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 Christmas Book 2015 : Un Noël en famille

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Jas Mann
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MessageSujet: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Mer 23 Déc 2015 - 15:53


Un Noël en famille



Depuis plusieurs jours, la neige tombait sans discontinuer sur la région du ranch du Boulot Blanc. Les chevaux ne sortaient plus de l’écurie. Le ranch tournait au ralenti et ses habitants en profitaient pour prendre le temps de vivre, de goûter aux plaisirs simples de la vie.

Noël approchait. Par tradition, chacun avait été désigné pour acheter le cadeau d’une autre personne et le père Noël ou l’un de ses petits lutins s’occupait du cadeau de Mizar. Alors, dans le plus grand secret, chacun s’occupait à trouver le bon cadeau, celui qui ferait plaisir à la personne qui le recevrait.

***

La veille de Noël, la neige cessa enfin de tomber, laissant à Mizar et à Riguel la possibilité d’aller décorer le grand sapin qui trônait dans la cour du ranch.

Après une bonne heure d’efforts, habillé de ces guirlandes lumineuses, de ces boules de couleurs, de petits anges et d’une étoile en son sommet, le grand résineux avait vraiment fière allure.

Ainsi paré, il annonçait à tous le début des festivités.

***

Depuis la victoire contre Véga, les occupants du Centre avaient essayé de reprendre le cours de leur vie, sans alarme, sans combat, mais avec la certitude d’avoir fait leur devoir, d’avoir protégé les leurs et surtout d’avoir sauvé la Terre.

Mais une fois l’euphorie de la victoire passée, sans obligation de s’entraîner aussi souvent qu’avant, de veiller sur leur planète, les quatre pilotes de la patrouille des Aigles se sentirent vite perdus, désorientés, désœuvrés.

Le professeur Procyon avait obtenu la reconnaissance de l’ensemble de la profession, ainsi que des politiques, pour tous ces travaux et pour son rôle décisif dans la défense de la planète durant la guerre.

De ce fait, il obtint d’importants financements qui allaient lui permettre de continuer à développer les différents moyens de défenses contre la menace extraterrestre et peut-être même, mettre sur pied un projet d’exploration de l’espace.

Un nouveau projet à la hauteur de ses espoirs.

Un projet auquel il proposa d’associer tous les Aigles.

- J’aimerai vraiment vous garder auprès de moi, vous avez tous votre place au sein de l’équipe du Centre. Mais je comprendrais que vous ayez envie de faire autre chose de votre vie. C’est à chacun d’entre vous de prendre cette décision concernant son avenir, leur demanda-t-il.


Sans réserve, Alcor accepta, il était bien trop heureux de rester travailler au Centre et ce nouveau projet l’intéressait au plus haut point. Mais avant de commencer, il sollicita un congé. Il avait besoin de prendre un peu de recul et de souffler. Il avait aussi envie de s’amuser.

Bien sûr, le professeur accepta. Quoi de plus normal pour un jeune homme de son âge de vouloir profiter un peu de la vie ! Alors, il décida de partir plusieurs semaines pour aller visiter ses amis et son petit frère qu’il n’avait pas vu depuis longtemps.

Après une grande discussion et quelques coups de téléphones, Phénicia répondit favorablement à ce projet. Avec l’appui du professeur, elle allait reprendre ses études et devenir stagiaire au Centre. Cerise sur le gâteau, elle travaillerait au côté de « son Alcor chéri». Mais en attendant de reprendre les cours, elle décida d’accompagner Alcor dans son périple.

Quant à Vénusia et Actarus, ce projet les intéressait aussi, mais ils n’avaient toujours pas pris de décision. Ils étaient simplement retournés vivre au ranch où ils espéraient pouvoir profiter du calme et de la nature environnante pour réfléchir à leur avenir.

***

- Où est Actarus ? Il pourrait nous aider tout de même ! s’exclama le petit garçon alors qu’il mettait d’autres décorations de Noël en place.

- Il est avec ta sœur, il l’aide à préparer la nourriture et la table, répliqua Riguel.

- Actarus est tout seul avec Vénusia et tu n’dis rien ! C’est vraiment bizarre ça ! Tu es malade ou quoi ? releva Mizar. En tout cas, moi je trouve qu’ils passent beaucoup de temps ensemble ces deux-là depuis que la guerre est finie, ajouta-t-il devant le manque de réaction de son père.

- Mizar, ta sœur est une grande fille ! Et Actarus est … ooooh et puis cela ne te regarde pas, … un jour tu comprendras.

- Je comprendrais quoi ? Que Vénusia et Actarus sont amoureux ! Papa, je n’suis plus un petit garçon. Moi, ça fait longtemps que je l’ai compris, se moqua-t-il. Mais ce qui m’étonne, c’est que tu n’dises rien !

- Grrr…. Mizar ! Arrête, sinon je vais t’accrocher en haut de ce sapin à la place de l’étoile ! C’est compris !

- Bon, d’accord ! Je n’dis plus rien… En tout cas, moi je serais bien content si Actarus et Vénusia se mariaient.

- MIZAAAAAAR !!!

***

Avec les préparatifs de la fête, tout le monde était très occupé et la journée passa très vite. Heureusement tout fut prêt à temps pour accueillir les membres de cette famille peu ordinaire. Ils allaient tous pouvoir passer un merveilleux réveillon de Noël.

Riguel, vêtu de sa tenue traditionnelle, faisait les cent pas, il attendait impatiemment que tout le monde arrive et bougonnait devant le manque de ponctualité de ses invités.

Vénusia, puis Mizar furent les premiers à le rejoindre.

- Vénusia, comme tu es belle, j’en connais un qui va être content, s’exclama Mizar.

- Mizar, tu vas la laisser tranquille, répliqua aussitôt Riguel.

- Bien quoi, tu n’trouves pas qu’elle est très belle Vénusia ?

- Si bien sûr qu’elle est magnifique, lui dit-il en la regardant affectueusement, puis il prit un air songeur. Je me rends compte aujourd’hui que ma petite fille est devenue une vraie femme et qu’elle est aussi belle que sa chère maman, ajouta-t-il très ému.

La réponse de leur père les surpris tous les deux et Vénusia en fut extrêmement touchée.

- Merci beaucoup mon petit papa, merci.

L’évocation et le souvenir de sa défunte épouse bouleversa Riguel. Il aurait tellement souhaité qu’elle soit là pour partager avec eux ce jour si particulier qu’il en avait les larmes aux yeux. Alors, Vénusia le serra dans ses bras pour le consoler, mais aussi pour le remercier.

Dans l’entrefaite, Actarus arriva. Étonné de voir la scène qui se déroulait devant ses yeux, il interrogea Mizar du regard.

- T’inquiète pas Actarus, je n’sais pas ce qui lui arrive, mais il est de plus en plus bizarre ces derniers temps.

- Mizar, si tu continues à te moquer de moi, je peux encore t’accrocher en haut du sapin, si tu veux ! répliqua immédiatement Riguel.

- Non ! Non ! Ça va ! J’ai rien dit ! s’écria Mizar tout en se mettant à courir pour échapper à son père.

- Vénusia, tu peux m’expliquer ce qui se passe, demanda Actarus.

- Mon père vient de faire allusion à notre mère et ce souvenir l’a ému. Mais Mizar a raison, il est bizarre ces derniers temps.

- Bizarre !

- Oui, regarde aujourd’hui, il nous a laissé tranquille toute la journée alors que nous étions seuls tous les deux. C’est plutôt inhabituel ça, non ?

- Euh ! Oui … mais nous étions tous occupés, alors …

- Hum, oui, tu as peut être raison, mais tu ne m’enlèveras pas de l’idée qu’il y a autre chose !

***

Entre-temps, le professeur, Phénicia et Alcor arrivèrent, mettant un point final à la course poursuite entre Mizar et Riguel.

Tout le monde était enfin rassemblé.

La fête allait pouvoir commencer.

- Mes amis, je suis très heureux que nous soyons tous rassemblés ici pour fêter Noël. Que dieu vous bénisse tous ! Professeur, vous voulez ajouter quelque chose ?

- Après toutes ces années de guerre, c’est un réel plaisir pour moi de partager ce Noël avec chacun d’entre vous. Je vous souhaite beaucoup de bonheur et que vous puissiez tous profiter de cette paix durement gagnée.

- Kanpai ! s’exclama Riguel.

- Santé ! répliquèrent les autres en cœur et en levant leur verre.

***

Au cours du repas, Alcor se mit à raconter son séjour aux États-Unis, ainsi que les quelques jours qu’il avait passé avec son petit frère. Avec l’appui de Phénicia, il relata la façon dont les membres de la patrouille des Aigles étaient perçus là-bas, la notoriété qu’ils avaient acquise. Tous ces gens qui étaient venus les remercier et leur serrer la main. Tous ces enfants qui jouaient avec des répliques miniatures de leurs engins et qui ne rêvaient que d’une chose, devenir pilote dans la célèbre patrouille des Aigles.

En d’autres termes, ils étaient tous devenus des héros dont le courage et la bravoure étaient reconnus, salués et célébrées à travers toute la planète.

Tous étaient déconcertés par ces récits. Bien sûr, ils savaient que la population les soutenait. Ils avaient entendu dire que pendant la guerre, de nombreuses personnes priaient pour eux, pour leur donner la force de vaincre. Après leur victoire, les autorités les avaient remercié chaleureusement et leur avaient assuré toute leur reconnaissance. Mais de là à être considérés comme des héros. Cela leur paraissait incroyable.

Pourtant, Mizar les assura du contraire. Il leur avoua même qu’il était bien difficile pour lui de ne pas révéler à ces petits camarades de classes qu’il connaissait très bien les membres de cette célèbre patrouille.

À n’en pas douter, ils n’avaient pas bien mesuré l’importance qu’avait pris leur combat dans le cœur de la population terrienne. Cela leur donna du baume au cœur, même s’ils ne s’étaient pas battus pour la gloire et qu’ils ne désiraient pas devenir des célébrités.

***

Le plus heureux de tous en apprenant cela, c’était Riguel. Il se voyait déjà en train de transformer son ranch pour accueillir ces milliers de curieux. Il s’imaginait déjà remplissant des cahiers de réservations pour les mois à venir et visualisait tout l’argent que cela allait lui rapporter.

Mais cassant son merveilleux rêve éveillé, le Professeur lui rappela que le Centre était une installation scientifique et militaire et qu’à ce titre aucun curieux n’était autorisé à pénétrer dans le périmètre de sécurité établit tout autour. Que par conséquent, il était inconcevable d’accueillir des personnes étrangères, ici, au ranch.

Vous imaginez la réaction de Riguel.

- Non ! Et puis quoi encore ! Je suis chez moi ! Et si je veux transformer mon ranch en résidence pour touristes, il n’y a que moi que ça regarde ! Militaire ! Non, mais… c’est pas possible, on ne peut même plus être tranquille chez soi ! hurla-t-il à qui voulait l’entendre avant de sortir de table.

- Papa ! Voyons, c’est inutile de t’énerver pour ça, tu ne penses pas réellement à transformer le ranch ! Reviens ! s’exclama Vénusia.

- Je le transformerais, si je veux !

- Laisse-le Vénusia, il va bien finir par se calmer, intervint le Professeur.

- Oui, sans doute. Mais … cela m’inquiète. Depuis quelques jours, ses réactions sont de plus en plus étranges. Comment peut-il sérieusement penser à abandonner son rêve et transformer son ranch en résidence pour touristes ! s’alarma Vénusia.

- Moi, je trouve qu’il est aussi bizarre que d’habitude ! s’amusa Alcor pour essayer de détendre un peu l’atmosphère.

- Ça va aller Vénusia, il va se calmer et après il reviendra, comme toujours, intercéda calmement Actarus.

- Probablement.

***

Il était bientôt minuit, l’heure du dessert et des cadeaux allait enfin arriver. Mizar trépignait d’impatience, mais impossible d’ouvrir les cadeaux sans que le maître de maison soit là.

- Commence à distribuer les parts de gâteau, je vais aller le chercher, proposa naturellement Actarus.

Cela rassura Vénusia.

- Que fais-tu là ? demanda Riguel qui avait entendu Actarus arriver derrière lui et qui se désespérait que le jeune homme prenne la parole.

- Riguel, manger le gâteau et ouvrir les cadeaux sans toi, ce ne serait pas pareil. C’est Noël et nous formons une famille. Vénusia est inquiète depuis tout à l’heure et je déteste la voir comme ça. Quant à Mizar il est impatient de faire la distribution des cadeaux. Ils ont tous les deux besoin de leur père. Alors, s’il te plait, reviens.

- Ils ont besoin de moi.

- Bien sûr et nous aussi.

Changeant du tout au tout, arrêtant instantanément de bouder, Riguel se précipita vers la salle à manger. Au passage, il fit un petit sourire à Actarus, puis s’écria :

- Place, faites place ! Riguel est de retour ! Il est hors de question que je laisse ma part de gâteau à ces goinfres !

La bonne humeur retrouvée de Riguel soulagea Actarus. Il avait réussi à trouver les bons mots. La fête pouvait continuer.

***

Dès que son père fut revenu à table, Mizar alla choisir un cadeau qui se trouvait au pied du petit sapin qui trônait dans le salon et l’apporta à la personne dont le nom était inscrit dessus. De sorte que, tour à tour, chacun reçut un cadeau et l’ouvrit pour en découvrir le contenu.

C’est ainsi que Phénicia reçut de la part du Professeur une magnifique sacoche en cuir qui lui serait d’une grande utilité pour ses études.

- Merci Professeur, j’essaierai de faire de mon mieux pour que vous soyez fier de moi.

- J’ai confiance en toi, ma petite Phénicia, je suis certain que tu y arriveras.

Phénicia était très touchée par la confiance que lui accordait le Professeur.

Ensuite, ce fut le tour d’Alcor. Il se vit offrir un tee-shirt humoristique de la part de Phénicia, dont le message, plus que subjectif, le fit rougir et perdre sa répartie habituelle : « Cet homme est à moi. Pas touche ! ». Vous auriez dû voir sa tête lorsqu’il le découvrit.

Phénicia était vraiment fière d’elle, même si Alcor était gêné et que tout le monde se retenait pour ne pas rire trop fort devant son embarras.

Au moins, le message avait le mérite d’être clair, des fois qu’une des nouvelles stagiaires du Centre aient des vues sur Alcor. On ne sait jamais.

De la part d’Alcor, Riguel eut une nouvelle longue vue bien plus puissance et performante que celle qu’il avait déjà. Il en était ravi et se voyait déjà passer de longues heures sur sa tour à observer le ciel et d’éventuels nouveaux arrivants de l’espace.

- Merci beaucoup Alcor, avec ça aucun extraterrestre ne pourra venir chez moi sans que je m’en aperçoive. Gare à vous homme de l’espace, je vous ai à l’œil !

- Dois-je prendre cela pour moi, Riguel ! le taquina Actarus.

- Non ! Bien sûr que non ! Toi, ce n’est pas pareil, tu fais partie de la famille … enfin … presque, ajouta-t-il comme s’il avait parlé trop vite et qu’il venait de dire une grosse bêtise.

- Heureux de te l’entendre dire, Riguel !

- Et moi, très étonnée de t’entendre parler ainsi, renchérit Vénusia.

- Oui ! Bon ! Laissez-moi tranquille tous les deux ! Sinon …

- Sinon quoi ? continua sa fille.

- Sinon rien ! Ooooh ! Mais ce n’est pas possible, on ne peut même plus dire quelque chose de gentil dans cette maison !

Devant la confusion de Riguel, tout le monde se mit à rire, ce qui permit de clore cette discussion et arrangea bien le maître de maison qui était confus et ne savait pas vraiment comment se sortir de là.

Dans son cadeau, le Professeur Procyon découvrit une série de livres anciens en très bon état d’un auteur qu’il adorait et que son fils avait déniché chez un brocanteur. De quoi occuper ses longues soirées d’hiver. Cette attention le toucha beaucoup.

- En les voyants, je me suis souvenu que tu les cherchais.

- Cette discussion remonte à bien longtemps, tu as une excellente mémoire mon fils. Merci infiniment.

Mizar quant à lui se vit offrir le jeu qu’il avait commandé, ainsi que les fameuses répliques miniatures des engins de la patrouille des Aigles, qu’Alcor et Phénicia avaient ramenées de leur voyage. Il était très excité  et s’imaginait déjà revivre toutes les batailles que ses amis avaient vécues durant ces dernières années. Batailles dont il serait incontestablement le vainqueur.

***

Mizar revint enfin vers les invités avec le dernier cadeau. Il s’adressa à Actarus et à Vénusia.

- Pour vous deux, il n’y a pas de cadeau, mais cette lettre.

- Pour nous deux ? répéta Vénusia.

- Oui, vos deux prénoms sont inscrits sur l’enveloppe, tiens Actarus.

- Merci Mizar.

Actarus la prit et l’ouvrit devant le regard médusé de toute l’assemblée, il lit les quelques lignes à voix basse, regarda les documents qui étaient joints et offrit un large sourire à Riguel et à son père.

- Père, Riguel, je vous remercie infiniment.

- Alors, qu’est-ce que c’est ? ne put s’empêcher de demander Mizar.

- Des papiers qui vont me permettre de réaliser un projet qui me tient énormément à cœur et … de tenir une promesse que j’ai faite il y a déjà longtemps, ajouta-t-il en regardant Vénusia du coin de l’œil.

Alors, Actarus se leva et alla chercher un petit cadeau qu’il avait soigneusement caché pour que personne ne le trouve, puis il revint vers Vénusia et lui tendit.

- Je suis désolé d’avoir mis autant de temps pour tenir cette promesse. J’espère de tout mon cœur que ce petit cadeau te plaira.

Il s’agissait d’une petite boite blanche entourée d’un joli ruban de satin argenté.

Vénusia était surprise, hébétée. Son regard oscillait entre la boite, Actarus et son père. Elle ne semblait pas saisir ce qui était en train de se passer. Normalement, c’était son père qui avait été désigné pour lui offrir un cadeau. Puis, soudain, elle commença à comprendre et se mit à rougir.

Ayant déjà deviné quel trésor renfermait cette petite boite, Phénicia encouragea son amie.

- Vénusia, il serait préférable que tu l’ouvres si tu veux savoir ce qu’il y a dedans !

- Oui … oui bien sûr, je vais l’ouvrir, balbutia-t-elle pour toute réponse.

Mais, saisissant l’importance du moment qu’elle vivait, Vénusia resta figée, les yeux braqués sur ce précieux cadeau qu’elle tenait au creux de ses mains.

Comprenant son désarroi, Actarus enserra ses mains entre les siennes et lui parla doucement.

- Vénusia, quelque chose ne va pas ?

- Non … non au contraire, tout va bien, enfin je crois, c’est que ... je … je n’m’attendais pas à ça, eu-t-elle bien du mal à dire tellement sa gorge était serrée.

- Je ne suis pas familier de ces coutumes terrestres, mais ton père m’a dit que c’était ainsi que je devais faire, lui avoua Actarus avec une voix légèrement étranglée qui trahissait sa propre émotion.

- Mon père … alors, tu lui as dit ?

- Bien sûr, comme je te l’avais promis. Je lui ai parlé de nous deux … il y a quelques temps.

- Et … il est d’accord ?

- Oui, sinon il ne m’aurait pas conseillé pour acheter ce qui se trouve à l’intérieur de cet écrin.

- Il t’a conseillé ! répéta-t-elle comme pour souligner l’importance de ces mots.

Émue par ce geste venant de son père, ce même père qui avait si souvent rabroué celui qu’elle aimait plus que tout, qui lui avait même interdit de le fréquenter, elle laissa échapper une larme.

- Papa ! Merci mon petit papa !

Alors, du bout des doigts, lentement, elle s’empara de l’écrin à l’intérieur de la boite. Le regarda quelques longues secondes et osa enfin l’ouvrir, dévoilant à l’assemblée toute entière une magnifique bague en or blanc sertie de petits diamants et d’un superbe saphir.

Vénusia écarquilla les yeux. La finesse de cette bague, la pureté du saphir l’émerveilla tellement, qu’elle ne savait que dire, ni comment exprimer avec des mots tout ce que cela représentait pour elle, tout le bonheur qu’elle ressentait. Il y avait si longtemps qu’elle espérait ce moment, qu’elle rêvait du jour où son prince charmant lui demanderait de l’épouser, qu’il lui signifierait par ce geste que c’était elle qu’il avait choisie, qu’elle laissa à une petite larme complice le soin d’exprimer son émotion.

- Actarus ! Elle est… elle est tellement belle ! … Elle ressemble au symbole de ton médaillon ! finit-elle par dire pour rassurer celui qui était juste en face d’elle et qui attendait fébrilement sa réaction.

- Hum, je la voulais ainsi, en souvenir des traditions de ma planète d’origine.

- Tu l’as faite faire rien que pour moi ?

Actarus acquiesça de la tête. Il n’en fallu pas plus pour que des larmes de joies coulent des jolis yeux de Vénusia.

***

Bouleversé par la situation et par le bonheur intense que ressentait sa fille, Riguel eut bien du mal à contenir ses propres larmes. Alors avant qu’elles lui échappent, il fit ce qu’il savait faire de mieux.

- Actarus, qu’est-ce que tu attends, tu vas lui demander ou tu préfères que je change d’avis ! rétorqua-t-il sèchement mais d’une voix tremblante qui trahissait son agitation.

Actarus sourit devant l’agacement de Riguel. Il savait que le moment était venu pour lui de se dévoiler. Alors, il chercha du soutien dans le regard de son père. Puis, sans lâcher les mains de Vénusia, il planta ses yeux d’un bleu intense dans les siens et la regarda avec une infinie tendresse, lui offrant tout l’amour qu’il éprouvait pour elle.

Ainsi, de façon hésitante, d’une voix chargée d’une émotion à peine contenue, il se lança.

- Vénusia … hum … je …

- Allez grand frère, courage ! le soutint Phénicia.

- Oui … voilà … depuis que nous sommes revenus vivre au ranch, nous avons souvent eu l’occasion de parler de notre avenir, de ce que nous souhaiterions faire, des rêves que nous avons… mais ce qui a le plus d’importance à mes yeux c’est de te rendre heureuse… Je sais que je n’ai jamais été très expansif sur mes sentiments, mais je veux que tu saches que je t’aime sincèrement et ce depuis longtemps … que je remercie chaque jour la vie de m’avoir permis de te rencontrer… Tu es le plus beau cadeau qu’elle m’ait apporté, ma douce princesse… Alors, puisque ton père est d’accord, …, me ferais-tu l’honneur d’unir ton avenir au mien ?

Complètement hypnotisé par les yeux d’Actarus, Vénusia se délecta de chaque mot qui sortait de sa bouche. Ses mots d’amours qu’il souhaitait enfin faire rythmer avec toujours. Elle les écoutait avec attention, les laissait caresser son cœur avant qu’ils ne finissent par faire chavirer son âme.

- Oui, Actarus, oui, je le veux, je l’ai toujours voulu ! s’exclama-t-elle haut et fort avant de se jeter dans les bras de son bien-aimé.

Le cœur ivre de bonheur, grisé par ses propres émotions, Actarus serra tendrement Vénusia dans ses bras, contre son cœur.

Ils restèrent ainsi de longues minutes, blottis l’un contre l’autre, immobiles, impassibles à tout ce qui se passait autour d’eux, rien ne comptait plus qu’eux deux, que cet instant qu’ils avaient attendu, espéré depuis si longtemps, rien n’aurait pu réussir à les séparer, ni les félicitations du Professeur, ni les applaudissements d’Alcor et Phénicia et encore moins les bougonnements de Riguel.

Ils étaient heureux, amoureux. Ils venaient de prendre l’un des plus beaux engagements de leur vie et seul leur bonheur comptait.

***

Après quelques minutes, Actarus relâcha enfin son étreinte, laissant à Vénusia la possibilité d’essuyer les quelques larmes de joie qui coulaient encore sur ses joues.

Il est de coutume que le jeune homme mette la bague au doigt de sa fiancée, rappela le Professeur  à son fils qui semblait un peu perdu sur la démarche à suivre.

Malgré le trouble qu’il ressentait, Actarus s’exécuta. Il prit la bague et la fit glisser délicatement sur l’annulaire de sa bien-aimée.

- Je t’aime Actarus, lui souffla-t-elle.

À ces mots, il lui sourit timidement. Mais loin de se sentir gêné par cette tendre déclaration en publique, à son tour, il laissa parler son cœur, l’embrassant amoureusement sans se préoccuper de la bienséance ou de la présence des autres.

La spontanéité de leur geste surprit tout le monde. Mais mis à part Riguel qui ronchonna comme d’habitude, tous furent satisfaits de les voir agir avec leur cœur et qu’ils osent enfin afficher leur amour.

Après toutes ces années, il était temps.

***

Le reste de la soirée fut joyeuse, pleines de suppositions concernant les noces à venir. Chacun y alla de son idée, de son avis, sans se préoccuper véritablement de l’opinion des principaux intéressés.

La joie et l’enthousiasme de tout le monde faisait vraiment plaisir à voir, même si les propositions les plus invraisemblables sortaient de leur imagination. Après tout, il s’agissait du premier mariage entre une terrienne et un extraterrestre, une union qui allait lier à jamais l’avenir de deux planètes, de deux peuples, cela mérité bien une grande fête digne de ce nom.

Seul Riguel prenait tout cela au sérieux. Actarus et Vénusia devaient se marier suivant la coutume japonaise. Pour lui, il ne pouvait en être autrement. Il ne l’accepterait pas.

Loin de s’en offusquer, Actarus qui n’avait cessé de tenir la main de sa fiancée, écouta attentivement les griefs de son futur beau-père.

Riguel, je comprends l’importance de ces traditions pour toi et je suppose qu’elles le sont aussi pour Vénusia, alors je pense qu’un compromis serait acceptable pour tout le monde. Si tu m’autorises à suivre certaines petites traditions auxquelles je suis attaché, c’est avec grand plaisir que j’accepterais que nous nous unissions suivant le rituel japonais, lui dit-il sur un ton franc et sincère.

Cela redonna immédiatement le sourire à Riguel et fit la joie de Vénusia qui le remercia discrètement.

***

Pendant que les conversations allaient bon train, sous le prétexte de débarrasser la table, Actarus et  Vénusia réussirent à s’éclipser quelques instants.

- Ça fait vraiment plaisir de voir combien notre famille est contente d’organiser ce mariage ! s’exclama Vénusia une fois arrivée dans la cuisine.

- Notre mariage, Vénusia ! Le nôtre ! rétorqua Actarus.

- Oui, notre mariage ! J’ai tellement de mal à croire que c’est vrai, que tu m’as demandé de t’épouser. J’ai vraiment l’impression de rêver.

Actarus s’approcha d’elle, puis posa une main sur chacune de ses joues, prenant son visage en coupe, il l’embrassa tendrement, démontrant par ce doux contact tout l’amour qu’il ressentait pour elle.

- Crois-tu encore que tu rêves, maintenant, lui souffla-t-il amoureusement.

- Je serais bien tentée de dire oui, le taquina-t-elle.

À ces mots, Actarus sourit tendrement, puis s’efforça de la convaincre à nouveau en lui offrant un autre de ces doux baisers.

- Et comme ça ?

- J’en suis un peu plus convaincue, sourit-elle à son tour… Tu sais, je suis désolée que mon père veuille t’imposer le mariage à la japonaise.

- Ce n’est rien, cela lui tient tellement à cœur et puis, c’est Noël, nous pouvons bien lui accorder ce petit cadeau.

- Merci Actarus, c’est vraiment le plus beau Noël de toute ma vie.

- Pour moi aussi. Maintenant que tout le monde sait ce que nous éprouvons l’un pour l’autre, nous allons pouvoir commencer une nouvelle vie.

- Tu sais personne n’a jamais rien dit, mais je crois que tout le monde s’en doutait.

- Oui, c’est ce que je suppose aussi. Même ton père n’a pas semblé surpris lorsque je lui en ai parlé, il paraissait plutôt soulagé que j’aborde enfin le sujet. Nous avons une famille vraiment formidable et bienveillante…  Aujourd’hui, plus que jamais, je me rends compte de la chance que j’ai de vous avoir tous dans ma vie, de t’avoir toi. Vous êtes ce que j’ai de plus cher au monde. Et j’espère que nous pourrons vivre pleins d’autres Noël comme celui-ci, tous ensemble.

***


Profitez tous de votre famille, de ceux que vous aimez et pour lesquels vous comptez. Bonnes fêtes de Noël à tous.

Hikaru


Dernière édition par Jas Mann le Mer 17 Fév 2016 - 10:53, édité 1 fois
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venusia45

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Ven 25 Déc 2015 - 18:00

Une bien jolie histoire d'amour, de famille et d'espoir. Une bien jolie histoire qui nous encourage à regarder le beau autour de nous. Merci Hikaru ! Que les Fêtes te soient douces I love you I love you I love you
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hikaru

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Ven 25 Déc 2015 - 21:25

Citation :
Une bien jolie histoire d'amour, de famille et d'espoir.

Oui, c'est exactement ça.  Very Happy santa

Citation :
Une bien jolie histoire qui nous encourage à regarder le beau autour de nous. 

Wink  Je crois que j'ai été contaminée pas l'esprit de Noël.  Embarassed  Very Happy

Citation :
Merci Hikaru ! Que les Fêtes te soient douces   

Merci à toi Vénusia. Que les fêtes te soient douces à toi aussi.  I love you santa I love you santa
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Oscar1965

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Sam 26 Déc 2015 - 21:13

Hikaru a écrit:
- Je t’aime Actarus, lui souffla-t-elle.

À ces mots, il lui sourit timidement. Mais loin de se sentir gêné par cette tendre déclaration en publique, à son tour, il laissa parler son cœur, l’embrassant amoureusement sans se préoccuper de la bienséance ou de la présence des autres.

La spontanéité de leur geste surprit tout le monde. Mais mis à part Riguel qui ronchonna comme d’habitude, tous furent satisfaits de les voir agir avec leur cœur et qu’ils osent enfin afficher leur amour.

Après toutes ces années, il était temps.

Ouais, tout à fait d'accord! Twisted Evil C'est bien que Riguel soit impliqué dans cette demande depuis le début, surtout après leur avoir mis des bâtons dans les roues depuis tout ce temps! lol!

Merci pour cette scène de Noël empreinte de tendresse et d'amour et passe toi aussi de belles Fêtes avec ta famille! cheers santa rendeer
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hikaru

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Sam 26 Déc 2015 - 21:36

Citation :
Ouais, tout à fait d'accord! 

Twisted Evil Very Happy Twisted Evil Very Happy Twisted Evil

Merci beaucoup Oscar.
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lamarmotte97

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Dim 27 Déc 2015 - 21:58

Quelle belle lecture pour commencer le livre de Noël !! merci et Bonnes fêtes à tous !!!
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hikaru

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Dim 27 Déc 2015 - 23:12

lamarmotte97 a écrit:
Quelle belle lecture pour commencer le livre de Noël !! merci et Bonnes fêtes à tous !!!

Merci Lamarmotte. Bonnes fêtes à toi aussi.  Very Happy
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sweetcandy37

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Jeu 31 Déc 2015 - 17:15

Je me disais que je la connaissais, et oui, elle est dans le Christmas Book : très belle histoire de famille se terminant avec de belles images dans le coeur !
Merci ! flower
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hikaru

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Ven 1 Jan 2016 - 12:07

sweetcandy37 a écrit:
Je me disais que je la connaissais, et oui, elle est dans le Christmas Book : très belle histoire de famille se terminant avec de belles images dans le coeur !
Merci ! flower

Embarassed Merci beaucoup Sweetcandy et bonne année 2016 à toi.  I love you cheers
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sweetcandy37

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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   Ven 1 Jan 2016 - 21:53

Merci Hikaru et bonne année pleine de soleil pour toi et ta famille ! sunny sunny sunny
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MessageSujet: Re: Christmas Book 2015 : Un Noël en famille   

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Christmas Book 2015 : Un Noël en famille
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