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 FanFiction : une parmi tant d'autres ...

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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeDim 15 Oct 2017 - 19:38

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La nuit était tombée sur le Centre de recherches spatiales mais la pluie n’avait pas cessé. A l’abri derrière les vitres blindées, Actarus était songeur. On pouvait lire la tristesse dans son regard, même s’il essayait de dissimuler son inquiétude quant à l’état de santé de Vénusia. Cela faisait déjà plus de trois heures qu’ils s’étaient posés avec Goldorak et elle n’avait toujours pas repris connaissance. Ces trois heures qui lui semblaient déjà une éternité. Il n’avait pas eu le courage de se rendre à l’infirmerie. Il voulait laisser les gens compétents faire leur travail et ne pas les gêner. Et il voulait qu’elle se repose. Il aurait aimé la retrouver dans d’autres circonstances, radieuse comme lors de leur dernière rencontre avant cet ultime «  au revoir » qui leur avait été si pénible à tous les deux.

Perdu dans ses pensées, il ne s’aperçut même pas que le professeur Procyon avait ouvert la porte et pénétré, à son tour, dans ce petit bureau sans lumière qui jouxtait la salle des commandes. Le scientifique restait muet, comme pour ne pas entraver les pensées de son fils adoptif. Au bout de quelques minutes, celui-ci finit néanmoins par se retourner et regarda son père fixement.

- Des nouvelles de Vénusia, père ?

- Son état est stable. Il n’y a aucune lésion apparente et sa blessure à la tête n’est que superficielle. Elle ne devrait par conséquent garder aucune séquelle. Nous n’attendons plus que son réveil, à présent.

- Voilà qui est rassurant. Lorsque je l’ai retrouvée dans la montagne, j’ai eu l’impression de l’avoir perdue pour toujours. Heureusement, ce n’était pas le cas.

- Je pense que tu devrais te rendre à son chevet. Elle est peut-être encore inconsciente, mais je suis sûr qu’elle sentira ta présence. Si cela peut te rassurer, sache qu’elle n’est pas seule. Phénicia est avec elle depuis votre arrivée. Elle n’a pas quitté l’infirmerie et doit toujours s’y trouver en ce moment.

- Je vais y aller. Mais avant, peux-tu me dire où sont tous les autres ?

- Argoli et Cochir ont repris leur poste et seront relevés demain matin. Rigel et Mizar sont eux aussi restés au chevet de Vénusia pendant un long moment avant de repartir pour le ranch malgré la pluie. Comme tu peux t’en douter, tous deux sont extrêmement inquiets et il est clair que Rigel a beaucoup de mal à accepter la situation présente. Je lui ai promis de l’appeler si les choses venaient à évoluer. Alcor est parti se reposer dans sa chambre. Il m’a confié tout à l’heure qu’il avait envie d’être seul pour repenser à ce qui est arrivé aujourd’hui. Quant à Tetsuya, il est en bas, dans l’atelier.

- Cela ne me surprend pas. Great Mazinger a été sérieusement endommagé pendant la bataille. Je sais qu’il a entièrement été conçu sur Terre, mais je suis surpris qu’il se soit aussi bien comporté face aux deux engins de la Division Ruine que nous avons détruit.

- Tu ne dois pas t’en étonner. Les talents de pilote de Tetsuya et sa science du combat ont largement contribué à votre victoire. Alcor, qui a plusieurs fois combattu à ses côtés par le passé, peut en témoigner. Malgré leurs divergences, ils ont lutté ensemble pour repousser et finalement vaincre un ennemi venu tout droit des profondeurs de notre planète. C’était avant que …

- … avant qu’Euphor ne soit détruite et que je ne m’échoue sur la Terre, dit-il tristement.

Procyon baissa alors les yeux.

- Excuse-moi d’avoir évoqué indirectement ces mauvais souvenirs, Actarus. Je ne voulais pas …

- Ce n’est rien, père. Même si je sais que cette blessure ne se refermera jamais tout à fait, j’ai appris à m’en accommoder grâce à toi, grâce à vous tous. Malheureusement, je crois que cette guerre entre Véga et nos deux mondes ne s’arrêtera jamais …

- Je suppose que tu fais référence à ce qui s’est passé aujourd’hui ? A cette attaque dont nous avons fait l’objet ?

- Oui.

- Nous ne nous attendions pas à revivre pareille chose. Face à cela, sachant que nous n’avions aucun moyen de te contacter, nous avons essayé de nous opposer à ces monstres comme nous le pouvions. Alcor et Vénusia ont fait de leur mieux pour résister et l’arrivée de Tetsuya nous a permis de tenir nos adversaires en échec jusqu’à ton retour …

- Nous étions déjà en route lorsque l’attaque a débuté. Lorsque nous étions encore sur Euphor, j’ai pris connaissance de certaines informations laissant supposer qu’un nouveau conflit était susceptible d’éclater. Je ne voulais pas l’envisager mais les évènements qui ont suivi nous malheureusement donné raison.

- Nous avons tous vu l’emblème de la Division Ruine gravé sur les boucliers des deux antéraks. Je pensais pourtant que cette armée avait cessé d’exister et qu’elle s’était éteinte en même temps que le Grand Stratéguerre. Sais-tu exactement à quoi nous avons affaire ?

Actarus acquiesça.

- J’en sais suffisamment maintenant pour savoir qui se cache derrière tout ça. Je dois avouer que c’est bien la dernière des choses auxquelles je m’attendais. Celle contre qui nous devrons désormais nous battre est un fantôme de mon passé. Végalina.

- Végalina ? Qui est-ce ? demanda-t-il, intrigué. Y aurait-il un lien quelconque entre elle et le  Grand Stratéguerre ?

- Oui père. C’est sa fille.

- Sa fille ? C’est impossible, Actarus. Je pensais que ce monstre n’avait qu’une seule fille, Végalia. Et c’est en partie grâce à elle que nous …

Voyant la tristesse dans les yeux de son fils adoptif, le scientifique s’interrompit et détourna la tête pour masquer sa gêne. En évoquant le souvenir de Végalia, il avait peur d’être allé trop loin.

- Je te demande de m’excuser, Actarus. Je n’aurais pas dû …

- Tu n’as rien à te reprocher. Tu ne pouvais pas savoir.

Actarus posa les deux mains sur le rebord de la fenêtre. A l’extérieur, la pluie redoublait d’intensité.

- Véga avait une autre fille. Elle est née quelques temps après Végalia et elle est toujours restée dans l’ombre. Ce n’était pas la « fille préférée », loin de là. Elle a toujours espéré recevoir un signe de reconnaissance de la part de son père mais rien n’est jamais venu, ce qu’elle a ressenti comme une injustice. Elle a décidé de prendre les armes pour me faire payer à la fois sa mort et celle de Végalia. Je l’ai vu dans ses yeux : elle ne reculera devant rien pour arriver à ses fins …

Il regarda son père droit dans les yeux. Celui-ci ne l’avait pour ainsi dire jamais vu ainsi.

- C’est une nouvelle guerre qui s’annonce. Et j’ai bien peur qu’elle ne soit encore plus dure que la précédente.

- Je le pense aussi. Si tout ce que tu viens de me confier est vrai, je crois que nos véritables problèmes ne font que commencer.

Actarus approuva.

- Je t’en prie, père. S’il venait à m’arriver quelque chose, promets-moi de veiller sur Vénusia, Phénicia, Alcor et sur tous les autres.

- Tu n’as nul besoin de me le demander, mon fils. Je t’en fais la promesse, dit-il en prenant ses mains dans les siennes. J’espère simplement qu’il ne t’arrivera rien.

- Merci pour tout. Merci d’être encore là pour moi.

Procyon hocha la tête et conclut.

- Je vais prendre le temps nécessaire pour réfléchir à tout cela. En attendant, je pense que tu devrais te rendre au chevet de Vénusia. Comme je te l’ai dit tout à l’heure, ta présence lui sera très profitable. J’en suis persuadé.

- Oui, tu as raison.

La salle de soins dans laquelle Vénusia avait été transportée était faiblement éclairée par une petite lampe posée sur l’une des deux tables de chevet. Les néons fixés au plafond étaient éteints, leur lumière ayant été jugée trop violente. Les rideaux étaient tirés. Assise sur un siège de couleur rouge, Phénicia, toujours vêtue de sa tenue de pilote, ne parvenait pas à détacher son regard du visage de celle qu’elle considérait comme une sœur.

Elle tenait sa main droite dans la sienne, espérant lui insuffler ainsi un peu de sa force, de son courage, de son envie de vivre. Elle repensait en même temps aux visions qu’elle avait eues voici quelques mois, à ce qui l’unissait à son frère. Elle baissa les yeux et laissa échapper une larme avant de s’adresser à elle à voix basse.

- Vénusia, je ne sais pas si tu m’entends là où tu es. Mais si tu m’écoutes, reviens parmi nous. Dis-moi que nous n’avons pas fait ce long voyage pour te voir mourir. Même si je ne vous l’ai jamais dit, vous aviez tous les deux compris, toi et Alcor, que c’était mon devoir de repartir avec Actarus pour l’aider à rebâtir notre planète. Je pensais aussi que ça me permettrait de renouer avec mon passé et mes origines. Si vous saviez à quel point vous m’avez manqué pendant tout ce temps … Vous êtes ma seule famille, maintenant. Et je ne veux pas vous perdre. Ni toi, ni Alcor …

Elle lui serra la main encore plus fort. Le silence était pesant. Ce n’est qu’en sentant les mains de son frère se poser sur ses épaules qu’elle réalisa sa présence. Elle se frotta les yeux et essuya maladroitement ses larmes. Elle essayait de se montrer digne.

- J’essaie de lui parler pour qu’elle revienne. J’espère qu’elle m’entend. Je voudrais tant qu’elle se réveille …

- Je le sais, Phénicia. Je ne demande pas mieux. Nous avons perdu tant d’êtres chers par le passé. Je ne tiens pas à revivre une pareille expérience. Surtout pas maintenant.

La jeune fille opina et se releva. Elle regarda son frère avec tristesse et se blottit dans ses bras, pleurant cette fois à chaudes larmes.

- Et si elle ne revenait pas … ?

- Je ne veux même pas l’envisager. Je me suis efforcé durant toutes ces années de guerre de la préserver, de la protéger contre nos ennemis. Je ne voulais pas qu’elle se joigne à nous et qu’elle combatte à nos côtés. C’était ma guerre, pas la sienne.

Il poursuivit.

- L’idée de la voir mourir en se battant contre nos ennemis m’était insupportable. Tu sais aussi que je n’ai jamais osé lui avouer ce que je ressentais vraiment pour elle. Ce n’est qu’à quelques heures de notre départ pour Euphor que nous avons trouvé tous les deux le courage de tout nous dire …

Ils restèrent immobiles, silencieux, priant pour qu’elle revienne de nouveau à la vie.

L’ambiance était toute autre quelques étages plus bas dans l’atelier puisqu’une dizaine de techniciens s’affairaient autour de Great Mazinger. Comme l’avait précédemment souligné Procyon, le robot avait été sérieusement endommagé mais son arsenal avait grandement aidé les Aigles à vaincre les deux antéraks envoyés par la Division Ruine.

Tetsuya observait ce spectacle avec intérêt. Peut-être seraient-ils en mesure de le réparer ou, mieux encore, d’améliorer les capacités de sa machine ? S’il avait été construit en utilisant le plus résistant des alliages conçus sur Terre, le nouveau super-alliage Z, il était loin d’être aussi résistant que Goldorak et, à un degré moindre, des autres appareils appartenant à la Patrouille des Aigles.

Le jeune homme fut rejoint quelques minutes plus tard par Procyon et Alcor qui avait finalement quitté sa chambre. Tous trois regardèrent le ballet des techniciens autour du robot géant.

- Si tout va bien, tout devrait être remis en état d’ici deux jours. Il sera comme neuf, ou presque, annonça Alcor.

Tetsuya acquiesça.

- Je l’espère. En tout cas, je suis heureux de vous avoir aidé à vaincre ces engins. J’ai souvent eu l’occasion de combattre avec Great Mazinger les monstres-guerriers de l’Empire de Mykène, mais je n’avais encore jamais affronté de telles machines.

- Parce qu’elles sont d’origine extraterrestre, répondit Procyon. Elles sont si perfectionnés qu’aucun appareil de conception terrienne ne peut théoriquement leur résister. Quand elles sont apparues pour la première fois, il y a bien longtemps, nous n’étions même pas sûrs que Goldorak puisse se battre contre elles à armes égales. Elles furent, et de loin, les pires machines que nous ayons eu à combattre et la victoire ne leur a souvent échappé que de très peu. Je suis heureux de constater que ton robot se soit montré aussi résistant et aussi performant contre elles.

- Tu es sur le pied de guerre depuis plus de 24 heures, Tetsuya. Tu devrais peut-être prendre un peu de repos. Je pense que tu en as besoin.

- Je pense qu’Alcor a raison, Tetsuya. Nous avons d’ailleurs fait préparer une chambre à ton intention, ajouta le scientifique.

- Vous avez raison, professeur. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, j’aimerais avant toute chose contacter le professeur Yumi et mon amie Jun qui se trouvent à la Forteresse des Sciences. Au moins pour leur dire que tout va bien et que je rentrerai bientôt. J’irai me reposer ensuite.

- C’est d’accord. L’un de nos techniciens va te conduire jusqu’à la salle des commandes.

Le jeune homme approuva de la tête et quitta l’atelier en prenant soin de refermer la porte derrière lui. Procyon et Alcor considérèrent le robot avec attention.

- Nous pourrions peut-être essayer de l’améliorer ? Si on lui applique les mêmes solutions techniques que celles que vous avez utilisé pour mettre au point nos appareils, ça permettrait d’améliorer ses performances, non ? Qu’est-ce que vous en dites, professeur ?

- L’idée est intéressante. Cependant, nous devons tout d’abord consulter les plans d’origine de Great Mazinger et les étudier avec la plus grande attention. Ce travail d’analyse peut prendre du temps mais il n’en demeure pas moins indispensable. Pour une machine aussi complexe que celle-ci, nous devons adopter une approche similaire à celle que nous avons utilisée avec Goldorak.

- Je ne voyais pas les choses autrement, professeur.

- En attendant, je pense que nous devrions mettre à profit le peu de temps qui nous reste pour essayer de dormir, ne serait-ce que quelques heures. La journée de demain sera chargée. Si la Division Ruine venait à se manifester de nouveau, nous devons nous tenir prêts.

Alcor hocha la tête. Les deux hommes s’éclipsèrent peu de temps après pour regagner leurs chambres respectives.

Le jour se leva quelques heures plus tard. Si le ciel était toujours aussi sombre, la pluie avait finalement cessé.

Actarus se trouvait toujours dans la salle de soins. Il n’avait pas dormi et était resté debout toute la nuit. Il repensait encore aux instants qu’il avait partagés avec Vénusia peu de temps avant qu’il ne quitte la Terre pour regagner sa planète natale. Il avait toujours refusé de laisser parler son cœur, de peur de lui faire subir le même sort que ceux, tragiques, d’Aphélie ou de Végalia. Les sentiments de la jeune femme à son égard avaient pourtant fini par avoir raison de sa ténacité. Il n’oublierait jamais ce qu’ils avaient vécu, durant ces quelques heures, loin de tout.

Contrairement à son frère, Phénicia avait fini par s’endormir sur le rebord du lit. Le sommeil avait été plus fort que sa volonté. La fatigue occasionnée par le voyage de retour et le combat de la veille y étaient sans doute pour beaucoup. Elle n’en finit pas moins par rouvrir les yeux quelques instants plus tard. Son premier regard fut pour Vénusia.

Celle-ci ouvrit les yeux à son tour. Elle était restée inconsciente pendant plus de douze heures et peinait à reprendre ses esprits. Si elle n’avait vu personne, elle avait l’étrange sentiment de ne pas être seule dans la pièce.

- Où … où est-ce que je suis ? demanda-t-elle d’une voix hésitante.

Entendant ces mots, Actarus se retourna aussitôt et Phénicia se releva d’un bond. Ils s’approchèrent et lui firent un large sourire. Un sentiment de soulagement les envahit tous deux. La jeune fille sentit des larmes perler sur ses joues rougies.

- Si tu savais à quel point tu nous as fait peur, petite sœur … J’ai bien cru que tu ne te réveillerais jamais …

- Je crois que Phénicia a bien résumé les choses. Nous étions tous très inquiets à ton sujet.

Vénusia ne put masquer sa surprise. Elle était persuadée qu’ils se trouvaient toujours sur Euphor. Elle ne s’attendait pas à les retrouver ici, dans l’une des salles de soins du Centre et sur un lit qui plus est.

- A … Actarus ? Phénicia ?

- On dirait que tu as vu des fantômes ! commenta-t-elle.

- Ça n’est pas possible … Je dois rêver.

- Pourtant, on est bien là, devant toi ! fit-elle avec malice.

- Nous sommes là et resterons à tes côtes quoi qu’il arrive, ajouta Actarus d’un ton qui se voulait rassurant.

Vénusia se passa la main sur le front, effleurant la blessure qu’elle s’était faite la veille. Sa nuque lui faisait encore mal et elle ressentit, au moment où elle tenta de se redresser, une légère douleur au ventre. Elle ne se rappelait plus son accident mais semblait maintenant complètement réveillée. Actarus se tourna alors vers sa jeune sœur.

- Phénicia, je pense que tu devrais annoncer la bonne nouvelle à tous nos amis et à Rigel en particulier. Il était mort d’inquiétude hier soir et cela devrait le rassurer. Je resterai auprès d’elle le temps que tu reviennes.

- Compris, j’y vais tout de suite ! Je suis sûre qu’ils seront tous ravis de l’apprendre !

La jeune fille adressa un clin d’œil à Vénusia et quitta la salle de soins à toutes jambes pour prévenir tous ceux qu’elle croiserait sur son chemin. Actarus s’assit sur le lit et lui prit doucement la main. Un frisson parcourut alors la jeune femme. Cela faisait si longtemps qu’elle attendait ce moment.

- Actarus …

- Je suis si heureux que tu sois en vie. Je n’aurais pas supporté qu’il t’arrive quoi que ce soit, dit-il.

- Je ne pensais pas te voir ici. Je ne sais pas quoi dire. C’est un magnifique cadeau. Tu es revenu … Tu es enfin revenu …

Elle tenta de se redresser de nouveau mais n’y parvint pas à tout à fait. Son regard se noyait à présent dans celui du prince. Pour elle, rien d’autre ne comptait. C’était comme s’ils étaient seuls au monde. Rien ne pourrait briser cet instant qui leur était si précieux à tous les deux. Ils se rapprochèrent lentement et finirent par s’embrasser.

- Tu m’as tellement manqué … dit-elle sans chercher à retenir ses larmes.

- Tu m’as manqué toi aussi. Mais je t’en prie, essaie de te reposer. Tu as repris conscience et j’en suis très heureux. Cependant, le choc que tu as subi a été très rude et tu es encore loin d’avoir complètement récupéré. Sois sans inquiétudes, je ne serai jamais bien loin de toi.

La jeune femme sourit et l’embrassa de nouveau. Ils étaient cependant loin de se douter qu’Alcor, Phénicia, Procyon, Mizar et Rigel avaient tous assisté à la scène. Vénusia sentit ses joues rougir. Tous se mirent à rire … à l’exception de Rigel qui, fidèle à lui-même, pénétra dans la pièce, le regard sombre et une corde à la main.

- Alors Actarus, on a envie de se faire pendre ce matin ? dit-il de sa voix nasillarde tout en essayant vainement de garder son sérieux. Je te l’ai déjà dit et je te le répèterai autant de fois qu’il le faudra ! Je t’interdis de faire la cour à ma fille ! Elle ne sait plus ce qu’elle dit ou ce qu’elle fait ! Embrasser le premier venu, c’est vraiment n’importe quoi ! Qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour mér …

Il ne put terminer sa phrase et finit lui aussi par céder à la bonne humeur ambiante. Il était lui aussi soulagé de savoir sa fille en vie que de retrouver Actarus et Phénicia.

- Ce que c’est bon de vous revoir tous les deux, vous nous avez manqué ! ! !

- C’est la même chose pour nous, fit Phénicia en lui adressant un regard pétillant.

C’est néanmoins à Mizar que revint le mot de la fin.

- Et ben j’pensais pas que ça arriverait aussi vite … mais notre petite famille est de nouveau réunie ! C’est bien ça le plus important !

Tandis qu’ils se congratulaient, Procyon se mit progressivement en retrait. Ils étaient de nouveau tous ensemble, c’est vrai. Mais le plus dur restait à venir. Une guerre se terminait à peine et une autre se profilait à l’horizon. Comme le lui avait dit Actarus, ce serait personnel cette fois.

Et d’Actarus ou de Végalina, il savait déjà qu’à la fin, il ne resterait qu’un seul survivant.



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Dernière édition par kimi_san le Ven 12 Jan 2018 - 16:35, édité 1 fois
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Gurendaizä

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeDim 15 Oct 2017 - 21:22

Magnifique ! merci Kimi ! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 1752787198

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hikaru

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeDim 15 Oct 2017 - 22:08

Contente de savoir que Vénusia va mieux Very Happy
Quant à la scène des retrouvailles et au baiser. I love you cheers

Merci Kimi_san.
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Kass01

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeLun 16 Oct 2017 - 7:27

Magnifique

Merci beaucoup
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kimi_san

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMar 17 Oct 2017 - 22:26

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Le ciel était toujours désespérément gris au-dessus de la région du Centre de recherches spatiales. L’atmosphère qui y régnait était pour le moins étrange, faite à la fois de sérénité, de soulagement et d’inquiétude. Sérénité car Actarus et Phénicia étaient revenus sur Terre et leur intervention avait permis de repousser l’attaque menée par la Division Ruine. Nul doute qu’ils auraient préféré retrouver leur deuxième famille dans d’autres circonstances que celles-ci, mais ils étaient là, maintenant. Soulagement car Vénusia avait finalement repris conscience et ainsi échappé au pire. Elle ne pourrait pas tenir sa place s’ils étaient amenés à se battre une nouvelle fois, mais elle était en vie et cela suffisait au bonheur de tous. Inquiétude enfin car les forces de Véga étaient revenues avec la volonté évidente de prendre leur revanche.

Un nouveau conflit commençait. C’était une certitude. Et Actarus savait que son adversaire désigné n’avait pas grand-chose à voir avec ceux qu’il avait déjà combattus par le passé, seul ou avec ses équipiers. Il avait maintes fois affronté des hommes (et quelques femmes) qui n’avaient d’autre but que de l’anéantir et dont certains, comme Eurydie ou Eudix, n’étaient devenus ses ennemis que par un tour cruel du destin. D’autres, pris dans la spirale insensée d’une guerre qui semblait ne pas avoir de fin étaient devenus, sans même s’en rendre compte, des pantins dont l’avenir et les choix étaient entre les mains d’individus sans scrupules et obnubilés par leur volonté aveugle de l’éliminer, lui et ses amis, puis de conquérir la planète bleue.

Ce serait autre chose.

Cet ennemi si redoutable avait les traits d’une jeune femme qu’il connaissait bien … ou qu’il pensait connaître. La jeune fille timide au regard triste dont il avait fait la connaissance sur Euphor quelques années plus tôt avait laissé la place à une jeune femme froide et déterminée qui s’était juré de lui faire payer la déchéance de son peuple. Elle ferait, de sa vie et de celle de ses proches, un véritable enfer et il le savait. Il l’avait vu dans ses yeux noirs et entendu dans chacune de ses paroles. « Ce sera entre toi et moi … » avait-elle dit.

Ce serait difficile. Très difficile.

Il aurait très bien pu se dire que ce n’était qu’un chef de guerre comme les autres et qu’il pourrait, avec le support des Aigles, la vaincre pour l’envoyer, elle et ses troupes, dans les abîmes de l’enfer mais il ne le fit pas. Le fait qu’il s’agisse d’une femme n’était certainement pas étranger à cela. De tout temps, ses relations avec les femmes avaient été des plus compliquées et celles qu’il avait dû affronter au fil des ans ne lui avaient pas rendu la tâche facile, bien au contraire.

Eurydie fut la première. Elle avait reçu ordre de l’éliminer mais n’avait accepté sa mission que pour préserver Ruby, sa planète natale, rebaptisée Concordia par les forces de Véga suite à la signature d’un « pacte de non-agression » avec Stykadès. Leur affrontement avait tourné court et les sentiments qu’elle avait fini par éprouver à son égard avaient eu raison de sa détermination. Elle s’en était retournée vers son destin, avouant à ses chefs son échec. Elle l’avait payé de sa vie et avait rendu son dernier soupir dans ses bras, sur une plage déserte, en lui faisant promettre de veiller sur les siens. Sa mort l’avait marqué. Il ne savait pas encore, à ce moment-là, que le pire était à venir.

En effet, c’est avec stupeur qu’il se retrouva, quelques semaines plus tard, face à Aphélie qu’il pensait pourtant ne jamais revoir. Ils se connaissaient bien, très bien même. Parce qu’ils avaient été élevés ensemble sur Euphor, parce qu’ils étaient épris l’un de l’autre. Ces retrouvailles aussi soudaines qu’inattendues virèrent au cauchemar. Ce passé heureux et lointain fut en effet balayé par les terrifiantes révélations qu’elle lui avait faites. En état de choc, il en avait momentanément perdu la raison. Le fait qu’elle ait décidé, une fois libérée de l’emprise des hommes de Véga, de se sacrifier pour racheter sa faute et lui permettre ainsi de continuer à protéger la Terre l’avait profondément affecté. Elle était pratiquement morte sous ses yeux sans qu’il puisse lui venir en aide et, même s’il s’en défendait, il ne s’en était jamais vraiment remis.

Le duel qu’il livra contre Astrida, ce monstre froid et sans cœur qui avait pris l’apparence de sa mère, fut tout aussi dévastateur. Handicapé par sa blessure et incapable de se défendre, il avait fallu l’intervention d’Alcor pour lui permettre d’échapper à la mort.

Dernière envoyée des forces de Véga, la pacifique Alizée connut elle aussi un sort tragique en tout point similaire à celui d’Eurydie. Sa détermination à tuer le prince fut balayée par la gentillesse dont firent preuve les Aigles à son égard. Phénicia en particulier sut trouver les mots justes pour la convaincre de renoncer à ce sinistre projet et son sacrifice les avait tous durablement marqués.

Végalina se dressait maintenant sur sa route. Comment la vaincre ? Réussirait-il à lui faire entendre raison malgré tout ? C’est en cherchant les réponses à ces questions qu’il se rendit, presque machinalement, vers le hangar de Goldorak. Après avoir refermé la porte, il le fixa avec intérêt. Il le connaissait par cœur, jusque dans ses moindres détails. Même après plusieurs années de lutte, il lui arrivait encore de s’étonner de ses réactions devant cet engin qui inspirait une puissance destructrice mais qui était devenu, entre ses mains, un instrument de paix.

Tetsuya se joignit à lui quelques minutes plus tard. C’était la première fois qu’il pouvait observer Goldorak de près, même s’il avait déjà combattu à ses côtés par le passé. Lui aussi était impressionné par la sensation de puissance qui s’en dégageait.

- Il est réellement impressionnant. Sa puissance de feu est étonnante. Avec une telle machine, je ne suis pas surpris que tu aies réussi à repousser ceux que nous avons combattus hier.

- Ça n’a pas été facile, tu peux me croire. Cette guerre meurtrière contre les forces de Véga a été longue et pénible. Sans le soutien d’Alcor, de Vénusia et de ma sœur Phénicia, l’issue en aurait peut-être été bien différente.

- Lorsque tu parles de Vénusia, il s’agit bien de la jeune femme qui a été blessée pendant l’attaquer d’hier ? Comment va-t-elle ?

- Mieux. Elle a repris connaissance mais il faut qu’elle prenne le temps de récupérer. Je ne pense pas qu’elle re-pilotera dans l’immédiat. En tout cas, je n’y tiens pas.

Il s’interrompit. Cela n’échappa à celui qui était non seulement un allié sur lequel il pourrait compter, mais aussi un ami en qui il pouvait avoir confiance.

- Je comprends ce que tu ressens. Il me suffit de t’entendre parler d’elle pour savoir à quel point elle compte pour toi. Peut-être plus que tu ne voudrais l’admettre.

Nouveau silence.

- Tu as une amie également, Tetsuya ? Quelqu’un qui compte beaucoup pour toi ?

- Oui, c’est la même chose pour moi … répondit-il en baissant la tête.

Sa voix avait changé. Lui, d’habitude si sûr de lui et de ses choix, lui qui avait des idées très arrêtées sur n’importe quel sujet, lui qu’on qualifiait parfois de prétentieux, d’arrogant, d’égoïste et qui se fichait complètement de ce qu’on pouvait penser de lui semblait, à cet instant, ouvrir son cœur pour la première fois.

- Je ne lui ai jamais rien dit parce que je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. Je pensais que je n’en serais pas capable. Tu sais, ça n’est pas simple de dire à quelqu’un ce qu’on ressent, de laisser parler ses émotions alors qu’on vous a toujours dit de ne pas le faire. Maintenant, je réalise que ça n’était pas si compliqué, en fait. Et je compte bien rattraper le temps perdu …

- Je comprends ce tu veux dire. Le temps est court et passe vite. J’espère que tu y parviendras pour que tu n’aies ni remords, ni regrets. C’est ce qu’il peut y avoir de pire, je crois. Se dire qu’on aurait pu agir autrement envers ceux et celles qui nous sont chers, c’est comme un acide qui vous ronge de l’intérieur, tu peux me croire. Ne pas avoir réussi à sauver mes parents et, d’une certaine façon, mon peuple lors de l’invasion d’Euphor, la planète qui m’a vu naître, me hante constamment.

- Je ne vais pas te contredire. J’ai parfois fait de mauvais choix qui ont fait beaucoup de mal à bon nombre de personnes. Si j’avais été moins égoïste, les choses se seraient sans doute passées différemment. Je n’ai rien oublié de tout ça … et il ne se passe pas un jour sans que je n’y repense.

Le silence retomba de nouveau dans le hangar. Désireux de ne pas avoir à revenir sur cette conversation, Actarus repartit sur un autre sujet, plus en rapport avec leurs préoccupations actuelles.

- Si Goldorak m’a souvent permis de repousser nos adversaires, je dois reconnaître que Great Mazinger m’a réellement surpris. Mon père et moi en avons discuté hier soir. Je ne pensais pas qu’il serait aussi efficace contre nos adversaires.

- Je peux te comprendre. J’ai suivi un entraînement intensif pour le piloter. J’ai été formé pour ça et je crois que je le connais mieux que personne. Je connais les forces que je peux exploiter, les faiblesses que je suis capable de pallier. De cette façon, je peux lutter contre mon adversaire même s’il est théoriquement plus fort que moi. Malheureusement, il nous sera à jamais impossible de contrôler tous les paramètres qui rentrent en compte dans un combat … Tu le sais aussi bien que moi.

Les deux hommes se regardèrent et finirent par se serrer la main, esquissant chacun un léger sourire.

- Je ne souhaitais pas t’entraîner dans cette nouvelle guerre qui commence … mais ton aide nous sera très précieuse.

- Après tout ce que j’ai vu hier, c’est normal que je vienne vous prêter main-forte. Vos ennemis sont désormais les miens. Tu peux compter sur moi.

Actarus quitta le hangar, laissant Tetsuya songeur.

Un étage plus haut, dans la salle de soins, Vénusia avait finalement quitté son lit et pouvait contempler le paysage environnant au travers la vitre blindée. Elle pouvait deviner, quelques kilomètres plus loin, le ranch et imaginer les scènes courantes de la vie familiale qui devaient s’y dérouler. Son père était très certainement perché sur son mirador, guettant sans doute le retour des forces de Véga. Mizar devait quant à lui se trouver à l’école. Elle pensait pouvoir s’y rendre très bientôt.

Elle déchanta rapidement puisqu’elle chuta lourdement quelques secondes plus tard. Elle se redressa péniblement et se pencha en avant pour reprendre sa respiration. Sans rien dire, elle passa longuement sa main droite sur son ventre et ressentit une douleur aiguë. Ce n’était pas la première fois qu’elle éprouvait cette sensation désagréable. Cela s’était déjà produit à plusieurs reprises au cours des semaines précédentes et elle n’avait rien fait pour y remédier puisque cela ne durait jamais très longtemps. « Ce n’est rien … ça va passer … », se dit-elle. Les choses étaient cette fois bien différentes : jamais la douleur n’avait été aussi forte. Elle souffrait et ne pouvait plus se le cacher.

Pourtant, cette fois encore, elle décida de se taire. Après tout, elle avait déjà vécu des moments plus difficiles, livré des combats acharnés contre l’envahisseur extraterrestre d’où elle n’était parfois pas sortie indemne. Elle avait été blessée plusieurs fois et avait même vu la mort en face lors de l’ultime raid lancé contre la planète bleue par les troupes commandées par le général Hydargos. Transportée au Centre dans un état critique, elle avait dû subir une transfusion sanguine en urgence et seule l’intervention d’Actarus, qui s’était spontanément proposé pour lui donner le sang dont elle avant besoin, lui avait permis d’échapper au pire. Elle n’avait rien oublié de tout cela et y repensait parfois avec une certaine émotion. Elle prit appui sur le lit et se releva lentement pour finalement s’y allonger. « Je ne dois pas me décourager. Il faut que je sois forte. Ce n’est pas ça qui m’empêchera de me battre à tes côtés, Actarus. Tu es enfin revenu et je veux que tu sois fier de moi … », songea-t-elle en fermant les yeux. Son courage et sa volonté lui faisaient honneur mais cela lui suffirait-il pour surmonter cet obstacle ? Rien n’était moins sûr.

Vénusia était loin de se douter que Phénicia avait assisté à toute la scène. Celle-ci était venue prendre de ses nouvelles et s’assurer qu’elle allait mieux, mais bouleversée par ce triste spectacle, elle n’avait pas osé entrer et s’en était allée en refermant soigneusement la porte derrière elle. La jeune fille ne savait pas comment réagir. Devait-elle aller la voir et lui faire part de ce qu’elle avait « vu » et ressenti le jour de leur départ ? Elle ne le savait pas. Même si ses prémonitions s’étaient souvent révélées exactes par le passé, elles pouvaient également être mal interprétées. Si elle avait vraiment vu juste, comment Vénusia réagirait-elle ? Serait-elle ravie d’apprendre la nouvelle ou, au contraire, furieuse qu’on lui ait caché la vérité alors qu’elle était la première concernée ? Elle n’en avait pas la moindre idée.

C’est avec la gorge nouée et animée par un profond sentiment de culpabilité qu’elle se rendit dans le bureau du professeur Procyon, le seul à être dans la confidence. Il était assurément le mieux placé pour l’aider dans ses choix.

Comme elle s’y attendait, le scientifique était très occupé : il avait pu consulter, avec l’aide de Tetsuya, les plans de Great Mazinger, ce qui lui avait permis de mieux comprendre son fonctionnement. Il avait pris un grand nombre de notes et s’était longuement attardé sur les points qu’il jugeait importants. Si le robot s’était remarquablement bien comporté pendant le combat contre les deux appareils de la Division Ruine, des améliorations étaient possibles et il le savait. S’il voulait mener cette tâche à bien, il lui faudrait collaborer étroitement avec Tetsuya. Le jeune homme le pilotait depuis des années et il connaissait parfaitement les réactions de sa machine. Ses impressions, analyses et conseils lui seraient assurément très utiles, tout comme ceux du professeur Yumi et des équipes qui assuraient sa maintenance.

Réalisant soudain la présence de Phénicia derrière lui, il posa son carnet sur sa table de travail et se tourna vers elle. Il réalisa rapidement que quelque chose la perturbait. Son air soucieux, préoccupé contrastait avec l’image qu’elle donnait habituellement d’elle, celle d’une jeune fille pleine de vie et débordante d’enthousiasme. L’expression de son visage lui rappelait celle qu’elle affichait lorsque Goldorak s’était posé la veille et qu’Actarus en était sorti en tenant Vénusia dans ses bras.

- Je m’excuse de vous déranger, professeur. Je sais que vous devez avoir beaucoup de travail, mais il faut que je vous parle. Je ne peux pas garder ça pour moi, c’est bien trop difficile.

- De quoi veux-tu parler ? demanda-t-il avec tact.

- C’est à propos de Vénusia. Je suis passée la voir tout à l’heure. Je voulais prendre de ses nouvelles, m’assurer qu’elle allait bien. Je ne pensais pas que …

Elle s’interrompit quelques instants, puis poursuivit.

- Je l’ai vue tomber et chercher désespérément à se relever. Je l’ai vue se tenir le ventre en essayant de cacher ce qu’elle ressentait en même temps. A ce moment-là, j’ai ressenti sa douleur … et je me sens coupable …

- Hmm. Je comprends ce que tu veux dire. Seulement, contrairement à ce que tu penses, tu n’as rien à te reprocher, Phénicia. Nous en avions parlé toi et moi le jour de votre départ pour Euphor. J’ai toujours pensé que tout phénomène, quel qu’il soit, devait avoir une explication rationnelle. Or, tes prémonitions se sont presque toujours révélées exactes alors que certaines d’entre elles semblaient défier toute logique. Mais pour celle-ci …

- Je ne comprenais pas le sens de ces visions, ce qu’elles signifiaient. C’était une impression furtive, mais insistante. C’était toujours là. Lors de nos adieux, les regards qu’ils s’étaient adressés ne m’avaient pas échappé. Je ne les avais jamais sentis aussi complices. C’était comme s’ils ne faisaient plus qu’un. C’est à ce moment-là que j’ai compris … mais je ne me suis pas rendue compte de ce qui se passerait ensuite …

- Nous avions décidé tous deux de garder le secret. Actarus était dans une situation émotionnelle instable, puisque partagé entre son attachement à notre planète et son devoir de reconstruire Euphor. Je pensais que c’était en la reconstruisant qu’il pourrait ainsi chasser ses démons et débuter ainsi une nouvelle vie. Pour ce qui est de Vénusia, je peux te dire qu’elle a très mal vécu votre départ, même si elle s’est efforcée de cacher ce qu’elle ressentait. Elle a fait preuve de courage sans évoquer son mal-être. Avec le recul, peut-être avons-nous négligé cet aspect des choses.

- J’ai peur, professeur, dit-elle en essayant de contenir ses émotions. Peur de savoir comme elle réagira quand elle découvrira ce que nous lui avons caché. Et je ne sais pas comment réagira mon frère si elle se décide à lui en parler. Je ne sais plus quoi faire …

- Nous ne devons pas agir avec précipitation, Phénicia. Nous procéderons à des examens complémentaires dès que Vénusia sera pleinement rétablie. Si leurs résultats confirment ce que nous supposons, je pense que cette vérité sera mieux acceptée s’ils l’apprennent de cette façon. Cela nous permettra également de les rassurer tous les deux.

Il poursuivit.

- Ce que nous avons vécu hier constitue les prémices d’une nouvelle guerre. Ce combat a déjà sérieusement entamé les certitudes d’Actarus. Notre nouvel adversaire est l’un des fantômes de son passé. D’après ce qu’il m’en a dit, peu de personnes connaissent son existence. Nous devrons donc lui apporter tout notre appui et tout notre soutien pour lui permettre de le vaincre. Peut-être que cette nouvelle, lorsqu’il l’apprendra, lui apportera une source de motivation supplémentaire.

Phénicia acquiesça. En dépit des circonstances, elle se sentait soulagée, comme libérée d’un poids énorme.

La porte du bureau s’ouvrit brutalement. Alcor fit son entrée, complètement essoufflé mais heureux du rétablissement progressif de son équipière.

- Vous avez vu professeur ? Les choses commencent à s’arranger ! Je dois reconnaître que je me sens beaucoup mieux maintenant que Vénusia a repris conscience. J’espère qu’elle nous reviendra rapidement en pleine forme ! dit-il en souriant.

Phénicia et Procyon échangèrent un regard furtif. Mieux valait ne pas le mettre au courant de la teneur de leur discussion précédente. Alcor n’avait pas laissé passer ce détail.

- Je crois que je tombe comme un cheveu sur la soupe, on dirait. J’ai mal choisi mon moment.

- Non, Alcor. Reste. Le professeur et moi parlions justement de l’état de santé de Vénusia et de l’attaque que nous avions repoussé hier. Nous espérions simplement que notre retour serait un peu plus calme que ça !

- Ne vous inquiétez pas pour Vénusia. Je suis allée la voir il y a quelques instants et on dirait qu’elle va déjà mieux. Elle a juste besoin de se reposer, je pense. Je n’ai pas voulu insister et j’ai préféré la laisser tranquille.

- Et ne soyez pas pessimistes non plus sur ce qui arrivé hier, poursuivit-il. Vous savez bien que la Patrouille des Aigles est invincible ! Véga et les siens n’ont pas réussi leur coup la dernière fois … et il n’y a pas de raison pour que ça change ! En plus, comme Tetsuya est avec nous, on est encore mieux préparés. Alors qu’ils viennent !

Phénicia acquiesça. Sa discussion avec Procyon et l’enthousiasme d’Alcor lui avaient ôté ses derniers doutes quant à ses choix passés.

- Oui, je crois que tu as raison, Alcor. Rien ne nous arrêtera ! En attendant, j’espère que tu as toujours gardé ta pointe de vitesse !

- Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda-t-il, intrigué.

La jeune fille lui donna une tape sur l’épaule et sortit du bureau en courant, visiblement ravie du tour qu’elle venait de lui jouer.

- Que le dernier arrivé au ranch fera la cuisine aujourd’hui ! Si tu ne veux pas prendre trop de retard, tu ferais mieux de te dépêcher !

- Parce que tu crois que je vais finir derrière toi ? Si c’est ça, tu te trompes ! T’es pas encore arrivée !

- Arrête de parler et essaie de me rattraper si tu peux … parce que moi, je ne t’attendrai pas !

- Tu n’as pas changé, petite peste ! Attends un peu, tu vas voir !

Alcor quitta la pièce à son tour, laissant Procyon derrière lui. Le scientifique le regarda partir et sourit. Il était heureux de les voir ainsi : on aurait dit deux enfants qui venaient de se retrouver après une longue séparation.

Quelques minutes plus tard, le vrombissement des deux motos se fit entendre sur les chemins escarpés faisant office de route entre le ranch du Bouleau blanc et le Centre. Phénicia était en tête avec Alcor dans sa roue. Dans leur regard se lisait une grande détermination. Les deux jeunes gens, fidèles à leurs habitudes, ne perdaient pas une occasion de se moquer l’un de l’autre.

- C’est tout ce que tu sais faire ? Tu n’étais pas aussi lent avant ! fit Phénicia dans un éclat de rire.

- Je te laisse juste un peu d’avance, je voudrais pas te faire de peine en arrivant au ranch trop longtemps avant toi !

- Toujours aussi sûr de toi, je vois ! Essaie de me rattraper et de me dépasser pour voir ! Je suis sûre que tu n’y arriveras pas ! Allez viens !

- Tu me cherches ? Et ben tu vas voir … répondit-il en serrant les mâchoires.

Le jeune homme pressa sa poignée d’accélérateur et se porta à la hauteur de son équipière pour lui couper la route quelques mètres plus loin. Surprise par sa manœuvre, elle lui adressa un regard assassin.

- Tu m’as coupé la route ! Tu n’as toujours pas appris à piloter depuis mon départ ?

- Et tout ça pour un petit écart de rien du tout ! Ne fais pas d’histoires et essaie de me repasser devant si tu l’oses !

Alcor ne put réprimer un sourire. Il était visiblement satisfait de l’avoir faite enrager.

- C’est loin d’être fini, Alcor ...

Plutôt que de poursuivre en direction du ranch, ils bifurquèrent pour emprunter un chemin accidenté parsemé de pierres et de blocs de rocher. Celui-ci se sépara en deux branches distinctes quelques dizaines de mètres plus loin. Alcor s’engagea sur la partie basse tandis que Phénicia, fermement décidée à lui rendre la monnaie de sa pièce, prit la partie haute. Il était « à fond » et persuadé de conserver l’avantage. « Si tu crois que je vais te laisser faire, tu fais une grosse erreur ! » se dit-il.

Il n’en fut que plus surpris lorsque, après avoir effectué un saut spectaculaire, la moto de Phénicia lui passa devant en coupant sa trajectoire. Il quitta la route et tenta de contrôler sa machine comme il le pouvait sur la pente rocheuse en tout en essayant de la ralentir avec son pied droit. Peine perdue puisqu’il termina sa course dans le pâturage en contrebas. Il fut éjecté de sa moto et atterrit, tête la première, dans l’herbe encore mouillée. Il se redressa péniblement et se passa la main sur la nuque en grimaçant. Il changea radicalement d’expression dès qu’il aperçut Phénicia. Celle-ci prit un air désolé sans se départir d’un léger sourire.

- Voilà ce qui arrive quand on ne sait pas piloter ! Tu aurais dû faire attention …

- Toujours aussi modeste ! Attends un peu, je vais t’apprendre les bonnes manières, moi !

- Il faudra déjà que tu m’attrapes !

Alcor se releva et se lança à sa poursuite jusqu’à tomber de nouveau après avoir trébuché sur une branche d’arbre. Sa mine déconfite fit rire Phénicia à gorge déployée.

- Tu devrais voir ta tête, elle est à faire peur !

- Parce que tu penses que je vais m’en tenir là ? C’est pas fini !

Il reprit son sérieux en remarquant la présence de la bague qu’il lui avait offerte avant que leurs chemins ne se séparent. Visiblement ému, il prononça d’une voix tremblante.

- Tu l’as toujours … Je pensais que tu l’aurais déjà oubliée.

Phénicia comprit immédiatement à quoi il faisait allusion et esquissa un sourire gêné. Elle la regarda avec tendresse.

- Elle ne m’a pas quittée un seul instant. Pour rien au monde je n’aurais voulu m’en séparer. Je sais ce qu’elle représente pour toi et je comprends sincèrement ce que tu dois ressentir en ce moment.

Elle l’aida à se relever, mais Alcor la tira par le bras et la fit tomber à son tour, dans un nouvel éclat de rire.

- Match nul !

Phénicia grimaça et lui tira la langue en fermant un œil. Alcor reprit.

- J’ai toujours le médaillon que tu m’as donné avant de partir. Il ne m’a jamais quitté non plus. Je le regardais tous les jours en repensant aux paroles que tu avais prononcées au moment où tu me l’as mis dans les mains. « Garde-le précieusement, il te ramènera à moi, j’en suis sûre … ». Ces mots-là résonnent encore plus fort aujourd’hui. Parce qu’on s’est enfin retrouvés …

- Tu m’as manqué, Alcor. Bien plus que je ne l’aurais pensé.

- C’est la même chose pour moi. J’avais jamais réfléchi à quoi ma vie ressemblerait une fois que tu ne serais plus là. J’ai vu ce que ça a donné ces derniers mois … et j’ai pas vraiment envie de revivre ça …

Phénicia soupira et se passa la main dans les cheveux tout en regardant le ciel gris.

- J’aurais préféré revenir dans d’autres circonstances que celles-ci … Mais quelque part, j’ai l’impression d’être revenue à la maison, celle que j’ai toujours voulu avoir, même si elle ne remplacera jamais celle où Actarus et moi avons grandi.

- Je sais. C’est sûr qu’on devra se battre encore une fois et qu’on va sûrement vivre des moments difficiles. Seulement, on a tous attendu votre retour et je veux pas que ces pensées gâchent nos retrouvailles. Je n’y avais jamais vraiment prêté attention jusqu’à maintenant, mais on dit souvent, sur Terre, que le temps perdu ne se rattrape pas …

Phénicia le regarda avec tendresse … avant de déguerpir pour rejoindre sa moto. Elle grimpa sur sa machine et lui adressa un regard plein de malice.

- Si tu ne veux plus perdre de temps, alors rattrape-moi ! Tu sais, je te verrais bien faire la cuisine aujourd’hui. Tu serais adorable !!!

Il se releva et se passa la main dans les cheveux en souriant. Sa moto l’attendait. Il l’enfourcha pour se lancer à sa poursuite. Qu’il la rattrape ou pas n’avait plus vraiment d’importance. Ce qu’ils s’étaient dit suffisait à son bonheur.

- Elle est vraiment incroyable cette fille … Elle nous enterrera tous … et moi le premier !



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMar 17 Oct 2017 - 23:08

J'apprécie beaucoup la conversation entre Actarus et Tetsuya. Même si je ne connais pas vraiment le pilote de Great Mazinger, ils donnent tous les deux l'impression de se comprendre. Et leur échange est très sincère.

Quant à la course entre Phénicia et Alcor, on se croirait vraiment dans l'un des épisodes de Goldorak. Very Happy lol!

Merci pour cette suite Kimi_san. Very Happy cheers
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMer 18 Oct 2017 - 9:35

hikaru a écrit:
J'apprécie beaucoup la conversation entre Actarus et Tetsuya. Même si je ne connais pas vraiment le pilote de Great Mazinger, ils donnent tous les deux l'impression de se comprendre. Et leur échange est très sincère.

=> Tu auras l'occasion de faire sa connaissance plus en détail vu qu'il apparaîtra dans d'autres chapitres où j'aurai également l'occasion de mettre en avant sa personnalité assez atypique et un peu "compliquée". S'ils n'ont pas le même caractère, lui et Alcor ont quand même quelques points communs. Et même s'ils ne sont pas "frères de sang", beaucoup de choses les rapprochent ...
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Tetsuya contre Alcor (extrait du manga "Dynamic Heroes" sorti en 2004).


=> Petite précision si tu ne connais pas ce détail : Tetsuya (et Jun) sont orphelins et ont perdu leurs parents très jeunes. C'est le professeur Kenzo Kabuto, autrement dit le père d'Alcor, qui les a adoptés et entraînés pour en faire des pilotes d'élite capables de protéger la Terre avec leurs robots respectifs (Great Mazinger et Venus A). Il s'est d'ailleurs montré très strict avec Tetsuya à ce sujet comme le montre un des épisodes de la série. C'est aussi ce qui a forgé son caractère et donné l'un de ses traits caractéristiques : ne jamais montrer ses émotions, ni sa peur. Cette "carapace" qu'il s'est créé et que beaucoup considèrent comme de l'arrogance ou un manque de sensibilité cache en fait quelque chose d'autre : la peur de se sentir abandonné ...

hikaru a écrit:
Quant à la course entre Phénicia et Alcor, on se croirait vraiment dans l'un des épisodes de Goldorak. Very Happy lol!

=> C'était le but ! Et c'était assez facile à décrire, en  fait. Et puis, ça permet à Phénicia et Alcor de reprendre leurs bonnes habitudes, surtout après une si longue séparation ...

hikaru a écrit:
Merci pour cette suite Kimi_san. Very Happy cheers

=> La suite arrive bientôt ... ça tombe bien ! Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMer 18 Oct 2017 - 14:58

kimi_san a écrit:
=> Petite précision si tu ne connais pas ce détail : Tetsuya (et Jun) sont orphelins et ont perdu leurs parents très jeunes. C'est le professeur Kenzo Kabuto, autrement dit le père d'Alcor, qui les a adoptés et entraînés pour en faire des pilotes d'élite capables de protéger la Terre avec leurs robots respectifs (Great Mazinger et Venus A). Il s'est d'ailleurs montré très strict avec Tetsuya à ce sujet comme le montre un des épisodes de la série. C'est aussi ce qui a forgé son caractère et donné l'un de ses traits caractéristiques : ne jamais montrer ses émotions, ni sa peur. Cette "carapace" qu'il s'est créé et que beaucoup considèrent comme de l'arrogance ou un manque de sensibilité cache en fait quelque chose d'autre : la peur de se sentir abandonné ...

Merci pour tous ces détails Kimi_san. Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMer 18 Oct 2017 - 15:09

hikaru a écrit:
Merci pour tous ces détails Kimi_san. Very Happy

=> C'est la moindre des choses. Tetsuya est un personnage complexe qui mérite d'être découvert. Je dois dire que je l'aime bien, même si j'ai parfois envie de lui coller des baffes vu son comportement (un peu comme Alcor au début de "Goldorak" en fait quand il pilote son frisbee jaune). Et puisqu'il n'apparait pas dans la série, je me suis dit que ce serait bien de vous le faire découvrir, tout comme Jun d'ailleurs ...

=> A ce titre, vous en apprendrez même davantage dès que j'aurai commencé à poster sur la fanfic "Mazinger Z / Great Mazinger : from Heaven to Hell" ... Very Happy



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMer 18 Oct 2017 - 19:50

merci pour ce beau chapitre !!! cheers cheers cheers FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 1752787198

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merci Very Happy
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeJeu 19 Oct 2017 - 16:23

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Végalina était encore occupée à visionner les enregistrements de la bataille de la veille, peut-être pour la dixième fois au moins. Elle lui avait permis de repérer avec attention les différentes tactiques et manœuvres employées par ses ennemis. Leur coordination était exemplaire : si l’un d’eux n’était plus en mesure de continuer le combat ou s’il avait manqué son attaque, les autres pouvaient, sans problème, pallier son absence. Il existait une réelle osmose entre le prince d’Euphor à bord de Goldorak et ses équipiers au sein de la Patrouille des Aigles. Ils étaient peu nombreux, mais cette escadrille ne semblait présenter aucune faiblesse. Après tout, elle avait été capable de bien des exploits face aux hommes envoyés par son père, feu le Grand Stratéguerre.

Elle repensait aussi à sa rencontre avec Actarus, là-haut, dans la montagne. Il l’avait presque prise pour Végalia. Il était vrai que leur ressemblance physique était troublante et il ne s’attendait pas à se retrouver face à elle. Elle avait pu lire la stupeur dans ses yeux lorsqu’elle lui avait dévoilé le corps inerte de celle qu’elle supposait, du moins au début, n’être qu’une de ses équipières mais qui représentait finalement bien plus que cela. Ce n’était ni plus ni moins que celle qui représentait tout pour lui, à présent. Elle avait commis une erreur d’appréciation la concernant et elle maudissait cette faute.

Cela n’avait plus beaucoup d’importance, à présent. Si elle avait été battue sur le plan militaire en perdant en même temps deux antéraks et deux officiers expérimentés, elle avait cependant remporté sa première victoire sur Actarus sur le plan psychologique et elle était persuadée que celle-ci aurait son importance dans ce nouveau conflit qui commençait.

Elle disposait à présent de tous les éléments nécessaires pour établir un nouveau plan de bataille et élaborer une stratégie encore plus fine et habile pour éliminer son adversaire, mais elle ne lancerait son offensive qu’après avoir tout analysé, tout calculé, tout envisagé. Elle restait ainsi fidèle à sa ligne de conduite : réfléchir d’abord, agir ensuite.

C’est à cet instant qu’un bruit gigantesque se fit entendre. Les parois du vaisseau tremblèrent pendant plusieurs secondes. Celui-ci continua sur son erre pendant quelques instants avant de s’immobiliser, moteurs coupés. Il avait vraisemblablement heurté quelque chose et elle était persuadée qu’il ne s’agissait pas d’une simple météorite. Elle se leva de son siège et éteignit son ordinateur avant de réajuster son uniforme et ses gants. Elle quitta ensuite ses quartiers pour rejoindre le poste de commandement. Une fois sur la passerelle, les images qu’elle vit sur les écrans de contrôle confirmèrent sa théorie.

- Qu’est-il arrivé ? demanda-t-elle, visiblement contrariée.

Le silence se fit pesant. Tous regardèrent dans sa direction mais personne n’eut le courage de lui répondre. Seul le capitaine Eslan, revenu à bord quelques heures plus tôt aux commandes d’un appareil d’interception, trouva les ressources nécessaires pour le faire.

- Nous avons heurté un débris non identifié d’une taille conséquente, Commandant. Il doit certainement s’agir des restes d’un vaisseau spatial. D’après l’ordinateur, il présente certaines similitudes avec les matériaux que nous utilisons dans la conception de nos propres appareils.

- Quelles sont vos conclusions, capitaine Eslan ? demanda-t-elle en se dirigeant vers lui.

- Je suis presque certain que ce débris provient d’un appareil conçu sur Stykadès ou sur l’une de nos colonies, Commandant.

- Intéressant, mais insuffisant. Nous devons en savoir plus. Et le meilleur moyen pour cela est de faire appel à nos meilleurs scientifiques. Capitaine Eslan, faites convoquer le professeur Ezequios et le professeur Nida immédiatement. Je veux les voir ici dans dix minutes au plus tard. Dites-leur de cesser tous les travaux en cours, aussi importants soient-ils. Cette affaire passe avant tout.

- Bien Commandant.

- Un instant, capitaine. J’ai bien dit dans DIX minutes, pas dans une heure. J’espère m’être montrée assez claire. S’ils ne se montrent pas coopératifs, je me verrai obligée de prendre des mesures draconiennes à leur égard. Transmettez-leur également ce message.

- A vos ordres.

L’officier salua Végalina et quitta le poste de commandement pour se rendre dans les niveaux inférieurs du vaisseau. Il prit ensuite les commandes d’une navette positionnée sur l’une des rampes de lancement et décolla pour rejoindre le deuxième vaisseau principal de la flotte, resté en arrière de celle-ci et ainsi récupérer les deux hommes. Au bout du délai qui leur était imparti, les deux scientifiques firent leur apparition sur la passerelle. Ils ne pouvaient être plus différents l’un de l’autre.

Comme toujours ou presque, le professeur Ezequios marchait en tête, affichant comme à son habitude un air dédaigneux et méprisant envers ceux qui l’entouraient. Il ne ressemblait guère à un militaire avec sa chevelure blanche en bataille, ses yeux de la même couleur avec une minuscule pupille noire, sa peau bleutée couverte de rides et sa barbe de trois jours, sans parler de son léger embonpoint et de son « uniforme » bleu et rouge d’un goût douteux.

Contrairement à son confrère, le professeur Nida faisait preuve d’une grande sobriété dans sa tenue vestimentaire puisqu’elle était très semblable à celles des autres officiers. Il existait une légère ressemblance physique entre eux mais sa peau était plus sombre et ses yeux étaient de couleur jaune avec une pupille ovale noire. Il avait le dos voûté et fixait constamment le sol. Il lui était en effet très difficile de soutenir le regard d’autrui. Tous ceux qui avaient travaillé avec lui par le passé avaient profité de cette faiblesse et Ezequios le premier.

Il ne fallait cependant pas se fier aux apparences : ils étaient parmi les meilleurs dans leur domaine et avaient conçu certains des antéraks les plus redoutables qu’eût jamais utilisé la Division Ruine. L’une de leurs plus belles réalisations était le modèle 136. Cette machine surpuissante avait été confiée au commandant Titios, tacticien à l’intelligence exceptionnelle qui basait toutes ses stratégies sur l’étude de ses adversaires. Cependant, comme bien d’autres avant et après lui, l’officier fut vaincu et son appareil détruit par Goldorak et le prince d’Euphor. D’autres antéraks de ce type étaient en préparation mais ne furent jamais terminés, faute de temps et de moyens. Au vu de leur importance, les deux hommes pouvaient se permettre de prendre quelques libertés par rapport au règlement et ne suivaient pas systématiquement la voie hiérarchique. De ce point de vue, Ezequios ne s’était pas fait que des amis, y compris parmi ses collaborateurs.

Végalina ne les appréciait pas particulièrement : elle les jugeait trop sûrs d’eux. Elle ignorait cependant que la réciproque était vraie : ils la trouvaient trop rigide, trop à cheval sur les principes, trop respectueuse du règlement et de la hiérarchie militaire, trop portée sur la discipline. Elle ne faisait pourtant que son devoir, montrant ainsi l’exemple aux hommes placés sous ses ordres. C’était ce qu’on attendait d’un commandant de la Division Ruine. Et si elle obtenait une preuve tangible de la mort du Grand Stratéguerre, c’était aussi ce qu’on attendait de celle qui deviendrait la reine du Royaume de Véga lorsque celui-ci renaîtrait de ses cendres.

Elle leur jeta un regard noir avant de prendre la parole.

- Voici un débris de métal que nous avons heurté voici quelques minutes. D’autres éclats d’une nature similaire sont éparpillés un peu partout dans cette zone. Leur analyse par les appareils de mesure est actuellement en cours et le capitaine Eslan nous a déjà fait part de son opinion sur la question. Que pouvez-vous me dire à ce sujet ?

Ezequios grimaça et passa devant elle sans même la regarder. Il scruta ensuite attentivement les premières données qui s’étaient affichées sur les écrans de contrôle.

- Si je me base sur ces images et sur les premières données fournies par l’ordinateur, ce fragment métallique est constitué d’un alliage bien particulier. Certains composants nous sont familiers : molythène, trinitite de diamant. Je remarque également la présence d’ammoniac et …

- … de lasernium, je suppose. Cet alliage ne m’est pas inconnu. Nous y avons souvent eu recours par le passé si ma mémoire est bonne.

Ezequios grogna en regardant son collègue, visiblement irrité d’avoir été interrompu pendant sa démonstration. Il détestait ce genre de situation, lui, le théoricien imbu de lui-même, toujours prêt à faire étalage de son savoir au risque de faire passer tous ceux qui l’écoutaient pour les derniers des imbéciles.

Pour ne rien arranger, et même s’il n’en avait jamais fait état, il détestait les femmes. Il les considérait comme des sous-êtres dont la seule fonction était d’assurer la descendance de leur race. Il reprit ses explications en employant un ton méprisant qui n’échappa à personne.

- Elle l’est, « Commandant ». Cet alliage est celui que nous avions pour habitude d’utiliser pour la conception de nos antéraks de deuxième génération comme celui qui avait été confié au commandant Titios. Plusieurs appareils de ce type utilisaient ce matériau bien particulier, mais nous n’avons eu ni le temps, ni les moyens nécessaires pour les achever et les tester. A mon grand regret d’ailleurs.

- Il me semble que cet alliage a également été utilisé pour la conception de nos appareils de commandement. Nos différentes soucoupes amirales et la soucoupe Impériale en étaient également pourvues, n’est-ce pas ?

- Oui, c’est exact. Je vois que vous n’avez pas besoin de notre aide, puisque vous apportez vous-même les réponses à vos questions, « Commandant », lui lança-t-il perfidement en esquissant un sourire.

- Ne me parlez pas sur ce ton, professeur. Vous savez l’importance j’attache au respect de la hiérarchie et de la discipline. Vous êtes certes un scientifique très compétent, l’un des meilleurs dans votre domaine … mais sachez que personne n’est irremplaçable.

Le regard de Végalina se teinta lentement de rouge. Ezequios n’insista pas. Lui et Nida descendirent de la passerelle sans dire un mot. A peine étaient-ils arrivés devant la porte automatique qu’une détonation retentit, surprenant ainsi tous les membres de l’équipage.

Végalina avait tiré.

Genou à terre, Ezequios porta la main sur son épaule blessée et la fusilla du regard. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle fasse feu sur lui devant tous les militaires du rang et les officiers présents. Elle rengaina son arme, fit quelques pas dans sa direction et s’adressa à lui sur un ton monocorde qui ne laissa planer aucune ambiguïté.

- Si vous manifestez encore la moindre insubordination à mon égard, je ne viserai pas l’épaule la prochaine fois. Vous êtes un homme de science et avez besoin de votre tête pour travailler. Mais en cas de récidive, vos collaborateurs mettront un certain temps à ramasser vos restes. J’espère m’être bien faite comprendre.

Ezequios et Nida quittèrent finalement la pièce. Végalina les regarda partir et revint sur ses pas. « Ces imbéciles ne sont décidément bons à rien … » jura-t-elle. Elle poursuivit sa lecture des écrans de contrôle. Le résultat était sans appel : il ne pouvait s’agir que des débris de la soucoupe Impériale. Comme l’avaient laissé sous-entendre Ergos et Actarus, son père était donc bien mort.

- Capitaine Eslan !

- Oui, Commandant ? demanda-t-il en s’avançant vers elle.

- Vous allez vérifier et compiler toutes les données relatives au système solaire où nous nous trouvons actuellement. Il doit exister quelque part sur la Terre ou sur son satellite naturel une base laissée par nos frères d’armes. Trouvez-la !

- A vos ordres.

- Votre mission sur Terre a été un succès. Les documents que vous avez volés nous permettront sans doute de nous faire une idée plus précise de l’état des défenses terriennes. Par conséquent, je vous nomme commandant à partir de maintenant. Vous disposerez d’une autonomie totale dans vos recherches et nous mettrons à votre disposition toutes les ressources techniques et matérielles dont vous pourriez avoir besoin. Faites au mieux et tenez-moi au courant de l’avancement de vos travaux.

- C’est un honneur, Commandant. Je fais le serment de me montrer digne de votre confiance. Soyez assurée de mon dévouement.

- Vous avez fait preuve d’efficacité et j’apprécie cela. Puisque nous en parlons, qu’en est-il exactement ? Avez-vous découvert des choses intéressantes ?

- Nous y travaillons, Commandant. Je ne vous cache pas qu’il nous reste encore beaucoup à faire. Comme je vous l’ai indiqué dans mon rapport, j’ai suivi depuis le sol le combat entre nos deux antéraks et Goldorak. Nous recherchons des informations sur ses appareils d’escorte et ce robot mystérieux qui lui a prêté main-forte. Nous n’avons encore rien trouvé d’intéressant hormis son nom : Great Mazinger.

- Bien. Vous allez détacher une équipe complète pour finir ce travail au plus vite. Mettez autant d’hommes que vous le souhaitez sur cette affaire. Peu importe les moyens engagés, seul compte le résultat.

Une sirène se fit entendre quelques secondes plus tard. L’officier préposé au radar réagit aussitôt : un appareil inconnu se dirigeait vers le vaisseau amiral. Ce n’était pas une navette de combat, mais un intercepteur monoplace peint en noir à l’aérodynamique très travaillée, portant sur l’avant du fuselage et ses deux gouvernes de direction l’emblème jaune et rouge de la Division Ruine. Ce vaisseau, appartenant à la classe « Léopard », avait été conçu et mis au point par une équipe de scientifiques de renom. Seule une dizaine d’entre eux étaient sortis des chaînes de montage établies sur Stykadès et tous avaient été confiés à des officiers d’exception ou occupant des postes à responsabilité.

Végalina reconnut immédiatement son pilote. Une femme. Elle fit signe d’ouvrir le panneau latéral du vaisseau pour lui permettre de se poser et s’adressa d’un ton ferme à l’officier qui se tenait près d’elle.

- Dites au capitaine Erea de me rejoindre dans mes quartiers dès son arrivée.

- A vos ordres, Commandant.

Elle quitta la passerelle pour rejoindre sa cabine. Celle-ci était restée dans le même état depuis son dernier passage. Le miroir, du moins ce qu’il en restait, était toujours accroché au mur. La malle était restée ouverte et les cadres contenant les photos du Grand Stratéguerre et de Végalia gisaient sur le plancher et le sang qu’elle avait versé était encore visible. Sans rien dire, elle s’assit sur le rebord de sa couchette, le regard perdu dans le vide, repensant au combat de la veille et à ses retrouvailles avec Actarus.

Éliminer le prince d’Euphor n’aurait rien d’évident. Elle le connaissait si bien. « Ce sera entre toi et moi … » lui avait-elle dit avant de le quitter. Ce serait difficile, mais pas impossible.

Elle ferma les yeux quelques instants mais les rouvrit bien vite en entendant le bruit de la porte automatique : casque à la main, le capitaine Erea venait de faire son entrée.

Elle devait bien être un peu plus âgée que Végalina, deux ou trois ans, mais guère plus. Elle avait le teint pâle, des yeux d’un vert profond, encadrés par une chevelure brune d’où se détachait une curieuse mèche blanche. Son visage était avenant, même si elle ne souriait presque jamais. Sa silhouette n’était pas sans rappeler celle de Végalina. Elles avaient sensiblement la même taille, les mêmes proportions. Une fois devant elle, elle la salua comme l’aurait fait n’importe quel officier. Elle aussi respectait à la lettre le règlement militaire.

Il en fut tout autrement dès que la porte se referma. Ce fut une franche accolade entre deux vraies amies. Elles se connaissaient depuis longtemps et la différence de grade n’avait jamais compté entre elles.

- Je suis heureuse de te revoir, Erea. Cela fait si longtemps … fit Végalina en souriant.

- Je peux en dire autant, tu sais. Je suis venue dès que j’ai pris connaissance du rapport que m’a communiqué Ergos. Qu’est-il arrivé exactement, Végalina ? Stykadès a-t-elle réellement été détruite ?

- Cela semble insensé mais tout ce qu’Ergos a consigné dans son rapport est vrai. Notre planète-mère n’existe plus. Dynamo a elle aussi disparu, désintégrée par une supernova.

- Qu’est devenu le Grand Stratéguerre ? A-t-il survécu ou est-il mort comme certaines rumeurs en ont fait état ?

- Lui et quelques unes de nos troupes d’élites ont réussi à fuir Stykadès avant que cette dernière n’explose. Pour compenser cette perte, il s’est établi dans cette galaxie pour s’emparer de la planète que tu as aperçue peu avant ton arrivée. Il s’est donné beaucoup de mal pour y parvenir, paraît-il.

- A en juger par le ton que tu viens d’employer, il semble que les choses ne se soient pas déroulées comme il l’espérait …

Végalina approuva.

- Nous avons retrouvé dans ce secteur voici quelques minutes plusieurs débris qui, après analyse, semblent appartenir à la soucoupe Impériale. Il était très certainement à bord lorsqu’elle a été attaquée. Il s’est sans doute défendu jusqu’au bout mais cela n’a pas suffi. Les rumeurs au sujet de sa mort étaient donc fondées. J’en ai eu indirectement la confirmation par celui que je considère comme son meurtrier … et je peux t’assurer qu’il paiera pour ce qu’il a fait.

- Je ne m’attends pas à autre chose de ta part, Végalina. Tu t’es toujours montrée inflexible avec nos ennemis comme avec nos propres hommes quand ils avaient le malheur d’échouer dans leur mission. Tu es maintenant l’officier le plus gradé de la Division Ruine et l’héritière directe de notre souverain, de ton père. Tu m’as souvent fait part de tes relations pour le moins difficiles avec lui …

- C’est du passé. Je ne tiens pas vraiment à évoquer ce sujet, soupira-t-elle.

- Excuse-moi d’y avoir fait allusion. Revenons à ce qui nous intéresse. Tu disais connaître son assassin. Qui est-il ?

- Le prince d’Euphor.

Erea marqua un temps d’arrêt. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas entendu ce nom.

- C’est Actarus qui est le seul et unique responsable. Comme je te l’ai expliqué, mon père voulait compenser la perte de Stykadès pour rebâtir sur cette planète appelée Terre un nouveau Royaume de Véga. Il y a laissé la vie … et il n’a pas été le seul à mourir.

- Que veux-tu dire ?

- Ma très chère sœur est morte elle aussi. Elle est morte dans ses bras après lui avoir sauvé la vie selon les mots qu’il a employés lors de notre petite entrevue.

- Est-ce que tu l’as cru ? demanda-t-elle, intriguée.

- Au risque de te surprendre, je pense qu’il a dit la vérité. Végalia a très bien pu se sacrifier pour le protéger. Je n’ai pas besoin de te rappeler ce qu’il y avait entre eux. Mais tout cela n’a plus la moindre importance, maintenant.

Elle poursuivit son exposé.

- C’est en utilisant Goldorak qu’il est parvenu à repousser toutes les offensives menées par nos prédécesseurs. Plusieurs officiers de valeur ont tenté de l’éliminer, lui et ses alliés, sans y parvenir. Janus. Sogrady. Titios. Tu les connaissais tout comme moi et tu savais ce qu’ils étaient capables de faire.

- J’ai parfois combattu à leurs côtés. Néanmoins, je suis surprise qu’il ait réussi à les éliminer les uns après les autres de cette manière.

- Cette mission promet d’être difficile et je sais qu’elle le sera. Le prince d’Euphor n’est pas un adversaire comme les autres. Je l’ai vu en action. Il sait se battre, donner des ordres, faire preuve de stratégie. Mais il est une chose plus intéressante encore.

- Laquelle ?

- La confiance absolue qu’il semble accorder à sa machine. Sa parfaite connaissance de Goldorak lui permet d’avoir un avantage psychologique évident si l’adversaire n’est pas sûr à 100% de l’efficacité de son appareil. Si nous voulons le vaincre, nous devons faire en sorte que cet avantage n’existe plus. Tes talents de pilote ne sont plus à démontrer, Erea. Tes impressions quant à la qualité de nos machines nous seront très précieuses.

Végalina marqua une pause, puis reprit.

- Nos scientifiques sont certes brillants, mais parfois stupides. En tout cas trop sûrs d’eux comme cet imbécile d’Ezequios. Ils sont tellement persuadés de la perfection de leurs inventions qu’ils en oublient parfois l’essentiel. Avoir la machine la plus performante ne suffit pas. Il faut être capable de l’exploiter pleinement. C’est ce que fait Actarus quand il pilote Goldorak. Nous devons donner à nos hommes les moyens d’en faire autant.

- Je partage ton avis. J’essaierai de m’investir au mieux dans cette mission. Si nous voulons vaincre, nous devons atteindre la perfection absolue dans le lien homme / machine. Une symbiose, en quelque sorte.

Végalina acquiesça silencieusement et s’assit sur sa couchette, visiblement perdue dans ses pensées. Erea la considéra avec attention avant de la rejoindre.

- Je sais que tu n’en as pas besoin, mais permets-moi de te donner un conseil, Végalina. Ne te laisse pas désorienter par tes souvenirs passés. Même si tu n’en avais rien montré à ceux que nous avions l’habitude de côtoyer, tu m’avais confié, à l’époque, les sentiments que tu éprouvais pour lui. Si tu es devenue ce que tu es aujourd’hui, c’est parce que tu n’as jamais laissé libre cours à tes émotions. Tu es arrivée au sommet par tes nombreux faits d’armes et ta seule volonté. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

- J’essaie encore aujourd’hui de mettre de côté tout ce que j’ai pu ressentir par le passé. Je ne veux pas qu’on remette en cause mon autorité et mes capacités sous prétexte que mon jugement aurait été obscurci par des motifs personnels. Nous appartenons à la Division Ruine. Il n’y a pas de place pour ce genre de chose … soupira-t-elle.

- Tu es bien dure avec toi-même … mais cela ne me surprend pas.

Erea regarda le fond de la pièce. Elle la connaissait bien. Elle était la seule personne à qui Végalina s’était confiée, sans fard, sans honte, sans crainte d’être jugée. Elle en avait même versé une ou deux larmes. Erea l’avait écoutée, lui avait parlé, l’avait rassurée en lui disant qu’il fallait aller de l’avant. Elle lui avait donné des conseils et Végalina les avait presque tous suivis.

- Tu ne m’as jamais jugée, dit-elle en la regardant dans les yeux. En tant que Commandant en chef de la Division Ruine, je n’ai ni d’ordres, ni de conseils à recevoir. Ils proposent, je dispose. C’est ainsi. Tu es la seule personne qui puisse se permettre de transgresser cette règle.

- Je te remercie pour cette marque de confiance. Tu es mon officier supérieur mais tu es aussi mon amie. Si tu as besoin de moi, je ne serai jamais très loin. C’était le cas hier et ça l’est toujours aujourd’hui.

- Je savais que je pourrais toujours compter sur toi, Erea. C’est pour cela que je te propose de devenir mon nouveau commandant en second. Pour vaincre le prince d’Euphor et ses alliés, je dois m’entourer d’officiers compétents et efficaces en qui j’ai une totale confiance.

- C’est avec plaisir que j’accepte cette charge. Je ferai de mon mieux pour répondre aux espoirs que tu places en moi, fit-elle en esquissant un léger sourire.

A peine avait-elle terminé sa phrase que le signal d’alarme retentit. Les deux jeunes femmes quittèrent la pièce pour se hâter vers le poste de commandement. Eslan les y attendait.

- Commandant ? Capitaine Erea ? Nous l’avons trouvée !

- Désormais il vous faudra dire commandant Erea, commandant Eslan … répondit-elle d’un ton sec. J’espère que vous ne l’oublierez pas à l’avenir.

- Excusez-moi Commandant. Cela ne se reproduira plus.

- Laissons cela. Vous nous disiez avoir trouvé quelque chose. De quoi il s’agit-il ?

- De la base que le Grand Stratéguerre avait établie, dans l’optique de conquérir la planète bleue. Elle se situe non pas sur la planète elle-même, mais sur son satellite naturel, la Lune. Je vous passe l’image sur grand écran.

Les vestiges du Camp de la Lune noire apparurent sur l’écran. Il ne restait pas grand-chose de la gigantesque base spatiale établie voilà plusieurs années par les soldats de Véga sur la face cachée de l’astre mort. Les superstructures avaient été détruites, mais certaines parties étaient encore identifiables. Eslan fit également apparaître sur l’écran de contrôle annexe une photo d’archives du Camp. Les différences étaient flagrantes.

- Il ne reste rien … soupira-t-il. Je doute que nous puissions encore trouver quoi que ce soit dans ces bâtiments délabrés. Je ne pense même pas qu’il soit possible de se poser, si ce n’est peut-être à cet emplacement, situé un peu à l’écart. L’endroit semble d’ailleurs avoir été aménagé. Son profil est presque plat.

- Dans ce cas, nous partons immédiatement en reconnaissance. Commandant, faites immédiatement préparer notre appareil d’observation, Vous nous accompagnerez. Nous ne devons pas perdre de temps.

- Très bien Commandant, je vais faire le nécessaire. Nous partirons dès que possible.

Moins d’une heure plus tard, la porte latérale du vaisseau amiral s’ouvrit en se scindant en quatre parties égales : une soucoupe intégralement blanche portant l’insigne de la Division Ruine sur ses flancs en sortit. Si l’on faisait abstraction de l’absence des superstructures inférieures et supérieures regroupant les différentes antennes de communication et de ses dimensions inférieures au modèle d’origine, cet engin était la réplique exacte de la première soucoupe amirale, celle qui avait amené les premiers militaires qui occuperaient cette nouvelle base et leurs chefs : le commandant Minos et le général Hydargos.

La soucoupe dépassa les vestiges de la base lunaire pour rejoindre l’emplacement indiqué par Eslan. La surface avait été volontairement aplanie pour permettre aux vaisseaux de se poser en toute sécurité, du moins le pensait-il. Ce n’est qu’en le survolant qu’il comprit son erreur. Ce n’était pas un terrain d’atterrissage, mais un cimetière rempli de dizaines de sépultures pyramidales toutes identiques, érigées en souvenir de tous ceux qui étaient morts au combat, du simple soldat jusqu’au plus gradé des officiers. Tous gardèrent le silence, stupéfaits par ce qu’ils venaient de découvrir.

- Qu’est-ce que c’est ? demanda Eslan, interloqué.

- J’ai déjà vu ce genre de constructions sur Stykadès, répondit Erea. Le Commandant Végalina également.

- C’est un cimetière, commandant Eslan. Ici reposent ceux qui sont morts au combat pour la plus grande gloire de Véga. A vrai dire, peu d’entre eux y sont réellement enterrés. Ce lieu est davantage un symbole qu’autre chose.

- Je ne pensais pas que cette guerre avait causé la mort d’autant de nos soldats, répondit-il, encore sous le choc.

- Vous avez à présent un aperçu de ce que notre adversaire est capable de faire. Le vaincre ne sera pas chose facile, commandant Eslan … fit Erea.

Le visage de la jeune femme ne manifesta aucune émotion.

- Nous en avons assez vu, reprit Végalina. Ceux qui ont péri méritent notre respect. Nous allons trouver un endroit où atterrir et leur rendre ensuite un ultime hommage avant de poursuivre nos investigations.

Ce n’était plus seulement une mission de renseignement. Du moins plus maintenant. Ce serait avant tout un hommage à ceux qui avaient donné leur vie pour permettre au Grand Stratéguerre de devenir Maître de la Terre. Une sorte de pèlerinage en somme.

Un pèlerinage funèbre.



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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeJeu 19 Oct 2017 - 20:25

Eh bien elle n'est pas commode cette Végalina ! Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 1752787198

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeVen 20 Oct 2017 - 6:43

Gurendaizä a écrit:
Eh bien elle n'est pas commode cette Végalina ! Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 1752787198

Et en plus maintenant, elle n'est plus seule et maintenant qu'ils ont découvert la base, il y a des chances qu'ils trouvent des infos. affraid

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeVen 20 Oct 2017 - 9:45

Gurendaizä a écrit:
Eh bien elle n'est pas commode cette Végalina ! Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Wink FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 1752787198

=> Ce n'est pas la fille de son père pour rien. Cependant, même s'il y a quelques points communs, j'ai essayé de lui apporter plus de profondeur. En fait, c'est un paradoxe vivant à elle toute seule ... et c'est un personnage sur lequel j'adore travailler parce qu'il y a énormément à dire à son sujet (une petite préquelle la mettant en scène en tant que personnage principale est déjà en cours de rédaction, d'ailleurs ...).

hikaru a écrit:
Et en plus maintenant, elle n'est plus seule et maintenant qu'ils ont découvert la base, il y a des chances qu'ils trouvent des infos. affraid

=> Bien vu ... parce que c'est exactement ce qui va arriver. Mais plus que cela, tu mentionnes le fait qu'elle n'est plus seule ... et c'est le plus important. Avec Erea, elle bénéficie enfin de l'appui de quelqu'un en qui elle a toute confiance. Et j'admets avoir une tendresse particulière pour ce personnage parce que c'est vraiment le premier que j'aie conçu "de A à Z" ... Il n'est pas celui qui me correspond le plus (quoique), mais tout comme Végalina, il m'offre énormément de possibilités. Je compte également lui consacrer un petit récit rien qu'à elle ...

hikaru a écrit:
Cela ne promet rien de bon pour les Aigles. Evil or Very Mad

=> Oh ça non ! affraid affraid

hikaru a écrit:
Merci Kimi_san. Very Happy

=> You're welcome !

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeVen 20 Oct 2017 - 13:15

Citation :
Ce n'est pas la fille de son père pour rien. Cependant, même s'il y a quelques points communs, j'ai essayé de lui apporter plus de profondeur.

Quelque chose me titille ! Wink Elle me donne l'impression d'être certes le nouveau pire ennemi d'Actarus mais qu'elle l'a aimé (en secret ?) autrefois, Si c'était vraiment le cas, pourquoi le détester aujourd'hui à ce point ?

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeVen 20 Oct 2017 - 13:32

Gurendaizä a écrit:
Quelque chose me titille ! Wink  Elle me donne l'impression d'être certes le nouveau pire ennemi d'Actarus mais qu'elle l'a aimé (en secret ?) autrefois, Si c'était vraiment le cas, pourquoi le détester aujourd'hui à ce point ?

=> Quand je te dis que Végalina est un paradoxe à elle toute seule ! C'est peu dire qu'elle en veut un peu à tout le monde ... mais c'est quelque chose que je compte développer plus en détail dans la préquelle. La malédiction de la famille royale de Véga a encore frappé ... et c'est elle qui en a le plus souffert, à vrai dire.

=> C'est aussi pour cela qu'il existe une grande complicité entre elle et Erea : ce sont certes des officiers respectées, rompues à l'art du combat ... mais qui cachent en elles une certaine fragilité émotionnelle. C'est un thème que j'ai d'ailleurs traité pour Erea. Ci-après un petit extrait la concernant tiré du chapitre #80 "La riposte des Aigles" :


La jeune femme regarda tout autour d’elle avant de se diriger vers son appareil sous le regard des quelques soldats se trouvant sur les lieux. S’ils refusaient de l’admettre ouvertement, ils ne se sentaient pas à leur aise en sa présence. Ils pensaient avoir tout vu et tout vécu en servant sous les ordres d’officiers expérimentés dont la réputation n’était plus à faire, mais cette jeune femme était différente de tous les autres : elle était froide, glaciale, même. Elle s’adressait toujours à eux sur un ton monocorde et son visage ne trahissait aucune émotion. Son comportement et ses gestes la faisaient davantage ressembler à une machine de guerre sans états d’âme qu’à un être fait de chair et de sang. Cela n’avait, à vrai dire, rien d’étonnant lorsqu’on connaissait l’entière vérité : une vérité qu’ils ne connaîtraient jamais.

Elle était simplement devenue ce que la vie avait fait d’elle. Contrairement à Végalina, elle n’avait jamais rouvert l’armoire aux souvenirs de son passé. « Le passé est le passé. Qu’il reste là où il est », disait-elle. Elle était passée directement de l’enfance à l’âge adulte, sans connaître les tourments de l’adolescence. A l’exception notable de son amitié avec Végalina, le terme « sentiment » ne faisait pas partie de son vocabulaire. Si elle avait éprouvé quelque chose envers quelqu’un, c’était il y avait longtemps, dans un passé lointain qu’elle avait enfoui au fond d’elle-même et auquel elle ne repensait jamais.

Elle n’avait que cinq ans quand lorsque cela s’était produit. Ce jour-là, le vaisseau de transport sur lequel elle se trouvait avec ses parents, s’était écrasé sur Stykadès. Un désastre provoqué par l’attitude de plusieurs officiers haut placés qui avaient une vision différente de celle du Grand Stratéguerre quant à la conquête de l’univers par les armées de Véga. Ceux qui partageaient les idées de leur souverain s’étaient opposés à leurs machinations. Cet affrontement d’une violence inouïe s’était terminé dans un bain de sang. Sur les cinquante passagers et membres d’équipages à bord, il n’y eut que quelques survivants : les meneurs, les traîtres. Ceux qui avaient décidé de conquérir l’univers selon leurs propres méthodes dès qu’ils en auraient l’occasion.

Devant le Grand Stratéguerre et ses capitaines, ils avaient raconté leur propre version de l’histoire. Eux seuls étaient parvenus à empêcher une mutinerie. « Vous n’avez fait que votre devoir », leur avait-il dit. Ils étaient devenus des héros aux yeux de la population et gravitaient à présent dans l’entourage direct de leur souverain, lui baisant craintivement la main en attendant de pouvoir la lui trancher le moment venu. Il était cependant un détail qu’ils n’avaient pas prévu : la présence d’une petite fille qui avait tout vu, tout entendu et qui, ce jour-là, avait trouvé sa voie. Elle les battrait sur leur propre terrain.

Elle avait donc intégré les rangs de la Division Ruine. A force de travail et de volonté, elle était devenue un soldat d’élite, la meilleure de sa promotion. Elle n’avait pas hésité à désobéir aux ordres de ses supérieurs pour aller se battre sur le terrain, pour leur montrer qu’elle était la meilleure et qu’elle ne craignait ni dieu, ni diable. Toutes les missions auxquelles elle avait participé s’étaient soldées par autant de succès. Son tableau de chasse était impressionnant. Avant elle, seule Végalina avait fait aussi bien. Ayant prouvé que sa place n’était pas usurpée, elle pouvait maintenant passer à l’étape suivante et faire ce dont elle avait toujours rêvé : retrouver ceux qui avaient causé la mort de ses parents et leur faire payer cher ce crime qui avait changé son destin.

Son mode opératoire était toujours le même. Elle s’arrangeait pour partir en opération avec chacun d’eux et agissait le moment venu. Les sept officiers étaient tombés entre ses griffes les uns après les autres. Elle ne les avait pourtant pas tués tout de suite. Ils étaient devenus ses prisonniers et étaient restés enfermés durant plusieurs semaines dans le froid, le vent et l’obscurité. Ils ne savaient pas pourquoi ils étaient là. Ils ne savaient pas qui elle était. Elle, en revanche, ne les avait pas oubliés.

Ils ne pouvaient pas se défendre. Et même s’ils l’avaient pu, ils n’auraient pas résisté bien longtemps. Elle était devenue un tireur d’élite et excellait dans l’art du combat au corps à corps. Chaque jour, elle les frappait de toutes ses forces, animée par la rage qui s’était accumulée en elle depuis tant d’années. Elle s’était servie d’eux comme cibles vivantes pour ses séances de tir. Elle les blessait, mais ne les tuait pas. Il fallait qu’ils comprissent ce qu’était réellement la souffrance. Elle les avait laissé se vider de leur sang avant de se débarrasser de leurs corps dans une fosse commune. Sa tâche était accomplie et elle pouvait à présent reprendre une vie normale.

Une vie normale ? Quelle vie normale ? Elle n’avait vécu que pour ces instants, et l’existence qu’elle avait menée jusque là était la seule qu’elle connaissait. La rage et la colère qui s’étaient emparées d’elle depuis tout ce temps avaient fini par étouffer les sentiments qu’elle aurait pu avoir si elle avait grandi comme toutes les jeunes filles de son âge. Seule sa rencontre avec Végalina avait fait bouger un peu les choses. Cette dernière avait fini par lui confier qu’elle était, à ses yeux, plus qu’une simple amie. Elle la considérait presque comme une sœur. Et même si elle n’en avait jamais rien dit, Erea ressentait exactement la même chose.

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeVen 20 Oct 2017 - 19:30

merci Kimi ! Very Happy FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 2340738771 FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 2977308385

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeVen 20 Oct 2017 - 22:46

Oui, Erea ferait peut-être bien d'aller consulter un psy et d'y emmener son amie. affraid affraid affraid lol!
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeLun 23 Oct 2017 - 15:35

hikaru a écrit:
Oui, Erea ferait peut-être bien d'aller consulter un psy et d'y emmener son amie. affraid affraid affraid lol!

=> Je ne pense pas qu'il existe encore beaucoup de psychologues dans l'empire véghien ... et je ne suis pas sûr qu'il y en ait qui soient disposés à s'occuper d'elles ! lol!

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeLun 23 Oct 2017 - 15:39

kimi_san a écrit:
hikaru a écrit:
Oui, Erea ferait peut-être bien d'aller consulter un psy et d'y emmener son amie. affraid affraid affraid lol!

=> Je ne pense pas qu'il existe encore beaucoup de psychologues dans l'empire véghien ... et je ne suis pas sûr qu'il y en ait qui soient disposés à s'occuper d'elles ! lol!

Wink lol!
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeLun 23 Oct 2017 - 16:03

Retour en arrière ... avec ce thème que vous connaissez bien :

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Le groupe marchait dans les couloirs délabrés et déserts de ce qui restait du Camp de la Lune Noire. Un endroit froid, lugubre et sombre, peuplé de fantômes. Les fantômes de ceux qui étaient morts au combat contre le prince d’Euphor, les fantômes de ceux pour qui une pierre tombale avait été érigée, quelques kilomètres plus loin, pour ne pas qu’on les oublie. Pour qu’on en garde un souvenir. Mais comme l’avait mentionné Végalina quelques minutes plus tôt, il s’agissait plus d’un symbole qu’autre chose, car personne ne venait jamais se recueillir sur ces tombes de soldats souvent anonymes. Parce que cette base, qui faisait jadis la fierté de ceux qui l’avaient construite, des années auparavant, était elle-même devenue un cimetière où demeuraient les rêves de conquête de la planète bleue par le Grand Stratéguerre.

Le couloir débouchait sur ce qui avait dû être un poste de commandement. Les murs lézardés et noircis laissaient apparaître le système de commande de la double-porte automatique qui permettait d’y accéder jadis, comme pouvaient en témoigner les différents amas de débris, de plaques de métal, de verre brisé ou de pierres calcinées qui jonchaient le sol. Rien ne rappelait les instruments de haute technologie utilisés autrefois par Hydargos, Minos ou Horos.

- Je ne pense pas que nous trouverons quoi que ce soit d’exploitable, Commandant. Il ne reste rien. Pas même un seul terminal opérationnel. Si nous voulons trouver des éléments ou des indices, nous devrions explorer les niveaux souterrains. Cependant, étant donné le délabrement extrême des différents couloirs et de cette salle de contrôle, je doute que nous puissions y avoir accès, fit Eslan en se tournant vers Végalina.

- Vous avez peut-être raison, commandant Eslan. Rien ne nous empêche cependant de suivre cette piste. Mettez-vous tout de suite en contact avec notre vaisseau et demandez l’appui de deux équipes. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous l’aurez.

- Bien Commandant, je m’attelle à cette tâche immédiatement.

Eslan salua les deux jeunes femmes et quitta ensuite la pièce. Erea jeta un regard interrogatif à celle qui se trouvait près d’elle.

- Tu penses vraiment qu’il trouvera quelque chose ? Je partage son avis, tu sais. Nous ne trouverons rien ici, à part des débris et des souvenirs.

- Cela ne nous coûte rien d’essayer. Sait-on jamais, peut-être trouverons-nous des réponses à nos questions, des fichiers, des enregistrements vidéo ou quoi que ce soit d’autre qui nous permettraient de trouver des failles dans les défenses terriennes.

- Dans ce cas, laissons-le agir. Je sais qu’il est très compétent. Il fera du bon travail.

- Je le sais. Même si l’endroit n’est guère accueillant, nous allons demeurer ici quelques temps pour permettre à nos hommes de récupérer. Je leur parlerai dans les prochaines heures.

- Bien. Retournons sur notre vaisseau, maintenant.

Toutes deux quittèrent la pièce et reprirent le chemin qu’elles venaient d’emprunter en se frayant tant bien que mal un passage parmi les poutrelles d’acier tordues, les pierres éclatées et les câbles électriques tombant du plafond. La soucoupe qui se trouvait à quelques mètres de là les attendait. Quelques minutes plus tard, elles se retrouvèrent devant la cabine de Végalina. Celle-ci y entra la première, suivie par Erea qui prit la précaution de refermer la porte en activant le système de sécurité.

Végalina ôta la partie supérieure de son uniforme en soupirant, comme pour se mettre plus à l’aise, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Elle s’assit à même le sol, le regard perdu dans le vide, se remémorant les derniers évènements en date : l’attaque contre les Aigles et Great Mazinger, l’arrivée de Goldorak, ses retrouvailles avec Actarus, la découverte des restes de la soucoupe Impériale, l’arrivée d’Erea … Cela commençait à faire beaucoup pour une seule personne, aussi forte fut-elle.

- Tu devrais prendre un peu de repos, Végalina. Depuis quand n’as-tu pas dormi ?

- Quelques jours. Mais dormir est bien le cadet de mes soucis, Erea. J’ai d’autres choses en tête, et je ne prendrai pas de repos avant d’avoir trouvé la solution.

- C’est en rapport avec le prince d’Euphor, n’est-ce pas ? Je connais ce regard. Tu ne l’as pas vraiment oublié, n’est-ce pas ?

- Je connais ses forces et ses faiblesses. La loyauté et les sentiments qu’il attache à ceux qu’il aime sont ses seuls points faibles. C’est un homme d’honneur et un adversaire redoutable comme je te l’ai expliqué.

- Tu sembles te focaliser sur Actarus. Même si je comprends ce que tu ressens, tu ne dois pas te laisser submerger par tes émotions … dit-elle en posant sa main sur son épaule. Tu essaies de le cacher, mais je sais que c’est en toi, quelque part.

- Tu me connais si bien. J’aimerais pouvoir mettre tout cela de côté, mais c’est difficile. Si je n’ai rien laissé paraître durant notre rencontre, j’étais loin d’être si sûre de moi sur le chemin du retour.

- C’est justement parce que je te connais bien que je te demande de ne pas te concentrer uniquement sur Actarus. Il ne s’attendait pas te revoir. Avec cette rencontre, tu as pris un avantage psychologique sur lui et il te le faut capitaliser. Nous devons également prendre en compte son entourage car il n’est pas seul. Il a des amis sur lesquels il peut compter.

- Tu as raison. Même si je tiens à le faire payer pour ce qu’il a fait, je ne dois pas laisser mes pensées personnelles obscurcir mon jugement. Il a des amis, c’est vrai. Je ne dois pas l’oublier.

Végalina se tut pendant quelques instants. Ses dernières paroles lui étaient restées en tête. Elle savait qu’il y avait quelque chose d’important qui lui avait échappé et il fallait absolument qu’elle s’en souvienne. Erea l’avait remarqué.

- Tu as l’air songeuse … Tu penses à quelque chose en particulier ?

- J’ai omis un détail essentiel. Je t’ai parlé des gens qu’il aime : une famille, si tant est qu’il en ait retrouvé une sur cette planète, ses équipiers qui sont également ses amis, mais surtout une jeune femme qui représente beaucoup pour lui. L’élue de son cœur.

- Tu sais de qui il s’agit ?

- Elle était blessée et inconsciente. Je n’ai pu obtenir davantage d’informations. Bien sûr, il s’en est défendu, mais son regard ne mentait pas : c’était bien elle. Maintenant, je connais son visage et je suis sûre que nous pourrons en tirer avantage. Bientôt, très bientôt …

L’émetteur que Végalina portait à la ceinture émit une sonnerie caractéristique. Elle s’en saisit presque immédiatement et lut, sur l’écran digital, le nom de son interlocuteur. Elle prit ensuite la communication.

- Qu’y a-t-il, commandant Eslan ?

- Nous avons envoyé quelques hommes explorer les niveaux souterrains. Si les ascenseurs ne sont plus opérationnels, les escaliers de secours sont encore praticables, ce qui nous a permis d’arriver jusqu’au quatrième sous-sol.

- Voilà qui est intéressant. Avez-vous d’autres informations à nous communiquer ?

- Oui Commandant. Le deuxième niveau est particulièrement vaste et comporte de multiples salles ayant semble-t-il servi d’ateliers ou de laboratoires scientifiques comme en atteste la présence de certains équipements et matériaux de construction. En raison de la présence de nombreux débris obstruant les couloirs, il est impossible d’accéder au troisième niveau, contrairement au dernier qui est certainement le plus intéressant de tous. Si je me fie aux indications inscrites sur la plaque fixée sur la porte coupe-feu, c’est celui où se trouve la salle des archives que nous cherchions. Malheureusement, nous ne pouvons pas l’atteindre pour le moment.

- Pour quelles raisons ?

- Plusieurs sections du plancher sont manquantes et une partie du plafond s’est effondrée peu après notre arrivée. Si nous voulons y accéder, nous devons avant toute chose sécuriser la zone.

- Je prends note de vos observations. Nous allons faire appel aux techniciens et soldats du Génie pour vous aider. Je crois par ailleurs que le capitaine Thalis, qui en assure le commandement, ne vous est pas inconnu.

- C’est exact, Commandant. Nous avons travaillé plusieurs fois ensemble par le passé.

- C’est entendu. Lui et ses hommes vous rejoindront dès que possible. Fin de transmission.

La communication s’interrompit. Erea prit ensuite la parole.

- Thalis est un bon élément. Il nous sera très utile.

- Je partage ton opinion. J’ai vu son dossier. Ce n’est sans doute pas le meilleur de nos soldats sur le terrain, mais ses connaissances scientifiques pourraient nous servir. Si cet idiot d’Ezequios continue à n’en faire qu’à sa tête, je pense que nous tenons là son remplaçant, un remplaçant idéal.

Elles sourirent toutes deux de bon cœur.

Sur Terre, le jour était déjà bien avancé. Le professeur Procyon poursuivait son travail d’analyse sur Great Mazinger. Il avait multiplié, au cours des jours précédents, les allées et venues entre le bureau qui jouxtait la salle des commandes du Centre de recherches spatiales et l’atelier où demeurait le robot géant, multipliant les échanges techniques avec ses collaborateurs ainsi qu’avec Tetsuya. Il avait également pris quantité de notes, griffonné quelques schémas et comparé les données qui lui avaient été transmises avec celles précédemment obtenues avec Goldorak. Sa concentration était telle qu’il ne remarqua pas tout de suite la présence de Tetsuya et d’Alcor, pourtant venus à sa demande.

- Vous avez demandé à nous voir, professeur ? demanda Tetsuya.

- Oui, fit-il en s’essuyant le front avec le revers de sa main droite. Les réparations sur Great Mazinger sont terminées mais tout n’est pas encore parfait. En effet, plusieurs composants spécifiques doivent être remplacés pour que tu puisses de nouveau l’exploiter pleinement. Dans son état actuel, il ne peut fonctionner qu’à 40% de ses possibilités environ.

Il poursuivit.

- Cette opération est à la fois très lourde et très complexe et nous ne pouvons la mener à bien dans la mesure où nous ne disposons pas des composants en question. De plus, tous nos équipements sont calibrés sur Goldorak dont les spécifications techniques sont très différentes de celles de ta machine. Par conséquent, nous devons regagner la Forteresse des Sciences pour procéder aux manipulations nécessaires.

- Je comprends. Vous avez raison professeur, c’est la meilleure solution.

- Tout n’est pas négatif pour autant, Tetsuya. Après avoir effectué une analyse poussée des facultés de ta machine, j’estime qu’il est possible d’en améliorer les performances. J’ai consigné toutes mes observations dans ce dossier que je remettrai au professeur Yumi dès mon arrivée. Est-ce que cela te convient ?

- Je dois dire que cette perspective me ravit, professeur. Actarus m’a expliqué comment vous aviez réussi, ensemble, à perfectionner et à fiabiliser Goldorak pendant toutes ces années. Si vous parvenez à en faire de même avec Great Mazinger, il sera encore plus redoutable … et je pourrai vous aider à vaincre les forces de Véga.

- Nous en reparlerons une fois sur place. Tu es prêt à prendre l’air ?

- Je vais regagner mon appareil et j’attendrai votre feu vert pour décoller, professeur. A tout à l’heure, dit-il en quittant la pièce pour regagner sa chambre.

Casque à la main, il en sortit quelques minutes plus tard pour rejoindre l’atelier. Procyon se tourna alors vers Alcor, qui était jusque-là resté silencieux.

- Alcor, est-ce que tu peux m’y conduire avec Alcorak ?

- Aucun problème, professeur. Je vais m’assurer que tout soit prêt pour qu’Alcorak puisse décoller le plus tôt possible.

- C’est parfait. Je vais laisser des consignes précises à mes collaborateurs et à Actarus. En cas de problème, ils pourront me joindre à tout moment. Une fois sur place, tu pourras te détendre pendant quelques heures et peut-être revoir de vieux amis avant de repartir.

- Ça fait un bail que j’y suis pas retourné … et c’est vrai que j’ai beaucoup de souvenirs liés à cet endroit … dit-il, songeur.

Quelques minutes plus tard, Alcor, casqué et vêtu de sa tenue de pilote, prit place à bord de son appareil. La cloison coulissante qui dissimulait le siège passager avait été débloquée, ce qui permit à Procyon de s’y installer. Le jeune homme alluma ses moteurs et tira ses leviers de commande vers lui. Le spacer rouge et blanc prit alors son envol.

Tetsuya en fit de même peu après. Le robot prit impulsion sur ses jambes et se projeta littéralement en dehors de l’atelier, déployant ensuite son Scramble Dash. Les deux machines disparurent à l’horizon sous les yeux de Phénicia et d’Actarus qui se tenaient près de la balustrade qui donnait sur la pente du barrage.

- Où est-ce qu’ils s’en vont ?

- Ils se rendent à la Forteresse des Sciences qui sert de point d’attache à Great Mazinger. Si notre père doit y demeurer quelques jours, Alcor reviendra dans la soirée ou demain au plus tard.

- Il aurait quand même pu me dire au revoir, dit-elle, visiblement déçue. Ça n’est pas très gentil de sa part.

- En fait je suppose qu’il a préféré s’éclipser discrètement plutôt que de rester en notre compagnie. Nous savons tous qu’il y a mis beaucoup de bonne volonté, mais je suppose qu’il ne doit pas être très fier des plats qu’il nous a « préparé » lorsque nous avons déjeuné tous ensemble tout à l’heure.

- Oh … c’était affreux ! grimaça-t-elle. Je ne le laisserai plus jamais seul dans une cuisine !

Tous deux se mirent à rire. La bonne humeur était au rendez-vous. Les deux jeunes gens furent rejoints quelques minutes plus tard par Vénusia. Elle pouvait à présent remarcher normalement et semblait s’être bien remise du choc qu’elle avait précédemment subi.

- Contente de te voir debout, petite sœur. Comment est-ce que tu te sens ?

- Mieux, maintenant. C’est gentil de t’inquiéter pour moi, Phénicia.

- Il est normal qu’elle te pose la question, Vénusia. Tu nous as fait une sacrée peur.

- Je vous abandonne quelques minutes. Je reviendrai un peu plus tard … A tout à l’heure, Vénusia.

- A tout à l’heure, répondit-elle en esquissant un sourire.

Ils étaient désormais seuls, regardant le soleil dont la lueur commençait à décliner.

- Je suis heureux que tu sois enfin rétablie. Tu connais le fond de ma pensée, Vénusia. Je n’aurais pas supporté qu’il t’arrive quoi que ce soit. J’ai perdu trop d’êtres chers pour te perdre toi aussi.

- Je le sais, Actarus. Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé lorsque les forces de Véga nous ont attaqué. J’ai beau chercher, je ne me souviens de rien. Tout est noir …

Elle ne disait pas la vérité. Elle savait exactement ce qui s’était produit mais refusait de l’admettre. Pour elle, c’était une faute de pilotage et elle était seule responsable de l’accident alors que c’était loin d’être le cas.

Il la prit dans ses bras et la serra très fort pour mieux la rassurer. C’était exactement ce qu’elle souhaitait.

- J’ai honte. Ça n’aurait jamais dû arriver. Je suis désolée … laissa-t-elle échapper à voix basse.

- Ce n’est rien. Tu n’as plus rien à craindre, maintenant. Je suis là, auprès de toi. Rien n’est plus important que cela.

- Je pourrais tous vous mettre en danger si je refaisais la même erreur et que vous veniez à mon secours. Je ne veux pas que ça arrive. Protéger notre planète contre ces monstres est plus important que tout le reste.

- Tu es bien dure envers toi-même. Trop exigeante pour la Vénusia que je connais. Alors je t’en prie, cesse de te torturer inutilement. Je te répète que ce n’est pas ta faute.

Ils se regardèrent longuement et finirent par s’embrasser. Ce baiser avait duré suffisamment longtemps pour dissiper les inquiétudes de la jeune femme.

- Merci, Actarus … Merci de te soucier de moi comme tu le fais.

- Je ne suis pas le seul à m’inquiéter pour toi. Nous sommes tous concernés et sache que nous serons toujours là pour t’aider. J’ignore si Phénicia t’en a parlé, mais elle est restée constamment auprès de toi durant tout le temps où tu es restée inconsciente. Elle n’a pas cessé de te parler et, comme nous tous, elle voulait que tu reviennes parmi nous.

- Elle ne m’a rien dit. Je vais aller la voir et la remercier pour tout ce qu’elle a fait pour moi … Pour tout ce que vous avez fait pour moi …

Ils s’embrassèrent de nouveau et se regardèrent ensuite avec tendresse.

- Merci encore d’être là, Actarus. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse …

Elle lui fit un signe de la main et reprit le chemin du bâtiment principal. Arrivée devant la porte, elle se retourna et lui adressa son plus beau sourire avant de lui adresser un baiser de la main. Elle respirait la joie de vivre : le retour d’Actarus et Phénicia lui avait été salutaire.

Les choses prirent pourtant une autre tournure quelques secondes plus tard tandis qu’elle se dirigeait vers la salle de détente. A bout de souffle, elle s’arrêta subitement et prit appui sur le mur avant de poser un genou à terre. Elle ferma les yeux et baissa la tête : ses douleurs étaient revenues. Elle s’apprêtait à se relever lorsque Phénicia, attirée par le bruit de ses pas, vint à sa rencontre, visiblement inquiète.

- Qu’est-ce que tu as ? Tu ne te sens pas bien ? demanda la jeune fille en s’agenouillant près d’elle.

- Ça n’est rien, ça va passer … Je crois que j’ai un peu trop présumé de mes forces. Je ferais mieux de retourner dans ma chambre pour me reposer.

- Je t’accompagne. Je n’ai pas envie que tu aies encore une mauvaise surprise.

Vénusia acquiesça. Toutes deux empruntèrent l’escalier intérieur pour rejoindre le couloir qui donnait sur les chambres. Vénusia pénétra dans la pièce et s’assit sur son lit. Phénicia remarqua rapidement que son amie avait du mal à reprendre son souffle. Elle prit un siège et attendit quelques instants avant de prendre la parole.

- Tu devrais faire attention, Vénusia. Ne précipite pas les choses.

- Ce n’est rien. Je t’assure que tout va bien. Je suis juste un peu fatiguée, rien de plus.

- Tu en es sûre ?

- Oui, vraiment sûre. Mais j’avais aussi autre chose à te dire, Phénicia.

- À propos de quoi ?

- Pour ce que tu as fait l’autre nuit. Actarus m’a tout raconté. Tu as passé tout ce temps à veiller sur moi et à me parler en espérant que je reprenne conscience. Je ne te remercierai jamais assez pour ça, Phénicia …

La jeune fille se leva et lui sourit.

- C’est rien, petite sœur ! Je recommencerais s’il le fallait. En attendant, repose-toi. Je repasserai te voir tout à l’heure.

- D’accord.

Phénicia quitta la pièce. Vénusia la regarda partir et baissa les yeux quelques instants plus tard.

Sur la Lune noire, la situation avait considérablement évolué grâce à l’intervention des équipes du Génie placées sous la direction du capitaine Thalis. Ils avaient travaillé sans relâche pendant deux jours pour permettre à Eslan et à ses hommes d’accéder aux différents locaux du quatrième niveau souterrain, à commencer par celui que l’officier pensait être la salle des archives. S’il avait vu juste, il pourrait accéder aux données qui y étaient stockées et vérifier si elles étaient encore exploitables.

Les bras croisés, il regardait les soldats s’affairer. Ils étaient bien équipés et agissaient calmement et de façon méthodique sans rien laisser au hasard. Il n’était pas surpris de les voir agir de la sorte puisqu’ils ne faisaient que mettre en pratique les méthodes de travail que leur avait inculquées leur supérieur hiérarchique direct. Celui-ci, jusque-là resté en retrait, avait étudié attentivement l’état de la structure et donné ses directives avant de le rejoindre.

A l’exception de sa couleur, d’un vert très clair, il portait un uniforme identique au sien. Ses gants et ses bottes étaient de couleur noire tout comme sa ceinture, dont la boucle représentait le symbole de la Division Ruine. Les couleurs étaient cependant différentes du modèle habituel, le bleu nuit et blanc avaient remplacé le rouge et le jaune. Enfin, il avait attaché derrière lui l’émetteur qu’il gardait avec lui en toutes circonstances.

Ils se connaissaient bien. Même s’il n’avait pas laissé un souvenir impérissable lors de son passage à l’Académie militaire, il n’en était pas moins devenu, en dépit de son jeune âge, un technicien de grande valeur dont les connaissances scientifiques étaient considérables. A l’inverse d’Ezequios par exemple, il ne rechignait pas à travailler en équipe et n’hésitait ni à partager son savoir et ses connaissances avec ses hommes, ni à donner de son temps lorsqu’on venait lui demander conseil, ce qui arrivait souvent.

Après s’être épongé le front, il réajusta ses gants et vint à sa rencontre avant de s’adresser à lui sur un ton amical.

- Nous avons bien travaillé. La structure était moins atteinte que nous ne l’avions prévu et nous avons pu la renforcer sans trop de difficultés. Avec un peu de chance, nous devrions rapidement accéder aux salles qui t’intéressent, commandant.

Eslan sourit de nouveau et posa sa main sur son épaule.

- C’est toujours un plaisir de travailler avec toi. Toujours si sûr et confiant lorsqu’il s’agit de remplir une mission, aussi dangereuse soit-elle.

- Tout ça remonte à loin. C’était l’époque où je travaillais encore au sein du Groupe de Recherches Scientifiques. Le général Akéron, qui était à l’époque mon supérieur, m’avait conseillé de ne jamais laisser apparaître la moindre faiblesse ou le moindre doute. J’ai appris récemment qu’il était porté disparu. Tu en sais plus ?

- Rien de précis. Je sais seulement qu’il est mort au combat il y a quelques mois de ça.

- C’est une nouvelle bien regrettable, déplora-t-il. Nous avons perdu un homme de valeur et un scientifique extrêmement talentueux. Je suis d’ailleurs très fier d’avoir pu travailler à ses côtés.

Eslan acquiesça.

- Dis-moi commandant, qui est à la tête du G.R.S. maintenant ?

- Tu n’es pas au courant ? Il s’agit d’un de tes vieux « amis », Ezequios. Nida est son second.

- Lui ? Il faut croire qu’ils n’avaient personne d’autre à mettre à ce poste … répondit-il avec une pointe de dépit dans la voix.

- Il paraît que vous vous êtes quittés en mauvais termes.

- C’est exact. Tu es bien renseigné … mais te connaissant, ça ne me surprend pas. Pour répondre à ta question, disons simplement qu’Ezequios s’est évertué à me rendre la vie impossible durant tout le temps où nous avons collaboré.

- Pour quelles raisons ?

- Il n’a pas supporté qu’Akéron m’ait choisi pour le seconder dans la conception et la réalisation du projet « Monstrogoth ». C’était une technologie très prometteuse que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de développer. Seuls cinq appareils ont été construits et, d’après ce que je sais, seul l’un d’entre eux a été envoyé au combat.

Thalis poursuivit.

- Pour en revenir à Ezequios, nos relations ont fini par se dégrader à tel point que j’ai finalement demandé mon détachement dans un autre service, le Génie en l’occurrence.

- Je comprends. Cela ne te manque pas ?

- Même si mon affectation actuelle me convient, concevoir et mettre au point de nouveaux engins et équipements destinés à servir les armées de Véga a toujours été mon domaine de prédilection.

- Je n’en doute pas. Dis-moi, est-ce que la perspective de retrouver ton ancien poste te conviendrait ?

- Ça pourrait effectivement m’intéresser. Pourquoi cette question ?

- Disons que je partage ton opinion au sujet d’Ezequios. Je ne le connais pas aussi bien que toi, mais il ne m’inspire pas confiance. Je le trouve prétentieux, arrogant et bien trop sûr de lui. En outre, il ne semble pas apprécier particulièrement le Commandant Végalina.

- Je vois. Il n’a guère changé.

- Si tu veux mon avis, je pense que tu devrais te préparer à retrouver le G.R.S. dans les jours ou les semaines à venir …

A peine Eslan avait-il terminé que le lieutenant Pandia, responsable de la première équipe du Génie, se présenta devant eux. De par son appartenance au service du Génie, il portait un uniforme similaire à celui de Thalis et avaient sensiblement la même taille. Ses yeux jaunes cerclés de rouge contrastaient avec la couleur sombre de sa peau et ses cheveux gris plaqués en arrière dissimulaient ses oreilles pointues. Ils travaillaient ensemble depuis plusieurs mois et s’étaient tout de suite très bien entendus.

- Toute la zone est à présent sécurisée, capitaine. Le couloir est entièrement praticable. Les murs sont étayés, le plancher a été renforcé et toutes les dalles du plafond ont été ôtées par mesure de sécurité.

- C’est parfait. Vous avez fait un excellent travail comme à votre habitude, lieutenant. Vous pouvez regagner notre vaisseau amiral. Je vous demande cependant de rester en alerte, nous aurons peut-être encore besoin de vos services.

- A vos ordres.

Pandia tourna les talons et s’éloigna. Thalis se tourna ensuite vers Eslan.

- Je pense que nous pouvons y aller.

- Allons-y maintenant. J’ai hâte de savoir ce que renferme cette salle. Si j’ai vu juste, nous trouverons certainement des choses très intéressantes à l’intérieur …

Les deux officiers descendirent les escaliers souterrains et se hâtèrent dans le couloir à moitié dévasté. Les éléments préfabriqués utilisés par les soldats du Génie pour maintenir l’intégrité structurelle de ce dernier étaient clairement visibles et leur couleur claire contrastait avec celle, plus sombre, des murs. Des lampes portatives disposées tous les dix mètres assuraient l’éclairage.

Eslan ne s’était pas trompé : il s’agissait bien de la salle des archives. Elle comportait deux terminaux presque intacts et plusieurs armoires de stockage qui n’avaient, semble-t-il, pas été endommagées. Quelques minutes suffirent à Thalis pour les réactiver. Son collègue esquissa un léger sourire : il avait atteint son premier objectif.

- L’autonomie de ces équipements est très limitée. Il faudra installer des générateurs pour les maintenir en fonction. Normalement, ça ne devrait pas prendre trop de temps. En attendant, peux-tu me dire ce que nous devons chercher ?

- Tout ce qui nous permettra d’éliminer celui que notre Commandant juge responsable de la mort du Grand Stratéguerre : le prince d’Euphor et son appareil, Goldorak. Je suppose que ce dernier nom ne t’est pas inconnu.

- Il me serait difficile de l’oublier. C’est l’un des appareils les plus complexes qu’il m’ait été donné de voir. Sa conception et sa réalisation ont, paraît-il, demandé plusieurs années de travail. Sans entrer dans les détails, je peux te dire que ceux qui l’ont créé ont fait appel à des solutions techniques inédites et effectué des choix radicaux. En tant que technicien, je dois admettre que c’était une approche risquée … mais qui, dans le cas présent, s’est avérée payante. Si le prince d’Euphor possède Goldorak, je comprends d’autant mieux notre situation actuelle.

- C’est dans cette optique que nous devons tout mettre en œuvre pour l’éliminer, lui et ses alliés. Essayons de faire le tri dans tous ces fichiers et dossiers. Nous y verrons peut-être plus clair ensuite.

- Je suis d’accord. Allons-y.

Ils se mirent au travail. Il leur faudrait sans doute plusieurs jours pour trouver ce qu’ils cherchaient mais ils étaient sûrs de parvenir à leurs fins. Ce ne serait qu’une question de temps.




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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMar 24 Oct 2017 - 6:41

Vénusia qui s'entête à dénier sa douleur au ventre, seule responsable de son accident. pale
Et Eslan et Thalis qui s’apprêtent à découvrir les archives de la base lunaire. affraid

Bref, rien de bon pour l'avenir.

Merci Kimi-san. Very Happy

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMar 24 Oct 2017 - 11:48

Je reprends le train en marche après quelques jours de folie au travail.  Tout ce qui se passe sur la lune noire ne présage rien de bon, et les douleurs de Vénusia non plus Sad Shocked Merci Kimi !
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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitimeMar 24 Oct 2017 - 20:43

Je me demande bien ce qu'ils vont découvrir ! affraid FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 1752787198

merci Kimi ! cheers cheers cheers

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MessageSujet: Re: FanFiction : une parmi tant d'autres ...   FanFiction : une parmi tant d'autres ... - Page 6 Icon_minitime

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