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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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Kass01

Kass01

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeVen 10 Nov 2017 - 7:32

Merci Kimi

J'ai pas grand Chose d'autres à dire, la plupart des commentaires ont déjà été fait

J'attends la Suite avec impatience :-)
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeVen 10 Nov 2017 - 9:44

venusia45 a écrit:
Toujours aussi sympathique cette Végalina. Et elle dispose d'une armada de personnes toutes plus dévouées les unes que les autres (et ceux qui ne suivent pas la ligne ont intérêt à compter leurs abattis !). Brrrr !

=> Elle ne laisse aucune place à l'approximation et les officiers, techniciens et soldats placés sous ses ordres doivent "filer droit". Et encore, c'est assez "soft" pour le moment. A vrai dire, Erea est la seule qui puisse passer outre (je compte évoquer leur première rencontre dans un récit annexe qui leur sera consacré).

venusia45 a écrit:
Pour Vénusia, j'ai aussi une petit idée mais comme Actasia je ne dirai rien Very Happy

=> Tu es bien mystérieuse ! Nous verrons bien ce que ça donne !

venusia45 a écrit:
Merci encore pour cette histoire qui se suit très facilement, pleine de suspense et dans laquelle on passe facilement d'un registre à l'autre. C'est très fluide Wink

=> J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes ...

Actasia a écrit:
Un vrai bon méchant machiavélique à souhait est aussi ce qui fait une excellente histoire !  Wink

=> Je n'ai pas encore exploré toutes les facettes du personnage ... et je vous promets quelques petites surprises à ce sujet !
 
Actasia a écrit:
Ceci dit, j'en tremble d'avance pour nos amis.

=> Comme je l'ai mentionné plus tôt, c'est le premier grand "arc" du récit (qui va s'étendre jusqu'au chapitre 24).

Actasia a écrit:
Hmm.. je ne dirai qu'un mot... "meaningful"*  Very Happy  *plein de signification

=> Nous sommes d'accord ... Wink

venusia45 a écrit:
Merci Kimi Wink

Gurendaizä a écrit:
merci Kimi !

Kass01 a écrit:
Merci Kimi

=> You're welcome !

Kass01 a écrit:
J'attends la Suite avec impatience :-)

=> L'épisode #17, "Commando Ruine, en avant !" sera mis en ligne dans la journée ! Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeVen 10 Nov 2017 - 11:27

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 908013header3

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 727312017CommandoRuineenavant





Les soldats s’affairaient frénétiquement autour du vaisseau amiral. Ils avaient travaillé sans relâche pendant cinq jours et cinq nuits pour rattraper le retard partiellement causé par les agissements du lieutenant Sordio. Ce dernier, mis aux arrêts, était consigné dans sa cabine en attendant que Végalina décide de son sort. Ce ne serait cependant pas pour tout de suite dans la mesure où la jeune femme avait d’autres priorités : au vu de la complexité de cette nouvelle opération, il était de son devoir d’en superviser tous les préparatifs et de faire en sorte que tout soit prêt en temps et heure. Tous les personnels impliqués, à commencer par le capitaine Thalis, partageaient son opinion.

S’il ne le montrait pas ouvertement, celui-ci n’en était pas moins inquiet : c’était la première fois qu’on lui confiait une mission de cette importance et il tenait absolument à la mener à bien. Pour ce faire, il n’avait négligé aucun détail, que ce soit sur le plan technique ou relationnel. Il avait ainsi examiné à de multiples reprises les plans d’origine du vaisseau et procédé à de nombreuses modifications par rapport son projet de départ. Il avait personnellement choisi les hommes qui l’accompagneraient sur Terre et les avait placés à la tête de six équipes différentes. Chaque équipe disposerait de son propre appareil d’observation et pourrait explorer les alentours du point NP. Ces derniers se trouvaient déjà à bord du vaisseau amiral. De plus, il pourrait également compter non pas sur deux, mais sur quatre escadrilles de navettes « Mark III » pour se défendre en cas de problème.

De leur côté, le professeur Ezequios et la quasi-totalité des ingénieurs et techniciens affectés au « Projet Symbiorak » s’étaient retranchés dans les deux ateliers de conception situés à l’arrière de l’appareil pour poursuivre leurs travaux. Grâce aux équipements sophistiqués et aux moyens dont ils disposaient, ils avaient réussi à mener de front la construction de deux machines de combat différentes. Entouré de multiples échafaudages de grande hauteur et éclairé par de puissants projecteurs, le tout premier symbiorak se dressait fièrement sur la plate-forme surélevée du premier atelier tandis qu’un antérak de deuxième génération aux dimensions et à l’apparence similaire était encore en cours de montage dans l’atelier voisin. L’irascible scientifique s’était quant à lui focalisé sur les essais du système de contrôle par la pensée et avait successivement testé, seul, les deux dispositifs dont il disposait. Ces derniers avaient donné toute satisfaction et celui-ci, avec la modestie qui le caractérisait, était particulièrement fier de sa création. Il s’en était même brièvement ouvert à son collègue, le professeur Nida, tout en se montrant relativement évasif quant au contenu et aux résultats des différentes séances d’essais. Ils étaient cependant d’accord sur un point : cette nouvelle interface entre l’homme et la machine représentait l’avenir.

La navette se posa à proximité du vaisseau. Thalis en descendit et le considéra avec attention avant de pénétrer à l’intérieur pour gagner la passerelle de commandement où l’attendaient tous les officiers.

- Est-ce que tout est prêt ?

- Tout est paré, répondit l’officier navigateur. Nous n’attendons que votre ordre de départ, capitaine Thalis.

- Bien. Dans ce cas, allons-y. Le temps nous est compté, lieutenant.

- A vos ordres. Messieurs, nous partons !

Les trois réacteurs principaux, parfaitement intégrés au fuselage de l’appareil, se mirent en marche. Leur poussée se fit plus insistante au cours des minutes qui suivirent. Lentement, le vaisseau s’arracha du sol lunaire et les ailerons sur lesquels étaient montés les propulseurs additionnels se déployèrent instantanément. Escorté par quatre navettes « Mark III », il prit le chemin de la planète bleue sous le regard de Végalina et d’Erea. Bras croisés, cette dernière prit la parole.

- Voilà qui est fait. La première phase de notre opération a débuté. J’espère que notre vaisseau arrivera à destination sans encombre.

- Souhaitons-le. Peut-être aurions-nous dû adjoindre à Thalis un officier expérimenté et rompu à ce genre d’exercice pour le seconder et l’aider dans ses choix.

- Ceux qui sont à bord connaissent leur travail, Végalina. Laissons-le plutôt se concentrer sur l’essentiel.

- Oui. Tu as raison.

- En attendant, j’ai une nouvelle de première importance à te communiquer. Je pense que cela devrait t’intéresser.

- De quoi s’agit-il ?

- Ezequios et les membres du Groupe de Recherches Scientifiques ont bien travaillé : le symbiorak est pratiquement terminé et les tests menés sur le système de contrôle par la pensée ont semble-t-il confirmé son efficacité. D’autres séances d’essais sont par ailleurs prévues pour le fiabiliser d’après ce qu’on m’a dit.

- C’est une excellente nouvelle. Je suis curieuse de connaître la puissance exacte de cet engin.

- Tu n’es pas la seule. Quoi qu’il en soit, nous serons bientôt fixées.

Végalina approuva silencieusement tout en regardant les hommes du Génie s’activer autour du puits permettant d’accéder aux niveaux souterrains du Camp de la Lune noire. Remettre en état les ateliers et les laboratoires où seraient bientôt construites et testées les futures machines de mort de la Division Ruine ne serait pas une mince affaire et elle le savait.

Sur Terre, dans la salle des commandes du Centre de recherches spatiales, le professeur Procyon et ses collaborateurs avaient toutes les raisons d’être satisfaits. Sous un soleil radieux et malgré une température relativement fraîche pour la saison, Alcor et Phénicia avaient pu tester leurs appareils dans des conditions optimales et ces essais avaient donné toute satisfaction comme en attestaient les données enregistrées par le cérébro-ordinateur pendant toute la séance. Suite à une ultime vérification, les deux spacers avaient été replacés dans leurs hangars respectifs et pourraient donc décoller et combattre si Végalina et ses troupes se décidaient à attaquer.

Désormais libérés de leurs obligations, les deux jeunes gens avaient décidé de quitter le Centre pour s’offrir une petite escapade en moto. Ils avaient toutefois pris soin de garder leurs émetteurs sur eux. Cette fois encore, ce serait un concours de vitesse où tous les coups seraient permis, y compris les plus retors. Et comme il le lui avait dit, Alcor était bien décidé à prendre sa revanche.

Ils n’étaient pas les seuls à s’être éclipsés de cette façon : Actarus et Vénusia en avaient fait autant et s’étaient mis en quête d’un endroit tranquille pour passer un moment en tête-à-tête, loin de tout. Quelques minutes leur avaient suffi pour trouver ce qu’ils cherchaient : une petite clairière au bord d’un cours d’eau. En descendant du siège passager gauche du buggy d’Actarus, Vénusia ne put réprimer un sourire. Elle était visiblement ravie de pouvoir enfin partager un moment d’intimité avec celui qu’elle aimait plus qu’elle-même. Elle en avait même profité pour troquer sa tenue habituelle au profit d’un haut à manches longues bleu ciel et d’une jupe courte bleu foncé.

Elle s’agenouilla au bord de la rivière et regarda son reflet d’un air songeur, attendant qu’Actarus vienne la rejoindre. Pour plus de tranquillité, il avait enlevé sa montre et l’avait accrochée à l’une des branches des nombreux arbres environnants avant de s’asseoir près d’elle. Lui aussi était heureux d’être là, même s’il ne savait pas vraiment comment exprimer ce qu’il ressentait. Il avait suffi d’un seul regard à Vénusia pour le comprendre.

- Qu’est-ce que tu as ?

- Oh, rien du tout. Disons que j’ai encore un peu de mal à me rendre compte de ce que nous vivons en ce moment.

- Je comprends. Tu sais, j’ai parfois l’impression de rêver. Les seuls mots qui me viennent sont ceux que j’ai prononcés l’autre soir. C’est tellement inattendu … et tellement fort en même temps. En fait … je crois qu’il n’y a pas de mots pour expliquer ça.

- Je crois, oui. Comme je l’ai parfois entendu dire sur Euphor, mettre un enfant au monde est toujours un tournant dans une vie. Et comme tu l’as si bien dit, c’est une nouvelle vie qui commence, maintenant …

- Oui … une nouvelle vie.

Elle esquissa un sourire et s’allongea ensuite dans l’herbe, bras croisés derrière la tête, tout en regardant le ciel.

- Je me sens tellement heureuse. Vraiment heureuse. Et je le suis encore plus lorsqu’on est ensemble, rien que tous les deux. Comme maintenant.

- Je le sais. Je peux le voir dans tes yeux. Et je …

Il s’interrompit et baissa les yeux, en esquissant à son tour un sourire. Comme pour venir à son secours, elle reprit la parole.

- Je crois que je n’ai jamais ressenti quelque chose d’aussi intense … à part peut-être la nuit que nous avons passée ensemble, dit-elle d’un air rêveur. C’est si loin maintenant … mais pour moi, c’est toujours comme si c’était hier.

Il garda les yeux clos. Lui non plus n’avait rien oublié de ces instants où dans cet endroit désert, à l’abri du vent et de la pluie, ils avaient enfin trouvé le courage de tout se dire. Cette nuit-là, elle l’avait mis au pied du mur et lui avait fait perdre ses repères. C’était, comme elle le lui avait dit, le moment de vérité. Plus question de reculer. Et s’il s’était plus ou moins retrouvé dans cette situation sur Euphor face à une Végalia qui lui avait clairement fait part de ses sentiments pour lui, il ne savait pas comment agir devant Vénusia : allait-il enfin lui avouer ce qu’il ressentait véritablement pour elle ou, au contraire, le nier au risque de la perdre définitivement ? La réponse tomba quelques instants plus tard, comme une évidence.

Il se rappelait avec émotion les mots qu’elle avait prononcés, les regards emplis de tendresse qu’elle lui avait adressés, le parfum qu’elle portait. « Comme si c’était hier », avait-elle dit. Elle avait raison.

Perdu dans ce passé à la fois si lointain et si présent, il ne reprit ses esprits qu’au moment où il sentit le revers de la main gauche de la jeune femme effleurer sa joue. Il lui sourit. Elle le regarda avec tendresse, durant un long moment, avant qu’elle ne pose ses lèvres sur les siennes. Plus rien d’autre ne comptait. Ils étaient seuls, à l’abri des regards, et vivaient intensément ces instants si précieux à leurs yeux. Rien ne pouvait rompre le charme.

Il en était tout autrement quelques kilomètres plus loin. Sur des chemins aussi piégeux que défoncés, Phénicia et Alcor roulaient à toute allure et n’avaient pour seule préoccupation que de devancer l’autre. Et contrairement à l’habitude, ce dernier était en tête. Moins puissante mais plus légère et plus maniable, sa moto était autrement plus adaptée à ce type de terrain que celle de son équipière et amie et il en avait également profité pour faire étalage de ses qualités de pilote, glissades et dérapages à l’appui.

Malgré tous ses efforts, il n’était jamais parvenu à la distancer réellement : elle avait réussi à garder le contact en adoptant un pilotage plus agressif qu’à l’accoutumée, ce qui avait fini par provoquer chez lui, même s’il essayait de le cacher, un certain agacement. Phénicia l’avait vite compris et ne se privait pas de lui envoyer quelques remarques bien senties.

- Alors ? C’est tout ce que tu es capable de faire ? Tu es sûr de ne pas pouvoir aller un peu plus vite ?

- Ça te va bien de me dire ça ! Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, j’ai toujours été devant toi depuis qu’on a quitté le Centre !

- Oui … jusqu’à maintenant. Peut-être qu’on devrait passer aux choses sérieuses, tu ne crois pas … « mon cher Alcor » ? fit-elle dans un sourire.

Alcor se jeta sur les freins et partit en glissade pour s’immobiliser quelques mètres plus loin dans un nuage de poussière. Il se redressa et s’essuya maladroitement avec la manche gauche de sa veste avant de lui lancer un regard vengeur. Phénicia s’était elle aussi arrêtée mais n’avait pas coupé son moteur.

- Qu’est-ce que tu insinues ? demanda-t-il en grimaçant.

- Moi ? Mais rien du tout ! Tu te …

Elle ne termina pas sa phrase : l’émetteur placé dans la montre qu’Alcor se mit à sonner.

- Ici Alcor. J’écoute.

- Ici Procyon. Il faut que Phénicia et toi rejoigniez le Centre au plus vite.

- Qu’est-ce qui se passe ? Quelque chose d’anormal ? demanda-t-il, intrigué.

- Je vous l’expliquerai une fois que vous serez rentrés.

- Bien reçu. On arrive.

Dès que la communication fut coupée, Alcor regarda Phénicia, en soupirant.

- Je sais pas ce qui se passe mais on dirait bien que le devoir nous appelle …

- Alors ne perdons pas de temps … répondit-elle en hochant la tête.

Les deux jeunes gens remirent les gaz et repartirent en direction du Centre. Un quart d’heure plus tard, ils firent irruption dans la salle des commandes. Procyon, installé sur son siège, tournait le dos à son pupitre tandis qu’Actarus se tenait à ses côtés. Tous deux semblaient perplexes.

- On est là, professeur. Qu’est-ce qui se passe ?

- Nous avons repéré sur le scope radar un objet inconnu de grande taille se dirigeant vers nous. Plusieurs observatoires et satellites d’observation l’ont également détecté avant que les communications ne soient rompues. Tous nos instruments de détection et le radar ne fonctionnent plus.

- Un brouillage artificiel ?

- Oui … et il est même particulièrement intense. Nous n’avions encore jamais enregistré de perturbations d’une telle ampleur. Nous avons essayé de contacter les autres laboratoires, mais sans succès jusqu’à présent. Aucune fréquence n’est utilisable.

- Ça n’est pas normal, fit Alcor en fronçant les sourcils. Si ces perturbations sont aussi fortes, je suis persuadé que nos amis de Véga sont derrière tout ça …

- C’est aussi mon avis, père. Nous devons nous assurer qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle ruse de Végalina. Est-ce que tu m’autorises à décoller ?

Alcor et Phénicia échangèrent à cet instant un regard interrogatif. Ils ne se rappelaient pas avoir un jour entendu Actarus prononcer ce nom qui leur semblait pourtant étrangement familier.

- Non, Actarus. Il vaut mieux que tu restes ici en alerte pour l’instant. Alcor ?

- Compris, professeur. Je pars tout de suite.

Il allait quitter la pièce lorsque Phénicia l’interpella.

- Alcor ?

- Oui ?

- Fais attention.

- T’inquiète pas pour moi. Je reviendrai vite ! répondit-il en lui adressant un clin d’œil.

Une fois vêtu de sa tenue de pilote, le jeune homme prit place à bord de la bulle blanche et rouge qui le conduirait jusqu’à son appareil. La vitre blindée du poste de pilote se referma et le nez du spacer passa en position haute. Le volet roulant métallique qui protégeait le hangar se releva automatiquement et le feu tricolore positionné juste au-dessus passa du rouge à l’orange, puis au vert. Alcor tira alors vers lui le lever situé sur sa droite qui actionnait les moteurs de sa machine.

- « Alcorak .. . GO !!! »

Aidé par la catapulte positionnée dans le hangar, Alcorak prit son envol et fit immédiatement cap au nord. Selon les derniers relevés qui lui avaient été communiqués par Procyon, l’objet non-identifié suivait une trajectoire rectiligne et faisait route vers le nord de l’Océan Pacifique. Cet indice ne suffirait pas pour retrouver sa trace ou déterminer un éventuel point d’impact puisqu’il pouvait tout aussi bien s’abîmer en pleine mer que s’écraser à l’intérieur des terres ce qui, dans les deux cas, ne serait pas sans conséquences, surtout pour une zone aussi sensible que celle-ci. Elle faisait en effet partie de la « ceinture du feu du Pacifique », un endroit prédisposé aux séismes et comprenant de nombreuses îles et îlots d’origine volcaniques. Certains volcans, dits « gris » de part leur nature explosive, étaient encore actifs. C’est précisément à l’extrême sud-est de ce secteur que les forces de Véga, placées à l’époque sous les ordres du capitaine Gaska, avaient envisagé de construire une base d’invasion. Grâce à la vigilance des Aigles, ce projet n’avait finalement jamais vu le jour.

A l’intérieur du cockpit, Alcor, qui avait activé la post-combustion de son appareil pour essayer de rattraper le temps perdu, demeurait silencieux. Il était désormais très loin de son point de départ et pensait, à un moment ou à un autre, trouver un indice susceptible de le mettre sur une piste. En vain : rien ne venait. Visiblement déçu, il se décida à contacter le Centre. Il ne savait pas s’il parviendrait à joindre Procyon et les autres en raison du brouillage précédemment constaté, mais il allait quand même essayer.

- Alcor appelle le Centre. J’appelle le Centre, est-ce que vous me recevez ?

- Ici Procyon, je t’entends Alcor. Est-ce que tu as trouvé quelque chose ?

- Rien pour le moment, professeur. Je vais élargir mon périmètre de recherches pour en savoir plus. Ça marchera peut-être mieux comme ça.

- D’accord, mais fais attention. Si tu remarques quoi que ce soit d’anormal, préviens-nous avant de tenter quoi que ce soit.

- Soyez tranquille.

La communication s’interrompit. Procyon était perplexe. Actarus l’avait remarqué.

- A quoi est-ce que tu penses, père ?

- Je ne sais pas quoi penser, justement. Bien que les données dont nous disposons ne soient pas d’une grande précision, je vois mal un objet de cette taille disparaître sans laisser de traces.

- Ce n’est peut-être qu’une météorite qui s’est progressivement désagrégée … intervint Phénicia qui s’était jusque-là tenue en retrait.

- Souhaitons-le … répondit-il sans grande conviction.

Actarus et Phénicia échangèrent un regard. Le ton qu’il avait employé était parfaitement clair. Il était intimement persuadé que l’objet repéré par le radar n’était pas un corps céleste ordinaire. « Tout cela cache quelque chose. J’en suis certain … », songea-t-il. Il ne se doutait pas, à cet instant, que les évènements à venir ne feraient que confirmer ses craintes.

Plus au nord, dans les profondeurs de l’Océan Pacifique, le vaisseau commandé par le capitaine Thalis avait finalement atteint son but. Le voyage n’avait pas été de tout repos dans la mesure où l’engin véghien avait rencontré de sérieux problèmes techniques en pénétrant dans l’atmosphère terrestre : l’un des réacteurs avait subi une chute brutale de puissance et les deux dispositifs anti-scratch placé sous les ailerons s’étaient déclenchés trop tard. Par chance, il avait réussi à plonger et avait poursuivi sa route à vitesse réduite pour rejoindre le point NP, là où serait édifiée la future base d’invasion de la Division Ruine sur la Terre. Sa construction prendrait du temps et s’étalerait vraisemblablement sur plusieurs semaines, mais le poste de commandement et le relais de communication seraient opérationnels dans les jours à venir si tout allait bien.

Sur la passerelle de commandement, Thalis était resté étrangement silencieux. Du fait de son inexpérience, ces problèmes techniques auraient pu remettre en question toute la mission et il le savait. Il avait cependant confiance en ses hommes et était persuadé que tout se déroulerait selon le plan prévu. La voix de l’officier navigateur le ramena à la réalité.

- Capitaine, nous y sommes. Nous avons réussi.

- Oui … mais ce n’est qu’un début. Nous avons énormément de travail devant nous et vous le savez. Nous devons agir vite. Lieutenant, prenez cette clé électronique et copiez son contenu sur notre serveur de sorte à ce que nos hommes puissent le consulter. Vous y trouverez non seulement les plans complets de notre vaisseau et la liste des modifications à lui apporter en priorité pour en faire un poste de commandement opérationnel dans les plus brefs délais. Prévenez-moi dès que ce sera fait.

- A vos ordres, capitaine. Je m’en occupe immédiatement.

L’officier se saisit de la clé et le salua avant de quitter le poste de commandement pour se rendre dans les niveaux inférieurs. Thalis soupira et se frotta longuement les yeux avant de prendre place derrière l’un des terminaux. Il baissa deux trois interrupteurs placés devant lui et manipula précautionneusement les deux molettes circulaires situées sur le panneau de commande pour finalement prendre le micro fixé sur le support fixé sur le côté de l’appareil.

- J’appelle le Commandant Végalina. Appel prioritaire.

La réponse ne se fit pas attendre.

- Nous attendions votre appel, capitaine. Quelle est la situation ?

- Tout se passe selon nos prévisions pour l’instant, commandant Erea. Nous avons rencontré quelques difficultés techniques avec l’anti-scratch mais avons quand même pu atteindre le point NP.

- Excellent travail.

- Une fois que nous aurons terminé d’étudier la topographie du lieu et les conditions dans lesquelles nous devrons évoluer, nous pourrons commencer. Nous devrons apporter quelques modifications sur notre projet initial mais tout devrait être prêt dans deux semaines environ.

- C’est parfait. Mettez-vous au travail et tenez-nous au courant.

- A vos ordres. Fin de transmission.

Erea se leva de son siège et réajusta son uniforme, visiblement satisfaite.

- La phase 1 s’est déroulée conformément aux prévisions. Pour être franche, je pensais que ce serait plus difficile.

- C’était également mon sentiment. De toute façon, cela n’a plus d’importance : nous sommes dans la place et c’est là l’essentiel.

- Je suis d’accord mais il nous reste encore beaucoup à faire avant de pouvoir lancer la phase 2. Il faut qu’Eslan et le commando Ruine puissent eux aussi rejoindre la Terre sans se faire repérer. Comme le secteur est bien surveillé, cela n’aura rien d’évident.

- C’est juste. A ce propos, est-ce que tu as des nouvelles ?

- Rien pour le moment. Mener de front le décryptage des données récupérées dans la salle des archives et la constitution d’un commando d’élite n’est pas chose aisée. Cependant, je ne me fais aucun souci : il nous avertira quand il sera prêt.

- Dans ce cas, il ne nous reste plus qu’à attendre.

Sur Terre, après plusieurs heures de recherches infructueuses au-dessus de l’océan Pacifique, Alcor avait finalement fait demi-tour pour rejoindre le Centre. Le voyage de retour ne s’était pas déroulé comme il l’avait espéré : si la maniabilité de son appareil ne lui avait posé aucun problème, les propulseurs auxiliaires n’avaient fonctionné qu’au tiers de leurs possibilités durant tout le trajet et celui de l’aile droite s’était d’ailleurs complètement éteint peu avant qu’il n’atterrisse. Ce dysfonctionnement ne l’avait cependant pas empêché de réussir cette dernière manœuvre.

Une fois dans le hangar, le jeune homme ôta son casque et quitta son poste de pilotage pour gagner la salle des commandes où Procyon et ses collaborateurs devaient certainement l’attendre. Si le scientifique et Argoli, qui surveillait attentivement le scope radar, étaient bien présents, Cochir et Antarès avaient terminé leur service et reprendraient leur poste dès le lendemain. L’équipe de nuit n’était quant à elle pas encore arrivée.

Entendant le bruit de la porte automatique, Procyon se leva pour venir à sa rencontre. Il avait gardé cet air soucieux qui ne l’avait pratiquement pas quitté de la journée. Ce détail n’échappa pas au pilote qui déposa son casque sur le pupitre de commande où officiait habituellement Cochir et prit la parole le premier.

- Je suis désolé, professeur. Mes recherches n’ont rien donné. J’ai quadrillé toute la zone mais ça n’a servi à rien. J’aurais pu rester un peu plus longtemps sur place mais mes propulseurs auxiliaires ont commencé à faiblir. C’est pour ça que j’ai préféré rentrer.

- Tu as fait ce que tu as pu et tu n’as rien à te reprocher, Alcor. Mais même si tout est revenu à la normale de notre côté et si le radar fonctionne de nouveau, je ne te cache pas que je trouve cette situation préoccupante.

- C’est normal. Surtout si c’est un engin envoyé par Véga.

- Oui. Ils ont probablement utilisé ce subterfuge pour masquer leur approche, mais cela n’a pas suffi puisque nous avons quand même pu les repérer.

- Il y a tout de même quelque chose qui me chiffonne dans cette histoire, professeur. Si cet engin est aussi grand que vous le dites, ça ne peut être ni un golgoth, ni un antérak. Donc, qu’est-ce que ça peut être ?

- Je l’ignore. Mais j’ai l’impression que nous le saurons bientôt … dit-il, songeur.

Alcor acquiesça silencieusement. Il ramassa son casque, puis quitta la pièce pour se rendre dans la salle de détente. S’il était plus de minuit, il était certain d’y retrouver Actarus. Il le connaissait bien et savait qu’il ne serait pas allé se coucher sans avoir entendu ce qu’il avait à lui dire.

Il ne s’était pas trompé : Actarus était bien présent et regardait le paysage à travers la vitre blindée. Phénicia, qui portait elle aussi sa tenue de pilote, était assise près de lui et tourna la tête dès qu’elle entendit s’ouvrir la porte.

- Alors ? Comment ça s’est passé ? demanda Phénicia.

- Pas aussi bien que je l’aurais voulu, répondit-il en haussant les épaules. J’ai fait ce que j’ai pu, mais je n’ai rien trouvé. Dans le secteur où j’ai patrouillé du moins.

Le jeune homme se servit une tasse de café chaud et prit un siège à son tour avant de leur raconter toute l’histoire. Phénicia et Actarus, bras croisés et adossé au mur, l’écoutèrent attentivement.

- Voilà. Vous savez tout … souffla-t-il.

- Qu’est-ce que tu en penses, Actarus ? fit Phénicia, soucieuse.

- Je crois que tu es dans le vrai, Alcor. Si nous avons affaire à un engin envoyé par Véga, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un vaisseau de combat, même s’il est sans doute capable de se défendre par ses propres moyens. Vu sa taille, il n’a pas été conçu dans ce but. Je pense plutôt qu’il s’agit d’un transporteur ou quelque chose du même genre.

- Tu penses que ça pourrait être le vaisseau amiral des forces de Véga ?

- Peut-être. Mais nous n’en aurons la certitude qu’après l’avoir retrouvé.

- Vous savez, c’est dans ce genre de situation que Vénusiak nous aurait été utile. Si cet engin s’est abattu en mer, on aurait peut-être pu retrouver sa trace plus facilement.

- Je comprends ta déception, Alcor. Seulement, mêmes si les réparations avancent, il faudra patienter encore quelques jours pour qu’il soit de nouveau opérationnel.

- Je sais bien. Simplement, je trouve ça rageant de rester là, à émettre des hypothèses qui sont peut-être complètement fausses alors que les réponses à nos questions sont sûrement là, tout près …

- Enfin. Ça ne sert rien de s’énerver … conclut-il. Je vais aller me coucher. On y verra peut-être un peu plus clair demain. Bonne nuit.

Il posa sa tasse sur la table basse, se leva de son siège et se passa la main dans les cheveux pour finalement quitter la pièce. Phénicia en fit autant quelques instants plus tard, laissant Actarus derrière elle. Celui-ci posa sa main sur la vitre et garda les yeux clos : la situation présente n’avait rien de rassurant.

A des milliers de kilomètres de là, sur la face cachée de la Lune, après plusieurs heures de dur labeur dans la salle des archives, le commandant Eslan s’était retiré dans sa cabine sur le vaisseau amiral pour étudier en détail les dossiers de tous les hommes ayant, à un moment ou à autre, fait partie des commandos Ruine. Ces unités d’élite n’avaient pratiquement rien en commun avec les autres équipes d’intervention rattachées à la Division Ruine. Les hommes qui en faisaient partie avaient subi un entraînement intensif. Le niveau d’exigence était tel qu’il n’était pas rare de voir certains soldats pourtant bien entraînés renoncer en cours de route, ce qui leur vaudrait quelques ennuis par la suite. Durant cette période d’instruction plus ou moins longue, rien ne leur était épargné et toute faiblesse était immédiatement et sèchement sanctionnée.

Ceux qui avaient franchi tous les obstacles et déjoué tous les pièges que leurs instructeurs, à commencer par Eslan, leur avaient tendus étaient devenus des soldats d’élite aux capacités d’adaptation remarquables et aptes à remplir n’importe quelle mission. Leurs compétences étaient multiples et leur champ d’action étendu : espionnage, déminage, utilisation et manipulation d’explosifs de toutes sortes, maîtrise des différents outils de communication ou analystes capables de découvrir le point faible de tout système de défense. C’était exactement ce qu’il recherchait. Et puisque Végalina lui avait laissé toute latitude pour choisir les membres de son équipe, il se savait en mesure de mener sa mission à bien.

S’il avait pris la peine de consulter chaque dossier, estimant que tout soldat possédant les compétences requises était susceptible d’y participer, il s’était déjà fait sa propre idée quant à l’identité de ceux auxquels il ferait appel : son groupe ne comporterait que dix éléments et pas un de plus. Contrairement à d’autres officiers qui pensaient que l’efficacité d’une équipe se mesurait au nombre de soldats engagés, lui préférait s’appuyer sur un groupe restreint et polyvalent. Cette méthode lui avait valu quelques critiques par le passé, mais il avait persisté dans cette voie et les évènements lui avaient souvent donné raison.

Les dix hommes qui l’accompagneraient sur Terre étaient tous des soldats expérimentés qui s’étaient illustrés en de multiples occasions. Certains, placés directement sous les ordres du Grand Stratéguerre à l’époque, avaient participé à l’invasion d’Euphor et certaines de leurs méthodes, particulièrement expéditives, avaient causé la mort de milliers d’innocents. Mais comme tous ceux qui appartenaient à ces troupes de choc, ils n’éprouvaient ni remords, ni regrets en accomplissant leur sinistre besogne. Une seule chose leur importait : la réussite de leur mission. Rien d’autre.

Sans un mot, il rassembla les dossiers des « élus » et les empila soigneusement sur sa table de travail avant de les glisser sous une enveloppe plastifiée de couleur noire. Il se leva ensuite de son siège, réajusta son uniforme et ses gants, puis quitta la pièce en emportant avec lui les précieux documents pour rejoindre la soucoupe amirale et exposer ses choix à Végalina. Dès qu’elle lui donnerait le feu vert, il agirait comme il l’avait toujours fait : il s’entretiendrait individuellement avec chacun d’entre eux  avant de les réunir pour leur exposer la mission en détail, évoquer les objectifs à atteindre et les différents problèmes qu’ils seraient susceptibles de rencontrer une fois sur place pour mieux les anticiper. Il savait qu’ils l’écouteraient tous attentivement et qu’ils suivraient ses directives sans poser de question. Une fois la réunion terminée, tous prendraient le chemin de la planète bleue.

Il s’écoula vingt minutes entre le moment où il quitta le vaisseau amiral et celui où Végalina et Erea pénétrèrent dans la salle de réunion. Il les salua et remit l’enveloppe à son officier supérieur qui s’en saisit l’immédiatement. Elle l’ouvrit, en sortit les dix dossiers et les parcourut brièvement avant de les remettre à Erea qui les lut avec intérêt en marquant de nombreuses pauses. Certains soldats avaient eux aussi servi sous ses ordres et elle n’ignorait rien de leurs capacités.

- Vos choix sont pertinents, commandant. Mais êtes-vous sûr de pouvoir remplir cette mission avec une dizaine d’hommes seulement ? demanda Végalina.

- Oui Commandant. Je préfère m’appuyer sur une équipe restreinte et expérimentée en laquelle j’ai confiance plutôt qu’une équipe à l’effectif pléthorique et sans cohésion. Je connais ces hommes et ils savent exactement ce que j’attends d’eux.

- Acceptons-en l’augure, commandant. Quand pensez-vous être prêts à partir ?

- Je dois encore réunir nos hommes pour leur expliquer en détail le déroulement de cette opération. Je sais que certains officiers ont tendance à négliger cette procédure, mais elle n’en demeure pas moins indispensable si nous voulons mettre toutes les chances de notre côté et éviter tout problème une fois sur place. Si tout va bien et si nos navettes sont prêtes, nous pourrons décoller dans moins de vingt-quatre heures.

- Très bien. Comme je vous l’ai précédemment indiqué, vous pourrez vous rendre sur notre vaisseau amiral dès que votre équipe sera opérationnelle. Vos appareils seront prêts en temps et heure.

- Merci, Commandant.

- Bonne chance, commandant Eslan. Ne vous décevez pas.

- Soyez tranquille. Nous réussirons.

L’officier quitta la salle de réunion, puis la soucoupe pour regagner sa cabine sur le vaisseau amiral et y préparer ses entretiens. Vingt-quatre heures, avait-il dit. Ce qui n’était pour lui qu’une simple estimation finirait par s’avérer juste.

Tous se retrouvèrent à l’heure dite dans la salle des départs. Ils portaient tous le même uniforme noir ainsi que des gants et des bottes de la même couleur. Seule la ceinture, d’un rouge vif et sur lequel figuraient un croissant de lune jaune et l’emblème de la Division Ruine, était d’une autre couleur. Elle comportait deux étuis de tailles différentes : le premier côté gauche contenait deux désintégreurs miniaturisés et le second, placé dans leur dos, leur pistolet laser. Ils tenaient leurs casques de la main droite et n’attendaient plus que leur chef, qui apparut quelques minutes plus tard.

Celui-ci leur fit un signe de la main et les invita à le suivre dans le hangar voisin où se trouvaient les rampes de lancement. Le panneau extérieur était ouvert et les onze navettes étaient en position, prêtes à décoller.

Peintes intégralement en noir, leur aspect était sensiblement différent des modèles actuellement en service et ressemblaient beaucoup aux anciens modèles « Mark II » utilisées par les anciens maîtres du Camp de la Lune noire. Si les deux lance-missiles latéraux étaient identiques au modèle précédent, les dérives triangulaires de couleur rouge vif qui les surplombaient étaient plus grandes et presque aussi hautes que le canon recourbé placé juste au-dessus du poste de pilotage et capable de lancer un rayon laser de forte puissance. Le brouilleur-radar était quant à lui fixé sous le fuselage.

Tous les membres du commando prirent place dans leurs appareils respectifs. Eslan fut le dernier à rejoindre son engin. Une fois à l’intérieur, il s’adressa à l’ensemble de son groupe.

- Eslan à tout le commando : dès que nous aurons quitté le vaisseau amiral, activez les dispositifs anti-scratch de vos appareils et restez en formation en suivant la trajectoire X-80. Je vous communiquerai d’autres instructions une fois que nous aurons pénétré dans l’atmosphère terrestre. Est-ce clair ?

- Très clair, commandant ! répondirent-ils d’une seule et même voix.

- Parfait.

Il baissa la visière de son casque et sourit. D’un geste ferme et assuré, il appuya sur l’un des boutons de son tableau de bord pour actionner les moteurs de sa navette et tira vers lui ses deux leviers de commande. Celle-ci quitta la première le vaisseau amiral, suivie à intervalles réguliers par les dix autres. Dans chacun des postes de pilotage, le bruit consécutif à l’allumage des moteurs et au décollage proprement dit fut couvert par l’ordre donné par Eslan.

- « COMMANDO RUINE … EN AVANT !!! »





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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeVen 10 Nov 2017 - 19:37

Bon, puisque je n'ai pas été assez rapide pour commentée le chapitre précédent, au moins, je serai la première pour celui-ci. Wink

J'aime beaucoup le moment de détente entre Actarus et Vénusia, je crois qu'ils ont vraiment du mal à réaliser, ce qui est tout à fait normal. Difficile de ce dire du jour au lendemain, surtout lorsque ce n'est pas prévu, qu'on va être responsable d'une autre personne que soi.

En tout cas et même s'ils se doutent de quelque chose, ils sont bien loin de s'imaginer tout ce que Végalina organise dans leur dos. Son plan est vraiment bien ficelé.

Merci pour cette suite Kimi_san. Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 9:41

Moi aussi j'aime beaucoup ce moment de tranquilité entre Actarus et Vénusia  Wink  

Citation :
Elle s’agenouilla au bord de la rivière et regarda son reflet d’un air songeur, attendant qu’Actarus vienne la rejoindre. Pour plus de tranquillité, il avait enlevé sa montre et l’avait accrochée à l’une des branches des nombreux arbres environnants avant de s’asseoir près d’elle.

Jolie référence à la scène de leur rendez-vous dans Goldorak contre Great Mazinger (si je ne me trompe pas ?)  Smile

Citation :
[...] l’objet non-identifié suivait une trajectoire rectiligne et faisait route vers le nord de l’Océan Pacifique. [...] la « ceinture du feu du Pacifique », un endroit prédisposé aux séismes et comprenant de nombreuses îles et îlots d’origine volcaniques.

Choix judicieux et trajectoire intéressante ! Je me demandais par où ils allaient passer (par la zone interdite de survol au-dessus du Pôle Nord par exemple, mais je m'étais trompée sur ce coup-là  Wink )

Citation :
[...] tout devrait être prêt dans deux semaines environ.

Deux semaines... cela va-t-il permettre à nos amis d'en découvrir plus sur les plans de Végalina avant qu'elle ne passe à l'offensive, ou bien à celle-ci de tisser sa toile encore plus serrée ?!! J'aurais tendence à pencher pour la deuxième option... Et pendant ce temps-là, on se rapproche de la venue au monde du bébé...

Merci Kimi pour ce nouveau chapitre ! Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 12:08

hikaru a écrit:
J'aime beaucoup le moment de détente entre Actarus et Vénusia, je crois qu'ils ont vraiment du mal à réaliser, ce qui est tout à fait normal. Difficile de ce dire du jour au lendemain, surtout lorsque ce n'est pas prévu, qu'on va être responsable d'une autre personne que soi.

Actasia a écrit:
Moi aussi j'aime beaucoup ce moment de tranquilité entre Actarus et Vénusia  Wink  

=> Je suis content que ça vous ait plu. D'autres moments similaires vous attendent ...

Actasia a écrit:
Jolie référence à la scène de leur rendez-vous dans Goldorak contre Great Mazinger (si je ne me trompe pas ?)  Smile

=> Très bien vu ! C'est précisément à cette séquence que je pensais lorsque j'ai rédigé ce passage ...

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Actasia a écrit:
Choix judicieux et trajectoire intéressante ! Je me demandais par où ils allaient passer (par la zone interdite de survol au-dessus du Pôle Nord par exemple, mais je m'étais trompée sur ce coup-là  Wink )

=> Si je voulais faire arriver le vaisseau sur Terre sans le faire repérer d'entrée de jeu, c'était la seule façon de faire ou presque. Et ça m'a permis aussi de glisser une petite référence (pas innocente du tout, à vrai dire) à l'épisode #43, "La victoire des Aigles".

hikaru a écrit:
En tout cas et même s'ils se doutent de quelque chose, ils sont bien loin de s'imaginer tout ce que Végalina organise dans leur dos. Son plan est vraiment bien ficelé.

=> Pour mettre en place une opération de cette importance, rien ne doit être laissé au hasard. Cependant, même les meilleurs plans peuvent présenter des faiblesses ... comme l'ont montré plusieurs épisodes de la série !

Actasia a écrit:
Deux semaines... cela va-t-il permettre à nos amis d'en découvrir plus sur les plans de Végalina avant qu'elle ne passe à l'offensive, ou bien à celle-ci de tisser sa toile encore plus serrée ?!! J'aurais tendence à pencher pour la deuxième option...

=> Bien vu une fois de plus ! Je n'ai fait que "poser le décor" pour le moment ... parce que les Aigles sont loin de se douter de ce qui se trame dans l'ombre ...

Actasia a écrit:
Et pendant ce temps-là, on se rapproche de la venue au monde du bébé...

=> C'est juste ... Wink

hikaru a écrit:
Merci pour cette suite Kimi_san. Very Happy

Actasia a écrit:
Merci Kimi pour ce nouveau chapitre ! Very Happy

=> You're welcome ! La suite arrive bientôt ... Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 12:49

Ouch le plan se met en place ! Je crains des heures sombres pour nos amis ! affraid

Pour la scène entre Actarus et Vénusia j'avais aussi fait le parallèle avec celle du film "Goldorak contre Great Mazinger" Wink

merci pour ce nouveau chapitre Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 1752787198

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 15:28

Yeppp je suis contente parce que moi aussi j'avais pensé en te lisant à cette scène entre A et V dans Goldorak contre Great Mazinger Wink

Et pendant ce temps là le ver est dans le fruit, brrr ! Ca n’augure rien de bon pour la suite §

Merci Kimi cheers cheers C'est toujours très agréable à lire Wink
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 15:41

Gurendaizä a écrit:
Pour la scène entre Actarus et Vénusia j'avais aussi fait le parallèle avec celle du film "Goldorak contre Great Mazinger" Wink

venusia45 a écrit:
Yeppp je suis contente parce que moi aussi j'avais pensé en te lisant à cette scène entre A et V dans Goldorak contre Great Mazinger  Wink

=> Je pense que c'est une scène qui a marqué beaucoup de monde (comme celle qui l'a précédée et où Actarus invite Vénusia à aller se promener de sa propre initiative). Avec le recul, si on fait abstraction de la destruction du Camp de la Lune noire par le vaisseau de Barendos et celle de l'OVT d'Alcor après sa capture, le film lui-même aurait très bien pu s'intégrer dans la série, contrairement aux autres films de type "vs" ...

Gurendaizä a écrit:
Ouch le plan se met en place ! Je crains des heures sombres pour nos amis ! affraid

venusia45 a écrit:
Et pendant ce temps là le ver est dans le fruit, brrr ! Ca n’augure rien de bon pour la suite §

=> Cela n'annonce rien de bon, effectivement. Lentement, la pression monte ... affraid

Gurendaizä a écrit:
merci pour ce nouveau chapitre Kimi ! cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 1752787198

venusia45 a écrit:
Merci Kimi cheers cheers  C'est toujours très agréable à lire Wink

=> Merci à vous surtout. L'épisode #18 arrivera bientôt car ... le piège est tendu ! affraid


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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 18:09

merci Kimi Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 20:15

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FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 696297018Lepigeesttendu





Le jour s’était levé sur la région du Centre de recherches spatiales. Comme la veille, le soleil était au rendez-vous mais la température extérieure était particulièrement fraîche. Pour Alcor qui n’avait  dormi que quelques heures, ce genre de détail n’avait aucune importance. Il avait d’autres choses en tête.

Après un détour par la salle de bains, le jeune homme quitta sa chambre, parcourut le couloir et descendit l’escalier intérieur à une allure soutenue pour se rendre dans la salle des commandes, s’attendant à y retrouver le professeur Procyon ou, à défaut, quelques-uns de ses collaborateurs. Il pénétra dans la pièce et marqua un temps d’arrêt : si tous les instruments de mesure et les équipements de surveillance fonctionnaient de nouveau normalement, aucun technicien n’était présent. Quant au scientifique, il était installé derrière son pupitre et lisait avec intérêt les derniers relevés qui lui avaient été transmis par les autres observateurs. Il n’avait rien oublié lui non plus des évènements de la veille.

- Bonjour professeur.

- Oh, bonjour Alcor. Excuse-moi, je ne t’ai pas entendu arriver.

- Ça ne fait rien. Je suppose que vous avez veillé toute la nuit ?

- Oui. J’ai passé en revue toutes les données enregistrées par le cérébro-ordinateur. Le radar et nos appareils de mesure sont de nouveau fonctionnels. Nous pouvons à présent communiquer avec les autres observatoires et recevons normalement les signaux émis par les satellites d’observation de la Défense Nationale.

- J’ai analysé tout ce que l’ordinateur a enregistré cette nuit, ajouta Antarès qui venait de reprendre son poste. Je n’ai rien décelé d’anormal moi non plus.

- C’est rassurant. Seulement, je ne me sens pas tranquille. C’est ce que j’ai dit à Phénicia et Actarus après mon retour. J’ignore s’il vous en a parlé, mais il a lui aussi son idée sur la question. D’après lui, ça pourrait être un vaisseau de transport ou quelque chose du même genre.

- Je n’étais pas au courant … mais c’est une possibilité, dit-il en se tenant le menton.

- Il faut qu’on soit fixés, professeur. Je vais repartir et poursuivre mes recherches, même si je risque de rencontrer quelques difficultés avec Alcorak, dit-il d’un air déterminé.

Il s’apprêtait à quitter la pièce lorsque Procyon s’adressa à lui.

- Ce ne serait qu’une perte de temps, Alcor. S’il est presque certain que ce vaisseau ne s’est pas abattu à l’intérieur des terres, il a très bien pu plonger et poursuivre sa route sous la mer jusqu’à atteindre sa véritable destination.

- Je n’avais pas pensé à ça. Si j’avais pu utiliser Vénusiak, on aurait peut-être pu en savoir davantage.

- Je suis d’accord avec toi. Si nous avons bien progressé, notre travail est cependant loin d’être terminé. De plus, rien ne dit que tu aurais fini par retrouver sa trace. Il existe de nombreuses fosses sous-marines qui peuvent pour certaines d’entre elles atteindre 10 000 mètres de profondeur par endroits. Ni Vénusiak, ni Aquarak ne peuvent descendre aussi bas.

Alcor acquiesça. Procyon avait raison et il le savait.

- En attendant, nous allons nous occuper de remettre les propulseurs d’Alcorak en état si tu es d’accord. Il est indispensable de pouvoir compter sur lui au cas où les troupes menées par Végalina se décideraient à nous attaquer.

- Je suis d’accord. Seulement …

Il s’interrompit et fixa attentivement le scientifique. Celui-ci comprit rapidement ce que cela signifiait.

- Je ne suis pas certain qu’il ait évoqué ce sujet avec vous … mais celle que nous devons combattre n’est pas un adversaire comme les autres, bien au contraire. Je suis persuadé que nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec elle.

- Vraiment ? A ce point-là ?

- Ce que nous avons vu jusqu’à maintenant ne doit constituer qu’une infime partie de la puissance de feu dont elle dispose … et le fait qu’elle connaisse Actarus depuis longtemps joue également en sa faveur.

- Je vois. Il ne nous en avait pas parlé. Quelque part, je peux le comprendre …

- … mais de toute manière, peu importe ce que l’avenir nous réserve. On sera à ses côtés pour l’aider du mieux qu’on pourra. Je vous en donne ma parole, reprit-il en serrant le poing.

Procyon hocha la tête en signe de reconnaissance. Le jeune homme quitta la pièce sans rien dire pour emprunter le couloir principal. Il franchit la double-porte vitrée et descendit le petit escalier pour finalement poser ses mains sur la balustrade métallique humide qui donnait sur la pente du barrage.

Combien de temps était-il resté là, immobile, songeant aux propos tenus par Procyon quant à l’identité de leur adversaire ? Une minute ? Dix minutes ? Une demi-heure ? Ile ne le savait pas et il s’en fichait. « Dans le fond, c’est normal qu’il ait préféré garder ça pour lui. Ça l’a sûrement secoué, cette histoire … », songea-t-il avant de faire demi-tour.

Lorsqu’il entra dans la salle de détente, il constata qu’Actarus s’y trouvait déjà. Perdu dans ses pensées, le jeune homme ne l’avait pas entendu arriver. Alcor referma lentement la porte et vint à lui.

- Oh, Alcor.

- J’espère que je ne te dérange pas ?

- Non, non … pas du tout.

- Tant mieux. Je sais que ça va sûrement te sembler idiot … mais j’aimerais te poser une question.

- Je t’écoute.

- Avant de venir ici, j’ai discuté avec le professeur à propos de ce qui s’est passé hier. On a tout passé en revue … et il y a quelque chose qui m’a troublé en particulier.

- De quoi est-ce que tu veux parler ?

- C’est au sujet de celle que tu appelles Végalina. Je sais que ça ne me regarde pas, mais il m’a dit que vous vous connaissiez depuis longtemps. Est-ce que c’est vrai ?

Actarus acquiesça et prit sa respiration avant de lui répondre.

- Oui. Sans entrer dans les détails, nous avons fait connaissance bien avant qu’Euphor ne soit ravagée par les forces de Véga. J’avais gardé d’elle le souvenir d’une jeune fille timide et réservée comme l’était Végalia lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Seulement …

Il s’interrompit quelques instants, puis reprit.

- Tout est différent maintenant. Elle est à la tête de la Division Ruine et elle n’a plus rien à voir avec celle que j’ai connue … dit-il, le regard perdu dans le vide.

- Je comprends. Excuse-moi. Je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs, dit-il en baissant les yeux, visiblement gêné.

- Tu n’as pas à t’excuser. Il est normal que tu te sois posé cette question … et il est normal que j’y réponde.

Celui-ci approuva et garda le silence pendant quelques minutes avant de réagir.

- Je sais que ça n’a rien d’évident pour toi. Tu parlais de Végalia tout à l’heure et je sais à quel point ce qui s’est passé t’a affecté. Végalina doit te rappeler un passé que tu voudrais peut-être oublier. Ce que je vais te dire ne servira peut-être à rien … mais je veux que tu saches qu’on est et qu’on sera tous là pour te soutenir et t’aider si tu en as besoin …

A ces mots, Actarus se retourna et le regarda fixement, visiblement touché par les paroles qu’il venait de prononcer.

- Merci Alcor.

- C’est rien. Je me sens juste un peu mal d’avoir abordé ce sujet alors que tu dois avoir d’autres choses en tête en ce moment.

Actarus ne répondit pas et se contenta d’esquisser un léger sourire. Il avait vite compris où il voulait en venir.

- Ça te fait quel effet ?

- Je ne pense pas qu’il y ait de mots pour expliquer ce que je ressens vraiment. Pour tout te dire, je n’y avais jamais songé jusqu’à maintenant. Je suis simplement heureux de ce qui nous arrive, à Vénusia et à moi.

- Je te comprends. En tout cas, s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que vous serez des parents formidables tous les deux. Et je ne suis pas le seul à le penser …

Actarus sourit. Cette fois encore, Alcor n’avait fait que dire ce qu’il pensait et, cette fois encore, les mots qu’il avait employés l’avaient touché.

Plus au nord, dans les profondeurs de l’océan Pacifique, les six navettes d’observation pilotées par les responsables des différentes équipes du Génie constituées par le capitaine Thalis avaient finalement terminé leur mission d’exploration et regagné, l’une après l’autre, leur hangar situé sur le vaisseau amiral. Il n’avait fallu que quelques heures à ces officiers expérimentés et à la réputation bien établie pour quadriller tout le secteur et collecter toutes les données susceptibles de leur servir pour la construction de la future base. Ces dernières avaient été transmises en temps réel et enregistrées dans l’ordinateur principal de l’engin véghien. Rien n’avait été laissé au hasard : malgré la charge de travail qui était la sienne, Thalis avait tenu à s’entretenir personnellement avec ses hommes avant leur départ et il leur avait fourni l’engin parfait pour une opération comme celle-ci.

Celui-ci n’avait pourtant rien de révolutionnaire puisqu’il reprenait l’architecture des navettes « Mark II » utilisées par les armées véghiennes. Si les grandes dérives triangulaires placées de part et d’autre du fuselage étaient bien présentes, il n’y avait ni canon-laser central, ni lance-missiles à l’avant. Seul deux orifices, de forme légèrement ovales, avaient été percés pour y insérer un mini-canon couplé à un réservoir de faible contenance chargé de lasernium à basse pression. Cet équipement, qui ne figurait pas sur les plans d’origine, avait été installé en toute hâte par les techniciens du Groupe de Recherches Scientifiques à la demande expresse du Grand Stratéguerre lui-même, pour qui chaque appareil se devait d’être armé. Cependant, tous savaient que cette protection se révèlerait insuffisante en cas d’attaque puisque ces navettes étaient à la fois plus lourdes et moins maniables que les modèles de combat « standard ».

Il disposait maintenant de toutes les données nécessaires et s’était immédiatement mis au travail pour corriger les imperfections du projet initial et choisir la méthode de travail qui lui semblait la meilleure. Si le poste de commandement et le relais de communication seraient opérationnels en temps voulu, la construction de la base elle-même s’étalerait sur plusieurs semaines et ce dans des conditions difficiles. Transformer progressivement un vaisseau de cette taille en une structure fixe et habitable constituait un véritable défi technologique. Si la structure en elle-même était assez simple, sa forme cylindrique avec un avant effilé et un arrière tronqué posait problème. Il faudrait non seulement le renforcer pour qu’il puisse résister à la pression de l’eau, mais aussi trouver un moyen de le stabiliser afin d’éviter qu’il ne fût trop exposé aux courants marins.

Les équipes A et B s’étaient focalisées sur la résistance du vaisseau à l’eau. Les portes automatiques situées au bas du fuselage et qui permettaient, une fois ouvertes, de lancer des navettes de combat des depuis les rampes de lancement placées juste derrière elles, avaient été systématiquement condamnées. Le blindage, épais de sept mètres à cet endroit, avait été renforcé et doublé, portant son épaisseur totale à quinze mètres. Pour parvenir à ce résultat, plusieurs cloisons avaient été démontées. Les trois joints de flexibilité qui assuraient la jonction entre les segments du vaisseau avaient été renforcés et, pour prévenir tout risque de fuite, toutes les portes automatiques présentes sur les sept niveaux que comportait l’appareil, étaient maintenues fermées par un système électrique qui ne pouvait être désactivé qu’en insérant un code de sécurité précis.

Les équipes C et D étaient quant à elles confrontées à un problème plus complexe : comment faire pour qu’un engin à l’aérodynamique si particulière puisse rester stable malgré les forts courants marins qui sillonnaient cette zone ? C’était sur ce point précis que Thalis avait longuement travaillé. Si l’armature métallique prévue pour constituer la véritable ossature de la base devait solutionner le problème, nombre de ses éléments étaient toujours en cours de fabrication et l’assemblage de la structure prendrait plusieurs semaines. Pour essayer de gagner du temps, il avait fait appel à plusieurs techniciens du G.R.S. pour le seconder, une décision ouvertement critiquée par le professeur Ezequios. Les autres officiers, à commencer par le lieutenant Pandia, lui avaient cependant vite fait comprendre qu’il devait se conformer aux décisions prises par celui qui était responsable de cette opération.

Le dispositif qu’il avait conçu était des plus complexes : douze piliers obliques, mesurant cinquante mètres de long pour quinze mètres de diamètre et constitués dans un alliage spécial capable de résister à des températures extrêmes dont les composants n’étaient connus que d’une poignée d’initiés (dont il faisait naturellement partie) seraient répartis à intervalles réguliers pour empêcher le vaisseau de chavirer. Leur base serait enterrée trente mètres sous terre et, une fois en place, seraient recouverts par des éléments préfabriqués qui serviraient par la suite de points d’ancrage pour l’armature principale. Les ailerons stabilisateurs et les deux ailes à géométrie variable du vaisseau avaient été conservés tout comme les réacteurs additionnels et les réserves de carburant qui y étaient associés pour fournir l’énergie nécessaire aux soldats pour leur permettre de poursuivre leur travail.

Un autre problème se posait : si le vaisseau était relativement grand, il ne pourrait pas contenir tous les équipements, matériaux de construction et véhicules nécessaires à la construction. La construction d’un dépôt de matériel était indispensable et Pandia avait insisté pour qu’il soit construit quelques kilomètres plus loin. Ce choix pour le moins surprenant s’inscrivait pourtant dans une certaine logique : si la base était endommagée par une attaque-surprise ou un phénomène naturel soudain, l’entrepôt ne serait pas touché et les travaux pourraient reprendre une fois tout danger écarté. Thalis l’avait écouté avec attention et lui avait donné le feu vert : sa construction démarrerait dans les prochains jours.

La structure du vaisseau, qui comportait sept niveaux, demeurerait inchangée : seuls les niveaux 3, 4 et 5 feraient l’objet de travaux d’aménagement plus ou moins importants. Les niveaux 1 et 2 resteraient en l’état tandis que les niveaux 6 et 7 ne seraient pas utilisés : tous les équipements qui s’y trouvaient avaient été ou seraient prochainement démontés et transférés ailleurs. Tous les accès seraient ensuite condamnés et il ne serait plus possible d’y accéder.

Situé au niveau zéro, soit au-dessus des superstructures, le poste de commandement, trop étroit et particulièrement vulnérable en cas d’attaque, serait replacé au centre de l’appareil et s’étendrait désormais sur les niveaux 3 et 4. Les pièces adjacentes feraient désormais office de salles de réunion et les techniciens du G.R.S. avaient déjà installé plusieurs terminaux, un écran panoramique et des générateurs d’énergie. Les dispositifs de communication resteraient cependant en service en attendant que la construction du relais de communication soit terminée. Les salles du niveau 5 seraient quant à elles reconverties en entrepôts de stockage où seraient conservés les matériaux de construction et les quelques équipements légers utilisés habituellement par les soldats du Génie.

Situés quelques dizaines de mètres en arrière, les deux ateliers de conception et le laboratoire de recherches qui s’étendaient déjà sur trois étages seraient eux aussi agrandis. Il s’agissait, et de loin, des salles les plus spacieuses du vaisseau et c’était exactement ce dont les membres du G.R.S. avaient besoin : un lieu facile d’accès et suffisamment grand pour accueillir ou concevoir les prochaines machines de combat que comptait utiliser Végalina contre ceux qui oseraient s’opposer à la Division Ruine. Il y régnait d’ailleurs une certaine agitation : en effet, dans le premier atelier, la mise au point du premier symbiorak touchait à sa fin. Les générateurs d’énergie et tous les systèmes d’armement avaient été vérifiés et les réservoirs étaient pleins. Seul le poste de pilotage était encore en travaux puisqu’un module équipé de commandes manuelles avait été rajouté conformément aux instructions transmises par Végalina et Erea. Si le mécanisme de contrôle par la pensée, dont la fiabilité demeurait incertaine, venait à cesser de fonctionner, le pilote resterait ainsi maître de son appareil.

Contrairement au symbiorak, l’antérak qui se trouvait dans l’atelier voisin n’était pas encore opérationnel. Les techniciens impliqués dans sa construction ne ménageaient pas leurs efforts et Ezequios, qui faisait sans cesse la navette entre les deux ateliers, n’hésitait pas à les rudoyer en employant des termes très durs. Ils donnaient le meilleur d’eux-mêmes et suivaient scrupuleusement les plans, mais aux yeux de l’irascible scientifique, ce n’était pas assez : il fallait qu’il soit prêt dans les plus brefs délais pour qu’il puisse tester le système de contrôle par la pensée dont il serait lui aussi équipé. Les essais menés sur le premier symbiorak avaient donné toute satisfaction mais il se devait de vérifier son bon fonctionnement. Il s’agissait de SA création et il tenait à ce que tout soit parfait. S’il ne connaissait pas encore l’identité de celui qui aurait la lourde charge de le piloter, il comptait bien démontrer à tous, par le biais de cette machine de mort, la puissance de son génie créatif.

Plus au sud, les navettes du commando Ruine mené par le commandant Eslan avaient finalement rejoint leur terrain d’atterrissage, situé dans une zone montagneuse au profil accidenté et particulièrement difficile d’accès. Suivant les consignes de leur chef de file, tous les membres de l’escadrille avaient activé leurs boucliers de sécurité et activé leurs dispositifs anti-scratch en pénétrant dans l’atmosphère terrestre pour échapper aux radars.

Si la manœuvre avait réussi, l’un des pilotes avait brutalement quitté la formation pour repartir vers le Camp de la Lune noire : le système anti-scratch de sa navette ne fonctionnait plus et il avait préféré faire demi-tour pour ne pas compromettre la mission. Eslan ne lui en tiendrait pas rigueur dans la mesure où il s’agissait de la procédure habituelle. Ils ne seraient cependant plus que dix pour mener à bien la tâche que Végalina leur avait confié. Cela compliquait les choses.

Tous les soldats quittèrent leur poste de pilotage en même temps pour se rendre auprès de la navette d’Eslan. L’officier véghien alluma le petit ordinateur portable qu’il avait pris soin d’emmener avec lui et activa le dispositif de géolocalisation en pressant simultanément les deux boutons rouges situés de part et d’autre de l’appareil. L’antenne positionnée sur la partie supérieure se déploya et la carte détaillée de la région s’afficha sur l’écran de contrôle quelques instants plus tard. Deux points lumineux jaunes se mirent à clignoter.

- Bien. Voici notre zone d’opération. Notre cible est le Centre de recherches spatiales matérialisé par ce point-ci. Pour nous y rendre, nous allons constituer trois groupes et emprunter trois chemins différents pour éviter d’être repérés. Une fois sur place, nous devrons dans un premier temps surveiller les allées et venues de ceux qui y vivent ou y travaillent, à commencer par ceux de cette jeune femme, dit-il en montrant à ses hommes la photo de Vénusia.

Il poursuivit.

- Nous étudierons ensuite tous les systèmes de sécurité qui en assurent la protection. Ils devront impérativement être neutralisés lorsque le Commandant Végalina nous donnera l’ordre d’attaquer. Nous investirons alors le Centre pour prendre ses occupants en otage et nous emparer d’elle. Je vous demande d’agir avec précaution : elle ne doit ni être blessée, ni tuée. Le Commandant la veut vivante. Est-ce clair ?

- Oui commandant, répondit l’un d’entre yeux. Mais si la finalité de cette mission est de nous emparer de cette femme, pourquoi ne pas attaquer dès cette nuit ? Je ne pense pas que les terriens nous opposeront une grande résistance. Et s’ils venaient à tenter quelque chose, nous aurons tôt fait de les neutraliser.

- Je comprends votre point de vue, mais nous ne devons en aucun cas sous-estimer leurs capacités. Si nous commettons la moindre erreur, nous n’aurons d’autre alternative que d’affronter l’un de nos plus redoutables ennemis : le prince d’Euphor.

- Le prince d’Euphor ? reprit celui qui se tenait à ses côtés, visiblement surpris. Il n’a pas été tué lorsque nos troupes ont débarqué sur sa planète ?

- Non. Il a non seulement survécu, mais il dispose également d’une arme particulièrement dangereuse : Goldorak. Je pense que vous en avez déjà entendu parler.

Tous acquiescèrent sans manifester la moindre émotion. Ils connaissaient la puissance du robot d’Actarus mais n’étaient guère impressionnés.

- Pour que notre mission réussisse, chaque groupe prendra position dans un périmètre de cinq kilomètres tout autour du Centre et devra se manifester toutes les quatre heures en utilisant un canal de transmission différent à chaque fois. De mon côté, je resterai ici. A vous de jouer.

Eslan n’eut pas besoin de faire le moindre geste : les groupes se formèrent rapidement et quittèrent les lieux pour rejoindre leur poste d’observation. Il était persuadé que tout serait prêt en temps et heure. Il plaça son ordinateur en mode « veille » et revint sur ses pas pour s’installer dans le poste de pilotage de sa navette. Il pressa un des boutons et baissa un des trois interrupteurs placés sur son tableau de bord pour établir une liaison sécurisée avec le Camp de la Lune noire.

- Commandant Eslan à Commandant Végalina. Appel prioritaire.

La réponse ne se fit guère attendre.

- Nous attendions votre appel, commandant. Où en êtes-vous ?

- Tout se déroule comme prévu. Mes équipes sont actuellement en train de prendre position autour du Centre de recherches spatiales. Je compte rester en retrait pour coordonner l’opération. Nous attaquerons dès que vous nous en donnerez l’ordre.

- Parfait. Gardez vos récepteurs ouverts en permanence et ne prenez contact avec nous qu’en cas d’absolue nécessité, répondit Erea d’un ton monocorde.

- Bien reçu, commandant Erea. Fin de transmission.

Végalina esquissa un sourire sitôt la communication coupée.

- Tout semble se dérouler normalement pour l’instant. C’est un bon début.

- Pour l’instant. Nous devons rester prudents et nous garder de tout triomphalisme. Les choses sont certes bien engagées, mais nous devons rester attentives et ne négliger aucun détail.

- Je suis d’accord.

Les deux jeunes femmes quittèrent la salle de réunion pour regagner leurs quartiers. Elles y reviendraient dans les prochaines heures pour refaire le point sur les opérations en cours.

Non loin de là, dans la salle des commandes du Centre, Argoli passait en revue les données enregistrées au cours de la journée par les différents instruments de mesure et systèmes de communication. Il consignerait ensuite toutes ses observations et ses remarques dans le petit registre qu’il remettrait à Antarès et à l’équipe de nuit lorsqu’elle viendrait le relayer.

Il était encore assis derrière la console où officiait habituellement Cochir lorsqu’il entendit le bruit de la double-porte automatique. Actarus apparut alors dans son champ de vision. S’il avait passé, comme il le lui avait promis, un agréable moment en compagnie de Vénusia, il n’avait pas oublié ses devoirs pour autant.

- Est-ce que tout va bien ?

- Tout est calme. Le scope radar fonctionne bien et le télescope spatial aussi.

- C’est rassurant. Préviens-moi tout de même si tu remarques quoi que ce soit d’anormal.

Il acquiesça et se remit au travail. Actarus jeta un rapide coup d’œil à l’écran principal et au panorama-scope et s’apprêtait à quitter la pièce lorsque le technicien se redressa brusquement en haussant à la voix à son attention.

- Attends !

- Oui, qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il en se dirigeant vers lui.

- Regarde. Ce sont les données que nous avons collecté aujourd’hui. J’étais en train de les archiver dans l’ordinateur lorsque j’ai trouvé ça. Je n’ai jamais vu quelque chose de ce genre jusqu’à maintenant. D’après l’enregistrement, ça n’a duré que quelques secondes.

- Est-ce que tu peux déterminer l’origine du signal ?

- Je vais toujours essayer. Vu que c’est très court, je ne suis pas sûr d’y arriver … dit-il en baissant plusieurs interrupteurs et en manipulant avec précaution les deux molettes de réglage.

- Je comprends. Essaie de faire au mieux et tiens-moi au courant.

Argoli opina. Actarus quitta la pièce et emprunta l’escalier intérieur pour rejoindre sa chambre. Visiblement préoccupé par cette découverte aussi étrange qu’inattendue, il y entra et referma doucement la porte derrière lui avant de s’asseoir sur le rebord de son lit. « A quoi faut-il s’attendre, cette fois ? » se demanda-t-il.

Phénicia avait également de bonnes raisons d’être inquiète. Étendue sur son lit, les mains derrière la tête, elle fixait le plafond de sa chambre d’un air pensif. Elle avait brièvement esquissé un sourire en entendant les ronflements d’Alcor qui dormait dans la chambre voisine, mais avait vite repris cet air soucieux qu’elle avait gardé une bonne partie de la journée. Ce « pressentiment » comme elle l’appelait la perturbait au plus haut point. De quoi pouvait-il s’agir ? Quel danger cela présentait-il pour elle et ses amis ? Elle n’avait pas la réponse.

Les minutes avaient défilé, puis les heures. Si la jeune fille s’était finalement assoupie, elle se réveilla en sursaut. Elle se frotta longuement les yeux et regarda l’écran digital du réveil posé sur sa table de chevet : il était sept heures de matin. Sans faire de bruit, elle se leva et se rendit dans sa salle de bains pour se doucher. Elle en ressortit quelques minutes plus tard, vêtue d’une chemise à manches longues d’un vert très pâle, d’un pantalon noir et de chaussures de ville de la même couleur. Une fois prête, elle sortit pour se rendre dans la salle de détente. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle constata la présence de son frère. Assis sur un siège, juste devant la table basse, il regardait le paysage d’un air absent mais se reprit dès qu’il l’aperçut.

- Tu es bien matinale, petite sœur. Est-ce que tout va bien ? demanda-t-il.

- J’ai un peu mal à la tête … et j’avoue que je n’ai pas très bien dormi.

- Y a-t-il une raison particulière à cela ?

Elle acquiesça.

- Il faut que je te parle de quelque chose, Actarus. De quelque chose d’important.

- Je t’écoute.

Phénicia reprit sa respiration avant de lui raconter toute l’histoire. Lentement, le visage du prince s’assombrit. Il ne connaissait que trop bien les dons parapsychologiques de sa sœur et savait et que ses prémonitions s’étaient souvent, pour ne pas dire toujours, révélées exactes.

- Je comprends tes inquiétudes. Ce que nous avons appris ces derniers jours n’a rien de rassurant. Beaucoup de questions restent sans réponse et …

- Je le sais, répondit-elle en lui coupant la parole. Seulement … Je sens que cette fois, c’est différent. Je n’arrive à l’expliquer, mais j’ai l’impression que le danger est là, tout près de nous.

- Nous savons que Végalina et ses troupes peuvent nous attaquer à chaque instant … et elle le fera certainement au moment où nous nous y attendrons le moins. C’est pour cette raison que nous devons rester sur nos gardes et nous tenir prêts à réagir quand elle se montrera …

- Oui mais …

- Écoute-moi. Je comprends que toutes ces choses te perturbent. Même si tu ignores encore de quoi il s’agit, tu ne resteras pas seule face à ce danger qui nous menace. Nous l’affronterons tous ensemble comme nous l’avons toujours fait.

Elle soupira de nouveau. Actarus prit alors sa main dans la sienne pour la rassurer. Elle en avait besoin et il l’avait compris.

- En attendant, essaie de te reposer un peu. Tu en as grand besoin, surtout si tu as passé une mauvaise nuit.

- D’accord. Tu as peut-être raison. Je me fais peut-être du souci pour rien … dit-elle en se levant de son siège.

- Sans doute en apprendrons-nous davantage dans les jours qui viennent. Quoi qu’il en soit, tu as bien fait de m’en parler.

Dès qu’il l’eut raccompagnée, Actarus prit le chemin de la salle des commandes. S’il ne l’avait pas montré, il n’en était pas moins inquiet. Pour que Phénicia réagisse de cette manière en employant ces mots qu’elle ne prononçait jamais, il fallait s’attendre au pire.

Lorsqu’il fit son entrée, il constata qu’Argoli était toujours à son poste. Il avait essayé, toute la nuit, de percer le secret de cette mystérieuse perturbation et apparemment sans succès puisqu’il s’était finalement endormi sur sa console en serrant dans ses mains les molettes de réglage. Il ne put réprimer une grimace : ce signal n’avait peut-être aucune signification particulière, mais le fait qu’Argoli, technicien expérimenté, n’ait jamais vu pareille chose par le passé l’incitait à la plus grande prudence. Il prit place sur le siège de son père adoptif et considéra avec attention le panorama-scope. Procyon le rejoignit quelques minutes plus tard. Les quelques heures de sommeil qu’il s’était accordé lui avaient fait le plus grand bien.

- Bonjour père.

- Bonjour mon fils. Est-ce que tu as dormi ?

- Pas vraiment, non. Pour tout te dire, dormir est bien la dernière de mes préoccupations.

- Hmm. Je vois. Je suppose que tu fais allusion à ce qui s’est passé dernièrement ?

- En partie, mais pas seulement. Ce dont Phénicia m’a parlé ce matin ne fait que renforcer mes inquiétudes.

- De quoi s’agit-il ? demanda-t-il, subitement inquiet.

- Elle n’a pas pu m’expliquer précisément de quoi il s’agissait … mais elle est persuadée qu’une grave menace risque de s’abattre sur nous très bientôt.

- Tu ne m’apprends rien. Nous savons que Végalina se manifestera tôt ou tard. Elle ne restera pas sur un échec.

- Oui je le sais, père. Mais c’est surtout la façon dont elle m’en a parlé qui m’a le plus troublé. Ce n’est pas dans ses habitudes de s’exprimer de cette façon. J’ai essayé de la rassurer mais je ne suis pas sûr d’y être parvenu.

- Hmm. Même si ce qu’elle a dit peut nous paraître vague pour l’instant, nous devrons tout de même en tenir compte.

- Tu as raison.

- Si vous êtes amenés, pour une raison quelconque, à quitter le Centre, vous devrez nous en avertir. Gardez vos émetteurs sur vous en permanence de sorte à ce que nous puissions vous joindre à tout moment.

- Ne t’inquiète pas. Je me chargerai de faire passer cette consigne.

- Bien. Une fois que j’aurai pris connaissance des dernières données enregistrées par nos ordinateurs, je me rendrai dans l’atelier pour voir où en sont les réparations sur Alcorak et Vénusiak. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver.

- Oui. A tout à l’heure.

Le scientifique s’installa derrière son pupitre et pressa successivement plusieurs boutons pour accéder aux fichiers voulus. Actarus s’éclipsa pour rejoindre sa chambre. Il marqua un temps d’arrêt en passant devant la porte qui donnait sur celle de Vénusia. Il aurait très bien pu s’y rendre et rester auprès d’elle, mais il n’en fit rien : elle devait toujours dormir et il ne voulait surtout pas la réveiller. Il reprit sa marche en avant et posa sa main sur la poignée métallique avant de jeter un dernier coup d’œil dans sa direction. Il ferma les yeux quelques instants, songeant aux paroles qu’avait prononcées la jeune femme quelques jours plus tôt au sujet de sa future maternité.

Une nouvelle histoire, une nouvelle vie et pour elle un nouveau rêve. Elle avait raison … et il était bien décidé à faire tout ce qu’il était possible de faire pour que ce rêve qu’elle décrivait se poursuive …






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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeSam 11 Nov 2017 - 22:45

Superbe échange entre Actarus et Alcor, même s'il n'est pas capable de philosopher, il sait très bien exprimer ce qu'il pense. Very Happy

Citation :
Une nouvelle histoire, une nouvelle vie et pour elle un nouveau rêve. Elle avait raison … et il était bien décidé à faire tout ce qu’il était possible de faire pour que ce rêve qu’elle décrivait se poursuive …

Je le leur souhaite de tout mon cœur. I love you
C'est à n'en pas douter, une motivation de plus pour Actarus.

Merci et bravo pour cette suite kimi_san, ainsi que pour la description de la future base de Thalis et le déroulement du plan d'Eslan. Very Happy cheers

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 0:26

Il est flippant ce chapitre. Pas par ce qui s'y passe puisqu'on est encore dans les préparatifs, mais par cette tension qui monte, l'attente, la nuit blanche, le pressentiment de Phénicia. L'impression que les maillons de la chaîne s'emboîtent pour que la catastrophe (au sens théâtral et tragique du terme) se déroule inéluctablement What a Face Merci Kimi, c'est très bien écrit comme toujours !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 1:10

hikaru a écrit:
Superbe échange entre Actarus et Alcor, même s'il n'est pas capable de philosopher, il sait très bien exprimer ce qu'il pense.  Very Happy

J'aime beaucoup cet échange moi aussi  Very Happy

Et puis la communication est un élément crucial ! Alcor parle avec le professeur et avec Actarus, Phénicia avec Actarus, Actarus avec Argoli et son père, c'est bien. C'est aussi, peut-être, un beau rappel pour Actarus que les humains doivent s'entraider et qu'on est plus fort tous ensemble, comme Alcor le lui avait fait comprendre par le passé (bravo Alcor, c'est aussi pour ça qu'on t'aime ! Very Happy  Wink )


venusia45 a écrit:
Il est flippant ce chapitre. Pas par ce qui s'y passe puisqu'on est encore dans les préparatifs, mais par cette tension qui monte, l'attente, la nuit blanche, le pressentiment de Phénicia. L'impression que les maillons de la chaîne s'emboîtent pour que la catastrophe (au sens théâtral et tragique du terme) se déroule inéluctablement  What a Face  Merci Kimi, c'est très bien écrit comme toujours !

J'ai exactement le même sentiment. Une tension qui monte, une sorte d'impatience qui grandit, qui traduit un sentiment d'alerte. J'espère que les dons de Phénicia permettront de préciser la menace à temps (même s'il en faudra beaucoup plus pour déjouer les plans machiavéliques de Vegalina)


Superbe chapitre (et je rejoins Hikaru sur la description de la future base et le plan d'Eslan), merci Kimi ! Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 10:40

hikaru a écrit:
Superbe échange entre Actarus et Alcor, même s'il n'est pas capable de philosopher, il sait très bien exprimer ce qu'il pense. Very Happy

Actasia a écrit:
J'aime beaucoup cet échange moi aussi  Very Happy

=> C'était assez simple et très plaisant de rédiger ce petit échange entre eux. Je pensais que ce serait bien de voir Alcor d'évoquer ouvertement les tourments d'Actarus alors que celui-ci ne se livre pas très facilement. Lentement, les personnages évoluent dans le bon sens. Gardez bien un oeil sur Alcor dans les chapitres suivants car il pourrait vous surprendre. Il est toujours utile de se confier à autrui ...

Actasia a écrit:
Et puis la communication est un élément crucial ! Alcor parle avec le professeur et avec Actarus, Phénicia avec Actarus, Actarus avec Argoli et son père, c'est bien. C'est aussi, peut-être, un beau rappel pour Actarus que les humains doivent s'entraider et qu'on est plus fort tous ensemble, comme Alcor le lui avait fait comprendre par le passé (bravo Alcor, c'est aussi pour ça qu'on t'aime ! Very Happy  Wink )

=> Exactement, tu as parfaitement résumé la situation, Actasia ! Même si ce chapitre marque une petite "pause" dans l'action, le prochain chapitre (dont le titre est révélateur) fera passer le récit à la vitesse supérieure !

hikaru a écrit:
Je le leur souhaite de tout mon cœur.  I love you
C'est à n'en pas douter, une motivation de plus pour Actarus.

=> C'est une évidence ! Reste à savoir seulement si Végalina et les siens lui permettront de réaliser ses projets ...

hikaru a écrit:
Merci et bravo pour cette suite kimi_san, ainsi que pour la description de la future base de Thalis et le déroulement du plan d'Eslan.  Very Happy  cheers

=> De rien. J'espère que la description des travaux sur la future base de la Division Ruine n'était pas trop "aride" comme passage.

venusia45 a écrit:
Il est flippant ce chapitre. Pas par ce qui s'y passe puisqu'on est encore dans les préparatifs, mais par cette tension qui monte, l'attente, la nuit blanche, le pressentiment de Phénicia. L'impression que les maillons de la chaîne s'emboîtent pour que la catastrophe (au sens théâtral et tragique du terme) se déroule inéluctablement What a Face

Actasia a écrit:
J'ai exactement le même sentiment. Une tension qui monte, une sorte d'impatience qui grandit, qui traduit un sentiment d'alerte. J'espère que les dons de Phénicia permettront de préciser la menace à temps (même s'il en faudra beaucoup plus pour déjouer les plans machiavéliques de Vegalina)

=> Lentement mais sûrement, le piège se met en place ... sans que les Aigles (Phénicia exceptée) ne réalisent la gravité de la situation ...

venusia45 a écrit:
Merci Kimi, c'est très bien écrit comme toujours !

=> Merci, ça me touche beaucoup ...

venusia45 a écrit:
Superbe chapitre (et je rejoins Hikaru sur la description de la future base et le plan d'Eslan), merci Kimi ! Very Happy

=> Merci ! Comme je l'ai mentionné à Hikaru un peu plus haut, j'espère que la description n'a pas été trop "lassante". Dans la mesure où le récit devient de plus en plus complexe (sans compter qu'il y aura pas mal de scènes par la suite qui se dérouleront à l'intérieur), il a fallu que je fasse un plan détaillé pour pouvoir m'y retrouver ...

FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 822328planbasevega
Le plan détaille niveau par niveau de la base polaire

=> La suite arrive dans la journée. Tremblez ... affraid

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 11:54

rhooo tu as même fait le plan ! Bravo ! Ca donne un bon aperçu e la complexité de l'entreprise !!

Par rapport à ce que disait Actasia sur la communication, je me permets de rajouter une petite chose. Je trouve que ces passages de dialogue sont non seulement intéressants en ce qui concerne le temps de "pause", pour que les personnages accèdent les uns les autres à leurs pensés respectives, mais il me semble aussi que sur le plan dramatique ils sont importants car ils contrastante avec les passages dialogués que l'on trouve chez les sbires de Vega. Communication, sentiments, échange et entraide d'un côté, ordres et communication hyper hiérarchisée de l'autre. C'est plus qu'une pause narrative. Ça dit des choses sur le mode de structuration et de fonctionnement des deux "parties", et peut-être aussi sur ce qui va sauver les uns et enfoncer les autres à terme...Voilà, c’était ma petite analyse du matin Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 13:01

venusia45 a écrit:
rhooo tu as même fait le plan ! Bravo ! Ca donne un bon aperçu de la complexité de l'entreprise !!

=> C'était nécessaire, même si je ne pensais pas développer autant la structure de la base et son processus de construction. Il faut dire aussi que nous n'avons que peu de renseignements dans la série concernant par exemple la construction de la base sismographique du Mont Géode (épisode #15) ou de la base sous-marine (épisode #54-56). Dans la mesure où il y aura encore plusieurs scènes (au moins jusqu'à l'épisode #90) à l'intérieur, je ne dois pas me tromper de ce côté-là.

venusia45 a écrit:
Par rapport à ce que disait Actasia sur la communication, je me permets de rajouter une petite chose. Je trouve que ces passages de dialogue sont non seulement intéressants en ce qui concerne le temps de "pause", pour que les personnages accèdent les uns les autres à leurs pensés respectives, mais il me semble aussi que sur le plan dramatique ils sont importants car ils contrastent avec les passages dialogués que l'on trouve chez les sbires de Vega.

=> Ca n'est jamais simple de trouver le bon équilibre entre "action" et "réflexion" ... et ce sont deux aspects que je tiens vraiment à mettre en évidence dans le récit.

venusia45 a écrit:
Communication, sentiments, échange et entraide d'un côté, ordres et communication hyper hiérarchisée de l'autre. C'est plus qu'une pause narrative. Ça dit des choses sur le mode de structuration et de fonctionnement des deux "parties", et peut-être aussi sur ce qui va sauver les uns et enfoncer les autres à terme...Voilà, c’était ma petite analyse du matin Very Happy

=> Une belle analyse "en profondeur" en tout cas. On peut bien voir la distinction entre la façon de faire des deux camps ... Merci Venusia45 !

=> L'épisode #19 arrive !


FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2526988808 "Tout cela cache quelque chose, ça j'en suis certain ..."

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 13:04

Merci Kimi, déformation professionnelle pourrait-on dire bounce bounce bounce C'est parce que la matière de ton texte s'y prête fort bien Wink
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 13:37

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Dans la salle de détente du Centre de recherches spatiales, alors que le soleil commençait à décliner, le professeur Procyon, après avoir réajusté son uniforme et s’être épongé le front avec une serviette blanche, goûtait à présent un repos bien mérité. Il ne s’était accordé que quelques heures de sommeil au cours des cinq jours qui venaient de s’écouler. La menace constituée par Végalina était toujours présente et il savait qu’elle pouvait passer à l’offensive à n’importe quel moment. Rester en alerte et se tenir prêt à intervenir à la moindre occasion ne saurait constituer une réponse suffisante en cas d’attaque.

Le scientifique avait ainsi commencé à noter, sur un petit carnet, la liste des modifications et améliorations indispensables selon lui pour rendre le Centre plus sûr et mieux protégé. S’il avait déjà quelques idées quant aux équipements et matériels qu’il pensait utiliser, mener ce projet à bien ne serait pas une partie de plaisir. S’il ne s’agissait pas d’une refonte complète, cela coûterait cher en hommes et en travail et plusieurs semaines seraient nécessaires pour que tout soit opérationnel. Il lui faudrait aussi prendre en compte le coût financier de l’opération, mais il pouvait envisager les choses avec une certaine sérénité sur ce point : le Centre avait déjà prouvé son utilité scientifique et stratégique depuis longtemps et il bénéficiait, contrairement aux autres laboratoires, d’un statut privilégié.

Parallèlement à cela, il avait commencé à mettre en place certains dispositifs de sécurité plus ou moins visibles. Les caméras de surveillance placées à l’intérieur et à l’extérieur avaient toutes été remplacées par des modèles plus récents et les transformateurs extérieurs situés de part et d’autre du bâtiment principal avaient eux aussi subi une cure de jouvence : tous les systèmes avaient été changés au profit d’équipements plus performants et moins volumineux et les armoires de protection avaient vu leur blindage renforcé. Ce nouveau blindage était censé résister à n’importe quelle attaque et, pour s’en assurer, Rigel et Alcor avaient été mis à contribution. Surpris par cette demande, le premier ne s’était cependant pas fait prier pour « faire un carton » selon ses propres termes avec sa carabine et sa mitrailleuse d’époque tandis qu’Alcor avait testé successivement le canon nucléaire qu’il avait mis au point quelques années plus tôt et un rayon laser récemment conçu par les techniciens du Centre. Le résultat des tests fut sans appel : aucun dommage n’était à recenser.

Phénicia avait observé avec détachement les allées et venues des techniciens depuis la fenêtre de sa chambre, esquissant à peine quelques sourires lors des passages d’Alcor. Si elle savait que tout était fait pour assurer la sécurité du Centre et de ses occupants, elle ne parvenait pas à se défaire de cette désagréable sensation qui la perturbait depuis plusieurs jours : le danger qui les guettait, elle et ses amis, était imminent. Elle en avait la certitude.

La porte de la chambre s’ouvrit quelques secondes plus tard. Alcor y pénétra en s’essuyant le front avec la manche gauche de sa veste. Il n’avait pas ménagé ses efforts et il était visiblement fatigué. Phénicia se tourna dans sa direction et se força à lui sourire.

- Je suis pas mécontent d’en avoir terminé … je suis plus bon à rien !

Elle ne répondit pas et lui tourna de nouveau le dos. Elle n’attendait qu’une chose : qu’il vienne la rejoindre. Sa présence avait quelque chose de rassurant.

- Qu’est-ce que tu as, Phénicia ? A quoi est-ce que tu penses ?

- C’est toujours là, Alcor. Je le sens … répondit-elle à voix basse.

- C’est toujours en rapport avec ce dont on a parlé l’autre jour ?

La jeune fille acquiesça.

- Je ne sais pas quoi penser de tout ça. Et ça m’inquiète.

- Je comprends tes doutes. On peut se faire attaquer à tout moment. Personne ne peut savoir comment, ni quand ça se passera. Mais ce n’est pas en te faisant du souci comme maintenant que les choses s’arrangeront …

- Tu ne comprends pas, Alcor. Je n’ai jamais ressenti ça avant … et ça me fait peur.

Alcor la regarda fixement. En temps normal, elle n’aurait jamais employé ce mot. D’un geste presque surréaliste, il prit sa main droite dans la sienne et la serra très fort. Elle en fut la première surprise.

- Je le comprends, au contraire. Tes prémonitions se sont presque toujours révélées exactes. Ça nous a bien servi dans le passé et je crois pas que ça changera. Même si tu n’as aucune idée de ce que ça peut être pour le moment, je sais que tu as raison.

- Alcor …

- Je suis pas très doué pour les grands discours. Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas qu’on cède au découragement. Pense à ce que ton frère t’a dit : s’il y a un danger, alors on l’affrontera tous ensemble.

Phénicia acquiesça et esquissa un sourire. Les paroles qu’il venait de prononcer avaient, temporairement du moins, apaisé ses craintes.

Tous deux ignoraient que le danger auquel elle faisait allusion était bien plus près qu’ils ne pouvaient l’imaginer. En effet, leurs moindres faits et gestes avaient été soigneusement répertoriés par les hommes du commando Ruine postés tout autour du Centre. S’ils s’étaient montrés particulièrement discrets durant la journée, ils s’étaient livrés, chaque nuit, à une analyse minutieuse des installations et des systèmes de sécurité. Rien ne leur avait échappé et ils avaient vite compris, au vu des modifications apportées par les techniciens, que les transformateurs extérieurs étaient le talon d’Achille de la structure qu’ils seraient censés infiltrer. Le responsable de la première équipe en avait d’ailleurs informé son officier supérieur :

- Ici Eslan, je vous écoute.

- Nous avons fait une analyse détaillée des équipements de sécurité dont est équipé le Centre, commandant. D’après ce que nous avons vu, c’est une technologie assez rudimentaire. Nous devrions facilement en arriver à bout.

- Voilà qui est intéressant. Si nous pouvons les neutraliser rapidement comme vous semblez le penser, cela nous facilitera les choses. Pour le moment, repliez-vous et faites preuve de la plus grande discrétion. Nos adversaires ne doivent à aucun prix se douter de notre présence.

- A vos ordres, commandant.

La communication s’interrompit quelques secondes plus tard. Eslan regarda son émetteur avec attention, repensant aux consignes de prudence transmises par Erea lors de leur dernier contact radio. Devait-il attendre les ordres de Végalina pour agir ou, au contraire, prendre lui-même l’initiative de les contacter ? Il opta pour la deuxième solution.

Dans la salle de réunion de la soucoupe amirale, Végalina et Erea étaient occupées à visionner une nouvelle fois les enregistrements vidéo des combats précédents. Si Erea était visiblement concentrée sur son sujet, le regard de Végalina ne se détachait pas d’un des écrans annexes récemment installés, et sur lequel se trouvait encore la fiche détaillée de Vénusia. Erea l’avait remarqué mais s’était gardée de faire le moindre commentaire.

C’est à cet instant que l’émetteur de la jeune femme se mit à sonner. Elle se releva et s’en saisit d’un geste brusque. Elle soupira en lisant le nom de son interlocuteur.

- Nous vous avions demandé de ne nous contacter qu’en cas d’absolue nécessité. Pourquoi cet appel, commandant ?

- C’est important, commandant. Nos équipes ont procédé à une analyse minutieuse des équipements de sécurité du Centre. Selon nos estimations, nous pouvons franchir leurs défenses en moins de dix minutes. Tout est prêt de notre côté. Nous n’attendons que votre feu vert.

- Parfait. Nous vous re-contacterons d’ici 24 heures au plus tard. Fin de transmission.

- Bien reçu, commandant.

Erea déposa son émetteur sur la table et esquissa un sourire avant de se tourner vers Végalina.

- Notre ami Eslan est prêt à passer à l’action. D’après lui, pénétrer dans le Centre et nous emparer de Vénusia ne devrait pas poser de problèmes particuliers.

- Voilà une excellente nouvelle. Il nous faut à présent savoir où en est Thalis, répondit Végalina, en acquiesçant.

- Je n’ai reçu aucune nouvelle de sa part depuis plusieurs jours alors que je m’attendais à recevoir des rapports réguliers de sa part. Sa charge de travail doit être conséquente, ce que je conçois tout à fait. Mener à bien un projet de cette envergure n’est pas à la portée de tout le monde, Végalina.

- Je le sais. Mais nous devons savoir exactement ce qu’il en est. C’est pourquoi je compte me rendre personnellement sur place. Ce sera non seulement l’occasion de vérifier l’état d’avancement des travaux, mais également de voir le symbiorak de plus près.

- Je n’irai pas contre ta décision. Mais pour te rendre sur Terre sans être repérée, tu devrais peut-être partir en même temps que les escadrilles de navettes et l’antérak que nous allons envoyer contre Actarus et les autres.

- Je vais y songer. Est-ce que tout est prêt de ce côté ?

- Nos deux escadrilles sont à bord de la soucoupe amirale, prêtes à décoller. L’antérak est lui aussi sur sa rampe de lancement mais sa programmation n’est pas terminée. Nos hommes sont en train de régler ce petit problème. Ce n’est qu’une question de temps.

- Très bien. Tiens-moi au courant.

Erea acquiesça et quitta la pièce pour rejoindre le poste de commandement situé à l’étage inférieur, laissant derrière elle son officier supérieur. Végalina la regarda partir et esquissa à cet instant un léger sourire. Sa vengeance était proche.

En dépit de la complexité de l’opération, les membres du Groupe de Recherches Scientifiques étaient parvenus à leurs fins en quelques heures. L’engin véghien était désormais prêt au combat. Placée sur la rampe de lancement voisine, l’intercepteur « Léopard » bleu et noir de Végalina n’attendait plus que son pilote. La jeune femme le considéra avec attention avant de rejoindre Erea dans le poste de commandement.

- Est-ce que tout est prêt ?

- Je n’attends que ton signal pour faire décoller la soucoupe amirale.

- Dans ce cas, allons-y.

Quelques instants plus tard, l’imposant vaisseau quitta le Camp de la Lune noire en direction de la planète bleue. Une heure lui suffirait pour atteindre sa destination.

Sur Terre, le soleil était déjà levé. Après avoir multiplié les allers et retours entre la salle des commandes et la chambre de Vénusia, Actarus était finalement resté auprès de sa compagne comme il le lui avait promis et elle était ravie de cette attention. Leur tranquillité allait cependant rapidement être mise à mal puisque l’émetteur de sa montre se mit à sonner. Il prit aussitôt la communication.

- Ici Actarus, j’écoute.

- Ici Procyon. Il faut que tu nous rejoignes ici au plus vite.

- Très bien, j’arrive.

Vénusia le regarda attentivement. Elle connaissait bien l’expression qui se lisait sur son visage. Trop bien, même.

- Tu vas retourner te battre encore une fois … c’est ça ?

- Peut-être bien, oui. J’aurais préféré rester auprès de toi … mais je ne peux pas faire autrement.

- Je le sais … mais …

- Je comprends ta déception, mais tu n’as pas à t’inquiéter. Je reviendrai vite.

- Je l’espère, Actarus. Je l’espère.

Actarus l’embrassa sur la joue et s’éclipsa pour rejoindre la salle des commandes. Procyon se tenait juste derrière Argoli et regardait le scope radar avec inquiétude.

- Je suis là, père. Qu’est-ce qu’il y a ?

- Nous avons repéré plusieurs échos suspects il y a quelques minutes. Ils ont suivi la trajectoire T-70, avant de disparaître brusquement de nos écrans. Nous ne savons pas encore de quoi il s’agit, mais je ne serais pas surpris d’apprendre que Végalina se cache derrière tout ça. Tu peux aller jeter un coup d’œil ?

- J’y vais.

Actarus quitta rapidement la pièce pour rejoindre le hangar où demeurait sa machine. Il emprunta le passage secret et prit les commandes de l’asporat avant de se jeter dans le vide pour s’installer dans le poste de pilotage de la soucoupe porteuse.

- « Métamorphose !!! »

La vitre blindée se referma et Actarus activa la commande lui permettant d’actionner la plate-forme ascensionnelle qui le mènerait à l’étage inférieur d’où partaient les huit routes secrètes qu’il pourrait utiliser pour décoller sans se faire repérer. Son choix se porta sur la route numéro 7. Les sas s’ouvrirent au moment où il tira énergiquement vers lui ses deux leviers de commandes, placés de part et d’autre de son siège.

- « Goldorak … GO !!! »

Goldorak dévala la rampe de lancement et franchit le sas en prenant de la vitesse. Le tunnel, aménagé par les techniciens du Centre et portant le marquage « Route 7 » peint tous les cent mètres, fut rapidement franchi, laissant la place à celui creusé à travers la roche. La température extérieure était très fraîche comme l’attestait la présence de stalactites pendant du plafond. Le fond de la soucoupe porteuse toucha, quelques secondes plus tard, le cours d’eau souterrain qui débouchait sur la chute qui faisait office de protection naturelle à cette sortie secrète qu’Actarus connaissait si bien. Goldorak franchit le mur d’eau et décrocha sur sa gauche tout en prenant de l’altitude. La voix de Procyon se fit aussitôt entendre dans le poste de pilotage.

- Actarus, nous venons de les retrouver. Il s’agit bien d’une escadrille de navettes. D’après leur nouveau cap, elles semblent se diriger vers la baie de Lumiville. Je suis persuadé qu’elles ne sont pas seules et qu’un golgoth ou un antérak doit les suivre à distance. Il faut que tu les arrêtes le plus vite possible.

- Bien compris.

- Je vais contacter Alcor et Phénicia pour qu’ils te rejoignent rapidement. Bonne chance.

La communication s’interrompit. Lumiville était une ville densément peuplée qui avait déjà été prise pour cible par les forces de Véga au cours du conflit précédent. Si elle avait été moins endommagée que Perlépolis ou Écumeville, elle n’en avait pas moins conservé de graves séquelles.

Actarus tira les leviers de commande vers lui pour changer de cap. S’il utilisait toute la puissance dont disposait sa machine, quelques minutes lui suffiraient pour atteindre sa destination. Cela suffirait-il pour empêcher les forces de Véga de tout détruire et de causer la mort de dizaines d’innocents ? Il l’espérait mais « espérer » n’était pas suffisant : il DEVAIT réussir. Le sort de la ville et de ses habitants étaient entre ses mains. Il tira vers lui le levier placé sur son panneau de commande gauche qui actionnait la post-combustion de son appareil.

- « Goldorak … Méga-mach !!! »

Goldorak disparut rapidement à l’horizon sous le regard inquiet de Vénusia. « Actarus, sois prudent … » soupira-t-elle.

Le départ du prince d’Euphor ne passa pas inaperçu. Les membres du commando Ruine, menés par Eslan, l’avaient également remarqué. Ce dernier réagit immédiatement.

- C’est parfait. Dès que les autres appareils seront sortis, nous pourrons passer à l’action ! dit-il à l’attention de ses hommes. Tous acquiescèrent.

De leur côté, Alcor et Phénicia avaient quitté le Centre pour se changer les idées. Si elle s’était montrée un peu réticente au début, elle s’était finalement laissé convaincre par Alcor qui, chose assez inhabituelle chez lui, s’était montré particulièrement insistant. Il pensait que cette petite escapade lui ferait du bien et lui permettrait peut-être d’oublier, ne serait-ce qu’un moment, ce qui la perturbait depuis plusieurs jours. Cela partait d’un bon sentiment et elle l’avait compris. Ils n’auraient cependant pas le temps d’en profiter.

En effet, alors qu’ils s’étaient installés dans l’herbe, après être descendus de leurs motos, l’émetteur de la montre qu’Alcor portait au poignet se mit à sonner. Visiblement déçu, il prit la communication en soupirant, sous le regard inquiet de Phénicia.

- Ici Alcor. C’est vous, professeur ?

- Décollage immédiat. Nous venons de repérer une escadrille de navettes se dirigeant vers la baie de Lumiville. Actarus est déjà parti, mais vous ne serez pas trop de trois pour les empêcher de tout détruire. Faites vite.

- Compris professeur, répondit Alcor. On arrive.

La communication s’interrompit. Alcor regarde Phénicia, visiblement déçu.

- Je crois qu’il faudra remettre cette petite promenade à plus tard. Actarus ne pourra pas se battre tout seul. Il faut qu’on aille l’aider.

Phénicia acquiesça sans rien dire et reprit place sur sa moto. Après avoir mis le contact, elle démarra dans un nuage de poussière. Alcor en fit autant et se lança à sa poursuite sans même avoir enfilé son casque. Quelques minutes leur suffirent pour rejoindre le Centre et s’installer aux commandes de leurs appareils respectifs. Alcorak et Fossoirak décollèrent à leur tour pour rejoindre leur chef de file. Eslan sourit : c’était ce qu’il attendait.

- C’est le moment ! Chacun d’entre vous sait ce qu’il a à faire. Partez immédiatement et neutralisez les systèmes de sécurité du Centre. Si leurs défenses extérieures tombent, celles qui sont à l’intérieur ne tiendront pas longtemps. Exécution !

- A vos ordres, commandant !!! répondirent-ils, en chœur.

Les neuf soldats se retrouvèrent quelques minutes plus tard derrière le mur d’enceinte qu’ils n’eurent aucun mal à franchir. Le groupe se scinda en trois : la première équipe s’attaquerait aux transformateurs extérieurs situés sur le côté droit du bâtiment principal tandis que la seconde s’occuperait de ceux placés du côté gauche. Eslan superviserait l’opération en se tenant à bonne distance et mènerait l’assaut avec le reste du commando le moment venu.

Actarus était arrivé sur les lieux. Les deux escadrilles, composées de dix navettes chacune, s’étaient séparées en deux groupes pour attaquer simultanément le centre-ville et les quartiers résidentiels donnant sur le front de mer. Son regard se fit plus dur. Il décrocha sur sa gauche pour piquer sur la première escadrille et pressa le premier bouton placé sur son accoudoir gauche pour lancer sa première attaque.

- « Planitronks !!! »

Les deux disques rouges quittèrent les deux ailes de la soucoupe porteuse l’un après l’autre et découpèrent avec leurs lames tranchantes deux navettes avant de revenir à leur point de départ. Goldorak se replaça en position d’attaque derrière les navettes qui le précédaient, ce qui permit au prince d’utiliser une autre arme. Il pressa alors le bouton voisin de celui qu’il venait d’utiliser.

- «  Missiles Gamma !!! »

Les disques déployèrent leurs quatre pétales pour laisser apparaître deux mitrailleuses qui décochèrent chacune deux missiles qui atteignirent leur cible sans difficulté. Goldorak décrocha une nouvelle fois sur sa gauche et fit demi-tour pour se lancer à la poursuite des navettes qui lui avaient échappé. Ces dernières avaient déjà entamé leur travail de destruction : plusieurs immeubles, dont certains venaient d’être rénovés, s’étaient effondrés et d’autres étaient en flammes.

- Pas question de vous laisser faire … « Fulguro-poings !!! »

Les deux avant-bras du robot, transformés en torpilles, partirent simultanément et transpercèrent deux autres navettes avant de retrouver leur place originelle. Actarus allait lancer une nouvelle attaque lorsque les engins véghiens explosèrent, détruits par les missiles tirés par Alcorak qui venait d’entrer en scène.

- «  Missiles Alpha !!! »

Alcor tira une nouvelle salve de missiles et en détruisit quatre autres. La première escadrille n’existait plus et la seconde était largement décimée. Les six appareils rescapés cessèrent leur pilonnage et reprirent de l’altitude pour s’échapper : elles n’en auraient pas le temps.

- «  Pyro-bombes … en rafale !!! »

Les trois bombes incendiaires lancées par Fossoirak firent exploser quatre navettes. Leurs débris enflammés tombèrent sur les deux navettes survivantes, leur faisant ainsi subir le même sort. Phénicia continua sur sa lancée et survola le centre-ville avant de faire demi-tour pour rejoindre ses équipiers.

- Bien visé Phénicia, fit Alcor en souriant sous son masque.

- Merci, « mon cher Alcor » … répondit-elle en tentant vainement de sourire. Inutile de s’attarder ici. Il vaudrait mieux qu’on retourne au Centre, maintenant.

- Attends un peu, Phénicia. Je ne crois pas qu’on en ait terminé ici. Nous n’avons combattu que des navettes et aucun golgoth ne s’est manifesté … Ça ne vous rappelle rien ?

- J’ai compris, reprit Alcor. Tu penses que …

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Quelques instants plus tard, un écho apparut sur l’écran de contrôle placé sur son tableau de bord. Actarus et Phénicia eurent une réaction similaire : sans doute s’agissait-il de l’antérak dont Procyon avait soupçonné l’existence peu avant qu’ils quittent le Centre. Celui-ci apparut devant eux quelques secondes plus tard.

Procyon ne s’était pas trompé : il s’agissait bien d’une nouvelle machine de guerre envoyée par Végalina. Celle-ci se présentait sous la forme d’une soucoupe de couleur bleu ciel, mais dont les dimensions étaient nettement plus petites que les engins précédemment envoyés contre les Aigles. Chaque bouclier protecteur comportait quatre orifices placés à égale distance les uns des autres et était susceptible de lancer tout type de projectiles, mais aussi un cinquième bien plus imposant que les autres en son centre, d’où surgiraient certainement les membres de la créature dissimulée à l’intérieur. De cet orifice partaient quatre flèches rouges purement décoratives qui allaient en s’amincissant, rappelant indiscutablement l’emblème de la Division Ruine.

S’il était plus petit, il était incontestablement plus rapide et plus maniable que ses congénères et Actarus l’avait vite compris : lancé à grande vitesse, il ne manqua Goldorak que d’une dizaine de mètres. Alcor et Phénicia s’étant respectivement déportés sur leur gauche et sur leur droite pour éviter la collision.

- C’est pas passé loin … souffla Alcor en reprenant son cap.

- Ça non. Nous ne devons nous en débarrasser au plus vite. Alcor, Phénicia … vous êtes prêts à attaquer ?

- On te suit, répondirent-ils en chœur.

L’antérak survolait à présent la baie, entraînant les Aigles dans son sillage. Goldorak était en tête tandis que Fossoirak et Alcorak, respectivement à sa droite et à sa gauche, se tenaient en retrait. L’engin véghien modifia légèrement sa trajectoire et reprit de l’altitude en suivant un angle assez faible pour faire brusquement demi-tour en faisant feu sur ses adversaires. Il se plaça dans le même temps en position verticale et fit jaillir de ses boucliers des lames triangulaires argentées et légèrement recourbées. Tournant sur lui-même à vive allure, il heurta le blindage inférieur de la soucoupe porteuse. Malgré la violence du choc, Actarus parvint à corriger sa trajectoire et à faire demi-tour pour prendre en chasse son adversaire.

- Pas de mal, Actarus ? demanda Alcor, d’un air inquiet.

- Non, tout va bien. Mais cet engin est beaucoup plus rapide que les autres !

- Il faut qu’on l’empêche d’utiliser sa vitesse. La seule façon d’y arriver, c’est de limiter ses mouvements.

- Bien vu, Alcor. On se sépare et on attaque. GO !!!

- D’accord ! reprirent en chœur Phénicia et Alcor.

Les trois appareils se séparèrent. Alcorak se dégagea vers sa gauche et Fossoirak sur sa droite, tandis que Goldorak poursuivit sa course, droit devant lui. L’antérak était à présent à portée de tir. Actarus décida de lancer sa première attaque.

- « Planitronk !!! »

Le disque tiré par l’aile droite de la soucoupe porteuse déploya ses lames tranchantes et ricocha sur le blindage de l’antérak sans même l’égratigner. Ce dernier bascula de nouveau en position verticale, espérant ainsi percuter son adversaire. Actarus anticipa sa manœuvre et se décala sur sa gauche en utilisant une autre de ses armes.

- « Mégavolts !!! »

Les rayons acides crachés par les orifices situés de part et d’autre du poste de pilotage de la soucoupe porteuse firent fondre plusieurs lames sans toutefois ralentir l’antérak. Le prince tenta une manœuvre d’évitement qui allait se révéler vaine : les deux appareils se percutèrent violemment et partirent dans deux directions différentes. Sous l’effet du choc, Actarus perdit connaissance. Goldorak partit en vrille et termina sa course quelques kilomètres plus loin en dehors de la zone de combat. L’impact fut particulièrement rude, le casque du prince percutant durement le tableau de bord de sa machine. Alcor fut le premier à réagir.

- Phénicia, occupe-toi d’Actarus. Je vais me charger de l’antérak.

- Qu’est-ce que tu comptes faire ?

- Essayer de le faire dévier de sa trajectoire. A l’allure où il va, c’est la seule solution pour l’empêcher de tout casser.

- Je te suis. A deux, on aura plus de chances d’y arriver.

- Bien reçu. Reste derrière moi et tiens-toi prête à tirer quand je te le dirai.

Alcorak dégagea sur sa gauche en entraînant Fossoirak dans son sillage. Les deux Aigles se trouvaient à présent quelques centaines de mètres derrière l’antérak. « Si je manque mon coup … tout est fichu ! », songea Alcor en fronçant les sourcils. Sa cible se trouvait droit devant lui et il avait les doigts sur les gâchettes de ses leviers de commande, attendant le bon moment pour tirer. Ce n’était plus qu’une question de secondes, maintenant.

- Maintenant, Phénicia ! Vas-y ! « Missiles Alpha !!! »

- « Missiles Sigma !!! »

Les missiles tirés consécutivement par les deux appareils frappèrent le blindage inférieur de l’antérak et le firent brutalement changer de direction. La machine véghienne percuta deux immeubles d’habitation toujours en construction et survola les installations portuaires pour finalement s’abîmer quelques centaines de mètres plus loin dans les eaux de la baie. Le choc avec l’eau fut rude : un panache de fumée noire s’échappa de l’arrière d’un des boucliers de l’appareil qui, après avoir tangué pendant quelques secondes, finit par sombrer au grand soulagement d’Alcor et Phénicia. Ils pensaient avoir évité le pire. Il n’en était rien.

A plusieurs centaines de kilomètres de là, les deux équipes du commando Ruine étaient finalement venues à bout des transformateurs extérieurs. Une dizaine de minutes leur avait suffi pour ouvrir les armoires de sécurité et désactiver les systèmes de sécurité qui s’y trouvaient, le tout sans même se servir de leurs armes. Les deux chefs d’équipe firent ensuite signe à Eslan qui n’attendait que leur signal pour attaquer.

Le signal d’alarme se mit à résonner dans la salle des commandes et les couloirs. L’écran panoramique et l’éclairage vacillèrent avant de s’éteindre. Procyon se leva de son siège et s’adressa à Cochir en élevant la voix.

- Qu’est-ce qui se passe ?

- Je n’en sais rien professeur, dit-il, en baissant et en relevant alternativement plusieurs interrupteurs tout en consultant les jauges d’approvisionnement. Le niveau d’énergie disponible diminue à vue d’œil et les transformateurs extérieurs ne fonctionnent plus !

- Dans ce cas, nous devons nous rabattre sur les systèmes de secours et sécuriser la salle du cérébro-ordinateur au plus vite ! Nous devons impérativement la protéger. Antarès, où en sommes-nous ?

- Tous les systèmes de communication sont coupés, professeur. Nous ne pouvons plus compter que sur les générateurs de secours à présent et je ne sais pas s’ils tiendront bien longtemps.

- Bon sang ! C’était donc ça. L’attaque contre Lumiville n’était qu’une diversion, dit-il à voix basse en frappant du poing son pupitre de commande.

Il se redressa brusquement et se tourna vers Argoli, toujours installé devant son pupitre.

- Argoli, nous devons contacter Actarus par n’importe quel moyen. Faites tout ce qu’il est possible de faire compte tenu des ressources dont nous disposons. Antarès, prenez quelques hommes avec vous et sécurisez la salle du cérébro-ordinateur en activant si possible les canons électroniques. Cochir, mettez immédiatement Vénusia à l’abri. Nous devons la protéger coûte que coûte.

- Bien professeur.

A l’extérieur, Eslan esquissa un sourire. Le moment était venu.

- C’est parfait. Leurs défenses extérieures sont inopérantes et ils doivent être paniqués à l’intérieur. COMMANDO RUINE, AVEC MOI !

Les membres du commando, masqués, sortirent leurs armes et firent exploser la double-porte vitrée de l’entrée principale avant de s’engouffrer à l’intérieur du bâtiment en lançant des grenades fumigènes pour masquer leur approche et annihiler toute forme de résistance. Ils furent cependant repérés par le traqueur installé dans la salle des commandes et les caméras de surveillance alimentées par une batterie séparée. Procyon et Argoli étaient complètement dépassés par les évènements. S’ils étaient, pour le moment, protégés par la double-porte automatique, ils savaient qu’elle n’arrêterait pas ces hommes surentraînés.

- Vous avez réussi à contacter Actarus, Argoli ?

- J’ai essayé toutes les fréquences possibles, professeur. Il n’y a rien à faire. Nous sommes coupés du monde.

- Alors je ne vois plus qu’un seul et unique moyen : utiliser le transpondeur spécial que nous venons de mettre au point. Rien ne nous dit qu’il fonctionnera, mais c’est notre dernière chance.

- Entendu … répondit Argoli en branchant l’équipement en question.

- Procyon appelle Actarus ! Procyon appelle Actarus ! Si tu m’entends, réponds !

Dans le poste de pilotage de la soucoupe porteuse, Actarus venait à peine de reprendre connaissance. Sa machine n’avait pas été endommagée, mais lui souffrait de multiples contusions. C’est à cet instant qu’il entendit les appels à l’aide de son père adoptif.

- Oui, père, je t’entends. Que se passe-t-il ? répondit-il avec difficulté.

- Tu dois rompre le combat immédiatement et nous rejoindre ici. Le Centre est attaqué !

- Qu’est-ce que tu dis ? répondit-il, stupéfait.

- Un commando de Véga s’est introduit dans le Centre après avoir neutralisé tous nos systèmes de sécurité. Nous surveillons leur progression par le traqueur et même s’ils n’ont pas encore atteint les points névralgiques de nos installations, cela ne saurait tarder. Au train où vont les choses, nous ne résisterons pas longtemps.

- J’arrive ! fit-il en tirant les leviers de commande vers lui. « Goldorak … GO !!! ».

Goldorak s’arracha du sol et changea brutalement de trajectoire pour éviter Fossoirak qui avait déjà repris la direction du Centre. Phénicia, qui avait tout entendu, avait enclenché la post-combustion sans se soucier de ce qui se trouvait devant elle. « C’est de ça dont j’avais peur … J’en suis sûre ! Il faut que je fasse vite … », songea-t-elle en sentant une larme perler sur sa joue.

Si Phénicia avait pris les devants, Alcor et Actarus n’étaient pas loin derrière. Ce dernier avait rapidement compris quel était le but de cette attaque éclair.

- Il faut qu’on fasse vite, Alcor. Si c’est ce que je crois, Vénusia est en danger.

- J’ai saisi. J’espère qu’on arrivera à temps.

- Père, est-ce que tu m’entends ? Il faut que tu envoies le maximum d’hommes disponibles pour garder la chambre de Vénusia. Je suis sûr que c’est elle, l’objectif. Je t’en prie, fais vite.

- Cochir est déjà à ses côtés. Nous avons fait tout ce qu’il était possible de faire avec les moyens dont nous disposons, mais je ne sais pas si ça suffira.

Ce ne serait malheureusement pas suffisant. Les différents techniciens que le commando avait trouvés sur sa route avaient tous été mis hors de combat par l’emploi massif de gaz soporifiques et de fumigènes en tout genre. Protégés par leurs marques, Eslan et ses hommes avaient méthodiquement poursuivi leurs investigations et fini par trouver la chambre de Vénusia. Utilisant ses dernières forces, Cochir tenta de les empêcher d’entrer en faisant feu à deux reprises sans toucher aucun soldat. Vénusia, qui gisait sur le sol, était inconsciente.

- La voilà ! cria Eslan en la désignant du doigt. Emmenez-là mais faites très attention. Le Commandant Végalina la veut vivante. Il ne doit rien lui arriver ! Si vous commettez la moindre erreur, vous savez ce qu’il vous en coûtera !

Leur tâche accomplie, tous les soldats se replièrent et quittèrent le Centre pour regagner leurs appareils respectifs. Eslan fut le dernier à regagner son engin, le chef de la première équipe ayant déposé derrière lui le corps inanimé de Vénusia avant de rejoindre sa propre navette. Tous avaient déjà pris leur envol lorsque Fossoirak apparut.

- Je ne vous laisserai pas vous en sortir aussi facilement … « Missiles Sigma !!! ».

Deux navettes explosèrent. La jeune fille se replaça dans le sillage des autres appareils et lança une nouvelle salve qui en détruisit deux autres. Il n’en restait plus que six. Eslan était en tête.

- Phénicia, arrête !

La voix de Procyon se fit entendre dans le poste de pilotage. Phénicia respirait avec difficulté et ne parvenait pas à garder son calme.

- Je ne peux pas les laisser partir !

- Vénusia a été enlevée et doit se trouver dans l’une de ces navettes. Si tu continues à tirer, tu risques de la tuer !

Phénicia ferma les yeux tout en serrant très fort ses leviers de commande. Elle ne pouvait que constater l’évidence : Procyon avait raison. Les larmes qu’elle avait versées en chemin se firent plus abondantes.

- Vous allez me le payer ! Si vous touchez à un seul de ses cheveux …

Elle ne put terminer sa phrase et éclata en sanglots. Ce qu’elle avait tant redouté s’était finalement produit et elle n’avait rien pu faire pour l’en empêcher.

Dans le poste de pilotage de la soucoupe porteuse, Actarus releva sa visière et serra le poing, se rappelant des mots que Végalina avait prononcé lors de leurs retrouvailles. Elle comptait bien se servir de qu’elle considérait comme une faiblesse contre lui … et elle venait de mettre sa menace à exécution.

- J’aurais dû me douter que tu ne laisserais pas passer cette occasion. Si tu t’avises de lui faire le moindre mal, je n’aurai aucune pitié, Végalina. Puisque tu veux vraiment faire cette guerre, alors je le ferai. JE LA FERAI !

Dans la salle des commandes, Procyon avait tout entendu. Il n’avait jamais vu Actarus réagir de cette façon. Le ton qu’il avait employé était sans équivoque. Végalina avait réussi son coup : dans la guerre psychologique qu’elle menait contre le prince d’Euphor, elle avait pris l’avantage.

Aux commandes de sa navette, constatant que ses adversaires avaient finalement renoncé à poursuivre son escadrille, Eslan poussa un soupir de soulagement et sourit. Lui et ses hommes avaient rempli leur mission.

- J’appelle le Commandant Végalina, appel prioritaire !

- J’attendais votre appel, commandant Eslan. Faites-moi votre rapport.

- Nous avons réussi, Commandant. La mission est un succès complet.

- Excellent travail. Dispersez les membres de votre équipe pour brouiller les pistes et rejoignez le point de ralliement le plus vite possible sans vous faire repérer.

- Bien reçu, Commandant. Fin de transmission.

La communication s’interrompit. Végalina et Erea échangèrent un regard satisfait. Leur plan avait réussi.

- Nous avons maintenant l’avantage, Végalina. Si le prince d’Euphor veut revoir celle qu’il aime, il ne pourra plus agir comme bon lui semble.

Végalina acquiesça.

- Désormais c’est moi qui fixe les règles, Actarus. Je vais personnellement m’occuper de Vénusia … et tu n’as aucune idée du traitement que je compte lui réserver  …



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 14:00

What a Face affraid Et hop c'est plié ! Ils ont fait ça dans les règles de l'art en s'attaquant au Centre (dans le DA, les attaques contre le Centre sont souvent un échec car les forces de Véga se dispersent et veulent réduire Goldorak à néant, sans se concentrer sur les points faibles du Centre. Tu exploites bien cette faille Wink ). Phénicia avait bien raison de s'inquiéter pale Végalina a la main et dispose d'un bel instrument de chantage (et qui sait ce qui se passer si elle découvre la grossesse de Vénusia...)

Sinon dans un registre plus léger, j’imagine bien Rigel et Alcor se déchaînant contre les structures pour éprouver la solidité du blindage Laughing Rigel et sa mitrailleuse d'un autre âge Laughing

Merci Kimi !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeDim 12 Nov 2017 - 22:34

Il n'y a pas à dire, l'attaque du commando ruine a rondement été menée, malheureusement pour Vénusia.  Sad


Citation :
- J’aurais dû me douter que tu ne laisserais pas passer cette occasion. Si tu t’avises de lui faire le moindre mal, je n’aurai aucune pitié, Végalina. Puisque tu veux vraiment faire cette guerre, alors je le ferai. JE LA FERAI !

Dans la salle des commandes, Procyon avait tout entendu. Il n’avait jamais vu Actarus réagir de cette façon. Le ton qu’il avait employé était sans équivoque. Végalina avait réussi son coup : dans la guerre psychologique qu’elle menait contre le prince d’Euphor, elle avait pris l’avantage.

C'est clair qu'elle a réussi. J'imagine la colère d'Actarus, je crois que là même son père va avoir du mal à le raisonner.

Quant à la pauvre Phénicia, j'espère qu'elle ne va pas trop s'en vouloir.  Sad

Merci beaucoup Kimi_san, même si je n'aime pas vraiment la façon dont se termine ce chapitre.  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad
J'espère que les Aigles vont réussir à garder suffisamment la tête froide pour ne pas tous tomber dans les filets de Végalina et ramener Vénusia en bonne santé.  Sad


Dernière édition par hikaru le Lun 13 Nov 2017 - 7:31, édité 1 fois
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Actasia

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeLun 13 Nov 2017 - 1:59

Deux petit com' en vitesse sur le chapitre précédent  Wink

kimi_san a écrit:
Le plan détaille niveau par niveau de la base polaire

Tout simplement épatant !  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2340738771  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2340738771  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2340738771  (désolée je n'ai pas réussi à insérer l'image)

venusia45 a écrit:

kimi_san a écrit:

venusia45 a écrit:

Par rapport à ce que disait Actasia sur la communication, je me permets de rajouter une petite chose. Je trouve que ces passages de dialogue sont non seulement intéressants en ce qui concerne le temps de "pause", pour que les personnages accèdent les uns les autres à leurs pensés respectives, mais il me semble aussi que sur le plan dramatique ils sont importants car ils contrastent avec les passages dialogués que l'on trouve chez les sbires de Vega.


=> Ca n'est jamais simple de trouver le bon équilibre entre "action" et "réflexion" ... et ce sont deux aspects que je tiens vraiment à mettre en évidence dans le récit.

venusia45 a écrit:

Communication, sentiments, échange et entraide d'un côté, ordres et communication hyper hiérarchisée de l'autre. C'est plus qu'une pause narrative. Ça dit des choses sur le mode de structuration et de fonctionnement des deux "parties", et peut-être aussi sur ce qui va sauver les uns et enfoncer les autres à terme...Voilà, c’était ma petite analyse du matin  Very Happy


=> Une belle analyse "en profondeur" en tout cas. On peut bien voir la distinction entre la façon de faire des deux camps ... Merci Venusia45 !

Merci Kimi, déformation professionnelle pourrait-on dire  bounce  bounce  bounce  C'est parce que la matière de ton texte s'y prête fort bien  Wink

Ton analyse est très juste Vénusia... Ta "déformation professionelle" a du bon !  Wink  Very Happy


Et maintenant the dreadful episode 19, le terrible épisode 19 :

Silence consterné... Tout est dit... Végalina s'est montrée la plus forte jusqu'ici !!! pale

Même si le titre de l'épisode ne laisse aucun doute sur ce qui va se passer, des frissons courrent sous la peau tout au long de la lecture et on sent monter une rage impuissante devant l'inéluctable.

Excellent chapitre... Merci Kimi ! (S'il-te-plait donne-nous vite des nouvelles de Vénusia)
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Kass01

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeLun 13 Nov 2017 - 7:45

Coucou

J'ai lu les 3 épisodes et je ne peux que dire Chapeau, c'est interessant, facile à lire et le dernier épisode avec l'enlèvement de Vénusia m'a fait frissoner.

Vivement la suite pour savoir comment va s'en sortir Vénusia et que va faire Actarus face à cette menace sans précédant.

Merci Kimi_san
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeLun 13 Nov 2017 - 19:47

venusia45 a écrit:
What a Face affraid Et hop c'est plié !

=> Plié et bien plié. C'est passé "comme une lettre à la poste".

venusia45 a écrit:
Ils ont fait ça dans les règles de l'art en s'attaquant au Centre (dans le DA, les attaques contre le Centre sont souvent un échec car les forces de Véga se dispersent et veulent réduire Goldorak à néant, sans se concentrer sur les points faibles du Centre. Tu exploites bien cette faille Wink ).

hikaru a écrit:
Il n'y a pas à dire, l'attaque du commando ruine a rondement été menée, malheureusement pour Vénusia.  Sad

Actasia a écrit:
Silence consterné... Tout est dit... Végalina s'est montrée la plus forte jusqu'ici !!! pale

=> Et c'est qu'on voit la différence entre les forces de Véga de la série et la Division Ruine commandée par Végalina ! Elle ne laisse rien au hasard ...

venusia45 a écrit:
Phénicia avait bien raison de s'inquiéter pale

hikaru a écrit:
Quant à la pauvre Phénicia, j'espère qu'elle ne va pas trop s'en vouloir.  Sad

=> Le fait qu'elle ait employé le mot "peur" (un mot qu'elle a en horreur) était révélateur. Va-t-elle réussir à surmonter ça ? La réponse très bientôt ...

venusia45 a écrit:
Végalina a la main et dispose d'un bel instrument de chantage (et qui sait ce qui se passer si elle découvre la grossesse de Vénusia...)

=> Végalina ne pouvait trouver mieux comme moyen de pression. Elle sait à quel point Vénusia compte pour Actarus. Quant à savoir si elle va découvrir sa grossesse ... mystère !

venusia45 a écrit:
Sinon dans un registre plus léger, j’imagine bien Rigel et Alcor se déchaînant contre les structures pour éprouver la solidité du blindage Laughing Rigel et sa mitrailleuse d'un autre âge Laughing

=> Il fallait bien glisser quelques notes d'humour dans un chapitre plutôt sombre ...  Surprised

hikaru a écrit:
C'est clair qu'elle a réussi. J'imagine la colère d'Actarus, je crois que là même son père va avoir du mal à le raisonner.

=> Il est clair que ça ne va pas être facile à gérer ... surtout pour Actarus.

hikaru a écrit:
Merci beaucoup Kimi_san, même si je n'aime pas vraiment la façon dont se termine ce chapitre.  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  

=> C'est normal ... personne n'aime voir ses héros se retrouver en (grande) difficulté ...

hikaru a écrit:
J'espère que les Aigles vont réussir à garder suffisamment la tête froide pour ne pas tous tomber dans les filets de Végalina et ramener Vénusia en bonne santé.  Sad

=> Ce ne sera pas facile ... mais ils feront l'impossible pour y parvenir !

Actasia a écrit:
Tout simplement épatant !  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2340738771  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2340738771  FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 2340738771  (désolée je n'ai pas réussi à insérer l'image)

=> Comme je l'ai mentionné plus tôt, pour moi c'était indispensable de faire un plan détaillé de la base. J'ai commencé à plancher également sur le plan des niveaux souterrains du Camp de la Lune noire, mais aussi de ses différentes annexes. Sans entrer dans les détails, la base véghienne comporte quatre annexes (aux quatre points cardinaux) qui n'ont pas été détruites lorsque le Grand Stratéguerre a fait sauter la base en signe de non-retour ...

Actasia a écrit:
Même si le titre de l'épisode ne laisse aucun doute sur ce qui va se passer, des frissons courrent sous la peau tout au long de la lecture et on sent monter une rage impuissante devant l'inéluctable.

=> C'était le but ... je suis content d'y être parvenu !

Kass01 a écrit:
J'ai lu les 3 épisodes et je ne peux que dire Chapeau, c'est intéressant, facile à lire et le dernier épisode avec l'enlèvement de Vénusia m'a fait frissonner.


=> Wow. Tant que ça ?

venusia45 a écrit:
Merci Kimi !

Kass01 a écrit:
Merci Kimi_san

=> You're welcome !

Actasia a écrit:
Excellent chapitre... Merci Kimi ! (S'il-te-plait donne-nous vite des nouvelles de Vénusia)

Kass01 a écrit:
Vivement la suite pour savoir comment va s'en sortir Vénusia et que va faire Actarus face à cette menace sans précédant.


=> La suite arrivera dès que possible ! pale

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 9 Icon_minitimeMar 14 Nov 2017 - 11:17

kimi_san a écrit:
=> La suite arrivera dès que possible !  pale

Pas d'inquiétude Kimi_san, tout vient à point à qui sait attendre, nous saurons être patients... Wink
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