Site dédié à Goldorak et à son univers
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Partagez
 

 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 6 ... 9, 10, 11 ... 20 ... 30  Suivant
AuteurMessage
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMar 14 Nov 2017 - 12:39

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 353374header9

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 767973020Unerencontreglaciale





Les travaux de construction de la base polaire établie par la Division Ruine se poursuivaient à une allure soutenue. Les différentes équipes du Génie ne ménageaient par leur peine et travaillaient dans des conditions souvent difficiles, efficacement secondées par plusieurs techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques. Ces derniers, conscients de l’ampleur de leur tâche, s’étaient spontanément proposés pour leur apporter une aide bienvenue. Malgré une charge de travail conséquente, le capitaine Thalis, fidèle à ses habitudes, s’était régulièrement entretenu avec tous les personnels impliqués, leur prodiguant à la fois conseils et encouragements. Cette approche, aux antipodes de celle adoptée par le professeur Ezequios envers ses collaborateurs, avait fait ses preuves par le passé et il était persuadé qu’elle apporterait les résultats escomptés cette fois encore.

L’officier, qui avait consacré une grande partie de son temps à superviseur le travail des équipes chargées d’assembler la structure métallique qui constituerait l’ossature de base, avait demandé au lieutenant Pandia de s’occuper des aménagements intérieurs du vaisseau et celui-ci, malgré une expérience moindre, s’était montré à la hauteur de sa tâche, prenant un nombre considérable de notes tout en traquant méthodiquement la moindre imperfection. Même s’il restait encore beaucoup à faire, la plupart des cinq niveaux qui serait utilisés étaient pratiquement dans leur configuration définitive.

Le nouveau poste de commandement, toujours en travaux, faisait l’objet d’une intense activité. Le dallage noir et gris du plancher était encombré de caisses métalliques toutes frappées du signe de la Division Ruine, de composants électroniques divers et de câbles électriques reliés aux huit générateurs disposés aux quatre coins de la pièce pour alimenter en énergie les ordinateurs et outils utilisés par les soldats présents. Les techniciens du G.R.S. s’étaient regroupés autour des terminaux installés près de la table de travail centrale pour obtenir les meilleurs réglages possibles pour établir une ou plusieurs liaisons sécurisées avec la soucoupe amirale ou le Camp de la Lune noire. Ces équipements n’étaient que provisoires et seraient démontés une fois la construction de la base terminée. Ce ne serait pas pour tout de suite : certains composants supportaient très mal les basses températures et il avait fallu construire, en toute hâte, une petite station relais munie d’une antenne se dressant plusieurs mètres au-dessus des glaces qui se confondait presque avec son environnement.

Se tenant sur la passerelle, Pandia regardait avec intérêt le ballet des hommes placés sous ses ordres. « Nous sommes dans les temps … mais nous ne devons pas relâcher nos efforts. Le Commandant compte sur nous … », songea-t-il. Il s’apprêtait à quitter la pièce pour se rendre dans les niveaux inférieurs lorsqu’il entendit sonner son émetteur. Il s’en saisit et lut le nom de son interlocuteur. Sa réaction fut immédiate : il descendit l’escalier et se hâta vers l’officier de garde.

- Que se passe-t-il ?

- Nous captons un écho sur le radar, lieutenant. Il suit actuellement la trajectoire X-10 et se dirige vers nous. Selon nos ordinateurs, c’est un chasseur monoplace.

- L’intercepteur de notre Commandant, sans aucun doute. Le commandant Eslan nous a prévenus de son arrivée. Dès que vous en aurez la confirmation, déverrouillez toutes les portes étanches du niveau 1. Que tout soit prêt pour son arrivée.

- Entendu, répondit-il.

Quelques minutes plus tard, l’intercepteur de Végalina apparut. Il réduisit progressivement sa vitesse avant de plonger et, une fois sous la banquise, poursuivit sa route. La porte blindée extérieure située à l’avant du vaisseau amiral se scinda en quatre parts égales pour lui permettre de se poser à l’intérieur. Les portes étanches intérieures s’ouvrirent et se refermèrent tout aussi rapidement après son passage. Les écoutilles réparties sur chaque mur, couplées au système de pompage installé par les soldats du Génie eurent tôt fait de chasser l’eau du hangar principal.

Végalina coupa les moteurs de son appareil et quitta son poste de pilotage pour se réceptionner parfaitement en contrebas malgré le sol glissant. Toujours casquée, elle se hâta vers l’un des ascenseurs qui la conduirait jusqu’au niveau 4. Elle ôta son casque et se passa brièvement la main dans ses cheveux avant d’en sortir pour gagner le poste de commandement où Pandia l’attendait.

- Commandant Végalina, soyez la bienvenue.

- Merci pour cet accueil, lieutenant Pandia. Quelle est la situation ? Où en êtes-vous ?

- Tout se passe selon le plan prévu pour le moment, même s’il nous reste encore beaucoup à faire comme vous pouvez le constater. Malheureusement, nous avons pris du retard dans la mise au point de nos dispositifs de communication, ce qui explique la présence du relais provisoire que vous avez certainement pu apercevoir lors de votre arrivée.

- Avez-vous rencontré d’autres difficultés ?

- Pas à ma connaissance, non. Cependant, j’estime que le capitaine Thalis est mieux placé que moi pour vous répondre, Commandant. Il supervise actuellement le montage de l’armature extérieure. Les conditions dans lesquelles doivent évoluer nos équipes sont particulièrement difficiles. Plusieurs semaines seront nécessaires pour mener cette opération à terme.

- J’en suis consciente. Poursuivez votre travail et faites au mieux. Informez également le capitaine Thalis que je souhaite le voir dès que possible.

- A vos ordres, Commandant.

La jeune femme considéra attentivement les soldats qui s’affairaient aux quatre coins de la pièce avant de poser les yeux sur l’écran panoramique. Il n’était pas encore opérationnel mais elle se disait que c’était exactement le genre d’équipement dont ils avaient besoin. Elle fit demi-tour et, casque à la main, quitta la pièce pour reprendre l’ascenseur et se rendre au niveau inférieur.

Celui-ci était d’ores et déjà terminé : les salles de stockage où étaient entreposés les différents matériaux de construction étaient pleinement fonctionnelles. Séparées les unes des autres par des cloisons de deux mètres d’épaisseur, il était cependant facile aux soldats du Génie de passer de l’une à l’autre grâce à de vastes portes automatiques en forme d’arc de cercle. Une imposante plate-forme, positionnée sur un pont roulant spécialement étudié pour le port de charges lourdes permettait de transporter tous les éléments nécessaires à la construction de la base jusqu’au monte-charge voisin des ateliers où officiaient Ezequios et ses hommes.

Les pièces les plus étroites, dont l’aménagement était des plus sommaires, faisaient désormais office de lieu de détention. Très faiblement éclairées, elles étaient dépourvues du moindre dispositif de chauffage. La ventilation était assurée par deux conduits cylindriques reliés au système d’aération principal et protégés par deux grilles métalliques rectangulaires à la teinte argentée dont les dimensions n’excédaient pas trente centimètres de long sur vingt de large. Les portes, blindées et rivetées, comportaient deux orifices : le premier, très étroit et percé en leur centre, permettait de faire passer les aliments aux détenus tandis que le second permettait de voir ce qui se passait à l’intérieur.

C’était ici que seraient enfermés les éléments qui représentaient ou pouvaient représenter un danger potentiel pour la sécurité de la base et des troupes qui y seraient, dans un avenir proche, stationnées. Dans le meilleur des cas, les prisonniers resteraient libres de leurs mouvements. Dans le pire, ils seraient attachés au mur par des lourdes chaînes faites dans un alliage utilisé pour la construction des machines de mort utilisées par la Division Ruine sur tous les champs de bataille de l’univers. Ces cellules, curieusement surnommées « cellules de dégrisement » par les soldats du Génie, étaient pour le moment inoccupées, exception faite de l’une d’entre elles. Celle-ci était à la fois bien éclairée et bien chauffée, ce qui n’avait rien d’étonnant : le prisonnier qui y était enfermé méritait une attention particulière. Dans le cas présent, c’était une prisonnière.

Enlevée quelques heures plutôt par le commando Ruine mené par Eslan, elle avait été transportée au bloc médical où le lieutenant Voss avait procédé à quelques examens et mené différents tests. Avec sa petite taille, sa peau grise, ses yeux noirs flanqués d’une pupille blanche, son air constamment soucieux et son uniforme gris et noir d’un autre âge, c’était le genre d’homme qui passait facilement inaperçu, mais qui faisait l’unanimité auprès de ses collaborateurs. Comme à l’accoutumée, il s’était montré très précautionneux, suivant à la lettre les directives transmises par Eslan peu avant que celui-ci ne s’en retourne vers la soucoupe amirale aux commandes de sa navette : elle devait rester en vie. Le Commandant Végalina l’avait exigé et il savait pertinemment qu’il était insensé de lui désobéir.

Malgré tout, les soldats qui en avaient la charge ne s’étaient pas privés, une fois les examens terminés, de la transporter et la jeter sans ménagement dans sa cellule, puis de l’enchaîner au mur alors qu’elle ne représentait aucun danger. Elle était toujours inconsciente et, vu son état, ne pourrait rien tenter pour s’échapper. Si la température de sa cellule était plus élevée que dans les cellules voisines, les murs n’en demeuraient pas moins froids et humides.

Le soldat qui montait la garde devant la cellule avait posé son arme à terre et, victime de la fraîcheur ambiante, avait fini par s’assoupir. Il se ressaisit pourtant bien vite en entendant les bruits de pas qui venaient dans sa direction. Arrivée à sa hauteur, Végalina lui adressa un regard noir particulièrement explicite : sa vigilance avait été prise en défaut et il savait qu’elle lui en tiendrait rigueur. Elle ne tolérait aucune faiblesse.

Il s’attendait à être sanctionné mais ce ne fut pas le cas. D’un geste hésitant, il sortit de l’étui qu’il portait à sa ceinture une clé électronique qu’il inséra dans le lecteur placé au centre du panneau octogonal qui faisait office de serrure. Le système de sécurité se désactiva et la lourde porte s’ouvrit quelques instants plus tard. Végalina entra dans la cellule sans même le regarder. Elle n’était intéressée que par celle qui se trouvait à l’intérieur. Pour ne pas être dérangée, elle verrouilla la porte en utilisant sa clé personnelle.

Vénusia n’avait toujours pas repris connaissance. Devant l’état pitoyable de la jeune femme, enchaînée au mur sans raison valable, Végalina ne put s’empêcher de jurer. « Quelle bande d’imbéciles ! Si elle meurt maintenant, toute cette opération n’aura servi à rien ! Nous avons une opportunité unique de mettre le prince d’Euphor à notre merci et nous ne devons pas la laisser passer … ».

Elle la dévisagea longuement tout en se rappelant le souvenir de leur première « rencontre », peu avant qu’elle ne se retrouve face-à-face avec Actarus pour la première fois depuis bien des années. Elle n’avait pas oublié non plus ce qu’elle avait appris à son sujet en parcourant sa fiche détaillée, retrouvée dans les armoires de stockage du Camp de la Lune noire. Rien ne lui avait échappé.

Vénusia ouvrit les yeux quelques minutes plus tard. Elle se sentait fatiguée, respirait avec difficulté et avait surtout très froid. C’est seulement en réalisant qu’elle était attachée au mur qu’elle se mit à imaginer le pire, non pas pour elle mais pour l’enfant qu’elle portait. Elle releva la tête avec difficulté. Végalina l’observa, un léger sourire aux lèvres. Elle était en position de force.

- Te voilà enfin réveillée … C’est une bonne chose. J’ose espérer que mes hommes ne t’ont pas trop maltraitée lorsqu’ils t’ont transportée ici, ma chère Vénusia. C’est bien ton nom, n’est-ce pas ?

Elle ne répondit pas et se contenta de la regarder. Elle ne l’avait jamais vue et ignorait tout de son identité mais ses traits semblaient lui rappeler quelqu’un. Elle en était presque sûre, mais son esprit embrouillé et ses douleurs l’empêchaient d’accéder à ses souvenirs.

Végalina poursuivit.

- Si tel était le cas, sache que je me ferai un plaisir de leur offrir un aller simple pour l’un des plus beaux endroits de l’univers. Akérèbe la Rouge. Je suppose que ce nom ne t’est pas inconnu …

Elle avait raison. Vénusia connaissait ce nom. Actarus lui en avait parlé quelques années plus tôt sans s’attarder sur les détails. La seule chose dont elle se souvenait concernait le fait qu’il s’agissait d’un gigantesque camp d’extermination planétaire d’où nul ne revenait. Elle essaya de lui répondre, mais sa voix était presque inaudible. Cet obstacle n’en était pourtant pas un pour Végalina dont l’acuité auditive n’était plus à démontrer.

- Vous … vous faites partie de la Division Ruine … des forces de Véga …

- Excellente déduction, répondit-elle dans un sourire. Je suis Végalina, Commandant en chef de la Division Ruine … et accessoirement fille du Grand Stratéguerre.

Vénusia fut prise d’une violente quinte de toux. Elle reprit son souffle avec difficulté, mais trouva la force de lui répondre.

- Je … je ne vous crois pas. C’est impossible. Ce monstre n’avait qu’une fille. Actarus me l’a dit. Elle s’appelait Végalia … et elle est morte. Elle est morte dans ses bras. J’étais là quand c’est arrivé. Et si vos hommes n’avaient pas été aussi cruels, elle serait toujours vivante …

- … et tu ne serais pas ici en ce moment. Tu as de la chance, Vénusia. A part toi, il n’y a pas de prisonniers dans cette base qui n’est de toute façon pas terminée. Mais ta cellule est lumineuse et bien chauffée. C’est un privilège, je peux te l’assurer.

- Qu’attendez-vous de moi ? Si c’est une vengeance personnelle, je n’ai rien à voir avec sa mort.

Végalina la regarda avec attention et esquissa un nouveau sourire.

- D’une certaine manière, tu as raison. Le Grand Stratéguerre était un monstre. Un monstre égoïste qui n’aspirait qu’à dominer l’univers tout entier. Il a rendu nombre de mondes exsangues, rayé bien des civilisations de la carte et fait bien des victimes sur son chemin. Je ne puis le nier. A sa place, j’aurais peut-être fait la même chose. Seulement, lui ne pensait qu’à soumettre ses ennemis par la force. Moi pas.

- Et alors ?

- Comme tu le sais sans doute, ma chère sœur a eu le tort de tomber amoureuse du prince d’Euphor. C’est l’une des rares choses que mon père n’a pas su prévoir. Ils étaient très proches l’un de l’autre comme tu t’en es certainement rendue compte …

Végalina marqua une pause, puis reprit en lui lançant un regard pervers.

- Je suppose que sa mort l’a énormément fait souffrir. Est-ce que je me trompe ?

Vénusia, la gorge nouée, baissa la tête et ferma les yeux. Elle ne voulait pas répondre. Elle aurait préféré ne pas être là, mais elle avait tout vu, tout entendu. Elle se rappelait encore des larmes qu’elle avait versées et du réconfort qu’elle avait trouvé dans les bras d’Alcor. Malgré les circonstances, le jeune homme avait su trouver les mots pour la rassurer, même s’ils savaient tous les deux qu’ils ne suffiraient pas pour atténuer sa peine.

- Il  a souffert, n’est-ce pas ? Et puisque tu ne daignes pas répondre, je crois que tu as dû beaucoup souffrir toi aussi. En fait, je ne le crois pas. J’en suis sûre, dit-elle en souriant.

Elle se rapproche et l’aida à relever la tête pour mieux plonger son regard dans le sien. Celui de Vénusia paraissait terne, sans vie. Elle n’avait pas la force de se battre. Il était illusoire d’espérer tenir tête à cette jeune femme qui paraissait si sûre d’elle-même … car le combat serait perdu avant même d’avoir commencé.

- Tu ne le sais sûrement pas, mais nous nous sommes déjà rencontrées. Tu n’en as aucun souvenir puisque tu étais inconsciente lorsque je t’ai retrouvée dans la montagne. Tu étais présente lorsque j’ai revu le prince d’Euphor pour la première fois depuis des années. Et, sans le savoir, tu as joué un rôle essentiel …

- Quel rôle ? demanda-t-elle d’une voix hésitante.

- Ce jour-là, j’ai pu voir dans son regard à quel point il tenait à toi et combien tu comptais pour lui. Je le connais aussi bien que toi, si ce n’est plus. Ses yeux ne mentaient pas. Ils n’ont de toute façon jamais su mentir. Aucun doute n’était possible. Ce que vous ressentez l’un pour l’autre est très fort ... bien plus fort que vous ne l’imaginez. Et c’est pour cela que tu es là aujourd’hui ...

- Laissez le prince d’Euphor tranquille … Il a déjà suffisamment souffert par votre faute …

- En es-tu vraiment sûre, Vénusia ? Entre nous, je n’en suis pas certaine. Bien sûr, il a perdu toute sa famille, ses amis, les deux seules personnes qu’il ait jamais aimées. Sa planète a été détruite et rendue inhabitable pour longtemps. C’est beaucoup pour un seul homme ... mais ça n’est pas assez. Si je prends sous ses yeux la vie de celle qui représente tout pour lui, alors sa souffrance sera complète … et elle lui sera fatale.

- Alors, tuez-moi tout de suite. Je n’ai pas peur de mourir. Il saura surmonter cette épreuve car tous nos amis seront là pour l’aider … et il dominera son désir de vengeance et …

Elle s’interrompit et ferma les yeux avant de se mettre à tousser. Ses douleurs au ventre s’étaient réveillées et elle saignait maintenant du nez. Elle avait l’air de souffrir atrocement et Végalina l’avait compris.

- Ça ne doit pas être agréable de souffrir de cette façon. Tu m’en vois désolée. Je pourrais abréger tes souffrances, tu sais. Mais je préfère attendre …

Elle marqua une nouvelle pause avant de poursuivre.

- Votre physiologie est bien différente de la nôtre. Vous êtes nettement plus fragiles, vous autres terriens. D’ailleurs, ce terme est tout à fait approprié te concernant, Vénusia. Tu es fragile physiquement et émotionnellement. Je suis curieuse de savoir combien de temps tu resteras en vie dans de telles conditions. Quelques minutes ? Quelques heures ? Quelques jours ? L’avenir nous le dira …

Elle se dirigea vers la porte, désactiva la sécurité avec sa carte électronique et sortit, non sans s’adresser à elle une dernière fois.

- A bientôt, chère Vénusia. A très bientôt.

La porte de la cellule se referma immédiatement après son passage. Vénusia se savait dans une situation désespérée. « C’est un cauchemar. Je suis dans l’antichambre de l’enfer … et je vais mourir, ici, toute seule. Actarus … si tu m’entends … viens à mon secours … ».

A des milliers de kilomètres de là se tenait une réunion de crise dans la salle des commandes du Centre de recherches spatiales. Assis sur son siège, le regard perdu dans le vide, et les mains croisées, le professeur Procyon ne savait que penser. Phénicia, visiblement anéantie, était demeurée silencieuse, tout comme Alcor qui se tenait derrière elle. Rigel et Mizar était également présents et n’avaient pas prononcé le moindre mot depuis leur arrivée. Actarus se tenait quant à lui au centre de la pièce, incapable de masquer son impatience et sa colère.

Il était déjà arrivé, par le passé, qu’un des membres de la Patrouille des Aigles fût capturé et retenu prisonnier quelque part. Mais cette situation était différente et bien plus grave que toutes les autres : parce que c’était Vénusia, parce qu’elle était enceinte, parce que personne ne savait où elle était détenue et surtout parce que personne ne savait si elle était encore en vie.

- Père, nous ne pouvons pas rester comme ça à ne rien faire. Nous devons agir et faire tout ce que nous pouvons pour la retrouver.

- Sois sûr que je comprends ton impatience et ton inquiétude. Seulement, nous n’avons aucune piste, aucun indice, aucun endroit où chercher. Nous n’avons d’autre choix que d’attendre que Végalina ou l’un de ses subordonnés se manifeste.

- Si nous n’agissons pas rapidement, elle peut très bien y rester ! objecta-t-il en élevant la voix. Je te rappelle qu’elle n’est plus seule, maintenant. Ses conditions de détention nous sont inconnues … et elle peut très bien en garder des séquelles.

- Je ne l’ai pas oublié, mais je ne vois vraiment pas ce que nous pouvons faire compte tenu de la situation.

Le prince, mâchoires serrées, baissa les yeux. Il ne voulait pas l’admettre, mais il savait que son père adoptif avait raison. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’Alcor ne finisse par prendre la parole.

- Je pense qu’on peut essayer quelque chose, professeur. Je sais pas si ça marchera, mais je voudrais tenter le coup.

- Expose-nous ton idée Alcor, répondit Procyon. Dans de pareilles circonstances, toute idée est la bienvenue.

- Et bien voilà. Vous savez que tous nos appareils sont équipés d’un dispositif anti-scratch destiné à masquer nos traces. Je pense que nos adversaires utilisent eux aussi un système du même genre.

- Où est-ce que tu veux en venir ?

- Ce n’est pas parce qu’ils utilisent ce genre d’équipement qu’ils sont indétectables. En utilisant un débusqueur à infrarouge comme celui qui est monté sur le radar binoculaire du Centre, on doit pouvoir retrouver leur trace et donc déterminer la trajectoire qu’ils ont empruntée pour s’échapper.

- L’idée est intéressante. Continue ton raisonnement.

- Je n’y ai pas vraiment réfléchi, mais si on tient compte de tout ce qu’on a pu voir par le passé, leur tactique en toujours la même. Ils doivent forcément se rejoindre en un seul et unique endroit.

- Et alors ?

- Je peux me tromper en disant ça, mais l’endroit en question n’est peut-être pas aussi loin qu’on le croit. Je ne pense pas que les forces de Véga aient eu le temps nécessaire pour construire une base à partir de rien ou réaménager une structure existante comme la base sous-marine que nous avons détruite il y a quelques mois de ça. Si ça avait été le cas, nos satellites d’observation auraient forcément repéré quelque chose.

Il marqua une pause, puis reprit.

- S’ils ont vraiment construit quelque chose, ils l’auront fait dans une zone difficile d’accès ou qui n’est pas surveillée comme elle le devrait parce qu’on estime qu’elle n’a pas d’importance.

- C’est un choix judicieux en effet, réagit Procyon en se tenant le menton.

- Et à votre avis, quelles sont les zones qui ne sont pas correctement balayées par les radars et les satellites en question ?

- Bon sang … j’ai compris ! Il ne peut s’agir que des pôles ! s’exclama Actarus.

- Exactement. Je ne pense pas que ce soit le pôle sud car l’activité dans ce secteur est très intense. Plusieurs camps d’observation et de stations météo sont répartis sur tout le continent Antarctique et communiquent tous les uns avec les autres même si les conditions météo sont extrêmes. Or, aucune anomalie n’a été signalée de ce côté-là jusqu’à maintenant.

- Donc, tu en déduis que cette base est implantée près du pôle nord, c’est ça ?

Alcor acquiesça.

- Je pense que tu as vu juste, Alcor. Rappelez-vous que l’objet inconnu que nous avons repéré voici quelques jours s’est précisément abattu en mer en suivant cette direction. S’il s’agit d’un appareil de transport comme tu l’as évoqué, il a très bien pu poursuivre sa route sous l’eau pour rejoindre le site choisi par les troupes de Véga pour y construire leur base.

Actarus opina. Alcor avait sûrement raison.

- Même si nous disposons à présent d’éléments tangibles, ils n’en demeurent pas moins insuffisants pour établir un quelconque plan d’action. Nous ne pouvons pas lancer la moindre opération en nous basant uniquement sur des présomptions.

- Je partage ton avis, père. Mais comment comptes-tu procéder ?

- Pour le moment, nous allons entrer toutes ces données dans le cérébro-ordinateur et examiner attentivement tout ce que le radar et nos équipements de surveillance ont enregistré depuis les dernières vingt-quatre heures au cas où des éléments nous auraient échappé. Ce travail préparatoire peut prendre du temps, mais il n’en demeure pas moins indispensable.

- Vous avez déjà quelque chose en tête, professeur ? questionna Alcor.

- Nous aviserons une fois notre travail de décryptage terminé. Cependant, j’estime qu’il serait préférable d’agir en plusieurs vagues successives. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de faire décoller tous nos appareils en même temps. Et si Goldorak part en premier, il sera sûrement repéré très rapidement, ce qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences.

- J’en suis conscient, répondit Actarus. Mais c’est peut-être ce qu’attend Végalina : que je me montre. Rappelle-toi de ce qu’elle m’a dit : c’est quelque chose de personnel entre elle et moi. Elle pense que retenir Vénusia prisonnière influencera ma façon d’agir et me fera hésiter avant de tenter quoi que ce soit contre elle.

- Hmm. Cet aspect des choses n’est pas à négliger. Il est clair qu’elle va chercher à tirer profit de cette situation pour te déstabiliser.

Le scientifique s’interrompit quelques instants avant de reprendre la parole.

- En attendant la fin du traitement des données, rejoignez la salle de départs et attendez mes instructions.

- Entendu ! répondirent les Aigles en quittant la salle des commandes sous les regards inquiets  de Rigel et Mizar.

Les heures qui suivirent furent particulièrement longues. Lorsque le résultat s’afficha sur l’écran de contrôle, Procyon en imprima une copie et le parcourut avec attention. Le débusqueur à infrarouge avait délivré son verdict et confirmé la présence de plusieurs traces correspondant aux trajectoires empruntées par les navettes du commando. Certaines indiquaient l’espace tandis que d’autres, correspondant aux appareils abattus par Phénicia, s’étaient interrompues quelques kilomètres plus loin. Les plus nombreuses désignaient un point situé sur une trajectoire « plein nord ». Il était impossible de le localiser avec précision, mais c’était déjà un bon début.

Le scientifique soupira et déposa le relevé sur son pupitre de commande. Il prit place sur son siège et contacta les Aigles. Tous attendaient son appel.

- Alors, professeur ?

- Tous mes compliments, Alcor. Toutes les données et les informations collectées par nos équipements, à commencer par celles enregistrées par le débusqueur à infrarouge ont confirmé l’existence de plusieurs trajectoires plus ou moins parallèles visant à rejoindre un point situé quelque part plein nord.

Le jeune homme poussa un soupir de soulagement. Il avait vu juste. Actarus prit alors la parole.

- Et maintenant père ? Comment devons-nous agir ?

- Décolle immédiatement avec Goldorak. Tu suivras le plan de vol que nous t’indiquerons dès que tu auras quitté le Centre.

- Bien compris.

- Alcor, tu partiras une heure après Actarus aux commandes de Vénusiak. Les réparations sont terminées et nous avons profité de l’occasion pour renforcer son blindage et ainsi lui permettre de résister à des températures extrêmes. Tu devras voler à basse altitude et passer en immergation dès que possible. De cette façon, tu ne devrais pas être repéré.

- D’accord.

- Phénicia, tu partiras une heure après Alcor. Tu utiliseras Fossoirak, naturellement. Si la structure construite par Véga se situe dans ce secteur, elle est très certainement située sous les glaces et ses points d’ancrage sont sans doute au fond de la mer. Il va sans dire que les tarières de ton appareil nous seront très utiles.

- Je comprends, professeur. Seulement, Fossoirak est incapable d’aller sous l’eau … Et avec des températures aussi froides, les tarièro-pulseurs ne seront peut-être pas très efficaces, objecta la jeune fille.

- Tes craintes sont légitimes, mais tu n’as pas à t’inquiéter. Nous avons également revu le blindage de ton appareil et même si sa consommation en carburant est sensiblement plus élevée, il peut descendre à une profondeur raisonnable, entre cent et deux-cents mètres. C’est une des nouveautés que nous avons mis au point durant votre absence.

- Assez perdu de temps. En route ! conclut Actarus.

Alcor et Phénicia acquiescèrent et prirent place dans les bulles colorées qui les conduiraient jusqu’aux hangars où étaient parqués leurs appareils respectifs. Actarus marqua un temps d’arrêt et s’adressa à Alcor d’un air reconnaissant.

- Merci Alcor. Je te revaudrai ça quand on sera rentrés.

- On en reparlera plus tard, répondit-il en enfilant son casque. Dès que Vénusia sera tirée d’affaire.

Le prince hocha la tête et quitta la pièce pour regagner le hangar de Goldorak. Il n’eut besoin que de quelques secondes pour y parvenir. Une fois à l’intérieur, il prit son élan et, dans un saut d’une taille impressionnante, revêtit sa tenue de pilote.

- « Métamorphose !!! »

Une fois à l’intérieur du poste du pilotage de la soucoupe porteuse, il tira vers lui ses deux leviers de commande. La porte qui donnait sur le barrage s’était entre-temps ouverte, laissant échapper trois filets d’eau au débit conséquent.

- « Goldorak … GO !!! »

Le robot et sa soucoupe glissèrent sur la rampe de lancement et quittèrent leur repaire pour se diriger plein nord. Actarus ne savait pas vraiment ce qu’il cherchait, ni comment il réagirait une fois qu’il l’aurait trouvé. Seul comptait pour lui le fait d’arriver à temps pour tirer sa compagne des griffes de celle qui était devenue son ennemie jurée. La simple perspective d’échouer dans cette mission lui était insupportable.

- Je te sauverai, Vénusia. J’en fais le serment. Rien ni personne ne m’empêchera … pas même toi, Végalina … songea-t-il.

Le prince jeta un bref coup d’œil sur son panneau de commande gauche et baissa l’un des leviers tout en serrant très fort ses deux leviers de commande. La puissance délivrée par les deux réacteurs de la soucoupe porteuse se fit plus présente.

- « Goldorak … Méga-mach !!! »

Goldorak prit de la vitesse et disparut à l’horizon sous le regard inquiet de Procyon, Rigel et Mizar. Le temps jouait contre eux et il le savait.

- Tu crois que ça va marcher, oncle Procyon ? demanda le jeune garçon.

- Nous ne pouvons pas échouer. Nous sommes condamnés à réussir.

Le professeur serra le poing et ferma les yeux.

- Essaie de tenir encore un peu, Vénusia. Actarus sera bientôt là et il te tirera de cette mauvaise passe. Il faut que tu résistes. Pour toi, pour lui, pour l’enfant à venir …

Il espérait secrètement que ses prières ne resteraient pas lettre morte.




FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 395913asuivre

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMar 14 Nov 2017 - 18:30

Brrr dans tous les sens du terme, il fait froid dans le dos, ton chapitre ! Pauvre Vénusia, enchaînée comme une criminelle Sad Sad Végalina est décidément machiavélique Evil or Very Mad Evil or Very Mad Chapeau bas à Alcor pour son sens de la déduction. Ça va chauffer dans le prochain épisode (historie de continuer la métaphore météorologique !)

Merci Kimi cheers cheers
Revenir en haut Aller en bas
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMar 14 Nov 2017 - 19:10

Je trouve que vu sa situation, Vénusia s'en est pas mal sortie de cette première rencontre avec Végalina.

En tout cas, nous pouvons tous dire un grand merci à Alcor, son intuition a été la bonne. Maintenant, il reste le plus dure à faire, retrouver Vénusia et la sauver.


Citation :
- Essaie de tenir encore un peu, Vénusia. Actarus sera bientôt là et il te tirera de cette mauvaise passe. Il faut que tu résistes. Pour toi, pour lui, pour l’enfant à venir ...

Cette phrase finit parfaitement ce chapitre.

Citation :
Il espérait secrètement que ses prières ne resteraient pas lettre morte.

Je l'espère aussi sincèrement.

Bravo et encore merci Kimi_san. cheers
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 17:23

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 353374header9

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 918365021Ilesttempsdemourir




Cela faisait maintenant plusieurs heures que Végalina avait quitté la cellule où Vénusia était retenue prisonnière. La température avait baissé de plusieurs degrés et la lumière avait fini par s’éteindre. La seule lueur provenait des éclairages situés dans le couloir qui ramenait vers les ascenseurs qui permettaient d’accéder aux niveaux supérieurs.

La situation de la jeune femme s’était considérablement dégradée. Ses douleurs au ventre s’étaient intensifiées et ses saignements de nez n’avaient pas cessé. Elle avait de plus en plus de mal à respirer et garder les yeux ouverts lui était très pénible. Dans son esprit, son sort était déjà scellé. Jusqu’à maintenant, même dans les situations les plus désespérées, elle avait toujours gardé espoir. Pas cette fois. « C’est fini. Je ne pense plus que vous me retrouverez, maintenant. Et même si c’était le cas, vous arriveriez trop tard. Je voudrais encore y croire, mais je n’en ai plus la force. Il est temps … de mourir … », songea-t-elle avant de perdre conscience.

Contrairement à ce qu’elle pensait, tout n’était pas encore perdu. L’hypothèse émise par Alcor s’était finalement révélée exacte et Actarus, qui suivait précisément le plan de vol qui lui avait été communiqué en cours de route par le professeur Procyon et ses collaborateurs, faisait route vers cette base mystérieuse dont il ne connaissait rien. Il ignorait tout de sa position géographique exacte ou de son apparence. Il ne savait encore à quoi il aurait affaire lorsqu’il arriverait sur place mais il sentait qu’il se rapprochait inexorablement de son objectif.

Dans la station relais située quelques mètres sous la glace, seuls quelques soldats et techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques étaient présents. Ces derniers, penchés sur les différents terminaux, procédaient aux derniers ajustements pour rendre opérationnels l’ensemble des systèmes de communication. En dépit du caractère provisoire de la structure en question, ils avaient travaillé sans relâche et multiplié les tests en essayant plusieurs fréquences différentes. Leurs efforts avaient porté leurs fruits puisqu’il était désormais possible de communiquer en toute sécurité avec le poste de commandement du vaisseau, mais aussi avec la soucoupe amirale au cas où celle-ci se trouverait en orbite au-dessus de la planète bleue, ce qui était actuellement le cas.

S’ils n’avaient pas ménagé leurs efforts, leur travail était loin d’être terminé. En raison des mauvaises conditions météorologiques et des vents violents qui balayaient la banquise, le radar et les systèmes de surveillance ne fonctionnaient pas de façon optimale et certains équipements, à commencer par les débusqueurs à infrarouge, n’étaient pas encore installés. Il était donc possible pour un OVT de rejoindre les lieux sans se faire repérer, à condition de voler en-dessous de leur zone de balayage. Ce détail ne leur avait pas échappé et ils étaient bien décidés à combler cette lacune au plus vite. La sécurité de la future base en dépendait et ils le savaient.

Quelques dizaines de mètres plus bas, dans les ateliers de conception, les équipes placées sous l’autorité du professeur Ezequios poursuivaient, malgré le froid, leurs travaux sur les deux engins de mort qui, dans un avenir proche, seraient amenés à défier le prince d’Euphor et Goldorak. Grâce au système de contrôle par la pensée, ceux qui auraient pour charge de les piloter disposeraient d’un avantage non négligeable sur leur adversaire et il était clair qu’ils essaieraient d’utiliser toute la puissance dont ils disposaient pour le vaincre et ainsi permettre aux forces de Véga de s’emparer de la planète bleue.

Le symbiorak était désormais pleinement opérationnel et se trouvait à présent dans son transporteur, une fusée de couleur blanche munie de quatre dérives rétractables triangulaires légèrement recourbées vers l’arrière. Sa propulsion serait assurée par deux réacteurs placés de part et d’autre du fuselage. Tous les réservoirs étaient pleins et les systèmes d’armement avaient été soigneusement vérifiés. Rien n’avait été laissé au hasard.

Placé sur la plate-forme de lancement du deuxième atelier, l’antérak qui était censé le seconder était, du moins en apparence, loin d’être terminé. S’il présentait de nombreuses similitudes avec le symbiorak, il n’en était pas moins plus massif. Si les techniciens du G.R.S. n’avaient pas ménagé leur peine pour le mettre au point, ils ignoraient qu’Ezequios avait non seulement poursuivi les tests sur le système de contrôle par la pensée, mais également cessé de suivre les plans d’origine en apportant de profondes modifications au poste de pilotage du robot. Celui-ci était dépouillé à l’extrême et seul un écran digital multifonctions placé juste devant le pilote avait été rajouté. Plus surprenant encore, les deux leviers de commandes étaient positionnés sur les panneaux latéraux et non sur le tableau de bord comme c’était habituellement le cas. Cette disposition n’était pas sans rappeler celle du symbiorak. Il avait enfin reprogrammé l’ordinateur de bord en y insérant de nouveaux paramètres, privilégiant ainsi les capacités offensives du monstre sans se soucier de sa fiabilité. C’était là un choix particulièrement risqué. Pourquoi avoir choisi une approche aussi agressive ? Il était le seul à connaître la réponse.

Si la plupart des officiers présents assuraient normalement leur service dans le poste de commandement toujours en travaux, de nombreux soldats patrouillaient également dans les niveaux inférieurs pour garantir la sécurité des installations. Les techniciens du G.R.S. ainsi que les équipes du Génie placées sous la responsabilité du capitaine Thalis s’étaient retirés dans leurs chambres pour prendre un peu de repos. Cependant, conscients de l’importance de leur mission, ils reprendraient le travail dans les heures à venir. Quant au Commandant Végalina, elle s’était également retirée dans ses quartiers après s’être longuement entretenue avec Thalis, puis avec Erea qui se trouvait toujours à bord de la soucoupe amirale, placée quelque part en orbite au-dessus du pôle nord.

Actarus ne souciait guère de ce genre de détail. Son approche serait bien vite détectée et il le savait. Son objectif était simple : faire diversion et inciter ses adversaires à sortir de leur tanière pour permettre à ses équipiers d’agir dans l’ombre sans être repérés. Tous n’avaient qu’une seule idée en tête : retrouver et délivrer Vénusia. Il leur faudrait agir avec prudence et éviter de prendre des risques inutiles pour ne pas la mettre en danger. Ce ne serait pas facile.

A bord de Vénusiak, Alcor venait de passer en immergation et poursuivait sa progression sous les glaces. D’après ses estimations, son objectif se situait approximativement à une centaine de kilomètres devant lui. Parti une heure après Actarus, il était resté continuellement en contact avec Procyon et Phénicia, partie de son côté une heure après lui.

- Alcor appelle le Centre. Professeur, est-ce que vous me recevez ?

- Oui, Alcor. La réception est mauvaise à cause des conditions météorologiques difficiles, mais je t’entends. Qu’est-ce qu’il y a ?

- Je devrais bientôt être en vue de ce qu’on cherche. Actarus est sûrement déjà arrivé à l’heure qu’il est mais il ne pourra pas se battre tout seul. Est-ce que vous pouvez mettre Alcorak sur télécommande pour qu’il puisse décoller en cas de besoin ?

- J’y avais déjà pensé, Alcor. Ton appareil est prêt à décoller. Nous n’attendons plus que ton signal.

- Merci professeur. Je vous recontacterai une fois sur place. A tout à l’heure.

L’écran s’éteignit. Procyon reprit place sur son siège et ferma les yeux sous le regard inquiet de ses collaborateurs. Tous connaissaient la gravité de la situation et tous espéraient sincèrement qu’Actarus et les autres arriveraient à temps pour sauver Vénusia et ainsi faire de cette mission une réussite.

Végalina avait de son côté quitté ses quartiers pour se rendre au niveau 5 et s’enquérir de l’état de santé de sa prisonnière. Elle avait troqué son uniforme bleu marine et bleu contre une tenue similaire intégralement noire, des gants et des bottes gris anthracite, une fine ceinture de la même couleur et un liseré mauve frappé de l’insigne de la Division Ruine sur son bras droit. Lorsqu’elle sortit de l’ascenseur translucide, elle remarqua que le garde en poste devant la cellule s’était de nouveau assoupi. Celui-ci sursauta lorsqu’il l’aperçut : cette fois, elle ne lui pardonnerait pas son erreur. Elle dégaina brusquement son arme et l’abattit sans le moindre remord. Le corps désormais inerte tomba au sol. « Je ne tolère pas qu’on fasse la même erreur deux fois … », dit-elle, visiblement contrariée.

Elle inséra sa clé dans la serrure pour ouvrir la porte blindée. L’expression de son visage changea une fois à l’intérieur. Lentement, elle s’approcha de Vénusia, toujours inconsciente, et l’aida à relever la tête en lui parlant d’une voix douce.

- Réveille-toi, petite Vénusia. Non, tu n’es pas morte. Pas encore. Il est trop tôt pour ça …

La jeune femme rouvrit les yeux avec difficulté. Son visage faisait peine à voir. Elle était frigorifiée. Les saignements de nez s’étaient poursuivis et ses vêtements étaient maculés de sang. Parler constituait pour elle une épreuve aussi douloureuse que difficile.

- Laissez-moi tranquille … je n’en peux plus … vous avez eu ce que vo …

Elle fut prise d’une violente quinte de toux et sentit des larmes couler sur ses joues rougies par le froid. Ses douleurs au ventre ne l’avaient pas quitté depuis son arrivée.

- Je savais qu’il y avait une grande différence entre notre physiologie et la vôtre. Selon nos analyses, la résistance de votre organisme et vos capacités physiques, dans des conditions extrêmes comme celles-ci, est inférieure à la nôtre de 30%. Mais les tests que nous avons menés sur toi peu après ton arrivée démontrent que tes capacités sont inférieures de plus de 50%, ce qui est tout à fait inhabituel. Or, je suis presque sûre que cela n’a rien à voir avec tes conditions de détention. Il y a donc autre chose …

- Vous êtes libre de penser ce que vous souhaitez … je ne dirai rien de toute façon.

- Ton entêtement et ta volonté te font honneur, Vénusia. Même après avoir passé tant de temps entre ces murs froids et humides et que ta vie ne tient plus qu’à un fil, tu continues de te battre. Moi qui croyais que ton mental était ton point faible. J’ai commis une erreur de jugement …

Elle la regarda avec insistance avant de la gifler. Elle recommença quelques secondes plus tard. Vénusia ne réagissait même plus. Il en fut tout autrement lorsqu’elle lui asséna un violent coup au ventre. La jeune femme poussa un cri de douleur particulièrement violent avant de s’évanouir. Végalina esquissa alors un sourire.

- J’ai trouvé la réponse à ma question … et c’était bien la dernière des choses à laquelle je m’attendais ! Ta présence n’en a que plus de valeur maintenant, chère Vénusia. Actarus, tu ne cesseras jamais de m’étonner …

L’émetteur que Végalina portait à la ceinture se mit à sonner. Elle s’en saisit d’un geste rageur et tourna ensuite le dos à Vénusia pour prendre la communication.

- J’avais demandé à ne pas être dérangée durant les interrogatoires. J’espère que vous avez une bonne raison de me contacter. Si vos explications ne sont pas satisfaisantes, je peux vous assurer que vous ne vivrez pas assez longtemps pour le regretter !

- J’en suis conscient, Commandant … mais votre présence au poste de commandement est indispensable. Nous avons un écho suspect sur le radar qui se dirige vers notre base. Sa vitesse est considérable.

- Gardez votre calme et envoyez deux escadrilles de navettes pour l’intercepter. Je vous rejoins immédiatement.

La communication devint mauvaise mais demeura suffisamment audible pour qu’elle puisse entendre les bruits de pas émanent d’autres soldats. Tous semblaient avoir quitté leur poste pour consulter les équipements de surveillance ou regarder les images présentes sur l’écran panoramique. Ce qu’ils virent quelques instants plus tard les prit au dépourvu. Malgré les grésillements, elle put distinctement entendre l’un d’entre eux crier : « Goldorak ! ». Son visage changea radicalement d’expression et, de rage, elle jeta son émetteur à terre.

- Malédiction ! Je ne sais pas par quel miracle tu as réussi à découvrir notre base, mais je peux t’assurer que tu ne t’en sortiras pas vivant, Actarus ! Prépare-toi à mourir !

La jeune femme quitta précipitamment la cellule et emprunta l’escalier intérieur pour gagner le poste de commandement situé un étage au-dessus. Dans sa hâte, elle oublia de refermer la porte de la cellule derrière elle. Pressée par le temps et obnubilée par l’idée de tuer le prince d’Euphor de ses propres mains, elle ne prit la peine de prendre cette précaution pourtant élémentaire. Vénusia, qui n’avait entendu qu’une partie de la conversation, releva lentement la tête et esquissa, malgré son état de santé plus que précaire, un léger sourire. « Actarus … tu es venu … », articula-t-elle avec peine avant de reperdre connaissance.

Plus haut, les multiples portes automatiques situées à hauteur du deuxième niveau s’ouvrirent les unes après les autres pour permettre aux deux escadrilles de décoller. Plutôt que d’utiliser des navettes « Mark III » dont la fiabilité était sujette à caution dans des conditions aussi difficiles que celles-ci, les pilotes s’étaient rabattus sur les anciennes « Mark II » utilisées lors des campagnes précédentes. Si leurs performances étaient supérieures à celles de leurs devancières, elles n’étaient guère plus solides et Végalina savait pertinemment qu’il ne faudrait guère de temps à Goldorak pour en venir à bout.

Dans le poste de pilotage de la soucoupe porteuse, Actarus constata rapidement la présence de multiples échos sur ses instruments de navigation et fronça les sourcils derrière la visière de son casque dès qu’il aperçut les deux escadrilles. Il était temps de passer à l’action.

- Et voilà le comité d’accueil … « Planitronks !!! »

Les deux disques rouges fixés sur les ailes de la soucoupe porteuse partirent simultanément et déchiquetèrent trois navettes avec leurs lames tranchantes avant de reprendre leur place initiale. A peine avait-il récupéré ses armes qu’Actarus lança une nouvelle attaque en baissant le levier placé sur l’accoudoir droit de son siège.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre émise par les cornes de Goldorak s’abattit sur les dernières navettes de la première escadrille qui explosèrent quelques secondes plus tard. Celui-ci décrocha sur sa gauche et fit ensuite demi-tour pour se lancer à la poursuite des appareils qui lui avaient échappé. Actarus était visiblement déterminé à en finir le plus vite possible.

- « Fulguro-Poings !!! »

Les deux avant-bras du robot partirent comme des torpilles et transpercèrent deux navettes de part en part, avant de revenir à leur point de départ. Le robot garda cependant ses bras bien tendus devant lui pour permettre à Actarus d’utiliser une nouvelle arme.

- « Pulvonium !!! »

Trois rayons de couleur mauve partirent de chaque poing du robot pour détruire les navettes survivantes. Aucune d’elles n’y échappa. Les deux escadrilles étaient détruites, mais Actarus savait que les choses sérieuses n’avaient pas encore commencé. Elles ne débuteraient réellement que lorsqu’un antérak ou un appareil du même genre se montrerait.

Végalina avait suivi la prestation d’Actarus depuis le poste de commandement sans chercher à masquer sa colère. Tous ses pilotes étaient tombés les uns après les autres et il était évident qu’à ce rythme, la base véghienne serait rapidement découverte et sa survie menacée malgré la présence d’équipements défensifs. Elle se devait de réagir : fallait-il envoyer d’autres escadrilles de navettes pour ralentir la progression de son adversaire ou contre-attaquer en utilisant le premier symbiorak ? La réponse tomba quelques instants plus tard, comme une évidence.

Sans rien dire, elle quitta la pièce et, après avoir remonté le couloir, pénétra dans les ateliers de conception. Thalis, qui se trouvait déjà sur place, se retourna en entendant le bruit sourd de la double-porte automatique et vint aussitôt à sa rencontre.

- Le symbiorak est-il prêt, capitaine Thalis ?

- Tout est paré, Commandant. Il est dans son transporteur, prêt à partir. Le système de contrôle par la pensée a été vérifié et son armement est opérationnel. Le professeur Ezequios a effectué quelques ajustements de dernière minute et a quitté l’atelier peu avant votre arrivée. J’ignore où il se trouve.

- Nous n’avons pas le temps de nous occuper de ce genre de détail. Nous sommes attaqués et le prince d’Euphor a déjà réduit deux de nos escadrilles de navettes en poussière. Nous ne pouvons plus attendre. Donnez-moi les équipements dont je vais avoir besoin pour le piloter. Faites vite.

- Tout est déjà à bord, Commandant. Je vous rappelle que vous allez être le premier à piloter un appareil de ce type. Ce ne sera pas sans risque.

- Je sais tout cela, répondit-elle avec agacement. Seulement, ce n’est pas en restant les bras croisés à attendre une faute de l’adversaire que l’on remporte des batailles ! Nous devons aller de l’avant et prendre des risques si la situation l’exige. La victoire est à ce prix.

- Je comprends, Commandant. Soyez prudent.

- Merci pour vos encouragements, capitaine. Dès que j’aurai décollé, prenez quelques hommes avec vous et partez à la recherche d’Ezequios. J’espère qu’il n’est pas en train de préparer un mauvais coup.

- A vos ordres.

Sans dire un mot, Végalina escalada l’échelle métallique qui longeait la coque du transporteur et, une fois parvenue au sommet, emprunta la passerelle rétractable pour rejoindre le poste de pilotage du symbiorak. La vitre blindée qui en assurait la protection se referma dès qu’elle y eut pris place. Après avoir enfilé sa combinaison blanche frappée de l’emblème de la Division Ruine, elle ajusta méthodiquement son siège, enfila ses gants et coiffa son casque avant de s’y installer. Elle pressa ensuite l’un des trois boutons présents sur son tableau de bord et jeta un bref regard sur l’écran digital avant d’empoigner les deux manettes noires en forme de « L » placées de part et d’autre du cockpit. Elle ferma les yeux et sentir son casque s’alourdir petit à petit : le fluide stocké dans le réservoir placé derrière son siège qui s’y trouvait remplissait lentement le compartiment situé à l’arrière de celui-ci. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle ressentit une sensation de puissance jusque-là inconnue : en cet instant précis, elle faisait véritablement corps avec sa machine.

Par la seule force de sa pensée, Végalina ordonna à son appareil de décoller. La passerelle extérieure se rétracta et les multiples câbles qui reliaient le transporteur aux deux échafaudages se détachèrent. Le tube d’éjection translucide de forme cylindrique dissimulé sous la plate-forme apparut et s’éleva progressivement, jusqu’à s’accoupler avec le sas de sortie. Les trappes rectangulaires situées dans les niveaux supérieurs s’étaient ouvertes automatiquement. Les moteurs du transporteur s’allumèrent aussitôt et le propulsèrent à l’extérieur. Celui-ci transperça la banquise dans un grondement assourdissant et apparut à la vue du prince d’Euphor. S’il n’avait jamais vu d’engin comme celui-ci, il en faudrait bien plus pour l’impressionner. Sans se poser de question, il se replaça en position de combat avant de passer à l’action.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre émise par les cornes du robot frappa de plein fouet l’engin ennemi, causant une forte explosion suivie par un impressionnant panache de fumée noire. Plusieurs éclats de métal furent projetés dans toutes les directions. Dans le poste de commandement, Thalis frappa violemment du poing son pupitre de commande en voyant les images sur l’écran principal. Il ne parvenait pas à y croire. Cette machine qui faisait la fierté de la Division Ruine avait semble-t-il été détruite sans même combattre. Comment une telle chose avait-elle pu se produire ? C’est à cet instant qu’il se rappela de l’attitude d’Ezequios dans l’atelier. Le scientifique s’était éclipsé peu avant l’arrivée de Végalina. Avait-il délibérément saboté sa propre création pour se venger de son officier supérieur ? Au vu de ce qui les opposait, c’était une hypothèse plus qu’envisageable.

Un étage plus bas, Ezequios, qui avait troqué son uniforme et sa blouse de travail pour une combinaison ignifugée rouge et des gants de la même couleur, avait quitté la salle de stockage qu’il avait patiemment aménagé pour son usage personnel pour rejoindre les ateliers de conception. Il s’était montré étonnamment discret dans sa tâche puisque les techniciens du Génie, qui avaient travaillé pendant plusieurs jours pour transformer les quartiers de l’équipage n’avaient rien remarqué d’anormal. Courant à perdre haleine, il s’arrêta brutalement devant les cellules de « dégrisement » et constata que l’une des portes blindées était ouverte. Il fronça les sourcils et, intrigué, poussa du pied le cadavre du garde qui devait surveiller la prisonnière qui se trouvait à l’intérieur. Si cette jeune femme dont il ignorait tout se trouvait là, enchaînée au mur, il était évident qu’elle devrait présenter un intérêt certain pour Végalina. Sans rien dire, il la libéra sans difficulté avant de poursuivre sa route en l’emmenant avec lui.

Alcor était finalement arrivé à destination. Il avait progressivement réduit sa vitesse et se trouvait désormais en position stationnaire devant son objectif. Ce n’était pas vraiment ce à quoi il s’attendait. L’ossature métallique qui supportait les superstructures déjà existantes était en place mais le vaisseau amiral véghien qui constituait le véritable cœur de la base était encore identifiable. Si les réacteurs et les équipements de propulsion avaient été démontés, les générateurs d’énergie et les ailerons stabilisateurs latéraux étaient quant à eux toujours en place. Les immenses piliers obliques qui supportaient la structure et empêchaient le vaisseau de basculer sous l’effet des courants marins étaient clairement visibles et protégés par un bouclier translucide infranchissable. Paradoxalement, il n’y avait pas la moindre trace d’un quelconque système d’armement susceptible de repousser toute attaque venant de l’extérieur : pas de lance-missile ou de canon-laser. « C’est étrange … » pensa-t-il.

Plus haut, Phénicia était, quant à elle, toujours en route, volant à basse altitude pour déjouer la surveillance des radars ennemis. Le paysage était particulièrement monotone : de la glace à perte de vue. Ses instruments de bord ne détectaient aucune trace d’un équipement électronique, quel qu’il soit. Elle décida alors d’accélérer, quitte à se faire repérer. Elle savait que ses équipiers étaient déjà sur les lieux et qu’ils allaient sans doute avoir besoin de son aide très bientôt. Elle aperçut, quelques minutes plus tard, un imposant panache de fumée noire. Elle ne savait pas de quoi il s’agissait, mais elle savait qu’il lui fallait agir avec prudence.

- « Tarièro-pulseurs !!! »

La jeune fille actionna les tarières de son appareil et transperça la banquise, non sans une certaine appréhension. Même si Procyon lui avait assuré que Fossoirak serait capable de supporter un tel traitement, elle n’était pas vraiment rassurée quant au comportement de son engin dans des conditions aussi difficiles. Elle eut besoin de quelques minutes pour retrouver Vénusiak

- Me voilà. J’espère que je n’ai pas été trop longue ? demanda maladroitement Phénicia en tentant de masquer son inquiétude.

- T’inquiète pas pour ça. J’espère seulement qu’on va réussir à s’introduire à l’intérieur de leur base et à tirer Vénusia des griffes de ces monstres. Rien n’est plus important que ça.

- Je sais bien, Alcor. J’ai aperçu une colonne de fumée au-dessus de la banquise peu de temps avant que je ne te rejoigne ici.

- Dans ce cas, ça veut dire que le combat en surface a déjà commencé. Si Actarus est à pied d’œuvre, il ne faut pas qu’on perde de temps nous nous plus. Mais pour être honnête, je dois t’avouer que je ne m’attendais pas à voir ce qui se trouve en face de nous.

- Qu’est-ce que tu espérais ? Trouver une base sous-marine identique à celle que nous avons détruite il y a quelques mois de ça ?

- C’est ça. Quelque chose de plus massif ou de plus discret. Une base construite à même le sol ou à moitié enterrée.

- Ils ont peut-être besoin d’avoir un accès en surface pour s’approvisionner en air ou pour s’en servir comme rampe de lancement pour leurs appareils ?

- Difficile à dire. En tout cas, je n’ai repéré aucun système de défense à l’exception des boucliers d’énergie qui protègent la base de la structure.

- Vu que leur base n’est pas terminée, ils n’ont peut-être pas eu le temps de les mettre en place, tu ne crois pas ?

- Sans doute. De toute façon, on va rapidement être fixés. Tu es prête ?

- Je suis prête.

- On attaque ensemble ! « Missiles Oméga !!! »

- Compris ! « Missiles Sigma !!! »

Les salves tirées simultanément par les deux spacers se dirigèrent à grande vitesse vers la structure métallique située en contrebas et explosèrent sans lui causer le moindre dommage.

- Tu as vu ça ? Pas une seule égratignure !

- J’ai vu. On va retenter le coup en visant un peu plus haut. Avec un peu de chance, le blindage sera peut-être moins épais car situé plus proche de la surface. Allez, on recommence !

Le résultat fut identique : la structure n’avait même pas tremblé. Le regard de Phénicia se posa sur l’arrière du vaisseau amiral. Aucun doute n’était possible : c’était là qu’il fallait aller et elle était presque sûre que les tarières de sa machine pourraient faire la différence.

- Alcor, je crois que j’ai une idée. Plutôt que d’attaquer avec nos missiles, je vais tenter de percer le blindage extérieur avec Fossoirak. Si j’y arrive, ça nous permettra de pénétrer à l’intérieur.

- Bien reçu. C’est risqué mais je crois qu’il n’y pas d’autre moyen. A toi de jouer.

- « Tarièro-pulseurs !!! »

Les deux tarières du spacer se déployèrent quelques secondes plus tard, commençant à percer le blindage extérieur de l’arrière du vaisseau. Quelques minutes suffirent pour que le métal commence à se fendiller. Phénicia avait vu juste.

- Ça risque de prendre un peu de temps avant que je n’arrive à le forcer. Tu ferais bien d’aller aider mon frère là-haut. Ça ne sert à rien de rester ici tous les deux.

- J’en suis pas si sûr que toi, répondit-il. Regarde bien ton écran, on dirait qu’il y a quelque chose qui nous arrive dessus par l’arrière. Je sais pas ce que ça cache, mais je vais faire diversion pour que tu ne sois pas dérangée.

- Compris. Fais attention à toi, Alcor.

Le jeune homme ne répondit pas et se contenta de sourire. Il fit alors demi-tour et se retrouva confronté quelques secondes après à une escadrille de navettes « Mark II », mieux adaptées au combat sous-marin que les modèles « Mark III » plus récents. Il estimait leur nombre à une douzaine d’unités tout au plus et savait déjà ce qu’il devait faire : essayer de les entraîner dans son sillage pour permettre à son équipière de poursuivre sa tâche. Il modifia sa trajectoire et accéléra vers la surface, espérant que la couche de glace qui la recouvrait ne fût pas trop épaisse. Celle-ci se fendit rapidement avant de céder : Vénusiak se retrouva à l’air libre et les navettes de l’escadrille s’étaient lancées à sa poursuite : la manœuvre avait réussi.

Actarus avait assisté à toute la scène depuis le poste de pilotage de la soucoupe porteuse. Le panache de fumée noire qui se trouvait devant lui était toujours aussi dense et il lui était impossible de savoir ce qu’il dissimulait. Il décida alors de faire demi-tour et contacta immédiatement son équipier.

- Comment ça se présente ?

- Phénicia est juste en-dessous de nous. Elle est en train de percer le blindage de la base avec Fossoirak, mais vu son épaisseur, ça risque de lui prendre un certain temps. J’étais avec elle lorsque cette escadrille de navettes est apparue. J’ai essayé de faire diversion en les attirant ici.

- Je vois. Il vaudrait mieux que tu restes avec elle pour la couvrir en cas de besoin. La base doit être bien protégée et il est possible qu’il y ait d’autres navettes dans le secteur. Fais vite, tu veux ?

- T’en fais pas. J’y retourne et je te laisse t’occuper des navettes. A toi de jouer !

- Ne t’inquiète pas. Je vais finir le travail que tu as commencé.

Actarus se lança immédiatement à la poursuite de l’escadrille qui s’était scindée en deux groupes distincts : le premier avait pris Vénusiak en chasse tandis que le second avait changé de trajectoire pour le prendre à revers. Il décrocha brutalement sur sa gauche et lança sa première attaque en pressant l’un des boutons situés sur l’accoudoir droit de son siège.

- « Mégavolts !!! »

Frappées par les rayons acides tirés par la soucoupe porteuse, les navettes qui se trouvaient derrière l’appareil d’Alcor disparurent dans un nuage de fumée. Ayant repris de l’altitude, Goldorak fit demi-tour et descendit en piqué sur les navettes restantes.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre projetée par les cornes du robot fit exploser les navettes. Il pensait en avoir fini de ce côté-là. Et puisqu’aucun antérak ne s’était montré, il pouvait désormais partir à la recherche de Vénusia, en espérant que cette dernière soit encore en vie. Actarus refit une nouvelle fois demi-tour pour reprendre le chemin de la base, qui devait en principe se trouver juste au-dessous du panache de fumée, causé par l’explosion du missile qu’il avait abattu. Ce qu’il vit ensuite le fit frissonner. La fumée s’était finalement dissipée et, au milieu des éclats de métal qui jonchaient à présent la banquise, se dressait un monstre qui semblait sorti tout droit de l’enfer.

C’était le premier prototype d’une nouvelle génération de monstres : le premier symbiorak, un appareil de la quatrième génération, théoriquement supérieur au fabuleux monstrogoth que la Patrouille des Aigles avait eu tant de mal à vaincre. Pour Actarus comme pour Vénusia, c’était un souvenir douloureux. Ce jour-là, ils avaient eu de la chance. Mais la chance ne pourrait pas toujours se trouver de leur côté.

Il devait bien faire trente mètres de hauteur, soit à peu près la même taille que sa propre machine. Sa tête ne possédait qu’un seul œil de couleur jaune au milieu duquel brillait une pupille d’un vert très sombre. Elle comportait trois paires cornes élancées et recourbés de la même couleur. Les deux premières pointaient vers le haut et la dernière vers l’avant. Deux orifices triangulaires et effilés étaient placés de part et d’autre de cet œil unique. Le poste de pilotage, presque invisible à l’œil vu, était situé deux mètres plus bas. La tête était soutenue par un cou puissant dont on pouvait deviner les articulations biomécaniques. Ces dernières étaient protégées par une grille composée de plusieurs lamelles horizontales blindées de couleur argentée. Ses jambes, étonnamment fines, et son torse paraissaient recouverts d’une épaisse fourrure blanche tandis que ses bras se terminaient par trois longues griffes acérées qui devaient avoir plusieurs fonctions. « Qu’est-ce qu’ils ont encore inventé, cette fois ? » se demanda Actarus en l’observant attentivement. C’est à ce moment qu’une voix familière se fit entendre.

- Bienvenue à toi, prince d’Euphor !

- Végalina …

- Je vois que ta perspicacité ne t’a pas quitté, Actarus. Tu m’en vois ravie ! J’espère que tu as fait bon voyage et que tu as eu l’occasion d’en profiter car ton périple s’achève ici.

- Où est-elle ?

- De qui est-ce que tu veux parler ?

- Tu sais très bien de qui il s’agit. Relâche-la.

- Je ne comprends pas à quoi tu fais allusion, fit-elle, d’un air narquois. A moins qu’il ne s’agisse de … Ah oui, cette chère Vénusia ! Je crois que tu es arrivé trop tard …

Il marqua un temps d’arrêt. Cette dernière phrase l’avait troublé.

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Tu m’as très bien comprise. Elle n’est sûrement plus en vie à cette heure-ci. Elle a passé beaucoup de temps dans le froid et le vent … et son état de santé n’était guère rassurant lorsque nous l’avons transportée ici. Avant que tu ne disparaisses définitivement, je tenais à t’adresser toutes mes félicitations … bien que ce soit à présent inutile.

Elle savait. Elle était au courant de la grossesse de Vénusia et il savait qu’elle allait tenter de tirer profit de la situation pour prendre sur lui un avantage psychologique.

- Tu vas me payer ça, je te le garantis, Végalina !

- Essaie donc Actarus, je t’en prie ! fit-elle, en riant.

- Tu n’as donc aucun cœur ? Ni aucune compassion ?

- Ces termes me sont étrangers. Un officier de la Division Ruine ne doit pas éprouver ce genre de chose, tu le sais. Et puis … comment peux-tu être sûr de la véracité de mes propos ? Je t’ai peut-être menti, prince d’Euphor … A toi de deviner où est la vérité !

Végalina sourit. Ses paroles avaient fait mouche. Profitant de cette faute de concentration, le symbiorak se jeta sur Goldorak qui parvint à lui échapper en dégageant sur sa droite. Il ne s’en était pourtant pas sorti indemne puisque l’aileron stabilisateur gauche de la soucoupe porteuse avait été déchiré lors de l’impact. Sûre d’elle-même et guère disposée à laisser son adversaire riposter, elle se lança de nouveau à l’attaque. Cette fois, les griffes de l’engin véghien firent de profondes entailles sur le blindage inférieur de la machine d’Actarus qui changea brutalement de direction. Celui-ci réagit immédiatement en utilisant une nouvelle commande pour gagner le poste de pilotage de son robot.

- « Transfert !!! »

A peine avait-il achevé sa manœuvre que Goldorak s’écrasa au sol. Le gouvernail et l’aile droite de la soucoupe s’enfoncèrent dans la banquise de plusieurs mètres. Il était désormais immobilisé et incapable de se dégager. Pas question pour Végalina de manquer cette occasion. Après un nouveau saut de plusieurs mètres, son appareil se jeta en piqué, toutes griffes dehors, sur son adversaire dans le but de le transpercer. Elle ne parviendrait pourtant pas à ses fins.

- « Autolargue !!! »

Goldorak s’éjecta de son transporteur pour se retrouver à terre quelques mètres plus loin. Il parvint toutefois à se relever rapidement pour se retourner et faire face au symbiorak qui, après avoir planté ses griffes dans la place, se dégagea avec une déconcertante facilité avant d’adopter une posture des plus agressives.

Depuis leur poste de pilotage, Actarus et Végalina se défiaient du regard. L’un pilotait une machine qui n’avait plus rien à prouver et qui avait déjà fait preuve de son efficacité à de multiples reprises tandis l’autre était aux commandes d’une machine radicalement nouvelle dont la technologie révolutionnaire était porteuse d’avenir. Ce combat qui s’annonçait ne serait pas seulement un duel entre deux géants de métal, mais une bataille entre deux êtres qui avaient beaucoup en commun et que la vie avait fini par opposer. Ce serait une épreuve de force.

Il n’y aurait qu’un seul vainqueur. Et le perdant saurait, à cet instant, qu’il serait à présent pour lui temps de mourir.



FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 395913asuivre

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 17:51

Je n'ai pas commencé à lire mais là rien que le titre euh What a Face What a Face What a Face What a Face
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 18:17

venusia45 a écrit:
Je n'ai pas commencé à lire mais là rien que le titre euh What a Face What a Face What a Face What a Face

=> Un titre qui tient en haleine ! Et c'est le but ... affraid

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 18:20

J'ai lu et non décidément je n'aime toujours pas le titre Laughing Brrr. Végalina n'a aucun pitié, ni pour  ses propres hommes dont elle ne pardonne aucune erreur, ni pour Vénusia. La $*ùù^$*ù^* (censuré !!!) lorsqu’elle la frappe au ventre. Une seule erreur: celle de laisser la porte ouverte. Que va donc faire Ezequios de Vénusia ? Vat-t-il pactiser avec l'ennemi pour sauver sa couenne ou utiliser Vénusia pour affaiblir Végalina...Mystère. En attendant, le grand combat est sur le point de commencer...Ce qui nous promet un prochain chapitre magistral ! Allez les Aigles  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 4072822622 Merci Kimi Wink
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 18:51

venusia45 a écrit:
J'ai lu et non décidément je n'aime toujours pas le titre Laughing

=> C'est le but : le titre qui fait peur et qui laisse suggérer le pire !  affraid

venusia45 a écrit:
Brrr. Végalina n'a aucun pitié, ni pour  ses propres hommes dont elle ne pardonne aucune erreur, ni pour Vénusia.

=> Non, elle ne laisse rien passer, que ce soit chez ses propres soldats (qu'ils soient officiers ou simples militaires de rang). Quant à Vénusia, pensais-tu vraiment qu'elle se montrerait gentille avec elle ?  affraid

venusia45 a écrit:
La $*ùù^$*ù^* (censuré !!!) lorsqu’elle la frappe au ventre.

=> Oh ! Remarque, réaction normale !

venusia45 a écrit:
LUne seule erreur: celle de laisser la porte ouverte.

=> Elle a perdu le contrôle dès qu'elle a compris qu'Actarus venait porter secours à sa promise ! Et vu que son ennemi juré est là, autant qu'elle essaie de l'achever au plus vite !

venusia45 a écrit:
Que va donc faire Ezequios de Vénusia ? Vat-t-il pactiser avec l'ennemi pour sauver sa couenne ou utiliser Vénusia pour affaiblir Végalina...Mystère.

=> Tiens, je n'y avais pas pensé ... au fait de pactiser avec Actarus et les Aigles ! Je note l'idée, elle pourra me servir pour plus tard. Merci bien, venusia45  ! FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 2340738771

venusia45 a écrit:
En attendant, le grand combat est sur le point de commencer...Ce qui nous promet un prochain chapitre magistral !


=> Ce sera ... explosif ! Shocked

venusia45 a écrit:
Allez les Aigles  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 4072822622

=> Tu fais bien de les encourager ... car ils vont sacrément en avoir besoin !

venusia45 a écrit:
Merci Kimi Wink

=> You're welcome ! Very Happy

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Actasia

Actasia

Messages : 62
Date d'inscription : 05/10/2017
Age : 47
Localisation : Sous la neige anglaise...

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 19:04

Je ne peux qu'adhérer... Végalina est la "poster girl" (la "fille sur l'affiche publicitaire") du parfait psychopathe. Tout est calculé même lorsqu'elle joue avec sa proie.

Elle semble pourtant avoir une faiblesse, la perte de son self-control quand les choses ne vont plus comme elle l'avait planifié. Sans compter cette trahison intestine et la possibilité qu'Ezequios lui ait laissé d'autres mauvaises surprises concernant le symbiorak...

Quel péril pour Vénusia ! Heureusement que l'arrivée de Goldorak, grâce à la perspicacité d'Alcor, a permis d'interrompre la séance d'interrogatoire. Mais est-elle tombée de charybde en scylla... pale  J'ai dans l'idée qu'Ezequios va essayer de gagner sur tous les tableaux (mais qui joue gros...)

Deux grands chapitres où les adversaires marquent chacun des points jusqu'au cliffhanger final. Cela promet en effet un prochain chapitre phénoménal.

Merci Kimi  Very Happy

[PS: Mon commentaire est arrivé quelques minutes trop tard mais je le poste quand-même tel quel, réaction à chaud... Wink ]
Revenir en haut Aller en bas
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeMer 15 Nov 2017 - 22:38

En effet ce titre fait froid dans le dos. affraid affraid affraid

Actasia a écrit:
Elle semble pourtant avoir une faiblesse, la perte de son self-control quand les choses ne vont plus comme elle l'avait planifié.

Elle est tellement surprise qu'Actarus est trouvé sa base qu'elle commet sa première erreur, celle de laisser la porte de la cellule de Vénusia ouverte. Espérons que cette erreur, qui a permit à Ezequios de l'emmener jouera en la faveur des Aigles.

Venusia45 a écrit:
La $*ùù^$*ù^* (censuré !!!) lorsqu’elle la frappe au ventre.

Double $*ùù^$*ù^*!!!!! Déjà que Vénusia n'arrête pas d'avoir des contractions, ce qui n'est déjà pas franchement agréable, mais en plus, un coup dans le ventre, ça doit faire horriblement mal. Grrr... Pauvre Vénusia. Crying or Very sad

Quant aux mots qu'elle dit à Actarus pour le faire douter. Gr... Vraiment cette Végalina est un monstre. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Merci Kimi_san et vivement le prochain chapitre qui promet d'être très mouvementé. Pourvu que la prophétie de ton titre ne touche aucun de nos 4 amis.
Revenir en haut Aller en bas
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 0:03

Citation :
Double $*ùù^$*ù^*!!!!!

ouf je ne suis pas seule à jurer lol! Merci Hikaru ! J'espère que je ne t'ai pas choqué Kimi (en vrai je suis très polie Very Happy Mais là tu nous offres sur un plateau un méchant que l'on a à cœur de haïr sous toutes les coutures ! )

Citation :

Quant à Vénusia, pensais-tu vraiment qu'elle se montrerait gentille avec elle ?


Non bien sûr Wink
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 6:03

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce chapitre fait réagir !

Actasia a écrit:
Je ne peux qu'adhérer... Végalina est la "poster girl" (la "fille sur l'affiche publicitaire") du parfait psychopathe. Tout est calculé même lorsqu'elle joue avec sa proie.

=> Je ne connaissais pas l'expression "poster girl" ... mais tu résumes assez bien la situation. Tout est soigneusement calculé et planifié, même si je pense qu'Erea est peut-être encore plus "extrême" dans sa façon de faire même si elle est moins impliquée "personnellement" que Végalina ...

Actasia a écrit:
Elle semble pourtant avoir une faiblesse, la perte de son self-control quand les choses ne vont plus comme elle l'avait planifié. Sans compter cette trahison intestine et la possibilité qu'Ezequios lui ait laissé d'autres mauvaises surprises concernant le symbiorak...

=> Elle est tellement obnubilée par Actarus qu'elle a effectivement commis une faute qui pourrait s'avérer lourde de conséquences ! Et comme Ezequios la hait ...

Actasia a écrit:
Quel péril pour Vénusia ! Heureusement que l'arrivée de Goldorak, grâce à la perspicacité d'Alcor, a permis d'interrompre la séance d'interrogatoire. Mais est-elle tombée de charybde en scylla... pale  J'ai dans l'idée qu'Ezequios va essayer de gagner sur tous les tableaux (mais qui joue gros...)

=> Actarus est arrivé "pile au bon moment" ... et comme tu le mentionnes, c'est Alcor qu'il faut remercier. Sans lui, rien n'aurait été possible ! Et pour rebondir sur Ezequios, vous n'êtes pas au bout de vos surprises avec lui. Si vous pensiez que Végalina est cinglée, il est encore pire qu'elle ...

Actasia a écrit:
Deux grands chapitres où les adversaires marquent chacun des points jusqu'au cliffhanger final. Cela promet en effet un prochain chapitre phénoménal.

=> Le dyptique qui s'annonce risque de faire des dégâts ... et il sera particulièrement riche en sensations fortes !

hikaru a écrit:
En effet ce titre fait froid dans le dos. affraid affraid affraid  

=> C'était le but de faire réagir ... et on dirait que ça a marché ! Twisted Evil

hikaru a écrit:
Elle est tellement surprise qu'Actarus est trouvé sa base qu'elle commet sa première erreur, celle de laisser la porte de la cellule de Vénusia ouverte. Espérons que cette erreur, qui a permit à Ezequios de l'emmener jouera en la faveur des Aigles.

=> Peut-être bien ... ou pas ... affraid

hikaru a écrit:
Double $*ùù^$*ù^*!!!!!

=> Ouch.

hikaru a écrit:
Déjà que Vénusia n'arrête pas d'avoir des contractions, ce qui n'est déjà pas franchement agréable, mais en plus, un coup dans le ventre, ça doit faire horriblement mal. Grrr... Pauvre Vénusia. Crying or Very sad

=> Je ne puis que t'approuver ...

hikaru a écrit:
Quant aux mots qu'elle dit à Actarus pour le faire douter. Gr... Vraiment cette Végalina est un monstre. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

=> C'est un des côtés que j'ai le plus développé chez elle : sa maîtrise de la guerre psychologique. Contrairement à feu son père, elle sait se servir de sa tête ... et ella a parfaitement compris qu'attaquer sur ce plan est peut-être plus important que de remporter une victoire sur le plan purement militaire ...

venusia45 a écrit:
Citation :
Double $*ùù^$*ù^*!!!!!

ouf je ne suis pas seule à jurer lol! Merci Hikaru ! J'espère que je ne t'ai pas choqué Kimi (en vrai je suis très polie Very Happy  Mais là tu nous offres sur un plateau un méchant que l'on a à cœur de haïr sous toutes les coutures ! )

=> Du tout, il en faut plus que cela pour me choquer ! Comme je l'ai dit plus haut, Végalina est un paradoxe à elle toute seule ... et ce que vous découvrirez prochainement risque de vous surprendre ... tout comme la "side-story" que je compte lui consacrer.

Actasia a écrit:
Merci Kimi  Very Happy

hikaru a écrit:
Merci Kimi_san et vivement le prochain chapitre qui promet d'être très mouvementé. Pourvu que la prophétie de ton titre ne touche aucun de nos 4 amis.

=> You're welcome ! La suite arrive ! Very Happy

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Kass01

Kass01

Messages : 107
Date d'inscription : 21/04/2016
Age : 47

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 8:56

Coucou

Comme tout le monde je pense que Vegalina est complètement cinglé je n'ose pas imaginer la Suite.

Pauvre Vénusia heureusement qu'Alcor a eu cette idée pour la retrouver et qu'une erreur à été commise

Le combat qui se prépare promet d'être effroyable

J'attends la suite avec plaisir comme d'habitude

Bonne journée
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 9:26

Kass01 a écrit:
Coucou

=> Helllooo !!!!

Kass01 a écrit:
Comme tout le monde je pense que Vegalina est complètement cinglé je n'ose pas imaginer la Suite.

=> Cette chère Végalina ... Je l'ai pensée "cinglée" au départ (et c'est que vous avez tous vu depuis le début) ... mais vous n'êtes pas au bout de vos surprises avec elle ...

Kass01 a écrit:
Pauvre Vénusia heureusement qu'Alcor a eu cette idée pour la retrouver et qu'une erreur à été commise

=> Les Aigles arriveront-ils à temps pour sauver Vénusia et empêcher l'irréparable ? Réponse dans le prochain épisode !

Kass01 a écrit:
Le combat qui se prépare promet d'être effroyable

=> Entre deux adversaires de force (à peu près) égale, c'est vrai que ça risque d'être explosif !

Kass01 a écrit:
J'attends la suite avec plaisir comme d'habitude

=> Avec un peu de chance, la suite devrait arriver en fin de journée ou demain ... Laughing

Kass01 a écrit:
Bonne journée

=> Idem ! Very Happy

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 13:21

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Header17

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 022_au10





Cela faisait maintenant plus d’une demi-heure qu’Actarus essayait de résister aux assauts du symbiorak « Alpha », cette nouvelle créature née de l’esprit malade d’un des meilleurs scientifiques de Véga, plus forte qu’un simple golgoth, plus forte qu’un antérak de deuxième génération et théoriquement plus forte encore que le monstrogoth qu’il avait dû affronter quelques mois plus tôt avec l’appui de ses équipiers. Il n’avait, jusqu’à présent, jamais été en mesure d’utiliser ses armes et ne pouvait qu’éviter les coups portés par son adversaire. Il n’y arrivait pas toujours car la vitesse de réaction de cet engin de mort ultra-perfectionné était étonnante.

Dans son poste de pilotage, Végalina avait compris la raison pour laquelle le port d’une combinaison spéciale et de gants réfrigérés était indispensable. Le processus de transformation des ondes cérébrales en énergie avait transformé l’habitacle en véritable fournaise. La chaleur était étouffante et la température extrêmement élevée. Sans protection, elle n’aurait guère tenu plus de quelques minutes. Cela n’avait cependant guère d’importance à ses yeux : ce n’était que le premier modèle du genre et les quelques défauts qu’elle avait pu déceler jusqu’à présent seraient ensuite analysés, puis corrigés par les techniciens du Groupes de Recherches Scientifiques sur les appareils suivants. Si elle avait rencontré quelques difficultés pour le maîtriser au début, elle s’était vite adaptée et pouvait désormais exploiter pleinement toute la puissance dont elle disposait pour se focaliser sur son seul objectif : en finir avec Actarus et Goldorak.

Quelques dizaines de mètres plus bas, sous la banquise, Phénicia était toujours à pied d’œuvre pour tenter de percer le blindage du vaisseau amiral. Si sa tâche était loin d’être achevée, elle avait néanmoins bien progressé et il ne lui restait plus que quelques mètres à franchir pour parvenir à ses fins et ces derniers seraient assurément les plus difficiles. Elle devait de rester concentrée pour conserver une trajectoire bien horizontale de sorte à ce que les tarières du spacer fonctionnent de manière optimale. Le temps jouait contre elle et elle le savait. Par chance, Alcor était là pour la couvrir.

Celui-ci avait cependant fort à faire. S’il avait déjà abattu un certain nombre de navettes de type « Mark II », il devait poursuivre son effort et détruire celles qui apparaissaient au fur et à mesure dans son champ de vision. Ses armes énergétiques ayant une efficacité moindre sous l’eau, il n’avait eu d’autre choix que d’utiliser le Delta-Lame et ses missiles. Son dernier tir avait détruit les deux navettes qu’il avait précédemment prises pour cible.

- Ouf … deux de moins ! J’espère qu’ils ont épuisé tout leur stock … Phénicia, où tu en es ?

- Tout va bien pour l’instant, Alcor. Mon ordinateur indique que j’ai déjà franchi presque quinze mètres de blindage. Il doit encore m’en rester cinq ou six, mais je ne sais pas ce qui se passera une fois que je l’aurai percé.

- Je pense que tu pourras entrer mais ça risque d’être plus compliqué pour ressortir vu qu’on sait pas ce qui nous attend de l’autre côté. Tu vas peut-être être obligée de te frayer un passage à l’intérieur de la base pour t’échapper. Dès que tu seras dehors, tu pourras passer un coup de main à Actarus. Il est sûrement pas mal occupé là-haut …

- Tu as sans doute raison, mais j’ai encore à faire. Essaie de me couvrir si tu vois d’autres navettes dans le secteur.

- Il ne doit plus en rester énormément. Ah si, en voilà deux autres ! « Missiles Oméga !!! ».

Les deux dernières navettes implosèrent. Tout était terminé de ce côté-là. Pour le moment, du moins.

Dans les niveaux inférieurs de la base, plusieurs blocs de trinitite brute utilisés notamment pour la construction des piliers obliques conçus pour stabiliser le vaisseau amiral s’étaient détachés de la structure métallique, crevant son blindage pour s’écraser en contrebas, détruisant dans leur chute plusieurs cloisons étanches et deux générateurs d’énergie. Privés d’électricité, certains ascenseurs avaient cessé de fonctionner et de multiples fissures, laissant échapper de minces filets d’eau glacée s’étaient déclarées. Avec discipline, les soldats présents tentaient de les colmater comme ils le pouvaient mais on pouvait déceler dans leurs regards une certaine inquiétude. Si la situation venait à s’aggraver, il leur faudrait quitter les lieux au plus vite pour se replier dans les étages supérieurs, là où se trouvaient les différentes navettes et équipements de secours dont ils auraient sans doute besoin pour s’échapper avant qu’il ne soit trop tard.

Loin de se douter de la précarité de leur situation, Ezequios était finalement arrivé à destination. Il débloqua la porte automatique et pénétra dans le premier atelier. Il jeta un bref regard à la plate-forme de lancement avant de poursuivre sa route. Une fois dans l’atelier voisin, toujours plongé dans la pénombre, il posa un genou à terre et déposa, à même le sol, le corps inerte de Vénusia avant de s’éloigner. L’état de santé de la jeune femme s’était encore dégradé mais il s’en fichait. Il avait une revanche à prendre sur Végalina. Rien d’autre ne comptait et le fait d’avoir soustrait celle qui était sa prisonnière à sa surveillance et à celle de sa garde rapprochée ne constituait pour lui qu’un simple bonus.

Il réajusta sa combinaison rouge, puis ses gants avant de baisser deux des trois leviers du panneau de contrôle rouge-orangé logé près de la porte automatique pour activer l’éclairage principal et les projecteurs additionnels placés aux quatre coins de la pièce. Celle-ci s’illumina quelques secondes plus tard. Visiblement satisfait, il se retourna et contempla avec une certaine fierté le monstre flanqué de ses deux échafaudages qui se dressait devant lui sur la plate-forme de lancement.

Contrairement à ce qu’il avait laissé croire à ses collaborateurs, il ne s’agissait pas d’un simple antérak de deuxième génération sur lequel avait été greffé à la hâte le système de contrôle par la pensée qu’il avait mis au point, mais bel et bien d’un deuxième symbiorak. S’il présentait de nombreuses similitudes avec celui de Végalina, il était légèrement plus petit, mais plus massif et surtout « beaucoup plus puissant » selon ses propres mots. Il l’avait visiblement soigné jusque dans ses moindres détails et y avait apporté sa petite touche personnelle. Les quelques simulations et tests qu’il avait secrètement mené dans le petit laboratoire clandestin qu’il s’était aménagé dans l’une des salles de stockage avaient démontré le bien-fondé des améliorations qu’il avait discrètement apporté à sa machine.

- Les imbéciles. Voici le seul et unique symbiorak !

Dans son esprit malade, le modèle initial n’était, malgré ses extraordinaires capacités, qu’un simple prototype opérationnel et pas forcément fiable. Il savait que Végalina, obnubilée par l’idée d’éliminer le prince d’Euphor, serait peut-être amenée à le piloter, ce qui constituait pour lui une excellente occasion de se venger de toutes les humiliations qu’il avait dû subir. Il se rappelait avec précision le moment où elle lui avait tiré dessus au vu de tous sur la passerelle du vaisseau amiral en lui disant que « nul n’était irremplaçable ». Cela ne lui inspirait que du dégoût. Il n’avait pas d’ordres à recevoir de qui que ce soit, sauf du Grand Stratéguerre lui-même. Obéir à cette femme, ce « commandant de pacotille » comme il savait si bien le dire, lui était devenu insupportable. Il devait la faire taire, et ce par n’importe quel moyen.

Une intense concentration se lisait sur son visage. D’un geste ferme, il s’empara du casque intégral rouge à parements jaunes posé sur la table de travail qui jouxtaient la plate-forme et s’en coiffa avant de baisser sa visière. Il réajusta ses gants une dernière fois et commença à grimper l’échelle qui longeait l’imposant robot de combat et ouvrit la trappe qui permettait d’accéder au poste de pilotage pour finalement s’y installer. Il était visiblement ému, un sentiment nouveau pour lui. S’il avait construit avec ses hommes de nombreuses machines de guerre toutes aussi performantes les unes que les autres, il n’en avait tiré que la satisfaction du devoir accompli. Cette fois, ce serait différent car il ne s’agissait pas d’un simple golgoth ou d’un antérak, mais d’un engin surpuissant qui dépassait de loin tout ce qu’il avait pu concevoir par le passé. Il y avait mis tout son talent, tout son cœur, toute son âme. Un frisson lui parcourut l’échine : il n’avait encore jamais piloté l’une de ses créations. Celle lacune allait bientôt être comblée …

Il empoigna les deux manettes de contrôle situées de part et d’autre de son siège et activa les électrodes. Quelques secondes plus tard, le fluide destiné à convertir les ondes cérébrales en énergie se déversa dans le conteneur logé à l’intérieur de son casque. Lentement mais sûrement, une incroyable sensation de puissance, accentuée par son égo démesuré, s’empara de lui. Ses yeux étaient injectés de sang et son visage déformé par un rictus diabolique. Le pouvoir absolu était entre ses mains. « Désormais, rien ne pourra m’arrêter ! », ricana-t-il.

S’il disposait d’une machine théoriquement supérieure à celles pilotées par Végalina et Actarus, saurait-il l’exploiter pleinement utiliser pour venir à bout de ses ennemis, autrement plus expérimentés que lui dans l’art du combat rapproché ? Rien n’était moins sûr : si son génie scientifique était incontestable, il était loin d’être un pilote chevronné et, contrairement à certains de ses confrères, il n’avait jamais connu la réalité du terrain. Pourtant, malgré ce handicap, il semblait étonnamment confiant : tôt ou tard, il finirait par faire la différence. Il en était persuadé.

Il lui faudrait pourtant patienter quelques minutes supplémentaires avant de passer à l’action, le temps que ses ondes cérébrales se transforment en énergie. En outre, contrairement au symbiorak « Alpha », il ne disposait d’aucun transporteur lui permettant de prendre l’air et d’être opérationnel tout de suite. Ezequios devrait décoller par ses propres moyens en utilisant une rampe de lancement classique. Sitôt après avoir pressé l’un des trois boutons de son tableau de bord, les câbles qui reliaient le robot à ses échafaudages se rompirent et le tube translucide qui permettait d’isoler la rampe de lancement du reste de l’atelier apparut et s’éleva progressivement jusqu’à s’accoupler avec le sas extérieur. Plus haut, les trappes qui permettaient d’accéder à la surface s’ouvrirent à leur tour. Seule celle qui donnait sur l’extérieur était resté fermée pour éviter que l’eau ne s’engouffre à l’intérieur du vaisseau amiral.

Sous l’effet des vibrations et du bruit provoqués par les moteurs de l’engin véghien, Vénusia avait finalement repris conscience et constaté, à son grand étonnement, qu’elle n’était plus attachée. Ses poignets et ses chevilles lui faisaient mal et elle respirait avec difficulté. Elle ignorait tout de l’endroit où elle se trouvait et ne savait pas par quel miracle elle s’était retrouvée hors de sa cellule. Regardant tout autour d’elle, elle nota la présence, quelques mètres plus loin, de quelques caisses rectangulaires métalliques vides n’ayant visiblement plus aucune utilité. De peur d’être reprise, elle parvint, non sans mal, à ramper dans leur direction pour s’y cacher. Même si quelqu’un venait à entrer dans l’atelier, jamais il ne se douterait de sa présence.

De son côté, Phénicia était finalement parvenue à ses fins : le blindage du vaisseau amiral avait fini par céder et l’eau s’était très rapidement engouffrée à l’intérieur en inondant les niveaux inférieurs déjà désaffectés. Les quelques rares soldats présents sur place qui vérifiaient l’étanchéité des portes automatiques n’en furent que plus surpris et tentèrent de s’échapper en utilisant les deux ascenseurs encore fonctionnels et les escaliers de secours. En vain.

- Alcor, j’y suis ! Le blindage est percé ! Je suis arrivée dans une grande salle qui ressemble à un entrepôt. Je vois aussi plusieurs portes étanches qui doivent communiquer avec les niveaux supérieurs. Qu’est-ce que je dois faire, maintenant ?

- Je pense pas qu’il y ait suffisamment de place pour poser nos deux appareils. Tu penses pouvoir manœuvrer pour ressortir ou remonter vers le sommet ?

- Si je décide de remonter, je risque d’inonder les étages supérieurs. Et si Vénusia est enfermée quelque part au-dessus de nous, l’eau risque de la noyer. Laisse-moi un peu de temps pour que j’essaie de ressortir.

- Bien reçu. Je vais te couvrir. Il y a peut-être encore d’autres navettes dans le secteur. Sois prudente.

Effectivement, la salle était suffisamment vaste pour permettre à Fossoirak de manœuvrer dans de bonnes conditions. Phénicia ne devait pas utiliser ses propulseurs principaux au-delà de 20% de leurs possibilités et il lui faudrait également surveiller attentivement la pression de suralimentation de ses deux turboréacteurs. Si celle-ci venait à baisser trop rapidement, cela aurait forcément une incidence sur leur fonctionnement et elle le savait. Agissant avec calme et prudence, la jeune fille poussait et tirait vers elle son levier de commande droit pour gérer au mieux la puissance dont elle disposait tout en jetant fréquemment un regard inquiet sur les différents témoins et jauges de son tableau de bord. Le spacer bleu et rouge parvint à quitter le vaisseau, non sans avoir endommagé son aile gauche au passage.

- J’ai réussi, Alcor ! J’ai réussi !

- Bien joué, Phénicia ! répondit-il en poussant un soupir de soulagement.

- J’ai bien cru à un moment que je n’y arriverais pas. Je n’avais pratiquement plus de puissance côté gauche et j’ai eu peur que les moteurs ne s’arrêtent …

- Pour une fois que tu perds ta belle assurance …

- Très drôle, vraiment très drôle ! répondit-elle en haussant le ton.

- Oh ça va, te fâche pas ! Comment fonctionne ton appareil ?

- Mon turboréacteur gauche ne fonctionne plus et j’ai du mal à le garder bien en ligne.

- Vu. Pas question que tu restes ici avec un appareil en mauvais état. Essaie de rejoindre le Centre comme tu pourras en essayant de ne pas te faire repérer. De mon côté, je vais partir à la recherche de Vénusia. Bonne chance.

- Ne t’inquiète pas. Je serai très prudente. Sois tranquille, je reviendrai te prêter main-forte avec Alcorak. Je sais qu’il est déjà prêt à décoller.

- Bonne idée. Allez, en route.

- Compris, « mon cher Alcor » !

Tandis que Phénicia reprenait le chemin du retour, Vénusiak s’engouffra dans le trou béant laissé par l’appareil de son équipière. Contrairement aux étages inférieurs déjà noyés, les niveaux supérieurs étaient toujours accessibles. Alcor parvint, non sans mal, à se poser et coupa immédiatement ses propulseurs. Il se leva de son siège et débloqua le compartiment situé en arrière de celui-ci pour en sortir deux masques, deux bouteilles d’air comprimé ainsi qu’une bouteille d’oxygène et son équipement de plongée. Après avoir récupéré et glissé son pistolet-laser sous sa ceinture, il actionna le mécanisme d’ouverture du cockpit qui se retrouva rapidement sous l’eau. Le jeune homme en sortit avec son chargement et considéra la salle avec attention. Il remarqua rapidement les ascenseurs translucides qui desservaient chaque niveau du vaisseau ainsi que les portes étanches qui permettaient d’accéder aux escaliers de secours. « Je vais passer par là … », songea-t-il en nageant dans leur direction.

Il pressa à plusieurs reprises le bouton du petit panneau latéral en espérant ouvrir la porte devant laquelle il se trouvait, mais en vain : celle-ci était maintenue fermée par un système de sécurité comportant une serrure électronique. Il recula de trois pas et dégaina son arme pour faire feu sur le panneau, détruisant du même coup le dispositif. A peine l’eut-il ouverte que l’eau s’engouffra avec violence dans la cage d’escalier. Emporté par le courant, il heurta le mur avec son épaule droite. Il se releva rapidement et parvint à la refermer. Il prit appui sur la porte et ferma brièvement les yeux pour reprendre son souffle et ramassa son équipement avant de monter les escaliers. La porte qui donnait sur le couloir pouvait s’ouvrir de l’intérieur et n’était pas verrouillée. Alcor ôta son masque et ses palmes, puis déposa les bouteilles d’air comprimé et les masques qui allaient avec sur l’une des dernières marches et se risqua à l’extérieur. Il jeta un regard sur sa gauche, puis sur sa droite : le couloir était désert. Un détail attira son attention : le panneau sur le mur qui lui faisait face indiquait précisément le niveau où il se trouvait : le cinquième. Il referma la porte avec discrétion avant de se mettre en route.

Longeant les murs froids et humides, son arme à la main, il regardait tout autour de lui, s’attendant à tout moment à se retrouver face à des sentinelles chargées de surveiller les différents accès ou à une patrouille composée de soldats surentraînés et armés jusqu’aux dents. Il connaissait bien ce genre de situation et savait exactement comment y faire face. A sa grande surprise, ce ne fut pourtant pas le cas. « C’est étrange … Il n’y a personne ici. A croire que ce niveau a été abandonné par tous ses occupants … », pensa-t-il.

Il arriva à une intersection et marqua un temps d’arrêt. Où chercher ? Devait-il poursuivre sa route droit devant lui ou, au contraire, changer de direction ? Il l’ignorait. Ce n’est qu’en remarquant la présence de sang séché sur le dallage du couloir qu’il prit sa décision. Il allait suivre ces traces sans savoir exactement où cela le mènerait.  

Il n’y avait aucun garde. Les différentes portes que l’on pouvait apercevoir de part et d’autre du couloir étaient toutes fermées par un système de sécurité apparemment très complexe : il fallait une carte électronique pour y accéder. Certaines d’entre elles étaient restées ouvertes et, à juger par leur aménagement, il devait certainement s’agir de cellules ou de lieux de détention. Aucun doute n’était possible. « Je dois être sur la bonne piste … c’est forcément ça ». Il pressa le pas, suivant toujours les traces de sang disséminées sur le sol.

Plus haut, le combat entre Végalina et Actarus se poursuivait. Le prince d’Euphor essayait, tant bien que mal, d’esquiver les attaques rageuses du symbiorak « Alpha », premier représentant d’une nouvelle génération de monstres dont la sophistication n’avait d’égale que la brutalité de son pilote. Végalina se fichait éperdument de la chaleur étouffante qui régnait dans son poste de pilotage : seule comptait sa soif de vengeance. Son ennemi était là, devant elle et elle n’avait nullement l’intention de le laisser s’échapper, même si elle s’était jusqu’à maintenant contentée de combattre au corps à corps. Elle attendant le bon moment pour se servir de ses armes.

Actarus savait qu’il serait inutile d’essayer de la raisonner. Il n’y pensait guère d’ailleurs. Il ne parvenait pas à ôter de son esprit les paroles qu’elle lui avait adressées au sujet de l’état de santé de Vénusia. Était-elle morte comme elle le lui avait annoncé ou, au contraire, toujours vivante ? Impossible de le savoir. Elle le connaissait bien, suffisamment bien pour savoir que la clé de la victoire se trouvait peut-être dans cet affrontement psychologique qui les opposait et non dans ce combat entre deux machines de guerre surpuissantes. Le prince s’efforçait de garder son calme et de rester maître de ses émotions pour espérer vaincre cet adversaire si différent de tous ceux qu’il avait précédemment affrontés.

Après avoir échappé une nouvelle fois aux lames acérées des membres supérieurs du symbiorak, Goldorak parvint à se relever et à se mettre en position d’attaque. Actarus serra très fort ses deux leviers de commande et reprit sa respiration. Son regard se fit plus dur. Il n’était plus question d’esquiver les coups de son adversaire. Il fallait qu’il prenne l’initiative, ce qu’il fit quelques secondes plus tard en lançant une première offensive.

- « Fulguro-Poings !!! »

Transformés en torpilles, les deux avant-bras du robot partirent l’un après l’autre vers l’engin véghien qui les évita dans un saut spectaculaire avant de se réceptionner sur la glace de façon absolument parfaite. Il répliqua aussitôt avant de se jeter sur Goldorak les griffes en avant. Celui-ci parvint à l’éviter en plongeant sur sa droite pour ensuite récupérer ses deux armes. Les lames de la main gauche du symbiorak avaient cependant laissé deux profondes entailles sur son bras gauche. Il faudrait trouver autre chose. Actarus lança une nouvelle attaque en poussant un des leviers placés sur son panneau de commande droit.

- « Clavicogyres !!! »

Les deux faux recourbées tirées depuis les épaules de Goldorak furent déviées par deux rayons émis par la tête de son adversaire qui réagit aussitôt en tirant depuis sa trappe ventrale deux missiles à courte portée qui explosèrent sur le torse du robot d’Actarus, le faisant reculer de plusieurs mètres. Utilisant sa vitesse, le symbiorak effectua un nouveau saut et se jeta une nouvelle fois sur lui. Végalina avait finalement immobilisé son ennemi et avait désormais l’avantage. Lentement, la tête de son engin se rapprocha de celle de Goldorak. Les deux pilotes se faisaient face et chacun pouvait aisément imaginer le regarde de l’autre. Celui d’Actarus était déterminé et celui de Végalina plein de haine. Sûre d’elle-même, elle ne put s’empêcher de le provoquer.

- Bien essayé … mais inutile. Te voilà en bien mauvaise posture, maintenant. Permets-moi de te donner un petit aperçu de ce qui t’attend …

La jeune femme ferma les yeux et serra encore davantage les deux manettes positionnées de part et d’autre de son cockpit. Dans un léger grincement, les deux orifices triangulaires placés sur les tempes du symbiorak s’ouvrirent et émirent deux rayons laser qui frappèrent avec une puissance inouïe le poste de pilotage de Goldorak. A l’intérieur, Actarus ne put réprimer un cri de douleur. Végalina esquissa un nouveau sourire, prenant un malin plaisir à alterner les deux types de rayon.

- Qu’en penses-tu, Actarus ? Je suppose que tu n’as pas oublié cette douleur si particulière causée par une exposition prolongée au lasernium ! Mais ce que tu as vécu n’est rien comparé à cela !

- ARRRGGGH !!!

- Tu souffres, n’est-ce pas ? Rassure-toi … cela ne fait que commencer ! Je pense que tu devrais apprécier ce petit mélange composé de lasernium à basse et haute pression ! Leur effet combiné est encore plus dévastateur que le lasernium de pointe que tu as déjà expérimenté par le passé …

Au prix d’un effort presque surhumain, Actarus riposta en baissant le levier fixé sur son accoudoir droit.

- Attends un peu … « Corno-fulgur !!! »

Peine perdue. La foudre émise par Goldorak fut captée par les deux cornes supérieures du symbiorak qui les renvoya à son point de départ avec une violence accrue.

- Toute résistance est vaine, Actarus ! Je pourrais abréger tes souffrances en poussant la puissance de mes rayons au maximum … mais ce ne serait pas amusant. Je préfère y aller petit à petit … exactement comme je l’ai fait pour Vénusia. Malheureusement, elle n’est plus là pour t’en parler ! Enfin, peut-être vous retrouverez-vous dans l’autre monde ?

L’intensité des rayons diminua l’espace de quelques secondes avant de reprendre de plus belle. Il ne fallait pas que la situation se prolonge et Actarus le savait : si les choses restaient en l’état, il ne survivrait pas longtemps. Utilisant ses dernières forces, il appuya sur les deux pédales placées au fond de poste de pilotage. L’arme qu’il comptait utiliser n’était pas à vocation offensive mais il devait de l’utiliser pour espérer échapper à l’emprise de l’engin véghien.

- « Rétro-Laser !!! »

Le rayon multicolore le repoussa de quelques mètres. C’était un bon début mais cela ne suffirait pas pour lui permettre de se dégager. Tout en gardant les pieds sur les pédales, il fit légèrement pivoter sur sa droite le levier de commande droit de son siège.

- « Maxi Rétro-Laser !!! »

L’intensité du rayon fut cette fois suffisante pour projeter le symbiorak quelques dizaines de mètres plus loin. Celui-ci se réceptionna une nouvelle fois sans problème tandis que Goldorak se redressa avec difficulté. Actarus ne parvenait pas à reprendre son souffle mais il lui fallait surmonter ses douleurs pour ne pas laisser à Végalina le temps de se reprendre. Le robot se mit à courir vers son adversaire et prit appui sur ses jambes avant de sauter, le pied gauche en avant.

- « Aquilio-choc !!! »

L’impact projeta le symbiorak à terre. Celui-ci, désormais immobile, se trouvait maintenant juste au-dessus des sas et des rampes de lancement situées dans les deux ateliers de conception du vaisseau amiral. Celui qu’elle avait utilisé pour décoller était désormais verrouillé, contrairement au second dans lequel se trouvait la machine d’Ezequios. Celui-ci était impatient de rentrer en action. Goldorak recula de deux pas et leva ses deux bras vers le ciel avant de se pencher en avant pour attaquer une nouvelle fois.

- « Corno-fulgur !!! »

La foudre frappa la tête du monstre qui venait à peine de se redresser et qui se retrouva une nouvelle fois au sol, ses griffes et sa jambe droite ayant transpercé la glace. Sous l’effet combiné de la chaleur qui régnait dans le poste de pilotage et de l’attaque lancée par Actarus, le casque de Végalina frappa avec violence son panneau de commandes gauche. Sa machine était désormais bloquée, incapable de se mouvoir. Pour le prince d’Euphor, c’était une chance à saisir.

Dans le cinquième sous-sol, le périple d’Alcor venait de se terminer. Il pressa la commande actionnant l’ouverture de la porte automatique et pénétra à l’intérieur du premier atelier qui, contrairement au second, était faiblement éclairé. Il observa attentivement la plate-forme surélevée, la rampe de lancement et son boyau transparent, le sas de sécurité et les différents équipements utilisés par les techniciens du G.R.S. pour la conception et la mise au point du symbiorak « Alpha ». A l’instar des autres pièces, l’atelier avait été déserté par ses occupants. Il jeta un bref coup d’œil sur le sol et constata que les traces de sang qui maculaient le dallage menaient à l’atelier voisin dont s’échappait un bruit sourd qu’il ne parvint pas à identifier. Il rengaina son arme et poussa des deux mains l’une des cloisons coulissantes qui séparaient les deux salles avant de reculer de trois pas. Le spectacle qui s’offrit à ses yeux dépassait l’entendement. Devant lui se trouvait un monstre de couleur rouge, portant comme seul ornement l’emblème de la Division Ruine. Il s’en dégageait une extraordinaire sensation de puissance et de bestialité, chose qu’il avait également ressentie lorsqu’il dut affronter, lui et ses équipiers, le surpuissant monstrogoth « Alpha » conçu par le général Akéron. Si cette bête sauvage comptait s’en prendre à Goldorak, il savait que ce ne serait pas une partie de plaisir pour Actarus, surtout s’il était déjà aux prises avec un engin similaire.

Il remarqua que les traces de sang s’arrêtaient là. Le blessé était-il celui qui se trouvait aux commandes de cette machine du diable ? Il n’en était pas certain. Il parcourut l’atelier du regard. Exception faite du symbiorak, de son pilote, des différents équipements utilisés pour sa construction et sa mise au point et de multiples caisses disséminées un peu partout, il ne remarqua rien d’anormal. Pourtant, sans pouvoir l’expliquer, il avait l’impression de passer à côté que quelque chose d’important. Il s’avança lentement vers le centre de la pièce et regarda tout autour de lui. Ce qu’il vit à cet instant le prît à la gorge : Vénusia, inconsciente, gisait au milieu d’une pile de caisses métalliques vides. Il s’empressa de la rejoindre et prit sa main dans la sienne.

Elle était encore en vie, mais très affaiblie. Son pouls était très faible et sa respiration à peine audible, sans doute à cause du bruit et des vibrations causées par les moteurs de la machine d’Ezequios. Il constata la présence d’hématomes sur ses poignets, de marques sur ses chevilles et d’une petite coupure au niveau du front. Ses saignements de nez s’étaient poursuivis et ses vêtements étaient tâchés de sang. Sans dire un mot, il glissa son arme sous sa ceinture et la prit dans ses bras avec d’infinies précautions avant de quitter l’atelier en courant pour rejoindre son appareil. « Il faut que je fasse vite ou elle risque d’y rester … », songea-t-il en reprenant le chemin qu’il venait d’emprunter tout en espérant ne pas faire de mauvaise rencontre en chemin. Le temps lui était compté.

Arrivé devant la porte permettant d’accéder au sixième niveau, il ouvrit cette dernière et fut emporté par une vague qui le repoussa quelques mètres plus loin. Par chance, celle-ci avait charrié avec elle les bouteilles d’air comprimé et leurs détendeurs ainsi que leurs masques et ses palmes. Alcor s’équipa le premier et en fit autant avec sa partenaire et amie en prenant toutes les précautions nécessaires. Il la prit ensuite dans ses bras et entreprit de descendre les escaliers pour rejoindre la grande salle. Son esprit était assailli de pensées contradictoires : il devait faire vite pour la sauver mais il fallait agir avec prudence car la moindre erreur pouvait leur être fatale à tous les deux. Arrivés sur le pallier, Alcor serra Vénusia tout contre lui et ouvrit la deuxième porte étanche en prenant soin de rester derrière elle. C’était la meilleure chose à faire pour éviter qu’ils ne soient entraînés par le courant vers le haut.

L’eau pénétra avec une telle virulence dans la cage d’escalier que la porte supérieure fut littéralement arrachée. L’eau allait désormais se répandre dans les différentes salles et couloirs du cinquième niveau et gagnerait certainement les niveaux supérieurs dans les minutes à venir. Mais le jeune homme ne se souciait guère de ce détail. Ce qu’il voulait, c’était regagner Vénusiak pour mettre Vénusia en sécurité et quitter cet endroit au plus vite pour rejoindre le Centre. Nageant contre le courant, tous deux atteignirent le cockpit du spacer et se glissèrent, non sans rencontrer quelques difficultés, à l’intérieur. La vitre blindée qui en assurait la protection se referma quelques instants plus tard. Après l’avoir déposée sur le siège passager, il lui ôta sa bouteille d’air comprimé pour la mettre sons oxygène avant de prendre place sur son siège. Il  Alcor prit place sur son siège et se saisit de son levier de commande gauche tout en tirant vers lui celui qui permettait de démarrer les moteurs de son appareil.

- Vénusiak, on va essayer d’y aller … « GO !!! »

Les propulseurs se mirent rapidement en marche, mais il était hors de question pour lui de les pousser au maximum tant que l’appareil n’était pas sorti de la base. Ce fut donc à vitesse réduite qu’il s’échappa des restes du niveau souterrain. Une fois à l’extérieur, il prit progressivement de la vitesse tout en restant sous la banquise et ne refit surface que quelques minutes plus tard. D’un geste sûr, Alcor ouvrit l’écoutille arrière pour évacuer l’eau contenue dans le poste de pilotage. Il ôta ensuite son masque et put enfin respirer normalement.

Il était toujours sur le chemin du retour lorsqu’il aperçut un écho qui se rapprochait sur son écran de contrôle. Il poussa un soupir de soulagement quelques minutes plus tard en apercevant Alcorak. Les deux spacers se croisèrent et gardèrent leurs trajectoires respectives, ce qui ne l’empêcha pas de contacter son équipière et amie.

- Tu as fait vite.

- Je n’allais quand même pas te laisser faire tout le travail tout seul. Est-ce que tu as retrouvé Vénusia ?

- Oui. Très affaiblie, mais en vie. C’est déjà ça.

La jeune fille poussa un soupir de soulagement.

- Je la ramène au Centre pour qu’elle reçoive les premiers soins. Elle a sûrement perdu pas mal de sang vu qu’il y en a partout sur ses vêtements. Et vu qu’elle a du mal à respirer, je l’ai placée sous oxygène.

- Tu as eu raison. Fais vite, s’il te plaît. Pour elle et pour le bébé. Chaque seconde compte, maintenant.

- Pas besoin de me le rappeler. De ton côté, fais de ton mieux pour aider Actarus jusqu’à ce que je revienne. Avec ce que j’ai vu, il va avoir besoin de nous.

- Je sais. Fais attention, Alcor. Fais attention …

- Ne t’inquiète pas pour moi. Ça ira.

La communication s’interrompit. Il fallut plus d’une heure à Vénusiak pour regagner son point d’attache. La bouteille d’oxygène de Vénusia était pratiquement vide et Alcor savait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps pour agir.

- J’appelle le Centre. Professeur, est-ce que vous m’entendez ?

- Je te reçois parfaitement, Alcor. Où est-ce que tu en es ?

- L’opération a réussi. J’ai retrouvé Vénusia mais elle est très faible. J’espère que vous pourrez faire quelque chose pour la sauver.

- Nous ferons tout notre possible et même davantage, Alcor. Nous disposons de tous les équipements nécessaires et avons fait venir trois spécialistes pour l’occasion.

- D’accord.

Arrivé au-dessus du Centre, le jeune homme activa les rétro-fusées de son appareil. Celui-ci descendit progressivement et se posa dans l’atelier où tous attendaient son arrivée. Une fois les moteurs coupés, il débloqua l’ouverture du poste de pilotage et en sortit avec Vénusia dans ses bras. Il la déposa avec toutes les précautions nécessaires sur le brancard sous le regard des médecins. Mizar et Rigel leur emboîtèrent le pas après avoir adressé à Alcor un geste de remerciement. Celui-ci les regarda partir et posa un genou à terre après avoir ôté son casque. Il était visiblement épuisé et Procyon l’avait rapidement compris. Il l’aida à se relever et à prendre place sur le rebord de la plate-forme.

- Comment te sens-tu ? demanda-t-il.

- Ce que j’éprouve en ce moment ne compte pas, professeur. J’espère simplement que je ne suis pas arrivé trop tard. S’il lui arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais.

- Tu as fait de ton mieux, Alcor. Sans toi, rien n’aurait été possible et elle serait peut-être morte à l’heure où nous parlons. Tu n’as rien à te reprocher.

- Faire de son mieux ne suffit pas, répondit-il en baissant les yeux. J’espère juste ne pas avoir échoué.

- Ce que tu as accompli t’a demandé énormément de forces. Tu as besoin de récupérer.

Le jeune homme se frotta les yeux et se releva d’un bond. Il grimpa, non sans mal, sur la plate-forme pour rejoindre son appareil sous les yeux médusés du scientifique.

- Je me reposerai plus tard. Il faut que j’y retourne. Actarus et Phénicia ont besoin de moi et je ne peux pas les laisser se battre tout seuls. Je dois les aider.

- Tu ne peux pas repartir maintenant, ce serait de la folie. Tu n’es pas en état de piloter et tu le sais très bien.

- C’est ce qu’on verra. A tout à l’heure, professeur.

Vénusiak s’éleva progressivement jusqu’à se retrouver à l’air libre. Alcor tira vers lui le levier placé à sa droite.

- « Vénusiak … GO !!! »

L’appareil reprit la direction du pôle nord. Procyon le regarda partir avec anxiété.

- Mon Dieu … faites qu’il soit prudent et qu’il ne lui arrive rien …

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 A_suiv10

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10


Dernière édition par kimi_san le Ven 12 Jan 2018 - 19:38, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 19:43

Ouf! Même si Vénusia n'est pas dans un très bon état de santé, au moins elle est de retour au Centre. Very Happy

J'espère que les docteurs vont réussir à la soigner et que le bébé se porte bien. J'espère aussi que le combat entre Actarus et Végalina va bien se terminer.

Citation :
Faire de son mieux ne suffit pas, répondit-il en baissant les yeux. J’espère juste ne pas avoir échoué.

Malheureusement, sur ce coup là, Alcor a raison, faire de son mieux ne suffit pas.

Merci pour cette suite Kimi_san.  Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
venusia45

venusia45

Messages : 4465
Date d'inscription : 02/02/2014
Age : 46
Localisation : dans ma soucoupe

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeJeu 16 Nov 2017 - 22:30

Merci Kimi ! Vénusia est entre de bonnes mains désormais mais l'issue du combat n'est pas certaine pour autant :/ Je crois me souvenir qu'Ezequios avait bidouillé un truc sur le robot de Végalina. Serait-ce un talon d'Achille qui va amener la machine à ne pas pouvoir aller au maximum de ses capacités, du moins temporairement, et permettre à Actarus de se sortir de ce mauvais pas ? Affaire à suivre ! Merci pour cette suite !
Revenir en haut Aller en bas
Actasia

Actasia

Messages : 62
Date d'inscription : 05/10/2017
Age : 47
Localisation : Sous la neige anglaise...

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 0:36

Citation :
Lentement mais sûrement, une incroyable sensation de puissance, accentuée par son égo démesuré, s’empara de lui. Ses yeux étaient injectés de sang et son visage déformé par un rictus diabolique. Le pouvoir absolu était entre ses mains. « Désormais, rien ne pourra m’arrêter ! », ricana-t-il.

Comme tu nous l'avais annoncé, Ezequios est encore plus cinglé que Végalina... et tu en fais une excellente description !


Tandis qu'en surface le combat fait rage entre Végalina et Actarus qui n'a pas toute sa liberté d'action,

Citation :
Vénusia, inconsciente, gisait au milieu d’une pile de caisses métalliques vides. Il s’empressa de la rejoindre et prit sa main dans la sienne.
[...]
Il constata la présence d’hématomes sur ses poignets, de marques sur ses chevilles et d’une petite coupure au niveau du front. Ses saignements de nez s’étaient poursuivis et ses vêtements étaient tâchés de sang. Sans dire un mot, il glissa son arme sous sa ceinture et la prit dans ses bras avec d’infinies précautions avant de quitter l’atelier en courant pour rejoindre son appareil.
[...]
Alcor s’équipa le premier et en fit autant avec sa partenaire et amie en prenant toutes les précautions nécessaires. Il la prit ensuite dans ses bras et entreprit de descendre les escaliers pour rejoindre la grande salle. Son esprit était assailli de pensées contradictoires : il devait faire vite pour la sauver mais il fallait agir avec prudence car la moindre erreur pouvait leur être fatale à tous les deux. Arrivés sur le pallier, Alcor serra Vénusia tout contre lui et ouvrit la deuxième porte étanche en prenant soin de rester derrière elle. C’était la meilleure chose à faire pour éviter qu’ils ne soient entraînés par le courant vers le haut.
[...]
Une fois les moteurs coupés, il débloqua l’ouverture du poste de pilotage et en sortit avec Vénusia dans ses bras. Il la déposa avec toutes les précautions nécessaires sur le brancard sous le regard des médecins. Mizar et Rigel leur emboîtèrent le pas après avoir adressé à Alcor un geste de remerciement. Celui-ci les regarda partir et posa un genou à terre après avoir ôté son casque. Il était visiblement épuisé et Procyon l’avait rapidement compris.
[...]
- Ce que j’éprouve en ce moment ne compte pas, professeur. J’espère simplement que je ne suis pas arrivé trop tard. S’il lui arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais.

Alcor d'ordinaire si impulsif et tête brûlée se révèle réfléchi, attentif et tout simplement héroique de bout en bout. En ce qui me concerne, la scène du sauvetage de Vénusia restera gravée dans les annales.


Et maintenant que Vénusia est sortie des griffes de Végalina et d'Ezequios (à propos duquel je suis bien contente de m'être trompée puisqu'il ne s'est finalement pas soucié d'emmener Vénusia avec lui, ce qui n'était de toutes façons techniquement pas possible), j'anticipe le soulagement d'Actarus lorsqu'il aura la confirmation que Vénusia est vivante et en sécurité au Centre... Végalina, déjà en mauvaise posture, ne s'attend sûrement pas à la foudre du Prince d'Euphor qui risque de très bientôt s'abatte sur elle... à moins d'un autre retournement de situation...  

Hail hail ! Merci Kimi_san ! cheers
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 9:22

hikaru a écrit:
Ouf! Même si Vénusia n'est pas dans un très bon état de santé, au moins elle est de retour au Centre. Very Happy

=> Et un grand bravo à Alcor pour avoir réussi cet exploit !

hikaru a écrit:
J'espère que les docteurs vont réussir à la soigner et que le bébé se porte bien.

=> L'un des trois médecins en question ne vous sera pas étranger dans la mesure où nous l'avons déjà vu dans la série. Et il connaît bien Vénusia, d'ailleurs.

hikaru a écrit:
J'espère aussi que le combat entre Actarus et Végalina va bien se terminer.

=> Peut-être ... ou peut-être pas.

hikaru a écrit:
Merci pour cette suite Kimi_san.  Very Happy

=> You're welcome ! La suite arrive.

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 9:26

venusia45 a écrit:
Merci Kimi ! Vénusia est entre de bonnes mains désormais mais l'issue du combat n'est pas certaine pour autant :/

=> Tout juste ... car Végalina est loin d'avoir dit son dernier mot !

venusia45 a écrit:
Je crois me souvenir qu'Ezequios avait bidouillé un truc sur le robot de Végalina. Serait-ce un talon d'Achille qui va amener la machine à ne pas pouvoir aller au maximum de ses capacités, du moins temporairement, et permettre à Actarus de se sortir de ce mauvais pas ?

=> Le fait est qu'Ezequios et Végalina ne s'apprécient guère (c'est le moins qu'on puisse dire). Et puisqu'il est décidé à jouer sa carte personnelle, il n'est pas exclu qu'il ait également "saboté" la machine de son officier supérieur (ou "commandant de pacotille" pour reprendre ses propres termes).

venusia45 a écrit:
Affaire à suivre ! Merci pour cette suite !

=> La suite arrive avec l'épisode #23 ... "Le prix à payer" !

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 9:26

Actasia a écrit:
Comme tu nous l'avais annoncé, Ezequios est encore plus cinglé que Végalina... et tu en fais une excellente description !

=> C'est le moins qu'on puisse dire. D'autant qu'Ezequios est fermement décidé à jouer sa carte personnelle. Qu'a-t-il exactement en tête ? Réponse dans l'épisode #23 ...

Actasia a écrit:
Alcor d'ordinaire si impulsif et tête brûlée se révèle réfléchi, attentif et tout simplement héroique de bout en bout. En ce qui me concerne, la scène du sauvetage de Vénusia restera gravée dans les annales.

=> C'était (presque) impossible ... et Alcor l'a fait. Malgré la difficulté de la mission, il n'a pas renoncé et ses efforts ont été récompensés. Reste à savoir si Vénusia s'en sortira et si oui, si elle gardera des séquelles de sa détention ... sans parler du bébé ...

Actasia a écrit:
Et maintenant que Vénusia est sortie des griffes de Végalina et d'Ezequios (à propos duquel je suis bien contente de m'être trompée puisqu'il ne s'est finalement pas soucié d'emmener Vénusia avec lui, ce qui n'était de toutes façons techniquement pas possible), j'anticipe le soulagement d'Actarus lorsqu'il aura la confirmation que Vénusia est vivante et en sécurité au Centre...

=> Je pense qu'Ezequios n'en avait strictement rien à faire. La seule chose qui l'ait poussé à délivrer Vénusia, c'est de "pourrir la vie" à Végalina ...

Actasia a écrit:
Végalina, déjà en mauvaise posture, ne s'attend sûrement pas à la foudre du Prince d'Euphor qui risque de très bientôt s'abatte sur elle... à moins d'un autre retournement de situation...

=> C'est joliment tourné ... mais le corno-fulgur suffira-t-il pour vaincre Végalina ? Rien n'est moins sûr ...

Actasia a écrit:
Hail hail ! Merci Kimi_san ! cheers

=> You're welcome ! La suite arrive !

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Kass01

Kass01

Messages : 107
Date d'inscription : 21/04/2016
Age : 47

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 9:29

Merci Kimi

Ouf Venusia est de retour au centre et pourra être soigné, espérons que ça va bien se terminer pour elle

Actarus a encore bien du pain sur la Planche mais on dirait que Vegalina risque de payer sa dureté vis-à-vis de ses gens

Et comme tu nous avait averti Ezequios est complètement cinglé à voir si ce sera un bénéfice pour la Patrouille des aigles ou non

Bonne journée
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 10:10

Kass01 a écrit:
Merci Kimi

=> You're welcome ! Very Happy

Kass01 a écrit:
Ouf Venusia est de retour au centre et pourra être soigné, espérons que ça va bien se terminer pour elle

=> Il faut l'espérer ... pour elle et pour le bébé.

Kass01 a écrit:
Actarus a encore bien du pain sur la Planche mais on dirait que Vegalina risque de payer sa dureté vis-à-vis de ses gens

=> Le prince d'Euphor n'est pas encore tiré d'affaire puisque Végalina est bien décidée à lui faire la peau. Y parviendra-t-elle ? Peut-être ... ou pas.

Kass01 a écrit:
Et comme tu nous avais averti Ezequios est complètement cinglé à voir si ce sera un bénéfice pour la Patrouille des aigles ou non

=> Au final, je l'aime bien mon "savant fou". Il est même pire que le Dr.Hell ... ce qui n'est pas rien. Il vous faudra lire l'épisode #23 pour le savoir ... et cela risque de vous surprendre !

Kass01 a écrit:
Bonne journée

=> Bonne journée à toi également ... et la suite arrive !

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
hikaru

hikaru

Messages : 5436
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 45
Localisation : ESSONNE

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 12:53

kimi_san a écrit:
Il vous faudra lire l'épisode #23 pour le savoir ... et cela risque de vous surprendre !

Sauf moi, à moins que tu aies fait quelques modifications depuis.  Wink  lol!
Revenir en haut Aller en bas
kimi_san

kimi_san

Messages : 2603
Date d'inscription : 05/05/2009
Age : 44
Localisation : Mykène

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitimeVen 17 Nov 2017 - 12:55

hikaru a écrit:
Sauf moi, à moins que tu aies fait quelques modifications depuis.  Wink  lol!

=> Je n'ai pas fait de modification (ou alors mineures) sur cette scène ... Wink

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 307556534 "Ouch ! Ca doit faire mal !!!"

_________________
FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Infini10
Revenir en haut Aller en bas
http://invincible-goldorak.forumactif.org
Contenu sponsorisé




FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Empty
MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 10 Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
FanFiction : une parmi tant d'autres ...
Revenir en haut 
Page 10 sur 30Aller à la page : Précédent  1 ... 6 ... 9, 10, 11 ... 20 ... 30  Suivant
 Sujets similaires
-
» Otaku parmi tant d'autres
» ZanMaker, un fan parmi tant d'autres
» Une orchidée parmi tant d'autres...
» La Caverne de la Rose d'Or
» [Mainard, Dominique] Je voudrais tant que tu te souviennes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Goldorak ... by Invincible ! :: Invincible : Espace Créatif ! :: Fan-Fictions-
Sauter vers: