’apprécia guère son attitude et la trouva encore moins plaisante lorsqu’il la gifla.

Elle tomba à terre sous les yeux médusés d’Actarus qui ne put réprimer un cri. « Phénicia ! ».

Elle le regarda et hocha la tête pour lui indiquer que tout allait bien. « C’est rien, grand frère, ça va passer … mais il ne perd rien pour attendre … ».

Sa chute eut une autre conséquence. Le pendentif qu’elle avait dans sa poche s’en échappa et tomba au sol sous les yeux du meneur qui le considéra avec attention. Il l’avait déjà vu et connaissait sa signification. Ce bijou, d’une valeur inestimable, appartenait à la famille royale, et ce depuis plusieurs générations. Il était troublé. Ceux qui se tenaient à ses côtés l’étaient tout autant que lui.

Il posa un genou à terre et se saisit du pendentif. S’il était en sa possession, il ne pouvait y avoir que deux explications possibles : le vol du bijou ou l’appartenance de la jeune fille à la famille royale. Il s’apprêtait à la questionner mais Messilas, qui avait entretemps rejoint tout le monde, le devança.

- D’où tiens-tu ce pendentif, petite garce ?

- Ce pendentif est dans notre famille depuis des décennies. Et je vous conseille de modérer votre langage vis-à-vis de ma sœur et de ce pendentif qui lui appartient, répondit Actarus sans se départir de son calme.

- Tais-toi ! Tu ne sais même pas de quoi tu parles ! Finalement, je pense que je vais te tuer en premier. Et ce de mes propres mains. Je m’occuperai ensuite de ta sœur …

- Laisse-le s’exprimer, fit le meneur. Tu dis que ce pendentif est dans ta famille depuis bien longtemps déjà. Dans ce cas, connais-tu sa signification ? Sais-tu à qui il appartenait ? Fais attention à ta réponse. Une seule erreur et tu mourras.

Il fit un signe de la main aux hommes qui se tenaient derrière lui. Tous avaient à présent Actarus en joue. Si ses explications n’étaient pas satisfaisantes, ils mourraient tous les deux dans les instants à venir. Le prince était sûr de lui. Ce qu’il allait leur apprendre risquait de les surprendre.

- Ce pendentif est le symbole de la royauté d’Euphor. Il m’a été transmis par mon père, avant que celui-ci ne soit assassiné par les soldats de la Division Ruine, appartenant aux forces de Véga. Je pense que ce nom ne nous est pas inconnu … N’est-ce pas ?

Le meneur était stupéfait. Si Actarus avait bien dit la vérité, Messilas n’avait quant à lui pas l’intention de s’arrêter là. Il avait les poings serrés et était visiblement en colère, ce qui ne fit qu’accentuer ses difficultés respiratoires. Il s’adressa au meneur en hurlant.

- Ne l’écoute pas ! C’est un imposteur ! Un menteur ! Il a très bien pu s’emparer du pendentif pendant l’attaque des forces de Véga. L’attaque des gens de sa race ! Tout ce qui est arrivé est de leur faute ! De SA faute !

- J’en suis conscient, répondit Actarus. Le roi et la reine ont péri sous mes yeux, alors que le Palais était la proie des flammes. J’ai essayé de les sauver mais en vain. A l’extérieur, les monstres d’acier ont tout ravagé. Tout n’était que chaos. Des milliers de gens sont morts et je n’ai rien pu faire pour leur venir en aide.

Actarus avait du mal à cacher son émotion. Il baissa la tête et garda les yeux clos. Le meneur l’observa avec attention : il semblait trop sincère pour mentir.

- Qui es-tu donc pour parler de cette façon de la destruction d’Euphor ? Aurais-tu vécu ici, parmi nous, le jour où c’est arrivé ?

- Vous avez vu le pendentif de ma sœur. Laissez-moi vous montrer autre chose. Vous pouvez néanmoins garder vos armes en mains pour vous tranquilliser.

Il glissa sa main derrière lui et sortit ensuite son propre pendentif sous le regard incrédule de l’assistance. Il reprit la parole.

- Je suppose que vous avez reconnu ce dont il s’agit. Ma sœur en avait un strictement identique. Nous avons été séparés durant l’une des dernières attaques que nous avons subies. Notre précepteur a heureusement veillé sur elle et a réussi à s’enfuir à bord d’une des navettes royales.  En agissant de cette façon, il lui a ainsi permis de survivre.

C’est à ce moment précis que l’une des femmes du groupe descendit de l’estrade pour les rejoindre. Elle devait avoir une quarantaine d’années, le teint pâle, de longs cheveux bruns et des yeux d’un vert très profond. Malgré l’état déplorable de sa tenue, elle dégageait une certaine prestance. Elle se prénommait Eolia et avait longuement côtoyé la famille royale.

Elle dévisagea Actarus longuement, puis fixa le pendentif qu’il tenait dans la paume de sa main. Elle l’avait reconnu et savait à qui il appartenait. Visiblement émue, elle prit la parole à son tour.

- Je reconnais ce pendentif, dit-elle d’une voix douce. Il n’en existe que deux semblables à celui-ci. La reine Astrida les avait offerts à ses deux enfants peu de temps après leur venue au monde. C’est si loin, maintenant. Mon Dieu … est-ce possible ?

- Que veux-tu dire, Eolia ? fit le meneur, intrigué.

- C’est impossible, répétait-elle. Je ne peux pas y croire … Vous êtes donc bien vivants … et avez réussi à échapper à cet enfer …

Eolia n’eut pas la force d’ajouter quoi que ce soit. Elle regarda longuement Actarus et posa ensuite son regard sur Phénicia qui s’était entretemps relevée. Elle sentait couler des larmes sur ses joues rougies mais cela n’a avait aucune importance. Elle s’avança et prit les mains du prince dans les siennes en les serrant très fort.

- Mon Dieu … c’est insensé. Jamais je n’aurais pensé vous revoir, prince Actarus. Ni vous, princesse Phénicia … Excusez-moi, mais je ne sais que dire. C’est un miracle.

- Je ne sais pas si c’est un miracle … mais votre visage m’est familier. C’était il y a si longtemps de cela. Quatre ans se sont écoulés entre la destruction de notre planète et notre retour. Nous ignorions tout ce que nous allions trouver ici mais le fait qu’il y ait des survivants me comble de joie.

Actarus ne put s’empêcher de verser une larme à son tour. Ils ne seraient plus seuls. Tous les autres membres du groupe n’avaient pas manqué un instant de cette scène. Eux aussi étaient sous le choc. Ils n’étaient pas les seuls à avoir survécu à la barbarie de l’occupant. Deux des membres de la famille royale d’Euphor, les uniques rescapés, en avaient fait autant. Et maintenant, ils étaient là, devant eux. Tous baissèrent leurs armes et se précipitèrent dans leur direction. Comme l’avait dit Eolia, c’était un véritable miracle.

Le meneur lâcha son arme et échangea une poignée de main franche avec Actarus tandis qu’Eolia pleurait désormais à chaudes larmes en serrant les mains de Phénicia dans les siennes. La jeune fille était elle aussi très émue.

Il prit alors la parole.

- Jamais nous n’aurions espéré une telle chose. Prince Actarus, princesse Phénicia, le fait que vous soyez tous deux en vie est un authentique miracle. Je vous demande d’accepter, en mon nom et au nom de tous ceux qui sont ici, toutes nos excuses pour la façon dont nous vous avons accueillis. Mais la présence de Goldorak n’était pas faite pour nous rassurer …

- Ce n’est rien, répondit-il, la gorge nouée. Vous ne pouviez pas savoir que nos ennemis avaient fini par découvrir son existence et projeté de l’utiliser contre nous. J’ai réussi à le leur reprendre et tenté de sauver ce qui pouvait encore l’être. J’ai essayé de nous … de vous défendre, mais j’ai échoué. C’est à moi de vous demander pardon.

- Je comprends bien des choses, maintenant. Votre attitude vous honore, prince. Mais pourquoi être revenu sur Euphor ? Que pensiez-vous découvrir en revenant sur cette terre dévastée et sans vie ?

- Si Phénicia et moi sommes revenus, c’est pour une seule et unique raison. Notre place est ici, sur Euphor … et notre devoir est d’en refaire la magnifique planète qu’elle était autrefois. Bien des mondes ont subi le même sort que le nôtre. J’ignore s’ils renaîtront de leurs cendres un jour, mais je me suis promis de tout faire pour qu’Euphor redevienne la planète douce et heureuse que nous avons tous connue.

- Mais, prince Actarus, nous ne sommes pas l’abri d’une nouvelle invasion des troupes de Véga … lança un des hommes se tenant à proximité.

- Ils ont raison, prince Actarus, reprit Eolia, visiblement inquiète. Et s’ils revenaient ?

Actarus la regarda fixement. Il comprenait leurs craintes, leurs doutes.

- Je ne pense pas que nos ennemis reviendront. Le Grand Stratéguerre est mort. Mort au combat avec ses troupes d’élite après avoir tenté de d’établir un nouveau Royaume de Véga sur la Terre. Une magnifique planète bleue devenue ma terre d’adoption et qui, par certains côtés, ressemblait étonnamment à Euphor. Phénicia et moi y avons laissé des êtres qui nous sont chers.

Il marqua un temps d’arrêt et reprit ensuite le fil de sa pensée. Face à lui, Eolia et d’autres avaient compris à quel point ils s’étaient attachés à cette planète et à ceux qui l’habitaient.

- Si le Diable a péri, d’autres gens innocents que nous avons connu, respecté ou aimé comme la princesse Végalia ont eux aussi perdu la vie, victimes de sa folie.

Il ferma les yeux de nouveau. Le simple fait de repenser à ces évènements tragiques lui était très pénible et ceux qui l’entouraient l’avaient compris.

- Cette guerre sanglante et inutile a fait bien assez de victimes, partout dans l’univers. Je suis heureux qu’elle se soit enfin terminée. Certaines planètes conquises sont elles aussi en train de retrouver leur indépendance. Je sais que nous ne pourrons jamais oublier les blessures du passé … mais il est temps désormais de nous tourner vers l’avenir. Je sais que cela ne sera pas facile puisque nous avons tous perdu des parents, des frères, des amis … mais nous conserverons toujours leur souvenir dans nos cœurs.

Il avait du mal à contenir son émotion et parlait avec de plus en plus de difficultés.

- Reconstruire Euphor sera un processus lent et difficile. La tâche qui nous attend est énorme. Aussi, je vous demande, si vous le souhaitez, de nous aider, Phénicia et moi, à faire en sorte que nous puissions de nouveau y vivre en paix. C’est à vous de décider.

Les premières réponses ne se firent guère attendre.

- Je vous aiderai, prince Actarus. De toutes mes forces ! fit le meneur en posant sa main sur son épaule.

- Je vous aiderai également, prince Actarus, et vous aussi, princesse Phénicia. Votre retour parmi nous est un merveilleux cadeau, auquel nous n’aurions jamais songé. Je ne pense pas me tromper en vous disant que nous tous, ici présents, sommes d’accord pour vous aider dans votre tâche, ajouta Eolia, qui avait toujours les larmes aux yeux.

Elle avait raison. Tous répondirent par l’affirmative et se dirigèrent vers eux. Ni Actarus, ni Phénicia, ne purent retenir leurs larmes. Il la prit par la main et la serra contre lui. « Tu entends, petite sœur … écoute-les … Tous ceux qui sont ici ont survécu à la bestialité des forces de Véga. C’est à nous maintenant de nous montrer dignes d’eux. ».

Désormais, tout était possible. Ils pourraient vraiment tout recommencer.

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Sep 2017 - 20:53

Youpi ! Youpi ! Youpi !!!! Merci Kimi !!!! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 1752787198

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMar 5 Sep 2017 - 22:32

Je sais que je l'ai déjà dit, mais c'est en lisant ton histoire, que j'ai eu envie de commencer la mienne.

Alors, merci Kimi_san, j'ai adoré me replonger dedans. Very Happy Very Happy Very Happy

Et cette fois, j'espère vraiment en connaitre la fin, parce que j'attends toujours de savoir ce qui est arrivé à Vénusia. Wink
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 8:30

Gurendaizä a écrit:
Youpi ! Youpi ! Youpi !!!! Merci Kimi !!!! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 1752787198

=> You're welcome ! Wink

hikaru a écrit:
Je sais que je l'ai déjà dit, mais c'est en lisant ton histoire, que j'ai eu envie de commencer la mienne.

=> Je ne me souvenais plus de ce détail et je te dis merci pour ça ! Et comme je l'ai dit plus haut, c'est une chance de pouvoir lire une histoire de qualité où tu retranscris avec beaucoup de justesse les sentiments de nos héros, à commencer par notre héroïne favorite (et injustement décriée par les fans, alors rendons-lui la place qu'elle mérite !). " Il était une fois parmi les étoiles" figure déjà dans mon "Top 3" personnel !

hikaru a écrit:
Alors, merci Kimi_san, j'ai adoré me replonger dedans. Very Happy Very Happy Very Happy

=> Merci du compliment encore une fois ! Very Happy

hikaru a écrit:
Et cette fois, j'espère vraiment en connaitre la fin, parce que j'attends toujours de savoir ce qui est arrivé à Vénusia. Wink

=> On en est encore loin ... puisque je dois avoir écrit 60% de l'histoire, même si les chapitres finaux sont prêts depuis longtemps. Dans tous les cas, vous ne serez pas au bout de vos surprises. Hormis les quelques nouveaux "idiots terriens" (appelons-les comme ça), il y aura quelques petits caméos bien sympathiques ! Mais je n'en dis pas plus ... Wink


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 13:23

Citation :
à commencer par notre héroïne favorite (et injustement décriée par les fans, alors rendons-lui la place qu'elle mérite !).

Je suis également de votre avis à tous les deux !!! Very Happy cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 574077509

Citation :
On en est encore loin ... puisque je dois avoir écrit 60% de l'histoire, même si les chapitres finaux sont prêts depuis longtemps. Dans tous les cas, vous ne serez pas au bout de vos surprises. Hormis les quelques nouveaux "idiots terriens" (appelons-les comme ça), il y aura quelques petits caméos bien sympathiques ! Mais je n'en dis pas plus ... Wink

Miam miam miam j'en salive d'avance !!! Je me demande malgré tout à quelle sauce je vais être mangée... Wink Wink Wink Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2636677666 lol!


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venusia45

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 16:07

cheers cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 16:22

merci Very Happy
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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 16:25

kimi_san a écrit:
... notre héroïne favorite (et injustement décriée par les fans, alors rendons-lui la place qu'elle mérite !).

Oui, tu as tout a fait raison. Elle le mérite bien.


kimi_san a écrit:
" Il était une fois parmi les étoiles" figure déjà dans mon "Top 3" personnel !

Embarassed  Embarassed  Embarassed


kimi_san a écrit:
=> On en est encore loin ... puisque je dois avoir écrit 60% de l'histoire, même si les chapitres finaux sont prêts depuis longtemps. Dans tous les cas, vous ne serez pas au bout de vos surprises. Hormis les quelques nouveaux "idiots terriens" (appelons-les comme ça), il y aura quelques petits caméos bien sympathiques ! Mais je n'en dis pas plus ... Wink

Je ne vais pas me plaindre du fait qu'il nous reste encore 40% de l'histoire à découvrir, c'est plutôt une très bonne nouvelle, car cela signifie encore beaucoup de belles aventures à découvrir. Very Happy cheers
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 16:50

Gurendaizä a écrit:
A commencer par notre héroïne favorite (et injustement décriée par les fans, alors rendons-lui la place qu'elle mérite !).

hikaru a écrit:
Oui, tu as tout a fait raison. Elle le mérite bien.

Il n'y a qu'une chose à dire :

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 574077509  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 3194335719  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2678088495  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 517954911

Gurendaizä a écrit:
Miam miam miam j'en salive d'avance !!! Je me demande malgré tout à quelle sauce je vais être mangée...  Wink  Wink  Wink  Wink  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2636677666  lol!

=> Bonne question ... mais si j'en disais trop, alors "ce ne serait pas amusant" comme le dirait Végalina.  Laughing  

venusia45 a écrit:
cheers cheers cheers cheers

anterak 08 a écrit:
merci Very Happy

=> You're welcome !  Very Happy

hikaru a écrit:
kimi_san a écrit:
" Il était une fois parmi les étoiles" figure déjà dans mon "Top 3" personnel !

Embarassed  Embarassed  Embarassed

=> C'est normal ! Comme je l'ai souvent dit, lorsque quelqu'un a du talent, il faut le lui dire. Et du talent, tu en as !  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 2340738771  

hikaru a écrit:
Je ne vais pas me plaindre du fait qu'il nous reste encore 40% de l'histoire à découvrir, c'est plutôt une très bonne nouvelle, car cela signifie encore beaucoup de belles aventures à découvrir. Very Happy cheers

=> De l'action, du suspense, de l'émotion, du sang et des larmes aussi ... voilà le programme ! Cependant, je ne prépare pas un final à la Gosaku Ôta et où tout le monde meurt à la fin ! Laughing

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 17:06

Kimi_san a écrit:
> De l'action, du suspense, de l'émotion, du sang et des larmes aussi ... voilà le programme !

Un programme comme je les aime. Very Happy cheers


Kimi_san a écrit:
Cependant, je ne prépare pas un final à la Gosaku Ôta et où tout le monde meurt à la fin ! Laughing

Ouf!!! Personnellement, je préfère. Very Happy
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Sep 2017 - 17:12

hikaru a écrit:
Un programme comme je les aime.  Very Happy  cheers

=> Alors, ça tombe bien !  Very Happy

hikaru a écrit:
Kimi_san a écrit:
Cependant, je ne prépare pas un final à la Gosaku Ôta et où tout le monde meurt à la fin !  Very Happy

Ouf!!! Personnellement, je préfère. Very Happy

=> J'ai relu le chapitre final du manga "Great Mazinger" et le manga "Goldorak" signés par Ôta ... et on ne peut pas dire que ce soit très réjouissant : le sacrifice de Tetsuya qui se crashe volontairement avec Great Mazinger pour détruire la forteresse volante Demonika ou la guerre nucléaire totale qui ravage complètement la Terre en ne laissant qu'une poignée de survivants ...

Cependant, il y aura une fin "alternative" dans la version "collector" ... mais je n'en dis pas plus ! Wink


FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 35204022  "De toute façon, c'est pas aujourd'hui que j'y passerai !"

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeVen 8 Sep 2017 - 7:39

Hello

Pour moi c'est une découverte et c'est juste super bien écrit, je me réjouis de lire la Suite

Bonne journée
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeVen 8 Sep 2017 - 10:02

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Les cours venaient de se terminer. La dernière épreuve avait duré quatre heures. Tous les étudiants présents avaient dû plancher sur un sujet extrêmement compliqué : « La place de l’homme dans l’univers ». Un sujet vaste. Chaque étudiant (ou étudiante) aurait une approche complètement différente de celle de son voisin sur la question. Cette évaluation était aussi et surtout la dernière d’une longue série. Les cinq premiers mois de cours s’étaient révélés particulièrement intensifs : il y avait beaucoup de choses à apprendre, à savoir, à connaitre, beaucoup de théorie et peu de pratique. Ce n’était pourtant que la première étape d’un parcours universitaire qui devait durer trois ans et cette série d’examens avait une importance cruciale : ceux et celles qui obtiendraient les meilleurs résultats poursuivraient leur route. Pour les autres, le chemin s’arrêterait là.

Malgré tout, certains étudiants étaient particulièrement désinvoltes : ils ne se souciaient pas forcément du résultat de cet examen et n’étaient pas obnubilés par leur plan de carrière comme leurs aînés. A vrai dire, ils n’aspiraient qu’à prendre du bon temps et n’étaient guère disposés à renoncer à ce qui était pour eux le plus agréable des passe-temps : rencontrer et séduire des jolies filles. Leur attitude, courante dans les pays occidentaux (y compris dans les universités les plus réputées) détonnait franchement dans ce type de structure. Y entrer, puis y rester, n’était pas donné à tout le monde. Il fallait travailler dur pour espérer se faire une place. C’était la règle et tout le monde la respectait. En théorie du moins. Car certains individus avaient fait jouer plus ou moins discrètement leurs relations pour la contourner, et ce sans avoir le niveau requis.

C’était notamment le cas pour ce jeune homme, prénommé Yabori, issu d’une famille aisée et portant un patronyme prestigieux. Il s’était pris d’affection pour l’une des jeunes étudiantes de sa classe. Celle-ci ne manifestait aucun intérêt envers lui et il ne le supportait pas. Rien ne lui résistait et ce n’était pas cette jeune femme qui allait remettre ce précepte en question. Il était persuadé d’arriver à ses fins d’une façon ou d’une autre. Malheureusement pour lui, ses efforts étaient restés vains et ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé. Il s’était même montré très pressant au cours de ces dernières semaines mais elle l’avait toujours, poliment mais fermement repoussé. Certaines de ses camarades de classe lui avaient même proposé de l’aider à repousser ses avances, mais elle avait décliné leur offre. Elle en avait vu d’autres et savait parfaitement se défendre toute seule.

Il avait retenté sa chance une nouvelle fois en sortant de l’amphithéâtre en se montrant encore plus insistant que d’habitude. Mal lui prit car contrairement aux fois précédentes, elle lui administra une correction dont il se souviendrait toute sa vie. Ceux et celles qui avaient assisté à la scène se posèrent, plus ou moins discrètement, la question : comment une jeune femme aussi frêle que discrète avait-elle pu le remettre à sa place de cette façon ? Personne ne connaissait la réponse et personne ne la connaîtrait jamais. Sans rien dire, elle quitta les lieux pour s’en retourner vers la résidence universitaire. Celle qui était devenue sa meilleure amie lui emboîta le pas et se porta ensuite à sa hauteur.

- Je crois qu’il saura à quoi s’en tenir, maintenant. Je n’aurais jamais cru que tu puisses agir de cette façon, Vénusia.

- Il y a des moments où il faut savoir remettre les prétentieux à leur place, Midori. Je déteste ce genre d’individus. Ils sont d’une stupidité affligeante, répondit-elle sur un ton monocorde.

- Oui, je sais. Je suis passée par là moi aussi. Par chance, c’est terminé. Mais dis-moi, tu n’es pas inquiète au sujet des examens ? Les places pour accéder au deuxième cycle ne sont pas nombreuses. Il faudra faire partie des meilleurs si on veut y aller …

- Je n’ai aucune appréhension concernant mes résultats. Si je suis admise, ce sera une bonne chose et je pourrai poursuivre mes études. Sinon, tant pis.

- Tu ne m’as jamais habituée à ce genre de réaction, Vénusia. Tu es sûre que ça va ?

- Je vais bien, rassure-toi. Je suis juste un peu fatiguée et me battre contre cet idiot n’a rien arrangé. Avec un peu de repos, ça passera.

- Tu as peut-être raison. Mais fais attention à toi quand même !

- C’est gentil de t’inquiéter pour moi, mais je t’assure qu’il n’y a aucun problème. On se verra plus tard si tu veux bien.

- D’accord. A plus tard !

Vénusia quitta sa camarade de classe et pénétra à l’intérieur du bâtiment pour rejoindre sa chambre au dernier étage. Elle se trouvait au fond du couloir principal. La dernière porte à gauche. Elle inséra sa carte magnétique dans le lecteur prévu à cet effet pour ouvrir la porte et pénétra à l’intérieur. Ce petit système avait avantageusement remplacé les clés traditionnelles puisque certaines personnes mal intentionnées (à commencer par Yabori justement) avaient pris la fâcheuse habitude de les dupliquer pour s’introduire dans les chambres et les « visiter ».

Elle avait préparé ses affaires et mis sa chambre en ordre. Il ne restait que quelques livres sur sa table de travail et un petit cadre rectangulaire en argent dans lequel se trouvait une photo qu’elle regardait souvent et qui comptait beaucoup pour elle. Il lui arrivait même de rester des heures à la contempler. Ce ne serait pourtant pas le cas aujourd’hui : elle avait un autocar à prendre pour rentrer chez elle et il n’attendait pas. Elle prit les deux sacs posés sur son lit, puis sortit.

Le trajet, long de plusieurs heures, se déroula sans problèmes apparents. Une fois arrivée à son arrêt, elle descendit avec ses bagages pour faire le reste du chemin à pied. Même si elle ne l’avait jamais dit ouvertement, elle détestait ce genre de voyage. Elle allait se mettre en route lorsqu’elle ressentit une légère douleur au ventre. Elle n’y prêta guère attention : ce n’était pas la première fois que cela se produisait et cela disparaissait en général assez rapidement. Lorsqu’elle franchit le portique qui marquait l’entrée du ranch du Bouleau blanc, elle soupira et s’épongea le front : elle était de retour à la maison. Mizar et Rigel l’avaient vue arriver de loin et étaient venus à sa rencontre. Tous deux étaient visiblement ravis de son retour.

- Content que tu sois de retour avec nous, p’tite sœur !

- C’est gentil, Mizar. Ça fait du bien de revenir à la maison après tout ce temps passé loin de vous. Même si j’ai côtoyé des gens du Centre pendant mes cours, je finissais par m’ennuyer de vous tous.

- Bien parlé, jeune fille ! fit Rigel en souriant. Je suis content que tu sois là aussi. Je pensais qu’on ne te reverrait plus … tu avais l’air tellement occupée !

Elle se força à sourire, mais ne put réprimer une grimace : un nouvel à-coup au ventre. Le troisième de la journée et le deuxième en l’espace de quelques minutes, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’à maintenant. Sa réaction n’avait pas échappé à son petit frère.

- Ben alors, tu te sens pas bien ? fit Mizar intrigué.

- Je vais bien, ne vous inquiétez pas. J’ai juste besoin de me reposer et d’avoir un petit peu de tranquillité. Les dernières semaines ont été difficiles, avec les révisions et tous ces examens …

- T’as raison mais ça nous empêche pas quand même de prendre de tes nouvelles, puisque tu n’es pratiquement jamais là !

Tous reprirent le chemin de la maison et se retrouvèrent à table quelques minutes plus tard. Il y avait déjà bien longtemps qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de manger tous ensemble. Tandis que Mizar terminait son assiette, Rigel constata que sa fille n’avait strictement rien mangé, ce qui ne lui ressemblait pas. Elle avait visiblement la tête ailleurs et il avait déjà son idée sur la question. Ce n’était pas un sujet qu’il fallait aborder : cela faisait maintenant plus de cinq mois qu’Actarus et Phénicia avaient quitté la Terre pour retourner sur Euphor pour la reconstruire. Ce processus serait long et demanderait énormément de temps. Tous le savaient. Sans rien dire, Vénusia se leva et quitta la cuisine sous le regard, désapprobateur, de son père.

- Vénusia ! Tu pourrais au moins me faire le plaisir de manger ! Pour une fois qu’on a l’occasion de partager un repas tous ensemble !

La jeune femme ne répondit pas et se dirigea vers sa chambre. Mizar se tourna vers Rigel en écarquillant les yeux. Il semblait ne pas comprendre ce qui se passait, même si lui aussi avait quelques soupçons quant à l’attitude de sa grande sœur.

- Qu’est-ce qu’elle a ?

- Malheureusement j’ai bien peur de la savoir, Mizar. Il faut croire qu’elle ne s’est pas remise du départ de Phénicia et d’Actarus. Je croyais que ça finirait par passer … et que ses études l’aideraient à surmonter tout ça. Je pensais pas qu’elle en arriverait là …

- T’as pas tort. C’est vrai qu’elle a changé depuis qu’ils sont partis. Quand elle est là, elle passe presque tout son temps dans sa chambre ou au Centre. Et même là-bas, ils ne la voient pas souvent non plus.

Quelques minutes plus tard, Alcor fit son entrée dans la maison. Pour lui aussi, la journée avait été longue : il s’était levé aux aurores et avait passé le plus clair de son temps à superviser la conception des futurs systèmes de défense censés apporter une sécurité optimale sur le périmètre extérieur des installations du Centre de recherches spatiales. Le voir bâiller en entrant dans la cuisine n’était donc pas une surprise.

- Et ben, t’as l’air complètement vanné, Alcor ! s’exclama Mizar en souriant.

- M’en parle pas … répondit-il en soupirant. Ça fait déjà trois jours qu’on essaie de mettre au point ce fichu bidule pour renforcer la sécurité du Centre et ça ne veut toujours pas marcher alors qu’on a tout repris point par point ! Je commence à en avoir assez …

- C’est pas si grave que ça, va ! Avec le temps, tu vas bien réussir à t’en sortir ! Après tout, t’as déjà connu ça quand tu as construit et mis au point ton OVT et Alcorak, non ?

- Ah ça, on peut dire que j’y ai passé quelques nuits blanches, sourit-il en se frottant la nuque. C’était très compliqué vu que c’était complètement différent de tout ce que j’avais pu construire avant. Heureusement que le professeur et les autres m’ont passé un coup de main …

- … sinon tu y serais encore ! coupa Rigel d’un ton cynique.

Contrairement à l’habitude, il ne réagit pas à cette ultime « pique » lancée par Rigel. Il était visiblement trop fatigué pour y répondre. Il remplit son assiette et prit place sur sa chaise avant de se servir un verre d’eau fraiche.

- Au fait, vous avez des nouvelles de Vénusia ? demanda-t-il. Est-ce qu’elle vous a appelé ces jours-ci ? Je sais qu’elle devait passer ses examens …

- Ben t’as qu’à lui poser la question toi-même, Alcor. Elle est déjà rentrée … et elle a même pas touché à son assiette … répondit Mizar, visiblement déçu.

- Je crois que tu as compris ce que ça veut dire, Alcor … ajouta Rigel d’un air songeur.

Il acquiesça.

- Je vais aller lui parler. Après tout, elle est pas la seule à être dans ce cas-là …

- Si y a quelqu’un qui peut la comprendre ici c’est toi, Alcor. Vas-y, tu nous raconteras après.

- Tu peux y compter, Mizar. A tout à l’heure.

Alcor sortit de la cuisine pour prendre le couloir qui donnait accès aux chambres de la maison. Celle de Vénusia était la première sur la gauche. Le jeune homme frappa à la porte une première fois. Puis une seconde. Pas de réponse.

De l’autre côté, allongée sur son lit, les bras croisés derrière la tête et regardant fixement le plafond, Vénusia entendait distinctement les coups portés par le jeune homme. Mais elle ne réagissait pas. Elle s’en fichait.

- Vénusia ? C’est moi. Ouvre-moi la porte, s’il te plaît.

Pas de réponse.

- Allez, ouvre !

Toujours rien.

- Bon, si tu continues, je rentrerai sans ta permission !

Il essaya cette fois d’ouvrir la porte de force. En vain : elle était verrouillée de l’intérieur. Il existait bien une clé qui permettait d’accéder à l’ensemble des pièces de la maison mais, dans le cas présent, elle ne servirait à rien puisqu’elle avait laissé sa propre clé dans la serrure de telle sorte que personne ne puisse l’ouvrir.

Alcor relâcha la poignée et soupira. Ce n’était pas la peine d’insister. Il revint sur ses pas. Rigel et Mizar l’attendaient toujours dans la cuisine.

- Alors ? questionna Mizar.

- Rien à faire. Elle s’est enfermée dans sa chambre et elle ne m’a pas répondu. Je suis même pas sûr qu’elle m’ait entendu frapper. Je me doutais que ça serait difficile pour elle mais pas à ce point-là … déplora-t-il.

Il poursuivit.

- Je veux pas être pessimiste mais c’est pas la peine d’insister. Pas ce soir, en tout cas. Il vaut mieux attendre demain. Ça ira peut-être mieux.

- Si tu le dis … On verra ça plus tard. En attendant, moi je vais aller me coucher ! répondit Mizar en baillant.

- Je vais terminer de manger et j’en ferai autant. Avec tout ce qui m’attend demain, il faut que je dorme un peu pour être en forme. Et si je veux parler à Vénusia, il vaut mieux que je reste ici cette nuit.

- C’est ça. Bonne nuit, Alcor ! répondit-il en se dirigeant vers sa chambre.

Alcor lui fit un signe de la main avant de se tourner vers Rigel. Celui-ci se tenait derrière lui, la tête basse. Il restait étonnamment silencieux, et cela ne lui ressemblait pas.

- Je pense que tu ferais bien d’aller dormir toi aussi, Rigel.

Il soupira. Sous ses dehors bourrus, il ne pouvait pas cacher son inquiétude vis-à-vis de l’attitude de celle qui, même si elle avait grandi, restait sa petite fille.

- Je ne crois pas que je pourrai trouver le sommeil, Alcor. Ce qui se passe en ce moment n’est pas fait pour me rassurer. Je ne l’ai jamais vue comme ça, même pas depuis la mort de sa mère.

- Je sais … et je comprends ce que tu ressens. Seulement, on ne peut rien faire de plus pour le moment. Il faut attendre. Ça ira sûrement mieux demain. Je l’espère, en tout cas.

Rigel acquiesça.

Attendre. C’était la seule chose à faire.

Le soleil fit son apparition quelques heures plus tard. Rigel s’était finalement endormi dans le petit salon qui jouxtait la cuisine. Il s’y était retiré pour avoir un peu plus de tranquillité et pour réfléchir à ce qu’il pourrait faire pour soulager la peine de sa fille. Le sommeil avait été plus fort que sa volonté.

De son côté, Alcor n’avait dormi qu’une petite heure. Dès son réveil, il s’était rendu sur la terrasse pour profiter des premiers rayons de l’astre solaire. Même s’il faisait encore frais, c’était toujours agréable. Il regarda sa montre et décida d’aller tenter une nouvelle fois sa chance auprès de Vénusia. Peut-être qu’elle irait mieux qu’hier soir ? Et qu’elle accepterait de lui parler ?

C’est donc d’un pas décidé qu’il se rendit en direction de sa chambre. Ce qu’il vit le prit au dépourvu. La porte était désormais entrouverte. La clé était toujours dans la serrure, côté intérieur. Il pénétra à l’intérieur, non sans appréhension. Le lit était défait. Les deux sacs qui contenaient ses vêtements et ses cours n’avaient même pas été ouverts. Il jeta un bref regard sur le bureau situé sous la fenêtre. Celui-ci était encombré de livres, tous à vocation scientifique qui lui rappelèrent les moments où il avait lui-même étudié à la NASA en suivant notamment les cours du docteur Watson. Mais il n’avait jamais eu en sa possession tant de livres en rapport avec le sujet. Pas de doute : elle travaillait dur. Peut-être plus que de raison.

La porte de la penderie était ouverte. Il n’y avait pas ou peu de vêtements à l’intérieur. L’un d’entre eux attira cependant son attention : l’une des tenues de pilote qu’elle avait l’habitude de porter au cours du conflit qui les avait opposés aux forces de Véga. Elle en avait trois, en fait. Une ici, les deux autres au Centre. Il jeta un œil en contrebas et aperçut son casque, ses gants et ses bottes en désordre. Il ne pouvait pas l’expliquer, mais il sentait que la présence de ces vêtements et accessoires étaient indispensables à son amie. Il n’avait cependant pas oublié le principal : Vénusia n’était plus là. Elle avait quitté le ranch en pleine nuit en déjouant leur surveillance.

Mizar venait quant à lui de se lever. Il n’était pas encore habillé et avait visiblement du mal à garder les yeux ouverts. Il sortit de sa chambre et rejoignit Alcor. Celui-ci était assis sur le lit, visiblement préoccupé. Où avait-elle bien pu passer ?

- Alors, Alcor ?

- Elle est partie. Je sais pas où elle est allée, mais elle est partie. Elle nous a sûrement faussé compagnie pendant notre sommeil. Vu qu’elle a laissé ses vêtements, ses bouquins et ses cours, elle n’est pas retournée à l’université. Pas de doute là-dessus. Elle est allée ailleurs … mais où ?

- J’en sais rien, Alcor. Elle est sûrement allée dans un endroit où elle se sent bien. Soit au Centre, soit ailleurs.

- Toi, t’as oublié d’être bête ! dit-il en claquant des doigts. Je pense savoir où elle est allée, maintenant. Attends-moi ici, ton père et toi. Je ne serai pas long.

- Et où est-ce que tu as l’intention d’aller, Alcor ? demanda Rigel qui les avait entretemps rejoints.

- J’en sais trop rien pour l’instant. C’est juste une impression, mais elle ne doit pas être très loin d’ici.

Il leur fit un signe de la main, quitta la chambre, puis la résidence avant de sauter sur sa moto, garée quelques mètres plus loin. Il démarra en trombe sans emporter de casque. Les paroles prononcées par Phénicia quelques jours avant leur départ lui étaient revenues en mémoire. « Une étendue d’eau », avait-elle dit. Aucun doute n’était possible. « Maintenant j’en suis sûr. C’est là-bas qu’il faut aller ! » songea-t-il.

Il accéléra la cadence sans se soucier des limitations de vitesse. Direction le parc national du mont Fuji. Il ne lui fallut guère de temps pour y parvenir. Les étendues d’eau en question étaient en fait les cinq lacs se situant dans ce secteur. Une fois sur place, il s’arrêta et réfléchit avec attention. Où chercher ? Il se remit en route, se promettant de ne pas prendre de repos avant de l’avoir retrouvée.

Ce n’est en qu’en arrivant au lac Yamanaka, le plus grand des cinq et celui situé le plus à l’est, qu’il aperçut une Jeep garée à proximité de ce qui semblait être une vieille auberge abandonnée. La bâtisse était en piteux état et la porte était ouverte. Alcor la considéra avec attention et descendit de sa moto. Sans faire de bruit, il se dirigea vers l’entrée. Comme il s’y attendait, l’intérieur était aussi délabré que l’extérieur. Il regarda autour de lui et marqua un temps d’arrêt en apercevant Vénusia : il avait vu juste.

La jeune femme, qui portait une tenue bicolore très similaire à sa tenue habituelle, regardait le lac à travers une vitre brisée dont il ne subsistait que quelques éclats de verre. Elle était silencieuse, perdue dans ses pensées. Près d’elle, il y avait des traces d’un feu allumé précédemment et une vieille couverture poussiéreuse qui n’avait pas dû servir depuis longtemps.

Si elle l’avait entendu arriver, elle ne s’était pas retournée pour autant. Quelques instants plus tard, elle s’adressa à lui sur un ton monocorde.

- Comment est-ce que tu m’as retrouvée ?

- Ça n’a aucune importance. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, on s’inquiète tous à ton sujet. Tu n’as pratiquement pas dit un mot depuis que tu es rentrée hier soir. Tu t’es enfermée dans ta chambre et tu ne m’as même pas ouvert quand j’ai essayé de te parler. Et tu es partie comme ça sans rien dire tôt ce matin …

- Je n’ai pas envie de parler, Alcor. Ni à toi, ni à personne d’autre. Tu peux partir, je ne te retiens pas.

- Ne raconte pas de bêtises. Maintenant que je t’ai retrouvée, pas question que je te laisse ici toute seule.

- Je n’ai pas besoin de nourrice. Je suis assez grande pour me débrouiller toute seule. La seule chose dont j’ai envie, c’est d’être seule. Alors je t’en prie, laisse-moi.

- Que tu dis. Mais ça marche pas avec moi. Tu dis vouloir rester seule mais je sais qu’il y a autre chose. Tu peux peut-être tromper les autres mais pas moi.

- Je ne cherche pas à tromper qui que ce soit et je ne veux faire de mal à personne. Tout ça ne vous concerne pas. Si j’ai envie de m’isoler et de rester seule, ça ne regarde que moi.

- Vénusia arrête, je t’en prie. Je sais très bien que si tu agis de cette façon, c’est pour une seule et unique raison. Je ne prétends pas comprendre ce que tu ressens, mais je sais de quoi il s’agit. Et je ne suis pas le seul à le savoir.

- Je ne veux pas en parler. C’est déjà assez pénible comme ça. Ne remue pas le couteau dans la plaie, Alcor. S’il te plaît.

- Tu ne pourras pas toujours garder ça pour toi. Tu te fais du mal inutilement. Je t’en prie, laisse-moi t’aider.

Elle se retourna et le regarda fixement. Son regard était empli d’une tristesse indescriptible. Elle finit par s’asseoir et s’appuya contre le mur. Elle regarda le sol et commença à pleurer à chaudes larmes.

- Je ne sais plus quoi faire. J’y pense chaque jour. Ça fait plus de cinq mois qu’ils sont partis, qu’il est parti. Il me manque. Quand je suis à l’université, je fais tout pour que ça ne se voie pas. Et même si je m’y suis fait quelques amis, je passe la plupart du temps dans ma chambre à travailler. Je pensais que … que ça me permettrait de mieux supporter son absence. Mais non …

- Je te comprends. C’est vrai que ça n’a rien d’évident … mais je sais qu’ils reviendront. Je le sais. Il ne peut pas en être autrement. Ils ne nous ont pas oubliés.

Alcor vint s’asseoir auprès d’elle et la prit dans ses bras, essayant de la réconforter comme il le pouvait. Peine perdue. Elle pleurait toujours et cela ne semblait pas devoir s’arrêter.

- Tu t’es mise à l’écart pour rester seule avec ton chagrin, dit-il en passant la main dans ses cheveux. C’est jamais facile de quitter ou de voir partir ceux qui nous sont chers. Je sais ce que c’est. Je ressens la même chose avec Phénicia. Je pensais pas que son absence créerait un si grand vide …

Il poursuivit, visiblement ému.

- Tu sais, avant de venir vous rejoindre ici, j’ai longtemps fréquenté une fille qui comptait et qui compte toujours beaucoup pour moi, même si on ne s’est pas vus depuis un moment, maintenant. Je n’en ai jamais parlé à personne, mais ça n’a pas été facile de tout quitter de cette façon. Il m’a fallu du temps pour m’en remettre.

Il s’arrêta quelques instants, puis reprit.

- Sans compter que j’ai eu des sentiments pour toi aussi à un moment donné, ce qui a causé quelques frictions entre moi et Actarus si tu t’en souviens … mais j’ai vite compris ce qu’il représentait pour toi. Il n’y avait que lui qui comptait à tes yeux … mais il lui a fallu du temps pour le comprendre.

- Il ne pensait qu’à empêcher Véga de conquérir notre planète et de lui éviter le même sort qu’Euphor. Il n’a jamais voulu laisser libre cours à ses sentiments. Je l’ai vu, tu l’as vu, nous l’avons tous vu souffrir en silence, sans que nous puissions faire quoi que ce soit pour l’aider à surmonter tout ça. Tout ça a volé en éclats peu avant leur départ.

- Qu’est-ce que tu veux dire par là ? demanda-t-il, intrigué.

- Je ne sais pas si j’aurai la force d’en parler. C’est terriblement difficile.

- Si tu ne veux pas en parler, je comprendrai. Ne te fais pas de souci pour ça.

- J’avais besoin de me retrouver ici, entre ces quatre murs. Cet endroit n’a sûrement aucune signification pour toi. Pour moi, c’est différent … parce que j’y ai vécu les plus beaux instants de ma vie. Je me suis sentie vraiment heureuse, vraiment moi-même pour la première fois. Je n’avais jamais ressenti ça avant.

- Pas besoin de m’en dire plus, j’ai compris. Je suppose que c’est ici que vous vous êtes tout dit …

- C’était même plus que ça. Je serais incapable de l’expliquer avec des mots … parce qu’il n’y a pas de mots pour ça. Pendant ces quelques heures, à l’abri de la pluie et du froid, loin de tout, sous une couverture, alors que nous étions l’un contre l’autre, j’ai ressenti des émotions qui m’étaient complètement inconnues. Ce que j’ai vécu, ce que nous avons partagé cette nuit-là, je ne l’oublierai jamais. Non, jamais …

- Je comprends. Je suis pas très doué pour parler de ça, mais je peux très bien imaginer le contraste entre ce que tu as vécu et ce que tu ressens maintenant.

- J’ai peur, dit-elle en séchant ses larmes. J’ai peur que ce que nous avons vécu tous les deux ne soit rien d’autre qu’un cadeau d’adieu, un dernier présent avant qu’il ne s’envole vers d’autres horizons. Et s’il ne revenait pas ?

- Ne dis pas des choses pareilles. Je sais qu’ils reviendront. Tous les deux. Je te l’ai dit : tu te fais du mal en voulant garder tout ça pour toi. Attends, je vais te montrer quelque chose.

Il sortit de sa poche le médaillon que lui avait donné Phénicia peu de temps avant qu’elle ne reparte pour Euphor avec son frère. Le simple fait de lui avoir remis ce bijou d’une valeur inestimable était à ses yeux la plus belle des promesses.

- Je lui ai acheté une bague peu avant son départ. Je n’ai pas su comment la lui donner ou comment aborder le sujet. Je me suis comporté comme le dernier des idiots. Si je ne l’avais pas faite tomber, elle ne l’aurait jamais eue. En échange, elle m’a donné son médaillon, quelques heures plus tard. Je me rappelle clairement ce qu’elle m’a dit à ce moment-là.

Il marqua un temps d’arrêt, puis reprit.

- « Garde-le précieusement, il te ramènera à moi … ». Voilà ce qu’elle m’a dit. Il ne m’a jamais quitté … et je le regarde chaque jour.

- Je n’étais pas au courant de tout ça. C’est une belle preuve d’affection de sa part. Moi aussi, je voudrais te montrer quelque chose que j’ai toujours gardé avec moi.

Elle sortit de sa poche une photo légèrement abîmée avec quelques petites traces d’usure sur les coins. Elle devait déjà avoir « vécu » et avait visiblement une très grande valeur sentimentale. Elle représentait les quatre Aigles, peu de temps avant que leurs chemins ne se séparent.

Ils étaient tous là : Actarus, Alcor, Vénusia et Phénicia. Leurs expressions respectives parlaient plus qu’un long discours. Alcor, qui avait les bras croisés et qui n’avait même pas pris la peine de regarder l’objectif, faisait la moue. Phénicia le tenait par le bras et lui adressait un regard plein de malice. Actarus, qui était à côté d’elle, conservait son sérieux en esquissant cependant un léger sourire et Vénusia, qui était près de lui, souriait également.

C’était un beau souvenir. En vérité, c’était même plus qu’un souvenir. C’était simplement le symbole des jours heureux.

Elle la lui tendit. Il s’en saisit et la contempla longuement sans rien dire, visiblement ému. Il en versa même une larme qu’il s’empressa d’essuyer avec la manche gauche de sa veste.

- Je ne me rappelais plus cette photo … Je ne me souviens même pas de qui l’a prise et à quelle occasion …

- Elle ne m’a jamais quittée. Dans ma chambre, à l’université, j’en ai un exemplaire sur ma table de travail. Je la regarde tous les jours. Je ne sais pas vraiment si elle m’aide à tenir le coup en attendant nos prochaines retrouvailles. Mais pour rien au monde je ne voudrais m’en séparer.

- J’aimerais bien en avoir un exemplaire moi aussi. On était tous ensemble, unis, dans la joie comme dans la peine. On a traversé plusieurs moments difficiles. Tous ces combats, toutes ces batailles ont laissé bien des traces. Pourtant, on a tenu le coup grâce à ce lien invisible qui nous unissait tous. Ce temps n’est pas révolu, Vénusia. C’est peut-être un reflet du passé … mais c’est aussi celui de notre avenir. On sera de nouveau tous ensemble un jour ou l’autre. Je ne peux pas imaginer le contraire …

- Merci Alcor. Merci de m’avoir écoutée. Si tu n’avais pas insisté, je n’aurais rien dit de tout ça à personne. C’était tellement personnel … Mais ne le répète pas, s’il te plaît, à qui que ce soit. Ni à papa, ni à Mizar, ni aux autres.

- C’est promis. Je n’en parlerai à personne. Ce sera notre secret. Allez viens. Il vaudrait mieux rentrer au ranch maintenant. Ils doivent tous être morts d’inquiétude là-bas … sans compter que tout le monde au Centre doit m’attendre. Et honnêtement, j’ai pas vraiment envie de me faire « cadrer » par le professeur les autres en rentrant ! dit-il d’un air amusé.
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitimeVen 8 Sep 2017 - 19:33

Merci Kimi_san pour cette suite riche en émotion qui fait une belle référence à la magnifique histoire de Cathy. I love you
Pauvre Vénusia. Sad Sad Sad
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 2 Icon_minitime

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